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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 21 novembre 2025 24 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéNumériqueJusticeInstitutions & élections

"Légaliser le cannabis" pour "enlever des mains des trafiquants leur manne financière"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    On va parler des municipales aussi. Avant cela, le fléau du narcotrafic.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Une marche silencieuse est prévue demain à Marseille après l'assassinat de Medy Kessassi. Comment participer ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Comment organiser la société civile contre les phénomènes mafieux ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La consommation de stupéfiants est-elle le cœur du problème du narcotrafic ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Légaliser le cannabis enlèverait-il des mains des trafiquants leur manne financière ?

  • 10:00RelanceÉludée

    Les opérations PlaceNet ont-elles désorganisé les trafics ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Hugo Bernal ici et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On va revenir avec vous sur les propos contestés du chef d'état-major des armées sur la menace russe. L'actualité également sur l'examen du budget.

On va parler des municipales aussi. Avant cela, évidemment le fléo du du narcotrafic. Je rappelle que vous suivez les questions de sécurité au sein de la de la France insoumise.

Une marche silencieuse est prévue demain à Marseille après l'assassinat la semaine dernière de Medy Kessassi. écouter l'appel de son frère Amine, il était au micro de Paul Larouturou, c'était avant-hier sur France info. Si je suis en danger, si je suis menacé, s'il y a des gens qui sont émus, qui sont touchés par cette histoire des politiques qui se sentent concernés, parlez, portez, faites marcher, faites comme nous, dénoncer, allez accompagner les familles de victimes parce que plus on sera à parler, plus on sera à porter cette cause et moins des gens comme moi se menacer, moins de petits frères comme Medie vont être assassinés pour rien.

Voilà. marcher parler vous aussi à la France insoumise vous vous appelez à participer à ce rassemblement manifesté. Oui oui bien sûr il faut il faut y participer et et je pense qu'on a besoin effectivement qu'il y ait une lutte aussi de la société civile contre les phénomènes mafieux et contre contre la mafia.

On a porté avec un certain nombre euh de parlementaires des modifications de la loi pour par exemple saisir les biens des mafieux, des criminels pour les restituer à des associations qui soit luttent contre la mafia, soit permettent la cohésion sociale dans les quartiers, soit les redonner aux collectivités territoriales qui on pu être laisé. Euh donc je pense que effectivement on a besoin de ce mouvement de la société, mais en réalité euh la lutte contre le narcotrafic, elle doit être le fait de services spécialisés euh que ce soit pour la police euh ou pour euh la justice et on y reviendra sans doute sur euh sur les moyens. Et puis au fond, il y a quand même un sujet, c'est l'éléphant au milieu de de la pièce, euh c'est la question de la consommation des stupéfiants en tant que tel. puisque euh en réalité si vous avez euh un trafic de cette intensité-là, c'est parce que nous sommes le premier pays consommateur d'Europe notamment sur le cannabis.

On va détailler tout ça sur la marche simplement. Euh Manuel Bompard, je crois coordinateur euh de la France insoumise et député euh des Bouches du Rô, il participera. Je je crois qu'il y sera mais après avec nos agendas, le budget et cetera, mais je suis appel également des représentants du gouvernement à sirent, ce serait important.

Ah bah tous ceux qui partagent le l'indignation de de de ce meurtre de cet assassinat scandaleux doivent pouvoir se rendre à cette marche et protester contre contre cette situation. Euh ce qu' ce qu'on demande au gouvernement, c'est pas tant la participation à cette marche, c'est de faire en sorte que euh les moyens soient à la hauteur euh des enjeux et je et je vais vous dire, le compte n'y est pas euh et c'est pas en démultipliant les brouilleurs de téléphones portables euh dans les prisons qu'on va régler le problème parce que le fond, le nœud du problème n'est pas à cet endroit. On va en parler.

Mais quand vous dites que la société civile doit aussi se mobiliser, concrètement, comment on fait ? On sait qu'il y a cette chape de plomb qui commence à s'installer. Des journalistes qui ne veulent plus signer leurs articles, des militants associatif aussi qui refusent de s'exprimer.

Alors comment on fait ? Et ben concrètement, il faut soutenir ceux qui le font et il y en a qui le font là à Marseille. Il y en a qui le font aussi en Corse.

Moi, je me suis rendu au côté des associations antimafia à plusieurs reprises pendant le mandat. On les a reçu à l'Assemblée nationale. Ça a débouché notamment sur l'adoption d'amendement que je vous ai indiqué.

Euh il y a aussi, je m'étais rendu moi-même en Sicile il y a quelques années pour euh euh un hommage à Palerme des victimes innocentes euh de la mafia. J'avais rencontré moi-même le maire de Palerme dans ces circonstances. Donc on sait comment organiser la société civile.

Elle est organisée, elle veut juste du soutien. Et c'est ce que font euh mes mes camarades Sébastien De Logu et Emmanuel Bard sur place avec les familles de victimes. Vous savez qu'il y a déjà eu plusieurs manifestations sur place aussi.

La conscience, Hugo Bernalici, la conscience dans la société, elle est suffisamment présente. Vous disiez vous-même, il y a des consommateurs, hein. Donc euh la la société est suffisamment consciente.

C'est la question de son organisation, de s'organiser pour effectivement c'est encore dans bien des cas balbuciant, c'est quelques militantes, quelques militants qui prennent le risque sur eux. Donc faut démultiplier ça effectivement. Et si s'il pouvait y avoir plus de monde à à à à s'organiser pour rappeler que le la criminalité organisée tue et que elle elle crée des situations qui sont dramatiques et qu'on a des réponses à ça.

Voilà. Mais ensuite, il faut les réponses politiques. Quand on vous dit que dans les quartiers populaires, ils sont les quartiers sont abandonnés et dés et que les gamins sont livrés à eux-mêmes et du coup sont de la de la main d'œuvre facile pour le le le trafic et les trafiquants, bah les réponses, elles sont aussi et peut-être avant tout des réponses de prévention, donc des réponses sociales, des réponses de de l'école de renforcement de renforcer l'école de la République, d'avoir des éducateurs de rue en nombre suffisant.

B, c'est ces réponses-là qui sont attendues. Est-ce que vous considérez comme le gouvernement que ce meurtre de euh Micassie est un point de bascule ? C'est une étape franchie de plus.

Je dirais pas point de bascule parce que ce serait mettre de côté les alertes dont j'ai été le réceptacle moi-même en tant que parlementaire dès 2019 quand j'ai rendu des premiers rapports sur la lutte contre la la criminalité économique et financière qui est un champ particulier mais qui aussi concentre tout le blanchiment du trafic de stupéfiant et les enquêteurs et les enquêrices que je rencontrais à l'époque me disaient déjà attention le phénomène mafieux le la criminalité organisée gagne du terrain. On a besoin de de de d'avancer là-dessus. Quand j'ai fait euh la commission d'enquête sur les obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire, j'ai reçu tous les magistrats euh du pays dans des fonctions euh différentes, m'ont tous alerté aussi là-dessus, y compris les services d'enquête de la police judiciaire déjà en 2020 en en disant "Mais attendez, euh voyons ce qui se passe chez nos voisins quand vous voyez qu'il y a des ministres dans des pays étrangers qui étaient déjà kidnappés." On pense aussi à la Belgique pourqu c'est exactement l'alerte, elle était déjà là.

Ça vous redoutez que ça ça arrive en France, ça peut arriver de ce que vous en mais tout est tout est possible. Je veux dire en soit je à partir du moment où vous avez il y a plus de limite mais il y a jamais eu vraiment de de limite. La question c'est comment on répond politiquement à ça.

La limite qu'on a opposé c'est l'organisation de la société en tant que telle encore une fois les services publics en général la prévention en général et les moyens de répression et je voudrais qu'on vienne au moyens de répression aux services d'enquête et cetera ont été désorganisés par la fois sur les les moyens de les moyens de de répression. D'abord un débat sur le sujet à l'Assemblée nationale comme annoncé par Sébastien Lecnu. C'est utile, on vient de faire une loi narcotrafic donc il faut pas de débatfà [rires] on vient de voter une loi c'estàd avec des mesures concrètes.

Là on nous propose un débat c'estàdire 501 de la de la Constitution. Donc on va par le ministre va parler, les groupes vont dire "Ah euh on est tous contre le narcotrafic et puis au revoir. Merci, bonne journée." Je suis désolé, il y a une loi qui a été votée.

La la question c'est que cette loi ne fonctionnera pas et ne fonctionne pas parce qu'elle ne s'attaque pas au cœur du problème pour ce qui est de la la consommation de stupéfiant dans ce pays. Et oui, nous pensons qu'il faut légaliser le cannabis dans notre pays parce que c'est ça le cœur de l'affaire, parce que c'est c'est le moteur financier. Est-ce que c'est pas aussi la cocaïne par exemple et des drogues de synthèse ?

Il y a des les saisies de cocaïne, c'est des montants astronomiques à chaque fois. Alors alors oui mais en fait c'est sans commune mesure avec bien plus petit que le cannabis. Et en terme de rentrée financière, le socle du fonctionnement de la criminale organisée trafic de stupéfiant, c'est le cannabis.

C'est le gros des consommateurs et c'est le gros de ce que ça rapporte financièrement parlant. Et c'est d'ailleurs souvent par la vente de cannabis qu'on euh qu'on que que les trafiquants vont ensuite proposer de la cocaïne et d'autres type de drogue qui elles sont plus rémunératrices en en d'un dans d'un d'un point de vue y compris logistique. Bon donc euh si on s'attaque au cœur de l'affaire qui est le la la le cannabis, si on le légalise, on leur coupe l'herbe sous le pied les trafiquants.

Ça veut dire qu'ils n'ont plus l'argent pour s'organiser, pour acheter autant d'armes, pour commanditer des assassinats. Tout ça est une logistique. Il y a jamais eu autant de consommateurs de cocaïne en France.

Il y a un peu plus d'un million de cannabis mettre les deux quand même euh de balayer un peu d'un revers de main le problème du de la cocaïne pas du tout. Je la balaye pas, je suis en train de vous dire que le point d'entrée c'est la vente et c'est la le cannabis c'est le point d'entrée. Je suis pas en train de de bailler ça vers la main et vous savez que on a même aussi une augmentation de la consommation d'héroïne qui est très problématique dans notre pays qui qui conduit d'ailleurs à à des situations pour les individus qui la consomment de destruction.

Bon, donc je crois qu'il faut qu'on regarde ça de manière très lucide. Vous savez que nos voisins portugais face au problème de l'héroïne il y a déjà plusieurs années de cela on ont décidé. Merci.

Je voulais pas dire trop loin parce que souvent on nous croit pas mais il y a une en 2001 ils ont dépénalisé l'ensemble exactement l'ensemble de l'usage des drogues. Et qu'est-ce que ça a permis ? Ça a permis de faire diminuer la consommation de drogue.

C'est quand même ça l'objectif au fond, c'est de faire diminuer la consommation pour des raisons de santé publique et y compris pour des raisons d'ordre public. Ça vous permet pour ceux qui continuent à faire du trafic de concentrer les moyens parce que c'est vrai que les trafiquants disparaissent pas du jour du jour au lendemain et de faire des campagnes de santé publique et de faire des rentrées fiscales pour l'état. Si on récapitule, légalisons le cannabis.

Et là c'est la solution à peu près à tout. pas c'est pas la solution à tout. C'est une c'est une bonne un bon point de départ de solution euh pour encore une fois enlever des mains des trafiquants leur rentrée d'argent, leur mane financière.

Est-ce que vous ne reconnaissez pas quand même que même si vous êtes contre cette politique euh de répression que par exemple ces opérations placentes que le gouvernement politique de répression madame pour qu'elle soit faite plus efficacement. Ça déstabilise malgré tout les les trafics les vendeurs, les ravitailleurs les raison par les places net. Je vous en remercie parce que personne n'a jamais vraiment fait le bilan de place net.

J'ai demandé s'il y avait un bilan au ministère de la justice puisque je viens de rendre un nouveau rapport sur les questions de la réorganisation de la police nationale avec son échelon départemental par Gérald Larmanin qui a fait ça en 2023 appliqué 2024. Euh euh et en réalité euh tout le monde euh nous dit euh que euh on a on a besoin d'avoir euh euh une une réorganisation de de de nos services de sorte à ce qu'on puisse mieux euh poursuivre les trafiquantes et les trafiquants. On manque de magistrats dans le domaine, on manque d'enquêteurs spécialisés, d'enquêter spécialisées dans le domaine.

Ils ont été mis à l'échelon départemental comme je vous le disais alors que la criminalité elle s'arrête pas aux frontières du département. Ça a rompu cassé le fonctionnement de l'ancienne direction centrale de la police judiciaire. Et on a fait quoi à côté de ça ?

Des opérations placettes. Oui, mais vous le gouvernement s'est exprimé hier et a quand même constaté qu'il y avait eu plus de saisies, moins de meurtrre. Euh ça va plutôt dans moins de meurtre.

Excusez-moi. Pour l'instant l'année n'est pas encore terminée et et j'ai pas envie que davantage de règlement de compte mais il y en a de toute façon trop. Sauf que les opérations placen net elles ont été faites en grande pompe avec Emmanuel Macron qui est venu à Marseille en disant "Regarde, je vais tout régler." Et là, ils reviennent en grande pompe pour dire "On va tout régler avec un cadavre en plus au milieu de tout ça, pas un mais des dizaines." Et vous croyez que c'est satisfaisant et qu'on doit se dire "Ah bah placeNet, génial, bravo place net, ça a fait en sorte que des enquêteurs spécialisés qui qui s'occupaient du haut du spec, qui s'occupaient des plus grands criminels ont été, même si c'est sur 3 jours seulement, et ben pendant 3 jours, ils ont fait des des petits trafiquants, des petits points deal qui sont réapparus dans les dans les jours qui suivaient." Vous avez même fait des reportages ici à France info.

Je je vous ai j'ai vu vos rep effectivement on avait couvert ce on avait couvert ces opérations plas notamment vient désorganiser la police les moyens spécialisés au profit du visible de la com c'est ça qu'on reproche à gérin de faire de la com de court terme de pas s'attaquer au problème de fond que ce soit sur la légalisation mais aussi sur les moyens de répression ce monsieur a désorganisé nos moyens de répression vous restez avec nous gouvernal ici on va continuer à parler de la manière de lutter efficacement donc contre le le narcotrafic avec vos solutions, celles aussi qui sont avancées par le gouvernement c'est juste après l'essentiel de l'actualité 9h mo le thomé jimbo le président ukrainien veut d'une paix digne réaction alors que les États-Unis ont présenter un plan de paix qui prévoit notamment la cession de deux régions à la Russie et Kief serait éligible à l'adhésion à l'Union européenne et les menaces et les Russes menacés d'une réponse militaire coordonnée en cas de nouvelles invasion. La France traversait de part et d'autre par une vague de froid intense. Près de 80 départements en vigilance jaune.

Les températures déjà basse vont encore diminuer dans le weekend. Il n'a jamais fait aussi froid en novembre depuis plus de 10 ans. Une vague de froid mais pas encore de tension sur le réseau électrique.

Pourtant EDF a redémarré deux centrales à charbon, celles qui sont les plus polluantes. [musique] Il s'agit de test pour s'assurer de leur fonctionnement en cas de besoin. La cour d'appel de Nî juge légal la vente d'un masque africain.

Il avait été acheté 150 € par un couple à un couple parin brocanteur qu'il a revendu plus de 4 millions d'euros. Les plignants réclamaient l'annulation de la vente et accusent le brocanteur de les avoir arnaqué. [musique] France info le 830 France info.

Adrien Bec Mathilde Sirot. Vous êtes ce matin sur France info avec Hugo Bernal ici, député la France insoumise du Nord avec qui on a donc évoqué ce fléau du narcotrafic notamment la consommation, le trafic de drogue. On voulait aussi parler avec vous d'une des mesures qu'a mis en place le le gouvernement.

C'estes prisons de haute sécurité, ces narcoprisons. Vous avez d'ailleurs visité l'une d'entre elles, c'était à à Vendin Levieil au début du mois de novembre. C'est votre droit d'ailleurs en tant que parlementaire de pouvoir visiter ces ces lieux de privé de liberté.

Est-ce que vous pouvez très précisément décrire à ceux qui nous regardent, à ceux qui nous écoutent ce que vous y avez découvert ? Alors, on n' pas assez de temps pour je vous décrive trop précisément ce comment fonctionne voilà comment fonctionnent les quartiers de lutte contre la criminalité organisée. Ce que ce que je veux dire par d'emblé, c'est que c'est pas ça qui va régler le problème et que les gens qui étaient avant d'invieil avant qu'il y ait des quartiers de haute sécurité en réalité ne pouvait déjà pas utiliser leur téléphone portable, était déjà en cellulement individuel avec une garde très très très forte, une surveillance très poussée et avec le statut de détenu particulièrement surveillé DPS, on pouvait déjà aboutir au résultats que vous auquels voulez aboutir Gérald Darmanin.

Vous vous disiez aberrent avant la mise en place. Ce que vous avez vu vous semblérant. C'est ce que je vous dis c'est que par d'autres moyens par les moyens existant, on pouvait arriver au résultat que voulait Gérald Darman.

C'estàdire qu' pas de que soit hermétique vis-à-vis de l'extérieur, qu'on puisse pas utiliser de téléphone portable et cetera. Les brouilleurs march marchaient et continuent de marcher très bien. Vous savez des meurtrandités depuis les cellules de crise.

Oui. Bah pas de pas depuis Vendil et pas depuis un certain nombre de quartiers d'isolement. Donc ça fonctionne ?

Ça fonctionne. Non mais ça fonctionnait avant. C'est ça que je suis en train de vous dire, c'est que ça par contre le fait de dire que vous savez, j'ai vu des gens qui qui sont là depuis 4 ans à Vandin, quand tu étaient là avant les travaux et qui après 3 mois de travaux sont devenus du coup d'un coup des grands criminels.

On on les a laissé là et du jour au lendemain ne pouvait plus avoir qu'un créneau de 2 heures de téléphonie alors que d'habitude il pouvait appeler. C'est sur tout est sur écoute hein à Vandin comme dans 100 % des prisons. Mais avant il pouvaient téléphoner aux horaires qu'il le souhaitait.

Ils ont plus le droit d'avoir des ustensiles en métal. C'est que des ustensiles en plastique pour faire la cuisine. Enfin, c'est ça le le concrètement ce que c'est venu changer.

Ils sont mis par groupe de 5 là où il pouvait avoir des activités plus collective auparavant. Ah si, je vous parle de ceux qui sont avantin. Ceux qui sont avandins sont censés être les grands criminels.

Mais vous dites qu'ils ne le sont pas forcément. Bah en tout cas, il pour ceux qui le sont en tout cas ça semble être plutôt efficace. Mais en fait encore une fois ça l'était déjà et ça peut déjà l'être.

Pourquoi ça ne l'est pas dans les autres prisons dont on parle, dans les autres maisons d'arrêt ? Parce que elles sont en surpopulation carcérale. Quand vous avez 190 % de sur de surpopulation à la à la santé pour la dernière que j'ai visité en maison d'arrêt ou ou pour au beaumet où où vous avoisiné aussi pas loin des 200 % de taux d'occupation.

Alin a dit qu'il voulait en venir à 100 % hier. Gé c'est bien. Éric Dupont Moretti avait dit la même chose Nicole Boubé aussi et il nous fait repousser le moratoire vous savez sur l'encellulement individuel.

Il y a deux manières d'arriver au résultat. Soit vous construisez des tas de prison sur un délai record, ce qui n'est pas possible en réalité. Euh c'est concrètement impossible.

Euh soit on incarcère moins et on incarcère les personnes à qui qui qui dont on pense qu'il est important qu'il soit enfermé. Et il ne veut pas emprunter cette voie. Gérald Darmanain, on a proposé un mécanisme de régulation carcérale un certain nombre de parlementaires, y compris au sein de la de la du socle commun.

Mais il y a des parlementaires qui pensent que c'est important qu'on arrive là-dessus parce que on peut pas faire du bon travail en détention pour les surveillants quand vous avez trois personnes dans une cellule avec des matelas au sol. Vous pouvez pas faire de la réinsertion, vous pouvez pas surveiller pour les téléphones non plus. En réalité, c'est ça le le sujet le sujet de fond.

Un mot encore, vous disiez Hugo Bernalici sur en dehors des prisons, cette fois-ci dans les quartiers plutôt, vous disiez au début de cette interview, il y a un manque d'investissement dans les quartiers. Oui, mais comment concurrencer même si vous fournissez la meilleure éducation possible avec des gens qui vont peut-être sortir de l'école, ensuite ils auront des salaires 100, 1006, 1008, 2000 € par mois avec des business qui leur permettent de gagner des centaines d'euros par jour et des parfois des milliers des milliers d'euros par mois. Ouais, c'est pas aussi c'est pas aussi rémunérateur qu'on veut bien le dire le trafic de stupion quand vous êtes tout en bas de l'échelle et que vous êtes un petit jeune en train de de surveiller.

En plus, il y a quand même deux trois risques dans les circonstances puisque c'est un milieu très violent. Vous avez pas de de contrat de travail, rien de tout ça. Donc je suis pas sûr que les gens aient envie de faire ça spontanément.

Ils sont poussés à ce que on fasse ça. En tout cas, ils sont une main d'œuvre très très facile pour les trafiquants qui sont les plus jeunes qui ont qui sont dans le décrochage scolaire et cetera. Les réponses à apporter à ça, on les connaît.

On sait comment on fait ça. Il faut des éducateurs de rue, il faut des éducateurs spécialisés, il faut des clubs de prévention, il faut des écoles qui a suffisamment d'accompagnantes et d'accompagnants sur place en plus des enseignants. Et quand on fait ça, bah figurez-vous que ça marche en fait quand on met des services publics, quand on fait de la prévention.

Alors effectivement, une fois qu'on n'a pas fait ça, qu'on a la protection de l'enfance qui est en très grande difficulté et qui est très très très maltraitante avec les enfants dont la sa charge qui sont aussi un viviers pour le le le proxénétisme de mineur euh pour euh le trafic de de stupéfiant aussi également, euh je me dis que on est juste en train d'essayer de faire de la surenchère dans la répression et en le faisant mal encore une fois en le faisant de sans discernement parce qu'on fait des places netes plutôt que de cibler sur le haut du fait. Euh je veux dire toute dernière question une toute dernière question sur ce sujet. Il y a les municipales qui approchent.

Est-ce que vous êtes inquiet qui est d'une forme de pression sur vos candidats et d'ailleurs plus globalement sur les candidats de la part de certains trafiquants ? Ce qui me ce qui m'inquiète c'est pas qu'il puisse y avoir des pressions. Je pense qu'il y en a il y en a il y en aura et il continuera d'y en avoir.

C'est la question de la réponse de l'État face à ces pressions et à ceux qui les subissent. Euh je je nous ne sommes pas aujourd'hui suffisamment armés pour lutter contre la corruption en interne des services de police, en interne de la magistrature et en interne du pouvoir politique euh en général. L'agence française d'anticorruption a vient enfin de publier son plan mais le gouvernement a traîné pendant des mois et des mois sur le sujet.

On a dit qu'il fallait avoir des cellules d'alerte pour quand quelqu'un euh quand il quand on vient de euh de tenter de corrompre quelqu'un, même la personne quand elle refuse d'être corrompu, elle est en risque parce que elle a refusé quelque chose. Et elle en parle à qui ? Elle en parle à qui ?

Si on l'a menacé de confiance, on voit la les gens qui sont censés être sous la protection de la police, ça fonctionne pas complètement bien parce que pareil, on ne sait pas doter des services suffisamment efficaces là-dedans. On a proposé justement dans la loi narcotrafic mais ça a été balayé d' revers de la main en disant mais le petit jeune qui est dans le trafic qui veut en sortir parce que il est pied et point lié là-dedans, comment on fait en sorte pour l'extirper de tout ça ? Et ben ça vaut pour tout le monde malheureusement et c'est un des grands drames de cette loi narcotraique, c'est qu'elle ne s'attaque pas efficacement à la corruption.

Hug, on voulait évoquer avec vous ce matin sujet grave, celui de la de la menace de la guerre. Le plus haut gradé français, le général Mandon, a déclaré à propos de la menace russe : "Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, alors on est en risque." Vous êtes à la France insoumise avec le Rassemblement national, avec le Parti communiste français les plus en pointe pour dénoncer ces propos.

Euh pourtant, il n'est pas le seul à alerter sur l'iminence euh de cette euh menace et d'une confrontation guerrière possible euh avec Vladimir Poutine. Est-ce que vous pouvez nous dire très précisément ce matin ce qui vous pose problème dans ces déclarations ? Mais ce ce qui me pose problème, c'est que le le chef euh des armées, le chef d'étatmajor des armées euh doit quand il s'exprime publiquement ne pas rentrer euh sur le champ de ce qui relève de la politique et de et de ce que doivent dire les autorités civiles, c'est-à-dire le président de la République, les ministres, les parlementaires eux-mêmes.

Chacun a sa place. Ce n'est pas à lui de dire ce qui est un risque ou ce que ce qu'il pense qu'il faudrait faire pour le dire faire quoi alors ? Et ben il il fait s'il présente un état de la menace, il présente un état de la menace voilà au maire.

Il leur en reste factuellement à des à des choses qui sont de l'ordre de de l'explication et pas de l'intention. Oui, il est tout à fait sorti de son rôle. Il est tout à fait si une prise de parole comme celle-là doit doit pouvoir être faite, elle doit pouvoir être faite par le président de la République et en prendre la responsabilité politique.

C'est mis comme un argument d'autorité. Euh c'est pas discutable, euh l'armée vous l'a dit. Et d'ailleurs euh euh bah accepte acceptez que vos enfants aillent mourir au front puisque c'est les enfants, c'est le terme le terme qui a été qui a été utilisé même s'il a plusieurs sens là dans dans la phrase.

Euh euh précisons que c'est sans doute les soldats dont il parle. Oui. Oui.

Bah ça reste aussi ils sont ces soldats ont des parents, c'est aussi des enfants. Enfin bref, ce sont les enfants de la République comme on dit. Euh et et donc je n'accepte pas qu'un chef d'étatmajor des armées euh dit ça.

Vous savez que euh euh le général de Villier a été limogé euh pour bien moins que ça, pour avoir répondu aux questions des parlementaires il quelques années. Parement lui a apporté son soutien en la personne de la ministre désormée Catherine Vrin euh qui euh même dit pas de place pour la polémique. Euh est-ce que vous n'êtes pas tenté est-ce que vous n'êtes pas tenté avec d'autres dans votre partie de minimiser cette cette menace de ne pas vouloir la voir ?

Mais c'est pas encore une fois, c'est pas la question de la menace et de de parler de la menace. C'est pas le sujet en fait. Il y a, vous savez à la à la commission défense à l'Assemblée nationale, ils reçoivent régulièrement les militaires, les ministres pour faire le point sur la menace, sur les menaces en tant que telle.

Il y a pas de tabou sur le sur le sujet. On est parfaitement au fait de la situation géopolitique internationale. C'est qu'est-ce qu'est-ce qui convient de faire pour le pays face à cette menace ?

Ça relève du politique et pas du militaire. Le militaire il est là pour malgré tout c'est à ça qu'on reconnaît une République démocratique. Là-dessus, c'est pas donner du grain à moudre à ceux qui s'opposent à la France.

Non, parce que justement c'est trop grave en fait. C'est trop grave. Et si le politique si Emmanuel Macron a envoyé son chef d'étatmajor pour dire à sa place ce que lui n'ose pas dire ou ne veut pas dire, c'est encore plus grave.

Ça veut dire que c'est une forfaiture et que il est là pour qu' se défile. C'est insupportable. Je ne veux pas que demain, et nous ne voulons pas que demain, on se retrouve dans une situation où on commence la guerre sans l'avoir décidé politiquement.

Voilà, ce serait insupportable et antidémocratique. Merci à vous Hugo Bernalici, député la France insoumise du Nord. Merci d'avoir été invité du 830 France info.

Merci Mathilde Sirot. Les informés avec Renault Delli dans quelques minutes. On reviendra notamment sur ce sujet.

Ah.