Mathieu Darnaud : "Je crois que nous avons détourné le regard trop longtemps."
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Est-ce qu'Emmanuel Macron a raison de dire que les propositions faites ne sont pas à la hauteur de la gravité des faits ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça veut dire que le groupe LR va faire des propositions claires concrètes dans les prochains mois ?
- 3:00RelanceÉludée
Pourquoi vous faites pas des propositions maintenant ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Est-ce que vous craignez pas une surenchère de propositions ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Est-ce que vous croyez vraiment à l'unité avec tous les ambitieux qui arrivent ?
- 8:30OuverteRéponse directe
Est-ce que dans les grandes villes à Paris, à Lyon, à Marseille, vous pouvez y aller sans les Macronis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Mathieu DarnaudFait
« Ce rapport, il dit plusieurs choses. Permettez-moi de prendre un exemple. Quand on parle d'islamisme municipal, on voit bien qu'il y a une volonté d'entrisme, d'entrisme territorial. »
- 1:30Mathieu DarnaudFait
« Moi, je m'interdis euh de d'entretenir toute forme de polémique. C'est un sujet suffisamment grave euh pour que nous ayons une expression qui soit claire, une expression qui soit documentée. »
- 3:30Mathieu DarnaudFait
« Je crois que effectivement nous avons euh détourné le regard trop longtemps. »
- 7:30Mathieu DarnaudFait
« Les Français ne veulent plus d'impôts. Les Français veulent qu'on prête une attention toute particulière au pouvoir d'achat. »
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Bonjour Mathieu Derna. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation.
Vous êtes sénateur de l'Ardèche, président du groupe LR. Ici au Sénat, on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Juliencu de la Voie du Nord. Bonjour Julien.
Bonjour Orian. Bonjour. Bonouron.
On va parler de ce rapport qui a été présenté hier sur les frères musulmans, l'entrisme des frères musulmans Mathieu d'Arna, conseil de défense qui avait lieu. Est-ce qu'Emmanuel Macron a raison de dire que les propositions faites ne sont pas à la hauteur de la gravité des faits ? D'abord, je veux revenir sur le fond de ce rapport parce que ce rapport euh dit beaucoup de choses et moi ce que je souhaite, c'est qu'on pointe véritablement euh les enjeux et les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui.
Ce rapport, il dit plusieurs choses. Permettez-moi de prendre un exemple. Quand on parle d'islamisme municipal, on voit bien qu'il y a une volonté d'entrisme, d'entrisme territorial. la cellule municipale, la cellule de base de notre démocratie, ce n'est pas rien.
Et finalement à bas bruit, on voit que cet entrisme, il concerne le milieu scolaire, nos établissements, les écoles, les collèges, les lycées. J'ai d'ailleurs vu la réaction de plusieurs présidents de de région euh les associations notamment Renault Muselier Martin la salle dans la région les associations sportives ou culturell et puis et puis la vie municipale tout simplement et je crois que face à cela il nous revient de réagir collectivement. Moi, je m'interdis euh de d'entretenir toute forme de polémique.
C'est un sujet suffisamment grave euh pour que nous ayons une expression qui soit claire, une expression qui soit documentée. C'est l'objet finalement euh de ce rapport pour que la loi puisse derrière permettre de réagir fortement par rapport à cette volonté d'entrisme et à pardon de le dire, cet écosystème séparatiste qui est en train de se faire juste Emmanuel Macron, il entretient la polémique. Non, c'est pas mon propos.
Je moi je dis que moi je me refuse à toute polémique et je pense qu'au en disant c'est pas à la hauteur de la gravité des faits le rapport tout de suite il y a des expressions politiques. Moi ce que je veux c'est qu'on parle véritablement du fond qu'on voit comment avec des mesures concrètes, des moyens concrets et des textes de loi on peut arriver à parvenir à éradiquer ce ça veut dire une deuxième une deuxième loi séparatisme puisqueil y en avait déjà une qui avait été promulguée en 2021. Il en faut une nouvelle.
Moi, je crois qu'il faut des moyens qui soient très clairs. Je sais pas si c'est une loi sur le séparatisme. Ce que je crois en revanche, c'est qu'il faut des moyens.
Euh le ministre Rotaillot a déjà évoqué quelques pistes de travail euh notamment sur un parquet euh national afin de suivre euh certaines de ces associations. cas échéant de d'en dissoudre certaines. C'est aussi la capacité de renforcer les moyens au niveau du renseignement pour faire en sorte que justement nous puissions suivre l'activité de certaines de ces associations de ce prosélitisme qui est fait sur les réseaux sociaux et ça je crois qu'on le voit tous les jours.
C'est important de de le dire et de le rappeler. Est-ce que c'est pas aussi ce rapport le signe que l'État a été euh longtemps trop naïf et surtout a à a échoué dans sa tentative d'organiser le culte musulman ? Je crois que effectivement nous avons euh détourné le regard trop longtemps.
D'ailleurs, j'ai souhaité et nous avons souhaité le groupe les Républicain au Sénat mettre en place un groupe de travail euh qui est présidé par Jacqueline Stache Brignhot afin de de documenter. Je pense que c'est important euh qu'on nomme les choses, qu'on dise les choses pour voir comment on s'attaque concrètement à ce sujet parce que derrière il y a des enjeux importants et moi je refuse que l'on stigmatise la communauté musulmane. Je pense que c'est important.
Oui, c'est pour ça qu'il faut documenter le sujet. C'est pour ça qu'il faut vraiment rentrer dans ce sujet sans esprit polémique. Mais est-ce que ça veut dire que le groupe LR va faire des propositions claires concrètes dans les prochains ?
Oui, nous avons un groupe de travail qui rendra des propositions dans les les prochains mois probablement à la rentrée. On veut prendre le temps d'avoir un travail sérieux qui soit Non mais les pardon mais des propositions 6 juin. Pourquoi vous faites pas des proposition ?
Et parce que c'est un travail qui mérite des auditions. C'est un travail de sérieux. Ici, on est au Parlement.
Moi, je ne suis pas la place du gouvernement. Je ne suis pas la place du président de la République. On est au Parlement.
D'ailleurs, à un moment donné, vous parliez d'un texte de loi. Si texte de loi, il doit y avoir, faut-il encore que nous ayons les capacités de venir l'alimenter, de faire en sorte que nous ayons des mesures concrètes et efficaces. Et pour se faire, nous avons décidé d'avoir un travail de fond qui encore une fois évite toute forme de stigmatisation, qui se concentre sur l'essentiel et qui apporte des mesures concrètes.
Pour déboucher sur une proposition de loi, nous verrons, nous n'en sommes pas encore là. D'ailleurs, nous attendrons que le gouvernement dévoile ses intentions sur le sur le sujet. On en a eu un aperçu hier.
Il faut aller plus loin. Des propositions, en effet, elles fusent depuis quelques temps. Je on va en rappeler une qui avait été faite par le renvoqué, celle de d'interdire de classer, pardon, les frères musulmans comme organisation terroriste.
Ça vous semble une mesure intéressante ? Mais moi je veux pas rentrer aujourd'hui dans une mesure en particulier. Ce que j'essaie de vous expliquer et c'est fondamental, c'est qu'il faut vraiment que l'on expertise le sujet et qu'on essaie d'avoir des mesures qui soient des mesures efficaces.
Après, nous verrons ce que va proposer encore une fois le gouvernement. On a eu un aperçu hier et nous nous viendrons compléter utilement euh ces dispositions notamment sur le le versant législatif. Tout ne procède pas de la loi.
Il y aura besoin de moyens. J'ai évoqué la question du renseignement, j'ai évoqué la lutte face au prosélitisme sur les réseaux sociaux. Donc, il faudra des dispositions euh d'ordre législative, des dispositions d'ordre réglementaire et puis des moyens euh financiers euh importants.
J'entends ce que vous dites, monsieur Darnaud, mais euh c'est vrai que encore une fois, il y a il y a des euh des euh personnalités politiques qui s'expriment. Je pense à Gabriel Atal qui a aussi euh fait part d'une proposition visant à interdire le voile pour les mineurs de moins de 15 ans. Ça vous allez être obligé aussi d'une certaine manière de vous de de vous exprimer dessus.
Oui, tout à fait, bien sûr. Mais est-ce que nous sommes dérobés ? Je crois que nous-mêmes, nous avons déposé et voté une proposition de loi notamment sur la laïcité dans le sport.
C'était le le texte de de Michel Savin il y a quelques quelques semaines. C'est quelque chose qui pourrait vous agré juste un moment, c'est important ce que ce que vous dites. Je pense qu'aujourd'hui le risque c'est de multiplier les initiatives législatives, ce qu'on appelle les propositions de loi d'initiative parlementaire.
Moi, je pense qu'à un moment donné, il faudra un versant constitutionnel. Philippa BA avait dépé un texte sur la prééminence des lois de la République qui disait peu ou prou euh que nul groupe, nul euh individu ne peut se prévaloir de son origine ou de sa ou de sa religion euh afin de s'exonérer du respect de la loi commune. Je pense que ça dit tout parce que demain sinon vous devez avoir la nécessité de traiter ce sujet pour les entreprises, pour l'espace public. vous avez a égrainé euh les dispositions.
Donc, ce sont tous des sujets importants, mais à un moment donné euh il faut prendre l'ensemble de ces problématiques pour les traiter selon moi à un niveau constitutionnel. Nous aurons à débattre de tout ça. Encore une fois, je veux que nous le fassions de manière éclairée, de façon documentée.
Le risque le risque c'est de verser justement dans la polémique. Moi, je ne veux pas de cela. Je ne suis pas dans quelque chose qui a une finalité politique.
Je pense que nous devons répondre aux préoccupations qui sont exprimées par des élus locaux, par des responsables associatifs, tout simplement par des français. Justement, vous avez évoqué tout à l'heure la question des municipales, comment on lutte contre le risque d'entrisme au municipal ? ben clairement euh euh par des dispositions et j'attends justement euh du gouvernement qu'il fasse notamment sur ce point-là euh des propositions afin euh le cas échéant peut-être euh d'interdire de dénoncer voire de dissoudre comme ça a été fait certaines certaines associations.
Mais est-ce que vous craignez pas que les candidats euh n'aient pas de liste affichée frères musulmans mais qui soit réparti sur plusieurs listes un peu plus masquées ? Si mais c'est bien pour cela qu'il faut avoir une une attention toute particulière lors de de ces scrutins pour essayer justement de dénoncer ce type d'attitud empêche candidat d'être sur les listes. Bah écoutez, nous verrons.
Je pense qu'il y aura vraisemblablement des mesures à prendre. Bien sûr que c'est encore une fois, c'est pourquoi je dis qu'il ne le faut pas verser dans la polémique, c'est que ce sont des sujets suffisamment sérieux, suffisamment compliqués parce qu'on le voit et vous avez raison dans ce que vous dites. Tout ceci se fait à bas bruit.
On n'est pas dans un dans un prosélitisme revendiqué au niveau national. Et pourquoi j'ai parlé de la question de l'islamisme municipal ? parce que justement on s'attaque à cette cellule de base de la démocratie et on s'attaque finalement à tous les lieux symboliques de la République.
Vous craignez pas une surenchère de de proposition, j'entends he dans ce que dans ce que vous dites quand même. Vous dites "Attention, faut raison garder, faisons pas n'importe quoi." Je dis d'autant plus que vous parliez de stigmatisation, mais Jean-Luc Mélenchon a a réagi en disant que l'islamophobie franchissait un nouveau seuil. il y a un risque de stigmatisation et de que la communauté musulmane se dise qu'encore une fois, elle fait l'objet de récupération politique.
La seule façon encore une fois que vous avez d'éviter ce risque et malheureusement ce que vous dites c'est la traduction de cette utilisation de ce débat à des fins politiques et on l'a vu avec Jean-Luc Mélenchon. Nous ce que nous voulons c'est un travail sérieux qui évite toute forme de stigmatisation et pour éviter la forme toute forme de stigmatisation il faut avoir un travail sérieux documenté qui pointe des faits précis et non pas qui évoque des formes ça été une tournance aussi à droite une forme de de crois c'est un sujet arrêtons de vouloir en faire un sujet de droite ou de gauche c'est un sujet qui doit questionner la communauté nationale. C'est un sujet quand on parle d'antrisme de prosélitisme d'atteinte aux règles et aux valeurs de la République ça doit concerner tous les Français.
H Julien, on parle des républicains euh sans transition. Oui, on parle des républicains. Laurent Vouquier, justement, on en parlait à l'instant, il dit craindre une dilution de la droite dans le macronisme après la victoire haut la main de Bruno Rotaillot.
C'est un risque avec Bruno Rotaillot à la tête des républicains. Je ne le crois pas. Je pense que aujourd'hui Bruno Rotaillot a toujours eu une expression assez assez claire.
Je crois pas qu'on puisse dire qu'il a été empêché d'avancer certaines idées tout comme tout comme Laurent V. Non mais c'est c'est une exigence qui doit être commune. Nous devons garder notre indépendance une voie libre, exigeante parce que nous avons à cœur de parler encore une fois au français.
Nous savons quel est le l'exigence qui doit être la notre aujourd'hui pour retrouver durablement demain la voix du la voix du succès. Il faut parler Laurent Voquet, il est au rendez-vous du rassemblement ou il se comporte plutôt comme un opposant d'in ? Je crois qu'il a toujours eu une expression depuis dimanche dernier qui prend de l'unité.
Je pense qu'il est soucieux justement de de cette unité l'unité. L'unité, c'est une exigence qui doit être collective et donc il faut que nous y veillons. Sinon, nous savons ce qui nous attend.
Sinon, ça sera l'échec assuré. Il faut qu'un un moment nous ayons du débat. Encore une fois, un parti politique, c'est un lieu d'expression.
C'est un lieu où doivent se confronter les idées. Mais tout ça doit se faire avec cet esprit d'unité afin d'être lisible, afin d'être compris et afin de répondre encore une fois aux attentes, aux besoins des Français. Oui, mais c'est alors c'est c'est un un vœu très très louable, mais on approche de d'échéances essentielles de la présidentiel, le bals va de nouveau se s'ouvrir.
Est-ce que vous croyez vraiment à l'unité avec tous les ambitieux qui arrivent ? C'est pas que je crois, c'est que c'est une nécessité. Nous savons que si nous ne sommes pas au rendez-vous de cette unité, nous perdrons.
Doit aller, elle doit aller où ? doit aller dans votre partie évidemment entre Laurent Bier et Bruno Rot mais au-delà est-ce que ça doit être aussi l'unité du bloc central pièg le piège aujourd'hui c'est de commencer à parler des alliances nous sommes à 2 ans. Nous sommes dans une situation aujourd'hui budgétaire une situation sociale qui moi m'invite à me concentrer sur les problématiques des Françaises et des Français.
Nous avons devant nous une préparation budgétaire qui sera peut-être la plus compliquée sous la 5e République. Nous avons accepté de rentrer en responsabilité, de soutenir avec beaucoup d'exigences et d'ailleurs je le dis avec une pointe d'ironie parce que lorsque nous avons discuté Laurent Vaquier était là, Bruno Rotaillot également avec François Berou, j'y étais en tant que président du groupe, nous avons dit quel serait ce niveau d'exigence notamment sur la question de la dette publique, sur la question du refus de nouvelles taxes et de nouveaux impôts, sur la question de la place du travail, sur la question des collectivités, sur sur la question agricole. Tout ceci a fait l'objet d'un accord, d'un accord qui a été, j'observe pour le coup assez respecté puisque tous les textes que nous avons voulu introduire sur les les sujets régaliens, la question du narcotrafic, la question agricole, tous ces sujets-là ont pu être pour l'instant débattu et pour partie voté.
Donc il faut continuer continuer à parler aux français. Nous aurons dans quelques semaines un texte essentiel sur l'énergie qui est un sujet qui doit être au cœur de des préoccupations des Français. parce qu'il touche directement d'achat.
C'est cela le test ultime finalement de de la de l'accord avec le gouvernement, c'est c'est ce budget et c'est finalement c'est quoi ? C'est c'est début juillet puisque là les propositions vont être faites. Nous nous avons souhaité que le président Gérard Larchet anticipait la préparation budgétaire parce que sinon on le voit, on est dans l'entau noir et on n'arrive plus à faire entendre notre voix convaincu qu'il faut à tout prix voter un budget.
Nous nous avons souhaité anticiper l'exercice pour parvenir à respecter cette trajectoire budgétaire, à respecter ces grands principes qui sont pour nous essentiel. Les Français ne veulent plus d'impôts. Les Français veulent qu'on prête une attention toute particulière au pouvoir d'achat.
Moi, je me refuse et c'est cela aujourd'hui qui doit nous animer aux Républicains comme sur beaucoup finalement je dirais sur tous les bancs d'éviter que le premier budget de la nation ne soit le remboursement des intérêts de la dette devant le budget de l'éducation nationale devant le budget de la défense. Vous avez fait juste petite parenthèse une tribu énergie mobilité logement cette nouvelle fracture sociale qui constitue le terreau de la révolte. Il y a un risque de nouveau gilet jaune.
Oui, tout à fait tout à fait. Et c'est et et c'est pour ça que nous ne pouvons pas simplement avoir comme ligne d'horizon 2027 et se dire voilà qui est le meilleur d'entre nous, qui doit aller à la bataille, euh comment on s'organise ? La question c'est que si nous avons accepté d'être en responsabilité, si nous formulons chaque jour des mesures et des propositions nouvelle, c'est tout simplement pour être au rendez-vous encore une fois des attentes des Français et d'apporter dès aujourd'hui des réponses sur ce sur ce sujet-là parce que sur les territoires finalement ce que l'on raconte sur les plateaux télé, ce que viennent vendre certains élus nationaux ne correspond pas à ce que aux questions centrales que se posent nos concitoyens qui sont tout simplement comment je me loge, comment je me déplace et finalement comment je me chauffe.
C'est des questions aussi simples que ça. Tant que la classe politique française, tant que les responsables politiques français n'auront pas eu la capacité de répondre à ces questions toutes simples mais essentielles pour nos concitoyens, alors je pense que nous passerons à côté de l'exercice. H euh Oui.
Et puis ça pose la question, vous vous en parliez he des des municipales, il y a gros enjeux, gros enjeux de de reconquérir des des grandes villes he pour les républicains. Comment on fait et quelle ville vous vous visez ? Bah tout simplement les républicains, ça a toujours été.
Et d'ailleurs si nous avons pu passer les crises successives, c'est que nous étions un parti enraciné avec des élus locaux. Et je crois que c'est aussi une façon de parler très directement à nos concitoyens, d'apporter des réponses et de prendre aussi en compte quelque chose qui est assez nouveau dans le débat public, c'est ce principe de différenciation territoriale parce qu'on a des difficultés, parce qu'on a des sujets qui sont différents selon qu'on est dans le cœur des villes ou dans l'hyperruralité. Et donc élections municipal dans les plus grand pigé par sûr il va falloir je pense à des villes comme Lyon mais je crois qu'il faut pas avoir d'exclusives.
Je crois que l'un des enjeux des républicains aujourd'hui c'est d'avoir un discours qui parle autant dans la qui imprime autant dans la ruralité que dans les espaces urbains. Et je crois qu'il faut s'intéresser à des sujets nouveaux, des sujets de société, des sujets qu'on a peut-être pas mis suffisamment sur le devant de l'ordre. Mais est-ce que dans les grandes villes à Paris, à Lyon, à Marseille, vous pouvez y aller sans les Macronis si vous voulez reconquérir les villes ?
Mais encore une fois, je je pense qu'il ne ça n'est pas le sujet. Le sujet le sujet c'est de préparer ses élections. C'est de définir qui sera le meilleur candidat et avec quel projet.
Le sujet c'est le projet. Moi euh des accords d'appareil, ça ne parle à personne, ça n'intéresse personne. Par contre, un programme municipal particulièrement s'agissant des villes parce que vont regarder les électeurs dans les villes, ils vont regarder le programme.
Vous allez pas leur vendre un programme national, vous allez leur dire qu'est-ce qui est bon et qu'est-ce qu'on doit faire pour une ville. Le projet de Rachid Adati sur Paris, il vous intéresse ? Mais tous les projets nous intéressent.
Moi encore une fois, vous me demandiez quels étaient les sujets. Les sujets de la mobilité, les sujets de l'environnement, les sujets du logement, les sujets de la ma question, monsieur Darna, est-ce que le projet de Rachid Adati vous intéresse ? Mais bien sûr que le projet de Rachid Adati, elle peut être une bonne candidate pour mais bien sûr qu'elle peut être une bonne candidate, encore faut-il, voir quel sera le programme définitif de de madame Dat je n'ai aucun problème à parler de de Rachida Dati et je pense qu'il faudra un débat.
Il faudra, nous avons plusieurs candidats, il faudra confronter les idées et nous verrons bien à la fin des fins qui sera le candidat et à Lyon du coup là encore nous avons plusieurs candidats Jean-Michel Holas, Pierre Oliver, ça permet un qui pourrait être un candidat commun des macronistes. Nous verrons. Bah pour l'instant, j'ai pas entendu Jean-Michel Holas dire qu'il était candidat de la Macronie.
J'ai Pierre Oliver qui est un candidat DLR. Donc là encore, attendons de voir. Je pense que le juge de paix, le moment de vérité singulièrement sur les élections municipal, c'est le programme.
Et Bruno Retaillot, il peut être un bon candidat pour 2027. Je vous répondrai de la même manière que je l'ai fait et je pense que lui-même l'a dit. Ce qui le préoccupe, c'est de répondre.
Mais comment voulez-vous ? Non, je je dis ça parce qu'il a dit il a dit également je serai le premier artisan de notre victoire, je l'espère bien, en 2027. Premier artisan de notre victoire.
Bien sûr que c'est pas un acte de candidature qu'il presque si vous voulez m'entendre dire que Bruno Rotaillou a le profil pour être un candidat, je vous le dis très clairement, il a le profil pour être un candidat. Maintenant, il a dit clairement clairement qu'il souhaitait s'attaquer au problème du quotidien, au problème des Français il y a 2 ans. Est-ce que pendant 2 ans, on a comme seule ligne d'horizon le choix d'un candidat ou est-ce qu'on essaie pendant 2 ans de voir comment on peut répondre aux questions français ?
Oui, mais si vous répondez pas à cette question préalable, vous ne serez pas qualifié finalement où vous ne participerez pas à la désignation ou vous ne comperez pas tout simplement parce que ayant accepté d'être en responsabilité, vous vous devez un de faire des propositions et de de montrer de démontrer que vous êtes en capacité d'apporter des solutions pour ça il faut pour ça il faut rester au gouvernement. Ben, je pense que c'est une question qui doit qui doit se poser. Si nous avons accepté, c'est justement pour agir.
On n'est pas là dans une position d'attentisme, on est là dans une position d'action. Alors, on termine en parlant du Sénat. Est-ce qu'il est acté qu'il y aura une session extraordinaire ?
Euh, il est plus que probable. Envisagé, je pense probable. Maintenant, vous savez, nous sommes dans un temps politique où chaque fin de la session son lot de vérité.
Nous attendrons en revanche ce qui est sûr c'est que vous attendez quoi juste pour acter vous qui participez au petit déjeun de la majorité qu'est-ce qui qu'est-ce qui attendu pour acter une session essayer de voir les textes nous il y a des textes que j'entends et que nous attendons fortement. J'ai parlé du texte sur l'énergie il y a la question du statut de l'élu. Vous avez rappelé que nous sommes à quelques encablures du scrutin municipal.
C'est un sujet pour moi important. Euh il y a beaucoup de de textes qui doivent euh atterrir, qui doivent être présentés euh à l'Assemblée nationale ou au Sénat. Je crois qu'il faut que ce soit des temps utiles.
Éviter qu'on ait euh trop de textes qui manquent de souffle pour avoir des textes utiles. Donc c'est plutôt au français. Donc plutôt c'est plutôt oui pour une session extraordinaire, je pense.
Julien, une question sur un texte voté au Sénat. Oui. Sur le démarchage téléphon téléphonique.
Alors, il est vrai que on parle pouvoir d'achat, mais s'il y a bien une loi à mon avis qui va intéresser les les les gens, c'est bien celle-ci. Le Sénat a entériné l'interdiction du démarchage téléphonique sans consentement du consommateur. C'est tous ces 06 qui nous appellent pour nous proposer ma prime rénov d'utiliser notre compte professionnel de de formation.
Cela dit, par le passé, on a déjà eu des des textes pour essayer de bloquer ça. Ça n'a jamais véritablement été efficace. Est-ce que pour cette fois-ci, c'est la bonne ?
Bah, je l'espère parce que c'est une absolue nécessité. Nous sommes saturés. tous je pense vous moi tous ici sur ce plateau et je pense qu'il y a un ral qui s'est exprimé et nous avons essayé de faire œuvre utile avec ce texte.
Maintenant un mot c'est important et je pense qu'il faut redire que le Parlement, le Sénat bien sûr nous fabriquons la loi mais nous avons aussi un rôle de contrôle sur ce sujet. Je pense qu'il est important que derrière nous puissions surveiller l'application de la loi et pouvoir juger de sa bonne ou de sa mauvaise application, notamment de la parution des décrets. C'est ce travail que nous devons faire parce que les Français nous disent souvent "Vous votez de bonnes lois mais ces lois ne sont pas ou elles sont mal appliquées." Donc il est important de bien faire la loi et de veiller à son application.
Et moi, je plaide pour que le Parlement et que le Sénat renforce son rôle de contrôle pour justement faire ce que j'appelle le service aprèsvote. Merci. On terminera sur ce très bon jeu de mot.
Merci beaucoup. Merci Mathieu d'Arnaud d'avoir été avec nous. La une de la voix du Nord, c'est Line Renault.
Oui. Qui nous ouvre sa boîte à souvenirs. Elle a confié ses archives et c'est plein de de surprises et de belles photos et c'est-à-dire à la une de la Voie du Nord.
Merci Julien. Merci beaucoup. Du coup, on passe tout de suite au club des territoires.
Mathieu Darnaud