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ChroniqueC à vous (sur YouTube)· 6 septembre 2022 4 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Court-circuit entre Macron et le patron d’EDF - L’édito de Patrick Cohen - C à vous - 06/09/2022

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:09OuverteRéponse partielle

    Mais qu'est-ce qu'il a pu dire pour mettre à ce point en pétard le chef de l'État ?

  • 3:37FerméeRéponse directe

    Vous ne regrettez pas quand même que le président ait fermé Fessenheim ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20InvitéChiffre
    « que sur 56 réacteurs, 31 sont à l'arrêt, soit pour maintenance, soit pour un problème de corrosion »
  • 3:34InvitéFait
    « Demi-aveu de Bruno Le Maire ce matin sur BFM »

Temps de parole

  • Invité65 %
  • Invité 211 %
  • Invité 311 %
  • Invité 48 %
  • Présentateur6 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Aurons-nous assez d'électricité à Noël ? Emmanuel Macron s'énerve contre EDF.

0:04
Invité

Oui, EDF est rendu responsable du manque de courant parce que si le président nous demande de baisser le chauffage cet hiver, ce n'est pas à cause de la guerre en Ukraine. La France peut se passer du gaz russe, on l'a dit déjà ici.

Ce n'est pas par vertu écologique, en tout cas pas seulement, c'est parce que nous sommes démunis, que la disponibilité de notre parc nucléaire n'a jamais été aussi basse, que sur 56 réacteurs, 31 sont à l'arrêt, soit pour maintenance, soit pour un problème de corrosion découvert sur les centrales les plus récentes, que toutes n'auront pas redémarré au plus fort de l'hiver et que nous sommes déjà contraints d'importer de l'électricité et pas de l'électricité très propre, elle vient pour beaucoup d'Allemagne et de centrales à charbon ou au gaz. D'où le coup de chaud ou la surtention, comme on voudra hier d'Emmanuel Macron.

C'est absolument inacceptable que les gens qui ont eu la responsabilité des travaux de maintenance du parc installé puissent expliquer aujourd'hui que nous n'avons pas pris nos responsabilités. Inacceptable. Alors ce n'est pas tous les jours qu'un patron d'entreprise publique se fait traiter ainsi d'irresponsable par le chef de l'État, même si le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, ne l'est encore que pour quelques jours.

1:09
Présentateur

Mais qu'est-ce qu'il a pu dire pour mettre à ce point en pétard le chef de l'État ?

1:13
Invité

Ceci que vous allez voir, c'était la semaine dernière devant l'université de rentrée du MEDEF, allonchant le rappel qu'avant de réclamer davantage de nucléaire, les pouvoirs publics n'ont cessé de dire qu'il en fallait moins. Pourquoi on n'a pas assez d'équipes formées ? Eh bien parce qu'on nous a dit, non, votre parc nucléaire, il va décliner. S'il vous plaît, préparez-vous à fermer des centrales. On a d'ailleurs déjà fermé les deux premières. On nous a dit, et d'ailleurs ce sont encore les textes en vigueur au moment où on se parle, on nous a dit, préparez-vous à fermer les douze suivantes. Alors nous, évidemment, avec la filière, on s'est dit, on fait quoi ?

Évidemment, on n'a pas embauché des gens pour en construire douze, on a embauché des gens pour en fermer douze. Douze, c'est les 14 réacteurs qui devaient s'arrêter, moins les deux qui ont effectivement fermé. Il y a deux ans, les deux réacteurs de Fessenheim, décision assumée et saluée comme historique par la ministre de l'écologie de l'époque, une certaine Elisabeth Borne. C'est un moment historique parce que, comme vous le soulignez, ça fait des années qu'on dit aux Français qu'il faut baisser la part du nucléaire dans notre électricité. Mais cette décision, elle est prise. Le décret que j'ai signé avec le Premier ministre, il est ce matin au journal officiel.

Et samedi prochain, le premier réacteur de Fessenheim s'arrêtera. Fessenheim qui produisait chaque année 10 à 12 TWh, 12 milliards de kWh, l'équivalent d'environ 3 000 éoliennes, qui nous auraient bien été utiles ces temps-ci, mais dont Emmanuel Macron a défendu hier ainsi la fermeture. Fessenheim était une entreprise, pardon, une centrale sur laquelle il n'y avait plus de travail de maintenance depuis plus de 5 ans. L'analyse factuelle qui a été faite, c'est qu'il était le choix le plus rationnel, était en effet de confirmer sa fermeture.

2:56
Présentateur

Il a raison.

2:56
Invité

Non, ce n'est pas vrai. Fessenheim était une centrale ancienne, mais viable et sûre, qui aurait pu être prolongée une dizaine d'années, d'après les experts. La vérité, c'est que la décision de la fermée n'a pas été rationnelle, mais 100% politique. C'était une promesse de François Hollande pour séduire les écolos ou les antinucléaires, du moins en 2012. Promesse officialisée en toute fin de mandat par un décret signé de Ségolène Royal, le voici, le 9 avril 2017. Promesse reprise par Emmanuel Macron. Pendant toutes ces années, ceux qui rappelaient que fermer des centrales nucléaires conduisaient à émettre beaucoup plus de CO2, criaient dans le désert.

Demi-aveu de Bruno Le Maire ce matin sur BFM.

3:37
Présentateur

– Vous ne regrettez pas quand même que le président ait fermé Fessenheim ?

3:40
Invité

– Je pense qu'il faut se tourner vers l'avenir. Voilà, c'est cela. Parlons d'avenir et serrons les fesses pour cet hiver. – Sous-titrage ST' 501