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Audition parlementaireAssemblée nationale (sur YouTube)· 23 juin 2026 117 minContradictoireFond programmatiqueSécuritéJusticeSantéTravail & emploi

🔮 Laurent Nuñez, ministre de l’IntĂ©rieur, prĂ©sente le projet de loi RIPOST

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:05OuverteRĂ©ponse directe

    L'objectif de ce texte est-il de répondre aux difficultés des forces de sécurité et des élus locaux ?

  • 4:00OuverteRĂ©ponse directe

    Le renforcement des sanctions contre les rodéos motorisés est-il une mesure attendue par les maires ?

  • 6:00OuverteRĂ©ponse directe

    La pénalisation du protoxyde d'azote est-elle justifiée par des ravages sanitaires ?

  • 8:00OuverteRĂ©ponse partielle

    Les rassemblements musicaux illĂ©gaux doivent-ils ĂȘtre sanctionnĂ©s plus sĂ©vĂšrement ?

  • 10:00RelanceRĂ©ponse partielle

    Ce texte révÚle-t-il une politique de répression plutÎt que de prévention ?

  • 12:00RelanceRĂ©ponse partielle

    Les mesures proposées sont-elles cohérentes avec une politique publique de long terme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Locuteur 2Fait
    « Il s'attaque au phĂ©nomĂšnes qui suscitent l'exaspĂ©ration rĂ©putĂ©e et durable de nos concitoyens en zone urbaines comme aux enures. Du reste, rodĂ©o motorisĂ©, rĂȘve partie, usage dĂ©tournĂ© du protoxyde d'azote, consommation de stupĂ©fiant, quat violence dans le sport et et usage dĂ©tournĂ©. »
  • 7:00Locuteur 2Fait
    « Nous aurons l'occasion d'en parler à l'occasion donc des des des la possibilité offerte des des fouilles dans le périmÚtre de la zone Schengen, de la renseignarisation qui a été étendue, de l'extension de la durée de la garde à vue pour la délinquence financiÚre, encore appelé délinquence au col blanc ou encore de l'inspection des coffres par les agents de sécurité privée. »
  • 9:00Locuteur 2Chiffre
    « Ce sera notamment le cas de la proposition qui figure dans le projet et qui prévoit de revaloriser le montant de l'amende forfaitaire des lituelles pour consommation de stupéfiant. »
  • 11:00Locuteur 2Fait
    « Sont ainsi prévu un certain nombre de fermetures d'établissement pour les commerces qui vendraient illégalement du des mortiers, du protoxyde d'azote ou encore nous avons une mesure concernant l'évacuation des meublés touristiques. »
  • 15:00Locuteur 2Fait
    « Le gouvernement a Ă©tĂ© lui-mĂȘme amenĂ© Ă  enrichir par voie d'amendement un certain nombre de dispositions pour par exemple amĂ©liorer le recouvrement des AFD pour tenir compte notamment des recommandations de la Cour des comptes sur les amendes forfaitaires dĂ©licuelles en prĂ©voyant notamment la possibilitĂ© d'un paiement fractionnĂ©, l'augmentation du dĂ©lai de paiement ainsi que l'accĂšs aux donnĂ©es fiscales par l'Antari qui est chargĂ© du recouvrement des AFD. »
  • 17:00Locuteur 2Fait
    « Euh par ailleurs a été prévue l'interdiction euh des distributeurs automatiques de produits de vapotage et de CBD ainsi que la vente au mineur des produits de à base de CBD. »
  • 19:00Locuteur 2Fait
    « Nous souhaitons qu'il y ait un certain nombre de d'évolutions à nouveau hein lors de l'examen par l'Assemblée nationale. Notamment je souhaite he que l'examen attentif du texte par votre commission de loi puisse permettre de supprimer plusieurs dispositions votées par le Sénat. »
  • 21:00Locuteur 3Fait
    « Nous sommes en juin 2026 et pourtant il nous semblait que les macronistes étaient aux responsabilités depuis bientÎt 10 ans. Malheureusement pour la France et les Français, il a fallu 10 ans pour que vous provoquiez le chaos généralisé dans le pays avec une délinquence qui explose. »
  • 23:00Locuteur 3Fait
    « La France dispose de policiers nationaux et municipaux, de gendarmes, de pompiers, de douigners, de surveillants pénitentiaires courageux qui essaient d'exercer leur métier du mieux possible dans des conditions de plus en plus difficiles. »
  • 25:00Locuteur 4Fait
    « Des résultats, c'est exactement ce qu'attendent les Français. Sur tout le territoire national, ils sont nombreux à subir les conséquences d'une délinquence qui se fait plus prignante. »
  • 27:00Locuteur 4Fait
    « Les incivilitĂ©s elles-mĂȘmes en viennent dĂ©sormais Ă  inspirer la crainte. Les rode urbains blessent et finissent mĂȘme par tuer leurs auteurs, les forces de sĂ©curitĂ© mobilisĂ©, mais aussi des piĂ©tons innocents aux familles desquels vont toutes nos pensĂ©es. »
  • 29:00Locuteur 5Fait
    « Le prétendu choc d'autorité de ce texte patchwork est la 1e manifestation de votre incapacité à traiter des faits sociaux autrement que par la matraque et la surveillance de masse. »
  • 31:00Locuteur 5Fait
    « Vous nous imposez l'examen de votre défouloir sécuritaire interminable, illisible, particuliÚrement inutile pour agir sur les phénomÚnes que vous constatez. »
  • 33:00Locuteur 6Fait
    « Le projet de loi Rost nous est présenté comme un un véritable choc d'autorité. pardon mais nous y voyons pas véritablement un choc mais un texte ça a été signalé à plusieurs reprises relevé à plusieurs reprises notamment au Sénat un texte un petit peu fourtout et puis en terme d'autorité malheureusement cette autorité se manifeste quasi essentiellement à travers ce que j'app ce que j'appellerai la recette des amendes forfaitires délectuell personne ne conteste la réalité des ne conteste les réalités que vivent nos territoires. »
  • 35:00Locuteur 6Fait
    « Le premier problÚme que j'aimerais soulever celui des amendes forfaitaires délictuelles à la fois sur le plan pratique mais aussi sur le fond. Euh le gouvernement les généralise quasiment désormais sur tous les sujets mortiers, free partie, rodéo, protoxide avec un problÚme à nos yeux de proportionnalité entre l'infraction et la sanction. »
  • 37:00Locuteur 7Fait
    « nos concitoyens nous adressent en réalité un message assez simple. Ils veulent pouvoir vivre en sécurité, circuler sereinement, protéger leurs biens et retrouver la tranquillité à laquelle ils ont droit. »
  • 41:00Locuteur 8Fait
    « On est beaucoup Ă  ĂȘtre fatiguĂ©. FatiguĂ© de voir s'ouvrir une fois encore le spectacle d'une surenchĂšre sĂ©curitaire. FatiguĂ© de voir la mĂȘme mĂ©canique se mettre en place. un fait d'hiver, un emballement mĂ©diatique, un vent de panique soufflĂ© par de par des esprits faibles et le gouvernement qui se laisse porter par ces terres mauvais pour proposer toujours les mĂȘmes rĂ©ponses. »
  • 43:00Locuteur 9Fait
    « L'objectif de ce texte est de doter l'État de moyens adaptĂ©s pour lutter contre les formes de dĂ©linquence et de criminalitĂ© qui altĂšrent le quotidien des Français et nourrissent un sentiment d'insĂ©curitĂ©. »
  • 20:40Emmanuel DuplĂ©ifChiffre
    « La demande de cocaïne a doublé en 1 an pour toucher 1,1 million de personnes. »
  • 21:00Emmanuel DuplĂ©ifChiffre
    « Le cannabis compte 5 millions de consommateurs réguliers. »

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

ministre le 25 mars dernier, soumis en premier lieu au Sénat qu'il a adopté le 26 mai, le faisant passer, je le signale, de 33 articles à 63. Euh à ce sujet, je voudrais préciser que le Sénat, je vais dire cela avec diplomatie, a manifestement eu une appréciation, disons relativement souple de l'article 45 de la Constitution de l'ircevabilité que vous connaissez. Tout d'abord, cela va nous obliger à passer beaucoup de temps sur des articles qui ne figuraient pas au projet de loi initial.

C'est important de le rappeler. Et puis ensuite cela a justifié, j'allais dire hélas pour vous parlementaire mais également pour nos rapporteurs, pour le gouvernement également une irrecevabilité trÚs large puisque un trÚs grand nombre d'articles encore une fois ne figurait pas dans le projet de loi initial et que je dois juger de l'article 45 au regard du cul du seul pardon projet de loi initial. Monsieur le ministre, je vous donne immédiatement la parole pour que vous nous présentiez les principales dispositions de ce projet de loi.

Merci beaucoup monsieur le président, messieurs les rapporteurs, mesdames et messieurs les députés. Donc il était évidemment particuliÚrement important pour moi donc de répondre présent à cet examen par rapport votre commission donc du projet de loi Ripost ce texte est important pour le ministÚre de l'intérieur et je le crois particuliÚrement attendu par nos concitoyens. C'est un texte que donc je porte avec beaucoup de convictions.

Avant d'entrer dans le détail des propositions du texte tel qu'il est issu de son adoption au Sénat, quelques mots préalables pour vous rappeler la philosophie générale du projet. C'est un projet qui réunit des mesures à la fois d'autorité qui sont réclamées par nos concitoyens, je le disais à l'instant, et des mesures d'efficacité qui sont demandées par nos forces de sécurité. Choc d'autorité, choc d'efficacité sont finalement les deux inspirations de ce texte.

Il est entiĂšrement bĂąti sur les remontĂ©es du terrain, donc de nos concitoyens, des Ă©lus locaux et des forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Dans le bloc autoritĂ©, il s'attaque au phĂ©nomĂšnes qui suscitent l'exaspĂ©ration rĂ©putĂ©e et durable de nos concitoyens en zone urbaines comme aux enures. Du reste, rodĂ©o motorisĂ©, rĂȘve partie, usage dĂ©tournĂ© du protoxyde d'azote, consommation de stupĂ©fiant, quat violence dans le sport et et usage dĂ©tournĂ©. souvent Ă  l'encontre des forces de l'ordre des mortiers d'artifice.

Dans le bloc efficacitĂ©, il s'appuie sur les besoins remontĂ©s par les services opĂ©rationnel pour amĂ©liorer la lutte contre ces mĂȘmes phĂ©nomĂšnes mais aussi contre la criminalitĂ© organisĂ©e ou encore la grande dĂ©linquence en terme de moyens procĂ©duraux notamment. Nous aurons l'occasion d'en parler Ă  l'occasion donc des des des la possibilitĂ© offerte des des fouilles dans le pĂ©rimĂštre de la zone Schengen, de la renseignarisation qui a Ă©tĂ© Ă©tendue, de l'extension de la durĂ©e de la garde Ă  vue pour la dĂ©linquence financiĂšre, encore appelĂ© dĂ©linquence au col blanc ou encore de l'inspection des coffres par les agents de sĂ©curitĂ© privĂ©e. Et encore, devrais-je dire, la fouille visuelle des coffres par les agents de sĂ©curitĂ© privĂ©e.

Il s'agit également dans ce bloc d'efficacité d'accroßtre les moyens technologiques des services. Je pense à l'extension du lapis, à l'extension de la vidéo protection assistée ou à l'utilisation des drones en cas d'urgence. C'est un projet de loi qui cherche l'efficacité de la sanction en proposant à la fois indurcissement de la réponse pénale, soit par la création d'infraction pénale jusqu'à inexistante.

Je pense au délit de participation à rassemblement musical illégal ou à tout ce qui touche au protoxyde d'azote et notamment la vente, la détention, le transport ou la conduite sous l'emprise du protoxyde d'azote. Donc d'une part, soit création de d'infractions qui n'existaient pas, soit l'aggravation de la peine encoure pour un certain nombre d'infractions persistantes. Ce sera notamment le cas de la proposition qui figure dans le projet et qui prévoit de revaloriser le montant de l'amende forfaitaire des lituelles pour consommation de stupéfiant.

Il s'agit également au-delà donc de la réponse pénale d'une accélération de la réponse quelle qu'elle soit et notamment via l'instation de mesures administratives immédiates. Sont ainsi prévu un certain nombre de fermetures d'établissement pour les commerces qui vendraient illégalement du des mortiers, du protoxyde d'azote ou encore nous avons une mesure concernant l'évacuation des meublés touristiques. Donc des réponses qui sont immédiates, indépendantes, tout en restant complémentaire complémentaire de la réponse judiciaire.

L'objectif est infin de lutter contre le sentiment d'impunitĂ© que peuvent nourrir nos concitoyens et celui dont pourrait se prĂ©valoir les dĂ©linquants. C'est donc un projet de loi que j'ai l'honneur de prĂ©senter et dĂ©fendre devant vous qui est pragmatique, opĂ©rationnel, extrĂȘmement concret, qui ne cherche pas Ă  renverser la table mais bien Ă  complĂ©ter de maniĂšre ciblĂ©e, prĂ©cise, ajustĂ©e des angles morts et des carences de la lĂ©gislation actuelle. concernant le son examen au SĂ©nat.

Vous avez parlé monsieur le président, je me félicite qu'à quelques exceptions prÚs sur lesquelles je reviendrai. Le Sénat est conservé en grande majorité, l'esprit de ce texte, voir qu'il en est conforté l'ambition par plusieurs amendements. Je pense notamment à certaines mesures d'autorité initialement prévues qui ont été renforcées.

Euh par exemple donc le le retrait de l'agrément permettant la vente de moyens pyrotechniques pour les professionnels contrevenant ou encore la mise à la charge des organisateurs des frais engagés pour la sécurité. lors d'un rassemblement musical illégal ou encore donc l'extension à l'état de récidive de la possibilité de délivrer une amende forfaitaire déluel pour les rodé motorisés. De nouvelles sanctions ont également été créées lors de l'examen du Sénat.

Euh par exemple une peine de 2 mois d'emprisonnement pour le dĂ©lit de transport surfing, une peine de 3 ans de prison et 75000 € d'amende pour un nouveau dĂ©lai d'organisation d'un rassemblement motorisĂ© en violation d'un arrĂȘtĂ© d'interdiction et euh par ailleurs Ă©galement une peine de 5000 € d'amende pour un nouveau dĂ©lit de participation Ă  un rassemblement motorisĂ© interdit. Sur le volet moyen des F des forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Le SĂ©nat a Ă©largi le champ infractionnel autorisant le recours au Lapis, Ă  l'ensemble des disparitions inquiĂ©tantes, Ă  la possibilitĂ© d'utiliser des dispositifs Lapis pour la rĂ©pression de la contrebande de tabac ou encore Ă  l'expĂ©rimentation de l'analyse automatisĂ©e des donnĂ©es sur le le dans certains cas pardon, le pĂ©rimĂštre initial du texte a Ă©tĂ© utilement Ă©tendu Ă  d'autres champs.

Je pense notamment Ă  la sĂ©rie de dispositions, je suppose monsieur le prĂ©sident que c'est aussi Ă  cela donquelle vous faisiez allusion, Ă  la sĂ©rie de dispositions sur la sĂ©curitĂ© dans les transport notamment pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes. À l'occasion de l'examen du texte en sciences publiques au SĂ©nat, le gouvernement a Ă©tĂ© lui-mĂȘme amenĂ© Ă  enrichir par voie d'amendement un certain nombre de dispositions pour par exemple amĂ©liorer le recouvrement des AFD pour tenir compte notamment des recommandations de la Cour des comptes sur les amendes forfaitaires dĂ©licuelles en prĂ©voyant notamment la possibilitĂ© d'un paiement fractionnĂ©, l'augmentation du dĂ©lai de paiement ainsi que l'accĂšs aux donnĂ©es fiscales par l'Antari qui est chargĂ© du recouvrement des AFD. Euh par ailleurs a Ă©tĂ© prĂ©vue l'interdiction euh des distributeurs automatiques de produits de vapotage et de CBD ainsi que la vente au mineur des produits de Ă  base de CBD.

Euh voilà, voilà ce que je pouvais dire. Oui, par ailleurs, le gouvernement a proposé également une réécriture du fameux article 9 sur les contrÎles des forces de sécurité intérieure en zone frontaliÚre qui permettra de lutter efficacement contre le trafic de stupéfiant en s'appuyant sur la complémentarité des unités spécialisées des forces de sécurité intérieure et des douanes, aucune entité n'étant appelée à remplacer l'autre. Et donc, un certain nombre de précisions ont été apportées par le gouvernement dans le cadre d'un amendement qui a été adopté sur la rédaction de cet article 9.

Évidemment, dans le cadre de la discussion, nous souhaitons qu'il y ait un certain nombre de d'Ă©volutions Ă  nouveau hein lors de l'examen par l'AssemblĂ©e nationale. Notamment je souhaite he que l'examen attentif du texte par votre commission de loi puisse permettre de supprimer plusieurs dispositions votĂ©es par le SĂ©nat. Certaines venant modifier l'intention originelle du texte, d'autres Ă©tant inopĂ©rantes, faisant pas peser une charge opĂ©rationnelle trop lourde ou en courant un fort risque d'inconstitutionnalitĂ©.

Euh ce sera euh notamment le cas des dĂ©bats que nous devrions avoir nous aurons sur les articles additionnels sur l'installation illicite des gens du voyage puisque le gouvernement soutient l'examen des deux propositions de loi qui ont Ă©tĂ© portĂ©es par les parlementaires et notamment celle de monsieur Xavier Albertini ou celle de Damien Michal. Mais il nous semble que de telles mesures prĂ©sentent un lien qui peut-ĂȘtre indirect avec l'objet de ce PJL. En tout cas, nous aurons l'occasion d' d'en rediscuter euh dans l'information et la consultation du maire avant toute mesure prĂ©fectorale de police administrative qui serait prise sur le fondement des mesures de police administrative du texte, le gouvernement est trĂšs rĂ©servĂ© sur cette consultation prĂ©alable qui peut obĂ©rer ses capacitĂ©s opĂ©rationnelles et c'est une mesure qui mĂ©rite d'ĂȘtre enfin nous proposerons sa suppression et elle mĂ©rite Ă©videmment discussion et dĂ©bat et j'ai dĂ©posĂ© Je dĂ©poserai un amendement Ă  cet effet.

Euh autre autre Ă©lĂ©ment, le SĂ©nat a exclu la dĂ©tention Ă  domicile sous surveillance Ă©lectronique des amĂ©nagements de peine euh pouvant ĂȘtre accordĂ© par le juge d'application des peines au condamnĂ© Ă  plus de 5 ans pour criminalitĂ© organisĂ©e ou condamnĂ© pour terrorisme. Cette exclusion est Ă  la fois inconstitutionnelle et paradoxalement plus favorable aux dĂ©tenus concernĂ©s dĂšs lors qu'il ne leur resterait accessible que la libĂ©ration conditionnelle. Ceci pourrait bĂ©nĂ©ficier dĂšs la mĂš soit bien plus tĂŽt et sans maintien sous Ă©crou ce qui est manifestement moins contraignant qu'une qu'une dĂ©lose Ă©galement donc sur des dĂ©lais un certain nombre donc de de dĂ©lais qui ont Ă©tĂ© rĂ©duits par le SĂ©nat sur lesquels je vous proposerai de revenir.

Je pense notamment à la réduction à 2 jours du délai de réclamation du véhicule placé en fourriÚre aprÚs un rodéo, ainsi que la destruction des mise en fourriÚre des véhicules non déclarés qui présente tous deux un risque d'atteinte excessif aux droits de propriété. En en outre, il est il me semble nécessaire que votre commission vienne corriger ou compléter certaines dispositions modifiées par le Sénat. Ce sera le cas notamment de l'usage des tournées du protoxyde d'azote.

Si je me rallie, le gouvernement se rallie au votes du sénateur qui ont prévu l'interdiction de vente du protoxyde d'azote au particulier, il est absolument impératif que ce principe cette cette rÚgle de droit ne trouve à s'appliquer qu'au qu'à compter du 1er février 2027, date à laquelle une telle mesure sera conforme au droits de l'Union européenne. Et donc, il est donc essentiel d'adopter l'amendement des rapporteurs au cas d'espÚce euh et que je remercie pour cette raison et pour laisser le temps aux professionnels de se réorganiser. Sans cet amendement, d'ailleurs, nous serions obligés en en réalité de saisir la Commission européenne, ce qui est susceptible, hein, de de différer l'adoption définitive du projet de loi.

Pour autant, je rassure, l'ensemble des autres dispositions concernant le protoxyde d'azote s'appliqueront dÚs la promulgation du texte et notamment donc le nouveau délit d'inhalation en dehors d'un cadre médical, la généralisation du délit de provocation en usage détourné ou le délit de conduite sous sous protoxyde d'azote. concernant l'inspection visuelle des des véhicules et des coffres par les agents de sécurité privé, je souhaite également que l'on revienne à la rédaction du texte initial qui prévoyait cette possibilité dans un certain nombre de cas limités, important mais limité, à savoir notamment les grands événements, les grandes manifestations sportives ou culturelles et uniquement sur autorisation du préfet dans les autres cas. cette cette derniÚre clause ayant été euh supprimée au Sénat, je vous proposerai de la rétablir pour que cette mesure d'inspection visuel des véhicules et des coffres par des agents de sécurité privé conservent un caractÚre exceptionnel.

Euh et puis bien Ă©videmment, nous aurons je je proposerai de le rĂ©tablissement de l'Ă©criture initiale concernant la durĂ©e des interdictions administratives de de stade sur lesquels je ne doute pas que nous aurons des dĂ©bats nourris. VoilĂ  ce que je voulais vous dire, monsieur le le prĂ©sident, vous reprĂ©cisant un dernier point que le gouvernement Ă  lui-mĂȘme l'a encore dĂ©posĂ© des amendements pour complĂ©ter euh pour complĂ©ter le projet de loi et notamment la possibilitĂ© qui avait Ă©tĂ© annoncĂ©e dĂ©jĂ  dans les dans les mĂ©dias et donc pour partie elle relĂšve de disposition lĂ©gislative. Donc la possibilitĂ© pour les prĂ©fets de suspendre administrativement le permis de conduire de consommateurs rĂ©guliers de stupĂ©fiants et au-delĂ  des seules hypothĂšses oĂč nous sommes dans le cas oĂč une peine de suspension du permis euh est prĂ©vue.

De la mĂȘme façon, nous proposerons, je proposerai de rĂ©tablir pour le prĂ©fet la possibilitĂ© de prononcer une obligation de pointage pour les interdictions administratives de stade le jour prĂ©cĂ©dent le match et le jour suivant le match qui sont des pĂ©riodes oĂč se dĂ©roulent trĂšs souvent de nombreux incidents. VoilĂ . Enfin, je proposerai Ă©galement par amendement des sans doute pour la sĂ©ance publique un certain nombre de dispositions qui tirent les consĂ©quences des graves incidents qui ont suivi les manifestations sportives et notamment la finale de la Ligue des Champions gagnĂ©e par le Paris-Germain.

Voilà, monsieur le président, ce que je voulais vous dire pour présenter ce texte. à la fois dans l'esprit, dans les observations que je peux faire suite à son adoption par le Sénat et dans les évolutions dans les grandes lignes que nous souhaitons, mais nous aurons l'occasion d'y revenir dans la discussion. Merci beaucoup monsieur monsieur le ministre, monsieur le messieurs les rapporteurs, pardon.

Je vous donne la parole peut-ĂȘtre d'abord monsieur Vince encore si j'ai bien compris et je vous en prie. Merci monsieur le prĂ©sident. Bonjour Ă  tous monsieur le monsieur le ministre, mes chers collĂšgues et chers corrapporteur Xavier Albertini avec qui nous avons prĂ©parĂ© l'examen de ce texte.

Tout d'abord vous dire que je me réjouis que nous puissions nous nous retrouver pour examiner donc ce ce projet de loi repost aprÚs son examen au Sénat. En espérant, puisque cela a été dit au regard de l'inflation en terme d'article de ce texte, que l'Assemblée nationale puisse ajouter à la fois sa qualité juridique et son sens de l'équilibre. Euh il y a un an dans le cadre de la loi visant à sortir la France du du piÚge du narcotrafic, nous avions notamment concentré, chers collÚgues, nos efforts sur les faits relevant, pour reprendre l'expression, du haut du spectre, en tout cas d'un certain niveau de de criminalité organisée, les les désormais bien connus de cette commission 773, 731 et 70674 du code de procédure pénale et il nous revient aujourd'hui de mener un autre effort, un effort dirigé cette fois contre la délinquence du quotidien.

Celle-ci, non obstant sa faible densitĂ©, sa faible granularitĂ© a pourtant, de maniĂšre certaine, nous le savons tous, un impact fort, un impact dĂ©stabilisant sur la vie de nos concitoyens, sur la mobilisation des des forces de sĂ©curitĂ©, des reprĂ©sentants de l'État et sur la vie de notre systĂšme judiciaire. Avant d'aller plus loin, je tiens d'abord Ă  remercier Ă©galement monsieur le ministre et ses services pour son engagement et la maniĂšre dont nous avons pu travailler en amont ainsi que mon collĂšgue corapporteur avec lequel nous avons travaillĂ© de maniĂšre fluide ce texte. Je ne vais pas redire ou en tout cas moins bien dire ce que monsieur le ministre a exposĂ© sur la philosophie gĂ©nĂ©rale du texte.

Simplement, je voulais insister sur trois grands points, trois grands axes du texte. D'abord, il s'agit selon moi d'un texte qui a été construit avec l'ensemble des acteurs du continuum de sécurité de notre pays. C'est un point important que je pense nous devons soulever.

Il ressort des diffĂ©rentes auditions que nous avons menĂ© avec Xavier Albertini et auquels plusieurs d'entre vous ont pu assister que ce texte et les mesures qu'il qu'il emporte sont des mesures attendues par ceux qui auront demain, j'espĂšre Ă  les appliquer dans notre pays. Ensuite, ce texte, il s'attaque Ă  plusieurs phĂ©nomĂšnes troublant l'ordre public qui ont connu de premiĂšres rĂ©ponses lĂ©gislatives normatives ces derniĂšres annĂ©es, mais dont les Ă©volutions, les nouvelles formes de manifestation empreintent des voies que nous n'avions pas forcĂ©ment anticipĂ© ou en tout cas auquels il nous faut aujourd'hui donner de nouvelles rĂ©ponses. Je pense par exemple au phĂ©nomĂšne de rodĂ©o motorisĂ© qui ont connu une premiĂšre loi en 2018 et une dĂ©finition dans le code de la route au free partie dont le premier encadrement remonte Ă  2001 avec la loi relative Ă  la sĂ©curitĂ© du quotidien ou bien en ce qui concerne la question du protoxyde d'azote dont mon collĂšgue je pense reparlera puisqu'elle est dans la partie qui l'a plus particuliĂšrement suivie avait connu une traduction lĂ©gislative en 2021 donc des exemples de phĂ©nomĂšnes pour lesquels le droit positif doit ĂȘtre amendĂ© au regard des Ă©volutions rĂ©centes et les trois premiers articles cycle du texte forme Ă  ce sujet un ensemble cohĂ©rent.

Il traite des moris d'artifice, des free party et des rodĂ© motorisĂ©s. Tous trois s'attaquent donc Ă  des formes de dĂ©linquence qui partagent deux caractĂ©ristiques : troubler gravement l'ordre public et la tranquillitĂ© et ensuite mobiliser souvent de maniĂšre saisonniĂšre mais avec des pics extrĂȘmement forts nos forces de l'ordre. Le dernier axe, pour ne pas ĂȘtre au long, sur lequel je souhaitais insister, monsieur le prĂ©sident, concerne la mise Ă  jour, la mise Ă  niveau des moyens dont disposent nos forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure pour lutter face Ă  des acteurs qui eux ne se privent pas d'user et d'abuser de moyens souvent nouveaux qui sont mis Ă  leur disposition.

Extension du recours aux drones dans les cas d'urgence par exemple. Et je veux le redire, nous nous confrontons avec la question de la VSA, de la vidĂ©o surveillance algorithmique et de la procĂ©dure donc d'utilisation dont je parlais Ă  l'instant en urgence des drones. Ă  la question rĂ©currente de la mise Ă  disposition de nos forces de sĂ©curitĂ© Ă  l'intĂ©rieur de technologie dans un cadre constitutionnel respectueux des droits et des libertĂ©s fondamentales alors mĂȘme que ces technologies font d'ors et dĂ©jĂ  l'objet d'une utilisation malveillante par certains acteurs criminels.

Et je suis convaincu que nous ne pourrons pas éviter à l'avenir dÚs maintenant mais parce que ces questions vont continuer à se poser de les traiter dans cette commission. Extension du recours au systÚme de lecture automatisé des plaques d'immatriculation. L'API pour la suite.

Leur utilitĂ© nous a Ă©tĂ© confirmĂ©e aussi bien par les douiniers que par les gendarmes ou les policiers. Et je pense que ces outils doivent ĂȘtre davantage dĂ©veloppĂ©s. Nous ouvrirons, nous vous proposerons d'ouvrir par ailleurs le bĂ©nĂ©fice de cette expĂ©rimentation d'accĂšs au systĂšme Lapi aux douanes pardon au aux forces de l'ordre spĂ©cialisĂ© afin de renforcer la lutte contre la la criminalitĂ© organisĂ©e.

Sur les camĂ©ras piĂ©tons. Pareil, mĂȘme mĂȘme Ă©volution. Nous vous proposerons d'autoriser les douiniers Ă  emporter.

C'est pour nous une Ă©vidence et un oubli pour l'instant par rapport Ă  ce qui a Ă©tĂ© fait dans d'autres textes rĂ©cemment. Et nous vous proposerons aussi de lancer une expĂ©rimentation pour certains agents de sĂ©curitĂ© privĂ©e, ce qui nous apparaĂźt ĂȘtre une mesure de relatif bon sens. ExpĂ©rimentation d'usage de camĂ©ras embarquĂ© Ă©galement pour les interventions des personnels des sociĂ©tĂ©s concessionnaires du rĂ©seau routier.

Voilà autant d'exemples d'évolution des technologies que nous souhaitons pouvoir mettre à disposition des forces de l'ordre. Je serai pas plus loin à ce stade, monsieur le président. Et donc sans plus tarder, je peux céder la parole à mon coprapporteur.

Monsieur le rapporteur Albertini, je vous en prie. Merci monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collÚgues, chers corpporteurs Vincent Cor. En préambule, je souhaite également remercier monsieur le ministre pour sa présence à nos cÎtés cet aprÚs-midi, ainsi que mon corpporteur pour la qualité de nos échanges et l'excellente entente qui a été la nÎtre pendant ces auditions et ses réflexions.

J'en profite également pour remercier l'ensemble des personnes que nous avons eu l'occasion d'auditionner, également l'ensemble des administrateurs de cette de l'Assemblée nationale qui nous ont accompagné lors de nos travaux et qui ont été danses, ainsi que nos collÚgues qui ont pu participer euh à ces auditions. Comme le disait Vincent Core, ce texte porte l'ambition d'apporter une réponse face à des phénomÚnes qui prennent chaque jour de l'ampleur. Non seulement les infractions de la délinquence du quotidien, mon corapporteur vient d'en parler, mais également les nombreux champs sur lesquels la criminalité organisée semble malheureusement étendre toujours plus son emprise.

Pour répondre à ces défis, ce texte adopte une posture opérationnelle visant à permettre à nos magistrats et nos forces de l'ordre de disposer de tous les outils juridiques nécessaires à l'endiguement de ces phénomÚnes afin de protéger la sécurité publique de notre pays. Il approfondit les réponses à des phénomÚnes anciens comme le trafic de médicaments, le trafic de stupéfiants, mais il s'attaque aussi à des phénomÚnes récents, touchant notamment notre jeunesse comme la consommation de protoxyde d'azote dont les dramatiques conséquences sanitaires en terme de sécurité routiÚre nous donnent chaque jour de nouveaux exemples. J'ai pour ma part suivi plus spécifiquement les articles de la fin du titre 1er article 4 à 5 des siÚces ainsi que l'ensemble du titre 2 portant prioritairement sur la lutte contre la criminalité organisée. sans vouloir et pouvoir détailler à ces stades à ce stade chacun de ces dispositifs, je souhaite insister sur les principales dispositions introduites par ce texte.

Tout d'abord, pour renforcer l'efficacité de l'amende forfaitaire délictuelle et un sujet dont je suis sûr nous ne manquerons pas de débattre, plusieurs dispositions tirent les conséquences du rapport de la Cour des comptes de mars dernier sur le sujet et transcrivent les principales recommandations formulées par la Cour. Ainsi, l'article 6 augmente le montant de la FD en matiÚre d'usage stupéfiant. Le montant actuellement actuel est en sans commune mesure avec la peine moyenne d'amende prononcée par les juridictions pour ce délit.

L'article 6 quatter prévoit quant à lui la possibilité de fractionner le paiement de l'amende dans plusieurs versements afin de renforcer l'efficacité du dispositif et de répondre ainsi aux difficultés relevées en matiÚre de recouvrement. Le texte touche également l'AFD pour le délit d'occupation illicite en réunion d'un terrain et à différentes mesures d'évacuation forcée dont celle des meublés touristiques. Plusieurs articles sur ces sujets ont été ajoutés lors de l'examen au Sénat s'inspirant d'un groupe de travail sur les gens du voyage que plusieurs parlementaires dont je faisais partie ont conduit avec le préfet à l'oncle.

Si je soutiens fermement la lutte ces installations illicites, je pense ainsi qu'il faut en la matiÚre adopter une démarche d'équilibre mais pas seulement répressible. Le texte attaque également au fléau du protoxyde d'azote, article 7, en créant une infraction d'inhalation de ce produit si néfaste pour la santé, ainsi qu'une infraction routiÚre permettant de sanctionner la conduite aprÚs un usage manifeste de protoxyde d'azote. Le Sénat a conservé ses dispositions et a également intégré une interdiction générale de détention, de transport, de session ou d'offres particuliers.

Cette interdiction porte sur le protoxyde d'azote lui-mĂȘme, mais Ă©galement sur tout produit destinĂ© Ă  en faciliter l'extraction pour l'inhaler. Un dĂ©lit de provocation en l'inhalation de protoxyde d'azote a Ă©galement Ă©tĂ© ajoutĂ©. AprĂšs les premiĂšres avancĂ©es votĂ© l'annĂ©e derniĂšre Ă  l'initiative de notre collĂšgue Éric Poget et notre ancienne collĂšgue Anne Bruniera, je suis heureux que ce projet de loi s'attaque directement Ă  ce problĂšme qui prĂ©occupe tant nos concitoyens.

Je voudrais rappeler que la consommation de protoxyde d'azote n'a rien à donine. Elle engendre des accidents routiers toujours plus nombreux. Elle cause des problÚmes sanitaires graves pouvant conduire à des paralysies et engendrer des décÚs.

Des signalements ont mĂȘme Ă©tĂ© faits s'agissant de nouveau nez prĂ©sentant des troubles neurologiques Ă  la naissance dans un contexte d'usage dĂ©tournĂ© et rĂ©pĂ©tĂ© de ce produit pendant par la mer pendant la grossesse. Et les consĂ©quences sont Ă©galement environnementales. Nous connaissons tout tous la masse de dĂ©chets produits par ces consommations et souvent abandonnĂ© dans les rues.

Ces déchets ces déchets posent de réelles difficultés de traitement et entraßnent des explosions répétées dans des chaßnes de recyclage. Je pense qu'il est temps de prendre nos responsabilités et je soutiens pleinement l'interdiction totale de la vente au particulier du protoxyde d'azote. Interdiction qui sera d'ailleurs conforme au nouveau cadre européen en cours de négociation dÚs le début de l'année prochaine.

D'autres mesures visent également à renforcer lutte contre la délinquence et la criminalité organisée. Je citerai par exemple l'intégration du trafic de médicaments dans le champ procédural applicable à la criminalité organisé l'article 10 ainsi que l'adoption d'un cadre plus strict d'exécution des peines pour les personnes condamnées pour des faits graves relevant de la criminalité organisée. Article 12.

Le projet favorise aussi une meilleure coopération entre nos forces de l'ordre et les douanes sur des zones frontaliÚres dont en dotant ces premiÚres de nouvelles prérogatives. L'article 9, ce qui est pertinent à condition que l'articulation envisagée corresponde bien aux compétences de chacun. Un travail est en cours entre les ministÚres concernés que nous suivrons avec attention.

Autre mesure particuliĂšrement attendues pour les forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure pour faciliter le travail d'enquĂȘte et amĂ©liorer le traitement de laquence financiĂšre. L'article 13 allonge la durĂ©e maximum de la garde Ă  vue en la matiĂšre Ă  72h. J'ai veillĂ© Ă  m'assurer de la proportionnalitĂ© de cette mesure Ă  la lumiĂšre de la rĂ©cente censure par le Conseil constitutionnel de la garde Ă  vue de 96 he pour les infractions de corruption.

La disposition ici prĂ©vue prĂ©serve prĂ©serve un juste Ă©quilibre entre l'objectif de recherche des auteurs d'infraction et le respect des droits de la dĂ©fense. En conclusion, je voudrais ajouter un mot par lequel nous aurions dĂ» peut-ĂȘtre commencer. Lors de son examen au SĂ©nat, ce texte a Ă©tĂ© signifatiquement complĂ©tĂ© puisqu'il comprend dĂ©sormais 69 articles contre 33 lors de son dĂ©pĂŽt initial.

Les dispositions été ajouté sur des sujets importants. Il nous revient à présent la tùche de les modifier les plus efficacement possible afin de renforcer les dispositions existantes tout en garant tout en garantissant le respect des grands principes de notre état de droit. Nous devons ainsi avancer sur un fil cherchant pour chaque sujet un équilibre et gardant à l'esprit un impératif d'efficacité et de proportionnalité.

Je vous remercie. Merci messieurs les rapporteurs. Nous en venons aux orateurs des différents groupes et puisque cela m'a été demandé par plusieurs responsables de vos groupes, je suspendrai évidemment pour la motion de Roger qui est en séance.

Nous avons encore un nombreateur important en séance publique. Nous avons donc par conséquent le temps de débuter la discussion générale aprÚs l'intervention et je vous en remercie de monsieur le ministre et de messieurs les rapporteurs. Monsieur Michael Taverne pour le Rassemblement national et pour 4 minutes.

Merci monsieur le président, monsieur le ministre, messieurs le rapporteurs, chers collÚgues. Nous sommes en juin 2026 et pourtant il nous semblait que les macronistes étaient aux responsabilités depuis bientÎt 10 ans. Malheureusement pour la France et les Français, il a fallu 10 ans pour que vous provoquiez le chaos généralisé dans le pays avec une délinquence qui explose.

Je vais vous épargner les chiffres de l'insécurité. Une immigration totale subit un contrÎlé. Une criminalité organisée qui a su se développer et s'organiser partout dans le pays à cause de votre bienpensance et votre déconnexion.

Au bout de 10 ans, vous avez dĂ©couvert qu'il y avait des rĂȘves partis, des ventes Ă  la sauvette ou encore des rodĂ©o motorisĂ©s. Qu'avez-vous fait en 10 ans pour lutter contre ces phĂ©nomĂšnes ? Rien.

Mais je suis certain que lors de cette discussion générale, certains collÚgues diront que ce projet de loi est superbe, qu'il arrive au bon moment, que les Français attendent des réponses de fermeté et cetera. La vérité, c'est que les Français savent pertinemment qu'ils n'ont plus rien à attendre de vous et de votre blabla perpétuel. La France dispose de policiers nationaux et municipaux, de gendarmes, de pompiers, de douigners, de surveillants pénitentiaires courageux qui essaient d'exercer leur métier du mieux possible dans des conditions de plus en plus difficiles.

Pourtant, le candidat Emmanuel Macron en 2022 avait dĂ©clarĂ© "Ce sera moi ou le chaos." GrĂące Ă  vous, mesdames et messieurs les macronistes, nous avons eu les deux. Ce projet de loi qui en dit long sur son titre, c'est-Ă -dire offrir des rĂ©ponses immĂ©diates au phĂ©nomĂšnes troublant l'ordre public, la sĂ©curitĂ© et la tranquillitĂ© de nos concitoyens dĂ©montre que vous n'avez apportĂ© aucune solution ni mĂȘme aucune rĂ©ponse au dĂ©sarrois de nos compatriotes.

Proposer ce texte au bout 10 ans de reine macroniste signifie que vous n'avez pas Ă©tĂ© Ă  la hauteur. Mais quand on y rĂ©flĂ©chit bien, pour rĂ©pondre au fait de violence qui explose dans notre pays, le prĂ©sident Macron et son garde des sauts prĂ©fĂ©rĂ©s erĂ© du pont Moretti avait dĂ©clarĂ© la France entiĂšre. Mais arrĂȘtez cher gaulois rĂ©fractaire, il y a un sentiment d'insĂ©curitĂ©.

Tout va bien dans le pays ou encore la tyrannie du fait d'hiver et mĂȘme le brainwashing sur les faits d'hiver. Je rappelle Ă©galement qu'Emmanuel Macron avait dĂ©clarĂ© lors de son premier quinquena : "Les Français ne supportent plus l'impuissance publique, aujourd'hui vous l'incarnez Ă  la perfection". Ce projet de loi, un peu fourtou, il faut le dire, traite des sujets sur l'usage dĂ©tournĂ© du protoxyde d'azote, phĂ©nomĂšne rĂ©cent mais connu de la lutte contre la vente Ă  la Soviette.

Véritable fléo pour lequel vous n'avez absolument rien fait. Il suffit d'aller voir au Champ de Mars ou à la Gere du Nord. Vous proposez des mesures contrÎlé la vente de mortiers comme l'avait fait Gérald Armin en 2022 qui n'abouti absolument à rien.

Et puis vous reparlez de la criminalitĂ© organisĂ©e. Preuve que la loi sur le narcotrafic ne va pas assez loin car vous proposez des mesures dĂ©fendues par notre groupe mais Ă  l'Ă©poque vous Ă©tiez contre et aujourd'hui vous ĂȘtes pour. Vous n'avez donc aucune vision, aucune stratĂ©gie.

Vous n'Ă©coutez que vous-mĂȘme. Au Rassemblement national, nous avons fait de multiples propositions visant Ă  mieux assurer la sĂ©curitĂ© des Français. La LOPMI en 2022 sur les nombreuses mesures que nous avions dĂ©fendu et que vous aviez baliĂ© d'un revers de main, l'actualitĂ© nous dĂ©montre que nous avions raison.

La Lobj en 2023, nous avions toujours cherché à améliorer les dispositifs tout en renforçant les sanctions. Vous les avez ignoré. les projets de loi sur la sûreté dans les transports ou encore les douanes.

Tous ces textes votĂ©s grĂące Ă  la mobilisation des dĂ©putĂ©s eren ne vont pas assez loin car vous ĂȘtes systĂ©matiquement dans l'hypersuffisance sans connaĂźtre les vĂ©ritables problĂ©matiques sĂ©curitaires du pays. Chers collĂšgues macronistes en disant vous n'avez pas Ă©tĂ© au rendez-vous mĂȘme en 2022 lorsque j'avais prononcĂ© pour la premiĂšre fois lors de la LOPMI la criminalitĂ© organisĂ©e. Certains qui sont prĂ©sents ici me regardaient en se marrant tout en levant les yeux au ciel.

La rĂ©alitĂ©, c'est qu'au Rassemblement national avec Marine Le Pen, Jordan Bardella, on est certainement beaucoup plus connectĂ© Ă  Ă  la rĂ©alitĂ© que vous. Monsieur le ministre, messieurs les rapporteurs, ce texte est une victoire idĂ©ologique du Rassemblement national car il y a des mesures que vous avez copiĂ© dans le programme de Marine Le Pen, mais c'est une bonne chose. Mais nous continuerons de l'amĂ©liorer Ă  travers les amendements que nous avons dĂ©posĂ©s, car notre seul boussole reste et restera Ă  l'intĂ©rĂȘt de la France et des Français, notamment sur leur sĂ©curitĂ© qui est la premiĂšre des libertĂ©s.

Je vous remercie. Merci monsieur le dĂ©putĂ©. Bon, j'Ă©tais rapporteur sur la LOPMI, je n'ai pas le sentiment, on n pas vĂ©cu la mĂȘme situation mais c'est ce n'est pas grave.

Monsieur monsieur le député, je je mon rÎle n'est pas à ce stade en tout cas de commenter vos propos. J'en j'en prends acte, mais voilà, en tant que rapporteur, j'ai quelques souvenirs trÚs précis de ce texte. Monsieur le député Marion pour ensemble pour la République et 4 minutes.

Merci monsieur le président, monsieur le ministre, messieurs les rapporteurs, chers collÚgues, Bécaria disait "Ce n'est point la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition. C'est cette efficacité de la justice que que recherchent les députés du groupe PR et qui les amÚne à soutenir ce projet de loi Ripost. Des résultats, c'est exactement ce qu'attendent les Français.

Sur tout le territoire national, ils sont nombreux Ă  subir les consĂ©quences d'une dĂ©linquence qui se fait plus prignante. Les incivilitĂ©s elles-mĂȘmes en viennent dĂ©sormais Ă  inspirer la crainte. Les rode urbains blessent et finissent mĂȘme par tuer leurs auteurs, les forces de sĂ©curitĂ© mobilisĂ©, mais aussi des piĂ©tons innocents aux familles desquels vont toutes nos pensĂ©es.

Les mortiers d'artifice ont également franchi le seuil du simple désagrément pour devenir un motif d'alerte. Je l'ai encore constaté. Voici quelques semaines avant d'Î dans ma circonscription.

Ils font exploser les fenĂȘtres d'habitation, provoquent des incendies, arrachent des mains dĂ©tournĂ©s en armes par destination Ă  l'encontre des force de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Il les brĂ»lent malgrĂ© leurs Ă©quipements. L'usage dĂ©tournĂ© du mal nommĂ© gazilant entraĂźne quant Ă  lui des paralysies handicapantes, des troubles neurologiques Ă  l'origine d'accidents graves voire mortels.

À l'inquiĂ©tude lĂ©gitime de nos concitoyens et leur demande d'action concrĂšte et rapide, nous rĂ©pondrons d'abord par la prĂ©vention. Certains la diront absente de ce texte. Pourtant, elle le prĂ©cĂšde et il la favorise.

La stratégie nationale de prévention de la délinquence 2026-2030 prévoit déjà d'améliorer la sensibilisation, la formation et l'accompagnement médico-social des jeunes. D'autres dispositifs la confortent tels que la prévention des conduites addictives en milieu scolaire ou encore la récente campagne de communication choc. On passe vite du rire au drame.

Nous y répondons ensuite par la répression dissuasive. Plusieurs textes proposés par la majorité présidentielle sont déjà allés dans ce sens. On l'a rappelé la lopmie. euh a élargi les amendes forfaitÚres délictuelles tandis que la loi relative au JOP de 2024 a d'une part expérimenté le traitement algorithmique d'images de vidéosurveillance et d'autre part remager le régime des interdictions administratives de stade.

Cette loi Ripost en sera le prolongement de de mĂȘme qu'elle complĂ©tera utilement l'ambitieuse loi visant Ă  sortir la France du piĂšge du narcotrafic ou encore celle renforçant la lutte contre les rodĂ© motorisĂ©s. Elle s'articulera Ă©galement avec la future loi police municipale dont nous appelons, monsieur le ministre, Ă  un examen imminent tant ces deux textes sont complĂ©mentaire. L'Ă©volution rapide des pratiques des Dac nous impose d'adopter ce nouveau projet de loi afin de montrer la capacitĂ© d'adaptation, l'efficacitĂ©, la dĂ©termination de notre rĂ©ponse pĂ©nale, notre rĂ©activitĂ© et le gage de notre rĂ©ussite dans ce combat contre la dĂ©linquence.

C'est pourquoi nous soutiendrons les nouvelles mesures de police administrative, l'aggravation des sanctions pĂ©nales, de mĂȘme que la dotation de nouveaux outils juridiques et techniques au service d'enquĂȘte et de renseignement pour lutter contre la criminalitĂ© organisĂ©e, le narcotrafic, nous dĂ©fendrons autant l'utilisation des drones par les FSI qui permettra de sanctionner les rodĂ© sans aucune mise en danger de la vie humaine que le recours aux AFD qui apporte une rĂ©ponse pĂ©nale lĂ  oĂč il en manque. Rappelons qu'elles font gagner aux enquĂȘteurs et Ă  la justice un temps prĂ©cieux, qu'il est plus que jamais nĂ©cessaire de dĂ©dier la poursuite des criminels. Nous profitons de cette occasion d'ailleurs pour remercier vivement ces personnels de leur engagement.

Aussi, nous voterons pour l'extension de l'expĂ©rimentation de la vidĂ©o algorithmique. [grognement] Notre groupe en proposera mĂȘme d'aller plus loin en intĂ©grant Ă  ce texte la proposition de loi de notre collĂšgue Midi qui avait Ă©tĂ© adoptĂ© par notre assemblĂ©e en fĂ©vrier dernier. À ce sujet, j'aurais une question Ă  vous poser, monsieur le ministre. dans quelle mesure l'expĂ©rimentation prĂ©vue pourra concerner nos musĂ©es et ainsi participer de la protection de nos collections publiques au-delĂ  mĂȘme du Louvre.

Enfin, nous reconnaissons pleinement dans l'idĂ©e nous nous reconnaissons pleinement dans l'idĂ©e de responsabiliter les crĂ©ateurs de dommage. Nos seules rĂ©serves iront Ă  quelques ajouts du SĂ©nat par au principe de proportionnalitĂ© des peines que le Conseil d'État reconnu ĂȘtre en trĂšs grande partie respectĂ© par le texte initial. Bien sĂ»r, ce projet de loi ne rĂ©sout pas tout.

Il n'en a jamais eu. Il n'a jamais eu cette prétention d'ailleurs, mais il répond incontestablement à un sentiment d'abandon que nous nous devons de considérons de considérer avant que le populisme ne vienne opportunément s'en nourrir et l'atiser. Je vous remercie.

Merci beaucoup. La parole est à André Torinha pour la pour la Merci monsieur le président. Monsieur le ministre, le prétendu choc d'autorité de ce texte patchwork est la 1e manifestation de votre incapacité à traiter des faits sociaux autrement que par la matraque et la surveillance de masse.

Vous nous imposez l'examen de votre défouloir sécuritaire interminable, illisible, particuliÚrement inutile pour agir sur les phénomÚnes que vous constatez. Votre rhtorique est connue. Il y aurait d'abord une urgence à agir, des trous dans la raquette à combler.

Vous proposez de créer un nouveau délit, de durcir une peine, de multiplier le recours aux amendes forfaites délictuelles. Le code pénal suffit pourtant à réprimer les phénomÚnes qui vous obsÚdent subitement alors qu'ils existent depuis des décennies, mais ils trouvent toute votre attention lorsqu'ils deviennent des obstacles à la gentrification des quartiers populaires et à la spéculation immobiliÚre. sans corriger le moindre vie de juridique.

Vous Ă©duquez les gens Ă  coup de pĂ©nal avant de pousser les pauvres toujours plus loin dans la pĂ©riphĂ©rie, lĂ  oĂč le prix du logement sera plus supportable. Vous donner l'impression d'agir, c'est le cƓur de votre stratĂ©gie. RodĂ©o urbain, protoxyde d'azode, rĂȘve partie, manifestation sportive, un Ă©vĂ©nement et montĂ© un Ă©pingle dans la presse.

Vous répliquez médiatiquement et immédiatement en créant la polémique en poussant à l'incident. Vous labourez le terrain de la réforme pénale inutile et contre-productive. La free partie de Bourge s'est trÚs bien passé malgré vos nombreuses actions de sabotage médiatique.

En pĂ©nalisant la participation Ă  ces fĂȘtes comme vous le proposez, vous condamnez Ă  la clandestinitĂ© des Ă©vĂ©nements festifs qui continueront d'avoir lieu. Vous rendrez toujours plus difficile le travail essentiel des associations de rĂ©duction des risques alors qu'elle dĂ©ploie les mesures de prĂ©vention que vous ĂȘtes incapable de mettre en Ɠuvre. Vous laissez derriĂšre vous un corpus juridique illisible dĂ©criĂ© par tous les professionnels de la justice.

Des incriminations redondantes qui rendent d'autant plus difficile l'action de qualifier pénalement les frais répréhensibles. Nous en connaissons les conséquences décriées dans les rapports de la cour des comptes du défenseur des droits des ONG de défense de liberté publique. Si l'année temp que je vous invite à parcourir, c'est bien celui du 17 juin publié par Human Right Watch Reclaim et la maison communautaire pour le développement solidaire.

Il porte sur vos AFD arbitraires et violentes Ă  l'image du modĂšle de justice expĂ©ditive que vous rĂȘvez de gĂ©nĂ©raliser. Votre bilan se rĂ©sume en quelques mots. La verbalisation opaque de gamins qui se retrouve surendettĂ© visĂ© par des amendes colossales sans ĂȘtre en mesure de les payer.

Vous vous acharnez sur les mĂȘmes catĂ©gories sociales parmi les plus vĂ©nĂ©rables de la sociĂ©tĂ©. des jeunes gens racisĂ©s au statut prĂ©caire habitants de quartier populaire harcelĂ©s au quotidien par des contrĂŽles aux faciĂšes dont vous avez l'udos de nier l'existence. Cette source d'insĂ©curitĂ© juridique gĂ©nĂšre des incohĂ©rences dans le traitement des dossiers.

Elle ne renforce pas l'efficacité de la réponse pénale, elle l'affaiblit. Elle sature une chaßne pénale à bout de souffle qui montre ses limites quotidiennement et parfois de la maniÚre la plus tragique comme le meurtre de la jeune Liana. Vous détournez l'attention du véritable enjeu, le sous-investissement chronique dans les services publics de sécurité et de justice.

Nous faisons une overdose de ces 10 annĂ©es de macronisme oĂč l'obscurantisme a Ă©tĂ© Ă©rigĂ© en politique publique. Votre texte illustre l'impasse dans laquel vous ĂȘtes. Le seul horizon que vous proposez ne peut ĂȘtre que un retour Ă  l'ordre puisque vous laissez derriĂšre vous un chaos absolu.

En 2027, dans la France de Jean-Luc Mélenchon, le gouvernement d'union populaire mettra un terme à cette fuite en avant répressime et assumera ses responsabilités. Il abrogera cet empilement d'incrimination et de dispositifs d'exception incapable de répondre aux causes profondes des difficultés rencontrées. Il recrutera en nombre suffisant les magistrats, les greffiers, les travailleurs sociaux et financera des politiques de prévention aujourd'hui inexistence.

Il rompera avec la banalisation de ces pratiques autoritaires qui concurrencent l'extrĂȘme droite en Ă©pousant ses thĂšses et il la combattra radicalement au lieu d'en prĂ©parer la venue. Je vous remercie. Merci.

La parole est Ă  Roger Vico pour le groupe socialiste. Merci. Merci.

Fonctionne. Merci monsieur le président, monsieur le ministre, messieurs les corpporteurs. Alors le projet de loi Rost nous est présenté comme un un véritable choc d'autorité. pardon mais nous y voyons pas véritablement un choc mais un texte ça a été signalé à plusieurs reprises relevé à plusieurs reprises notamment au Sénat un texte un petit peu fourtout et puis en terme d'autorité malheureusement cette autorité se manifeste quasi essentiellement à travers ce que j'app ce que j'appellerai la recette des amendes forfaitires délectuell personne ne conteste la réalité des ne conteste les réalités que vivent nos territoires.

Oui, des frit parties parfois sauvages. Oui, des rodéos urbains bien entendu. Oui, l'usage des tourné du protoxyde d'azote, les tirs de mortiers contre les forces de l'ordre.

Bien entendu, chose tout à fait insupportable étant en lien avec nos élus locaux, nous savons l'urgence de traiter ces problÚmes. Mais un bon diagnostic ne fait pas forcément un bon remÚde. Et quelque part, ce texte en est la preuve.

Ripost pose un certain nombre de bonnes questions de problĂšmes rĂ©els mais apporte des solutions Ă  nos yeux mauvaises. Le premier problĂšme que j'aimerais soulever celui des amendes forfaitaires dĂ©lictuelles Ă  la fois sur le plan pratique mais aussi sur le fond. Euh le gouvernement les gĂ©nĂ©ralise quasiment dĂ©sormais sur tous les sujets mortiers, free partie, rodĂ©o, protoxide avec un problĂšme Ă  nos yeux de proportionnalitĂ© entre l'infraction et la sanction. 2Ăš difficultĂ©, la Cour des comptes a documentĂ© de maniĂšre extrĂȘmement claire le relatif Ă©chec de ce dispositif. taux de recouvrement extrĂȘmement faible, irrĂ©gularitĂ© en hausse, contestation qui explose.

Et surtout au-delĂ  de l'inefficacitĂ©, ce type de sanction dĂ©possĂšde le juge de son rĂŽle au profit du pouvoir administratif avec un risque rĂ©el d'arbitraire, de discrimination et puis disparaisse l'individualisation de la peine qui est quand mĂȘme un fondement de notre droit, l'examen du contexte, l'examen des circonstances. Tout ceci disparaĂźt Ă  travers les AFD. Par ailleurs, nous avons auditionnĂ© avec les corrapporteurs la totalitĂ© des syndicats de police Ă  l'occasion de de la prĂ©paration du projet de loi poste et la la quasi totalitĂ©, voire mĂȘme la totalitĂ© des syndicats de police s'interroge ou en tout cas sont extrĂȘmement sceptiques sur ce recours euh massifiĂ©, passez-moi l'expression, aux amendes forfaitires dĂ©lictuelles.

DeuxiĂšme difficultĂ© Ă  nos yeux, je prendrai un exemple, la reconduction anticipĂ©e, la vidĂ©osurveillance algorithmique sans mĂȘme que soit tirĂ© vĂ©ritablement les leçons de son expĂ©rimentation aux jeux olympiques de 2024, l'accĂšs Ă©largi du renseignement aux donnĂ©es judiciaires, la lecture automatisĂ©e des plaques Ă©tendues Ă  davantage d'infraction. Ces dispositions posent Ă  nos yeux des problĂšmes de constitutionnalitĂ© Ă  la fois par leur disproportion mais aussi par les imprĂ©cisions du texte. Et inutile de vous dire que nous serons sur ces points d'une vigilance totale Ă  au cours de l'examen du texte.

Le groupe socialiste au Sénat a déjà contribué à améliorer ce texte. Je pense au renforcement de l'arsenal pénal contre la vente à la Soviette, les trafics de tabac, l'interdiction de vente du protoxyde d'azote au non professionnel, la réstion du permis en cadre de urbain, la restriction des véhicules surpuissants pour les conducteurs novis. Mais il nous semble que ce choc d'autorité dit d'autorité ne saurait se résumer à un choc d'affichage quelque part et surtout à un choc d'amende forfaitaire délictuelle.

Et je terminerai, monsieur le ministre, en vous disant la chose suivante. Euh, nous l'avions demandé aprÚs la LOPMI en 2022. Nous l'avions demandé aprÚs la loi sécurité JO, aprÚs la loi sécurité transport et surtout aprÚs la loi narcotraafique.

À quand une grande loi de prĂ©vention de la dĂ©linquence, de main dans lequel il y a encore au moins autant Ă  faire. On parle de prĂ©vention spĂ©cialisĂ©e, on parle de mĂ©diation sociale, de proximitĂ©, on parle d'harmonisation des diffĂ©rents acteurs, de leurs compĂ©tences, de leurs moyens. Enfin, cherchons cette grande loi qui soit le pendant et l'Ă©quilibre avec les voies de rĂ©pression qui se succĂšdent et parfois de maniĂšre Ă©vidente et lĂ©gitime.

Je pense notamment à la loi narcotraique. Mais il nous faut désormais absolument équilibrer ces lois avec enfin une grande loi de prévention de la délinquence. Merci beaucoup monsieur le député.

La parole est à Philippe Goselin pour le groupe droite républicaine. Merci monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur les cor rapporteurs, chers collÚgues, nos concitoyens nous adressent en réalité un message assez simple. Ils veulent pouvoir vivre en sécurité, circuler sereinement, protéger leurs biens et retrouver la tranquillité à laquelle ils ont droit.

Or, partout sur nos territoires, les mĂȘmes scĂšnes se rĂ©pĂštent, des rodĂ©os motorisĂ©s qui empoisonnent la vie de quartier entier. Mais j'ajouterai aussi de nos campagnes, les gendarmes de la Manche, je peux vous dire, m'alerte aussi lĂ -dessus. des rĂȘves parties illĂ©gales organisĂ©s au mĂ©pris des propriĂ©taires ou des Ă©lus locaux, des commerces qui alimentent la diffusion de mortiers d'artifice ou de protoxes d'azote, des squats qui se multiplient, des trafics toujours plus structurĂ©s, des violences qui banalisent l'atteinte Ă  l'autoritĂ© de l'État, j'en passe et des meilleurs.

Face à ces phénomÚnes, nous ne pouvons plus nous satisfaire de réponses tardives, complexes ou insuffisamment dissuadives. Je crois que dans ce cadre là, Ripost apporte des réponses concrÚtes. Il permet une sanction plus rapide, plus systématique de comportement qui jusqu'à présent demeuraient trop souvent impunie.

Je pense notamment Ă  la dĂ©lectualisation des rassemblements musicaux et lĂ©gaux, Ă  l'extension des amendes forfaitaires dĂ©lectuelles pour les rodĂ©um motorisĂ©s ou encore au renforcement des sanctions contre les usages dĂ©tournĂ©s du protoxyde d'azote. Ces mesures sont attendues par les maires c'est vigil de la RĂ©publique et ils nous le disent dans nos territoires, dans nos circonscriptions qui se retrouvent bien souvent seules trĂšs seuls mĂȘme en premiĂšre ligne. Ils sont elles sont attendues aussi par les policiers, par les gendarmes qui demandent et je l'ai Ă©voquĂ© tout Ă  l'heure pour la manche, des mesures plus fortes, des outils aussi juridiques qui seraient mieux adaptĂ©s aux rĂ©alitĂ©s auxquelles ils sont confrontĂ©s.

Elles sont attendues enfin par tous ceux qui ont le sentiment que l'impunité s'installe dÚs lors que les troubles du quotidien, ils sont importants ces troubles quotidiens ne font pas la une de l'actualité. Il y a une forme de banalisation. Or, il faut aller plus loin.

Et c'est sans doute le second apport de de ce texte. qu'il renforce également les capacités opérationnelles de nos forces de sécurité et c'est ce qui me paraßt intéressant, c'est ce qui paraßt intéressant au groupe de la droite républicaine. L'usage facilité des drones en situation d'urgence ou l'amélioration du régime de lecture automatisé des plaques d'immatriculation, la prolongation de l'expérimentation.

Je crois que je crois qu'il faut aller un peu plus loin dans l'expĂ©rimentation. Statuer aujourd'hui de façon dĂ©finitive serait quand mĂȘme un peu dĂ©licat, je le dis Ă  titre plus personnel. ou encore donc c'Ă©tait l'expĂ©rimentation de la vidĂ©o algorithmique ou encore le recours accru aux outils d'enquĂȘte contre la criminalitĂ© organisĂ©e qui rĂ©pondent Ă  une nĂ©cessitĂ© permettre Ă  l'État de conserver un temps d'avance sur des dĂ©linquants qui eux Ă©videmment et je vous apprends rien utilisent dĂ©jĂ  toutes les techniques disponibles et savent mĂȘme les dĂ©tourner voire les amĂ©liorer encore.

Donc bien sĂ»r, mon groupe est particuliĂšrement attachĂ© aux dispositions qui protĂšge le droit de propriĂ©tĂ©, faut-il le rappeler, Alto squatter. Nous nous rĂ©jouissons ainsi de l'extension des procĂ©dures d'Ă©vacuation forcĂ©e aux meublĂ©s de tourisme ainsi qu'aux locaux professionnels, commerciaux ou euh agricoles. Pendant trop longtemps, c'est vrai que les propriĂ©taires ont dĂ» supporter des procĂ©dures qu'on pourrait qualifier d'interminable alors mĂȘme que leur biens Ă©taient occupĂ©s illĂ©galement par les squateurs que j'ai Ă©voquĂ© il y a quelques instants.

Il n'est pas acceptable que le droit que le respect du droit profite davantage Ă  celui qui viole la loi qu'Ă  celui qui en est victime. Naturellement, nous demeurons trĂšs attentifs au respect des libertĂ©s publiques. Le Conseil d'État a d'ailleurs rappelĂ© la nĂ©cessitĂ© de veiller Ă  la proportionnalitĂ© des sanctions.

J'y suis particuliĂšrement attachĂ©, la proportionnalitĂ© de certaines mesures administratives de garantir une articulation cohĂ©rente entre police administrative et autoritĂ© judiciaire. Et cette proportionnalitĂ©, elle m'interpelle comme on dit ancien de l'ACNIL, j'y ai siĂ©gĂ© suffisamment d'annĂ©es pour pour y veiller de façon attentive. Cependant, et pour conclure, ne nous trompons pas de dĂ©bat, la premiĂšre des libertĂ©s est de pouvoir rentrer chez soi sans craindre les violences, dormir sans subir des rodĂ©os nocturnes, exploiter son commerce sans ĂȘtre victime d'intimidation ou retrouver tout simplement, ça paraĂźt tout bĂȘte, mais son logement lorsqu'il est occupĂ© sans titre ni droit.

L'autoritĂ© de l'État, ce n'est pas une option. Elle est la condition mĂȘme de l'exercice de toutes les autres libertĂ©s pour toutes ces raisons et parce qu'il apporte euh des rĂ©ponses attendues Ă  des difficultĂ©s trĂšs concrĂštes rencontrĂ©es par nos compatriotes. Le groupe de la droite rĂ©publicaine participera Ă©videmment au dĂ©bat au dĂ©bat sur les amendements et votera ce projet de loi.

Je vous remercie. Merci. Je nous regardons avec attention le déroulement des débats en séance.

Donc le le député Patrick Ezzel est en train de présenter la motion de Roger. Nous avons quelques instants encore pour Merchi, pour le groupe écologiste et social. Merci monsieur le président.

Monsieur le ministre, je vais vous le dire assez simplement. On est beaucoup Ă  ĂȘtre fatiguĂ©. FatiguĂ© de voir s'ouvrir une fois encore le spectacle d'une surenchĂšre sĂ©curitaire.

FatiguĂ© de voir la mĂȘme mĂ©canique se mettre en place. un fait d'hiver, un emballement mĂ©diatique, un vent de panique soufflĂ© par de par des esprits faibles et le gouvernement qui se laisse porter par ces terres mauvais pour proposer toujours les mĂȘmes rĂ©ponses. Vous ĂȘtes pas l'initiateur de cette mauvaise habitude, hein, ça avait commencĂ© avec Nicolas Sarkozi, ça s'aggrave.

CrĂ©er une infraction, multiplier le montant d'une amende, augmenter une peine, Ă©largir les les pouvoirs de police administrative, contourner encore un peu plus le juge judiciaire, accĂ©lĂ©rer la sanction sans jamais s'encombrer de son utilitĂ© ou de sa proportionnalitĂ©. Or, c'est exactement ce qui est ce que fait ce projet de loi. L'expression fourtout ne suffit mĂȘme plus Ă  le qualifier.

AprĂšs son passage au SĂ©nat, il traite de tout. euh des mortiers d'artifice, de protoxotes euh de protoxy d'azote, de rĂȘves parti, de rodĂ© urbains, de stupĂ©fiants. Il traite de surveillance algorithmique, de garde Ă  vue, de fermeture administrative et mĂȘme de courses ipiques.

Ce n'est pas une politique publique, c'est plutĂŽt un catalogue. mĂȘme le nom repost comme si on Ă©tait on a l'impression que l'acronyme a Ă©tĂ© pensĂ© avant mĂȘme le contenu comme si il y avait besoin de de mettre en scĂšne comme ça ce face- Ă  faceace avec une partie de la population comme si d'un cĂŽtĂ© il y avait l'autoritĂ© administrative et publique et de l'autre cĂŽtĂ© des ps entiers de la sociĂ©tĂ© auxquels il faudrait rĂ©pondre comme on rĂ©pond Ă  une menace. Monsieur le ministre, vous avez une un parcours, une densitĂ© d'expĂ©rience qui appelle Ă  mon avis Ă  Ă  une autre exigence en terme de rĂ©ponse.

Là, vous nous proposez un choc d'autorité, un choc d'efficacité qui repose à mon avis sur une idée assez paresseuse en fait, c'est que face à tout phénomÚne social, sanitaire, culturel, démocratique, économique, il suffirait de taper plus fort. C'est une forme de virilisme législatif. Montrer les muscles, durcir des peines, multiplier les interdictions, afficher de la fermeté.

Rien ne fait plus appel Ă  la raison, Ă  l'objectivation des problĂšmes. On a l'impression que vous gouvernez presque Ă  l'instinct et au mauvais instinct. Permettez-moi de le dire.

Prenons les stupéfiants. Depuis l'instauration de l'amand forfaitaire délictuelle pour usage, est-ce qu'on a constaté une baisse de la consommation ? Non.

Avons-nous réglé le problÚme de trafic ? Non. Alors, qu'est-ce que propose le gouvernement ? et ben il double l'amende.

Quand une rĂ©ponse ne fonctionne pas bah on s'en continue dans la mĂȘme pente. Je le redis ici, c'est la troisiĂšme fois sur un autre sujet que nous demandons par exemple au gouvernement de traiter enfin le sujet de maniĂšre interministĂ©rielle avec l'intĂ©rieur, la santĂ©, l'Ă©ducation et la jeunesse. Je parle notamment de la prĂ©vention.

On avait eu dans le débat dans au moment du narcotrafic. C'est la troisiÚme fois qu'on lui dit "Oui, oui, vous avez vraiment raison, c'est vraiment intéressant mais on verra ça plus tard. [grognement] Quand est-ce qu'on va plutÎt s'intéresser à traiter aussi un peu les causes qui n'est pas faire injure à notre intelligence et à celle des experts en la matiÚre ?

Le Conseil d'État, la dĂ©fenseur des droits vous ont dĂ©jĂ  pourtant alertĂ© Ă  plusieurs reprises. Mais on continue et on continue ici en commission des lois dans un moment oĂč on aurait pu par exemple traiter dans l'urgence puisqu'on parle d'urgence d'une vraie loi intĂ©grale suite non seulement Ă  ce qui s'est produit Ă  travers la mort de l'ha mais plus largement Ă  travers le flĂ©o que sont les VSS et qui commence Ă  saisir d'effroid et d'inquiĂ©tude la sociĂ©tĂ©. On ne nit aucun des problĂšmes, ni les artifices, ni les mortiers d'artifices dĂ©tournĂ©s, ni les rodĂ©o motorisĂ©s sauvages, ni le protoxyde d'azote particuliĂšrement pour notre jeunesse ou encore le nĂ©cessaire dialogue qui doit ĂȘtre installĂ© entre le droit Ă  la fĂȘte et la tranquillitĂ© publique.

On ne rien de tout ça. On vous dit juste que la fabrique de la loi est une affaire trop sérieuse pour qu'on accepte que vous l'abßmiez ainsi dans une surenchÚre qui ressemble par ailleurs à une fuite en avant qui glisse de plus en plus d'une posture conservatrice à une vision réactionnaire. Nous vous avons appelé à sursoir à ce projet de loi pour que nous prenions le temps de partager nos intelligences en la matiÚre.

Vous vous en tĂȘtez, nous voterons donc contre. Merci. Merci.

La parole est Ă  Éric Martina pour le group dĂ©mocrate. Merci monsieur le prĂ©sident, monsieur le ministre, messieurs les rapporteurs, chers collĂšgues. L'objectif de ce texte est de doter l'État de moyens adaptĂ©s pour lutter contre les formes de dĂ©linquence et de criminalitĂ© qui altĂšrent le quotidien des Français et nourrissent un sentiment d'insĂ©curitĂ©.

Notre groupe les démocrates soutient l'esprit général de ce projet de loi. Nous y retrouvons une volonté de répondre concrÚtement aux difficultés rencontrées sur le terrain par les forces de sécurité intérieure, les élus locaux et les habitants. Plusieurs dispositions nous paraissent particuliÚrement pertinentes.

Je pense d'abord au renforcement de la lutte contre les rodé motorisés qui empoisonnent la vie de nombreux quartiers, l'extension de l'amende forfaitaire dilectuel, les dispositifs de saisie et de confiscation des véhicules ainsi que le renforcement des sanctions constitue des réponses attendues par les maires et les riverins. Plusieurs mesures visent par ailleurs à combattre le narcotrafic et la criminalité organisée, notamment avec un volet répression de l'usage détourné du protoxyde d'azote. Chacun constate aujourd'hui les ravages sanitaires provoqués par cette substance, surtout chez les jeunes.

La crĂ©ation de nouveaux dĂ©lit et la fermeture administrative des commerce en quad vent illĂ©gal nous semble nĂ©cessaire. Nous soutenons aussi les dispositions visant Ă  adapter les moyens d'action des forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure face Ă  l'Ă©volution de la criminalitĂ© organisĂ©e. L'amĂ©lioration des Ă©changes d'information, les contrĂŽles d'identitĂ© et les fouilles des vĂ©hicules ou encore le renforcement des capacitĂ©s d'investigation tĂ©moigne d'une volontĂ© de mieux armer l'État face Ă  des rĂ©seaux criminels toujours plus structurĂ©s.

Comme souvent en matiÚre de sécurité, notre responsabilité collective consiste à trouver le juste équilibre entre efficacité opérationnelle et respect des principes qui fondent notre état de droit. Je souhaite dire un mot de l'article relatif au ressemblement musicaux illégaux. Nous ne devons pas nier les difficultés que peuvent engendrer certaines free parties occupation illégale, nuisance, dégradation ou difficulté d'intervention pour les secours et les forces de l'ordre.

L'article 2 projet de loi crée deux nouveaux délits pour l'organisation et la participation à ce type d'événement. Je soutiens le fait de sanctionner les les rassemblements illégaux qui détériorent des terrains privés causent des dommages importants pour les propriétaires et les exploitants agricoles. Mais pour avoir échangé avec des collectifs d'organisateurs de RVP parti, il me semblerait pertinent de réfléchir à des mesures pragmatiques de bonnes conduite qui permettraient à ces rassemblements d'avoir lieu, mais en respectant les rÚgles.

On pourrait par exemple identifier dans chaque dĂ©partement des zones vertes susceptibles d'accueillir ces Ă©vĂ©nements dans des conditions satisfaisantes de sĂ©curitĂ© en lien avec les collectivitĂ©s territoriales et dans le respect de l'environnement et la biodiversitĂ©. On pourrait Ă©galement rĂ©activer les correspondants frĂȘves parties dans chaque prĂ©fecture afin de disposer d'interlocuteurs identifiĂ©s capables de dialoguer avec les organisateurs et de coordonner les services concernĂ©s. Il ne s'agit pas de cautionner des rassemblements illĂ©gaux mais de reconnaĂźtre une rĂ©alitĂ© de terrain pour mieux anticiper, prĂ©venir et protĂ©ger. car la sĂ©curitĂ© ne se construit pas uniquement par la sanction, elle repose aussi sur la responsabilitĂ©, l'organisation et le dialogue.

La troisÚme partie de ce texte vise à adapter les moyens d'intervention des forces de sécurité. Lecture automatisée des plaques d'immatriculation, carra piéton pour les agents des douanes, recours à la vidéo protection algorithmique notamment. AprÚs son passage au Sénat, ce texte comporte prÚs de 70 articles.

Un texte trÚs dense qui propose beaucoup de mesures et témoigne de la volonté d'apporter des réponses à de nombreuses préoccupations de terrain. Mais cela interroge aussi à vouloir traiter simultanément une multitude de sujets. Le risque de disperser l'action publique, d'alourdir notre droit et de nuire à la lisibilité comme à l'effectivité des mesures adoptées.

Nous serons donc particuliĂšrement attentifs Ă  ce que d'indispensables fermetĂ© ne se traduisent pas par une inflation lĂ©gislative susceptible d'affaiblir la lisibilitĂ© du droit ou de compromettre l'effectivitĂ© des mesures adoptĂ©es. Ce texte comporte des avancĂ©es utiles pour nos forces de sĂ©curitĂ© et pour nos territoires et cherche Ă  mieux protĂ©ger nos concitoyens face Ă  des formes de dĂ©linquence qui Ă©voluent et se diversifient. Notre groupe soutiendra ce projet de loi tout en veillant Ă  l'efficacitĂ© de la cohĂ©rence des mesures afin que l'inflation lĂ©gislative ne compromette pas leur mise en Ɠuvre.

Je vous remercie. Merci. Il y a encore seplications de vote en science.

Nous pouvons pouvons donc pardon poursuivre avec Elsa Fussillon pour le groupe GDR. Merci monsieur le prĂ©sident, monsieur le rapporteur, monsieur le ministre. DĂšs son intitulĂ© et je dirais mĂȘme dĂšs son acronyme, ce texte rĂ©vĂšle sa vĂ©ritable nature avec Ripost.

On a un vocabulaire martial qui est emprunté au registre de l'affrontement et de la démonstration de force. Ici, vous cherchez moins à construire une politique publique cohérente qu'à mettre en scÚne une réponse d'autorité. Vous revendiquez un choc d'efficacité, mais derriÚre le slogan, nous trouvons surtout un nouveau chapitre d'une politique qui confond systématiquement répression et et efficacité et je rejoins le sentiment d'usure de mon collÚgue Pouria Amirille.

Ce texte est profondĂ©ment dĂ©cousu. AprĂšs son adoption au SĂ©nat, il rassemble plus de 70 articles traitant pelmel des rodĂ© motorisĂ©s, de rĂȘves partis, du protoxyde d'azote, des trafics de stupĂ©fiants, des mortiers, des occupations illicites ou encore des meublĂ©s touristiques. Des phĂ©nomĂšnes importants mais sans rapport les uns avec les autres et rĂ©unis artificiellement dans un mĂȘme vĂ©hicule lĂ©gislatif pour servir une dĂ©monstration politique, celle selon laquelle toute difficultĂ© sociale, sanitaire ou territoriale trouverait sa solution dans un durcissement pĂ©nal.

Cette logique est aussi contestable qu'ine Ă  dĂ©faut d'agir sur les causes, vous lĂ©gifĂ©rez sur les symptĂŽmes. À dĂ©faut de construire des politiques publiques de long terme, vous multipliez les instruments de contrĂŽle et de sanctions. Pourtant, chacune des problĂ©matiques visĂ©es appelle des rĂ©ponses spĂ©cifiques mobilisant la prĂ©vention, l'accompagnement, les services publics, la santĂ© ou encore l'amĂ©nagement du territoire.

Mais lĂ -dessus, il faut l'avouer, c'est moins Ă©vident et parfois aussi plus coĂ»teux. Le texte prĂ©voit ainsi l'extension de l'amende forfaitaire dĂ©lictuelle, la pĂ©nalisation de nouveaux comportements tels que l'inhalation de protoxyde d'azote. Sujet extrĂȘmement important et on a plusieurs PPL qui sont en cours de navette qui demanderaient Ă  ĂȘtre regardĂ©s car il y a des mesures de prĂ©vention importantes.

On parle aussi de l'aggravation de peine pour certaines infractions comme l'occultation illicite de terrain ou le transport surfing. S'agissant de l'amende forfaitaire délictuelle, rappelons qu'elle constitue une condamnation correctionnelle prononcée sans juge, sans avocats et sans débat contradictoire. Ce n'est pas rien.

La défenseur des droits en demande la suppression depuis sa décision 4 de 2023, soulignant notamment l'atteinte portée au droits au recours, les risques de contrÎle discriminatoire et la fragilisation de la relation entre la police et la population. S'agissant de la pénalisation de nouveaux comportements, rien ne démontre que l'aggravation des peines produis un quelconque effet dissuasif. Et je crois qu'en plus le plus grave, c'est que vous le savez.

Les professionnels de santé et les associations spécialisées en addictologie rappellent depuis des années que la répression ne fait pas reculer les usages mais éloigne les personnes concernées du soin. Les prérogatives des agents privés de sécurité sont également élargies favorisant une confusion inquiétante entre les missions de la sécurité privée et celle de la sécurité publique. La [grognement] surveillance algorithmique serait étendue jusqu'en 2030.

La lecture automatisée des plaques d'immatriculation élargie. L'usage des drones serait autorisé en cas d'urgence. Or, ces dispositifs soulÚvent des questions éthiques et juridiques majeures qui mériteraient un véritable débat démocratique.

Gardons Ă  l'esprit qu'il ne s'agit pas de simple Ă©volution technologique. Ils modifient la nature mĂȘme de la surveillance par leur capacitĂ© d'analyse automatisĂ©e de l'espace public. Ça agit ça agit donc ainsi sur nos interactions Ă  toutes et tous.

Le Conseil d'État a alertĂ© lui-mĂȘme le gouvernement sur la multiplication de mesures comportant des restrictions significatives de libertĂ© initialement justifiĂ© par des motifs impĂ©rieux puis progressivement pĂ©rĂ©nisĂ© ou Ă©tendu. Sous couvert de rĂ©pondre Ă  des phĂ©nomĂšnes rĂ©els et importants, vous poursuivez une politique qui Ă©tant continuellement les pouvoirs de contrĂŽle, de surveillance et de sanctions tout en rĂ©duisant les garanties offertes aux citoyens. Ce texte donne finalement le sentiment d'un gouvernement qui cherche davantage Ă  montrer qu'il agit qu'Ă  dĂ©montrer que ces mesures fonctionnent.

Plus les dĂ©fis sont complexes, plus les rĂ©ponses doivent ĂȘtre prĂ©cises, proportionnĂ©es et dĂ©mocratiquement dĂ©battues parce que nous nous en Ă©loignons considĂ©rablement avec ce texte. Nous voterons contre. Merci.

Je vais suspendre. Il nous restera donc deux orateurs de groupe ainsi que quatre interventions. Donc nous revenons aprĂšs le vote sur la motion de rejet. лі Bien mes chers collĂšgues, nous allons reprendre nos travaux.

Nous en sommes toujours Ă  la discussion gĂ©nĂ©rale aprĂšs les interventions de monsieur le ministre et des messieurs les rapporteurs [grognement] et nous en sommes Ă  la prise de parole de AgnĂš Fermal le Baodo pour le groupe Horizon indĂ©pendant et pour 4 minutes. Merci monsieur le prĂ©sident, monsieur le ministre, messieurs les rapporteurs, chers collĂšgues. Pour dĂ©marrer, permettez-moi au nom du groupe Horizon indĂ©pendant de saluer ce qui incarne au quotidien l'autoritĂ© de l'État.

Préfet, force de sécurité intérieure, magistrat, greffiers, agents d'administration pénitentiaire. Leur engagement au service de la nation mérite des reconnu et remercié. Pourtant, en dépit de leur dévouement et du cadre légal dans lequel ils agissent, nos concitoyens ont le sentiment qu'il est possible de défier la loi sans conséquence.

Ce sentiment n'est pas une impression, il est objectivĂ© par les chiffres. Plus de 142 % de route motorisĂ© entre 2019 et 2024. Une progression de 24 % en un an des refus d'obtempĂ©rĂ© exposant directement nos agents Ă  un risque de mort ou d'infirmitĂ© permanente. 337 rĂȘves parti illĂ©gales recensĂ©s en 2025 pour 100000 participants.

Les cas graves liés au protoxyde d'azote multiplié par 4,4 en 4 ans avec des complications neurologiques irréversibles dans 80 % des cas et des risques d'accident de la route malheureux. Ces infractions ne sont pas des actes isolés. Elles génÚrent des dégùts considérables matériels et humains.

Elles alimentent sous une apparence parfois anodine l'expansion de la criminalitĂ© organisĂ©e. La structuration des filiĂšres de vente de protoxyde d'azote en est l'illustration la plus probante. 30 tonnes saisies en Île-de-France en juin 2024.

Et surtout elles nourrissent une exaspĂ©ration lĂ©gitime qui ronge notre cohĂ©sion sociale. Rien n'est plus corrosif pour une sociĂ©tĂ© que le sentiment que ceux qui la composent n'auraient plus aucun devoir ni envers l'État, ni les uns envers les autres. C'est Ă  l'ensemble de ces constats que le projet de loi Repost entend rĂ©pondre sur trois plans : l'aggravation des sanctions pour les infractions du quotidien, une meilleure adaptation de nos outils procĂ©duraux face Ă  la criminalitĂ© organisĂ©e et le rattrapage du retard technologique de nos forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure.

Les mesures portées par ce texte sont claires, fermes et juridiquement sécurisées. Confiscation obligatoire du véhicule en cadre FU d'obtenter délictualisation de l'organisation et de la participation au raf parti illégal. Mesure inspirée de la proposition de loi de notre collÚgue Latitia Saint-Paul adoptée par notre assemblée le 9 avril dernier.

Encadrement strict de la commercialisation du protoxyde d'azote et enfin rĂ©haussement de l'amende forfaitaire dĂ©lictuelle pour usage de stupĂ©fiants de 200 Ă  500 €. Le groupe Horizon et indĂ©fendant et indĂ©pendant dĂ©fendra des amendements pour complĂ©ter ce texte. une dĂ©finition prĂ©cise de la notion d'organisateur de rĂȘve parti illĂ©gal afin que les responsables rĂ©pondent enfin de leurs actes et des disposition visant Ă  renforcer la lutte contre les occupations illicites en offrant au prĂ©fet les leviers qui leur font aujourd'hui dĂ©faut.

Au-delà, notre groupe votera en fave de ce projet de loi. Mais nous tenons à dire une chose : rétablir durablement l'ordre républicain et avec lui la cohésion sociale exigera bien davantage que des seules mesures de police administrative et de droits pénal. Il faudra une école qui transmette de nouveau, un lieu de confiance renforcé entre nos concitoyens et leur justice et plus largement une société capable de redéfinir le projet commun qu'elle entend porter pour l'avenir de notre pays.

Je vous remercie. Merci beaucoup. La parole est Ă  Sophie Ricot Maginet pour le groupe UDR.

Merci monsieur le prĂ©sident. Monsieur le ministre, notre groupe partage l'objectif affichĂ© par ce texte. Mettre fin Ă  l'impunitĂ© du quotidien, celle des rodĂ©os qui terrorisent nos quartiers, des mortiers d'artifices transformĂ©s en armes contre nos forces de l'ordre, des rassemblements sauvages qui dĂ©fient l'État sur son propre territoire.

Mais partager un objectif n'est pas approuver les moyens choisis pour l'atteindre et je souhaite porter au nom de notre groupe devant vous deux rĂ©serves prĂ©cises qui touchent au cƓur de l'efficacitĂ© rĂ©elle de votre texte. La premiĂšre rĂ©serve, l'efficacitĂ© des amendes forfaitires dĂ©lictuelles. Ce texte fait du durcissement et de l'extension des amendes forfaites dĂ©lectuelles l'un de ces piliers.

Or, la Cour des comptes saisie par la commission des finances de notre assemblée a rendu le 15 avril dernier un verdict sans appel. Sur les amendes émise depuis 2018, le taux de paiement plafonne à 24 % et il reste 1,1 milliard d'euros à recouvrir. La cour ne parle pas d'un dispositif perfectible, elle parle d'un pilotage à revoir.

Un choc d'autoritĂ© ne peut pas reposer sur une sanction que les trois/4 des contrevenants ne paient jamais. Étendre le pĂ©rimĂštre d'un outil dont le taux d'exĂ©cution est de 24 % n'est pas un renforcement de la rĂ©ponse pĂ©nale, c'est une multiplication de l'impunitĂ© statistique. Le fractionnement du paiement que vous annoncez que vous avez annoncĂ© le 5 mai dernier est un correctif, pas une rĂ©forme.

Ma premiĂšre question est donc celle-ci. Ce texte sera-t-il accompagnĂ© d'une rĂ©forme structurelle du recouvrement des amendes forfaitires dĂ©luctuelles comme la cour des comptes l'appel de ses vƓux ? OĂč allons-nous mesurer dans 2 ans un nouveau milliard d'un payĂ© sur un pĂ©rimĂštre Ă©largi ?

Notre seconde réserve concerne la cohérence de notre doctrine régalienne. Ce texte étant au lieu et aux événements du quotidien une action que nous avons laissé s'ouvrir pour les seuls Jeux Olympiques et paralympiques de 2030. l'autorisation donnée aux agents de sécurité de procéder à l'inspection visuelle des coffres et des véhicules et désormais le recours à des caméras individuel.

Ce qui devait demeurer une exception strictement bornĂ© Ă  un Ă©vĂ©nement exceptionnel devient avec Ripost une compĂ©tence gĂ©nĂ©ralisĂ©e. Nous ne contestons pas l'utilitĂ© opĂ©rationnelle immĂ©diate de la mesure. Nous contestons sa cohĂ©rence avec ce que notre famille politique dĂ©fend depuis des annĂ©es sur ces bancs par la voix du prĂ©sident Écotti. le rĂ©armement budgĂ©taire et humain de l'État rĂ©galien et non le transfert de ces prĂ©rogatives Ă  des acteurs privĂ©s.

Or, ce texte Ă©tend les compĂ©tences du secteur privĂ© sans comporter Ă  ce stade de volet budgĂ©taire dĂ©diĂ© au renforcement des effectifs de police et de gendarmerie. Donc ma deuxiĂšme question est celle-ci. Si l'on gĂ©nĂ©ralise au privĂ©s une prĂ©rogative de contrĂŽle parce que l'État manque d'agent pour l'exercer lui-mĂȘme, combien d'effectifs supplĂ©mentaires de police et de gendarmerie ce texte devra-t-il financer en face de ce qu'il dĂ©lĂšgue ?

Ce n'est pas un choc d'autoritĂ©, c'est l'aveue d'un choc de pĂ©nurie. Ces deux rĂ©serves portent sur la substance mĂȘme de ce que vous nous prĂ©sentez dans un texte d'autoritĂ©. Une sanction non exĂ©cutĂ©e et une prĂ©rogative rĂ©galienne sous-traitĂ©e ne construisent pas l'Ă©tat ferme que vous annoncez.

Elles en donnent l'apparence sans en garantir la réalité. Je vous remercie. Merci beaucoup.

La parole est en Audit Carbrade pour 2 minutes. Merci monsieur le président, monsieur le ministre, collÚgues, rapporteur. Bon, tout le monde est au courant ici.

J'ai Ă©tĂ© usagĂ© de drogue. J'ai payĂ© une amende 1000 € pour dĂ©tention de stupĂ©fiants. Si j'ai plus Ă  rĂ©gler, c'est parce que j'Ă©tais solvable.

Mais soyons clair, ce n'est pas l'amende, ce n'est pas le protreur, ce n'est pas la peine qui m'a aidé. C'est le soin, c'est le personnel soignant. L'addiction est une maladie, elle se soigne, elle se monnaie pas.

Avec votre article 6, vous passez l'amende forfaitaire dĂ©luel de 200 Ă  500 €. Vous vous acharnez sur les usagers le dernier maillon le plus vulnĂ©rable de la chaĂźne pour masquer ici votre Ă©chec face au traficant. C'est d'abord un naufrage financier.

La cour des comptes, l'écrit noir sur blanc. Le taux de recouvrement des AFD est d'à peine 17,5 % et 35 % en ce qui concerne celle qui concerne le stupéfiant. Le trafic de drogue général lui seul 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires et vous vous n'en récupérez que 140 millions.

C'est assez dĂ©risoire. Vous mettez toujours plus de policiers dans la rue pour distribuer des amendes Ă  des personnes insolvables pendant que vous avez vidĂ© la police judiciaire de ces enquĂȘteurs indispensables pour faire tomber les rĂ©seaux. C'est un naufrage moral.

Ensuite, l'AFD, c'est un systÚme d'abattage sans juge, de justice d'abattage sans juge. Comme le dénonce le défenseur des droits, cette procédure type de maniÚre discriminatoire les jeunes à peine majeur, des quartiers populaires et des personnes à la rue. Enfin, c'est un naufrage de santé publique.

Les indicateurs sont au rouge. La demande de cocaïne a doublé en 1 an pour toucher 1,1 million de personnes et le cannabis compte 5 millions de consommateurs réguliers. La France a la législation la plus répressive d'Europe.

Pourtant, la consommation explose et le marchĂ© se porte trĂšs bien. Les prix baissent. L'offre augmente et face Ă  cela, aucune remise en cause de vos politiques Ă  l'Ɠuvre depuis les annĂ©es 70.

Nous à la France insoumise, nous proposons un autre chemin, la légalisation encadrée du cannabis pour assécher le financement des réseaux criminels. Une vraie politique de prévention et de réduction des risques et l'accompagnement des des consommateurs vers le soin comme en Suisse, au Portugal ou au Canada. Monsieur le ministre, ma question est simple.

À quand une Ă©valuation indĂ©pendante de l'efficacitĂ© de votre arsenal rĂ©pressif qui tape aveuglement sur les usagers pour cacher votre impuissance face au crime organisĂ© ? Merci. La parole est Ă  Colette Cadeviel.

Merci monsieur le prĂ©sident, messieurs les rapporteurs, monsieur le ministre. Vraiment, je suis Ă©tonnĂ©e que vous persistiez Ă  proposer des mesures dont vous mesurez vous-mĂȘme et vos services l'ine efficacitĂ©. J'ai deux questions avec deux points qui ont suscitĂ© des fortes rĂ©serves de la dĂ©fenseur des droits.

D'abord sur l'accÚs au juges. La contestation d'une amende forfaitaire délictuelle suppose le versement préalable d'une consignation dont le montant peut atteindre souvent plusieurs centaines voire plusieurs milliers d'euros. Le paiement de cette somme constitue la plupart du temps un obstacle réel à l'exercice effectif d'un recours.

La défenseur des droits, il voit un risque d'atteinte du droit au juges et une forme de discrimination à l'égard des personnes qui sont précaires. Comment, monsieur le ministre, pouvez-vous garantir l'égalité de toutes les citoyens et tous les citoyens devant la justice lorsque le droit réel de contester dépend en pratique en fait, comme l'a dit le collÚgue, de la capacité financiÚre à pouvoir avancer cette somme quand on souhaite la contester. DeuxÚme point sur les contrÎles d'identité qui sont prévus à l'article 9.

Le texte crĂ©e un nouveau rĂ©gime des contrĂŽles, de fouilles, des bagages, de visite de vĂ©hicules et mĂȘme alors mĂȘme jusqu'Ă  des fouilles accords notamment dans les zones douaniĂšres. Ça toucherait dit l'Ă©tude 25 millions de citoyens. Moi j'y suis particuliĂšrement sensible parce que je je suis Ă©lu prĂšs d'une zone frontaliĂšre.

La dĂ©fenseure des droits soulligne encore lĂ  une fois la faiblesse du contrĂŽle judiciaire et le risque d'arbitraire ou de discrimination dans la mise en Ɠuvre des mesures. Quelle garantie concrĂšte concrĂšte lĂ  pouvez-vous nous apporter pour prĂ©venir les contrĂŽles aux faciĂšes qui sont une rĂ©alitĂ© ? On on ne peut pas le nier.

Je n'ai aucun risque d'ĂȘtre contrĂŽlĂ© gare du nord. Je ne le suis jamais mais je constate que les personnes qui le sont n'ont pas du tout la mĂȘme apparence physique que moi. Et comment assurer la trace ?

Oui chers collÚgues, oui et assurer la vous non plus d'ailleurs vous ne serez pas contrÎlé et assurer la traçabilité ainsi que le contrÎle effectif de ces nouvelles prérogative. En résumé, comment jus justifiez-vous que l'efficacité recherchée l'emporte encore une fois sur les garanties fondamentales de l' La parole est à Emmanuel Dupi. Monsieur le ministre, depuis plusieurs semaines, l'émotion suscitée par l'affaire Liana traverse le pays.

Des milliers de nos concitoyens, en grande majoritĂ© d'ailleurs des femmes, se sont mobilisĂ©es pour dĂ©noncer une rĂ©alitĂ© que chacun connaĂźt. Des plaintes pour violence sexuelle sur mineur mais aussi sur les femmes s'accumulent. Les enquĂȘtes prennent des mois si ce n'est des annĂ©es quand elles sont menĂ©s des magistrats dĂ©bordĂ©s, des services d'enquĂȘte complĂštement saturĂ©s.

Le gouvernement enfin nous explique désormais que la protection des enfants victimes sera une priorité absolue. Mais alors comment comprendre dans ce contexte le texte que vous nous présentez aujourd'hui ? car au lieu de concentrer les moyens de la police et ceux de la justice sur les crimes les plus graves, vous ajoutez encore des dizaines de nouvelles infractions sur la la voie publique, de nouvelles sanctions, de nouvelles amendes forfaitires, déltuelles, de nouveaux contentieux à traiter pour nos juridictions.

Depuis plusieurs annĂ©es, votre majoritĂ© rĂ©pond Ă  chaque difficultĂ© sociale ou Ă  chaque fait divers par une nouvelle infraction d'Ă©lite sĂ©paratisme rodĂ© urbain homicide routier multiplication des amendes forfaitaires, aggravation constante des peines pour les infractions dĂ©jĂ  existantes et aujourd'hui encore avec Ripos vous crĂ©ez ou aggraver de nouvelles infractions relatives cette fois au rĂȘve parti aux courses Ă©piques, aux ventes Ă  la sauvesse et Ă  bien d'autres comportements dĂ©jĂ  largement rĂ©primĂ©. Pourtant, la justice comme la police sont dĂ©jĂ  saturĂ©. En 2024, elles ont traitĂ© prĂšs d'un million d'infractions dont plus de 95 % Ă©taient des dĂ©lits.

Pendant ce temps-lĂ , les affaires les plus graves, notamment les violences sexuelles faites aux enfants continuent de s'accumuler et des retards que tout le monde dĂ©nonce et dĂ©sormais votre gouvernement aussi. AprĂšs l'affaire Liana, vous n'avez eu de cesse de nous expliquer que le problĂšme n'est pas n'Ă©tait ni les moyens, ni le manque de loi, mais la capacitĂ© de l'État Ă  savoir hiĂ©rarchiser les problĂšmes et les infractions. Alors, pouvez-vous nous expliquer comment ce projet de loi va aider les services de police comme la justice Ă  hiĂ©rarchiser les affaires et Ă  Elisa Martin.

Nous allons essayer de respecter nos temps de paroles mes chers collĂšgues. Nous cela pour toute la semaine me semble-t-il. Essayons 2 minutes c'est pas mal.

Votre groupe s'est déjà exprimé. Madame Mart, merci beaucoup monsieur le président. Réformer la police de la cave au grrenier, c'est notre projet.

D'abord parce que vous l'avez considĂ©rablement Ă©loignĂ© des habitants, le recours gĂ©nĂ©ralisĂ© Ă  la technopolce, la coupe des citoyens et la dĂ©shumanise. La police, loin d'ĂȘtre en proximitĂ© comme le voudrait tout service public, devient une entitĂ© lointaine dont une partie de la population a plutĂŽt intĂ©rĂȘt Ă  se mĂ©fier. Le surĂ©quipement, [grognement] le policier augmentĂ© participe de cette logique.

À nouveau, vous vous Ă©largissez dans le temps et dans l'espace l'expĂ©rimentation de la VSA, vidĂ©o surveillance algorithmique dans l'objectif d'augmenter l'acceptabilitĂ© sociale de ce type de dispositif de surveillance. Pourtant, elle ni les droits, le droit Ă  la vie privĂ©e, le droit d'aller et venir et sans doute de manifester et de s'exprimer. Vous dĂ©veloppez une police qui s'en remet Ă  des technologies et et perd son discernement.

Pourtant premiÚre qualité d'un policier, la VSA, coûteuse et inefficace, permet certes de nourrir en donné l'industrie française de la surveillance, mais ne protÚge en rien, comme les montrent les rapports entre autres, poste Jio de Paris et bien sûr nourrit encore et encore les préjugés. Et que dire du dispositif Lapi ? lecture automatisée des plaques d'immatriculation dont vous élargissez les fonctions initialement prévues pour les véhicules.

On pourrait dĂ©sormais identifier leurs leurs occupants mais surtout croiser leur image entre fichiers ouvrant directement la voie Ă  la reconnaissance faciale. D'ailleurs, monsieur le ministre de l'intĂ©rieur, je vous ai Ă©crit une question sur l'utilisation par des policiers de la reconnaissance faciale et ce en toute illĂ©galitĂ©. Vous ne m'avez pas rĂ©pondu et sans doute n'avez-vous mĂȘme pas engagĂ© une enquĂȘte administrative.

Alors pleine d'espoir, je vous la remets en main propre Ă  nouveau. Merci. Merci.

Alors évitons ce genre de de théùtralisation absolument inutile. Absolument inutile. Je veux une réponse mais cela m'a permis au moins de vous couper la parole avant 2 minutes.

Ce qui est Vous avez atteint votre de parole. Je suis fantaisiste mais discipline. Monsieur le et je salue Antoine Léoman qui est revenu parmi nous.

Monsieur le ministre, je vous laisse apporter vos réponses aux différentes aux différents intervenants. AprÚs quoi nos nos rapporteurs pourront également bien sûr s'exprimer. Merci beaucoup monsieur le président.

Je rĂ©pondrai Ă  madame Elisa Martin mais j'ai eu une QAG sur le sur la question et j'ai rĂ©pondu c'Ă©tait pas Ă  l'AssemblĂ©e, je crois que c'Ă©tait au SĂ©nat donc je m'en excuse mais je j'ai rĂ©pondu sur ce sujet au moment oĂč il y a eu cette polĂ©mique sur l'utilisation de la reconnaissance faciale. Donc je je commence ma rĂ©ponse monsieur le prĂ©sident, mes rĂ©ponses d'abord Ă  monsieur Michael Taverne. Donc je je j'ai pris bonne note de ces remarques. simplement redire qu'on n pas commencĂ© et il le sait trĂšs bien, il y a il y a pendant 9 ans et demi, il s'est passĂ© beaucoup de choses en matiĂšre de texte sur la sĂ©curitĂ©, notamment la loi antiterroriste, la loi sur la sĂ©curitĂ© globale, la loi narcotrafic et puis il y a pas que des lois, il y a toute la refonte Ă  laquelle nous avons procĂ©dĂ© de l'organisation antiterroriste, de la lutte contre les stupĂ©fiants, la crĂ©ation de l'Ofaste en 2019, le dĂ©cloisonnement.

VoilĂ , je crois que le le deux quinquenas du prĂ©sident Macron ont Ă©tĂ© aussi des quinquenas rĂ©galiens. Comme vous le savez, monsieur le dĂ©putĂ©, j'en Ă©tais un acteur, un acteur important je pense et je peux tĂ©moigner que nous avons fait beaucoup de choses. Et c'est vrai que le texte actuel vise Ă  corriger un certain nombre d'angles morts hein sur des une dĂ©linquence, c'est des faits qui ont Ă©voluĂ©. les dĂ©fets qui ont Ă©voluĂ© en fait, les rĂȘves partis, les les rodĂ© qui qui augmentent ou on le voit encore aussi avec les refus d'obtempĂ©rĂ©s qui ont encore augmentĂ© et donc on essaie d'adapter la rĂ©ponse pĂ©nale et la rĂ©ponse en matiĂšre de de procĂ©dure administrative pour rĂ©pondre Ă  cette Ă©volution de la dĂ©linquence.

Mais on peut pas dire non plus qu'on qu'on a rien fait sur le sujet et je n'oublie pas Ă©videmment la lopmie dont parlait monsieur le monsieur le prĂ©sident. Euh je pour rĂ©pondre aux deux questions que m'a posĂ© monsieur le dĂ©putĂ© Christophe Marion, deux questions extrĂȘmement prĂ©cises. Euh l'extension de la vidĂ©o assistĂ©e euh comme proposĂ© par Paul Midi, je crois que nous avons eu ce dĂ©bat au au SĂ©nat euh et qu'il y a un texte qui est portĂ© par ailleurs avec l'avis favorable, je crois, du gouvernement.

Euh simplement dans le texte que nous avons ici dans ce projet de loi, l'utilisation de la vidéo assistée vise surtout à lutter contre une menace grave pour l'ordre public ou à une menace à caractÚre terroriste. Et le texte de de Paul Midi visait plutÎt à protéger euh les commerçants de vol à l'étalage, de vol et autres. Voilà, donc c'est la remarque que j'avais faite au Sénat et il me semble que l'amendement n'a pas été retenu au Sénat, mais on aura l'occasion de toute façon d'en rediscuter dans la discussion parlementaire concernant l'application du au musée de du dispositif de vidéo algorithmique de vidéo assisté, [grognement] je vous confirme que ça s'appliquera au musée, hein.

Donc le texte, il faut faut rappeler que cette vidĂ©o cette cette vidĂ©o assistĂ©e vidĂ©o protection assistĂ©e, elle a Ă©tĂ© mise en place pour les jeux Ă  titre expĂ©rimental. Elle est actuellement reconduite pour les jeux de 2030. Elle est actuellement reconduite et ce qu'il y a dans ce projet, c'est de la reconduire Ă©galement jusqu'en 2030, mais de l'Ă©tendre Ă  euh donc pour prĂ©venir des menaces graves Ă  l'ordre publique ou des menaces terroristes de l'Ă©tendre aux lieux publics ou au bĂątiments publics qui devront ĂȘtre dĂ©signĂ©s par arrĂȘtĂ© ministĂ©riel.

Et donc c'est bĂątiments site par site que nous dĂ©signerions des Ă©tablissements qui dans lesquels on pourra autoriser la vidĂ©o protection assistĂ© et les musĂ©es en feront bien partie he compte tenu de ce qui s'est passĂ© au Lourd. Il va s'en dire par exemple que le le le Louvre en fera Ă©videmment partie. Euh madame la dĂ©putĂ©e euh AndrĂ© Torin euh bon c'est vrai que vous y ĂȘtes Ă  l'effort lĂ  sur le la charge contre le ministre de l'intĂ©rieur qui euh rĂ©pond par d'un cĂŽtĂ© je ne fais rien et de l'autre je rĂ©ponds tout le temps par la matraque.

Bon, c'est un peu c'est voilĂ , je on utilise on utilise les matraques uniquement quand il y a des troubles Ă  l'ordre public et des des violences contre les personnes ou les forces de l'ordre. Et lĂ , ça se passe sous mon autoritĂ© et j'assume de le faire et avec bien Ă©videmment le contrĂŽle des inspections gĂ©nĂ©rales de la police nationale, de la gendarmerie nationale et dans le cadre des lois de la RĂ©publique sur les Free partis, les rĂȘves parties. Bon euh je je crois que vous pouvez pas dire que il s'est rien, il se passe rien quand il y a une free partie ou une rĂȘve partie, enfin on va dire un rassemblement musical illĂ©gal qui doivent systĂ©matiquement ĂȘtre dĂ©clarĂ©s au-delĂ  de 500 personnes.

He je veux le rappeler pourquoi il y a cette dĂ©claration. Il y a cette dĂ©claration puisque pour qu'on puisse discuter avec le prĂ©fet, trouver un endroit adaptĂ©, prĂ©senter des dispositifs de sĂ©curitĂ©. Alors lĂ , actuellement, elle se passe en en respectant aucune rĂšgle du tout et les organisateurs s'installent oĂč ils veulent.

Et pour m'ĂȘtre rendu, je vous merci de l'avoir soulignĂ© avec vos vos mots Ă  vous, mais vous l'avez soulignĂ©, je me suis rendu dans le dĂ©partement du Cher pour la free partie qui a Ă©tĂ© organisĂ©e aux abords de de Bourge et plus particuliĂšrement sur le ce village de Cornus. Euh je je crois que les habitants locaux seraient assez peu d'accord avec ce que vous dites sur le fait qu'il y a pas eu de dĂ©gradation, il y a pas eu de dĂ©gĂąts. VoilĂ , je crois qu'ils seraient assez peu d'accord avec cette analyse.

Et il me semble que il faut rappeler maintenant Ă  la raison les organisateurs et les participants. Rappeler les organisateurs et les participants Ă  la raison et leur rappeler qu'il y a des textes que si on dĂ©clare une rĂȘve partie, il peut y avoir une rĂȘve partie mais il faut qu'elle soit dĂ©clarĂ©e, qu'on prĂ©sente un dispositif adĂ©quat. Actuellement, ça n'est absolument pas le cas.

Euh concernant la remarque que vous me faites sur les amendes forfaitaires dĂ©licuelles, notamment sur ce que la dĂ©fenseur des droits m'a Ă©crit, je lui ai rĂ©pondu d'ailleurs au mĂȘme ttit que j'ai rĂ©pondu rĂ©cemment Ă  l'association, c'est Human Watch que vous avez citĂ©. Je viens de leur rĂ©pondre pour leur expliquer les conditions dans lesquelles il y avait eu les verbalisations dont vous parlez qui ne sont pas des verbalisations dctuelles mais des contrainventionnelles sur un secteur que je connais bien puisque comme vous le savez j'Ă©tais deux fois j'ai travaillĂ© deux fois Ă  la prĂ©fecture de police de Paris et il y a notamment ce qui s'Ă©tait passĂ© dans le quartier du 12e arrondissement oĂč il y avait un certain nombre de nuisances et c'est dans ce cadre lĂ  qu'il y a eu ce rapport qui portait sur un certain nombre de de de d'individus en nombre extrĂȘmement limitĂ©s et qui je pense ne me permettent pas de gĂ©nĂ©raliser de parler de la systĂ©matisation des contrĂŽles au faciĂš du harcĂšlement de rue de ces jeunes gens qui je crois qu'on peut on ne peut pas le dire dans dans ce cas-lĂ  et les dispositifs que nous prĂ©voyons madame la la dĂ©putĂ©e je ne crois on peut pas les qualifier de dispositifs d'exception ce sont des dispositifs qui viennent prolonger des dispositifs existants pour les renforcer crĂ©er des polices administratives sous le contrĂŽle du juge administratif un dispositif d'exception c'est un dispositif qui Ă©chappe Ă  tout contrĂŽle qui est un qui est par nature exceptionnelle ça n'est pas le cas vous avez systĂ©matiquement un contrĂŽle du jug administratif, parfois du juge judiciaire et donc ce ne sont pas des dispositifs d'exception. Pour rĂ©pondre Ă  monsieur le le dĂ©putĂ© Vico sur le le AFD.

Donc je je j'en profite, je vous rĂ©ponds et je rĂ©ponds ce faisant Ă  d'autres parlementaires, d'autres dĂ©putĂ©s qui m'ont interrogĂ© sur les AFD. Oui, vous avez parfaitement raison, monsieur le dĂ©putĂ©. Il y a eu ce rapport de la Cour des comptes qui est extrĂȘmement critique qui ne remet pas en cause le bien fondĂ© des amendes forfaitaire dĂ©lituel. hein, je veux le redire, il ne le remet pas en cause, mais il prĂ©voit un certain nombre d'amĂ©liorations Ă  apporter.

Et sur l'ensemble de ces points, sur l'ensemble de ces points, nous avons prévu d'apporter une réponse et notamment sur la gouvernance, hein, donc sur la gouvernance interministérielle et puis sur le recouvrement. Nous avons présenté des amendements en premiÚre lecture au Sénat qui ont été adoptés et qui répondent en tout point aux recommandations de la Cour des comptes. En tout point, donc voilà.

Donc les AFD par ailleurs, les syndicats ont peut-ĂȘtre sans doute critiquĂ©, je ne conteste pas cela, mais pour les policiers c'est ça veut ça veut dire des procĂ©dures qui s'Ă©teignent quand elles sont acceptĂ©es. Parce que je veux rappeler quand mĂȘme que la FD, vous ĂȘtes d'accord, vous n'ĂȘtes pas d'accord he si vous n'ĂȘtes pas d'accord, c'est une procĂ©dure, c'est le tribunal. Bon voilĂ , ça devient on retombe dans la procĂ©dure de droit communelle.

Donc quand elles sont acceptĂ©es, elles donc elles sont bien soumises Ă  acceptation et donc il n'y a pas de il y a il y a pas de de difficultĂ©s pour les policiers. C'est une action publique qui s'Ă©teint et donc c'est une son ce sont des procĂ©dures euh des procĂ©dures en moins et je pense Ă  ce que me disait monsieur Emmanuel le dĂ©putĂ© Emmanuel DuplĂ©if ça devrait vous devriez ĂȘtre satisfait de voir qu'on on allĂšge la charge en procĂ©dure judiciaire des des effectifs de de police mais j'y reviendrai sur la sur la vidĂ©o assistĂ©e monsieur le dĂ©putĂ© c'est vrai qu'on on a on l'a expĂ©rimentĂ© pendant les Joo sur 8 cas d'usage. Tous n'ont pas Ă©tĂ© performants.

Je vous le concÚde, il y a eu un rapport d'évaluation qui a été remis. Tous les cas d'usage n'ont pas été performants, loin sans faut. En revanche, certains l'ont été et euh notamment les la pénétration dans une zone interdite, la circulation en flux inverse.

Or, le constat qui avait Ă©tĂ© fait et c'est pour ça que nous proposons un Ă©largissement Ă  l'ensemble des lieux publics ou des des des bĂątiments public qui seraiit confrontĂ©, encore une fois, j'insiste Ă  une menace grave pour leur public ou une menace en matiĂšre de terra, c'est que pour les jeux, il y avait beaucoup d'effectifs sur le terrain et donc beaucoup de signalements et de remontĂ© sont effectuĂ©s par une assistance par une des constatations humaines. Donc, on a besoin de continuer cette expĂ©rimentation sur des sites oĂč par dĂ©finition il y a moins d'effectif. on n'est pas en pĂ©riode de Jeux Olympiques et oĂč c'est nĂ©cessaire parce que ce sont des sites trĂšs frĂ©quentĂ©s comme les les bĂątiments enfin les lieux de de rassemblement public ou les bĂątiments publics qui sont frĂ©quentĂ©s.

Ensuite, je veux redire et je rĂ©ponds Ă©galement ce faisant Ă©galement aussi Ă  madame Elisa Martin. Je je je veux redire que la vidĂ©o assistĂ©e fait appel. Ça n'est qu'une alerte pour des agents qui sont derriĂšre des camĂ©ras, qui ont Ă©normĂ©ment de de de camĂ©ras Ă  visionner et ça n'est qu'une alerte pour attirer leur attention sur une anomalie qui a Ă©tĂ© dĂ©finie Ă  l'avance, qui doit ĂȘtre validĂ©e, qui doit ĂȘtre autorisĂ©e et ça permet par le par la le le truchement d'une intervention humaine de vĂ©rifier qu'il n'y a pas d'incident. dans le cas le cas le plus frĂ©quent, c'est une prĂ©sentation, une pĂ©nĂ©tration dans une zone interdite.

Il y a une alerte et l'opĂ©rateur vidĂ©o vĂ©rifie qui est la personne qui pĂ©nĂštre dans cette zone. VoilĂ . Donc je je veux redire quand mĂȘme que c'est un dispositif qui est qui est qui est trĂšs trĂšs encadrĂ© sur le lapis. sur le lapis.

Oui, il y a une disposition qui étend l'usage du lapis de plusieurs façons. On étend la possibilité de conserver les données à 1 an et surtout on permet de d'y appliquer des traitements automatisés pour pour surtout le le détecter un certain nombre d'infractions qui sont citées dans la loi et qui se rapprochent qui se rattachent pardon au cambriolage, à la criminalité organisée, à la disparition de personnes. C'est un ajout qui a été fait par le Sénat.

Et il ne s'agit que de plaque d'immatriculation. Il y a pas de reconnaissance faciale. Il y a pas de reconnaissance faciale avec le lapis, hein.

Donc attention, attention. [raclement de gorge] VoilĂ . Donc euh bon le voilĂ  ce que je peux vous dire sur le lapis.

Donc on étant le le champ de conservation des données, c'est qu'actuellement elles sont conservées quand il y a des dans la vraie vie. Je je vous imaginez toujours le vous avez le fantasme du contrÎle des personnes de l'état euh répressif. Mais dans la vraie vie, quand vous avez une personne qui a été enlevée, qui est pas qui part en véhicule, quand on utilise le lapis, on peut retracer un parcours parfois de personnes qui ont enlevé des enfants.

Et donc, je crois que nos concitoyens ne comprendraient pas qu'on ne se dote pas d'outils qui permettent de lutter contre la criminalité organisée et de retrouver des personnes qui ont été enlevées en utilisant cette technologie. Actuellement, on ne le peut pas toujours. Voilà, donc on aura la possibilité de conserver les données pendant une certaine durée et d'y appliquer du traitement de données automatisé.

Euh concernant Ă©videmment donc je je Ă©videmment je je je monsieur le le dĂ©putĂ© Vico, je partage ce que vous dites Ă©videmment sur l'importance de la prĂ©vention de la dĂ©linquence hein. Le ministĂšre de l'intĂ©rieur vient de se faire paraĂźtre la derniĂšre stratĂ©gie de prĂ©vention de la dĂ©linquence. Évidemment, c'est extrĂȘmement important mais lĂ  nous sommes sur un texte qui traite de mesures rĂ©pressives Ă  la fois en pĂ©nal, Ă  la fois en administratif, en procĂ©dure administrative.

Pour autant, ça ne veut pas dire qu'on nĂ©glige ce sujet. concernant le concernant les les remarques qui ont Ă©tĂ© faites par monsieur le le dĂ©putĂ© Goselin. Donc j'ai rĂ©pondu j'ai rĂ©pondu sur le Lapis l'usage du Lapis c'est extrĂȘmement important.

Je vais vous donner d'ailleurs en vous rĂ©pondant, monsieur le dĂ©putĂ©, je crois qu'il est plus lĂ , un un un autre exemple he de l'utilisation du lapis qu'on a qu'on a prĂ©vu. C'est Ă©videmment pour et ce sera extrĂȘmement important pour dĂ©tecter les goast hein. Donc les gofast, les itinĂ©raires de passage, les vĂ©hicules qui passent au mĂȘme endroit, toujours dans la mĂȘme configuration avec une voiture ouvreuse, une voiture suiveuse ou en tout cas des vĂ©hicules qui ont l'air de se suivre.

Ça nous permet de dĂ©tecter des goofes et ça c'est pas de la c'est pas le c'est c'est voilĂ  c'est pas de la la police rĂ©pressive qui empiĂšte sur le champ des libertĂ©s. Euh voilĂ , l'utilisation de l'ilapie dans ce cas-lĂ  sera extrĂȘmement euh utile. Euh voilĂ  donc pour pour le reste des suppoons Goselin, nous les avons abordĂ©s.

Euh donc concernant le euh sur le la surenchÚre. Oui, je je voilà je crois je ne crois pas que ce texte se rattache comme vous l'avez dit monsieur le député. Je crois pas que ce texte se rattache à un fait divers.

Un fait c'est vraiment mo un événement qui aurait marqué l'opinion. C'est vraiment c'est quelque chose qu'on a bùti. C'est un texte qu'on a bùti en échangeant au vu de ce que nous disent les élus locaux, de ce que nous disent les services et c'est vraiment sont vraiment des dispositions qui viennent combler les angles morts pour mieux lutter contre la délinquence pour partie avec des mesures plus répressives et pour partie c'est la partie choc efficacité en renforçant certain nombre de procédures.

Voilà, ça n'est que ça. Mais c'est important parce qu'il y a énormément de mesures dont nos concitoyens ne comprennent pas d'ailleurs que on ne les fasse pas évoluer. Quand vous pensez que les gardes à vue pour la délinquence en col blanc, la délinquence financiÚre, c'est 48h et pas 72h quand on voit la les difficultés de ces sujets, c'est typiquement voilà le type de mesure que contient ce texte.

Donc je crois je crois pas qu'on puisse vraiment dire que ce soit de de la soit le fait de gouverner à l'instinct comme vous l'avez dit. Je ne crois pas. C'était quelque chose qui est au contraire trÚs réfléchi, trÚs mesuré.

Évidemment que je vous rĂ©ponds sur l'AFD consommation. Vous ĂȘtes plusieurs Ă  m'avoir interpellĂ© lĂ -dessus. L'AFD consommation, ça n'est pas le le but, c'est pas de faire baisser les trafics, hein.

On continue à lutter, de faire attention. Non, le but, c'est de faire en sorte qu'il y ait moins de consommateurs. Et vous avez une dimension morale mais qui est assumée, monsieur le député.

Vous avez une dimension morale qui est assumée. C'est la consommation récréative de de de stupéfiant. conduit à des rÚglements de compte, conduit à alimenter les réseaux de criminalité organisé.

Il y a une dimension de morale républicaine là-dedans. Voilà. Donc ne me demandez pas si ça fait baisser la consommation, si ça fait baisser les trafics.

C'est aussi une façon de lutter contre les trafics. Mais nous luttons principalement contre les trafics en dĂ©mantelant les rĂ©seaux. en dĂ©mantelant les rĂ©seaux sans avoir, comme je l'ai entendu, sans avoir, comme je l'ai entendu, mais j'y reviendrai, je ne sais pas plus lequel d'entre vous a dit, mais il y a pas un monde dans ce pays oĂč on a dĂ©mantelĂ© les filiĂšres judiciaires mais la rĂ©forme de la police nationale l'a pas constituĂ© Ă  dĂ©manteler les filiĂšres judiciaires.

On les a renforcĂ©, on les a filiarisĂ©, on les a unifiĂ© sur l'ensemble du territoire national et on est plus efficace pour lutter contre tous les trafics et la criminalitĂ© organisĂ©e. Il y a pas un monde oĂč oĂč ce sont monsieur, pardon de vous interrompre, il y a trop d'interpellation. Je n'ai pas vu le ministre vous interrompre quand euh vous avez pris la parole.

Et pourtant vos propos dans certains cas et je n'ai pas jugĂ© des propositions ou des expressions qui ont pu ĂȘtre faites au propos auraient pu susciter des rĂ©actions. Aucune rĂ©action. VoilĂ .

Le ministre est restĂ© Le ministre est restĂ© impavide. Donc je vous demande de rester de la mĂȘme façon sobre dans vos rĂ©actions. SincĂšrement d'ici c'est absolument insupportable, je vous le dis.

C'est absolument indispensable et il se trouve que ça vient surtout d'ici. Oh, je sais. Et donc euh je demanderai à chacun plus de retenu.

Monsieur le ministre, c'est à vous. Bien sûr. Voilà.

Donc, je continue parce que j'entends queon me traite de menteur parce que je dis qu'on a pas réformé la police judiciaire. Je voilà, nous n'avons pas démantelé la police judiciaire. OK.

VoilĂ . Et au contraire mĂȘme nous la renforçons puisqu'elle est maintenant unifiĂ©e, coordonnĂ©e. C'est une rĂ©forme qui Ă©tait absolument indispensable qui et qui et d'ailleurs que police judiciaire que nous renforçons parce que je vous rappelle que dans le projet de loi de finance pour 2016, nous crĂ©ons 700 emplois 700 emplois nouveaux pour notamment dont 300 pour la criminalitĂ© organisĂ©e et 400 qui iront notamment traiter du sujet des violences intrafamiliales et violences sexuelles.

VoilĂ , monsieur le dĂ©putĂ© Amir Chai. Je crois que j'ai euh Oui. Concernant la remarque faite par monsieur monsieur le dĂ©putĂ© Eric Martinau qui m'a posĂ© non pas une question mais une remarque hein sur le sur les rĂȘves partis.

Bon moi je je pense que tous les prĂ©fets sont ouverts au dialogue Ă  l'idĂ©e qu'on puisse avoir des terrains oĂč on puisse flĂ©cher, orienter les rĂȘves parti qui a des rĂ©fĂ©rents rĂȘve parti. Il y en a d'ailleurs dans toutes les prĂ©fectures. J'ai demandĂ©, je me suis engagĂ© au SĂ©nat Ă  ce qu'on rĂ©active ce rĂ©seau, Ă  ce qu'on le fasse connaĂźtre Ă  nouveau.

Le sujet Ă©videmment c'est que OK pour avoir cette partie du dialogue, mais il faut qu'en face il y ait une rĂ©ponse et que il y ait une discussion qui s'engage avec chaque prĂ©fet et ça ne doit pas empĂȘcher de mettre en Ɠuvre les mesures rĂ©pressives que nous mettons en Ɠuvre. VoilĂ . Donc, on ne peut pas euh quand on vient quand on participe Ă  une rĂȘve partie qu'on pĂ©nĂštre sur la propriĂ©tĂ© d'autrui, qu'on cause quoi qu'on en dise un certain nombre de dĂ©gĂąts.

Quoi qu'on en dise un certain nombre de dĂ©gĂąts, euh je je crois qu'on ne peut pas euh s'en tirer avec une contravention Ă  135 €. Je crois que les participants en RFP parti maintenant considĂšrent que c'est le droit d'entrĂ©e, c'est le droit de c'est le ticket d'entrĂ©e d'une rĂȘve partie de payer une contravention Ă  135 € puisque nous verbalisons systĂ©matiquement, je veux le redire. Et lĂ , ce sera un dĂ©lit.

Ce sera Ah oui, trĂšs mais massivement, monsieur le dĂ©putĂ©. massivement, je peux vous le dire. VoilĂ , ils viennent quand mĂȘme parce qu'ils payent 135 € mais quand ce sera un dĂ©lit, que ça sera inscrit et que vous risquerez des poursuites, je pense qu'ils viendront moins.

En tout cas, c'est le but de la mesure. Euh voilĂ  pour ce qui est de votre la rĂ©ponse apportĂ©e Ă  monsieur Éric Martinau pour en rĂ©pondant Ă  madame la dĂ©putĂ©e Elsa Fossillon. Donc je redis Ă©videmment que je il ne m'a pas Ă©chappĂ© que bien des pour [raclement de gorge] bien des dĂ©lits que nous rĂ©primons.

Évidemment nous nous intĂ©ressons aussi aux causes et Ă  la prĂ©vention de la dĂ©linquence, aux causes qui font que des individus commettent des dĂ©lits. simplement vous dire que sur les amendes forfaiteires dĂ©licuelles, j'ai rĂ©pondu tout Ă  l'heure, les observations de la dĂ©fenseur des droits, je lui ai rĂ©pondu d'ailleurs, ont Ă©tĂ© en partie prise en compte dans le cadre du texte que de ce texte lĂ  que nous avons modifiĂ© au moins sur le recouvrement et nous avons nous allons modifier la la gouvernance euh sur le la surveillance algorithmique, enfin la la vidĂ©o protection assistĂ©e, je crois que nous en avons parlĂ© pour le le le lapis. Euh Ă©galement he je vous redis voilĂ  le lapis c'est vrai, on est dans le champ de la conservation des donnĂ©es et le champ des usages possibles avec la crĂ©ation de traitement automatisĂ© pour mieux lutter contre la criminalitĂ© organisĂ©e et dĂ©tecter notamment des des gofastes.

AprÚs en appeler un débat démocratique sur le sujet, moi je fais je sais pas on en parle, c'est un texte qui est présenté au Parlement de la République, au Sénat et à l'Assemblée. Voilà, je crois que le débat démocratique, nous l'avons en ce moment sur ces sujets. pour ou compte permettent à des policiers et beaucoup surtout des gendarmes pour ou compte et des douigners leur permettre ou pas de pouvoir utiliser cette [raclement de gorge] technique qui permet de lutter efficacement contre la criminalité organisée.

Euh j'ai eu deux questions de madame la députée Sophie Ricour trÚs précise euh sur la FD. Donc sur la cour des comptes, hein, l'AFD, on introduit les correctifs, on les a déjà introduit sur le recouvrement en premiÚre lecture au Sénat, hein. Donc, ils ont été introduits.

On on y reviendra. Le taux de recouvrement pour lestup, il est de 53 % et pas de 24 he, il est de 53 % pour l'estup. Donc, il est quand mĂȘme important. et sur la la mesure qui vise les agents de sĂ©curitĂ© euh et qui leur permet de d'assurer une fouille visuelle.

C'est pas c'est pas un transfert de charge de la police nationale ou de l'agendarmerie vers les agents de sécurité privée. Pas du tout. Enfin, c'est simplement permettre à des agents qui actuellement ont la garde d'un site.

Ce sont des missions privées. C'est j'accÚde à un site privé. Bon, ces agents n'ont pas le droit de faire une fouille visuelle des coffres.

Il faut que ce soit effectivement des agents de police, bon ou des gendarmes. Je peux vous assurer que pour les Jeux Olympiques, ça nous a coûté énormément d'effectif. Et donc là, l'idée c'est simplement de permettre à ces agents, en plus des missions qui sont les leurs de contrÎle de bien dont ils ont la garde, d'aller s'assurer que il n'y a pas de d'explosif ou autrees ou d'armes dans un coffre, c'est tout.

Et quand la personne refuse le le l'inspection visuelle, et bien elle n'est pas autorisée par l'opérateur privé à rentrer sur un site qui est un site privé. et donc elle doit rebrousser chemin. Elle ne peut y rentrer qu'à pied.

Voilà. Donc je crois pas qu'on puisse dire que ce soit vraiment un transfert de compétence. C'est pas vraiment une sous-traitance un transfert de compétences. [toux] Concernant euh donc le les questions qui m'ont été posées par monsieur Andique Roite sur le l'amende.

Oui, effectivement, on augmente l'amende. Je je viens d'en parler. La police judiciaire, c'est vous qui m'avez interrogé, je vous réponds.

Donc Ă©videmment, on ne l'a absolument pas vidĂ© cette amendes forfaitaire dĂ©butelle viennent rĂ©pondre Ă  notre impuissance pour lutter contre le crime organisĂ©. VoilĂ , donc il suffit de regarder le nombre de rĂ©seaux qui sont dĂ©mentĂ©s chaque annĂ©e, le nombre de mises en cause pour trafic. Évidemment, on n pas Ă©radiquĂ© le trafic de stupĂ©fiant, hein.

C'est c'est pas encore le cas. Je sais pas ce que je suis en train de vous dire, mais on est relatif voilĂ , on est quand mĂȘme assez efficace pour lutter contre les trafics et en tout cas l'amende forfaitaire dĂ©licuelle, je vous le redis, l'idĂ©e c'est de de toucher les consommateurs. Clairement, c'est l'idĂ©e et Ă©videmment Ă©videmment que les injonctions de soins, tout ce qui passe par le soin, c'est ce qui sauve les consommateurs.

On est bien d'accord. C'est bien pour ça d'ailleurs qu'il y a l'injonction l'injonction de soins thĂ©rapeutique qui existe dans le code le code pĂ©nal. Mais si on la met en Ɠuvre Ă  Paris rĂ©guliĂšrement pour les consommateurs de craque, ça existe mais c'est bien, je suis bien d'accord, mais moi je ne suis pas mĂ©decin, je suis pas Ă  la tĂȘte d'infirmier de mĂ©decin, je suis le ministre de l'intĂ©rieur Ă  la tĂȘte de policiers de gendarme qui eux verbalisent.

Et effectivement et il y a d'autres acteurs qui sont là pour donner des soins et dispenser des soins pour éviter que des gens ne tombent dans la consommation de stupéfiant. Euh en réponse aux questions posées par madame la députée Colette Capde Viel, bon sur l'amende forfaitaire délictuelle, j'ai répondu, je vousaurais dit que c'est volontaire, hein, ça reste volontaire hein, on n'est pas bon. Voilà.

Donc, mais on va améliorer le recouvrement sur l'article 9. Franchement, sur l'article 9 euh cet article vise à autoriser les policiers et les gendarmes à procéder à des fouilles, des contrÎles d'identité, fouille de personnes dans la bande frontaliÚre. Et nous avons modifié cet article 9 par un amendement qui a été adopté par le Sénat pour renvoyer à un décret la répartition de compétences entre les douaniers et les forces de sécurité intérieure.

Les douiniers ayant leurs compĂ©tences propres qui concernent le contrĂŽle de marchandise, le contrĂŽle des contrefaçons et lĂ  nous on parle de trafic d'armes, trafic de stupĂ©fiant. Trafic d'armes, trafic de stupĂ©fiant. Je pense qu'il serait dommage de se priver il serait dommage de se priver d'une compĂ©tence accrue sur ces questions, notamment dans une zone oĂč circule Ă©normĂ©ment de produits stupĂ©fiants.

Je trouve que ce serait dommage de se priver du concours des forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure et le territoire auquel vous appartenez qui que je connais bien comme vous le savez est particuliĂšrement concernĂ© par les saisies et je le constate tous les jours. concernant les questions posĂ©es par monsieur Emmanuel DuplĂ©i sur alors les les les infractions que nous avons prĂ©vu dans le projet de loi repost des des il s'agit pas d'ajouter des prioritĂ©s des ce sont dĂ©jĂ  les infractions contre lesquelles on lutte simplement on veut renforcer les moyens de les combattre pour la plupart d'entre elles Ă  part le protoxyde d'azote elles existent dĂ©jĂ  et on veut renforcer les moyens qu'on met en Ɠuvre pour rĂ©primer ce type ce type d'infraction le plus souvent par la FD mais pas que. Et en tout cas, ce sont des infractions qui suppose des actes d'enquĂȘte qui sont trĂšs simples et donc on n'est pas dans la la surcharge, la surchauffe des services de police judiciaire.

Voilà, voilà ce que je pouvais vous dire et j'en terminerai par mais je crois que j'ai répondu à madame la députée Elisa Martin. Je crois que je vous ai répondu sur le je vais vous répondre sur la recociale sur le le lapis. Il y a pas de il y a pas d'image.

On croise pas les images. Il y a pas de roco facial comme d'ailleurs la comme d'ailleurs la vidéo la vidéo assistée. Il y a pas de roco facial.

C'est strictement proscrit par le texte. Bon aprÚs vous me parlez d'autre chose là. Vous m'avez saisi sur un alors j'ai le papier si on tu le la lettre que vous m'avez passé, je crois que c'était sur le sujet de la roco faciale utilisé pour reconnaßtre des individus à l'occasion de contrÎle.

VoilĂ  donc ça j'avais rĂ©pondu au SĂ©nat en expliquant qu'en qu'en contrĂŽle administ je vous le rĂ©ponds maintenant calmement en administratif il ça n'est pas possible. Ça n'est pas possible. VoilĂ , on peut le faire en judiciaire, ça c'est possible.

Dans le casre d'une procédure judiciaire, on peut utiliser la reconnaissance faciale pour essayer de retrouver un individu qui par exemple figure oage et autres, mais en administratif, ça n'est pas possible et je vous promets, je vous répondrai évidemment euh par écrit. Voilà, monsieur le président. Merci beaucoup, monsieur le ministre.

Nous en venons par conséquent l'examen du texte. Nous sommes à l'article 1er évidemment. Nous allons débuter par une série de exactement d'amendement de suppression.

Nous dĂ©butons par consĂ©quent par le 129. Madame Torinha, votre micro s'il vous plaĂźt. Alors, monsieur le ministre, c'est peut-ĂȘtre vous qui avez pris le micro.

Vous, monsieur le ministre, vous avez pris le micro Ă  madame Tourin ? Merci monsieur le prĂ©sident, merci monsieur le ministre de ne pas me censurer. Alors euh nous sommes donc dans ce premier article qui est euh vraiment un un bel exemple votre vision de ce que vous voulez faire, que la rĂ©ponse que vous voulez apporter Ă  ce phĂ©nomĂšne de consommation de protoxyde d'azote. vous venez de dire vous-mĂȘme que vous voulez faire baisser la consommation mais pas euh j'ai cru entendre ça hein mais mais pas supprimer le trafic.

Alors ça ça m'Ă©tonne quand mĂȘme de la part de de votre part parce que bon euh pourquoi c'est une caricature ? D'abord parce que vous renforcez les pouvoirs du prĂ©fet.