Juan Branco - "J'espère que les fourches seront de sortie" (Entretien censuré)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 74 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:12OuverteÉludée
Votre avis sur les mesures sanitaires annoncées par Macron ?
- 3:47RelanceRéponse directe
Quand vous dites "les fourches", c'est un appel à peine masqué à la révolution ?
- 9:46RelanceRéponse directe
Vous portez des accusations très graves contre Gabriel Attal, avez-vous des preuves ?
- 11:08RelanceRéponse directe
Vous avez des preuves de ce que vous affirmez sur les réseaux sociaux ?
- 12:23ComplaisanteRéponse directe
On ne voulait pas un peu culpabiliser sur cette affaire avec le recul ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Néanmoins, je parle notamment du côté de la France insoumise...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:57Invité politiqueFait
« Je pense qu'il faut qu'on s'organise pour dépasser ce pouvoir, pour lui passer dessus. »
- 4:40Invité politiqueFait
« Ces personnes-là, entre 2012 et 2017, sont toutes au cabinet de Marisol Touraine, ministre de la Santé, et prennent les décisions qui nous ont amenées à la catastrophe actuelle. »
- 5:01Invité politiqueFait
« La suppression des prusses, la destruction des masques, les réductions de nombre de lits en réanimation, la réduction ou le gel de recrutement et des salaires des soignants. »
- 5:21Invité politiqueChiffre
« On a soviétisé l'économie, mais on m'a proposé 10 000 euros par mois comme mesure d'aide. »
- 6:00Invité politiqueChiffre
« Crépuscule, a été vendu à plus de 100 000 exemplaires. »
- 8:55Invité politiqueFait
« Évidemment, vous voyez l'accroissement extrêmement violent des inégalités et des fortunes investies dans les marchés. »
- 13:54Invité politiqueFait
« Tous les gilets jaunes qui ont été mises en examen parfois parce qu'on avait retrouvé un masque près d'une boutique qui avait été saccagée qui contenait, entre autres, ADN la leur. »
- 19:11Invité politiqueChiffre
« Ces centaines de milliers d'euros qu'accumulent ces individus. »
- 21:41Invité politiqueChiffre
« Deux ans, c'est-à-dire exactement ce qui était aménageable aujourd'hui ça a été réduit un an. »
- 24:44Invité politiqueFait
« le macronisme est une nouvelle variante du fascisme »
- 25:09Invité politiqueChiffre
« les milliers d'arrestations pendant les gilets jaunes »
- 25:11Invité politiqueFait
« les personnes qui ont perdu des yeux, des mains pour avoir exprimé leurs idées »
- 45:44Invité politiqueFait
« j'ai appelé à voter blanc et j'ai dit que je ne voterai pas »
- 47:19Invité politiqueFait
« les citoyens à n'importe quel moment peuvent intervenir dans l'espace politique et dire non cette décision c'est pas vous qui la prenez »
- 47:31Invité politiqueFait
« les mandats ne sont pas impératifs »
- 49:35Invité politiqueFait
« on est en train de faire venir la violence dans ce pays »
- 52:01Invité politiqueChiffre
« il y a 15 millions d'armes en France en circulation »
- 52:57Invité politiqueChiffre
« 80% des français soutenaient le mouvement des gilets jaunes »
- 53:11Invité politiqueFait
« on est dans un état de grande violence »
Temps de parole
- Juan Branco86 %
- Présentateur14 %
≈ 1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver en ce dimanche de Pâques pour un nouveau numéro des Incorrectibles, toujours en direct sur Sud Radio et en live vidéo sur sudradio.fr. Merci d'être toujours plus nombreux à nous écouter, nous sommes ensemble pendant une heure, c'est parti pour les Incorrectibles. Sud Radio, les Incorrectibles, Eric Morillon. Alors, mon invité nous fait le plaisir de revenir dans cette émission après un premier passage il y a deux ans déjà, et oui.
Adulé par les uns, jugé beaucoup trop radical par d'autres, ce jeune trentenaire brillant qui a déjà un riche parcours derrière lui, normalien, diplômé de Sciences Po, il était également docteur en droit et s'est fait connaître en défendant Julian Assange dans l'affaire Wikileaks. Plus récemment, c'est dans l'affaire Griveaux qu'il s'est illustré en tant qu'avocat de l'artiste russe Piotr Pavlensky, accusé d'avoir divulgué des vidéos intimes de l'ancien porte-parole du gouvernement. En 2019, crépuscule, son pamphlet anti-Macron était devenu un best-seller, et il revient aujourd'hui pour nous présenter « Abattre l'ennemi ».
C'est le titre de son nouveau manifeste qui vient de paraître le 25 mars dernier, aux éditions Michel Laffont, paru dans une relative discrétion, puisqu'on peut lire sur sa page Facebook, je cite, « Le Figaro, Le Monde, France Inter, France Culture, France Info, Quotidien, 28 Minutes, Bourdin, c'est à vous, c'est dans l'air, même Zemmour n'a pas osé. » Bref, vous l'avez compris, une bonne raison de le recevoir dans les Incorrectifs sur Sud Radio, où nous c'est plutôt la censure qu'on censure. Nous évoquerons bien sûr avec lui, comme il est de coutume dans cette émission également, les moments forts de l'actualité. Juan Banco, bonjour.
– Bonjour et merci, c'est un plaisir et un honneur d'être de retour ici. – Eh bien merci à vous d'avoir accepté notre invitation. Alors justement, c'est par cette actualité, je le disais, qu'on va débuter cette émission, on va parler bien sûr encore de cette crise sanitaire et de cette politique du gouvernement. Cette semaine a été marquée par la prise de parole de notre président, certains disent même ironiquement de notre guide suprême. Mercredi soir, Emmanuel Macron a ainsi annoncé de nouvelles mesures pour tenter de freiner cette troisième vague de contamination.
Parmi ses principales annonces, la fermeture des crèches, des écoles, collèges et lycées pour au moins trois semaines et les vacances scolaires de printemps seront unifiées sur tout le territoire français à partir du 12 avril. Les cours se feront ainsi à la maison toute la semaine prochaine, puis s'y verront deux semaines de vacances pour tous les élèves, avant une rentrée le 26 avril en physique pour les écoles et en distanciel une semaine supplémentaire pour collèges et lycées. Tout d'abord, une première réaction, votre avis sur ces mesures, Juan Branco ?
Je me refuse à faire du commentaire sur des décisions dans lesquelles je n'ai aucune prise en tant que citoyen.
Je considère qu'on est dans un système qui nous fait justement participer au spectacle lorsque l'on se met en position de soumission vis-à-vis d'un chef de l'État qui n'a de compte à rendre à personne et refuse une quelconque délibération qui permettrait au peuple français de choisir quelle est sa destinée, de choisir quelles sont les mesures qui doivent être prises, de choisir tout simplement quelles orientations elle doit prendre entre leur liberté et leur sécurité sanitaire, et m'asservir et me soumettre à cette sorte de discussion un peu inutile, parce qu'on ne pèse pas, très clairement cette personne ne nous entend pas et refuse de nous entendre.
Je trouve que ce serait une perte d'énergie et surtout quelque chose d'assez catastrophant par rapport au pouvoir que l'on a réellement et que l'on peut avoir demain.
Donc l'idée est très simple en fait, je pense qu'il faut qu'on s'organise pour dépasser ce pouvoir, pour lui passer dessus, et je pense que c'est un appel au peuple de France maintenant à commencer à s'organiser pour résister à ce qui nous vient, c'est-à-dire à la fois une année encore d'impéritie, d'inutilité de médiocrité croissante de la part d'individus qui ont capté le pouvoir sans guerre de légitimité, et d'autre part, et d'autre part plus important encore, préparer l'après pour ne pas devenir prisonnier d'élections complètement artificielles et fabriquées telles qu'elles seront organisées en 2022 pour nous imposer encore une fois des orientations politiques que l'on n'aura pas choisies.
J'espère que les fourges vont sortir bientôt et que les Français vont se rendre compte qu'ils ont la possibilité de se défaire de ces individus qui ne sont là que pour piller et que pour les écraser.
Quand vous dites ça, les fourges, c'est un appel à peine masqué à la révolution ?
Il n'y a pas masqué, je pense que le titre de mon texte est assez explicite, « Abattre l'ennemi ».
Alors évidemment, l'ennemi est avant tout en nous, intérieur, mais quand je dis intérieur, il y a la foi dans les esprits, dans cet esprit de soumission et d'acceptation de cette complète absence de prise en compte de la volonté populaire, mais aussi plus largement, évidemment, à l'intérieur, à l'intérieur de cet espace politique, où encore une fois, des personnes qui n'ont rien à faire au pouvoir, qui l'ont capté au profit de circonstances historiques et surtout d'un rapport de force que j'ai décrit en détail dans Crépuscule, qui a amené à des personnes comme Olivier Véran, Jérôme Salomon, Gabriel Attal, Benjamin Griveaux avant lui, qui avaient tous participé entre 2012 et 2017 à la prise de décision sanitaire, parce qu'ils étaient tous, tous ceux que je viens de nommer, qui aujourd'hui sont à la télévision, en permanence, en train de nous offrir un spectacle narcissique complètement inacceptable et indécent.
Ces personnes-là, entre 2012 et 2017, sont toutes au cabinet de Marisol Touraine, ministre de la Santé, et prennent les décisions qui nous ont amenées à la catastrophe actuelle. Et qui nous ont amenées non seulement à un certain nombre de morts, mais surtout à l'enfermement de millions de personnes et la destruction de notre système économique et politique. Gabriel Attal, Olivier Véran, Jérôme Salomon, très grave sur les réseaux sociaux, j'ai vu ça hier notamment.
La suppression des prusses, la destruction des masques, les réductions de nombre de lits en réanimation, la réduction ou le gel de recrutement et des salaires des soignants, tout ce qui aujourd'hui, encore une fois, on parle des morts, mais c'est les morts, et aussi la catastrophe économique, politique, qui est en train de dévaster notre pays, avec d'ailleurs une prise des fillons délirante. Je suis désolé, et ça va vous sembler peut-être à contre-courant pour quelqu'un qui, quelque part, vient du peuple de gauche, mais on a soviétisé l'économie, mais on m'a proposé 10 000 euros par mois comme mesure d'aide.
Merci, mais je n'ai pas besoin de 10 000 euros par mois, je vais voir ce qui m'est attribué, mais c'est la proposition qui m'était faite en se fondant sur les revenus que j'avais eu dans Crépuscule. Deux problèmes à cette chose qui est généralisée. Là, je vous prends un cas particulier, mais c'est intéressant de voir comment, justement, à partir d'un cas particulier, on se rend compte de l'impéritie à laquelle on est confronté. Pourquoi est-ce qu'on propose 10 000 euros par mois ?
Parce qu'en 2019, dans un élan de solidarité énorme, dans la foulée du mouvement des gilets jaunes, un texte que j'avais mis gratuitement à disposition et qui reste gratuitement à disposition, Crépuscule, a été vendu à plus de 100 000 exemplaires. Et donc, mes revenus de cette année-là ont été d'à peu près 100 000 euros. Et donc, comparé à ceux d'aujourd'hui, on estime qu'on estime qu'on estime... Mais si on avait pris en compte les revenus de 2018 ou de 2020, je n'aurais quasiment rien eu. Parce qu'entre-temps, je me suis mis à défendre gratuitement des gilets jaunes, j'ai réinvesti, en fait, toute cette somme-là pour aider les personnes qui m'avaient aidé.
Et, en fait, dans un système complètement absurde... Si on me le donne, finalement, moi, je vais les redistribuer, évidemment. On va investir pour reconstruire quelque chose dans ce pays. Mais pourquoi 10 000 euros par mois ? Qui a besoin de 10 000 euros par mois d'aide de l'État aujourd'hui ? Or, parce qu'on a décidé de distribuer de l'argent de façon massive, sans aucune limite, à ceux qui avaient déjà des hauts revenus. Parce que c'est ça qui est important. Aujourd'hui, les personnes qui sont les plus précaires, que ce soit les étudiants, que ce soit la personne qui était au chômage ou qui était au RSA déjà, et ainsi de suite, elles n'ont pas d'aide supplémentaire.
Elles sont dans la même souffrance qu'elles ont toujours été. Par contre, ceux qui avaient, avant la crise, eux, voient subventionner de façon massive leur mode de vie, leur train de vie. Ils peuvent partir en Sologne, peuvent partir à Cabourg, en Normandie, peuvent partir, comme on le voit sur Instagram, je vous conseille d'aller chercher les comptes des fils et filles d'oligarres qui, elles, se montrent, sont moins discrètes. Même certains ministres n'hésitent pas à mettre en photo
leur résidence secondaire.
Il faut les voir, entre compétitions épiques... Non, mais on est encore au-dessus, au niveau oligarchique, entre compétitions épiques. Alors, ils ne partent plus aux Bahamas, parce que depuis peu, les Bahamas ont mis 15 jours de restrictions à cause du coronavirus, mais ils partent aux Maldives. Leur mode de vie n'a absolument pas changé pendant qu'ils enferment et maintiennent enfermer les plus riches, bien sûr. Mais qui sont, encore une fois, je vous conseille à tous les citoyens français qui veulent savoir ce qu'est la réalité de ce monde, de s'inscrire sur Instagram et d'aller chercher les noms des plus grandes familles françaises et de voir comment est-ce qu'ils vivent aujourd'hui.
Et vous verrez que rien n'a changé. Au contraire, l'État pourvoit à leurs besoins et continue d'investir massivement pour s'assurer qu'ils maintiennent leur niveau de richesse, voire la croissance. Et en même temps, l'État ne fait rien pour orienter l'investissement et pour préparer la sortie de cette situation. Il n'y a aucun investissement massif, évidemment dans les structures hospitalières, mais y compris dans la transition écologique, y compris dans l'appareil industriel, pour permettre à la France de ne pas se retrouver demain effondré avec le mur de la dette dont on annonce tous et auquel ils veulent eux aussi, là aussi, s'asservir pour... Bah oui, mais là, ils le disent,
ils font passer l'être humain, la santé avant l'économie.
Non, mais c'est pas ce qu'ils font. Au contraire, ils maintiennent l'existant. Donc ils maintiennent les inégalités, la violence sociale qui existait auparavant, ils l'aggravent. Et à qui ils vont le faire payer demain ? Puisqu'ils sont en train d'annoncer qu'on va devoir rembourser ces dettes, et ainsi de suite. Évidemment, à ceux qui payaient déjà des impôts ou à ceux qui étaient exclus du système économique.
C'est eux qui vont rembourser cet effort national qui, certes, permet d'endormir les Français et permet à 70 à 80% des Français qui n'avaient pas non plus un revenu particulièrement extraordinaire de demeurer, en fait, dans leur situation actuelle et s'en rompre comme ils le devraient. Mais surtout, permet aux plus favorisés d'entretenir leur richesse, encore une fois, sans permettre à la France, demain, d'avoir les armes qui retrouvont leur place. Vous voulez dire qu'il y en a beaucoup
qui sont enrichis pendant cette période ?
Évidemment, vous voyez l'accroissement extrêmement violent des inégalités et des fortunes investies dans les marchés. Ceux qui peuvent investir dans le capital, qui ont du capital, au contraire, s'accroissent alors que la production s'est arrêtée. C'est quand même étonnant. C'est étonnant, si on ne regarde pas la théorie économique, qu'on se rend compte qu'en fait, on a adopté des politiques monétaires qui accroissent l'inflation du capital et donc, en fait, renforcent l'accroissement des richesses de ceux qui peuvent investir. Mais ils investissent dans quoi ? Dans l'immobilier, ils investissent dans les marchés financiers, ils n'investissent pas dans le capital.
Ce ne sont pas des personnes qui sont en train de nous aider à reconstruire le pays demain. Aujourd'hui, il y a une partie du pays qui est paralysée. Ce serait l'opportunité, ou jamais, de lancer des grands travaux, de lancer, en fait, ce qu'on ne peut pas faire en temps normal, parce qu'il pourrait paralyser ou provoquer de trop grandes difficultés. Tout ça n'est pas pensé. Et pourquoi ? Parce que les personnes qui sont au pouvoir, ces individus que je mentionnais, qui non seulement ont participé à des prises de décision, pardon, qui nous ont amené à la catastrophe. Alors, pardon, excusez-moi,
Juan Banco, là, donnons des noms, puisque vous les donnez sur les réseaux sociaux et vous portez des accusations très graves, notamment contre Gabriel Attal, pour ne pas le citer. Parce que je raconte...
Vous avez des preuves de ce que vous affirmez sur les réseaux sociaux ? J'ai tout détaillé, vraiment, dans cet ouvrage Crépuscule, tout détaillé, sans qu'une personne m'ait attaqué en diffamation, alors que je raconte vos intimités profondes.
Vous n'avez pas de problème personnel avec certains d'entre eux ?
Aucun.
Certains le laissent entendre.
Mais oui, parce qu'en fait, on cherche à désactiver la charge politique de ce que je porte. Donc, évidemment, qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut psychologiser. Il faut me faire passer pour un fou, un mythomane, quelqu'un d'envieux, de fixer, etc. J'ai eu les mêmes dessinées de ces personnes. Dans leur système, j'ai mieux réussi qu'eux. C'est-à-dire que si on regardait les titres des petits marquis de la République, je suis arrivé au plus haut. Et pourquoi est-ce que j'ai fait ça ? J'ai fait ça volontairement pour que jamais on puisse me faire ce procès. Pour qu'à aucun moment, on puisse me dire « Mais c'est par envie, c'est par frustration, c'est parce que tu as raté Léna, etc.
» Je me suis efforcé de passer tous ces titres auxquels eux croient comme étant des légitimants de leur parole. Eux croient vraiment que parce qu'ils ont réussi tel concours, ils sont plus talentueux, ils ont des mérites particuliers. Et comme Gabriel Attal, par exemple, il était légitime qu'à 22 ans.
Il était légitime qu'à 22 ans,
alors qu'il n'avait fait qu'un stage pour lequel il a été lui-même pestonné déjà à la Villa Médicis, donc un endroit plutôt chic quand il avait 20 ans, seule expérience professionnelle, il soit recruté par la mère de sa meilleure amie au ministère de la Santé pour gagner 6 000 euros par mois pendant 5 ans. Et vous avez des preuves de cela ? Avant de profiter. Et c'est évidemment prouvé et établi, encore une fois, dans Crépuscule depuis 2 ans. Et ça a été évidemment peu repris parce que ça rompt et ça contraste avec la légende dorée que l'on essaie de construire autour de ces hommes. Pourquoi est-ce que l'on fait ça ?
Pour légitimer leur position et les décisions qu'ils prennent, qui favorisent on sait qui les plus puissants. Donc on crée un système dans lequel la critique est interdite et à partir de là, ou alors dès le moment qu'on porte une parole qui rompt avec le consensus médiatique, évidemment on essaie de la délégitimer. C'est ce que j'ai accepté. Je savais par avance que ça allait m'arriver. J'ai travaillé avec Julian Assange auprès de Wikileaks. J'ai vu ce qui lui arrivait pendant des années jusqu'aux accusations de viol, d'antisémitisme, etc. Tout était fait pour qu'on ne l'entende plus. Aujourd'hui, il est en prison, dans une prison antiterroriste pour avoir dit la vérité.
Donc on était préparé.
Oui, j'allais vous demander de ces nouvelles.
On était préparé. Il est encore dedans et dans une indifférence générale. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on voit bien que dans le système actuel, politique, médiatique, ainsi de suite, la vérité ne compte pas. Ce qui compte, c'est la défense d'intérêt et exclusivement cette défense d'intérêt. Et donc quand j'avance ces éléments, c'est avec la rigueur de ma formation, justement, qui m'a permis d'avoir cette capacité à trouver, à identifier les preuves, à ne pas faire une erreur parce que la moindre erreur, on me l'a fait payer, vous avez parlé de l'affaire Griveaux, c'est évidemment... Évidemment, qu'est-ce que c'est ?
C'est une façon d'essayer de me délégitimer en m'attribuant un acte que je n'ai pas commis pour essayer de m'écraser et m'exclure du barreau.
On ne voulait pas un peu culpabiliser sur cette affaire avec le recul. On ne va pas... J'ai beaucoup souffert
parce que je me suis dit beaucoup de personnes qui ont cru en moi et qui ont mis leur confiance en moi ont pu se sentir trahi parce qu'ils ont cru, en fait, le récit médiatique qui s'est imposé comme quoi j'avais monté depuis je ne sais quel talent. Non, mais procédé finalement. Beaucoup de gens ont laissé entendre finalement. C'est mon client. Enfin, il faut comprendre quand même cette distinction fondamentale. C'est mon client. Moi, je défends quelqu'un, Piotr Pawlenski, qui a une méthode très particulière. Je ne me suis pas cloué les testicules comme il l'a fait devant le Kremlin de la même façon que je n'ai pas publié cette vidéo.
Mais vous étiez libre de le refuser, de le prendre en main. Mais je n'avais pas du tout envie parce que pour le coup, par contre, je savais parfaitement que c'était quelqu'un qui allait avoir besoin d'être défendu, qu'il avait fait pour ces raisons mais que j'estimais à cette époque être compréhensible. Je comprenais pourquoi il avait fait ça. Je ne partageais pas forcément le geste. Mais il dénonçait l'hypocrisie de cet individu qui étalait sa vie familiale, très traditionnelle et ainsi de suite dans tous les médias. Il y avait un décalage
entre le discours public et la seule motivation qui nous a amené le défendre. C'est ce que Piotr Pawlenski
voulait faire parce que Piotr Pawlenski est un anarchiste. Donc, il est l'ennemi de l'anarchiste. C'est le bourgeois. C'est l'hypocrisie du bourgeois. C'est la capacité à manipuler le discours pour essayer de se protéger. Et donc, il rentre avec une violence extraordinaire contre cet homme en montrant sa tartufferie. Ça provoque un ébranlement de la République avec un tremblement. On l'a bien vu parce que tout le monde avait peur que ses petits secrets se trouvent à leur tour exposés. Moi, j'ai une grande fierté de l'avoir défendu. J'ai une grande fierté d'avoir potentiellement sacrifié ma carrière d'avocat que j'avais jusqu'ici dévouée à ne défendre que des personnes en difficulté.
Tous les gilets jaunes qui ont été mises en examen parfois parce qu'on avait retrouvé un masque près d'une boutique qui avait été saccagée qui contenait, entre autres, ADN la leur. Je veux dire, on a été dans un niveau de persécution judiciaire extraordinaire. J'ai eu un énorme plaisir, une énorme fierté à les défendre vraiment en me battant à leur côté gratuitement, systématiquement comme j'avais annoncé. C'est pour ça que vous me disiez est-ce que vous engagez sur la 10 000 euros ? Je tiens ma parole. C'est quelque chose qui est essentiel.
Et évidemment, je vois tout ça potentiellement saboter et saccager parce que je savais très bien le risque que je prenais à défendre quelqu'un que l'on considérait aussi suffureux, aussi particulier et ainsi de suite. Et j'y ai mis tout mon cœur. Pourquoi ? Parce que mon seul objectif à l'époque, comme j'ai fait pour tous mes clients, c'était de préserver sa liberté. Et ça valait la peine de prendre tous les risques. Et aujourd'hui, on menace de retirer la robe sur rien parce que j'aurais manqué de courtoisie contre une de mes consoeurs. C'est ça l'argument. C'est quand même extraordinaire. Parce que j'aurais manqué de courtoisie contre une de mes consoeurs et parce que j'aurais...
Vous craignez d'être radié du baron ? Non, je ne crains pas. Il me menace de le faire. Moi, je n'ai pas de crainte et je suis très fier de ce que j'ai fait et je vais continuer à le faire et je vais avoir une audience disciplinaire dans un mois qui consiste à tenter, évidemment, de me faire payer l'ébranlement qu'a connu la Macronie et la fragilité qui a été exposée chez ces gens-là. Mais comme je l'ai dit, parce que c'était il y a un an, quasiment jour pour jour, un an et un mois, on était à quelques semaines du premier confinement. Je l'ai dit, l'espace médiatique était saturé à mon sujet. Pourquoi, à votre avis ? Évidemment, ce n'était pas l'affaire Griveaux.
Pourquoi est-ce que l'affaire Griveaux est devenue une affaire branco ? La question est posée. Mais moi, je leur ai dit, écoutez, je trouve ça indécent que vous mettiez autant d'énergie et autant de temps sur cette affaire alors qu'on est à la veille d'une crise sanitaire majeure et que vous n'exercez aucun contrôle sur ce que nos dirigeants sont en train de faire et des risques qu'ils sont en train de faire prendre à la population. Et donc, à un moment donné, ce narcissisme qui consiste à, de la même façon que Nicolas Sarkozy quand il a des problèmes judiciaires a accaparé un 20h pour pendant 20 minutes et ainsi de suite. C'est ridicule. Il faut passer outre.
Les questions de violence politique qui s'appliquent sur les dissidents et ainsi de suite, il faut les accepter comme naturelles. Et à chacun, à chacun de sentir là où il n'essaie de museler les dissidents. Mais en France, mais en France, mais quelle parole dissidente sincère est entendue aujourd'hui dans l'espace médiatique ? Quelle parole dissidente sincère en rupture réelle avec le système existant ?
Néanmoins, je parle notamment du côté de la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon qui a par exemple dénoncé mercredi soir un programme de mesures incohérent. François Ruffin de son côté est ironisé. Macron nous a fait un poisson d'avril avant l'heure. Il dit qu'il va créer délit pour les soignants. Les soignants réclament délit depuis un an. Ils ont eu combien ? Zéro. Nous avons des irresponsables au pouvoir. Marine Le Pen a fustigé quant à elle un Waterloo vaccinal cette fois dont Emmanuel Macron n'assumerait pas la responsabilité.
Du commentaire électoraliste. Tout ça, c'est pour préparer 2022 avec une sorte de tentative de distinction sur la technocratie. C'est-à-dire qu'en gros on ne discute que de si telle mesure aurait été prise si j'avais été au pouvoir ou telle autre. Alors qu'en fait il y a un problème de structure aujourd'hui en France. Le peuple n'a pas la parole et il faut lui redonner les moyens de cette parole. C'est ce que je décris dans ce livre dont on va parler.
De façon à ce qu'il puisse intervenir directement dans les affaires politiques et qu'il ne se retrouve pas coincé avec un dirigeant politique qu'il a plus ou moins choisi dans une configuration complètement différente à celle de l'élection et qu'il ne puisse pas en changer ou ne puisse pas lui demander écoute, on t'a élu pour telle chose là on est sur une configuration complètement différente c'est pas toi qui dois prendre ces décisions. Et en fait cette inhibition du système démocratique personne n'en parle pourquoi ? Parce que tout ne serait que d'une chose c'est de se retrouver à la place de celui qui prend aujourd'hui les décisions.
Et c'est ce qui explique que le débat politique et médiatique soit aussi pauvre parce qu'on est sur une question évidemment de distinction formelle alors qu'à aucun moment l'un d'entre eux dit ce qui est important c'est comment cela se fait qu'à aucun moment le peuple français n'ait pu peser non pas sur les petites décisions sur est-ce qu'on confine de telle semaine à telle semaine non sur l'orientation générale que l'on veut prendre à la fois économiquement mais surtout sanitairement c'est-à-dire est-ce que l'on souhaite se voir privé
de notre liberté ? sont des accords à l'Assemblée nationale
à l'Assemblée nationale merci qu'ils continuent à parler à l'Assemblée nationale on voit l'intérêt et l'efficacité et surtout l'attention qui lui est portée par nos dirigeants non encore une fois ce que je vous disais au début de cette émission et qui n'est pas du tout une parole en l'air
il n'y a pas que vous qui dénoncez le manque
de consultation mais ils veulent être consultés eux c'est ça qui est fascinant à aucun moment ils demandent une consultation qui rende la parole au peuple de France ils se considèrent représentants des peuples français parce qu'ils ont été élus par quelques milliers de personnes en 2017 dans des élections qui étaient complètement atteintes par d'une part le duopole Macron-Le Pen et par l'inversion du calendrier législatif et par tout simplement le fait que les français savent que leur parole ne pèse plus donc là vous rejoignez
Étienne Chouard pour une demande du RIC
c'est pas Étienne Chouard c'est les gilets jaunes dans leur ensemble la grande réclamation des gilets jaunes c'était pas seulement qu'on arrête la taxe carburant et qu'on leur donne quelques centaines d'euros en plus c'était qu'ils aient la possibilité à tout moment à travers le référendum d'initiative citoyenne à travers le mandat impératif et révocatoire et ainsi de suite d'avoir le droit de peser directement sur la délégation publique c'est quoi aujourd'hui être citoyen français c'est quoi notre pouvoir politique c'est avoir le droit tous les X années de choisir qui parle et décide en notre nom est-ce que l'on est prêt à accepter cet asservissement cette soumission complète à des personnes qui par ailleurs n'ont démontré aucune capacité aucun talent particulier pour prendre la parole à notre place c'est à cette révolution c'est cette révolution qu'il faut achever et c'est là où je dis face à non seulement l'incompétence l'impératif et ainsi de suite mais la corruption ces centaines de milliers d'euros qu'accumulent ces individus encore une fois les personnes que j'ai nommées ces personnes-là elles devraient être en prison combien de clients j'ai retrouvé en détention provisoire je vous le dis pour un masque retrouvé quelque part sans qu'il n'y ait aucun indice d'infraction etc ces personnes-là étaient au cœur de la décision au moment où on a détruit l'appareil de santé qui aurait permis de vivre cette période avec une liberté bien plus importante pourquoi ces personnes-là ne sont même pas mises en exemple pourquoi pire ces personnes-là ont été promues au porte-parole du gouvernement au ministère de la santé à la direction générale de la santé et bien tout simplement on le sait parce qu'ils ont utilisé ces moyens pour aider à l'ascension de Macron entre 2012 et 2007 d'une part ils sont récompensés et d'autre part parce que si on les fait tomber on fait tomber tous ceux qui autour y compris Castex et ainsi de suite et y compris dans l'opposition actuelle ont participé à cette prise de décision auparavant donc il y a un système politique qui est en train de créer son immunité vous pensez que
le premier ministre de Castex n'est pas intègre ?
mais c'est pas qu'il est intègre ou pas c'est qu'il était celui qui a créé la tarification à l'acte c'est lui qui a déstructuré en marchandisant notre système hospitalier c'est lui qui ensuite a été en tant que secrétaire général adjoint d'Elysée sous Sarkozy puis conseiller social et ainsi de suite au coeur des décisions qui ont été prises sur la réduction drastique du nombre de lits qui fait qu'aujourd'hui on ne peut pas sortir que les commerces sont en train de périfiler
parce qu'on ne pouvait plus soigner
parce qu'on ne pouvait plus soigner et donc à partir de cette situation là je suis désolé c'est indécent d'avoir mis ces personnes en avant mais en même temps pourquoi ils ne le feraient pas tout simplement parce que s'ils le faisaient s'ils le faisaient autrement ils se mettraient en danger eux-mêmes parce qu'ils se rendraient potentiellement responsables des décisions catastrophiques qu'ils ont prises jusqu'ici et aujourd'hui on a un instrument la cour de justice de la république qui est faite pour absoudre qui est faite pour rendre des non-lieux ou pour acquitter les personnes qui est construite pourquoi ?
parce que la moitié des personnes qui jugent sont des députés des sénateurs donc encore une fois les mêmes personnes qui prennent ces décisions là il faut en finir avec ce système il faut que ces personnes n'aient plus peur enfin il faut au contraire que ces personnes commencent à avoir peur des décisions qu'ils prennent et ne pensent pas pouvoir s'en tirer en obtenant des promotions qui vont leur garantir il y a des actions en justice qui sont menées par Fabrice Divisio notamment donc ça veut dire croire dans le système judiciaire existant et croire à sa capacité à lutter contre l'imputé on a beaucoup fait mais vous n'y croyez pas justement à ce système judiciaire ?
on a beaucoup commenté la condamnation de Nicolas Sarkozy la droite en s'émouvant la gauche en satisfaisant la Macronie en faisant comme si elle n'avait rien à voir avec tout cela
il a fait appel
il a fait appel d'une part et surtout il n'est pas allé en prison et il n'ira jamais comme aucun des politiciens pourquoi ? parce que quelle condamnation leur a mis ? combien d'années de prison leur a mis ? deux ans c'est-à-dire exactement ce qui était aménageable aujourd'hui ça a été réduit un an mais au moment des faits c'était deux ans
beaucoup jugent que c'est sévère pour les faire procher
qu'est-ce qui est sévère au fait de condamner quelqu'un à quelque chose qui n'existe pas ? qu'est-ce qui est sévère au fait de on distrait le peuple on permet de créer tout un faux débat sur est-ce que c'est sévère certains dénoncent la politique des juges vous ne partagez pas ce point de vue mais c'est même pas qu'il y ait de politique ou de politique il n'y a pas de juge dans ce rapport au monde pour Nicolas Sarkozy que ce soit Sarkozy
au-delà de la durée de la peine qui serait demandée c'est que sa carrière politique s'est tenté qu'il voulait revenir
ça ne change strictement rien vous le savez aussi bien que moi s'il veut se présenter c'est pas ça qui fera obstacle au fait qu'il se présente et d'ailleurs il n'a pas été interdit de ses droits civiques donc il a parfaitement le droit de se présenter non mais dans l'opinion c'est désastreux en termes d'image pardonnez-moi mais on voit très bien qu'on peut parfaitement sauter au-dessus de cet obstacle si on le souhaite ce que je veux dire par là c'est que la justice ne joue pas son rôle par rapport aux élites politiques et qu'à aucun moment que ce soit Cahuzac, Fillon, Sarkozy, etc encore une fois dans les faits ces personnes ne connaîtront jamais dans leur chair les conséquences de leurs actes alors même qu'ils prennent des décisions qui touchent au destin de milliers de personnes ces personnes encore une fois qui sont porte-parole à du gouvernement au ministère de la santé devraient être en prison non pas pour leur gestion récente de la crise sanitaire mais pour leur participation les cinq années précédentes les sept années précédentes à la dévastation de notre système hospitalier comment cela se fait qu'aucun d'entre eux ne semble avoir le début d'une crainte par rapport aux conséquences des décisions qu'ils ont prises qui ont exposé pendant des semaines des soignants sans masque parce que c'est bien sympa aujourd'hui de nous imposer le port de masque dans leur rue etc moi ce qui était vraiment important c'était au début de la crise de protéger les personnes qui les mois suivants devraient nous soigner comment ça se fait que ce manque de considération qui est quand même accablant n'amène pas aujourd'hui à une révolution tout simplement parce que l'on endort le peuple d'une part avec la crainte sanitaire qui est légitime et d'autre part avec cette encore une fois cette soviétisation de l'économie en leur faisant croire que ce ne seront pas eux qui devront le payer demain or c'est nous qui allons payer les causes et les conséquences de leurs décisions et il faut que l'on ait conscience de cela et que l'on s'y prépare de façon très active parce que sinon on va se retrouver prisonnier d'un effondrement d'un régime provoqué par nos élites dans lesquelles ils vont vouloir nous entraîner pour ne pas avoir à le payer Ron Banco
est notre invité jusqu'à 14h en direct sur Sud Radio dans les Incorrectibles à l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage chez Michel Laffont paru le 25 mars dernier Abattre l'ennemi c'est le titre de cet ouvrage on se retrouve dans un petit instant ne bougez pas De retour dans les Incorrectibles en ce dimanche de Pâques nous sommes malgré tout toujours en direct avec notre invité on est ravis de le recevoir à nouveau puisqu'il est peu présent dans les médias en tout cas à l'occasion de la sortie de ce dernier ouvrage c'était le 25 mars dernier chez Michel Laffont ça s'appelle Abattre l'ennemi on va en parler dans un instant bien avant on continue de parler de cette crise sanitaire et puis de cet état autoritaire on dirait même Jupiter dans toute sa splendeur vous dont le mot de l'éditeur Juan Banco de votre précédent ouvrage était je cite le macronisme est une nouvelle variante du fascisme est-ce que vous renouvelleriez ces propos tenus
par votre éditeur vous imaginez que j'ai tenu qui était dans mon texte j'ai tenu ces propos en juillet 2017 vous imaginez à quel point on a dû me prendre pour fou en particulier dans mon petit milieu social très protégé du système arrondissement etc.
et la violence qui m'a été infligée et imaginez qui imaginait sinon tout ce qui allait se dérouler ensuite les milliers d'arrestations pendant les gilets jaunes les personnes qui ont perdu des yeux des mains pour avoir exprimé leurs idées pour avoir tenté de juste revendiquer leur forme de dignité les milliers d'arrestations arbitraires les blessures ça c'était la première phase et ensuite évidemment le fonctionnement parfaitement autoritaire de ce pouvoir dans la gestion de la crise sanitaire qu'encore une fois lui et ses précédents avaient enfanté parce que monsieur Macron était quand même ministre de l'économie et avant secrétaire général à l'adjoint de l'Elysée donc il avait la main avec son ami Kéusak ils étaient très proches sur le budget notamment des hôpitaux ainsi de suite donc on fait comme si la continuité des décisions politiques qui ont été prises depuis des années réduisait la responsabilité de la Macronie aujourd'hui mais au contraire elle a été enfantée elle a été enfantée par ses décisions c'est elle c'est sa fabrique en fait qui les a amenées à cette catastrophe et donc on me prenait pour un fou et à chaque fois un peu moins et à un moment on s'est dit mais en fait on est en effet en train de sombrer dans quelque chose d'assez inquiétant qui amène de façon beaucoup plus violente à un accroissement de la violence justement dans l'espace public mais les français semblent assez résignés finalement je pense que encore une fois il y a une partie des français qui est complètement endormie par cette soviétisation délirante de l'économie délirante encore une fois parce que si à la limite on avait des plans quinquenaux et qu'on se disait voilà en fait tout cet argent on va le mobiliser pour aller dans telle direction ça va nous permettre de recréer de la richesse etc non on est dans un dans un système en fait on verse d'argent pourquoi ?
pour endormir pour endormir pas pour protéger encore une fois les publics les plus fragiles les plus précaires les plus isolés qu'il était avant la crise ils restent exclus de ce dispositif là et par contre ceux qui ont eu de la chance comme moi en 2019 et bien là on va avoir en fait des sommes complètement délirantes que l'état ne devrait pas donner à aucun moment l'état devrait subvenir aux besoins de tels niveaux à des individus enfin c'est quelque chose qui est inacceptable qui est franchement délirant et pourquoi ?
et voilà ces ressources là et ça c'est quelque chose pour les connaître de près les personnes qui nous gouvernent aujourd'hui les personnes qui sont passées par les grandes écoles mes camarades en fait de jeunesse il y a ces institutions
parce que vous êtes passés par ces mêmes espaces
et il y a quelque chose de fascinant dans ces lieux là c'est l'absence de conscience de la chance que l'on a de la chance que l'on a tout d'abord déjà pour commencer de pouvoir étudier donc du coup d'avoir du temps pour élaborer une pensée voyez alors que la plupart des français à partir de 18 ans 19 ans 20 ans commencent à travailler souvent à être exploités à devoir cumuler un certain nombre de travaux précaires qui leur laissent assez peu de temps en parlant justement
de ces jeunes parenthèses on dit les étudiants au bout du rouleau justement beaucoup considèrent que je paie le prix d'une politique incohérente inadaptée ils se retrouvent pour certains en grande précarité plusieurs manifs ont déjà eu lieu le 16 mars dernier notamment avec des slogans tels que nous ne serons pas la génération sacrifiée vous les comprenez ?
mais surtout une aggravation en fait de l'existant c'est là où encore en gros c'est ceux qui étaient déjà en difficulté avant la crise qui se retrouvent encore plus écrasés qu'ils l'étaient auparavant c'est ça qui est dramatique et c'est là où on voit qu'il y a une vraie orientation politique et idéologique dans le pouvoir actuel il y a des pouvoirs par exemple pour subvenir à la crise qui ont décidé de donner la même somme à tous les citoyens à tous les citoyens de leur pays vous voyez par exemple aux Etats-Unis c'était entre 1600 entre les aides fédérales et les aides d'Etat des Etats fédérés on pouvait arriver jusqu'à 2500 dollars par mois vous voyez mais tout le monde avait le droit à la même c'était pas proportionnel aux revenus donc il n'y avait pas un maintien et moi pour quelques personnes ça a été un soulagement énorme parce qu'ils ont pu rattraper la violence sociale qu'ils subissaient jusqu'alors et pour d'autres qui gagnaient plus ils ont découvert ce que c'est que de vivre avec moi et donc il y a une expérience quelque part d'altérité qui se fabrique là-dedans nous on a décidé de suivre en fait les courbes de revenus et d'aider ceux qui étaient déjà quelque part aidés ou qui étaient déjà en position favorisée et on a laissé de côté beaucoup de publics qui n'avaient pas accès aux dispositifs d'aide et ainsi de suite ça c'est le premier problème le second problème encore une fois c'est évidemment l'accoutumance que l'on peut créer à cet état de dépendance c'est-à-dire on est dans un rapport passif à la fois à l'économie parce qu'on ne produit plus d'argent et aux politiques on accepte les décisions qui viennent au-dessus et ça c'est délétère pour la société à terme c'est délétère et moi j'espère que cette jeunesse qui se rebelle elle se rebelle avant tout parce qu'elle n'a pas le droit de faire d'agir parce qu'elle considérait qu'il faudrait qu'elle ait un état qui vienne pour voir à leurs besoins sans contrepartie à tout moment il y a une précarité très importante dans une partie des étudiants aujourd'hui extrêmement violente je ne comprends pas qu'il n'y ait pas eu de réaction plus vive face au fil de personnes qui demandent de l'aide alimentaire notamment dans Paris mais aussi en province il y a une misère qui est silencieuse qui est toutes les personnes qui étaient par exemple intérimaires qui sont retrouvées dans une situation où ils n'ont plus d'emploi parce que tout l'appareil productif est paralysé encore une fois on leur donne des aides mais elles sont éligibles jusqu'à un certain point puis après en fait plus grave l'anxiété du redémarrage quand les aides s'éteindront comment est-ce qu'en fait quand l'usine aura fermé parce qu'entre temps on aurait été dépassé par les chinois qui eux n'ont plus réactivé leur système économique et ainsi de suite et donc en fait face à tout ça il n'y a aucune réponse politique encore une fois pourquoi ?
parce que ces individus pourquoi est-ce que je parle de Gabriel Attal du fait qu'il gagnait 6 000 euros par mois dès 22 ans alors qu'il avait fait 15 tas jusqu'alors qu'il était recruté par Copinage et ainsi de suite et qu'il a participé à des prises décisions ce n'est pas seulement sa responsabilité la responsabilité de Griveaux et ainsi de suite c'est juste que c'est des personnes mais il avait peut-être les compétences alors qu'il n'avait même pas encore de diplôme alors qu'il n'avait pas dû lui offrir son diplôme parce qu'il n'avait pas réussi à passer son diplôme rigolon alors qu'il n'avait aucune expérience professionnelle voilà c'est ce que j'allais vous dire pourquoi est-ce que pourquoi est-ce que j'en parle ?
parce que ça crée un deuxième problème qui n'ont pas de rapport à la vie réelle ils ne savent pas ce que c'est que devoir chercher ils ne savent pas à quel point c'est humiliant pour un jeune aujourd'hui qui n'arrive pas à trouver même de stage que de voir qu'en fait que parce que vous êtes né au bon endroit dans le sixième arrondissement que vous êtes allé à l'école sassienne que du coup vous avez connu la fille d'un ministre etc que vous l'avez un peu dragué vous retrouvez propulsé à la tête de l'état à prendre des décisions qui engagent l'ensemble des citoyens et que vous gagnez des fortunes grâce à ça sans avoir à aucun moment eu à prouver quoi que ce soit et sans avoir à aucun moment eu à rendre des comptes par rapport à la prise de décision et quand vous avez participé un système politique qui n'a pris que des mauvaises décisions qui a dévasté un pays en plus qu'est-ce que vous obtenez en retour une promotion je veux dire avoir conscience du niveau de violence symbolique que ça produit pour tous les français qui sont enquistés justement qui payent les conséquences de cet enfermement de ces mauvaises décisions ainsi de suite c'est là où j'ai peur que finalement une forme de renversement de ce pouvoir politique se passe par la violence du fait de cette accumulation d'humiliation du fait de cette accumulation de mépris que du coup ces personnes-là qui encore une fois ont toujours été protégées dans des lycées privés qui ont accès aux hôpitaux privés rappelons-nous Brigitte Macron juste avant la crise qu'on a vu l'été d'avant va se faire soigner dans un hôpital privé on est où c'est-à-dire que la première dame allait avant même la crise déjà se faire soigner c'est pas interdit mais c'est pas que c'est interdit c'est une question symbolique qu'est-ce qui fait que ces personnes-là fuient de services publics s'échappent du sort du commun des mortels alors même qu'ils sont censés représenter l'État qu'il y a une forme de partage de destinée avec le reste de la société française où on en est de cette scission entre les élites et populations qui amène à ce genre de comportement Alors en parlant justement
de ces élites reparlons un petit moment de cette crise sociale et des gilets jaunes en parlant de révolte vous qui étiez l'un des principaux on le rappelle le soutien des gilets jaunes vous aviez même assuré la défense de plusieurs manifestants vous pensez justement ce qu'est crise sanitaire elle peut entraîner donc véritablement une nouvelle révolte sociale au sens large et relancer le mouvement parce que ce mouvement finalement il s'est éteint on dirait
Dans mon premier entretien à Thinkerview donc en juillet 2016 Vous êtes toujours en relation
d'ailleurs avec des membres de ce mouvement donc Maxime Nicolle alias Flyrider donc vous étiez l'avocat et pour qui vous aviez rédigé la préface justement de son livre
Bien sûr je continue à défendre Christophe Détanger pour débloquer sa cagnotte Litchi parce qu'on rappelle que le gouvernement avait réussi à faire suspendre une cagnotte de soutien à sa famille je veux dire on en était là au niveau de violences et de tentatives d'écrasement et donc on est en train de se battre j'ai récupéré le dossier on est en train de se battre maintenant je suis encore en train de me battre pour sortir des personnes de prison qui sont en train d'être mis en examen encore aujourd'hui puis deux ans après pourquoi est-ce que vous pensez qu'ils mettent autant d'énergie pour écraser ces individus ?
Pourquoi vous pensez de la même façon qu'on a fait nommer une ancienne procureure juge d'instruction sur l'affaire Griveaux pour ne faire que des actes d'enquête depuis six mois contre mois ?
Ça s'inscrit dans un mouvement plus large c'est pour ça que j'aime pas les politiciens qui ne parlent que de leur affaire sans essayer de décrire ce qui se passe c'est qu'en fait ce pouvoir a vraiment tremblé et qu'il fallait aller chercher jusqu'à la moindre personne qui se soit distinguée dans ce mouvement pour s'assurer que sa vie serait dévastée que ce soit Jérôme Rodrigues Maxime Nicole Éric Drouet Christophe Détanger etc on est allé chercher la moindre élément on est dans une destruction de l'opposition encore une fois réelle c'est-à-dire des personnes je parle pas de moi là pour le coup mais les personnes qui ont incarné les Gilets jaunes c'est des personnes qui ont vécu la violence sociale qui ont vécu les difficultés qu'il y a aujourd'hui à se construire dans ce pays et ces personnes-là on les a écrasées on les a humiliées de façon à s'assurer à ce que plus jamais ils ne reprennent la parole dans l'espace médiatique classique que plus jamais ils ne puissent incarner quoi que ce soit qui mette en danger des petits marquis qui aujourd'hui dans leurs hôtels particuliers financés par la République financés par nos impôts sont en train de prendre des décisions qui sont en train de nous effondrer
En février dernier nous recevions ici Aude Lancelin pour son livre La Fievre qui retrace la crise des Gilets jaunes à travers l'histoire de deux personnages Aude Lancelin n'avait pas manqué de fustiger la façon dont les médias ont traité cette crise et se montrait très critique envers les grands patrons de presse qui était un peu votre cas vous-même vous les accusez d'être à la botte du pouvoir et responsable d'un processus de propagande massive je cite ayant permis la succession au pouvoir de Macron les journalistes de manière générale sont responsables selon vous du moins partie de la dissolution de ces Gilets jaunes
Mais les patrons de presse ne sont pas la botte du pouvoir ils sont le pouvoir les personnes qui aujourd'hui détiennent les médias en France sont les personnes qui ont fabriqué Emmanuel Macron c'est ce que j'ai décrit dans le crépuscule c'est eux qui ont poussé cette candidature alors que s'est effondrée leur candidature préférée qui était Fillon et auparavant Nicolas Sarkozy et qui se sont assurés que quelqu'un qui protège leurs intérêts soit élu à présidence de la République avec une campagne de propagande massive qui est établie c'est-à-dire que vous regardez le nombre de titres et de la couverture médiatique qu'il a reçue pendant cette période comparée à d'autres et vous comprenez comment ça s'est passé vous ajoutez à ça les soutiens qu'il a eu à Sciences Po notamment via Olivier Duhamel et les réseaux Descoings que je connais intimement c'est pour ça que j'étais en fait si tôt en capacité de comprendre ce qui se passait avec la Macronie en fait ils viennent de ce qui m'a essayé de m'engendrer ce qui a essayé de me propulser sur le devant de la scène Richard Descoings directeur de Sciences Po qui a essayé de m'employer qui m'avait employé même qui avait essayé de me faire rentrer dans un cas de ministère
que vous étiez au courant de toutes ces affaires dont on a parlé et que vous les avez vous dénoncé plus tôt
mais ne l'ai-je pas fait est-ce que ça ne fait pas des années que je crie seul pour essayer de prévenir de la décadence et la dégénérescence qui habitent ces espaces-là moi j'ai pris tous les matins le 83 le bus pour aller à l'école avec le fils adoptif d'Olivier Duhamel et j'ai vu dans quel état il était comment ça se fait qu'on a laissé cette personne-là en sachant parfaitement parce que dans ces milieux-là tout le monde se surveille ce qu'il faisait comment ça se fait qu'on a laissé cette personne-là adopter deux enfants du tiers-monde à l'époque en les exposant c'est ça la vraie affaire politique et c'est ça d'ailleurs ce dont personne ne parle aujourd'hui dans les médias lorsqu'il parle de l'affaire Duhamel comment est-ce qu'on a exposé ces enfants et qu'on les a mis entre les mains de cette personne quel passe-droit de quel passe-droit il a bénéficié qui est responsable enfin il n'y a pas de faire procher par rapport à ces enfants-là oui il y a un silence intéressant parce que là pour le coup il y a des conséquences pénales très importantes qui pourraient être produites revenons un instant
mouvement des Gilets jaunes ce mouvement il marquera l'histoire selon vous ?
il a fait l'histoire c'est plus intéressant encore l'histoire est écrite par ceux qui gagnent l'histoire est écrite par les classes dominantes qui ont une maîtrise des outils qui fabriquent l'histoire mais nous on sait ce qu'on a fait on sait ce qu'on a vécu et justement mon rôle a été d'intermédier et de les introduire à travers mes écrits et ainsi de suite dans ce récit général dont on essaie de les sortir l'émotion le partage d'un peuple de France nulle part dans le monde je crois et j'ai beaucoup étudié l'histoire c'est une de mes matières préférées on a vu les parties les plus fragilisées les plus vulnérables de la société avoir le courage de se lever et de défier le pouvoir et de s'approcher de l'Elysée pour le faire sentir défier le pouvoir
est-ce que ça autorise tout ? est-ce que ça autorise cet appel de Francis Lalanne ? je ne sais pas si vous avez suivi encore récemment il a fait une manifestation où il a appelé tout le monde sur le plan sanitaire à enlever son masque et à s'embrasser là vous pouvez quand même considérer que c'est répréhensible ou seulement au regard de la loi d'après vous ?
mon espoir c'est que les français comprennent qu'il est temps maintenant qu'ils se regardent les uns les autres et qu'ils commencent à se préparer à une rupture avec l'existant c'est-à-dire qu'ils commencent à réfléchir à qui aurait la capacité si demain une révolution devait avoir lieu de prendre le pouvoir et de remplacer les personnes qui sont aujourd'hui en place non seulement au niveau parisien ministériel mais à l'échelle locale parce que c'est ce que je raconte dans Abattre l'ennemi si c'est pour reproduire l'existant si c'est tout simplement pour remettre d'autres marquilles à la place des marquilles existants ça ne va pas fonctionner il faut que chacun ait une prise de conscience sur le fait que d'une part une révolution se construit qu'elle prend du temps et que d'autre part elle requiert de chacun qu'il s'interroge sur ce qu'il pourra demain faire pour aider ce pays et pour le reconstruire et surtout pour jouer un rôle dans le régime de demain aujourd'hui il y a une chose très simple chaque français peut s'interroger sur si dans l'idéal il avait pu occuper une fonction dans cette société qu'un mécanicien ait voulu être médecin ou un médecin ait voulu être mécanicien qu'est-ce qu'il aurait dû changer au sein de cette société pour pouvoir vivre cette vie à laquelle il espérait et qu'est-ce qu'il devrait changer demain pour peut-être faire cette transition moi une des expériences qui m'a le plus marqué c'est quand je travaillais à Courpé d'International j'étais très jeune j'avais fait une colocation dans un quartier un peu fragile de l'AE et mon colocataire un de mes colocataires c'était un mécanicien de 40 ans allemand et je lui ai demandé ce qu'il faisait là à l'AE en Hollande et il me dit j'étais un réparateur de voiture et en fait j'ai décidé de devenir dentiste donc j'ai fait une formation pendant 10 ans et là je viens d'avoir mon diplôme de dentiste donc je devais en France c'est impossible en France votre destin à 18 ans il est marqué à vie donc il suffit que vous ayez eu une enfance ou une adolescence un peu difficile des ruptures familiales une absence de connaissances sur ce qu'il fallait faire etc et vous êtes scellé à vie c'est ça qu'il faut rompre cette absence de mouvement et ça c'est un projet civilisationnel parce qu'à partir de là vous imaginez les énergies bloquées aujourd'hui en France les frustrations les aigreurs la passivité ce qu'on pourra déployer si on dit à chacun non non on va s'organiser pour que tu puisses même tard dans ta vie te reconstruire et qu'il n'y a aucune raison que tu ne sois pas capable de faire quelque chose qui aujourd'hui est réservé à une certaine élite entre guillemets en tout cas des personnes favorisées
Ron Branco est notre invité jusqu'à 14h en direct sur Cieux de Radio dans les Incorrectibles et on va parler de ce livre Abattre l'ennemi aux éditions Michel Laffont restez avec nous on revient dans un tout petit dernier quart d'heure de l'émission nous sommes toujours en direct dans ce dimanche de Pâques avec notre invité Ron Branco à l'occasion de la sortie de ce livre Abattre l'ennemi c'est aux éditions Michel Laffont ça vient de paraître donc le 25 mars dernier alors on le disait en introduction vous êtes quasiment rayé des grands médias Ron Branco vous le disiez vous même sur votre réseau sur votre page Facebook ce boycott dans les médias pourquoi d'après vous ?
parce que je suis un enfant de ce système il m'a fabriqué de façon à ce que je puisse prendre le relais et préserver l'existant et donc il m'a donné toutes les armes qu'il donne à ses enfants chéris c'est un peu le sens de cette couverture qui a été et puis de ce titre
qui est quand même sacrément fort vous allez nous dire
pourquoi aussi parce que et donc évidemment j'ai tous les codes je sais parfaitement comment ils fonctionnent je les connais intimement j'ai une capacité de travail à mon avis de réflexion qui me permet de les défier sans aucune difficulté et ils ont vu quand ils ont essayé de m'inviter qu'ils étaient dans l'incapacité de m'écraser donc ce qu'ils ont fait c'est qu'ils m'ont sorti du jeu et qu'ils commentent ce que je fais maintenant sans me donner la possibilité d'intervenir ou alors les deux seules invitations parce qu'on en a eu deux quand même les grandes gueules vous disiez que c'était à 5 contre 1 et voilà c'est 15 minutes entre 10 et 15 minutes à 5 contre 1 et en fait c'est là où ils me pensent un peu naïf c'est qu'ils pensent que j'ai pas de relais au sein de ces rédactions ils pensent que je suis complètement décoeur c'est ce que je me tue à leur dire je suis leur enfant donc j'ai encore et je savais très bien les dispositifs qu'ils préparent vous aviez des taupes mais bien sûr et je savais très bien ce qu'ils préparaient et la façon en fait dont ils voulaient créer une mécanique qui visera à me discréditer de façon définitive et à passer à autre chose et donc ils croient en fait m'avoir en jouant sur mon égo alors il y a eu beaucoup de commentaires par exemple c'était intéressant l'opération qui s'est montée sur Twitter autour de parce qu'il y a dans la quatrième couverture l'ange noir de Saint-Germain-des-Prés c'est un surnom que Paris Match m'a affublé dans un portrait peu dangereux dans un des pires portraits qui étaient faits de moi les plus dévastateurs et évidemment c'est une façon de renverser stigmates et de faire un doigt d'honneur en particulier à cette journaliste Sophie Desdéserts qui n'avait même pas voulu me rencontrer c'est-à-dire la honte qu'elle avait à l'idée de faire ce qu'elle allait faire et de lui dire écoutez vous avez essayé de m'humilier de me ridiculiser maintenant je vous le renvoie au visage et donc nul égo nulle ambition d'ailleurs c'est une forme de testament politique cet ouvrage parce que ce que je suis en train de faire c'est de donner les clés que moi j'ai accumulées pendant ces années pour que les français soient en capacité de retrouver un contrôle normal sur le destin
Alors c'est qui cet ennemi dont vous parlez ? Le pouvoir ? Les médias ?
C'est ensemble ? Il y a... Bon j'étais à la messe ce matin pour les rameaux d'ailleurs complètement saturé de monde donc on a formé un beau cluster je pense mais qui en même temps justement montrait qu'à un moment le pouvoir politique a beau faire ce qu'il veut il y a une force qui émerge et qui vise à dire écoutez nous avons payé pendant très longtemps votre inconséquence nous avons accepté de sacrifier beaucoup de choses mais il y a un moment où vous ne pourrez pas nous imposer ad vitam aeternam de continuer sur cette voie et si et si nous avons autant souffert pendant cette période et si nous comprenons que vous n'étiez pas forcément prêt à faire face à une des ferrandes pareilles etc.
même si on vous paye grassement pour nous préparer pour prendre des décisions qui justement nous préparent à ce genre de choses ce que l'on ne supporte pas c'est que depuis rien n'a été changé et qu'au contraire vous ayez empiré la situation vous ayez fait de la France un pays dans le meilleur des cas moyen voire plutôt mal géré dans la gestion de la pandémie si vous regardez les classements internationaux qui sont faits par un certain nombre d'universités on est soit au bas de l'échelle soit dans le meilleur des cas au milieu de l'échelle alors qu'on avait il y a 20 ans encore le meilleur système de santé au monde qui avait été construit justement après des années encore une fois de sacrifices des français eux-mêmes et donc à un moment les français disent et vous me posiez la question tout à l'heure sur Francis Lalanne donc encore une fois qui consisterait à essayer de s'attaquer à la personne déjà fragile qui essaie juste de porter un cri de désespoir dire on n'en peut plus enfin à un moment le lien social est quelque chose d'important etc.
alors est-ce qu'il fait une erreur ? est-ce qu'il fait pas une erreur ?
non non non mais si j'avais critiqué si il m'avait fallu comme c'est le jeu qu'on applique en général c'est-à-dire est-ce que vous condamnez si vous s'en a un il y aurait alors comme si la responsabilité de ce qui est en train de nous arriver enfin vous voyez cette division du peuple français mais c'est parce que je vais pas condamner un français qui n'a aucun pouvoir de la situation actuelle qui appelle à renverser le chef de l'état élu légalement mais il a parfaitement le droit d'appeler à une destitution d'ailleurs il y appelle dans le cadre de la constitution il a parfaitement le droit d'appeler à une resouverainisation de la politique c'est-à-dire encore une fois de décider ce qui est en train de nous arriver mais non parce que je pense pas je pense que c'est illusoire d'appeler à destitution moi je pense qu'il faut s'organiser pour provoquer cette chute du pouvoir parce que de toute façon elle va intervenir d'une façon d'une autre de toute façon en 2022 il y a une élection présidentielle il va y avoir un effondrement parce que 2022 peut pas se nier dans les conditions actuelles on voit bien que la représentativité réelle des forces politiques existantes est bien trop faible vous êtes toujours de gauche Juan de Banco ?
j'ai été j'ai grandi dans cette gauche c'est-à-dire qu'en fait je sais pas comment je sais pas j'ai un logiciel culturel qui me provient de parents qui ont fui la résistance pardon qui ont fui le franquisme et le salazarisme donc les dictatures portugaises et espagnoles et qui sont arrivés en France avec cette idée d'embrasser un idéal émancipateur de liberté et ainsi de suite donc ça c'est ancré en moi ça le restera toujours ça veut pas dire pour autant que je respecte pas l'idée qu'il faille justement avoir des structures qui permettent de reconstruire une société et de fixer un certain nombre de limites
mais vous appellerez à faire battre Emmanuel Macron donc si Marine Le Pen est face à lui au second tour l'année prochaine vous appellerez à faire voter pour Marine Le Pen
j'ai été invité parce que j'étais pourquoi est-ce qu'on parle beaucoup de mon absence dans les médias c'est qu'en fait j'étais très invité dans les médias tant que ça leur convenait c'est pas non plus comme si je sortais de nulle part et qu'il n'y avait aucune raison de ce qui est intéressant c'est tout d'un coup à quel point ils nous ont effacés donc dans l'entre-deux-tours entre Le Pen et Macron 28 minutes m'invite aux côtés d'Henri Guénaud et de Comte-Spanville et j'y suis allé tremblant parce que vous savez dans l'entre-deux-tours c'était pas évident de savoir ce qui allait se passer ou en tout cas de se dire que ça allait être la catastrophe que ça allait être et pourtant j'avais un pressentiment une pensée très forte de ce qui se passait et donc j'ai appelé à voter blanc et j'ai dit que je ne voterai pas et je peux vous dire que dans 28 minutes qui est quand même sur Arte qui est l'entre de la gauche bourgeoise et ainsi de suite c'est d'une violence extrême et encore une fois imaginez dans mon environnement social ce que ça implique à un moment de dire et c'est ce que j'ai dit j'invite à regarder cette émission parce qu'elle est très importante où je disais dites-moi la différence entre ces deux pouvoirs je vous annonce qu'il n'y en aura pas et je vous annonce qu'au terme du quinquennat d'Emmanuel Macron non seulement on ne verra pas la différence mais on ouvrira la porte à ce pouvoir que l'on dit aujourd'hui tenter de battre qui est celui de Marine Le Pen donc à partir de là et surtout au-delà des jugements qu'on peut porter sur Marine Le Pen sur Emmanuel Macron et ainsi de suite ce qui est important c'est encore une fois de comprendre que cette démocratie représentative telle qu'elle existe aujourd'hui c'est-à-dire le fait que notre seul pouvoir
un candidat d'Éric Zemmour par exemple ça vous inspirait quoi ?
Est-ce que vous aspirez à autre chose qu'à la possibilité de simplement choisir qui va décider et parler en votre nom ? Est-ce que les Français aujourd'hui avec les nouveaux moyens technologiques que l'on a notamment n'aspirent pas à avoir un rôle plus actif quand ils le souhaitent dans la prise de décision politique ? Est-ce que c'est pas ça le véritable changer de système ? Mais bien sûr je ne veux pas choisir quelqu'un qui pense et décide en mon nom je ne veux pas moi me retrouver demain si je veux jouer un rôle politique en tant que citoyen à m'asservir à quelqu'un qui aura nécessairement ses qualités et ses insuffisances Mais alors c'est quoi le meilleur système selon vous ?
Mais donc c'est ce que je disais là pour le coup c'est décrit dans Abat l'ennemi où on propose même une sorte de refonte architecturale de Paris donc c'est assez massif et c'est un système dans lequel à n'importe quel moment lorsque l'on voit par exemple on l'a vu pendant le quinquennat de Macron lorsqu'il voulait privatiser l'aéroport de Paris alors que tout le monde était contre toutes les forces politiques et les citoyens c'est à un moment pour pouvoir dire les citoyens à n'importe quel moment peuvent intervenir dans l'espace politique et dire non cette décision c'est pas vous qui la prenez ça va être pas un référendum ça va être pas des mandats impératifs c'est à dire qu'on donne un mandat à quelqu'un pour qu'il fasse exactement ça il n'a pas le droit de trahir il n'a pas le droit de promettre parce qu'aujourd'hui les mandats ne sont pas impératifs C'est comme ça que nous citait Etienne Chouard Voilà mais oui parce que parmi bien d'autres c'est une tradition de pensée qui remonte à très longtemps sauf que elle commence à devenir faisable et envisageable aujourd'hui pour une raison très simple d'ailleurs Etienne Chouard on avait débattu ici avec Maxime Nicole pendant une heure sur ces sujets pourquoi est-ce qu'elle devient envisageable aujourd'hui parce qu'on a une refonte technologique qui fait qu'on est en mesure beaucoup plus facilement qu'à travers seulement l'ISO de loi de prendre part à des décisions là où mon seul problème avec Etienne Chouard et encore une fois c'est qu'il n'est pas il avait promis quelque chose qu'il n'a pas fait après avoir parlé de la question de la Shoah et avoir tenu des propos qui pouvaient être considérés comme un buvalent il avait dit je vais revenir et je vais clarifier mais d'abord je vais étudier la question et il ne l'a toujours pas fait et pour moi c'est une question fondamentale parce que la question de la Shoah la question du génocide des juifs etc c'est quelque chose qui touche aussi à l'identité de notre pays on est chrétien comme pays et donc il y avait un peuple avant les chrétientés qui croyait dans ce même dieu qui était le peuple juif il y a une continuité historique très importante et on ne peut pas jouer avec ces questions là parce qu'on joue avec l'identité en fait de la population française et y compris lorsque l'on considère l'identité enfin aujourd'hui la question islamique etc tout remonte à cette ancienne question Justement je voulais réagir
à ce qu'on a appelé l'islamo-gauchisme on en a beaucoup parlé ces dernières semaines est-ce qu'on vous traite vous-même d'islamo-gauchisme ?
Non je n'ai jamais eu cette accusation vous savez on a essayé de créer une ambiguïté à ce sujet parce que j'avais écrit une lettre à Salah Abdeslam un des terroristes du 13 novembre pour lui proposer de prendre sa défense ce qui est un geste qui évidemment quand il est rendu public comme ça peut choquer et j'ai tout de suite assumé enfin parce que vous savez il y a toujours la possibilité vous voyez une lettre on peut nier on peut commencer à mentir et je me suis dit jusqu'ici j'ai toujours dit la vérité je n'ai pas par peur commencé à me cacher ce qui s'est passé en 2015 en France c'est c'est d'une violence indicible d'autant plus qu'en fait il s'agit d'une personne qui s'est attaquée un groupe de personnes qui sont attaquées à la jeunesse de France et pour avoir vécu au ministère des affaires étrangères les politiques que l'on a adoptées au Moyen-Orient et notamment en Syrie et la façon dont on a alimenté cette violence je sentais j'avais prévenu et j'avais démissionné du Quai d'Orsay à l'époque pour partir à Yel j'avais dit on est en train de faire venir la violence dans ce pays et moi ce que je voulais montrer à travers ce procès c'était la responsabilité de nos décideurs politiques dans la violence qui a été importée dans ce pays c'était de montrer à quel point leur trahison leur forfaiture leur absence de pensée a amené au massacre de centaines de jeunes de ma génération de mon âge par ces personnes là et donc mon rôle c'était de le faire parler c'était de m'assurer que cette personne ne se mure pas dans un silence et soit capable de faire face aux victimes et aux parents des victimes et aux frères des victimes et de se voir humilié de par son geste tout en assumant du coup sa participation au système républicain et du coup et tout en se soumettant Mais vous comprenez
qu'on peut avoir du mal un peu à vous suivre parfois une pensée ça se construit
évidemment si on découpe et on hache une pensée en quelques secondes et ainsi de suite évidemment qu'on peut orienter dans un sens moi c'est pour ça que j'ai accepté cette émission parce qu'on a le temps et quand il s'agit de personnes qui essaient de réfléchir qui essaient d'être sincères dans leur engagement et pas quand c'est des personnes qui sortent d'un intérêt etc ce temps est notre allié pourquoi est-ce que vous pensez que les médias aujourd'hui tronçonnent la parole publique et créent des espaces toujours plus courts etc parce que l'idée c'est on va faire on va bombarder des messages ces messages vont étouffer le débat public on va commencer à hystériser tout le monde et à partir de là du coup en fait les vraies personnes qui sont protégées par ce système vont être inatteignables parce que toute personne qui essaie justement d'aller un peu plus loin que de dire tout simplement Daesh c'est mal merci je pense qu'on est tous capables de dire ça et suspecter quiconque dans ce pays de penser autrement c'est déjà en soi un peu délirant mais aller au-delà et dire mais attendez comment ça se fait qu'on s'est retrouvés dans cet engrenage de violence quelle est la part de responsabilité de nos dirigeants politiques qui nous ont amenés en fait dans cette situation là ça c'est très important parce que sinon on se contente d'aller bombarder en Syrie pour répliquer etc mais en fait l'absence de pensée nous amène à nous exposer à de nouveaux cycles de violences et moi mon rapport aux politiques c'est d'abord une réflexion sur la violence c'est ma thèse mon doctorat c'est comment la violence naît et je sais que la violence naît toujours de ceux qui ont le pouvoir et pas de ceux qui sont au pas d'échelle
quand vous dites abattre l'ennemi quel est le sens de votre pensée parce qu'on pense immédiatement évidemment au mot tuer quand on entend ce terme qui est quand même sacrément fort
il y a évidemment une dimension symbolique abattre l'ennemi c'est évidemment symboliquement encore une fois l'ennemi qui est en nous qui nous rend passifs politiquement qui nous soumet en fait très puissante et qui essaie de maintenir un système existant pour pouvoir des Bahamas ou Maldives continuer à faire leur vie et nous instrumentaliser entre nous et c'est évidemment faire tomber le système oligarchique dans lequel on est aujourd'hui en serré il y a 15 millions d'armes en France en circulation par miracle par miracle il n'y a pas eu quelqu'un qui pendant la crise des gilets jaunes ait décidé de tirer un coup parce qu'il aurait suffi d'un coup pour que le pays s'embrase et ce pays est aujourd'hui confronté à ce risque encore ce qu'il s'agit à travers ce texte et de façon générale c'est par mon engagement politique c'est de donner les clés aux gens pour qu'ils puissent se soulever subvertir ce pouvoir sans avoir à verser une goutte de sang parce que le moindre policier qui serait demain blessé ou tué par un manifestant ou ainsi de suite c'est un concitoyen c'est quelqu'un que le pouvoir aura envoyé pour faire taire ses frères pour faire taire sa propre population et donc si on s'en tient et c'est pour ça j'étais pas du tout d'accord avec tout le discours sur les violences policières pendant la gilet jaune c'était pas des violences policières à une très grande majorité c'était des violences politiques c'était des personnes à qui on a donné ordre on a donné ordre d'aller se jeter sur la population pour empêcher le changement politique auquel 80% il faut souvenir de ces sondages 80% des français étaient d'accord 80% des français soutenaient le mouvement des gilets jaunes et on a envoyé les policiers qui auraient peut-être dû ne pas obéir vous diriez qu'on est dans un état policier encore ?
on est dans un état de grande violence de grande violence on est dans un état de grande violence et justement c'est pour subvertir cette violence et pour la réduire que cet engagement mais ça passe ça passe comme la rose qui naît par une rupture de la structure qui nous en sert
et bien ce sera le mot de la fin merci beaucoup Ron Branco d'avoir accepté cette invitation on rappelle donc le titre de votre dernier ouvrage Abattre l'ennemi qui vient de paraître aux éditions Michel Laffont merci à Quentin Cabanis à la réalisation à Céline Delabeaume qui m'a aidé à préparer cette émission à Inès Castillo Digital toutes nos émissions sont disponibles on le rappelle en replay vidéo sur la chaîne YouTube de Sud Radio depuis la playlist Les Incorrectibles quant à moi je vous donne rendez-vous pour un nouveau numéro des Incorrectibles ce sera dimanche prochain à 13h d'ici là je vous souhaite à tous un très beau dimanche de Pâques et une très belle semaine à l'écoute des programmes de Sud Radio bien sûr merci
Juan Branco