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InterviewÉlysée (sur YouTube)· 6 mai 2020 20 minComplaisantFond programmatiqueCulture, médias & sportÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Protéger les artistes dans cette période difficile.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous connaissiez toutes ces pistes ou est-ce qu'il y en a certaines qui ont été élaborées au cours de la discussion avec les artistes ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Les mesures évoquées ce matin, pouvez-vous les repréciser ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes confiant sur le retour des Français dans les salles, dans les festivals ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    On parle d'une avalanche de normes, peut-être une allusion au rapport Bricaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20F. RiesterFait
    « ça fait des jours et des semaines que nous travaillons avec le président, ses équipes, avec le Premier ministre et ses équipes et mes collègues du gouvernement en lien avec tous les professionnels du secteur »
  • 6:20F. RiesterFait
    « nous allons rouvrir les écoles à partir du 11 mai d'une façon différente de ce qui était le cas précédemment »
  • 7:00F. RiesterFait
    « nous allons travailler à ce qui pourrait être une plateforme de mise en contact entre les artistes et l'Éducation nationale pour qu'ils puissent aller le plus possible au contact des élèves »
  • 8:20F. RiesterPromesse
    « nous avons fait le choix fort de créer un fonds d'indemnisation pour garantir les tournages, un fonds d'indemnisation public »
  • 9:00F. RiesterFait
    « nous souhaitons que soient protégés les actifs et les entreprises de la diversité française »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-Bonjour, M. le ministre. -F.

Riester : Bonjour. -Je représente l'ensemble de mes collègues de la presse. Donc on a vu une série de pistes lancées par le président de la République. 1re question.

Est-ce que vous connaissiez toutes ces pistes ou est-ce qu'il y en a certaines qui ont été élaborées au cours de la discussion avec les artistes ? -F. Riester : Ecoutez, bien évidemment, ça fait des jours et des semaines que nous travaillons avec le président, ses équipes, avec le Premier ministre et ses équipes et mes collègues du gouvernement en lien avec tous les professionnels du secteur, avec leurs représentants, les organisations professionnelles, les organisations syndicales.

Nous sommes donc conscients de la crise terrible que traverse la culture, que traversent les femmes et les hommes qui sont l'âme de la culture et qui ont aujourd'hui des difficultés évidemment à envisager leur avenir vu l'importance de la crise. Et donc les mesures que je vais rappeler juste après ont bien évidemment été travaillées, identifiées, préparées. Et le président de la République a eu l'occasion, dans le cadre de cette rencontre avec un certain nombre d'artistes, d'évoquer ces pistes de réponses à cette crise qui touche encore une fois notre nation, qui touche notre rapport à l'autre, qui touche finalement notre humanité, car les arts et la culture sont une part de ce que nous sommes et une part de notre humanité.

Il y a donc des mesures d'urgence qui ont été prises dès le départ. Des mesures qui visent à protéger cet écosystème de la crise, des mesures qui étaient des mesures prévues pour la totalité de notre société. Je pense par exemple au prêt garanti par l'Etat.

Je pense à l'accès au chômage partiel. Je pense à la création de ce fonds de solidarité pour les indépendants. Je pense à ces reports de cotisations sociales et de charges fiscales.

Je pense à ce qui a été fait aussi par le ministère de la Culture, ses opérateurs pour compléter ces dispositions en mettant en oeuvre des actions spécifiques pour les artistes-auteurs, pour les intermittents, pour les entreprises, tout ce tissu entrepreneurial de la culture et qui ont permis de faire face à cette difficulté en ce moment même. Il y a bien évidemment des compléments qui sont nécessaires pour que personne ne soit laissé sur le bord du chemin. Nous en avons parlé avec Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, avec Muriel Pénicaud pour ajuster les dispositifs au plus près des problématiques de chaque artiste, de chaque technicien, de chaque acteur de la culture.

Et nous avons évoqué avec le président des mesures qu'il a qualifiées plus de résilience ou de résistance. Toutes les mesures dont on va avoir besoin pour accompagner la reprise dans les semaines qui viennent des activités culturelles, des répétitions d'artistes, du spectacle vivant, des ouvertures de salles de cinéma, de commerces culturels. Et je vais y revenir juste après et vous dire quelles sont les mesures qui ont été évoquées avec le président de la République.

Et puis ensuite, il y aura le temps de la refondation, le temps de réaffirmer évidemment la force du modèle français de la culture, qui est regardé avec beaucoup parfois de jalousie, en tout cas avec beaucoup d'ambition par nombreux de nos pays. Nous avons réussi à bâtir en France depuis des décennies un système unique, un système fait de richesses humaines et de structures uniques, de services publics de la culture, d'entrepreneuriat que le monde entier nous envie. Et donc il nous faut à la fois le réaffirmer, mais en même temps le réinventer.

Saisissons quelque part les opportunités de ce temps offert avec cette crise, avec ce moment où nous sommes questionnés sur ce que nous sommes et de ce que nous allons devenir pour peut-être ensemble, avec les artistes, avec les collectivités territoriales, avec les Français, avec le gouvernement, réinventer un modèle aussi nouveau. -Alors concrètement, les mesures qui ont été évoquées ce matin, est-ce que vous pouvez nous les repréciser, que ce soit pour savoir quels lieux de culture pourraient rouvrir, avec quelles conditions ? On parle des conditions sanitaires décrites par le rapport Bricaire de distanciation qui semblent très difficiles à appliquer, que les milieux culturels semblent très, très... disent très difficiles à appliquer.

Quelles seraient peut-être les contreparties à l'intermittence ? On a cru comprendre que peut-être les intermittents, on leur demanderait du coup d'intervenir dans les écoles cet été. Est-ce que vous pouvez revenir un petit peu sur ce qui a été présenté ? -F.

Riester : Alors d'abord vous redire ce qui avait déjà été annoncé par le Premier ministre mais qui est important d'avoir en tête : le calendrier des semaines qui viennent en matière de réouverture de lieux culturels, de commerces culturels. A partir du 11 mai pourront rouvrir les librairies. Vous savez que c'est très important.

Il y a une grande attente de nos compatriotes. A partir du 11 mai, les librairies pourront réouvrir. Pourront réouvrir également les disquaires, les bibliothèques, les médiathèques, les galeries d'art, et, ça a été dit, un certain nombre de musées et un certain nombre de monuments historiques, à partir du moment où ils respectent les normes de sécurité sanitaire pour préserver la santé de nos compatriotes, les fameux gestes barrières, la fameuse distanciation physique, le fameux port du masque si la distanciation physique ne peut pas être respectée, la fameuse gestion des flux les plus efficaces possibles pour qu'il n'y ait pas de croisement de flux, plus un certain nombre de spécificités, de normes qui sont édictées par les professionnels dans le cadre de registres spécifiques.

En ce qui concerne le spectacle vivant, les lieux de culture, les compagnies pourront commencer à réinvestir les lieux à partir du 11 mai pour les fonctions administratives, pour aussi peut-être répéter, se retrouver, repenser à l'avenir, en respectant bien évidemment les normes de sécurité sanitaire, mais ils pourront réinvestir ces lieux. Et nous nous interrogerons fin mai si oui ou non on peut aller plus loin dans le déconfinement, pour aller plus loin que cette limite de rassemblement de 10 personnes qui sera la norme à partir du 11 mai. Et à ce moment-là, en étant inventifs, en faisant preuve à la fois de bon sens et de créativité, comme le dit le président de la République, trouver des façons de remettre des artistes devant leur public, de repermettre aux artistes de s'exprimer, de nous redonner de la joie, du bonheur, de nous faire partager des émotions.

Et c'est toute cette réflexion-là qui sera menée tout le mois de mai pour, fin mai, pouvoir prendre un certain nombre de décisions. Et bien sûr, ces événements culturels, ces lieux qui éventuellement rouvriront pour permettre de remettre des artistes devant leur public, de rouvrir éventuellement les salles de cinéma, bien évidemment aussi, qui est une grande attente de nos compatriotes, ça devra être aussi discuté avec les maires, avec les préfets et avec les professionnels concernés. Ca, c'est ce qui concerne le calendrier.

Et je vous rappelle bien évidemment qu'en ce qui concerne les grands rassemblements de plus de 5 000 personnes, qui nécessitent une autorisation administration préfectorale pour se tenir, ne seront toujours pas ouverts avant fin août et on ne pourra pas imaginer de rassemblement de ce type avant fin août. Pour accompagner cette réouverture, nous avons un travail qui est conduit par le ministère du Travail, par les organisations syndicales et professionnelles dans toutes les disciplines artistiques pour, par discipline artistique, définir exactement ce que sont les normes de sécurité sanitaire qui permettront la réouverture ou permettront le retour devant les publics. En ce qui concerne l'intermittence, qui est évidemment une grande attente, ces artistes, ces techniciens du spectacle vivant, de l'audiovisuel, du cinéma, qui sont l'âme de la culture dans notre vie, le ciment qui permet que tout tienne, ces intermittents sont dans une incertitude très importante.

Nous avons sanctuarisé les 3 mois du confinement, de début mars à fin mai. C'était une demande urgente, nous l'avons satisfaite. Mais nous devons donner des sécurités, des garanties pour l'avenir dans le cadre finalement d'un pacte de confiance avec les artistes et les techniciens.

Et donc le président de la République a pris la décision d'acter, ce qui avait souvent été évoqué, une année blanche, c'est-à-dire la prorogation des garanties des artistes, techniciens du spectacle vivant, de l'audiovisuel, du cinéma qui sont dans l'intermittence, jusqu'à fin août 2021. C'est une décision très forte. C'est un pacte de confiance parce que nous sommes convaincus que forts de cette sécurité, ces artistes, ces techniciens vont, dans la limite de ce qui sera possible du fait des normes de sécurité sanitaire et de l'évolution de l'épidémie, réenchanter notre pays, retrouver le chemin de nos compatriotes, nous reproposer encore des créations formidables.

Et donc ce pacte de confiance, il est essentiel. Il est essentiel, parce qu'au-delà de ce qui va pouvoir progressivement se réorganiser dans notre pays en termes de spectacles, en matière de tournages, et je vais y revenir juste après, le président de la République souhaite que puissent s'accélérer les relations et l'implication des artistes dans l'éducation artistique et culturelle. Nous allons rouvrir les écoles à partir du 11 mai d'une façon différente de ce qui était le cas précédemment.

Saisissons-nous de cette opportunité unique pour développer et réinventer l'éducation artistique et culturelle et faire en sorte que tous ces artistes, qui vont bénéficier de ces sécurités sur le temps long, essentiel pour leur avenir, puissent retrouver finalement cette envie d'aller au contact de ces jeunes qui seront émerveillés par la découverte d'un auteur, la découverte d'un comédien, d'un plasticien, d'un auteur qui pourra leur faire partager ses convictions, sa passion pour l'art et la culture. Demain, avec Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, nous avons, nous tenons, nous co-présidons le Haut Conseil à l'éducation artistique et culturelle, et nous allons travailler à ce qui pourrait être une plateforme de mise en contact entre les artistes et l'Education nationale pour qu'ils puissent aller le plus possible au contact des élèves. Ca, c'est vrai pour jusqu'à fin mai, mais on souhaite effectivement, comme vous l'avez rappelé, que ça puisse être aussi le cas cet été, dans le cadre finalement d'un été apprenant et culturel où partout en France, à nouveau, il puisse y avoir des contacts entre les jeunes et les moins jeunes et les artistes autour de projets innovants où, j'en suis certain, la créativité exceptionnelle des artistes de ce pays fera merveille.

Ensuite, nous devrons en parallèle réfléchir à ce que sera ce 3e temps de refondation, de réaffirmation de notre modèle français et de réinvention. Et nous avons, dans tous les mois qui viennent, jusqu'à l'été, l'opportunité de discuter, d'échanger, de nous rencontrer, de pouvoir réfléchir à ce que pourrait être l'amélioration du modèle français dont on est fiers, mais qui peut, ici ou là, être réinventé ou d'inventer même de nouvelles formes de médiation, de nouvelles formes de création de nouvelles formes d'institutions culturelles. Et le président de la République souhaite que nous puissions avoir un point de rencontre fin août avec les artistes, après toute une période d'échanges, de rencontres et d'effervescence intellectuelle et artistique au service de cette refondation des arts et de la culture dans notre pays.

Un mot, parce que j'ai pas encore eu l'occasion de le dire, en ce qui concerne les tournages audiovisuels et cinématographiques, qui est évidemment une grande attente, parce que pour le cinéma, pour l'audiovisuel, pour la télévision, c'est évidemment essentiel. Nous avons rappelé que progressivement, courant mai, pourront peut-être commencer à se réorganiser des tournages, mais c'est surtout fin mai que nous nous poserons la question en termes de sécurité sanitaire si oui ou non les tournages, d'une façon bien plus importante, pourront se réorganiser. Mais nous souhaitons que dès mai, il puisse y avoir le début de tournages en matière audiovisuelle et cinématographique, à condition que les règles sanitaires soient respectées et à condition que les tournages puissent être assurés, et on sait que c'est une vraie priorité des producteurs.

Nous avons pris la décision, puisque les assureurs, dans le cadre des contrats classiques, ne pouvaient pas s'engager, nous avons fait le choix fort de créer un fonds d'indemnisation pour garantir les tournages, un fonds d'indemnisation public. L'Etat sera au rendez-vous financièrement, avec des moyens lourds pour garantir ces tournages, des moyens lourds qui sont en train d'être finalisés avec le CNC, qui est une des administrations centrales du ministère de la Culture, qui seront, nous le souhaitons, abondés par les régions et aussi cofinancés par les assureurs, pourquoi pas les banques et pourquoi pas toutes celles et ceux qui sont, dans le secteur privé, impliqués dans ce secteur du cinéma et de l'audiovisuel. C'est une attente majeure des producteurs de cinéma, des producteurs d'audiovisuel.

Nous leur disons : "Nous vous avons entendus et nous mettons en place ce fonds d'indemnisation." Des enjeux aussi importants se présentent devant nous quant aux menaces qui pèsent sur notre souveraineté culturelle. Vous savez que dans une crise comme celle-là, les acteurs les plus fragiles, qui sont pourtant la force du modèle français de diversité culturelle, sont en danger.

Et donc nous devons bâtir des dispositifs pour les protéger. C'est bien évidemment ce qui était au coeur de la loi audiovisuelle que j'avais commencé à présenter au Parlement, rappelez-vous, avant la crise sanitaire, c'est de transposer, avant la fin de l'année, la directive SMA et la directive droits d'auteur. Ce qui permettra dès le 1er janvier 2021 que les plateformes, ces acteurs du numérique qui ont profité énormément de la crise, qui ont offert un service attendu par nos compatriotes, mais que ces grandes plateformes internationales investissent dans la production française d'audiovisuel et de cinéma dès le 1er janvier 2021.

Troisièmement, nous souhaitons que soient protégés les actifs et les entreprises de la diversité française. Ca veut dire les catalogues de films, les catalogues de séries, ça veut dire des entreprises qui sont des petits joyaux et qui sont menacés. Donc nous travaillons avec Bruno Le Maire pour faire en sorte que ces secteurs stratégiques qui doivent être protégés des éventuelles acquisitions d'acteurs hors européens puissent être protégés.

Et j'aurai l'occasion, avec Bruno Le Maire, de vous en reparler. Je voudrais vous dire aussi, parce que c'est un secteur qui a été beaucoup évoqué également, c'est le secteur de la musique. Le secteur de la musique, que ce soit le spectacle vivant, la musique enregistrée, l'édition, les auteurs, les compositeurs, les artistes-interprètes sont touchés de plein fouet par cette crise.

Nous avons donc pris la décision de doter le Centre national de la musique, qui vient d'être créé au 1er janvier 2020, cette maison commune de la musique, de moyens lourds, 50 millions d'euros, pour faire en sorte qu'il puisse non seulement se réarmer par rapport aux aides qu'il a déjà fournies, mais aussi bâtir des plans d'accompagnement très importants pour les acteurs de la musique. Et sera créé en complément un fonds festival qui viendra soutenir le monde du festival, tous ces milliers de festivals qui sont la force de la vitalité de la musique, du théâtre, de la danse, des marionnettes, du cirque, du cinéma et de bien d'autres disciplines culturelles de notre pays, et là aussi, en lien avec les collectivités territoriales et notamment avec les régions. Et on souhaite que ces collectivités abondent ce fonds festival. -Est-ce que vous êtes...

On parle toujours de fin août pour le redémarrage même des salles, des festivals. Est-ce que personnellement, vous prendriez un billet pour début septembre ? Vous êtes confiant sur le retour des Français dans les salles, dans les festivals ? -F.

Riester : Il faut pas se mentir, ça va prendre du temps, ça va être compliqué. Il va falloir réinventer des formes de spectacles, il va falloir réinventer des organisations de spectacles, à la fois dans l'accueil du public, mais aussi dans l'expression artistique. Mais la volonté, je le vois bien, des artistes, de toutes celles et ceux qui travaillent dans ces filières culturelles est de retrouver le chemin du public.

Donc faisons-le, comme le dit le président, avec bon sens et créativité, avec évidemment cette exigence de sécurité pour nos compatriotes. Et je crois qu'on peut faire confiance encore une fois aux artistes et à toutes celles et ceux qui sont impliqués dans la culture pour trouver les formes qui nous permettront de retrouver progressivement le chemin des salles, le chemin des théâtres, le chemin des arts et de la culture. -Merci beaucoup.

Il a juste parlé de l'avalanche de normes. Peut-être que c'était une allusion à toutes ces normes du rapport Bricaire qui prévoient un siège sur deux, sur trois, enfin des choses qui semblent inapplicables. -F.

Riester : Oui. Alors c'est ça qui dit continuer d'être étudié, discuté pour que ça soit à la fois des normes de sécurité mais aussi des normes qu'on peut mettre en oeuvre. Mais les normes, vous savez, c'est aussi un des freins, j'ai pas eu l'occasion de l'évoquer, qui sont au quotidien des obstacles pour les artistes-auteurs.

Les artistes-auteurs, vous le savez, peuvent bénéficier d'un fonds de solidarité qui est un fonds de solidarité qui, à la demande du président de la République, et grâce à l'action du ministre de l'Economie et des Finances et du ministre de l'Action et des Comptes publics, et aussi grâce aux mobilisations de tout le ministère de la Culture, va permettre que les artistes-auteurs puissent en bénéficier d'une façon très forte à partir de mi-mai, puisque le site dédié va pouvoir permettre à la DGFiP que les artistes-auteurs saisissent leur dossier. On va leur permettre de pouvoir avoir aussi la possibilité de se faire rembourser les loyers, qui sont les loyers parfois payés par les artistes-auteurs pour un atelier, pour un studio, alors même qu'il n'y avait pas la possibilité de le faire jusqu'à maintenant. Et donc ce fonds de solidarité très important qui a déjà permis, pour le monde de la culture, d'avoir 80 millions d'euros d'aides fin avril, de pouvoir être accessible pour les artistes auteurs.

Et le président de la République, parce qu'il est convaincu de l'importance des artistes auteurs pour la création dans notre pays, a pris la décision aussi d'exonérer de cotisations sociales pendant 4 mois les artistes auteurs et il nous a demandé d'accélérer la mise en oeuvre du plan que j'ai annoncé suite au rapport Racine pour simplifier la vie des artistes auteurs. Et je rappelle bien évidemment la mesure forte qui a été annoncée par le président, qu'il souhaite un grand plan de commandes publiques pour les artistes auteurs de ce pays, quelles que soient les disciplines artistiques qui permettent vraiment de, non seulement, encore une fois les protéger économiquement, socialement, mais aussi surtout leur donner la possibilité de créer, de s'exprimer dans leur art, dans leur sensibilité. Et je crois qu'avec ce grand plan de commandes publiques, on arrivera à retrouver le fil perdu, d'une certaine façon, de la création.

Merci à vous.