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interviewSud Radio (sur YouTube)· 23 juillet 2025 8 min

Après son renvoi en procès, Rachida Dati s'en prend aux magistrats

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Les vraies voix sud radio. Et bah tiens tiens, après son renvoi en procès pour corruption et trafic d'influence, Rachid Adati s'en est pris au magistrat. Un procès de Rachid Adati et de Carlos Gon pour des versements de 900000 € qu'elle a reçu à l'époque où elle était eurodéputée et juge la soupçonne d'avoir monayé du lobbing pour Renault et Nissan au sein du parlement dans lequel elle était élue.

Un renvoi en procès correctionnel auquel la désormais ministre de la culture a réagi hier soir chez nos confrères de LCI Extrait. Toute cette procédure a été émaillée d'incidents. D'abord, je suis mise en examen sur un rapport incomplet.

Des dizaines et des dizaines de pages sont manquant en rapport. Il y a un problème avec la justice. Je vais vous dire, je ne renoncerai sur rien.

Moi, je n'accable pas les magistrats. Quel est le problème ? Alors, je n'accable pas les magistrats.

Je n'accabe pas la magistrature. J'accable des magistrats qui refusent de faire leur travail conformément évidemment au code de procédure. Rachida Dati hier soir sur LC. déjà entendu ça.

Pour en parler, pour en parler justement, nous sommes en ligne avec le président de l'Union syndicale des magistrats. Bonsoir Ludovic Fria. Bonsoir.

Bonsoir. Bonsoir. Bienvenue, bienvenue parmi nous.

Bienvenue. Merci. Merci d'être avec nous dans les vraies voix sur Sud Radio.

Alors la ministre de la culture, on le rappelle, qui est aussi une ancienne ministre de la justice. Que vous inspirent ces propos ? Ah, je me demande qui parle exactement.

Est-ce que c'est Rachidati justiciable ? Et là-dessus, j'ai rien à dire. Elle se défend comme elle le peut. a le droit de maudir ses juges.

Où est-ce que c'est Rafida Dati, la ministre actuel, l'ancien garde des saut qui là, ça me pose difficulté. Ça me pose disculpt en ce sens que euh en tant que ministre, elle incarne une parole institutionnelle importante et la difficulté c'est que on peut pas instellement dire de façon aussi abrupte jeter le propre sur les juges et dire ces juges-là je ne les reconnais pas, ce sont des juges politiques et je décide de de de de critiquer frontalement leur travail et ce qu'ils font alors que leur travail est encadré hein. Il y a eu de nombreuses nombreux recours qui ont été faits dans la chambre de l'instruction.

Cette chambre de l'instruction est composée de nombreux magistrats différents. Euh tout s'est joué pour moi en tout cas dans le respect des principes de droit. On peut pas dire ensuite le juge est un ennemi et à partir du moment donné où le juge pour moi est considéré politique, je récuse sa légitimité.

H parce qu'elle est à la fois les deux finalement par rapport à votre question. Elle est à la fois une justiciable qui exerce sa défense et une responsable politique dans ce contexte. Comment on met le curseur entre bon ?

C'est vrai que quand quelqu'un se défend, il va tendance à mettre en cause celui qui le poursuit et et le fait d'aller trop loin peut-être en tant que ministre dans dans sa critique des magistrats, le le curseur est nu. C'est c'est là sous la difficulté. J'ai pas moi dans le dépat politique à dire un ministre mis en examen ou un ministre renvide dans le tribunal doit rester aux affaires.

Ça me regarde pas. Ce que je constate c'est que l'exercice est quand même difficile qu'on est à la fois injusticiable qui doit se défendre et qui pour ça peut dire tout ce qu'il semble utile à sa défense et qu'on est également un ministre qui doit porter une parole publique. Monsieur le président de l'Union syndicale des magistrats, je faisais un clin d'œil à la fin du récit de Félix Mathieu en disant "On a déjà entendu ça.

Est-ce qu'aujourd'hui pour votre profession travailler sur un dossier d'un politicien est plus dur que un autre justiciable finalement ? Parce que il y a un envolement médiatique, une pression constante ? Je vous pose la question.

On on voit clairement qu'on est exposé et beaucoup plus exposé sur ces dossiers médiatiques ou sur ces dossiers, on va les appeler politico judiciaire parce que effectivement le débat se fait de plus en plus hors du prêtoir hein, se fait dans dans l'arène médiatique et d'autre part c'est un mouvement de fond on va dire on le voit bien déjà depuis plusieurs mois voir plusieurs années le juge doit être critiqué sous un angle politique on désigne comme une ligne politique ce qui permet quelque part par avance de discréditer soit l'instruction qu'il a mené, le travail qu'il a mené, soit la décision qui va être amenée à prendre en prononçant ou pas une culpabilité et en individualisant la peine à la gravité des faits. Alors Joseph Touvenel, est-ce que Rachida Dati, elle ferait pas un peu la la défense par l'attaque ? Est-ce que c'est pas ça son sa manière de fonctionner en général ?

En fait, c'est sa manière de fonctionner. après tous et son droit encore faut-il que l'attaque reste dans certaines bornes. Alors moi là les dépasse selon vous, j'en sais rien parce que je connais pas le dossier.

En tout cas Rachi Adti si on me l'a décrit comme une blanche colombe, je n'y croirais pas. Le problème de la magistrature, c'est quand on a laissé passer des choses qui s'appellent le mur des cons. Je rappellerai que c'est un syndical syndical d'un magistrateur qui avait mis des faut qui avait mis des photos de personnes qu'il n'aimait pas notamment et de victimes.

C'est pas le même syndical hein le monsieur. Sais pas je sais bien que c'est pas le je parle bien du syndical. En fait ce que vous dites Joseph c'est que c'est un boulet que la justice traîne aujourd'hui.

Ça n pas dans le qu just politisés quand ils osent mettre la photo d'un père de famille qui a perdu sa fille assassinée dans le ROR. Il l'affiche sur un mur des cons parce que ce père est militaire. Sans avoir un instant sur la souffrance de cette famille, le moindre regard parce que ce sont des juges d'extrême gauche.

Ça décribilise toute la justice. Ce problème n'a pas été réglé parce que ces gens continuent à juger. Alors Rachid Antietti, elle embringue là-dedans et elle accuse les juges.

Il ferait peut-être faire le ménage chez les juges politisés. Ils ont le droit de penser ce qu'ils veulent mais on ne juge pas de façon politique. On fait le ménage chez les juges mais peut-être chez les politiques un peu aussi.

Non Emmanuel. Alors, je voudrais rester un instant puisque l'interlocuteur représente la justice. Il est vrai que nous, en tant que bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, quand nous poursuivons des gens qui occupent l'espace public pour répandre des mensonges comme génocide et faire l'amalgame avec la personne de confession juive que je suis, j'attaque, je poursuis et nous sommes classés sans suite ou alors on nous répond que c'est la liberté d'expression.

Et donc au nom de la liberté d'expression, on a le droit de m'accuser, de me stigmatiser et de me fragiliser dans la rue. Non monsieur, je ne suis pas d'accord avec cette façon d'exercer la justice. C'est un cas dont vous faites c'est un cas dont vous faites état et qui est très important et qui évidemment nous touche énormément qui est l'antisé.

Au-delà de ça, on ne peut pas du tout généraliser sur la question de la magistrature. Pardonnez-moi, je suis allé un tout petit peu loin. C'était simplement pour dire qu'effectivement en terme de crédibilité, la justice est malade.

On entend Ludovic Fria, vous êtes donc, je rappelle un président de l'union syndicale des magistrats, qu'est-ce que vous avez à répondre à nos deux vraies voix ? Alors, vous devrez voir ben d'une part sur le mur des cons, je rappelle que des membres de mon syndicat avaient l'honneur d'être sur ce mur des cons. Donc ce que j'en pense, j'en pense que j'en pense que c'était déplacé.

C'est ce que je pense également, c'est que ce n'est pas à moi syndicat d'être l'arbitre, si j'ose m'exprimer ainsi du bon usage du droit syndical ou des élégances syndicales. Si des magistrats et des magistrats à syndical dépassent, on va dire, les limites de leur déontologie et de leur serment, il existe des procédures et que le ministère les utilise. On peut pas d'un côté dire ces magistrats font n'importe quoi, c'est scandaleux et puis dire on peut rien faire.

Non, c'est pas vrai. C'est pas vrai. Effectivement, la parole syndicale est une parole libre, plus libre que le magistrat lambda, c'est certain, mais elle n'est pas totalement libre. reste soumise à nos obligations déontologiques et syndicales.

Donc moi ce que je dis c'est que si effectivement il y a des écarts qui sont connus et ben que ces écarts fassent l'objet de poursuite devant le CSM et puis on verra bien ce que le CSM en dira. Merci beaucoup Ludovic Fria. Je rappelle que vous êtes président de l'Union syndicale des magistrats.

Merci beaucoup Félix. Avec plaisir.