Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewSud Radio (sur YouTube)· 19 février 2025 8 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeÉducation & rechercheInstitutions & élections

Affaire Bétharram : le député LFI Paul Vannier appelle à la démission de François Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous demandez la démission de François Bayrou. Pourquoi ?

  • 0:45RelanceRéponse directe

    Il a menti devant la représentation nationale à trois reprises ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Le rapport d'inspection de 1996 était-il accablant ?

  • 3:30OuverteRéponse partielle

    Faut-il supprimer la prescription pour les crimes sexuels sur mineurs ?

  • 5:30RelanceRéponse partielle

    Pourquoi ne pas avoir voté la proposition de rendre imprescriptibles les viols sur enfants ?

  • 7:30FerméeRéponse directe

    Êtes-vous favorable à l'interdiction de l'enseignement privé confessionnel ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Paul VannierFait
    « il a menti devant la représentation nationale à trois reprise déjà en une semaine »
  • 1:00Paul VannierFait
    « il a menti sur une affaire extrêmement grave sur probablement l'une des plus graves affaires pédo criminel de notre pays »
  • 5:00Paul VannierChiffre
    « 12 % seulement des victimes vont en justice »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le grand matin Sud Radio 7h9h Jean-Jacques BOURD avec nous Paul vanagier député lesfi du valdoise Paul Vanier bonjour bonjour merci d'être avec nous vous demandez le départ de François Baayou la démission de François baayrou betaram betaram il a menti dites-vous pourquoi demandez-vous sa démission mais parce qu'en effet il a menti devant la représentation nationale à trois reprise déjà en une semaine et il a menti sur une affaire extrêmement grave sur probablement l'une des plus graves affaires pédo criminel de notre pays pour dissimuler qu'il avait connaissance de violence sexuelle sur les élèves de betaram depuis 1998 et alors qu'à l'époque comme président du conseil départemental chargé de la protection de l'enfance il avait tous les moyens pour agir pour protéger ses enfants il n'a alors rien fait voilà voilà l'origine du mensonge de François Baayou qui le disqualifie aujourd'hui pour exercer la fonction de Premier ministre il a demandé une enquête à l'inspection de l'éducation nationale euh euh enquête à betaram lorsqu'il était ministre de l'éducation nationale apparemment l'inspecteur c'est témoignage de France info je crois l'inspecteur fait un rapport qui ne concluait à rien du tout al c'était en 96 2 ans avant l'information qui lui est faite qu'il existe des faits de violence sexuelle à betaram en effet comme ministre de l'Éducation il commande un rapport dans un contexte très Parcé il y a déjà eu des violences il y a une plainte d'un père d'élèves puisque son fils a été frappé par un surveillant il a perdu l'audition il est il est devenu Sour et donc il y a ce ce rapport il est très étrange ce rapport il est très bref il fait trois pages un rapport d'inspection c'est plutôt un rapport de de 30 pages il dit des choses très contradictoire sa conclusion est plutôt positive mais quand on le lit dans le détail il évoque des des châtiments corporels par exemple le le fait que des enfants sont mis nu la nuit dans la cour de récréation pour les punir il parle de problème dans la conception de la discipline il dit qu'il y a à betaram des élèves surveillants des élèves chargés de surveiller les autres élèves et et donc ce rapport est accablant et pourtant François Baayou qui est ministre de l'éducation nationale à l'époque n'en fait strictement non mais l'inspecteur pardon Paul Vanier l'inspecteur je cite l'inspecteur les gens que j'ai rencontré là-bas à betaram m'ont dit ce qui s'était passé pour cette histoire de gifle dont vous parlez mais ils ne m'ont pas dit autre chose que ça et donc je n'ai pas cherché à savoir ce qui se passait dans les dortoirs ou dans des lieux de rencontre des élèves en fait il n'a pas fait son boulot l'inspecteur c'est justement dans les dortoirs dans l'internat que la majorité de ces crimes se produisaient mais je il a mal fait son boulot en tout cas le le le rapport est il n'est pas de qualité l'inspecteur est allé sur place une journée habituellement dans pareilles circonstances sont des contrôles très approfondis plusieurs inspecteurs pendant plusieurs jours vont cribler l'établissement ça n'a pas eu lieu mais quand bien même François Baayou est tout de même par ce rapport informé de violence et il ne fait rien c'est très important parce que nous sommes en 96 si alors ministre François Baayou avait pris des mesures s'il avait par exemple cassé le contrat d'association qui lit l'État à betaram et qui garantit son financement public et bien peut-être que cet établissement aurait fermé et que les crimes qui ont continué à s'y produire pendant des décennies n'aurait pas pu se produire bien il a parlé euh si on élargissait un peu le débat Paul Vanier et si nous parlions de de prescription de ces crimes sexuels euh sur des enfants prescription vous êtes il faut supprimer la prescription on est d'accord oui ou non alors c'est moi je je je comprends ce débat c'est un débat qui c'est un débat qui pose des question extrêmement extrêmement grave mais en matière pédocriminelle en matière de violence sur les enfants de violence sexuelle sur les enfants d'inceste par exemple et ce sont des violences qui touchent il y a 5 millions de personnes qui ont été victimes d'abus sexuel dans notre pays c'est c'est des c'est c'est un sujet qui est considérable qui traverse notre société je crois nous croyons que le l'enjeu principal c'est la libération de la parole tout faire pour permettre aux victimes de prendre la parole d'être protégé d'être accompagné pour le faire au civil c'est possible on dépasse le pénal si le pénal l'interdit parce qu'il y a prescription on peut le faire à travers des parties civil et aujourd'hui la prescription elle va à 30 ans au fa sauter la prescription 30 ans au-delà et aujourd'hui ce qu'on ce qu'on constate c'est que 12 % seulement des victimes vont en justice et quand elles le font elles le font généralement 20 ans après les fait donc je veux dire que c'est je comprends que soit un sujet pourquoi est-ce que vousz c'est pour ça que vous n'avez pas voté je crois pas que soit le principal sujet non mais c'est pour ça que vous n'avez pas voté la possibilité de rendre imprescriptible les viols sur enfants nous n'avons pas voté la proposition de madame berger parce qu'en effet elle était pour nous mal rédigée et parce qu'elle entrait dans une forme de de logique de surenchère pénale qui pourrait conduire à faire sauter l'imprescriptibilité sur tout type de délit ou de crime et nous ne voulons pas rentrer dans cette logique je vous redis Monsieur Bourdin parce que moi c'est une question qui me tient à cœur est-ce qu'il faut rendre imprescriptibl les violences les viols sur enfants vous répondu il faut tout faire pour libérer la parole et ça ne passe pas par ce débat sur l'imprescribilité ça passe sur la question pourquoi ne voulez-vous pas rendre prescriptible les viol sur enfant je vous l'ai dit moi je ne veux pas rentrer dans une logique de surenchè pénale qui par ailleurs est inefficace le sujet c'est la libération de la parole le sujet c'est par exemple l'éducation à la vie affective relationnelle et sexuel qui est aujourd'hui prévu par l'Éducation nationale seulement 15 % des enfants de notre pays ont accès à ces enseignements qui sont très important pour signaler les violences et pour permettre au deprimer en quoi c'est gênant de supprimer cette imprescribilité je vous l'ai dit je peux le répéter et parce qu'il y a des questions de principe et que nous nous sommes attachés à des principes fondamentaux en matière de justice que nous ne voulons pas faire sauter des verrous qui sautant sur ce terrain particulier pourrait conduire à remettre en cause dans l'ensemble de la législation un principe fondamental qui est celui de l'imprescribilité je veux redire qu'elle est de 30 ans elle est de 30 anss la question principale c'est de la libération de la parole avant évidemment la fin de ce 30 ans oui hein regardant les chiffres 1996 30 ans ça fait 2026 oui et bien des plaintes 112 plaintes 112 plaintes ont été déposées àam et des dizaines de plaintes sont en train d'arriver je m'en réjouis pourquoi est-ce qu'elles arrivent parce que le débat a lieu dans l'espace public parce qu'il est venu à l'Assemblée nationale et je compte bien continuer à le faire vive et moi j'appelle toutes les victimes à prendre la parole et aller en justice alors dernière question Paul Vanier puisque vous êtes l'auteur d'un rapport très intéressant d'ailleurs paru en 2024 sur l'enseignement privé sous contrat en France et vous demandez la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les défaillances du contrôle des établissements privés sous contrat par l'État je vous pose une question est-ce que vous êtes favorable à l'interdiction de l'cien de l'enseignement privé confessionnel en France non je non je suis extrêmement clair mais par contre je considère que les établissements privés sous contrat il y en a 7500 qui scolarisent 2 million d'élèves reçoivent beaucoup d'argent public 12 à 15 milliards d'euros par an ils sont trop alors c'est une question mais en tout cas je considère que s'il y a un financement public il doit y avoir un contrôle public il doit y avoir des contreparties de la part de de ces établissements qui sont à la hauteur de ce qu'on demande de ce qu'on exige pour l'école publique c'est le sens des préconisations que j'ai porté dans ce rapport et c'est le sens de la proposition que je fais aujourd'hui qui va être votée ce matin à l'Assemblée nationale de création d'une commission d'enquête qui vise à garantir que tous les élèves de France y compris ceux qui sont scolarisés dans les les établissements privés sous contrat et bien soi protégés qu'ils aient la garantie que il y ait des inspecteurs qui viennent observer que ils sont en bonne santé bien accueilliis et que aucune violence n'est faite sur eux merci Paul Vanier d'être venu nous voir ce matin il est 7h21 les titres de l'actualité le rappel avec vous Lau Leclerc

Affaire Bétharram : le député LFI Paul Vannier appelle à la démission de François Bayrou — François Bayrou · Pourquijevote