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interviewRMC (sur YouTube)· 7 novembre 2023 22 min

L'interview politique intégrale de Bruno Le Maire sur RMC

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

est-ce que c'est derrière nous oui la crise inflationniste est derrière nous je vous le confirme nous avons une crise inflationniste qui a démarré fin 2021 qui ensuite a explosé avec la guerre en Ukraine on a atteint des niveaux d'inflation de plus de 6 %. aujourd'hui l'inflation elle vient de repasser à 4 % et elle devrait retomber à 2,6 % en 2024 qu'est-ce que ça veut dire d'abord ça veut dire que malgré tout ça reste difficile pour beaucoup de nos compatriotes les prix alimentaires continuent à rester élevés il y a encore une inflation sur produits alimentaires qui reste élevée même si elle ralentit elle est freinée comme je l'avais promis la deuxième chose que ça veut dire c'est que nous avons réussi à sortir de cette crise inflationniste en 2 années là où dans les années 70 il avait fallu 10 ans donc nos politiques économiques françaises et européennes ont été efficaces et la troisième conclusion qu'il faut tirer de cette crise c'est que là où le niveau des prix a été le plus bas dans tous les pays européens c'est en France donc les décisions qui ont été prises par le Président de la République par le gouvernement pour amortir le choc inflationniste elles ont été particulièrement efficaces notamment grâce au bouclier sur le prix du gaz et prix d'éctricité il y a plein de choses dans ce que vous dites pour autant effectivement la vraie question c'est que quand est-ce que les prix vont baisser ou en tout cas vont arrêter de monter on va y revenir mais il y a quand même un mot que vous avez dit vous avez dit comme je l'avais promis enfin vous l'aviez quand même promis un peu plus tôt parce que je me souviens vous nous aviez un peu déjà fait le coup pardon hein mais vous nous aviez dit que l'inflation le pire de l'inflation sera en juin 20 on peut toujours chipoter sur les dates moi ce que je constate ce que je constate c'est un en 2 ans nous avons réussi à maîtriser la crise inflationiste la plus grave depuis les années 70 c'est un succès national et européen 2 aucun pays en Europe aucun n'a plus protégé ses compatriotes que la France nous n'avons pas été exposés à des taux d'inflation de 16 20 ou 25 % comme ça a été le cas dans d'autres pays européens et trois nous sortons comme je m'étais engagé à l'automne de la crise inflationniste nous sommes passés de 4,9 à 4 % de niveau d'inflation 2,6 l'année prochaine mais pour autant on relâche pas notre effort regardez le projet de loi que nous venons de faire adopter 1493 avec Oliva Grégoire à l'Assemblée nationale et au Sénat qui anticipe d'un mois les négociations commerciales qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que la baisse des prix de gros sur le blé sur l'huile pourra être répercutée plutôt sur les prix alimentairire donc je vous rassure et je rassure nos téléspectateurs avec Olivier grégois avec l'ensemble des ministres concerné nous continuons à nous battre pour faire baisser les prix le plus vite possible pour le consommateur alors rentrons un peu dans le dans le dur effectivement et dans cette guerre des prix vous le disiez ça fait quelques temps que vous en vous promettez et que vous le négociez y compris avec les parlementaires hier l'Assemblée nationale et le Sénat se sont mis d'accord on s'en souvient maintenant on connaît par cœur comment ça fonctionne y compris avec la grande distribution en gros pour fixer les prix il y a une négociation cette négociation commerciale entre les grands industriels de l'agroalimentaire et la grande distribe normalement c'est le 1er mars la date butoire vous l'avancez de 29 jours on l'avance d'un mois c'est important un mois de Haus des prix on peut pas me dire d'un côté que lorsque les prix alimentaires augmentent de 7 ou 8 % sur un mois par rapport au mois d'années précédentes c'est dramatique et puis me dire de l'autre qu' on n'est pas un mois près si les consommateurs les ménages sont un mois près et si si votre paquet de pâte votre litre d'huile ou vos produits alimentaires peuvent baisser plus vite même d'un mois et bien moi je prends ce mois et je me bats pour ce mois non mais on est bien d'accord qu'on est un mois de près mais le problème c'est est-ce que ce sera un mois près de baisse c'estàd est-ce qu'on est sûr que ça va des BA objec je vais être très clair et très précis l'objectif c'est bien de faire baisser le prix d'un certain nombre de produits c'est pas revenir c'est pas revenir au prix d'avant soyons très clair on va pas revenir au prix d'avant la crise inflationniste pourquoi ben parce qu'entre 21 et 2023 vous avez les prix de production qui augmenté les coûts de l'énergie qui ont augmenté les salaires qui ont augmenté aussi donc ça se répercute forcément sur les prix que vous avez dans les rayons mais l'objectif c'est que par rapport aujourd'hui vous ayez sur les pâtes sur les huiles sur les volailles sur un certain nombre de produits alimentaires sur les produits pour animaux l'alimentation pour les animaux que vous ayez des baisses qui correspondent à la baisse sur les marchés tous les tarifs que nous recevons pour entamer ces négociations sont à la hausse voilà ce que dit Michel doard Leclerc il dit que groupe de la l'industrie alimentaire sur 10 leur demande des prix à la hausse et il demande entre 6 et 10 % de hausse je vois pas du coup comment mécaniquement vous arrivez à la baisse et vous connaissez beaucoup de négociations qui qui commencent par un accord non ça commence par un désaccord c'est normal c'est de la no donc le distributeur va dire arrive il dit je je te vends mon yaourt 10 % de plus et puis le père arrive et il c'est le sujet c'est à eux de négocier et c'est à eux de répercuter sur les prix des produits les baisses que l'on constate sur les marchés moi je n'ai aucun doute que au bout de cette négociation il y aura effectivement des prix qui vont baisser et qui baisseront plusutôt grâce à l'action d'Olivier Guire grâce à l'action des parlementaires et au passage je me félicite que sur des sujets qui sont d'intérêt général baisser des prix lutter contre l'inflation on soit capable de dépasser les querelles politiques et nous soyons capables de trouver facilement un accord à l'Assemblée nationale il y a beaucoup de questions qui demeurent sur la constitution du prix sur la question de la transparence reven mais jeoudrais d'abord que vous écoutiez la question de Nadia Zian elle est directrice consommation pour famille rural l'association de consommateurs et précisément elle était mon invité sur RMC ce matin elle savait que vous viendriez elle estime qu'il y a encore beaucoup trop de marge écoutez aujourd'hui on sait hein c'est pas nous qui le disons c'est l'autorité de la concurrence c'est le FMI que la crise a profité à certains géants industriels notamment qui ont réalisé des profits excessifs dans le même temps on on a un consommateur sur deux qui aujourd'hui renonce à certains produits faut de moyens donc ce qu'on dit au ministre c'est taxons ces produits excessifs pour permettre le financement pourquoi pas d'une allocation alimentaire qui permettrait à ces familles qui sont aujourd'hui exclus d'une alimentation saine de pouvoir de nouveau remplir leur panier conformément aux préconisations de santé publique envisageable non parce que les marges excessives on les récupère déjà on les a récupéré sur les énergéticiens on les a récupéré sur toutes les grandes entreprises dont on estimait que es a fait fait des surprofit était lié à l'inflation mais taxer taxer taxer ça n'est pas la bonne solution parce que si vous taxez nom d'entreprise les produits aussi vont être plus cher et tout le monde sera perdant du côté justement de la transparence parce que c'est une autre question qui est portée par les associations de consommateurs ils disent il faudrait imposer une transparence qu'on sache vraiment d'où vient la hausse est-ce que ça vient du prix du départ de la production ou est-ce qu'en fait ça vient de la marge pourquoi vous demandez pas cette transparence la transparence nous la faisons moi j'ai toujours dit que j'étais prêt à faire la transparence sur et que nous la feront sur les niveaux de marche qui peuvent être faits vous avez un office qui se s'occupe de la transparence sur les marge nous avons demandé de le faire sur les produits agricoles parce qu'ils sont évidemment fondamentaux pour nous et fondamentaux pour nos agriculteurs donc moi je suis tout à fait favorable à la transparence favorable à ce que on s'assure que les marges restent raisonnables mais au bout du compte quand vous avez une crise inflationniste que les prix du gaz du pétrole l'électricité flambe que pour les PME c'est très difficile que ça devient très coûteux de produire forcément ça se répercute sur le prix et ma responsabilité de mise de l'économie a été pendant 2 ans de revenir à un niveau d'inflation raisonnable nous y sommes donc le contrat j'estime qu'il a été rempli par l'ensemble des pays européens il faut pas relâcher la pression et tant qu'on sera pas autour de 2 % d'inflation ne sera pas satisfait et je précise d'ailleurs que il y a eu aussi le témoignage ce matin sur MC DD qui est Boulangé dans la soné noire et qui disait les prix de la production ont baissé au départ sur la matière première oui lui il fait une économie cette année de 3000 € sur le prix du blé sur le prix de la farine mais les prix d'électricité ont augmenté de 15000 € pour lui pour pour sa seule boulangerie doncû voyez bien que l'équilibre est à trouver entre le producteur le consommateur la PME l'agriculteur donc c'est c'est trop facile de dire qu'au bout du compte il faut que le prix soit le plus bas possible pour le consommateur oui il faut que les prix soient répercutés à la baisse c'est mon combat mais oui il faut aussi que les producteur puisse vivre que le boulanger puisse vivre que l'agriculteur qui produit du lait ou qui fait de la viande puisse vivre de son travail c'est cet équilibre là qu'il faut trouver et dont je suis le garant et après il y a deux points que je ne comprends pas du tout l'un d'abord c'est pourquoi vous interdisez les promos les Super Promos sur les produits d'hygiène je comprends pas vous connaissez ma position c'est c'est un choix qui a été fait par le Parlement à l'unanimité non mais enfin par le Parlement par par votre famille politique par renissance c'est un choix qui était fait à l'unanimité par le Parlement moi je respecte le Parlement ça s'appelle la proposition de loi descroosailles pour être tout à fait précis qui limite les promotions pour être là aussi tout à fait fait précis à 34 % sur les produits d'hygiène si le Parlement veut revenir sur cette décision ils connaissent l'avis du ministre de l'économie et des finances c'est un avis qui est favorable mais le rôle du muséconomie et des Finances n'est pas d'aller contre le Parlement qui s'est exprimé à l'unanimité sur ce sujet mais vous espérrez donc qu'il retrouve la raison en quelque sorte le Parlement comprendra que sur les produits d'hygiène ça peut être les déodorants ça peut être les champoings ça peut être les Prodi au'u sais bien mais à nous de convaincre le Parlement qui je le rappelle a voté cette disposition à l'unanimité parce que derrière il peut y avoir des PME aussi de l'hygiène qui vous diront don est une petite PME on s'en sort pas les coûts de production sont trop élevés moi je rappelle juste que quasiment 80 % de ces produits sont réalisé par des multinationales nous avons intérêt c'est la position que je défends mais le ministre doit trouver un équilibre entre sa position qu'il défend et le Parlement qui vote la loi le Parlement rouvre cette discussion et remett en C rou cette décision ma position elle est comme sur quasiment tous les sujets constante je souhaite qu'on puisse avoir les prix les plus bas possible sur les produits d'hygiène et donc que ce plafonnement à 34 % de promotion on puisse le faire sauter que vous puissiez le faire sauter Bruno Le Maire le carburant Michel édard Leclerc encore lui dit on vend apris couant il y a on se souvient évidemment du psychodrame sur la vente à perte finalement qu'ils ont tous refusés qui était demandé par ellisabeth bornne mais ils ont tous accepté de faire un effort en pendant à prix coûtant ils disent ouais mais pendant ce temps-là Total ne vend pas du tout à prix coûtant l'essence chez Total aujourd'hui elle est 15 centimes de plus le litre que chez Leclerc ou chez SuperU mais arrêtons de renvoyer tout le monde parce que ça c'est le ou c'est on tot to maîtrise toute la chaîne c'est mais non mais c'est la querelle permanente c'est untel a fait ceci untel a fait cela moi j'ai un rôle de garant de l'équilibre économique de protection du consommateur et ce rôle de garant justement si on pouvait faire non mais je je regarde ce que font chacun les distributeurs ils ont fait des opérations à priscoutant plusieurs milliers d'opérations à priscoutant tant mieux bravo c'est ce qu'il faut faire et et total de son côté fait un plafonnement à 1,99 € qui est garanti mais là aussi je dis bravo parce que si demain le conflit s'étend au proche- Orient que le prix du baril explose et que le prix du carburant repasse au-dessus de 2 € bah on sera bien content d'avoir un grand industriel producteur français qui s'appelle total qui a déci idée dans toutes ces stations de plafonner le prix du litre de carburant 1,99 € donc arrêtons ce ce petit jeu très français qui consiste à renvoyer systématiquement la balle sur l'un ou sur l'autre à critiquer systématiquement les uns ou les autres travaillons dans la même direction la même direction c'est protéger l'intérêt du consommateur c'est se rassembler pour faire baisser des prix c'est apporter des garanties chez les distributeurs ce sera la vente à prix coûtant chez Total ce sera le plafonnement 1,99 € et ben ce travail ensemble c'est le plus efficace vous avez évoqué le conflit au Proche Orient ça pourrait avoir un impact sur les prix et on sait bien que tant que le conflit reste un conflit local aussi dramatique soit-il l'impact économique est limité si demain le conflit devenait dait devenir un conflit global nous serions exposés à un troisème choc économique après le choc du covid et après le choc inflationniste et ça a été tellement dur ces deux chocs le covid et le choc inflationniste que nous devons tout faire pour prévenir un troisième choc économique lié à l'embrasement de la situation au proch Orient pour le coup c'est la casquette de l'ancien diplomate aussi qui parle Bruno Le Maire un mot sur le label ISR alors ça parle pas à grand monde mais honnêtement c'est très important notamment pour les écolos c'est un label que vous estampillez à ber sur les fonds d'investissement dit vertueux et jusqu'à présent ben on pouvait quand même investir dans l'hydrocarbure et avoir ce label vert est-ce que vous allez y mettre fin oui on va modifier le label ISR j'ai pris la décision de modifier ce label mais ça concerne pas que les écolos ça nous concerne tous ça concerne tous ceux qui comme vous comme moi comme ceux qui nous écoutent sont inquiets du réchauffement climatique et veulent que nous prenons des décisions qui soient forte crédiible et simple nous avons mis en place en 2016 un label d'Investissement Socialement Responsable qui garantit à l'épargnant que lorsqu'il confie son argent un fond d'investissement le fond d'investissement ira investir dans un investissement qui est bon pour la planète bon pour le climat ça peut être des énergies renouvelables ça peut être de l'hydrogène vert ça peut être des batteries électriques mais ce label il était pas suffis strict donc il perdait en crédibilité donc j'ai pris la décision que la belle ISR ne pourra plus être accordé un investissement dans un nouveau projet de pétrole de gaz de charbon pour garantir que ce label est effectivement écologiquement et socialement responsable rien n'est pire que donner le sentiment aux épargnants ou à nos compatriotes que on met une estampille verte et en fait derrière des activités brune j'ai simplement voulu garantir la crédibilité de ce label désormais on ne pourra plus fin financer sous ce label des investissements dans le pétrole le gaz ou le charbon Bruno Le Maire les prix de l'assurance vous aviez demandé aux assureurs de maîtriser ses prix et voilà qu'après déjà des hausses l'année dernière et ben le patron d'xa ce matin nous dit que ça va augmenter le patron d'IMA c'est les assurances massifes abeille aui invest il dit l'inflation ce ne sera que le plancher pour l'année à venir les prix vont exploser dans l'assurance l'assurance auto l'assurance habitation toutes les assurances qu'est-ce que vous leur dites je leur dis qu'il faut qu'ils tiennent leurs engagements que je vais res que leurs engagements soient respectés je prends l'exemple d'Axa Axa a fait deux engagement qui me paraissent très important c'est que les tarifs augmentent moins que que leur coûte la réalité des sinistres et la deuxième chose c'est qu'il fassent des tarif particulier pour les moins de 30 ans et pour les personnes qui sont les plus fragiles qu' les revenus les plus modestes moi je salue ces engagements d'xa mais engagement prix engagement tenu sinon vous me parliez de transparence tout à l'heure on fera la transparence quand vous dites je veillerai vous direz je je vais juste vérifier avec l'ensemble de mes équipes que pour les moins 30 ans qui souscrivent une prime d'assurance chez AXA comme AXA dit qu'ils feront des choses qui sont positives 30 ans rest mais si le reste pour pour pour tous les dans ce cas il y a quelque chose qui est tout à fait formidable qui s'appelle la concurrence vous pouvez aller chez le voisin nous montrerons que les engagements ne sont pas tenus s'ils ne le sont pas mais je fais confiance à AXA pour tenir ses engagements et aujourd'hui grâce aux mesures que nous avons prises il est très simple de changer d'assurance la deuxième chose que je veux souligner qui est un problème beaucoup plus global c'est que de toute façon tous les assureurs sont confrontés à un défi considérable qui est à nouveau ce défi climatique j'allis j'allais venir avec la tempête bien sûr assurer un sinist qui est possible ça c'est le rôle des assureurs mais lorsqu'il faut assurer des sinistes qui sont certains ou des catastrophes climatiques qui deviennent certaines forcément le coût des primes d'assurance explose ça pose un problème systémique regardez les phénomènes de retraitgonflement argile qui menacent aujourd'hui des millions de maisons regardez le problème des traitcôtes regardez les problème de de cette tempête terrible que nous venons de vivre notamment en Bretagne et dans le Nord de la France regardez la multiplication des phénomènes d'inondation comment est-ce que vous faites pour assurer un pays et ses citoyens face au réchauffement climatique j'ai lancé une mission sur ce sujet elle rendra ses conclusions à la fin de l'année début de l'année prochaine pour que nous regardions comment maintenir la soutenabilité fin financi des assurances face au changement climatique sans que ça fasse exploser les primes d'assureurs les primes d'assurance pardon de nos concitoyens et précisément sur cette question là les tempêtes des derniers jours est-ce que demain en Conseil des ministres l'état de catastrophe naturelle sera véritablement obtenu pour tous les lieux où il y a eu des inondations comme l' dit le président de la République il peut y avoir le régime de catastrophe naturelle moi j'ai rencontré hier tous les assureurs qui sont concernés je peux vous dire aujourdhui qu' il y a eu 120000 demandes d'indemnisation qui ont été déposées chez les différents assureurs que j'ai rencontré soit AA crédit agricoolle groupeama ou d'autres donc on en est à 120000 encore sans doute beaucoup de demandes qui ont pas été faites tout simplement parce que l'électricité est coupée parce que le téléphone n'a pas encore été rétabli on va avoir des demandes d'indemnisation qui vont se chiffrer en centaines de millions d'euros on est très loin des milliards d'euros de la tempête de 1999 donc faut remettre les choses à leur juste proportion les assurant ont pris des engagements d'indemnisation rapide d'allongement du délai pour déposer sa demande d'habitude c'est 4 jours là ce sera un mois tout est fait pour essayer de sque vous allez décider demain de l'état de catastrophe naturelle tout c'est des décision qui appartiennent au président de la République et la Premier ministre mais le président la République était très clair dans son déplacement dès lors qu'il y a inondation catastrophe naturelle évidemment on le fera au plus vite et on indemnisera au plus vite Bruno Lemire la loi immigration l'article 3 c'est l'article de la discorde il prévoit de régulariser des S papiers qui travaillent dans les secteurs sous tension votre ancienne famille politique LR dit s'il y a l'article 3 ce sera sans nous on ne votera pas la loi immigration est-ce que vous les comprenez vous l'ancien d'Ille non j'espère surtout que sur un sujet aussi majeur la raison l'emportera et je partage totalement la vie qui été exprimé par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin en étant raisonnable et constructif nous devons facilement pouvoir trouver un accord sur ce projet de loi immigration autour de trois principes qui pour moi sont fondamentaux un fermeté totale vis-à-vis d'immigration illégale accélérer les procédures de retour accélérer des exécution des obligations de quitter le territoire français c'est tout ce qu'il y a dans ce projet de loi c'est un projet de loi de fermeté que je soutiens car nous avons besoin en matière de contrôle d'immigration d'un contrôle ferme de l'immigration illégale la deuxième chose qui est très important c'est dire voilà il y a des cas qu'on connaît tous que vous connaissez vous moi nos téléspectateurs c'est les personnes terroire qui trava dans la restauration dans le bâtiment dans l'hôie qui travaill bien respecte nos valeurs respecte la République parle bien le français je pense que le plus juste c'est effectivement de régulariser ces personnes plutôt que de les laisser dans la clandestinité enfin il y a un troisème point qui est très important qui est de se dire bon est-ce qu'il faut dans la période actuelle parce qu'il y a des tensions sur le marché du travail faire appel à de l'immigration de travail je dis que tant que nous ne sommes pas au plein emploi c'est-à-dire à 5 % de taux de chômage il faut en priorité former qualifier les jeunes les personnes qui n'ont pas les bonnes formations pour qu'elles puisse reprendre un travail sur notre territoire plutôt que de faire appel à l'immigration de travail BR le maire en tant qu'omme politique vous êtes inquiet du climat actuel en France oui je suis inquiet je suis inquiet parce que vous avez un conflit qui est un conflit au proche- Orient qui n'est pas un conflit en France et qui ne doit pas devenir un conflit en France et je voudrais que chacun mesure à quel point c'est une chance d'être français nous sommes protégés par la République par les droits de la République nous sommes protégés par notre Constitution par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et en France on n'est pas juif musulman ou catholique on est citoyens français éventuellement de confessions juives éventuellement de confessions musulmane éventuellement de confession d'aucune confession parce que on ne croit pas dans quelqu Dieu que ce soit je pense qu'il est indispensable au moment où nous sommes à la croisée des chemins en France de réaffirmer que nous sommes une nation et pas une somme de communauté que nous nous définissons comme citoyens avec une part d'universelle en nous et pas comme des individus ramener à leur origine à leur race ou à leur religion c'est ça qui se joue en ce moment quand on dit importer le conflit du Proche Orient c'est tout simplement céder au communautarisme moi je voudrais qu'on défende la nation merci Bruno le d'être venu répondre à mes questions ce matin ministre de l'Éc conomi 8h53 sur AMC BFM TV merci àuline de Maler dans quelques instants nous suivrons l'hélicoptère BFM TV qui survole en ce moment le Pas de Calais le pas decalis qui vous le savez reste en vigilance rouge pour cru image très impressionnant de ces dizaines de villages inondés la plupart des écoles sont fermées dans toutes ces communes nous faisons un point complet dans quelques instants à tout de suite pourquoi me poser des limites

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