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InterviewSUDRADIO· 3 août 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Le réchauffement climatique doit-il être la priorité de la France et de l’Europe ?

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous nous rappeler ce que vous avez dit juste avant la coupure ?

  • 1:36OuverteRéponse partielle

    Bernard Cohen, à date, vous pensez que c'est une histoire de diagnostic ou simplement de mettre en place des choses assez logiques ?

  • 3:47OuverteRéponse directe

    Jean-Étienne Posa, vous pensez que le réchauffement climatique doit être la priorité absolue ?

  • 5:22OuverteRéponse directe

    Bruno Pommard, selon l'Agence européenne pour l'environnement, les événements climatiques extrêmes ont coûté 790 milliards d'euros à l'Europe entre 1980 et 2023. Qu'en pensez-vous ?

  • 6:24OuverteRéponse directe

    Michel Vieillefos, quand vous entendez nos vraies voix qui parlent beaucoup plus de pouvoir d'achat, c'est quoi votre réaction ?

  • 8:23OuverteRéponse directe

    Baptiste, vous pensez qu'en fait tout doit être pensé par l'angle du dérèglement climatique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20PrésentateurChiffre
    « Selon le Haut Conseil pour le Climat et le GIEC, le réchauffement dû aux activités humaines a déjà atteint 1,4 degré en 2025 par rapport à l'ère pré-industrielle. »
  • 0:32PrésentateurFait
    « Le seuil de 1,5 pourrait être franchi dans les prochaines années, assez rapidement en fait. »
  • 4:32InvitéChiffre
    « Ces politiques coûtent des dizaines de milliards par an présents sur le pouvoir d'achat, la compétitivité industrielle et la dette publique. »
  • 6:02InvitéChiffre
    « L'Europe, c'est 6%, la Chine, c'est 30%, les États-Unis, c'est 11%. »
  • 6:09PrésentateurChiffre
    « 0,9% des émissions mondiales de GES. »
  • 7:41InvitéChiffre
    « il y a 50% des gaz à effet de serre, ce sont les importations. »
  • 17:51InvitéChiffre
    « Vous répondez non à 73%. »

Temps de parole

  • Présentateur24 %
  • Invité18 %
  • Invité 216 %
  • Invité 314 %
  • Invité 412 %
  • Invité 511 %
  • Invité 63 %
  • Invité 72 %

4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

17h10 sur Sud Radio, les vraies voix de l'été sont avec vous, Bernard Cohen Haddad, président de la CPME Paris, président du think tank Etienne Marcel, Jean-Etienne Poza, producteur et animateur sur Radio Courtoisie, journaliste web chez Causeur, et Bruno Pommard, ancien membre du RAID. Allez, c'est parti pour la question du soir. Selon le Haut Conseil pour le Climat et le GIEC, le réchauffement dû aux activités humaines a déjà atteint 1,4 degré en 2025 par rapport à l'ère pré-industrielle. Le seuil de 1,5 pourrait être franchi dans les prochaines années, assez rapidement en fait. L'Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde.

En France, 2026 est déjà marqué par les records de chaleur aux conséquences catastrophiques, on l'a bien vu, comme les incendies qu'on vient de connaître. Malgré ces alertes, certains estiment que les priorités devraient être ailleurs, pouvoir d'achat, sécurité, défense ou souveraineté énergétique. Alors on vous pose la question sur Youtube, vous n'hésitez pas à les commenter évidemment, et puis vous nous appelez au 0826 300 300 si vous avez envie de parler, vous savez Sud Radio, c'est votre radio. On vous pose donc cette question, le réchauffement climatique doit-il être la priorité de la France et de l'Europe ?

Pour en parler, nous sommes avec Michel Vieillefos, qui est ingénieur scientifique et auteur de Climat Comprendre sans simplifier aux éditions L'Armatan. Michel, pouvez-vous nous rappeler un petit peu ce que vous avez dit juste avant la coupure, s'il vous plaît ?

1:19
Invité

Je pense que le plus important, c'est de prendre les bonnes mesures contre la canicule. Ça doit être effectivement la priorité de la France et de l'Europe. Il faut qu'on sorte du cycle infernal canicule-sécheresse. Et pour ça, il faut commencer par faire le bon diagnostic avant de prendre les mesures.

1:36
Présentateur

D'accord. Bernard Cohen, à date, vous pensez que c'est une histoire de diagnostic ou simplement de mettre en place des choses assez logiques, finalement ?

1:45
Invité

Moi, ce que je crois, c'est qu'aujourd'hui, nous sommes extrêmement sensibles à la canicule et qu'on a l'impression, on l'avait dit ensemble, Judith Beller, qu'à chaque fois que l'été passe, on pense à autre chose. Oui. Mais moi, ce qui m'inquiète le plus, c'est que je trouve qu'on est un certain nombre à prendre conscience de ce réchauffement climatique, de modifier notre façon de vivre et de consommer. Mais je ne suis pas convaincu que ça parle aux Français. Pourquoi ? Parce que c'est un peu comme la dette de l'État.

2:17
Présentateur

Oui, ça reste immatériel. Ça reste immatériel.

2:19
Invité

Et puis, lorsque l'on voit, c'est quand même 36 derniers mois, les enquêtes des Français, le choc environnemental a dégringolé. Il était dans la quatrième, cinquième place, il est à septième, huitième, dixième place. À Paris, pour les municipales, il était à la fin. Aujourd'hui, les préoccupations des Français, c'est quoi ? C'est le pouvoir d'achat, l'immigration, la sécurité, le logement, les mobilités et le développement économique. Après, il y a une série de choses qui va... Et c'est dommage, parce que notre environnement, et ça a été très bien dit par notre expert...

2:52
Présentateur

On n'aura plus de problème de pouvoir d'achat si on n'a plus de terre, quoi, j'ai envie de dire.

2:54
Invité

Oui, c'est la chanson d'Aznavour, Emmenez-moi au pays des merveilles, mais c'est vrai que la misère, elle est plus supportable au soleil. C'est la chanson d'Aznavour, ce que je cite. Mais néanmoins, je crois qu'il faut prendre conscience, et ce n'est pas les citoyens, si ce n'est les militants, c'est à l'État, peut-être, d'avoir un plan, un plan, et aussi des moyens, parce que, vous le savez très bien, Judith Bélaire, dans un État en difficulté, il est difficile aussi de mettre de l'argent pour pouvoir améliorer la qualité de vie et donc se protéger contre les risques climatiques.

Et bien entendu, faire en sorte que dans nos villes, parce que moi, je pense surtout aux villes, c'est extrêmement difficile de vivre ces périodes-là, dans les grandes villes, et surtout lorsqu'on a, lorsqu'on est de populations fragiles, c'est-à-dire isolées, voire avec peu de moyens, il faut aussi aider beaucoup plus les citoyens.

3:46
Présentateur

Les plus démunis, bien sûr.

3:47
Invité

Jean-Étienne Posa. Alors, moi, je pense, Judith, que le réchauffement climatique, évidemment, est un sujet sérieux, mais il ne doit pas être, et j'aimerais bien développer, la priorité absolue, je vais peut-être en faire sursauter certains, de la France et de l'Europe. Je vais justement vous en parler. C'est-à-dire que même si l'Europe passe à zéro émission, je reviens de mes petites notes, demain, l'effet sur la température mondiale en 2100 serait de l'ordre de quelques centièmes de degré. Et l'essentiel se joue en Asie, on ne peut pas résoudre un problème mondial en se ruinant unilatéralement. Et je voudrais aussi, Judith, je vais aller vite, parler du coût réel aussi pour les Français.

C'est-à-dire que ces politiques coûtent des dizaines de milliards par an présents sur le pouvoir d'achat, la compétitivité industrielle et la dette publique. Mais pendant ce temps, les Français classent le climat très loin derrière le pouvoir d'achat, la sécurité, l'immigration, pardon, je m'en étouffe, et la dette dans les sondages. Pareil, la France, grâce au nucléaire, nous sommes l'un des pays les moins carbonés des grands pays industrialisés. Continuons dans cette voie, quoi, nucléaire, plus efficacité, plus innovation, plutôt que de multiplier les interdictions et les taxes symboliques.

5:18
Présentateur

Jean-Etienne Posa, quand même, on va passer, je vais vous en parler à vous. Bruno Pommard, selon l'Agence européenne pour l'environnement, les événements climatiques extrêmes, ils ont coûté quand même 790 milliards d'euros à l'Europe entre 1980 et 2023. Donc près de 163 milliards entre 2021 et 2023. Donc on parle de pouvoir d'achat, effectivement, mais si on faisait plus de prévention, ça coûterait moins cher et l'argent pourrait aller ailleurs. Qu'est-ce que vous en pensez ?

5:41
Invité

Oui, sûrement, mais il y a une question qu'on ne se pose pas. C'est bien qu'on est un spécialiste avec nous. J'ai écouté à l'instant Bernard et Jean-Etienne qui ont dit quelque chose d'intéressant. On est en train de faire retomber la question écologique du réchauffement de la planète sur la France, j'ai l'impression, et sur l'Europe. On est peanuts, nous, on n'est rien du tout, excusez-moi. Regardez un petit peu l'Asie, ce que disait... L'Europe, c'est 6%, la Chine, c'est 30%, les Etats-Unis, c'est 11%. Mais tout est dit, mais tout est dit. Pourquoi on demande...

6:09
Présentateur

0,9% des émissions mondiales de GES.

6:11
Invité

On peut nous demander des efforts, j'entends, il n'y a pas de soucis là-dessus. Mais à un moment donné, on nous dit, il faut arrêter de consommer. Pourquoi ? On va faire baisser la température avec ça. Je comprends strictement à rien. Et les écolos sont incapables de nous expliquer ça.

6:24
Présentateur

Michel Vieillefos, quand vous entendez nos vraies voix, qui parlent beaucoup plus de pouvoir d'achat, en tout cas en disant que c'est la priorité des Français, c'est quoi votre réaction ? Parce que finalement, ce que je disais, c'est assez juste, l'argent, il doit être mieux dépensé aussi.

6:37
Invité

Oui, tout à fait. Alors, je pense qu'il y a eu une erreur de diagnostic au départ. Le problème, ce n'est pas les émissions de CO2, et le problème, ce n'est pas la température moyenne. Le problème, c'est lutter contre la canicule, et pour ça, il faut qu'on arrête de bétonner nos cités, et d'artificialiser nos sols. La canicule, elle vient de ça. C'est qu'on crée une sécheresse artificielle, on a supprimé l'évaporation naturelle, et il faut impérativement qu'on rétablisse cette évaporation. Ce sont des choses qui ne coûtent pas très cher. Il faut qu'on permette à l'eau de rentrer dans le sol de nos villes, et de pouvoir s'évaporer après.

Et quand elle s'évapore, elle va refroidir les villes, et à ce moment-là, on va régler le problème. Donc, ce n'est pas un problème qui coûte très cher. C'est un problème de diagnostic. Il faut faire le bon diagnostic, et après, prendre les bonnes mesures.

7:27
Présentateur

Alors, on va écouter Thomas Ménager, qui est député RN, qui nous dit, lui, qu'il faut continuer les efforts dans tous les domaines pour avoir une petite opinion politique dans ce débat. On écoute.

7:35
Invité

C'est une vision internationale, une vision mondiale, qu'il faut avoir de la lutte contre le réchauffement climatique. Nous, on est pragmatique. Quand on regarde, il y a 50% des gaz à effet de serre, ce sont les importations. On ne va pas s'occuper des 2 ou 3%. Alors, bien entendu, on va encourager le changement des modes de production. L'électrification des usages. Mais l'agriculture, elle fait déjà énormément d'efforts. Il faut continuer. Tous les domaines, personne ne doit être exempt de travailler et de réduire ses émissions, de moins polluer.

Mais aujourd'hui, permettez-moi de le dire, il faut s'attaquer à l'éléphant qui est au milieu de la pièce avant de s'attaquer à la souris qui est dans un coin.

8:09
Présentateur

0826 300 300, parlons vrai sur Sud Radio. Si vous avez quelque chose à dire, un coup de gueule, un coup de cœur, ou vous avez envie de participer au débat, vous savez, vous le pouvez. On reçoit Baptiste qui nous appelle de Boulogne. Bonsoir Baptiste.

8:21
Invité

Bonsoir Judith, bonsoir à toutes et tous.

8:23
Présentateur

Alors vous Baptiste, vous pensez qu'en fait, tout doit être pensé, contrairement à ce qu'on entend autour de cette table depuis tout à l'heure, par l'angle du dérèglement climatique ?

8:32
Invité

Ben oui, en fait, j'ai entendu votre invité, l'amie Michel, qui est parti plein badin en nous expliquant que le problème, c'était les canicules, les sécheresses. Et il oublie juste une chose, c'est qu'il ne fait pas le lien qui est super important. C'est que si les sécheresses et les canicules s'emballent, c'est parce qu'il y a un dérèglement climatique. Il ne peut pas faire abstraction des deux. On ne peut pas lutter contre les canicules sans lutter contre le dérèglement climatique. Et derrière, quand j'entends votre vraie voix, Jean-Étienne, qui dit que ça va venir de l'Asie et que nous, en gros, on est peanuts, ça, c'est un vrai problème d'entendre ça en 2026. Mais c'est la vérité.

C'est la vérité, oui et non. C'est-à-dire que si on prend les émissions... Attendez, si on prend les émissions, si on prend les émissions brutes aujourd'hui, effectivement, l'Europe ne représente pas grand-chose par rapport à la Chine. Ça, c'est vrai. Ce qui n'est pas vrai, il y a deux trucs qui ne sont pas vrais quand vous dites ça, c'est que si on prend les émissions de gaz à effet de serre, historique, l'Europe est toujours devant la Chine parce que l'Europe a pollué bien avant la Chine. Et la deuxième chose, c'est qu'on est aujourd'hui, on est au lendemain du jour du dépassement. Et le jour du dépassement, il nous dit quoi ?

Il nous dit que si on vivait tous comme on vit aujourd'hui, il faudrait 1,7 planètes pour pouvoir tenir le rythme. Si on est Américain, c'est 3,5 planètes. Si on est Européen, c'est 2,7 planètes. Et si on est Chinois, c'est 2,5 planètes. Ça veut dire qu'aujourd'hui, concrètement, les Chinois consomment beaucoup moins de ressources que les Européens. Et ça, c'est un fait. Il faut juste pondérer ce que vous dites. Si on prend les émissions brutes, effectivement, oui, le Curaçao pollue moins que la Guinée équatoriale. Ça, je pense qu'évidemment, ce n'est pas un chiffre très compliqué à sortir. Donc, si là, moi, je suis un simple auditeur, si là, moi, j'étais un scientifique...

10:18
Présentateur

Vous êtes bien renseigné quand même.

10:19
Invité

Vous écoutez, oui, parce que ça fait partie un peu de mon métier. Je travaille dans une ONG qui travaille sur ces chiffres-là. Si j'étais un scientifique du GIEC, là, je serais en train de saigner du nez et de faire un mini-AVC parce que ce que je viens d'entendre, c'est franchement catastrophique. Je suis vraiment désolé, mais c'est franchement... On vous entend. Jean-Étienne Peza. Alors, j'ai entendu, on a une responsabilité historique, oui, et on l'assume déjà. Mais nos émissions baissent depuis 30 ans. La responsabilité aujourd'hui, c'est aussi de ne pas détruire notre économie pendant que d'autres doublent les leurs.

Et juste une dernière chose, j'entends aussi qu'il y a des canicules et des extrêmes, d'accord ? Mais priorisons aussi l'adaptation. La prévention, plutôt. Oui, enfin, tout ce qui est protection, je voulais dire, agriculture résiliente, urbanisme, voilà. Qui protège concrètement les Français ? Plutôt que des objectifs de mitigation, on est d'accord aussi ? Bernard Conadad. Mondiaux, hors de notre portée. Merci, Jean-Étienne. Moi, j'écoute notre auditeur et notre militant, et c'est très bien, c'est très bien d'avoir ce type d'engagement.

Moi-même, Judith, vous le savez, d'ailleurs, Etienne Marcel, c'est une association qui milite pour l'engagement sociétal des entreprises, donc décarbonation, etc. Et donc, ce n'est pas moi qui vais dire que je ne suis pas pour la décarbonation, le traitement des déchets, l'économie circulaire. Mais, en écoutant notre ami auditeur, je me disais, mais ça empêche qui de dormir le fait qu'on ait dépassé le jour du dépassement, là, aujourd'hui en France ? Qui sait que ça empêche de dormir ? La personne, et bien c'est bien ça le problème.

Et c'est là-dessus où je suis un peu les bras ballants, c'est que je me dis, il y a tellement de choses à faire, et que finalement, on reste encore dans l'immatériel. Tant que ça ne vous touche pas personnellement, et bien ce sont des petites, vous savez, c'est le petit colibri. Chacun fait un petit peu, et puis on essaie de faire au mieux, et finalement, on ne fait pas assez.

12:14
Présentateur

Bien sûr. Mais il y a eu un éveil des consciences, là, par exemple, en particulier cet été. J'ai l'impression, moi, que c'est la première fois que les gens prennent vraiment conscience du fait que les incendies qui ont quand même ravagé la Gironde et le reste du pays sont directement liés au réchauffement climatique. Alors, évidemment, c'est de l'action humaine. Mais il n'empêche que ça ne s'enflammerait pas comme ça, et qu'on n'aurait pas des méga-feux si ce n'était pas aussi sec. Il y a quand même un vrai problème. Alors oui, on le sait, c'est 9 sur 10.

12:38
Invité

Oui, arrêtons de nous vacciner aussi en nous disant, c'est le problème des règlements climatiques. Oui, mais ça ne prendrait pas comme ça. Oui, non, mais ça c'est trop facile, ça nourrit les écolos, ça on comprend très bien, c'est leur fonds de commerce électorale dans tout ce qu'on veut. Il faut arrêter ça. 9 sur 10 sont, moi j'ai eu plein de copains pompiers qui m'ont appelé, ce sont des idiots, des dégénérés qui s'amusent à foutre le feu à nos forêts. Donc voilà, et il y a un autre élément aussi.

12:58
Présentateur

Mais ça crame beaucoup plus derrière.

12:59
Invité

Mais il y a un autre élément aussi, parce que quand on a fait des coupes-feux, comme on l'a vu avec le génie, l'armée, les écolos dans les secteurs de la Gironde et des compagnies, moi j'ai des retours, des Natura 2000 et toute la clique là, nous disent, il faut laisser le terreau par terre, parce que ça nourrit, vous savez, les trucs, ça nourrit. Le résultat, c'est que ça permet surtout d'alimenter le feu et de développer le feu comme on l'a vu. Donc à un moment donné, je pense que les écologistes devraient ouvrir un peu les yeux aussi.

13:22
Présentateur

Michel Vieillefos, quand vous écoutez notre auditeur Baptiste ainsi que nos vraies voix, on a envie de savoir un petit peu comment vous vous positionnez par rapport à ce que vous entendez à cette antenne.

13:33
Invité

Moi je pense qu'il y a une erreur de diagnostic. Ce qu'il faut voir, c'est que les canicules au départ, c'est un vent qui vient du sud, qui vient du Sahara, qui est très chaud. Et la seule manière que vous avez de le refroidir, c'est qu'il y ait de l'humilité. S'il n'y a pas de l'humilité, vous ne pourrez pas le refroidir. Il arrive avec plus de 15 degrés et il restera avec plus de 15 degrés. Donc le vrai problème, c'est l'humilité. Et actuellement, ce qui se passe en France, c'est qu'on rejette l'eau à la mer, on ne sait pas gérer l'eau, on rejette beaucoup trop l'eau à la mer, on ne la garde pas et donc on n'a pas de capacité d'évaporation. C'est là où est le problème.

Et ça ne coûte pas très cher, je veux dire. Il faut arrêter ces histoires de lutter contre le CO2 et tout ça, qui coûtent extrêmement beaucoup d'argent. Alors que l'Asie, par ailleurs, en émet 10 fois plus. Et ce qu'il faut qu'on résolve, c'est ce problème des canicules. On ne peut pas vivre avec... Nous, on en est à la quatrième en Provence, on en est à la quatrième canicule depuis le début de l'année. Je peux vous dire que les deux dernières nuits, ça a été vraiment... On les s'en passait, oui. On ne peut pas continuer comme ça.

14:37
Présentateur

Allez, 0826 300 300, on est toujours avec Baptiste de Boulogne-Biancourt. Baptiste, vous êtes clairement écologiste. Une question pour vous, tiens. On dit souvent que ces feux de forêt n'auraient pas été de telle ampleur. Si le débroussaillage avait été fait, débroussaillage étant une activité fort contestée, n'est-ce pas, par les écologistes ? On vous écoute, Baptiste.

14:58
Invité

Ça, encore une fois, c'est une fake news. Mais bon, ça a déjà été débunké plein de fois. Je peux le refaire, si vous voulez. Allez-y, vous êtes là pour ça. Le débroussaillage, il n'a pas du tout été interdit. On a juste demandé à le ralentir un peu au printemps, parce que c'est une période de nidification. Et donc, on a dit, faites mollo au printemps, où il n'y a pas de risque de canicule. Et ensuite, vous pouvez débroussailler. Et moi, là, je suis dans le périgord. On a même obligation de débroussailler. Donc, dire, en fait, que les écolos sont responsables de l'absence de pare-feu, de l'absence de débroussaillage, je suis désolé, M. le Pommard. C'est faux.

C'est pas correct, ce que vous faites. Mais vous le savez, vous le savez, mon cher monsieur. Mais en fait, vous demandez tout à l'heure, qui ça empêche de dormir, qu'on consomme à ce point-là et qu'on détruise notre planète ? Je vais vous dire. Vous, vous n'en avez rien à secouer. Ça se voit, ça s'entend. Mais en fait, moi, ça m'empêche de dormir. Et je sais qu'il y a des millions de personnes que ça empêche de dormir. Donc, quand vous, votre seule réponse, c'est de dire... On ne juge pas les vrais murs. Non, mais il peut le dire pareil.

15:52
Présentateur

Je ne me juge pas, mais on ne juge pas dans cette émission.

15:55
Invité

Mon cher monsieur, je ne sais pas ce que vous faites dans la vie. Moi, j'ai été maire de rural pendant 12 ans. Je vous assure que l'environnement, ça a été ma préoccupation pendant 12 ans. Je suis un homme de terrain. Donc, merci de ne pas me donner de leçons sur ces sujets.

16:05
Présentateur

Alors, dites un petit mot sur le débroussaillage.

16:07
Invité

Mais si, mais si, mais si. Allez-y. Le débroussaillage, c'est important de le faire. Ils sont en train de mourir à cause de l'écologie aussi. Bon, eh bien, ils laissent leur terre en friche. Parce qu'ils n'ont plus les moyens de les entretenir. Résultat, lorsque vous avez un feu qui démarre, c'est complètement con ce que je dis, mais c'est très simple, c'est exactement ça. Eh bien, quand ça démarre, vous ne les arrêtez plus. Le feu, parce qu'il n'y a pas de coupe-feu lorsqu'il y avait, par exemple, des vignes plantées, etc. Dans tout un temps de secteur. Dans le sud, c'est exactement ce qui se passe. Donc, il faut arrêter de...

16:36
Présentateur

Allez-y, Baptiste, on vous écoute, on vous écoute.

16:39
Invité

Bah non, non, mais non. Mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Les agriculteurs, ils meurent parce qu'ils sont empoisonnés par les pesticides, que les écolos essaient d'interdire et que lui ne passe son temps à valider. Voilà, c'est tout. Maintenant, s'il pense vraiment aux agriculteurs...

16:50
Présentateur

Mais en même temps, si on veut manger en masse, il y a un moment donné, on a besoin des engrais. Mais vous avez raison, Judith. Il y avait moins de monde sur Terre. Mais non, mais vous avez raison, Judith.

17:01
Invité

C'est une analyse bénéficierie, ce qu'on fait. Vous décidez que vous acceptez, pour qu'on puisse manger... Moi, je ne décide rien du tout. Je fais mon travail de journaliste, mon cher Baptiste.

17:09
Présentateur

On vous remercie, monsieur.

17:12
Invité

On permet d'avoir des produits qui viennent de l'étranger.

17:13
Présentateur

Jean-Étienne Posa.

17:15
Invité

Eh bien, écoutez, traiter le climat avec sérieux, oui, mais en faire une religion qui ignore les autres réalités, que ce soit économie, sécurité, démocratie, non. La France doit rester rationnelle. Et Judith, juste très vite, il y a un truc aussi que j'entends, c'est l'Europe doit montrer l'exemple. Montrer l'exemple, ce n'est pas se suicider économiquement.

17:38
Présentateur

On vous entend, Jean-Étienne. Merci beaucoup. Allez, on fait le point de cette consultation sur YouTube. Vous savez, vous, les auditeurs de Sud Radio, vous pouvez tout à fait aller voter, commenter, enfin raconter ce que vous voulez d'ailleurs sur YouTube. Puis 0826 300 300, on vous écoute, Quentin Saunier.

17:51
Invité

Oui, puisqu'on vous pose cette question, le réchauffement climatique doit-il être la priorité de la France et de l'Europe ? Et vous répondez non à 73%. Et vous répondez non à 73%. Vous laissez beaucoup de commentaires également. On a ce tuteur qui nous dit, il est difficile d'imposer des contraintes économiques lourdes aux citoyens français au nom de l'écologie, alors que la France ne représente qu'un pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Et on a Arquevent qui nous dit, le réchauffement climatique va causer des catastrophes humaines dans le futur. Alors attendons-les, mais les spécialistes nous auront prévenus.

18:16
Présentateur

Voilà, c'est assez clair et assez mitigé d'ailleurs. Pour ce débat, vous restez avec nous. D'ailleurs, bienvenue si vous nous rejoignez sur Sud Radio, il est 17h28. Dans un instant, c'est le tour de table des Vraies Voix. Allez, à tout de suite.

18:29
Invité

17h20, les Vraies Voix Sud Radio.

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