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InterviewC à vous (sur YouTube)· 16 décembre 2024 52 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileRetraitesEnvironnement & énergie

Quand peut-on espérer un gouvernement ? - C à vous : l’intégral - 16/12/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    F.Bayrou a-t-il les moyens de ses ambitions de rassemblement ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    F.Bayrou est-il condamné à ne rien faire ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Une loi spéciale a été adoptée pour pallier l'absence de budget 2025. Faut-il reprendre les amendements rejetés ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    L'âge de départ à la retraite doit-il être modifié ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    F.Bayrou a-t-il une feuille de route pour former un gouvernement ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Que dites-vous aux socialistes qui menacent d'exclusion leurs membres entrant au gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00M.FesneauFait
    « On a pris une mauvaise habitude, à l'Assemblée nationale, c'est qu'on piétine et on marche allègrement sur la Constitution. »
  • 10:00M.FesneauFait
    « Il y a eu des dialogues avec le président de la République sur ce qui lui paraissait le mieux à faire. »
  • 16:00M.FesneauFait
    « Il faut montrer qu'on a pu trouver un chemin de convergence budgétairement. »
  • 20:00Col. A.JouassardFait
    « On a envoyé des équipes supplémentaires pour réaliser des reconnaissances sur les zones qui n'avaient pas pu être découvertes jusqu'à présent. »
  • 22:00Col. A.JouassardFait
    « On va faire plusieurs points sur l'île pour avoir des postes médicaux avancés et des hôpitaux de campagne. »
  • 24:00M.FesneauFait
    « Un Premier ministre ne peut pas rester des jours entiers. Il y va pour 12 heures... Il y a 12 heures d'avion. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

On est en direct jusqu'à 21h pour l'actualité de ce 16 décembre avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 5. Mohamed, votre Story? - M.Bouhafsi: On revient sur les images terribles de Mayotte après le passage du cyclone Chido. - E.Tran Nguyen: Mayotte mobilise au plus haut de l'Etat.

E.Macron préside une réunion de crise avec F.Bayrou, qui y assiste en visio depuis Pau. - A.-E.Lemoine: Il a bien l'intention de rester maire de Pau.

On en parle avec le porte-parole de la Sécurité civile, notamment. - P.Cohen: F.Bayrou a commencé à consulter les forces politiques pour donner de la stabilité à son gouvernement.

Mais si l'assurance-vie de son gouvernement consistait à ne rien faire? - A.-E.Lemoine: On demande à l'un de ses plus proches compagnons de route, bonsoir, M.Fesneau.

Merci d'être là. Vous êtes député du Loir-et-Cher et étiez député aux côtés de F.Bayrou lorsque la dépêche officielle de sa nomination est tombée vendredi, à 12h45.

Lorrain? - L.Sénéchal: D.Pelicot prie ses proches de l'excuser de l'avoir droguée et violée pendant 10 ans.

Le verdict devrait être rendu jeudi matin. - A.-E.Lemoine: Après 20h, un publicitaire de génie, Jean-Marie Dru.

Il a longtemps assuré la publicité de grandes marques emblématiques. On lui doit des campagnes fortes et disruptives. Il a inventé ce mot.

Il se raconte dans un livre de mémoires. On reçoit aussi J.Commandeur, qui s'amuse à parodier télé et cinéma français dans son "Monde magique" sur Canal+.

Il est entouré du gratin du cinéma français, en partie ce soir en plateau. Ils ont parodié "C à vous", vous l'avez vu? - P.Lescure: Je l'ai vu.

C'était drôle. - A.-E.Lemoine: Le dîner est préparé par F.Brunet, chef de la création salée de Lenôtre, aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Non, j'étais derrière le sapin!

Au menu du soir, chef? - F.Brunet: Risotto truffe-céleri avec une sauce Périgueux végétale. - B.Chameroy: Simple, efficace, concis.

Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Merci.

L'Edito de Patrick. F.Bayrou est-il condamné à ne rien faire? - P.Cohen: Le nouveau Premier ministre ne peut pas ne rien faire.

Il lui faut d'abord en urgence trouver des ministres, une équipe. Et les voies de passage sur les deux lois de finances, celle de l'Etat et celle de la Sécurité sociale, laissées en plan par le Parlement. Il avait parlé lors de la passation avec M.Barnier d'un "Himalaya budgétaire".

Pour un Pyrénéen, le niveau est élevé. L'un des textes qui a conduit à la censure devra être réfléchi. Quel compromis possible sur la réduction des dépenses publiques, sur la fiscalité, sur l'impôt sur la fortune?

L'équation politique est toujours aussi compliquée à l'Assemblée nationale. Un aperçu avec des déclarations prudentes et minimalistes de 2 chefs de parti réunis aujourd'hui à Matignon, 2 force-clés: le PS, qui pense qu'on a beaucoup rassemblé, et le RN, qui ne se trouve pas respecté. - M.Le Pen: le Premier ministre a exprimé sa volonté que l'ensemble des députés soit traité de manière égale, que chaque force politique soit entendue et respectée.

C'est un sujet de satisfaction pour nous. - O.Faure: Nous étions prêts à gouverner avec des compromis.

Nous sommes prêts aux compromis, si un chemin est ouvert. Nous sommes restés sur notre faim et n'avons pas encore d'indications précises sur la façon dont le Premier ministre entend gouverner. - P.Cohen: Ca signifie que F.Bayrou ne lui a pas encore accordé les concessions que le PS attend pour accepter l'accord de non-censure qui permettrait à son gouvernement de passer Noël, voire l'hiver entier.

Pas d'échange conclusif, déplore le numéro 1 du PS. "Si c'est pour avoir la même politique, nous censurerons de la même façon." F.Bayrou devra trouver le totem politique qui justifiera la rupture définitive du PS avec Mélenchon et le NFP.

M.Le Pen a insisté au sujet du scrutin proportionnel, cher à F.Bayrou. - A.-E.Lemoine: Il peut y avoir un accord dessus? - P.Cohen: Le sujet n'est pas encore dans le débat public, mais attendez-vous à 50 nuances de proportionnelle.

Pas 50, mais pas loin. Quand les tenants de ce système, comme les centristes, plaident pour une Assemblée la plus fidèle possible, reflétant le plus fidèlement possible le vote des citoyens, M.Le Pen demande désormais un mode de scrutin qui les avantagerait et rendrait la proportionnelle assez peu proportionnelle.

Voilà un sujet existentiel, très politique et pas du tout consensuel, contrairement à ce qui se dit généralement. - A.-E.Lemoine: D'où le sujet de l'immobilisme. - P.Cohen: Oui, car ça vaut sur de grands sujets.

La loi sur les retraites, le départ à 64 ans, la loi immigration et les mesures que veut réintroduire B.Retailleau...

Quelle réforme, quelle "réparation", comme dit F.Bayrou hier? Plaire aux uns revient à mécontenter les autres et à polariser un pays à bout de nerfs, bref, à aggraver la crise.

On peut se tromper. L'habileté de F.Bayrou est sa faculté de parler à tous et permettra peut-être de faire des miracles.

S'il obtient quelques mois de répit et de stabilité pour faire retomber la fièvre politique et apaiser le pays, ça ne sera déjà pas si mal. Je rejoins l'éditorialiste Eric Le Boucher: "La seule chose que doit faire Bayrou: rien du tout." - A.-E.Lemoine: On est condamnés à un immobilisme pour ne pas en contenter certains, et en mécontenter d'autres? - M.Fesneau: Je ne crois pas.

D'abord, l'Himalaya que l'on est obligés de gravir, c'est l'Himalaya budgétaire, qu'on le veuille ou non. Il faudra un budget, avec les contingences de réduire les dépenses, trouver une forme de justice fiscale, faire que ça ne vienne pas pénaliser la compétitivité, l'attractivité et la dynamique économique...

Il faudra gravir cet Himalaya ensemble. Sinon, on vote une loi spéciale qui est un expédiant...

C'est déjà pas mal et ça permet d'assurer le fonctionnement quotidien de l'Etat. - A.-E.Lemoine: Pour cette ascension, il faut une cordée.

Quels coéquipiers? Plutôt à gauche, à droite, au centre? - M.Fesneau: C'est la difficulté qu'on a évoquée.

C'est un élément d'équilibre. J'en entendais, à la réunion chez le président de la République, évoquer des concessions. L'idée n'est pas de faire plier les autres.

Il faut trouver des compromis. Si on dit sans cesse que l'on a gagné ceci ou cela, ou sur les uns et les autres...

C'est un état esprit. Il faut qu'on essaye aussi de permettre à chacun de retrouver des sujets sur lesquels il est attentif. Les retraites, vous l'avez évoqué, c'est un sujet de grande crispation dans le pays.

F.Bayrou dit depuis longtemps qu'il y a la réforme telle qu'elle est et qu'il faut regarder les chemins que l'on peut ouvrir, y compris au travers d'une conférence de financement, pour regarder l'équilibre et ce que les uns et les autres peuvent accepter. - A.-E.Lemoine: L'âge de départ, par exemple, le changer, c'est non? - M.Fesneau: Il ne m'appartient pas de dire ce que F.Bayrou...

Il consulte pour ça. Il y a les sujets régaliens...

L'immigration, ce sont des sujets...

L'application des 36 textes? - A.-E.Lemoine: Les décrets. - M.Fesneau: Qui n'ont pas toujours été pris, mais des textes légiférants qui datent parfois d'une quinzaine d'années et qui n'ont pas été déployés dans leur totalité.

C'est un sujet. Toute la difficulté est de faire des points d'équilibre. J'essaie de faire en sorte de ne pas parler de lignes rouges...

Si on part comme ça et qu'on veut gagner sur le voisin... - P.Cohen: Tout le monde a des lignes rouges.

Dans le débat public, c'est l'un des termes les plus employés de la Ve République. - M.Fesneau: C'est pourquoi le terme de "réunion bilatérale" permet à chacun de dire des choses, pas sous l'oeil des caméras ni sous l'oeil des autres.

Ca peut avoir des intérêts et permettre d'avancer avant de rencontrer les écueils de l'opinion publique. - A.-E.Lemoine: C'est pourquoi F.Bayrou n'a pas suivi la méthode du président de la République, et organisé une assemblée générale... - M.Fesneau: Le format Elysée, c'était pour rassembler des gens qui n'avaient pas envie que nous voguions de censure en censure.

Ils avaient le sentiment qu'il fallait trouver une voie de sortie, au vu de qui s'était passé avec M.Barnier. Le fond ne peut pas se traiter en collectif.

L'idée était de regarder la méthode et de se dire...

C'est là qu'est sortie des rangs de la gauche l'idée d'une non-participation et de non-censure, comme une forme d'avancée méthodologique. Pour le fond, j'adore les réunions, mais à 25, ça ne sert pas à grand-chose. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou a une feuille de route, un échéancier?

Aujourd'hui, c'est une consultation. - M.Fesneau: Demain aussi. - A.-E.Lemoine: Quand commenceront les consultations, les discussions pour la formation d'un gouvernement?

Tout cela est organisé? - M.Fesneau: Ca dépend de ce qu'il veut faire...

Les consultations se déroulent aujourd'hui et demain. Sans doute y en aura-t-il d'autres dans la semaine. Il y a le sujet de Mayotte, sur lequel on reviendra.

Les échéanciers peuvent être perturbés. Il faut qu'on arrive à trouver l'équation gouvernementale en même temps que l'équation politique. Si on dit "je fais le casting et on verra", ça peut blesser, d'abord... - P.Cohen: M.Barnier l'a fait. - M.Fesneau: J'avais participé à la réunion de la dernière chance, pour sauver son gouvernement.

J'avais dit qu'il fallait que l'on s'accorde sur les choses sur lesquelles on était d'accord ou non. C'est donc à ce groupe politique que les choses auraient dû échoir. Il aurait fallu voir l'étendue budgétaire des uns et des autres.

Ca a causé des difficultés dans le socle. On a besoin de se dire ce sur quoi on peut cheminer, même si on n'est pas dans une coalition à l'allemande où tout est écrit...

Les thématiques sur lesquelles on peut cheminer et celles sur lesquelles on diverge. Le sujet de l'immigration est un sujet qui existe en France, le sujet des retraites aussi. On ne va pas les mettre sur le tapis.

La question, c'est la méthode que l'on a pour essayer que ce ne soit pas un écueil mais un point de convergence. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou a les moyens de ses ambitions de rassemblement? - M.Fesneau: Les capacités, ce n'est pas nouveau.

Les moyens...

Dans cette affaire, il n'y a pas que F.Bayrou. Chacun doit se donner les moyens de ce rassemblement.

Dans ce jeu, si tant est que c'en soit un, ce que les gens ne veulent pas...

Il faut trouver une ambiance qui permette de cheminer progressivement. Je ne crois pas au grand soir, dans ces affaires. On voit d'où vient le PS dans son alliance avec LFI.

J'ai regretté qu'ils se soient lancés dans cette alliance. C'est compliqué de sortir d'une alliance comme ça. Ca a été compliqué, pour nous, en 2012, de sortir d'une alliance automatique... - P.Cohen: Sortie de l'UMP. - M.Fesneau: On a refusé l'UMP en 2002 et on s'en est affranchis en 2012.

J'essaie de respecter chacun. Si à chaque occasion, je suis sur du "y a qu'à, faut qu'on"...

A gauche, on ressent une volonté que je crois sincère de se mettre au service du public. On ne peut pas aller de mois en mois, de censure en censure...

Le pays sera dans une tension que je crois dangereuse. Pas seulement sur les marchés financiers. Les acteurs économiques ne savent pas quelles aides et quels dispositifs seront mis en place.

Quand bien même des mesures soient mauvaises, ils préfèrent les connaître. Ce que détestent les acteurs économiques, c'est de ne pas savoir où ils vont. Ne pas avoir un budget, pour les acteurs économiques, sociaux pour les collectivités locales, c'est un risque immense. - A.-E.Lemoine: Que dites-vous aux socialistes quand ils annoncent que si l'un des leur accepte d'entrer au gouvernement, il sera immédiatement exclu? - M.Fesneau: Je sais ce que c'est que le débauchage, pour l'avoir vécu il y a longtemps.

Ce n'est jamais agréable, mais je ne pense pas que ce soit la volonté de F.Bayrou. Le sujet n'est pas seulement d'aller chercher un socialiste pour dire qu'on en a un avec nous.

Ce n'est pas la philosophie de F.Bayrou. Les socialistes gèrent leur intendance partisane comme ils veulent vis-à-vis de ceux qui auraient envie.

Vous ne pouvez pas dire aux socialistes qu'on peut partager des choses dans un projet puis faire des actes qui ressembleraient à des trahisons, pour eux. Que les partis politiques, et j'en sais quelque chose, essayent de maintenir l'ordre dans leurs rangs, c'est une chose. F.Bayrou n'a pas l'intention de chercher des faire-valoir.

Il a l'intention d'essayer de trouver un chemin avec eux comme avec d'autres. Je pense en particulier...

Nous sommes partis d'une base qui était le socle commun. Les LR étaient les soutiens du président de la République. Il faut trouver là-dessus un point d'équilibre. - A.-E.Lemoine: Emilie? - E.Tran Nguyen: Vous disiez que pour pallier l'absence de budget 2025, une loi spéciale a été adoptée à l'Assemblée qui permettra la continuité de l'Etat et de prélever les impôts.

Beaucoup de députés ont déposé Des amendements pour pouvoir notamment indexer le barème de l'impôt sur l'inflation. Tous ces amendements ont été rejetés. Il faudra quand même les reprendre pour le budget 2025? - M.Fesneau: Oui.

On a pris une mauvaise habitude, à l'Assemblée nationale, c'est qu'on piétine et on marche allègrement sur la Constitution. Certains ont le droit de ne pas aimer la Ve République. Sur ce texte de loi spéciale, la Constitution est très précise.

Il s'agit d'expédier les affaires courantes et budgétaires. Il y a cette manie, souvent sous l'impulsion de LFI, de dire que la Constitution n'a pas d'importance et qu'on peut en faire n'importe quoi. - E.Tran Nguyen: Ils disent qu'elle peut évoluer. - M.Fesneau: Attendons d'avoir des majorités pour le faire.

Remettons de l'ordre dans les idées. - P.Cohen: Les socialistes ont repris les idées.

C'est eux qui avaient dit qu'on ne saisissait pas le Conseil constitutionnel. - M.Fesneau: C'est un système dans lequel on dit qu'on peut se saisir mais qu'on ne le saisissait pas.

Le Conseil d'Etat conseille l'Etat, comme son nom l'indique. Il dit que quelque chose n'est pas constitutionnel...

Un truc auquel il ne faut pas déroger, c'est qu'au 1er janvier, ça doit tourner encore. Le risque que quelqu'un change d'avis...

La confiance vis-à-vis de LFI peut être complexe. Faire du déclaratif et ne pas censurer...

Dans ce pays, on doit réapprendre à vivre avec la Constitution de 58. Dire que l'on peut destituer pour aucun motif...

Le président de la République reçoit régulièrement des demandes de destitution. Ce n'est pas conforme à l'esprit et à la lettre de la Constitution. Certains amendements n'auraient jamais dû être examinés en séance.

Je suis partisan et artisan qu'on ne puisse pas faire une motion de censure sans une majorité alternative et un gouvernement à proposer. C'est le système allemand, un peu plus responsable. Les règles sont à appliquer.

Il y aura besoin de réindexer mais "pas que". Ne faire que de la réindexation De l'impôt sur le revenu...

Pardon, je suis long, mais c'est-à-dire qu'on ne faisait pas les mesures agricoles. On sacrifie des mesures pour pouvoir réindexer. - A.-E.Lemoine: On a vécu une drôle de journée, vendredi, le jour de la nomination de F.Bayrou. 1 heure 45 de tête-à-tête entre lui et E.Macron, et beaucoup de flou.

Quel récit vous en a fait F.Bayrou? Le président lui a vraiment d'abord signifié qu'il ne serait pas à Matignon? - M.Fesneau: D'abord, F.Bayrou est peu prolixe sur ses échanges avec le président de la République.

N'étant pas présent dans la pièce, et c'est tant mieux, j'essaie de ne pas commenter ce à quoi je n'ai pas assisté. Il y a toujours des gens pour expliquer, et ce n'est pas nouveau, qu'il peut y avoir, dans la relation entre F.Bayrou et E.Macron, des divergences sur un nombre d'approches.

Mais je vois la question derrière, qui a dit oui, qui a dit non...

Je n'entre pas dans le détail de cette conversation. Maintenant que F.Bayrou est Premier ministre, ces questions sont derrière nous.

Il y a eu des dialogues avec le président de la République sur ce qui lui paraissait le mieux à faire. - P.Cohen: Pour revenir sur le point de départ, l'immobilisme.

F.Bayrou a la capacité de réconcilier les Français et de réparer le pays? Apaiser et faire des réformes, transformer, lancer des projets? - M.Fesneau: Comme on parlait de l'Himalaya, il faut le faire par étapes.

D'abord, créer une ambiance. Ensuite, trouver une traduction budgétaire. Il faut montrer qu'on a pu trouver un chemin de convergence budgétairement.

Enfin, ouvrir un certain nombre de chantiers. Vous évoquiez celui du mode de scrutin. Madame Le Pen n'a d'ailleurs pas dit que c'était une urgence.

Elle l'a mentionné en premier après le budget. Il faut trouver les chantiers qui nous paraissent utiles. Un sujet qui est peu un sujet de législation, car on a assez de lois dans ce pays: un sujet d'action publique.

En regardant les moyens qui ont été mis dans le Ségur de la santé, ce sont des milliards d'euros, pour ne pas dire des dizaines de milliards. Je pense que les téléspectateurs n'en ont pas vu la moindre avancée. Il y a un sujet de déploiement des politiques publiques qui ne nécessite pas, y compris pour les parlementaires que je suis, de passer notre vie à l'Assemblée ou au Sénat.

On n'est pas condamnés à l'immobilisme, d'abord parce qu'on est d'accord sur un certain nombre de sujets. - P.Lescure: Une question d'actualité à vous soumettre, en fonction de votre périmètre récent.

Le nouveau gouvernement devra sans doute s'y pencher. Un rapport confidentiel de l'ARS Occitanie. Il met en lumière la contamination des ressources en eau de l'usine Perrier dans le Gard et invite le groupe Nestlé, propriétaire de la marque, à arrêter sa production d'eau minérale.

Les révélations ont provoqué la surprise à Vergèze. - Pour moi, Vergèze est foutue. - La source est un symbole.

Elle est récente. - Personne ne se plaint qu'il a été malade au Perrier. Non? - Vous continuez à en boire? - Je continue à en boire et à en acheter. - P.Lescure: Selon Nestlé Waters, c'est un rapport intermédiaire.

La décision attendue au 1er semestre 2025 sera lourde de conséquences. - M.Fesneau: Ce que je comprends du dossier, même si je n'en étais pas directement en charge en tant que ministre de l'Agriculture, c'est qu'il y a un risque de contamination régulière par des bactéries.

Il n'y a pas de cas avérés, mais un risque trop prééminent. L'ARS, dans la transparence, a produit un pré-rapport. Elle discute avec l'entreprise et lui conseille d'envisager, à terme, que ces eaux ne soient plus utilisées comme elles le sont aujourd'hui.

Perrier, c'est une histoire ancienne, en particulier dans le Gard. A date, il faudra voir ce que dit le rapport, mais dès lors que le dossier est sur la table et qu'on est dans l'espace public, il me semble sain que les consommateurs soient au courant. Perrier peut se préparer en cas d'évolution.

On sait qu'il y a un sujet. On ne pourra pas dire que le dossier a été caché. La source date de très longtemps.

Il y a aussi des sujets ailleurs avec des épuisements des ressources en eau. On aura un sujet global à poser sur la table du statut et du devenir des eaux minérales, alors que c'est un énorme volet économique de l'agroalimentaire en France. On a des sujets, car des eaux sont plus rares ou excédentaires...

Il faut attendre le rapport final qui sera rendu public et qui dira à Perrier et aux acteurs ce que l'on peut faire. - A.-E.Lemoine: Merci, M.Fesneau.

Vous restez avec nous. - Y.Braun-Pivet: Nous pensons à chacune des victimes, à leur famille, à tous ceux dans l'angoisse et sans nouvelles de leurs proches.

En hommage à toutes les victimes, je vous invite à observer une minute de silence. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un département français qui fait face à un cataclysme jamais vu depuis près d'un siècle.

Au passage du cyclone Chido, samedi, à Mayotte, des rafales à 256 km/h ont été mesurées par Météo-France, battant des records de 1990, avec des rafales à 174 km. - Le cyclone! Ca commence! - Regardez bien ce qui se passe. ... - M.Bouhafsi: Sur toute l'île, tous les paysages sont dévastés.

Les vents ont arraché les toits des maisons. Le souffle a même décollé le goudron des rues. Les vitres du studio de Mayotte la 1ère ont explosé en direct à la télévision.

Propos en mahorais. Les 1res images après les rafales sont terribles. Bidonvilles et habitats précaires sont détruits.

Au moins 60 000 personnes sont dans les rues, sans rien. - Toutes les maisons ont été rasées. J'ai perdu la mienne.

Je n'ai pas de télé. Tout est parti. - Depuis 3 jours, on n'a pas d'eau.

Ca fait beaucoup. - M.Bouhafsi: A Mamoudzou, chef-lieu de l'archipel, le maire évoque une situation de chaos.

Dans les bidonvilles, on cherche des survivants. - C'était la salle à manger. Là, c'était la cuisine.

L'évier était là. - M.Bouhafsi: Au port de Mamoudzou, mêmes scènes de désolation.

Installations arrachées et pontons démolis. Les ressources manquent, la nourriture aussi et surtout l'eau. La plupart des antenne-relais sont hors d'usage. - La situation est toujours aussi chaotique sur l'île.

On n'a plus Internet. - Nous manquons d'électricité, de réseau. La moitié de la population n'a pas pu contacter sa famille. - M.Bouhafsi: "Une bombe atomique nous est tombée dessus", dit le personnel soignant de Mamoudzou.

L'hôpital est inondé. Les plafonds De la maternité se sont effondrés et 70 % des lits ont été endommagés. - Des patients doivent être envoyés en évacuation sanitaire à La Réunion pour des dialyses.

Il y a eu beaucoup de problèmes au niveau de la réanimation, selon les collègues. - Tout le personnel était logé et n'a plus de maison. Les médecins n'ont plus de toit. - On a besoin de matériel pour pouvoir donner aux patients des lits propres.

Compresses, pansements, désinfectant, matériel comme les seringues...

Les perfusions, les pansements...

Sûrement des médicaments aussi. - M.Bouhafsi: B.Retailleau est arrivé à Mayotte en fin de matinée.

Un pont aérien et maritime a été créé depuis La Réunion distante de 1400 km. Des centaines de militaires vont renforcer les 110 prépositionnés sur l'archipel. Le bilan est de 20 morts, mais à quoi bon parler de bilan provisoire?

Il faudra sûrement plus d'une semaine pour avoir un chiffre définitif. - Ce résultat n'est pas plausible. Quand on voit les images des bidonvilles, notamment, cet événement a un décompte plus important.

Nous essaierons de le faire. Il nous appartient de dresser ce bilan. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, G.Musquet, spécialiste de l'anticipation des catastrophes naturelles.

A vos côtés, le colonel A.Jouassard, porte-parole de la Sécurité civile et chef adjoint du centre opérationnel de gestion interministérielle des crises. Le bilan provisoire fait état de 20 morts, mais il faut craindre un nombre bien plus élevé de victimes. - Col.

A.Jouassard: Oui. Pour autant, il faut rester sur la mesure.

On doit faire le maximum pour préserver des vies humaines. On a envoyé des équipes supplémentaires pour réaliser des reconnaissances sur les zones qui n'avaient pas pu être découvertes jusqu'à présent. On a aussi projeté des moyens depuis Paris, qui ont rejoint La Réunion et qui font un pont aérien entre La Réunion et Mayotte.

On est encore sur ce temps-là. On a des jours très importants pour sauver des personnes qui pourraient être sous les décombres ou dans des zones inaccessibles. - A.-E.Lemoine: L'urgence est de déblayer les amas de tôle pour éventuellement trouver des survivants et leur venir en aide.

Des quartiers entiers ont été rayés de la carte, notamment Kawéni, le plus grand bidonville où s'entassaient 17 000 personnes. Des logements qui n'avaient aucune chance de résister au cyclone? - Col.

A.Jouassard: Ce sont des logements, avec des rafales à 150 km/h, qui sont déjà très exposés naturellement. Là, on a eu des rafales à plus de 220 km/h.

Des zones ont été totalement détruites. On avait envoyé des drones. On a plus de 150 sapeurs-pompiers déjà présents sur l'île au moment du cyclone.

Ils ont vécu ce cyclone aux côtés des populations. Lorsqu'ils sont sortis de la bascule de la vigilance violette à la vigilance rouge, ils ont utilisé les drones pour des images aériennes appuyées par des images satellitaires. Ca nous a permis de désormais voir toutes ces zones impactées. - A.-E.Lemoine: Certains quartiers sont toujours inaccessibles.

C'est le moyen de localiser là où il y a de l'aide à apporter en urgence. 100 000 personnes vivaient dans ces bidonvilles. Un tiers des habitations de l'île sont ces logements en tôle.

Les autorités font état de seulement 10 000 personnes réfugiées dans les hébergements d'urgence. 10 000 personnes sont sans abri potentiellement? - Col.

A.Jouassard: On a ces chiffres. C'est pour ça qu'on engage des modules d'hébergement amovibles.

Il va falloir aussi loger ces secouristes qui arrivent en masse sur l'île. C'est une coordination. C'est pour ça que la cellule interministérielle de crise est arrivée ce week-end.

Ca permet d'avoir un vrai échange entre chaque ministère, chaque direction générale pour engager des effectifs au fur et à mesure et avoir une bonne coordination. Si vous envoyez trop de monde simultanément et si vous n'avez pas la capacité d'organiser sur place, vous créez plus de désordre que d'aide. - A.-E.Lemoine: Il y a une difficulté supplémentaire.

L'aéroport a été touché. La tour de contrôle a été en grande partie détruite, ce qui empêche d'accélérer la rotation des avions militaires depuis La Réunion. - Col.

A.Jouassard: Dans notre malchance, on a eu de la chance. La malchance, c'est la tour de contrôle.

Elle nous empêche d'avoir des vols commerciaux. A côté, les pistes n'ont pas été trop impactées. Ca nous a permis de créer ce pont aérien. - P.Cohen: Ce sont des pistes qui ne permettent pas d'accueillir des gros-porteurs.

C'est pour ça qu'il n'y a pas de vol direct entre Paris et Mayotte. Il faut passer par La Réunion. - Col.

A.Jouassard: On est sur des pistes avec une courte distance. On a anticipé avant le cyclone.

On a envoyé des équipes. On a changé notre modèle d'avion, nos avions sur place. Le Dash était là pour des extinctions de feux de forêt à La Réunion.

C'est le premier avion qui a pu se poser post-crise. On a envoyé un avion qui a rejoint La Réunion aujourd'hui. On va multiplier ces rotations pour accueillir des moyens et des personnels en plus. - A.-E.Lemoine: Des dégâts considérables, un bilan humain lourd.

C'est la conséquence d'un cyclone d'une puissance inédite depuis 90 ans? - G.Musquet: De mémoire, à Mayotte, peu de gens ont connu cette situation depuis 1934...

Cette mémoire de ces crispations n'est pas présente. On a des alertes multiples qui ont été envoyées par le passé où les cyclones ne sont pas passés. La population s'est accoutumée à recevoir des alertes qui n'étaient pas suivies de catastrophes.

Cette culture du risque vital dans ce genre de situation, malheureusement, cela fait que les comportements ne sont pas à la hauteur de la gravité du cyclone. - A.-E.Lemoine: En mai dernier, une commission d'enquête sur la gestion des risques naturels majeurs dans les territoires d'outre-mer, Mayotte y apparaissait 104 fois.

Mayotte était vulnérable mais rien n'a été réellement anticipé. - G.Musquet: On a un gros problème de culture du risque.

Tous les députés qui ont été auditionnés ont dit que Mayotte était le pire territoire en matière de vulnérabilité. Vous avez de la pauvreté, des problèmes d'accès à l'eau potable, à l'éducation. Vous avez une surpopulation, des problématiques d'inondation.

Vous avez des maladies liées à la chaleur et au vecteur de la dengue, du chikungunya, du Zika. Tout ça combiné était écrit. Le directeur de l'ARS le disait en février dernier. "Si on a un cyclone, le bilan sera effroyable." Vous avez à peine 30 places d'accueil pour accueillir ces populations.

Après des années, voire des décennies d'alerte, après cette commission d'enquête sur la gestion des risques présidée par un député mahorais, on arrive à ce mur de la mort pour ces populations. On ne peut pas arriver après. On doit tirer des leçons de ce qui s'est passé à Saint-Martin.

La mobilisation est à la hauteur de ce qui se passe à Mayotte. On a tiré des leçons en partie de ce qui s'est passé à Saint-Martin, mais il faut une action pérenne dans ces départements. Il faut que les préfets soient formés pour monter en puissance.

Il faut qu'on collabore. C'est aussi un sujet de ce rapport d'enquête. Les solutions y sont aussi.

Il faut que ces territoires d'outre-mer s'inscrivent dans leur zone adjacente. On a besoin du Mozambique, de Madagascar, de l'Afrique du Sud, quand on est à Mayotte. La Tanzanie a une Resilience Academy.

Allez voir le site des Tanzaniens, pour voir à quel point ils forment leurs enfants. Je viens de recevoir un message des étudiants mahorais à Poitiers, à Paris. "Aidez-nous à comprendre comment on va pouvoir se former pour réagir mieux la prochaine fois." Il faut que la jeunesse soit pleinement associée à la reconstruction de son île et aux mécanismes de résilience. - E.Tran Nguyen: La reconstruction de son hôpital.

Il a été très endommagé, avec des services qui fonctionnent à 50 % de leur capacité. - Ces mères viennent à peine d'accoucher. Elles déambulent dans des couloirs inondés en attendant de trouver une chambre viable. - On regarde quelles sont les chambres les plus adaptées. - Mêmes difficultés au service de psychiatrie. - E.Tran Nguyen: Il y a 90 personnes du corps médical qui sont arrivées sur l'île, des médecins, des chirurgiens, des anesthésistes.

Où vont-ils aller? Où les blessés vont-ils être soignés? - Col.

A.Jouassard: On va faire plusieurs points sur l'île pour avoir des postes médicaux avancés et des hôpitaux de campagne. 200 infirmiers et médecins vont rejoindre Mayotte dans les 24-36 heures.

L'objectif est d'envoyer du matériel pour ces hôpitaux de campagne. On a un Escrim dédié de la Sécurité civile, adapté. Les reconnaissances réalisées dans les 24 premières heures ont permis de déterminer ce terrain de football, ces hommes qui pouvaient accueillir les populations.

L'objectif est d'avoir plusieurs centres sur l'île. - E.Tran Nguyen: L'autre risque qui vient dans les jours après, c'est le risque sanitaire.

Une épidémie de choléra sur l'île a eu lieu cette année. Il y a un risque que ça reprenne? - Col.

A.Jouassard: On a eu plusieurs risques: choléra, potabilisation de l'eau sur les derniers mois. On a une certaine expérience.

C'est pour ça qu'on a renvoyé les 2 modules qu'on a utilisés pour la potabilisation et la distribution des eaux. On a une partie du réseau d'eau qui est encore viable. Ce réseau...

L'eau, c'est la vie. C'est une plus-value de savoir qu'une partie de l'île n'est pas impactée sur ce réseau. - G.Musquet: Il va falloir de la paix et de la sécurité pour que les populations aient accès à cette eau si précieuse car c'est ce qui manque.

Il faut qu'elle soit distribuée dans des conditions sécuritaires pour permettre à ces personnes d'avoir de l'eau. Le choléra ne fera pas la distinction de savoir qui est français ou non. Il faut prendre soin de tout le monde.

La population est supérieure à la Guadeloupe sur une taille 4 fois plus petite. Ils vont avoir besoin d'eau. Après l'opération Wuambushu, ces personnes ont eu tendance à boire de l'eau non potable.

On a des problèmes de gestion des latrines avec les excréments et l'urine. Le fait que ces personnes soient en contact avec ces latrines, cette eau impropre, ça favorise l'apparition du choléra. C'est tout ça qu'il va falloir gérer dans les prochains jours et les prochaines semaines.

Il faut que cette eau soit distribuée massivement et qu'on puisse gérer cette eau usée. - M.Bouhafsi: On a assisté à une scène étonnante samedi soir, alors que vient de se terminer la cellule interministérielle de cris sur Mayotte.

F.Bayrou laisse B.Retailleau répondre aux questions et quitte précipitamment le point presse. - F.Bayrou: Je vais laisser le ministre de l'Intérieur répondre à vos questions. - M.Bouhafsi: Alors que tous les regards étaient tournés vers Mayotte, certains attendaient un départ en urgence du Premier ministre vers l'archipel et ont été surpris, voire agacés, que F.Bayrou ait dirigé un conseil municipal à Pau qui a lieu en ce moment.

Il a assisté en visio depuis Pau à la réunion de crise de ce soir. Est-ce sa 1re erreur? - M.Fesneau: Je ne crois pas.

Ce que vit le territoire de Mayotte est terrible, et les populations évidemment. Précipiter un Premier ministre sur le territoire au moment où on organise depuis ici et les territoires adjacents la réponse... - A.-E.Lemoine: Ca ajoute de l'intendance inutile. - M.Fesneau: Un Premier ministre ne peut pas rester des jours entiers.

Il y va pour 12 heures...

Il y a 12 heures d'avion. L'intérêt par rapport au sujet de fond qui est celui de résoudre la crise, d'essayer de coordonner...

On a un sujet très juste de résilience immédiate et à moyen et à long terme. L'idée de faire ce qui s'apparente pour moi à de l'agitation de communication...

Le Premier ministre ira certainement à Mayotte rapidement. J'imagine. Dans ce moment où le sujet est de chercher des blessés...

Malheureusement, vous trouvez des morts. Chercher de l'eau...

Le rôle du Premier ministre est plutôt de coordonner les choses avec le ministre de l'Intérieur et le président de la République. - E.Tran Nguyen: Au-delà d'aller à Mayotte, il y a une réunion de crise en ce moment et il était à Pau. - M.Fesneau: Et? - E.Tran Nguyen: La priorité, c'est Mayotte. - M.Fesneau: J'ai déjà assisté à des CIC avec des Premiers ministres à distance. - A.-E.Lemoine: Ses prédécesseurs n'ont pas cumulé les 2 fonctions de maire et de Premier ministre, ni J.Castex, ni E.Philippe, ni J.-M.Ayrault.

Il entend rester maire de Pau. - M.Fesneau: Il a été nommé vendredi.

Il est maire de Pau jusqu'à nouvel ordre, pour l'instant. - A.-E.Lemoine: Merci.

On passe au 5/5. Les derniers mots de D.Pelicot au procès des viols de Mazan. - L.Sénéchal: Lui qui a drogué et violé sa femme pendant 10 ans et l'a livrée à des dizaines d'inconnus recrutés sur Internet, 51 hommes jugés depuis 3 mois et demi.

Le procès s'est terminé avec une ultime prise de parole du principal accusé, D.Pelicot, qui a prié ses proches d'accepter ses excuses. Il est sincère, veut croire son avocate. - Il est en détention.

Il y retourne. Il y restera après le prononcé de ce délibéré. Il était important pour lui qu'il s'exprime une dernière fois.

Vous pouvez lui accorder le bénéfice de la sincérité et de l'honnêteté. - L.Sénéchal: La cour s'est retirée pour délibérer.

Verdict attendu jeudi matin. Les derniers mots de D.Pelicot et les premiers d'A.Haenel, elle qui a craqué au procès de son agresseur quand elle avait 12 ans, C.Ruggia. 5 ans de prison dont 2 ans ferme requis contre lui.

A.Haenel a une pensée pour l'enfant qu'elle était à l'époque. - A.Haenel: Je suis un peu la représentante de cette enfant qui a disparu, qu'on n'a pas protégée.

Cette enfant a toujours été responsable. J'ai capté plus tard...

J'avais 12 ans. J'ai tellement oublié que je n'ai jamais eu 12 ans. - L.Sénéchal: Ces 2 procès emblématiques des violences sexuelles se terminent et la Cinémathèque de Paris a finalement renoncé à diffuser "Le Dernier tango à Paris", qui contient une scène de viol de l'actrice Maria Schneider.

Des personnalités du cinéma et des associations féministes dénonçaient l'absence de contextualisation de la Cinémathèque, dont les dirigeants pourraient être bientôt auditionnés à l'Assemblée, selon le souhait de la députée S.Rousseau. - A.-E.Lemoine: Hier, 1/3 des Corses sont allés voir le pape. - L.Sénéchal: Un événement historique.

Il est arrivé avec 10 minutes d'avance à l'aéroport d'Ajaccio. 100 000 personnes ont essayé de l'approcher. Ajaccio est dépourvue de grande esplanade.

On a constaté la grande ferveur des Corses. - Alors? - On est ravis. - Ca fait plaisir.

On se dit qu'on a eu la chance de le voir au moins une fois dans notre vie. - C'est comme le père Noël! - J'avais presque la larme à l'oeil. - On n'aura peut-être plus l'occasion de le voir d'aussi près. - Je suis tremblante en en parlant.

Les larmes nous viennent aux yeux. Ca ne s'explique pas. - L.Sénéchal: Il y avait des anonymes et même les stars corses, qui ont célébré sa venue, comme P.Fiori, Alizée, émue et fière. - Alizée: C'est une performance spéciale.

Je m'estime extrêmement chanceuse et honorée d'être là aujourd'hui. En tant que corses, on est très chanceux. J'ai été baptisée dans cette cathédrale.

J'y ai fait ma communion. - P.Fiori: Il ne voulait pas être à Notre-Dame.

Il ne voulait pas être la star là-bas. Il a une histoire avec la Corse. Il s'est passé quelque chose ici.

On l'aime bien. Je pense qu'il va là où on l'aime beaucoup. - L.Sénéchal: Une visite papale, ça coûte au moins 2 millions d'euros à l'Eglise corse, qui en appelle aux dons.

C'est aussi une manne économique. Des commerçants ont vendu des produits dérivés et des goodies. 18 euros la carte avec l'espoir de la faire bénir par le pape. - C'est ici que nous avons installé nos différents produits pour la visite du pape.

On a une série de cartes et médailles à bénir le jour de la messe. On a la bougie qui a bien plu. On a le tote bag.

J'ai constaté une vraie effervescence. Tout le monde était très content. On commence à me dire: "J'espère que tu les garderas après le passage du pape." On espère que ça plaira encore un moment. - L.Sénéchal: C'est une visite qui revêtait un caractère politique.

E.Macron est allé à Ajaccio. Il s'est entretenu avec le dirigeant de l'exécutif local, G.Simeoni.

Le chef de l'Etat a rencontré brièvement le pape à l'aéroport d'Ajaccio. Le pape avait boudé la réouverture de Notre-Dame de Paris. Il a obtenu un cadeau de circonstance de la part d'E.Macron qui lui a offert un livre, "Rebâtir Notre-Dame de Paris".

On ne sait pas si ça lui a fait plaisir. Le pape a regardé avec gourmandise le gâteau d'anniversaire qui lui a été offert dans l'avion du retour. Il aura 88 ans demain.

Je ne sais pas s'il a tout mangé mais il était content. - A.-E.Lemoine: D.Trump organise une conférence de presse surprise. - L.Sénéchal: Il s'est affiché à Mar-a-Lago en Floride, aux côtés du patron de SoftBank, une société japonaise qui annonce 100 milliards de dollars d'investissement aux Etats-Unis.

Séquence improbable. D.Trump essaye de lui forcer la main pour doubler la mise. - L.Sénéchal: Je ne sais pas s'il y arrivera vraiment.

Le président américain veut imposer 25 % de taxes à ses voisins: Mexique et Canada. Ca met en difficulté J.Trudeau, Premier ministre canadien, dont la numéro 2 vient de claquer la porte, en désaccord avec lui sur la stratégie à adopter face à D.Trump.

J.Trudeau vient de survivre à 3 motions de censure en 2 mois. Il essaie de donner un coup de jeune à chacun.

Il apparaît dans la version québécoise de "Hot Ones", une émission où des personnalités sont invitées en mangeant des sauces de plus en plus piquantes. - L.Sénéchal: Son homologue allemand mange son chapeau, pendant ce temps.

Il perd le vote de confiance qui ouvre la voie à des élections en Allemagne le 23 février. - A.-E.Lemoine: Samedi soir a été élue Miss France 2025 et il s'est passé quelque chose d'inédit. - L.Sénéchal: C'est la plus âgée jamais élue.

Elle n'est pas si âgée: 34 ans, mais c'est très jeune. C'est du jamais-vu. Jusqu'ici, la limite d'âge était de 25 ans.

Elle est fière d'être Miss France à 34 ans. - J'espère que ça a touché des femmes. Je l'ai fait en premier lieu pour ça, pour passer le message: "Arrêtez de vous stopper.

Vous pouvez y aller à n'importe quel âge, dans n'importe quelles conditions." Je veux délivrer ce message. - L.Sénéchal: Angélique Angarni-Filopon n'a pas remporté le vote du public.

C'est le vote du jury qui l'a fait basculer en tête. - A.-E.Lemoine: Un dernier mot sur B.Bardot qui rejoint le combat pour sauver Rillette. - L.Sénéchal: Une laie domestique recueillie il y a quasiment 2 ans quand elle n'était qu'un petit marcassin.

C'est un animal sauvage. On n'a pas le droit d'en avoir chez soi. Elle risque l'euthanasie ou un placement dans un logement homologué.

Elle n'a pas trouvé de place. B.Bardot la soutient. "Ce petit animal a le droit de vivre." - A.-E.Lemoine: Merci à tous.

Dans un instant, J.-M.Dru, J.Commandeur, A.Wheeler,