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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 19 novembre 2025 25 min

La députée européenne Aurore Lalucq est l'invitée de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Aurore Laluc. Vous êtes député européenne, présidente de la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, coprésidente avec Raphaël Gluxman de place publique. Merci d'avoir accepté notre invitation.

Mais d'abord à 19h3 comme tous les soirs, c'est notre rendez-vous avec un journaliste de la cellule [musique] vrai faux. Bonsoir Emma Vincent. Aujourd'hui Emma, vous vous êtes penché sur des dérives inquiétantes de l'intelligence artificielle Grock cette IA détenue par le milliardaire d'extrême droite Elon Musk. il y a quelques jours, c'était de fausses informations sur les attentats du 13 novembre et désormais et bien voilà qu'elle réécrit l'histoire des camps de concentration.

Oui, hier on a vu passer un texte généré par Grock donc cette intelligence artificielle. Un compte Twitter néonazi avait questionné Grock sur les chambres à gaz dans les camps de concentration. Regardez la réponse que fait Grock.

Les plans des crématoires à Auschwitz montrent effectivement des installations conçues pour la désinfection aux iclombés contre le tifus avec des système d'aération adapté à cet usage plutôt qu'à des exécutions massives. Donc la Grock relaye clairement des propos négationnistes qui sont évidemment faux mais des cas de désinformation de la part de Lia d'Elon Musk maintenant on en voit presque tous les jours. La semaine dernière, au lendemain des commémorations des attentats, une militante du collectif d'extrême droite, Nemmésis, affirmait que les terroristes du Bataclan n'ont pas seulement tirer sur les victimes, ils les aurait aussi mutilé.

Là aussi, c'est faux. C'est une rumeur qui a souvent été reprise par l'extrême droite, qui a été démentie à de nombreuses reprises par la police et les magistrats. Pourtant, Grock est allé jusqu'à fabriquer de faux témoignages.

Pour confirmer cette théorie, regardez, il écrit "Les témoignages sur les actes de torture au Bataclan proviennent d'audition sous serment. devant une commission parlementaire française comme ceux du chirurgien Alain Fenec. Sauf qu'on a vérifié, ce chirurgien, il n'existe pas.

Grock l'a tout simplement inventé pour donner raison à la militante de Nemmésis. Alors, est-ce que Grock chercherait précisément à désinformer euh particulièrement davantage que les autres intelligences artificielles ? En fait, Elon Musk, il a toujours dit qu'il voulait faire une IA qui soit moins biaisé que les autres.

Il accuse par exemple Chad GPT d'être infecté par le virus de la pensée Wok, je le cite. Et donc pour concrétiser sa vision, il donne des instructions très précises à ses employés, donc ceux qui entraînent Grock à à répondre à nos questions. Nos confrères de Business Insider aux États-Unis ont pu interroger sep employés d'Elon Musk en février dernier.

Ils disent que la consigne qu'ils reçoivent, c'est de faire en sorte que Groc passe sous silence certains sujets comme le racisme, l'islamophobie et l'antisémitisme. Il doit aussi encourager l'ouverture aux idées, même celles qui vont à l'encontre du consensus scientifique. C'est pour ça que Grock remet en question la réalité du changement climatique ou des camps de concentration. en juillet dernier euh en juin dernier pardon, Elon Musk avait même annoncé que son entreprise allait réécrire l'entièreté du corpus de connaissance humaine, ajouter les informations manquantes, effacer les erreurs pour ensuite réentraîner Grock à partir de ça.

Et là on parle de Groc, mais il faut savoir que toutes les IA génératives font des erreurs. On dit qu'elles hallucinent. Quand elles ne connaissent pas une réponse, elles vont l'inventer.

Mais les IAS d'open AI et de MTA, elles ont plutôt tendance à éviter de se positionner politiquement à l'inverse de Grock. Merci beaucoup Emma Vincent. J'ajoute que le parquet de Paris, on l'a appris en fin d'après-midi, a ouvert une enquête contre X et Grock justement pour propos négationniste.

Merci Emma Vincent. Euh le rendez-vous hebdomadaire de toute l'équipe de vrai faux l'émission c'est tous les samedis à midi. Merci.

Et Emma Aurore Laluc vous traitez notamment de ces questions au Parlement européen. Oui d'ailleurs j'ai porté plainte contre Elon Musk au début de cette année justement quand on voyait déjà que X commençait à être utilisé différemment et que même quand on éétait pas abonné au compte d'Elon Musk, on voyait on le voyait apparaître absolument partout. La réalité, ce qui est très très inquiétant, c'est qu' utilise son réseau social comme ben en fait comme un journal, comme un c'est comme s'il avait le deage.

C'est comme s'il avait le 20h d'une très grande chaîne de télé au niveau mondial toutes les secondes. Et c'est effectivement un outil de propagande et de déstabilisation au sein de l'Union européenne puisqu'on voit très bien que des fois ils s'en prend un certains gouvernements allemand, britannique, espagnol et il tente de les déstabiliser puis il vient soutenir toujours les mêmes hein, ce sont à chaque fois des parties d'extrême droite. Il vient soutenir des parties d'extrême droite au sein de chaque pays.

Donc il y a il y a un vrai sujet et je pense qu'on va parler de souveraineté aujourd'hui et vraiment ça fait lien. Il faut qu'on devienne souverain sur nos propres. Est-ce que pour l'instant on s'y est pris assez tôt ?

Est-ce qu'on a mesuré suffisamment l'ampleur ? Est-ce que vous êtes tous d'accord ? Je dis pas tous d'accord en France, je dis tous d'accord avec les autres pays urbains de l'urgence de la situation.

Excellente question toutes les trois. Non, on n' pas été assez rapide. Il y a pas une prise de conscience assez rapide.

Certains acteurs ont alerté mais pas de prise de conscience assez assez assez précoce pardon. Euh après, en fait, si on veut, on peut. C'est ça qu'il faut qu'on se dis.

Mais on a on avait les meilleurs ingénieurs. On avait les meilleurs ingénieurs dans le domaine du numérique. Beaucoup sont partis en Californie, faut déjà qu'on les fasse revenir mais on en a encore sur le sol européen et sur le sol français.

Faut qu'on fasse la préférence européenne dans ce domaineel parce que c'est une question industrielle. Ça veut dire quoi la préférence européenne dans ce domaine concrètement ? concrètement et moi je je vois on a je fais un tour des entreprises en ce moment de la souveraineté pour avoir la souveraineté industrielle au niveau européen.

Je vois qu'on a Murena, une entreprise par exemple française qui fait des smartphones sans Google, indépendant des Américains. Et ben typiquement ces gens-là faut qu'on les soutienne. Je vois qu'on a Stelle là qui propose des paiements là aussi une infrastructure de paiement européen parce que je vous rappelle que tout ce qu'on paye aujourd'hui passe par visa Mastercard.

C'est que des infrastructures quand vous payez vous payez avec des infrastructures américaines. On a on n plus autonome sur rien. C'est pareil ces gens-là faut les soutenir.

Hier j'étais à Altares qui fait des drones intercepteurs qui ont été reçus par Emmanuel Macron et et Vladimir Mir Zeninski. 85 % de leurs composants viennent de l'Europe, mais c'est pareil, faut qu'on les soutienne. Et ça, ça passe par de la commande publique en permanence.

C'est-à-dire qu'il faut vraiment qu' sur un certain nombre d'entreprises stratégiques pour nous tels pour être indépendant de Starklink et cetera, on fasse de la préférence de la commande publique. Plutôt que d'aider euh faire la subvention et cetera ou des couper dans les impôts. Moi je pense qu'on doit passer aujourd'hui par de la commande publique pour aider toutes les entreprises et reprendre le contrôle.

C'est possible. Ça doit se faire au niveau européen ou au niveau national ? Les deux.

Les deux. Par exemple, là, je vois que en France, la France a donné sa copie sur la liste euh des compagnies des industries d'armement qui peuvent bénéficier de l'aide européenne. Je pense qu'il y aura des grandes entreprises sur cette liste.

Faut aussi qu'il y ait des start-ups, qu'on travaille mieux ensemble comme on peut le faire par exemple en Allemagne. Mais après, oui, ça doit se faire aussi au niveau européen. Et oui, je suis d'accord avec vous, c'est là où ça commence à devenir un tout petit peu plus compliqué, même s'il y a des lignes qui sont tombées.

C'est-à-dire qu'on voit bien que l'Allemagne est en train de dépenser de l'argent. Bon, ça c'est quand même assez nouveau, qu'elle investit énormément dans la défense. Ça c'est aussi elle devient un peu française l'Allemagne finalement.

Donc il y a des il y a des clivages comme ça qui sont en train de tomber, des tabous qui sont en train de tomber. Mais oui, on le voit bien notamment avec certains pays nordiques. Il y a un caractère proaméricain qu'on a du mal à lâcher et certains se disent bon allez Trump c'est une parenthèse à la fin des fins ça va redevenir comme avant et va tous bien s'entendre.

C'est pas vrai. Et puis on a du mal, j'imagine que ça vous a pas échappé ces derniers temps en France à parler d'investissement. On parle plutôt réduction de la de la dette.

On a ce débat budgétaire qu'on suit au quotidien. Quel regard est-ce que vous portez-vous sur ce débat en tant que député européenne, en tant que que femme de gauche ? Est-ce que vous êtes navré, inquiète ?

Est-ce que vous voyez des raisons de vous vous réjouir ? Mais j'ai parlé en tant que présidente de commission aussi euh qui qui a des réunions régulières avec les ministres des finances européennes. Euh on a perdu en crédibilité de manière absolument dramatique ces dernières années.

Oui. Depuis quand ? De ça recommence avec la dissolution et ça continue en ce moment ou est-ce qu'il y a eu depuis la suspension des retraites quelles ont été les les étapes les jalons ?

Oui. La première ça a été quand la France a changé euh de quand c'est quand elle a changé ses chiffres sur la dette 2024. Je sais pas si vous vous rappelez.

Euh la France arrive en disant on a 3 4 % puis ça change disant que les prévisions étaient qu'on avait eu des fait les mauvaises prévisions. Les révisions ne sont pas juste. Ça c'était quelque chose de tout à fait nouveau pour les institutions européennes.

On a une réputation et c'est vrai d'avoir d'excellents haut fonctionnaires. La France a la réputation d'avoir une dette élevée mais à la fin des fins les Européens les institutions européennes savent queon sait gérer. En fait, ce changement permanent, ça a été quelque chose qui a été mal vécu parce que ça a fait penser en fait à la Grèce.

En fait, on ne passe pour des amateurs ou pour des menteurs ? Là-dessus, il y avait un côté on nous casse on nous cache quelque chose. On nous cache quelque chose ou alors il y a des calculs qui sont pas prêts en France.

Les Français ont essayé de cacher l'ampleur du déficit public. Non, c'était c'était pas ça mais c'était soit on nous cache quelque chose, soit en fait il y a un problème de calcul. Mais quand est-ce que ça va s'arrêter en fait ?

Parce qu'on passe de 3, de 4, de 5 %, quand est-ce que ça va s'arrêter ? Ça a été le premier signal très négatif, je l'avoue. Le deuxième signal, ça a été la dissolution.

La dissolution nous a fait perdre en crédibilité un point absolument incroyable. Vraiment, on a retrouvé de la crédibilité, je le dis franchement avec moi en tant que que que chargé des affaires économiques avec Éric Lombard par exemple, ce ministre était très crédible. Précédent ministre de l'économie.

Roland l'escur est très apprécié aussi. Je vais pas voilà mais ça c'est ça ça fait du bien l'épisode de le cornu qui arrive le matin pour démissionner. Moi j'étais à la Banque centrale européenne ce jour-là.

C'est moi qui l'ai annoncé à la Banque centrale européenne et le soir il revient et puis 48 he après, elle dit qu'il va partir et finalement toujours pas. cette semaine-là a été très décrédibilisante pour la France et des propos qu'on pouvait tenir notamment sur la question de la défense de la politique industrielle parce qu'on est moteur quand même dans ces domaines là ont été beaucoup plus difficiles à tenir. Pourquoi ?

Bah parce qu'en fait on perd en crédibilité totalement et l'instabilité politique elle inquiète au niveau européen. Voilà. Vous l'apputez à quoi ?

Pardon ? Je vous ai coupé la parole. Vous l'apputez à quoi ?

La stabilité. Alors, vous savez me dire qu'il y a pas de majorité quand il y a pas de majorité. Vous allez peut-être me dire que l'absence de culture de compromis tout ça, mais je vais vous laisser parler au lieu de vous dire ce que vous pourriez dire.

Mais est-ce que c'est l'obsession présidentielle ? Euh est-ce que c'est la politique politicienne ? Est-ce que c'est c'est quel jugement Consolia vous demande tout à l'heure ?

Quel jugement vous si vous regardez les sances à l'assemblée ici hein ? Euh ben moi je trouve qu'on a des socio-démocrates qui sont qui prennent leur risque et qui font ce travail. So dédmocrate c'est qui ? [rires] On a les socialistes et places publiques qui font le travail au niveau du de l'Assemblée nationale, je trouve, parce que euh ils prennent leur risqu euh ils font du rapport de force, mais ils arrivent aussi à accepter du compromis.

Peu importe après l'image que certains pourront tenter de tirer d'eux. Euh il ils sont vraiment au combat et ils protègent les Français plutôt que se protéger eux-mêmes. Et c'est ce qu'on demande à un élément qu'il y a un risque dans la stratégie d'Olivier Fort de demander toujours un nouveau truc une fois qu'on lui accordé.

Bah écoutez, pour l'instant ça a l'air de de fonctionner. Donc tant que ça fonctionne, voilà, faut continuer. Après, il y a il y a un moment on va avoir besoin de stabilité politique.

Oui, on n'est pas habitué effectivement à faire du du compromis dans ce pays. Je pense que l'erreur, ça a été de ne pas faire du compromis dès le début. C'est-à-dire que moi j'ai je pense que dès le lendemain des élections législatives, la gauche était en rapport de force positif parce que symboliquement on avait fait l'Union de la gauche et après il y avait eu le Front Républicain et je trouve que là dans les négociations, on aurait pu se peser et c'est peut-être ce moment-là je pense qui a été une erreur de dire le programme rien que le programme tout le programme moi à titre personnel qui négocie 24 heures sur 24 je n'aurais pas fait comme ça parce que là on était en rapport de force et on aurait pu faire passer beaucoup plus de choses et puis on a un président de la République, disons-le clairement, qui n'a pas très très envie que ça fonctionne.

On peut pas dire qu'il soit profondément aidant. Là, on a un premier ministre qui essae vraiment, je trouve, de faire le le travail, mais on avait on a quand même les la première responsabilité dans tout ce processus revient à Emmanuel Macron. Enfin, le fait de nommer Michel Barnier, rappelons-nous, c'était pas le le le même si moi j'ai beaucoup de respect parce qu'il a négocié le Brexit et l'a fait correctement.

C'était pas non plus un grand signe d'ouverture de proposer à Beou derrière non plus. Donc nous du côté de place publique, on a toujours été regardé tout ça d'un d'un œil aller constructif pour voir ce qu'on pouvait faire. Sincèrement, on peut pas dire non plus qu'on a été qu'on a été aidé.

Et puis on est dans un moment euh très populiste euh en France mais partout dans le monde où chacun est dans une espèce de de posture de caricature et puis oui, vous avez raison. On voit bien que le Rassemblement national se protège pour 2027 et puis qu' qu'une autre partie de la gauche probablement aussi. C'est qui l'autre partie de la gauche ?

Non. Bah la France a soumise. On voit très bien qu'ils sont dans une stratégie où il refusent, moi je pense certains c voilà de participer à certaines batailles qui sont à mon sens essentiel pour les Français parce que ils sont dans des stratégies effectivement comme vous l'avez dit pour 2027 et je trouve ça profondément inadmissible.

En fait quand on est élu, quand on est responsable politique, il y a le mot responsable dans politique. On pense pas à soi, on pense pas à sa petite carrière, on pense pas à la suite, on pense aux français avant tout et je trouve qu'ils le font pas. Avec qui vous allez faire alliance à place publique ?

On a vu Raphaël Gluxman en meeting là il y a quelques jours avec François Hollande et Bernard Casneu. Vous venez de dire Sébastien Lecornu, c'est un bon premier ministre, on peut discuter avec lui, ça se passe bien. Est-ce que est-ce que vous pourriez aller jusqu'à faire une alliance avec une partie de de de la droite demain ?

On a beaucoup parlé de cette culture du compromis à la française. On a beaucoup dit oui mais en fait il faut trouver des accords avant les élections. Il faut des accords électoraux où on se met autour d'une table et où on se met d'accord sur un certain nombre de choses.

Est-ce que vous pourriez aller jusque là ? Non. Alors j'ai pas dit que Sébastien Lecnu était c'est pas mon premier ministre rêvé.

Je je dis que par rapport à François Berou je pense que la négociation l'ouverture est bien plus là. Voilà qui ce n'était pas le cas avec François. Donc vous pourriez travailler avec lui.

Mais de toute façon, nous on a été discuté avec lui mais après comment dire il s'agit pas de faire du compromis pour faire du compromis ou dire qu'on va en coalition pour faire de la de la coalition. Moi je je crois profondément que dans ce pays déjà on a besoin d'un retour d'un clivage gauche droite et d'une majorité aussi non ? Oui bien sûr mais ça après c'est les élections qui le décident.

Quand il y a pas de majorité il y a pas de majorité. Euh il y a il y a pas de sujet là-dessus. Mais dans ce cas-là, c'est aussi du rapport de force politique pour pouvoir définir euh des euh une ligne une ligne politique et cetera, mais dire qu'on va partir en coalition comme ça, non, ça n'a pas de quand vous dit quand vous dites on a besoin de revenir, c'est en gros de dépasser la le macronisme avec euh pour avoir droite et gauche.

Beaucoup à gauche pensent que on ne peut gagner quand que quand on est uni, c'est notamment un des reproches qui peut être fait à à Raphael Luxman et à son opposition à Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que vous pensez que vous autour de qui, c'est la même question de Sonia que Sonia mais posé différemment autour de qui vous pouvez refaire votre gauche qui n'est pas exactement la gauche mélanchoniste ni même celle de l'époque de Mitteran avec marché c'estd une autre époque ser gauche gauche centre gauche c'est qui votre bande notre bande déjà en fait notre bande ça commence par nous-mêmes c'est-à-dire que nous ce qui nous a toujours intéressé à place publique et ça a été la stratégie aux européennes et je pense qu'elle n'était pas inintéressante en terme de résultat elle a fonctionné c'est pas non plus un résultat exceptionnel, on préfère faire mieux, hein. Mais c'est voilà, ça commençait à être un début.

Ce qui nous intéresse, c'est la clarification de la ligne politique et d'avoir une ligne politique forte. Et de toute façon, union ou pas union de la gauche, la réalité c'est qu'aujourd'hui la gauche, elle est pas majoritaire dans ce pays. Donc si vous voulez, on peut commencer à à discuter entre appareils politiques, à se dire il faut parler avec un tel, un tel, c'est de toute façon, elle est à 26 28 % la gauche aujourd'hui.

Donc ce qu'il faut c'est être en capacité de d'avoir un programme qui réponde aux problématiques que ce soit sur le nar trafic dont vous venez de parler face à Elon Musk que ce soit la réindustrialisation du pays, les retraites, le pouvoir d'achat, l'éducation et cetera qui répondent aux problématiques de notre pays d'avancer, d'avancer, d'avancer. Et là, je vais vous dire, l'Union, elle se fera d'elle-même et la clarification des lignes fera que et ben on verra bien qu'il sera autour de nous à ce moment-là. Je pense que c'est comme ça qu'il faut avancer plutôt que de se dire on va faire je je suis pas en faveur d'une primaire pour plein de raisons parce que j'estime que ça ne tranche pas une ligne programmatique c'est pas vrai.

Euh et que par ailleurs le système français et la trépartition aujourd'hui ne permet pas de faire ce genre de de choses. Donc avançons et puis après on va bien voir comment on se réunit. Sincèrement le moment actuel à gauche je le trouve plutôt intéressant.

C'est-à-dire que j'ai l'impression que à droite la clarification des lignes n'est pas faite. Je je non c'est en train de se c'est en train de se produire bientôt. Ah mais je trouve que ça pas un peu des droites et c'estàd qu'il nous manque quand même dans dans enfin dans ce pays.

On a besoin d'une droite républicaine qui sait où elle crèche. Je trouve à l'inverse qu'à que du côté de la gauche, on a une clarification des lignes qui est en train de se faire. Nous, on a toujours dit par exemple que bah la France insoumise euh ce serait on travaille pas avec la France insoume.

C'est pour toujours parce qu'on a assisté, on a l'impression que tout le monde dit maintenant ça y est, les deux gauches irréconciliables, c'est définitif. Est-ce que vous pensez ça a été ça a été mais je ça a été extrêmement clair et je vois que le Parti socialiste est en train en fait d'aller globalement sur cette sur cette ligne. Donc avançons de cette façon-là et puis après faisons en sorte qu'il y ait plus d'électeurs surtout qui qui votent pour nous.

Moi ce que ce qui ce que je déplore, c'est qu'en fait j'ai l'impression qu'on se parle à nous-même en permanence à gauche. En permanence, c'est-à-dire qu'on se parle en entre appareil, les appareils parlent uniquement à leurs adhérents au mieux à leurs sympathisants. Mais c'est pas ça qu'on doit parler, c'est au français en règle générale. dans un moment où on voit en plus le monde est en train de changer dramatiquement, que ce soit aux États-Unis, que ce soit la Russie, la Chine qui a décidé qui a théorisé l'éradication de notre économie d'ici 2050 et nous on est en train de se dire est-ce qu'on doit se ranger derrière toi ou toi ou un tel ?

Enfin, je dire il y a un moment faut être sérieux. Pardon, mais je vais quand même vous poser la question du coup. Est-ce qu'on doit tous se ranger en tout cas dans votre camp derrière Raphaël Guxman ?

Est-ce que c'est lui le candidat de la clarification ? Est-ce que il doit présenter sa candidature à l'élection présidentielle ? Est-ce qu'il doit y aller ?

Écoutez, on verra euh quand ce sera le C'est dans 18 mois. C'est dans c'est dans 18 mois. On verra.

Moi, je titre personnel, c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup. Je pense qu'il est qu'il qu'il représente à la fois euh une gauche euh ferme et rassurante en fait. C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui est dur sur le fond mais qui est doux sous la forme pour qui qui n'est pas dans l'outrance.

C'est-à-dire que vous pouvez dire qu'il y a un problème par exemple d'injustice fiscale dans ce pays sans aller dans une forme d'outrance. C'est quelqu'un aussi qui a une vision très claire sur les questions géopolitiques, qui n'a pas peur de la question du régalien. Je veux dire avec Raphaël par exemple, là tout le monde ça paraît à faire un espèce de consensus au niveau français de dire qu'il faut faire de la défense, d'investir dans l'industrie de l'armement et cetera.

Il y a 5 ans, lors du notre premier mandat européen quand on en parlait, on disait oui oui, c'est l'espèce d'allaisienne mais jamais ça se fera et cetera ou certains nous disaient vous êtes vraiment des vates en guerre et cetera. Donc c'est quelqu'un de conviction, mais c'est quelqu'un aussi, je trouve d'extrêmement rassurant euh pour toute une partie d'un électorat qui, disons-le clairement, n'est pas rassuré par les outrances de la France insoumise en fait. Et qu'est-ce que vous allez faire avec vous aussi un projet écologique, il y a pas que le projet dit de gauche, si tentez que on sache exactement ce que ça à quoi ça correspond.

Qu'est-ce que vous pensez de nos écologistes ? Je vous ça no c'est je parle pas des vôtres à l'Europe mais de nos Est-ce que Est-ce que là on a l'impression qu'il flotte ? Certains considèrent que c'est une succursale de LFI, d'autres qui peuvent quand même revenir avec vous.

Comment vous voyez les choses ? Parce que vous êtes encore un état non pas embryonnaire mais vous avez pas voulu rentrer dans le PS, vous avez voulu rester indépendant mais il faut à un moment donné faut agréger. S'il reste un an et demi, c'est pas beaucoup.

Mais nous de toute façon, je vous dire, on travaille avec le Parti socialiste sur une base quotidienne. Je vous rappelle qu'au Parlement européen, en fait, on est dans une délégation ensemble commune. Donc on va pas voilà, après on a des des différences et de toute façon, vous l'avez vu puisque Raphaël Luxman avait tout de suite dit "La France insoumise, c'est fini, c'est plus possible, on l'a fait voter par nos adhérents à place publique." Donc c'est une ligne politique qui a été tranchée chez nous.

C'était une vraie différence avec le Parti socialiste à un moment. Maintenant, on voit que c'est en train de se rapprocher mais on a des différences de ce type-là. Après, les verts, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?

Moi, je suis une ancienne, j'ai j'ai voté en tant que proe européenne convaincu, écologiste aussi convaincu. J'ai voté un grand nombre de fois notamment aux européennes pour les verts et quand c'était qu bendit euh quand c'était euh quand c'était Eva joli et cetera et cetera de mémoire. [rires] Euh mais sincèrement aujourd'hui euh c'est très difficile de connaître quel est leur ligne politique euh puisque Marine Tondelier nous parle d'union et de trait d'union entre les socio-démocrates et la France insoumise.

Moi je pense pas que l'Union ce soit un programme politique en soi. au mieux un moyen euh et encore c'est pas forcément toujours un moyen efficace mais c'est au mieux un moyen. C'est pas une finalité en soi.

Et aujourd'hui oui, je je pense que comme beaucoup de personnes, je n'arrive pas forcément à comprendre quelle est la ligne politique des écologistes et ce qu'ils défendent. La France insoumise que je sois d'accord, pas d'accord avec eux, la plupart du temps pas d'accord, je sais ce qu'ils défendent pour le coup. Parti socialiste aussi, les verts aujourd'hui, j'avoue que que je ne sais pas je ne sais pas forcément ce qu'il défendent.

Oh Luc, on a commencé cette interview euh vous nous avez expliqué que la France avait perdu en crédibilité aujourd'hui auprès de de de l'Union européenne de de de Bruxelles. Comment faire aujourd'hui pour regagner en crédibilité ? Comment la France doit-elle s'y prendre pour essayer de de regagner un peu de crédit ?

La stabilité politique, c'est essentiel. Avoir une réduction euh de la dette et des déficits publics qui soient crédibles. Si vous voulez, du côté des institutions européennes, on n' jamais demandé une réduction de 60 milliards ou de 50 milliards.

On a demandé une réduction de 100 à 120 milliards sur 5 ans, c'est-à-dire une réduction des qui est déjà quelque chose de 25 milliards par an par exemple. Et donc si vous voulez tous les tous les toutes les là aussi, moi je trouve que c'est l'outrance finalement euh tout toute la communication politique qui peut être faite autour de on va faire des économies de l'ordre de 60 milliards 50 milliards, c'est pas crédible. C'est pas crédible.

On sait que ça tiendra pas en fait en réalité et par ailleurs, on sait que ça peut avoir des impacts négatifs sur la croissance. Donc du côté des institutions européennes, je crois que ce qui ferait ce qui rassurerait c'est d'avoir une trajectoire plutôt crédible. Après euh faut pas penser qu'on est qu'on soit extrêmement inquiet non plus.

On sait que la France sait rembourser sa dette en règle générale. Pardon. Ben, on va rester sur cette il est juste très vite, il il a eu raison Eric Zemour d'aller euh Eric Zemour avec Luxman d'aller hier soir affronter euh Éric Zemour ou ça fait partie des gens avec qui il faut pas parler ou faut parler avec tout le monde.

Attends, peut-être vous trouvez un verre d'eau. Non, ça va, ça va. C'est l'angine qui commence.

Euh non. Écoutez, moi je pense que hier c'était extrêmement important d'avoir quelqu'un de déterminé qui rappelle que l'extrême droite, ce sont des gens qui trahissent en fait toujours les Français et qui sont un de toute façon toujours du mauvais du du mauvais côté de l'histoire, ça on le sait, mais qui sont en fait qui ne défendent jamais la France, qui ne défendent jamais les Français. Mais regardez, enfin Sarah Knafo euh Jordan Bardella, ce sont des gens qui matin, midi et soir était en train d'encenser Elon Musk, Donald Trump, des gens qui mettent des droits douanes sur nos agriculteurs, sur nos viticulteurs, sur nos industries.

Ces gens-là s'appellent des patriotes. Je crois qu'à un moment, c'est important de les confronter, vu le niveau de l'extrême droite dans notre pays et de et de rappeler ce qu'ils sont à mon avis des traîtres. Merci.

Luc d'avoir été notre invité ce soir sur France info. Euh les informés de France info tout de suite.

La députée européenne Aurore Lalucq est l'invitée de "Tout est politique" — Aurore Lalucq · Pourquijevote