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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 27 février 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleSécurité

Le Rassemblement National et Mélenchon reprennent leur duel à distance

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Ils sont en train d'installer le match des deux côtés ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça peut marcher ou est-ce qu'en faisant ça, il est en train de radicaliser son électorat ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'ils arrivent pas complètement à couper le cordon le PS avec LFI ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça va avoir des conséquences municipales sur le bloc central ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment réduire l'errance du diagnostic pour les maladies rares ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Jordan BardellaFait
    « Je pense qu'il faut un front commun, oui, contre la France insoumise. »
  • 8:30Arnaud BenedettiFait
    « Le macronisme municipal n'a jamais existé déjà ça c'est une réalité. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Tout sourire et main dans la main, le tandème du Rassemblement national entre sur le ring du salon de l'agriculture. Et à peine arrivé, Marine Le Pen a déjà ciblé son adversaire. Premier coup contre la France insoumise.

Mar les français les finit. Selfie à la chaîne et rencontrre avec les agriculteurs. Le duo attire toutes les caméras pour une visite en forme d'idal sur fond de duel politique contre Jean-Luc Mélenchon et les insoumis.

Malgré une décontraction apparente, Jordan Bardella ne lâche pas la pression sur son rival. Je pense qu'il faut un front commun, oui, contre la France insoumise. La France insoumise s'est placée hors de la République euh en mettant en œuvre une stratégie qui est une stratégie de désordre permanent qui vise à importer la brutalisation et la violence dans le débat démocratique.

Un affrontement à distance que Jean-Luc Mélenchon mène depuis la scène de la Bourse du travail de Lyon en plein meeting pour soutenir sa candidate au municipal. Le chef de fil de LFI contre-attaque dans son viseur, les élites qui voudraient faire élireir Jordan Bardella. Les autres, ils s'arrangent pour qu' ait l'extrême droite au deuxème tour, il ferait lire une table, une planche.

Ils se disent peut-être que un fachaud que maintenant ils l'aiment tous parce que ils sonent creux donc chacun peut penser que le bruit lui parle. Des hostilités qui feraient presque oublier la campagne municipale et qui donnent le ton des débats à un an de l'élection présidentielle. Voilà pour ce ce duel à distance RNLI, on va en parler avec vous.

Bonjour Ellisabeth Martichou. Merci beaucoup d'être avec nous Ellisabeth et Arnaud Benedetti est également là comme tous les vendredis. Bonjour Arnold, directeur de la nouvelle revue politique.

On a vu dans ce sujet hier cet affrontement à distance RN La France insommise. Ellisabeth, ils sont en train d'installer de match des deux côtés. Alors non, c'est Jean-Luc Mélenchon qui essaie de de l'installer le Rassemblement national.

Ça m'avait beaucoup frappé quand Jordan Bardella avait tenu sa conférence de presse après la mort de Quentin d'Oranc. Euh il a presque moins parlé euh de LFI que du bloc central en l'accusant d'avoir favorisé euh l'élection de la gauche avec le Front républicain. Ce que je veux dire, c'est que c'est Jean-Luc Mélenchon euh qui dans une stratégie euh qu'on aurait pu imaginer d'effacement profil bas et cetera, enfin on aurait pu imaginer qu'il adopte cette tactique, cette stratégie, il fait tout le contraire.

Vous savez, le maréchal Fochp euh en 1418 avait dit cette phrase à Clémenceau : "Mes hommes sont en déroute. Excellent, j'accélère." Bon et finalement, on a gagné la guerre.

Là, je ne pense pas que ce soit gagnant, mais il accélère, c'est sûr, dans une forme d'adversité totale et avec une fuite en avant que ses propos hier soir tenus à Lyon sont à vomir en ce qui concerne, vous l'avez sans doute entendu, euh l'évocation du dossier Pstein euh puisqu'il a joué sur la prononciation euh du nom de ce pédocriminel américain pour communautariser euh le scandale. Ce qui est encore une fois à vomir et ce qui est frappant tout de même, ce sont les centaines et les centaines de personnes devant lui qui t'ont qui ont applaudi, je veux pas dire à Tour, on était pas au César, mais qui se sont levés et à aucun moment n'ont n'ont semblé prendre soit ils n'ont pas mesuré la portée, soit ils étaient totalement en accord avec cette encore une fois cette accélération. Là, je trouve que ça va assez loin quand même.

Mais Mélenchon accélère considérant, on peut en débattre, considérant que dans le fond à la fin de la fin, il y aura un sursaut de la gauche et que ça lui sera favorable parce que il aura installé sa position face au Rassemblement national. Arnaud, est-ce que ça peut marcher ou est-ce qu'en faisant ça, il est en train de radicaliser son électorat, de consolider certes une base électorale, mais de la rétrécir ? Non, mais si vous voulez là, il est dans une stratégie depuis très longtemps de conflictualisation, mais j'allais dire, il accélère la conflictualisation.

C'est vrai que les propos d'hier sont des propos qui ne peuvent que susciter une indignation tout à fait légitime parce que Jean-Luc Mélenchon est suffisamment intelligent et suffisamment cultivé pour savoir ce qu'il fait en l'occurrence. Donc on peut pas considérer que c'est une maladresse de sa part. Certainement pas.

Mais par contre pourquoi il conflictualise ? Parce que il conflictualise, il veut solidifier si vous voulez son socle électoral central, son socle électoral dont il considère qu'il en a absolument besoin dans la dynamique d'une élection présidentielle et que c'est ce socle électoral qui le portera infin à la qualification au second tour de l'élection présidentielle. En tout cas, c'est sa stratégie.

Je suis pas sûr que ça soit une stratégie gagnante, mais méfiance parce que avec Jean-Luc Mélenchon, on a quand même un animal politique et un animal de campagne électorale qui a su démontrer qu'il était capable de déjouer très souvent les pronostics notamment des sondages. Donc en tout cas derrière cette stratégie, il y a véritablement cet objectif électoral. Ensuite, ça pose un énorme problème.

Ça pose un énorme problème d'abord à la gauche et on voit bien que la gauche depuis le lynchage du jeune Quentin est en ordre dispersé d'une certaine façon quant au cas de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise. On a vu François Hollande qui lui a compris vraisemblablement parce qu'il est quand même suffisamment avisé sur le plan électoral qu'il y aurait peut-être un coup politique cette fois-ci un coup électoral qui pourrait être extrêmement négatif pour la gauche si elle s'alliait avec Li. Et puis du côté des responsables, j'allais dire politique du Parti socialiste, on est sur une ligne qui est pour le moins ambivalente voir pas claire du tout parce que on nous dit qu'il n'y aura peut-être on nous dit surtout il y aura vraisemblablement des alliances mais extrêmement rares.

C'est ce qu'on entend globalement la la ligne la ligne la ligne directrice du PS. Je suis pas sûr que ça soit extrêmement audible si ce n'est on comprend qu'ils veulent absolument maintenir un fil tenu avec LFI parce qu'ils se disent on a besoin d'une part pour la soif sur le plan électoral on sait jamais ce qui va se passer entre les deux tours des élections municipales et surtout on ne veut pas insulter l'avenir dans la perspective des élections présidentielles. Ellisabeth il ils arrivent pas complètement à c à couper le cordon le PS avec les filles ?

Et ben l'évidence alors il y a quelques dizaines de villes où l'accord s'est fait au premier tour et on verra comment ça se passe au au second tour. Mais vous avez bien vu la position d'Olivier Fort qui est resté finalement qui n'a pas insulté l'avenir comme on dit couramment. Et c'est là-dessus que joue Jean-Luc Mélenchon. d'une part continue à diaboliser le Rassemblement national alors que la évidemment le Rassemblement national profite même pas en creux profite tout court de la radicalisation de LI pour appuyer sur sa normalisation et puis le peuple de gauche Jean-Luc Mélenchon, il compte sur le peuple de gauche pour à la fin faire bloc face à ce et c'est pour ça il parle les premiers mots hier c'était l'antifasisme face dans dans une dynamique de résistance à l'arrivée du extrême droite au pouvoir.

Il compte sur une gauche qui quel que soient les les déclaration d'aujourd'hui, queles que soient les ambiguités, quelle que soit la position de Raphaël Arnaud qui ne parle pas, qu'on entend pas et cetera, mais peut-être que l'enquête précisera son rôle dans la mort de Quentin DO, on ne sait rien. Mais en tout cas, quel que soit ce qui se soit passé à Lyon et qui est abouti à la mort d'un jeune, queles que soient les déclarations vraiment pas résiduell sur l'antisémitisme de Jean-Ric Mélenchon, il pense qu'à la fin de la fin, c'est lui qui pourra agréger les voies de gauche pour empêcher l'extrême droite. Donc voilà, Olivier Fort dans ce contexte là, c'est vrai, il ne coupe pas franchement le lien organique qui a été qui a été tissé, qui a été établi au moment de la NUPS et de de la NFP.

Ça peut avoir des conséquences au au municipal avec des électeurs qui pourraient reprocher au PS de ne pas complètement couper le lien avec la France insoumise ou pas. Euh ça dépend, ça dépend des configurations. Quand c'est euh la gauche, vous savez, d'abord il y aura euh euh vous en avez parlé avec Frédérc Dabi, mais c'est une élection locale.

Donc si on est content de son maire de gauche dans son arrondissement de ville ou euh dans sa ville tout court, euh 90 % des communes sont sans étiquettes, hein. Alors c'est elles sont des petites communes, mais si vous voulez c'est quand même une élection particulière. politique, ce qui sera ce ce sera lisible et encore ce sera pas forcément lisible dans toutes les grandes villes.

On on verra. Mais ce qui est sûr c'est qu'il y aura des alliances socialistes et dans certaines villes. Ça c'est sûr.

Une bataille à la une bataille à la fille socialiste dans d'autres et une p Voilà ça dépendra des configurations. Donc l'enseignement pour la présidentielle sera pas évident je crois. Alors le oui et en même temps on est à un an d'une élection présidentielle donc si vous voulez la la propension à nationaliser ce scrutin municipal est quand même très très forte et d'ailleurs quand on voit les enjeux prioritaires qui sont mis en avant par les français on a des enjeux qui sont très nationaux notamment l'enjeu de la sécurité mais si vous voulez le vrai problème aujourd'hui c'est que le le curseur le curseur de la de la diabolisation est en train de se déplacer vraisemblablement, c'estàdire qu'il était à droite, c'était la question de l'alliance de la droite pendant 30 ans, ça a été ça d'ailleurs, question de la droite républicaine avec le Front National et le Rassemblement national.

Et à proportion, si vous voulez, que le Rassemblement national euh finalement exécute sa stratégie de de dédiabolisation et de respectabilisation au Parlement ou ailleurs, vous avez la gauche de la gauche qui se radicalise toujours plus. Donc évidemment, ça crée un effet de contraste entre un parti qui lui se socialise, j'allais dire dans le cadre des institutions républicaines et un autre qui tous les jours un peu plus finalement donne des coups de boutoir dans les institutions républicaines et dans la façon dont on doit concevoir le le débat démocratique. Donc ça pose un énorme problème à la gauche.

Ça pose aussi un problème quand même en partie aussi au bloc central parce que le bloc central, qu'on le veuille ou non, en 2024, personne n'a oublié que il a lancé un arc républicain pour faire barrage au Rassemblement national. Donc ça pèse aussi de ce côté-là, mais ça pèse essentiellement à gauche. Donc après, est-ce que ça peut avoir des un impact sur les municipales ?

Bah si on en croit quand même les sondages et le dernier enfin les études je crois de d'Oxa d'il y a d'il y a une semaine, on voit qu'une une majorité de Français aujourd'hui est plutôt hostile à une alliance entre le Parti socialiste et et LFI. Donc c'est d'ailleurs à mon avis la raison pour laquelle aujourd'hui encore une fois François Hollande lui de son de son côté est euh plutôt assez clair euh même s'il a pas toujours été euh vis-à-vis de l'alliance avec euh avec ALI. Juste par exemple à Paris, est-ce qu'Emmanuel Grégoire euh pour le second tour dira "Je refuse les voix de Sopia Chikirou qui aura fait un score potentiellement au-dessus de 10." C'est difficile euh ben c'est difficile, c'est même c'est même impossible.

C'est même impossible. Donc si vous voulez où elle est la clarté, on peut refuser une alliance mais pas des où elle est la rupture ? Je ne dis pas qu'il faudrait la faire, je ne mets pas à leur place mais elle sera pas visible euh Marseille donc on en est là.

Donc Jean-Luc Mélenchon, il est tranquille pour l'instant, il est dans sa stratégie de consolidation de son socle qui est au minimum à 10 % aujourd'hui. 10 12. C'est ça la radicalité en France aujourd'hui, je pense.

Euh et puis euh par ailleurs euh le le PS ne rond pas clairement pas plus que Europe écologie les vert malgré les crit d'orfis de Marine Tendelier. Donc enfin sur le sectarisme de Jean-Luc Mélenchon, elle l'a toujours dit mais à la fin elle revient toujours à la maison les fils. Donc voilà, Grégorie Doué n'exclut pas un accord avec LFI dans l'entreprise.

Et voilà donc si vous voulez les municipales ne clarifieront pas lon où c'est pas un danger du rassemblement national, c'est monsieur Holas hein qui disait hein qui est candidat enfin qui a plus grand chance. Ouai oui et par et justement ça ça a des conséquences vous le disiez dans dans le bloc central on a entendu différentes déclarations cette semaine. Bruno Retaillot président DLR la France insoumis c'est pire que le Rassemblement national Aurore Berger qui appelle les candidats du Rassemblement national à se désister pour faire barrage au au à la France insoumise.

On va écouter ce que dit de ça la porte-parole du gouvernement M Brégon. Nous n'appelons ni le Rassemblement national à procéder à des décisions électorales, ni la France a soumise de même. Et notre position, notre notre position là-dessus est extrêmement claire.

Je porte parle du gouvernement, je vous donne la position du gouvernement. Ni la France insoumise, ni le Rassemblement national et nous nous ne demandons ni nous n'appelons ni l'un ni l'autre à faire des choix qui dans un sens ou dans un autre. Ah non, on le voit, ça crée des divisions au sein du bloc central, au sein même du gouvernement.

C'est pas la même position chez Aurore Berger chez Modrégon. Oui. Alors déjà les divisions existaient, je rappelle en 2024 hein.

Tout le monde n'était pas favorable à la stratégie de Gabriel Natal de l'arc républicain. Commencé peut-être d'ailleurs par le président de la de la République dont on considère qu'il n'était récemment pas tout à fait disposé, je veux dire, à ce type de de stratégie. Non mais après ça crée ça crée Oui, mais ça évidemment ça crée des divisions.

Ça ne peut que créer des divisions parce que encore une fois et d'ailleurs finalement c'est la volonté aussi de Jean-Luc Mélenchon parce que Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui il c'est une bombe à fragmentation multiple. C'est-à-dire qu'en effet, il sait très bien que en adoptant l'attitude qui est la sienne, il va créer des divisions non seulement à gauche, mais il va créer des divisions également dans le bloc dans le bloc central et même à la derilleur au Rassemblement national où la stratégie qui a été finalement proposée par Jordan Bardella Plutôt, lui aussi, il appelle à un front républicain. Quand vous écoutez Marine Le Pen, elle est pas du tout sur cette ligne là parce que elle elle considère qu'en effet ayant été victime du front républicain, elle ne peut pas prer le front républicain pour les autres.

Donc d'une certaine manière, elle a une forme de cohérence. là-dessus. Donc oui, le le le sujet aujourd'hui interroge finalement toutes les forces toutes les forces politiques.

Et ce que ce que ça révèle quand on regarde le paysage politique, c'est qu'en effet, on a deux extrêmes euh qui qui sont je dirais euh qui qui observent en interne certaines disciplines. Ce qui est frappant, c'est qu'on a donc ces deux blocs et au milieu, on a que de la division. Ah oui, en fait, on a que de la fragmentation.

Alors, vous disiez les c'est pas les mêmes positions euh au sein du gouvernement. On n' jamais eu un gouvernement aussi composite. Euh jamais, c'est la c'est c'est la la leçon de de 2024.

Donc effectivement à l'intérieur, il y a toujours eu des sensibilités différentes entre les ministres, mais enfin là, ça atteint des proportions euh extravagantes euh parce que euh voilà, ce gouvernement, il est fait de briqu et de broc, si je puis dire, dans un contexte de majorité euh non absolue euh à l'assemblée. Mais euh c'est ça qui est frappant, c'est qu'on a deux blocs avec leur électorat assez solide, beaucoup plus solide à droite qu'à gauche et puis il n'y a que de la division au milieu. Donc c'est c'est ça aujourd'hui le paysage.

Du coup, est-ce que ça va avoir des conséquences municipales Arnaud sur le bloc central ? On voit que Renaissance est un peu absent, ne joue quasiment pas le match. Édouard Philippe, un sondage le donne perdant au second tour ou c'est un sondage évidemment, c'est c'est pas le résultat de l'élection.

Bruno Retaillot, lui il s'est déjà projeté dans la présidentielle. On en est où dans ce bloc central ? Bah déjà moi il faudra qu'on me définisse les contours de ce bloc central parce que vous parlez de Bonourota Tailloto.

Bonota n'est pas à ma connaissance aujourd'hui dans le bloc central. Je sais pas quelle est la position de LR. Si vous arrivez à déterminer quelle est la position de LR, il y a eu un mini remanement hier.

Il y a encore un LR qui Ouais. Donc est-ce qu'ils sont encore dans le bloc central en fait ? Mais il y a bloc central et socle commun.

Voilà. Alors le socle c'est et c'est pour le gouverner. On est dans des débats théologiques extrêmement pointus.

Vous le comprenez bien mais enfin en tout cas ce qui est sûr déjà premier point puisqu'on parle du macronisme parlons du macronisme le macronisme municipal n'a jamais existé déjà ça c'est une réalité donc finalement ces élections municipales elles ne vont pas fondamentalement impacter une implantation qui n'existe pas alors vous avez raison en effet il y a quand même quelques figures de ce bloc central qui sont en première ligne dont celle de l'ancien premier ministre candidat à la présidentielle monsieur Édouard Philippe. Il est clair que ces élections municipales, on va voir où sera le curseur, est-ce sera un curseur plus national ou local. Les figures politiques qui sont bien implantées localement peuvent espérer peut-être être reconduite.

Après, si c'est le paramètre national qui finalement va déterminer le vote des électeurs, ça dépendra des configurations parce que je pense qu'on ne vote pas de la même manière, si vous voulez dans le sud-est que l'on vote dans l'ouest de la France. Donc il y a des il y a des il y a des il y a des il y a des cultures politiques, des histoires politiques qui sont très différentes. Mais en tout cas, il est évident que si l'élection est très nationalisé, bah il est pour les sortants du bloc central, ça sera évidemment très compliqué.

Évidemment, le bloc central, c'est Renaissance modèle horizon. Voilà. Oui, pour aller vite.

Donc si vous voulez, ils n'ont pas grand chose à perdre parce que ils n'ont rien gagné précédemment en ce qui concerne Renaissance, ça c'est sûr. Il y a Antoine a peut-être il pourrait pardon Horizon à DV. Alors Horizon oui, vous avez raison.

Renaissance en particulier n' n'a rien gagné. Euh encore une fois, il leur espoir c'est Antoine Armand après l'espoir de Gabriel Atal, c'est de pouvoir revendiquer une victoire de Jean-Michel Holas ici parce qu'il l'aura soutenu mais dans le fond il y a Thomas Casnav à Bordeaux une incertitude. Voilà Bordeaux ça semble assez assez compliqué.

Après il y a Horizon. Alors Horizon il y a effectivement une menace sur le H. On verra si le sondage opinion euh aide finalement Édouard Philippe parce que ça peut aussi mobiliser son électorat alors qu'il est menacé par les communistes qu'il avait délogé précédemment.

Il y a une menace sur Il y a une menace sur Nice. C'est ce que j'allais vous dire. Ça ça va être passionnant parce que si Eric Choti gagne évidemment à Nice, ce sera la victoire de l'extrême droite.

Ce sera une grande ville. Il y a aussi Toulon. Ce qui gagne Perpignan.

Franck Alisio dans un dernier sondage face à Benoît Paillant euh vraiment ils sont à touche tououche hein, ils sont de différence là on est à Marseille par ou raison de de le préciser. Donc en tout cas en ce qui concerne le bloc central renaissance pas grand-chose à gagner des positions défensives en ce qui concerne horizon puis le socle commun au-delà finalement quand vous regardez la carte électorale LR n'a pas énormément de villes aujourd'hui à défendre les les villes c'est surtout le parti socialiste et Europe écologie les verts dans une moindre mesure mais qui avait fait une percée évidemment très remarquée en 2020 et on suivra ces passionnantes élections évidemment avec vous Elisabeth vous revenez lundi vous pour pour nous analyser tout ça Arnaud la semaine prochaine mais vous restez évidemment avec nous on va terminer par un tout autre sujet demain aura lieu la journée internationale contre les maladies rares et pour en parler on est avec Laurence Tienermand bonjour merci beaucoup d'être avec nous Laurence Tienenoirermand vous êtes la présidente de la FM Téléthon l'association française contre les les myopathies Laurence Tien évidemment on vous connaît vous êtes le visage du Téléthon depuis près de 40 ans. D'abord un mot sur l'impact que ça a eu.

Ça a permis de médiatiser fortement ce combat et de sortir ces maladies rares de l'oubli. Exactement. Euh c'est clair que le Téléton a eu un effet euh tout simplement exceptionnel de mettre en effet devant toute la population les problématiques communes de ces 7000 maladies rares et qui concernent 3 millions de personnes.

Et je pense que les familles tous sont retrouvés dans ces problématiques de se dire "Et si moi aussi j'avais un malade ? Si moi aussi j'avais un enfant concerné par une maladie dont on me dit que il y a absolument pas de solution parce que à l'époque il y a 30 ans de cela, 40 ans de cela, aucune solution ni thérapeutique, encore moins évidemment de soins pour tous ces malades. Donc vraiment le Téléthon a eu cet effet exceptionnel de montrer au grand public toutes ces maladies rares, très différentes les unes des autres, mais 7000 maladies et 3 millions de personnes concernées.

Et le Téléton qui a suscité beaucoup d'espoir aussi hein maintenant et vous le dites chaque année, on en est à parler de remède, on en est à parler de guérison mais la difficulté c'est encore et toujours pour beaucoup de maladies de poser un diagnostic, ça prend plusieurs années. Comment on fait Laurence Noirmand pour réduire cette errance du diagnostic qui plonge évidemment les familles dans l'angoisse, dans le doute. Oui, il est clair que aujourd'hui alors pour beaucoup de ces maladies, il y a un diagnostic possible. parfois la pédagogie du doute chez le médecin qui envoie vers la bonne filière et donc pour on va dire les de tiers des maladies rares aujourd'hui on peut mettre un nom sur une maladie et ça c'est le début de la solution parce que mettre un nom c'est pouvoir s'engager dans une filière de soin pouvoir espérer une recherche et peut-être aussi un traitement par contre pour beaucoup plus de 5 ans d'érance diagnostique et puis pour beaucoup aussi pour un/ers on va dire toujours pas de diagnostique et ça les rang c'est quelque chose d'insoutenable pour les familles et ça ça fait bien sûr partie du combat du Téléton, du combat des associations parce que mettre un nom encore une fois c'est un début de solution et on espère bien sûr ensuite qu'il y ait des recherches et des traitements.

Le Téléton c'est une fois par an avec une grande générosité des Français, vous le dites, c'est environ 90 millions d'euros récoltés chaque année. Mais comment vous faites ? Comment on fait pour trouver des financements hors téléton ?

Est-ce que vous en appelez aux investisseurs privés et les maladies rares, malheureusement, c'est pas forcément rentable pour des investisseurs. Comment vous faites pour lutter contre ça ? Alors très exactement, ça c'est vraiment la bonne question parce qu'on est aujourd'hui la très bonne nouvelle, c'est que au-delà de l'érenance diagnostique, il y a en effet euh pour autant pour 5 % des maladies rares.

Alors on peut dire 5 % c'est peu mais en fait 5 % de 7000 maladies rares, c'est déjà quelques centaines de maladies pour lesquelles il y a des traitements. Donc ça et notamment grâce au Téléton. Et c'est vrai que aujourd'hui, c'est la bonne nouvelle.

Si on se reprojette 30 ans auparavant, il y avait strictement rien. Par contre, la mauvaise nouvelle, c'est que pour 95 % d'entre elles, il y a toujours pas de traitement. Et dans ces 95 % de maladies rares, la majeure partie ce sont des ultra rares.

C'est-à-dire que ça va concerner une poignée de patient, quelques dizaines ou quelques centaines. Et s'il n'y a pas de rentabilité commerciale à la fin, il y a pas forcément d'intérêt d'investisseur privé ou de pharmace d'entreprise pharmaceutique. Donc ça c'est un vrai sujet.

Et à l'occasion de cette journée internationale des maladies rares, ce que nous demandons c'est que se mette en place un dispositif innovant avec des fonds publics, avec des fonds privés, un petit pourcentage de l'industrie pharmaceutique puisque demain elle ne viendra pas à la rencontre pour développer les traitements de ces maladies ultra rares. Donc un dispositif financier innovant qui va permettre de financer la dernière ligne droite du développement clinique pour des essais qui coûtent encore cher pour ces maladies ultra rares. Donc c'est vraiment ce qu'il faudrait au-delà bien sûr de l'érence diagnostique il faut continuer pour laquelle il faut continuer aujourd'hui de mettre en place les filières qui vont bien pour qu'il y ait le moins possible de patients qui soient en errant diagnostique.

Et il faut aussi ce dispositif innovant financier qui va permettre de financer cette dernière ligne droite pour le développement clinique de ces traitements pour des maladies ultra rares très majoritaire dans les maladies rares. Merci beaucoup. Merci Laurenci Noirmand d'avoir été avec nous président de la FM Téléthon demain journée internationale contre les maladies rares.

Merci beaucoup merci Elisabeth. Merci Arnaud tous les deux la semaine prochaine. Très bon weekend.

À lundi.