Compte rendu du Conseil des ministres du 17 février 2021.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00RelanceRéponse partielle
Question sur les propos de Frédérique Vidal sur l'islamo-gauchisme et la réaction des étudiants.
- 23:00OuverteRéponse directe
Demande sur l'assouplissement des restrictions sanitaires face à un plateau des contaminations.
- 26:00OuverteRéponse directe
Question sur la distance du gouvernement avec le Conseil scientifique.
- 29:00OuverteRéponse directe
Demande sur la confiance en Frédérique Vidal auprès des étudiants et enseignants.
- 32:00RelanceRéponse directe
Question sur les inégalités d'accès à la vaccination entre départements.
- 35:00OuverteRéponse directe
Demande sur les raisons du faible nombre de vaccinations le dimanche.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00G. AttalFait
« La semaine qui vient de s'écouler a illustré une nouvelle fois l'action du gouvernement, non seulement pour combattre la crise sanitaire et nous adapter à ces mutations, mais aussi pour garder le cap des réformes et de la transformation de notre pays. »
- 2:00G. AttalChiffre
« Au niveau national, le nombre de cas détectés par jour a légèrement diminué en moyenne de près de 10% sur une semaine et le nombre de patients hospitalisés a très légèrement décru. »
- 4:00G. AttalFait
« Nous avons aujourd'hui plusieurs armes : la 1re, celle qui montre aujourd'hui ces résultats, c'est évidemment notre responsabilité et notre mobilisation collective. »
- 6:00G. AttalFait
« Nous renforçons plus encore nos capacités de test avec la mise en place des tests salivaires dans les établissements scolaires. »
- 8:00G. AttalChiffre
« En Moselle, par exemple, nous avons décidé d'accélérer considérablement la vaccination : 30 000 doses de vaccins ont été livrés ou seront livrés dans les prochains jours. »
- 10:00G. AttalChiffre
« Les trois quarts des résidents en Ehpad ont reçu une injection, et déjà plus de 20% des plus de 75 ans ont reçu au moins une dose du vaccin. »
- 12:00G. AttalChiffre
« Ce sont près d'un million 350 000 repas à un euro qui ont été servis à travers 500 points de restauration partout sur le territoire au cours des 3 premières semaines de mise en place de ce dispositif. »
- 14:00G. AttalChiffre
« Nous avons annoncé la création de 20 000 emplois de tuteurs dans les établissements d'enseignement supérieur, et de 1 600 emplois de référents dans les cités universitaires. »
- 16:00G. AttalChiffre
« Nous avons augmenté de 100 euros par mois le minimum vieillesse et l'allocation adulte handicapé. »
- 18:00G. AttalChiffre
« Le projet de loi de finance de la Sécurité sociale a consacré 200 millions d'euros pour revaloriser, aux côtés des départements, le secteur de l'aide à domicile. »
- 24:00G. AttalFait
« Le président de la République a annoncé deux mesures supplémentaires fortes : la mise en place de voies d'accès réservées à la haute fonction publique pour des jeunes issus de milieux modestes, et la mise en place d'une plateforme de signalement en ligne et par téléphone pour lutter contre les discriminations. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
-G. Attal : Bien. Bonjour à toutes et à tous, mesdames messieurs.
La semaine qui vient de s'écouler a illustré une nouvelle fois l'action du gouvernement, non seulement pour combattre la crise sanitaire et nous adapter à ces mutations, mais aussi pour garder le cap des réformes et de la transformation de notre pays. La semaine a été marquée bien sûr par le suivi particulièrement vigilant attentif à la crise sanitaire, et en particulier à la diffusion des variants sur notre territoire. Au niveau national, le nombre de cas détectés par jour a légèrement diminué en moyenne de près de 10% sur une semaine et le nombre de patients hospitalisés a très légèrement décru, pour autant il serait totalement déraisonnable de relâcher nos efforts et de crier victoire, la pression hospitalière reste forte, reste très forte en particulier dans les services de réanimation.
Nos soignants continuent à être sur le pont sans relâche, et la situation reste...
La situation reste si fragile qu'un rien peut la faire basculer. C'est ça le message que je veux passer. et évidemment la vigilance doit toujours être de mise.
La progression des variants, y compris sud-africain, comme l'illustre la situation mosellane, présente une menace réelle face à laquelle nous mobilisons toute notre énergie. Pour lutter contre l'épidémie, nous avons aujourd'hui plusieurs armes : la 1re, celle qui montre aujourd'hui ces résultats, c'est évidemment notre responsabilité et notre mobilisation collective. Les Français ont su déjouer les pronostics, et ces dernières semaines, comme depuis des mois, agissent en très grande responsabilité, il faut le saluer, en respectant les gestes barrières, nous sommes toutes et tous des acteurs de la lutte contre l'épidémie.
La seconde arme, c'est notre stratégie, et toutes les mesures que nous déployons pour freiner l'épidémie, c'est la raison pour laquelle nous continuons à renforcer la stratégie "Tester, alerter, protéger", nous renforçons plus encore nos capacités de test avec la mise en place des tests salivaires dans les établissements scolaires. Nous avons accentué nos capacités de traçage, les visites des soignants au domicile des malades, renforcé les mesures d'isolement. Nous donnons des réponses rapides aussi, concertées, localisées, dès lors que la situation épidémique l'impose.
En Moselle, par exemple, nous avons décidé d'accélérer considérablement la vaccination : 30 000 doses de vaccins ont été livrés ou seront livrés dans les prochains jours. Nous prenons des mesures rapides et proportionnées. Nous prenons des mesures adaptées aussi à la situation et aux risques.
C'est notre ligne de conduite depuis le début de la crise et cela restera évidemment notre ligne de conduite dans les prochaines semaines. Enfin, notre troisième arme, un atout majeur, c'est la vaccination. Nous sommes bien conscients que le rythme de production et le rythme des livraisons comme celui de l'ouverture des rendez-vous ne sont pas à la hauteur de la volonté des Français de se faire vacciner, c'est le cas partout, dans le monde.
Il y a eu notamment en janvier des retards de livraison, des ajustements dans les créneaux de rendez-vous et je veux dire que je comprends parfaitement la frustration notamment des personnes de plus de 75 ans qui attendent souvent ce vaccin comme une délivrance face à une anxiété profonde qui est vieille d'un an déjà avec cette épidémie qui évidemment se prolonge. Je veux dire aujourd'hui que la mécanique est bien en route, les centres de vaccination couvrent tout le territoire, et nous fonctionnons en flux tendu. Nous avons avec l'Europe su taper du poing sur la table et obtenu davantage de doses de vaccin.
Le président de la République a mobilisé toute l'industrie pharmaceutique et dès le mois prochain des vaccins Moderna seront fabriqués et produits en France à la suite de cette mobilisation. Les trois quarts des résidents en Ehpad ont reçu une injection, et déjà plus de 20% des plus de 75 ans ont reçu au moins une dose du vaccin. Se vacciner, c'est se protéger.
Chaque vaccin est un pas de plus vers le retour à la normale et donc nous continuons, nous accélérons la cadence, nous ouvrons de nouveaux rendez-vous. Nous allons répondre à l'enthousiasme de nos aînés, et puis par tranche d'âge, ensuite, nous étendrons la vaccination à l'ensemble des Français selon le calendrier et la stratégie qui ont été prévus et annoncés par le gouvernement. S'agissant de l'épidémie, je veux donc insister sur la nécessaire mobilisation de tous les Français pour y faire, faire face à ces évolutions, car je le répète, la situation reste préoccupante plus que jamais, le respect des règles sanitaires, le respect du couvre-feu, le respect des gestes barrières sont un impératif majeur.
J'ai conscience et je mesure qu'il est d'autant plus difficile à mesure que la météo s'adoucit, que les journées se rallongent, mais nous devons absolument maintenir ces efforts, tenir ensemble, et nous pourrions payer très cher toute forme de relâchement, et nous savons, évidemment, que les Français sont au rendez-vous et continueront à être au rendez-vous. Mesdames et messieurs, lutter contre l'épidémie, c'est aussi lutter contre ses conséquences. Notre jeunesse a été l'une des premières victimes du virus, elle a consenti à des sacrifices peut-être parmi les plus importants.
Elle est, aujourd'hui, en proie au doute sur son avenir comme sur son présent. Les étudiants de France ont très peu été dans leur université ces derniers mois. Pour certains en première année, notamment, c'est une déchirure, c'est une émancipation retardée, c'est un manque de lien social et une entrée dans l'enseignement supérieur qui est empêchée aujourd'hui.
Nous agissons face à ce constat, je le redis comme porte-parole du gouvernement, mais aussi comme ancien secrétaire d'Etat à la jeunesse. Nous devons agir vite et fort et nous sommes au rendez-vous de cette action nécessaire. La 1re urgence est sociale.
Aucun étudiant n'est laissé pour compte, livré à lui-même. Nous répondons rapidement. En juin, une première aide de 200 euros a été attribuée pour les jeunes les plus précaires.
Et en novembre, une seconde de 150 euros, notamment pour les boursiers. Nous avons répondu aussi avec le repas à 1 euro, au restaurant universitaire, d'abord réservé aux boursiers au mois de septembre, et puis étendu depuis quelques semaines à l'ensemble des étudiants qui en font la demande midi et soir, y compris après l'heure du couvre-feu. Concrètement, cela veut dire que tous les étudiants qui le souhaitent peuvent avoir accès à deux repas complets par jour pour 2 euros au total, donc, si nous comptons les deux repas.
Ce matin, à l'occasion d'une communication en Conseil des ministres, la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation a eu l'occasion de faire un point sur ces dispositifs, et je peux ainsi vous indiquer que ce sont près d'un million 350 000 repas à un euro qui ont été servis à travers 500 points de restauration partout sur le territoire au cours des 3 premières semaines de mise en place de ce dispositif, et évidemment, nous allons continuer à amplifier ce mouvement. La seconde urgence, c'est la perte de confiance en l'avenir, en la capacité à trouver un emploi. Nous avons multiplié les aides pour l'apprentissage, pour la capacité à être recrutés en CDD depuis 3 mois, en CDI.
Nous avons incité considérablement les entreprises à employer des jeunes, et pour ceux qui éprouvent des difficultés malgré toutes ces mesures, une aide spécifique qui peut représenter jusqu'à 500 euros est ouverte aux jeunes diplômés en difficulté, y compris ceux qui n'étaient pas boursiers, ils sont alors accompagnés par Pôle emploi ou par l'association pour l'emploi des cadres, l'APEC. Enfin, la troisième urgence pour nos étudiants, qui est peut-être la plus sourde, la plus silencieuse, la moins visible, la moins perceptible, c'est de répondre à cette angoisse, à ce mal-être souvent lié à la solitude et à l'isolement. Contre la solitude, nous avons décidé d'embaucher deux jeunes par cité universitaire pour créer du lien, pour aller vers les autres, pour aller toquer aux portes des jeunes qui sont aujourd'hui isolés et tirer la sonnette d'alarme quand c'est nécessaire.
Nous avons annoncé la création de 20 000 emplois de tuteurs dans les établissements d'enseignement supérieur, et de 1 600 emplois de référents dans les cités universitaires. Pour la reprise des cours, nous avons ouvert la voie, en garantissant notamment à chaque étudiant de pouvoir bénéficier d'un jour de cours en présentiel par semaine au moins dans son université. Contre la détresse psychologique, nous avons doublé le nombre de psychologues à l'université et innové en mettant en place les chèques psy annoncés par le Pdt de la République, qui permettent aux étudiants de bénéficier d'une aide adaptée et de séances gratuites avec un professionnel.
Toutes ces mesures doivent désormais s'appliquer partout sur le territoire, rapidement, et porter leurs fruits en faveur des étudiants. Je veux dire ici que nous avons, évidemment, conscience que sur telle mesure ou dans tel territoire, les choses ne sont pas encore entrées en vigueur et entrées concrètement dans le quotidien des jeunes et dans le quotidien des étudiants. Et soyez convaincus, et c'était l'objet de la communication de ce matin, que nous sommes extrêmement vigilants pour que ces mesures se déploient, et il n'y aurait rien de pire que des promesses qui ne seraient pas suivies des faits.
Nous veillerons à ce que nos mesures soient parfaitement exécutées. Je peux même dire que moi-même, j'y accorderai une vigilance toute particulière pour les raisons que j'évoquais tout à l'heure. Mesdames et messieurs, si la lutte contre l'épidémie et ses conséquences est au coeur de notre action, nous n'avons pas renoncé, vous le savez, à transformer notre pays et à mener les réformes pour les Français et pour la République.
Hier, le parlement a adopté deux textes importants pour notre pays. Tout d'abord, une réforme de l'ordonnance de 1945 sur la justice pénale des mineurs, qui a été définitivement adoptée. Le président a salué cette avancée pour une réforme qui s'annonçait difficile mais qui a pu se faire dans la sérénité, avec des débats sereins, qui ont pu rassembler.
De son côté, l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi confortant les principes républicains, c'est un moment important qui donne à la République des moyens supplémentaires pour se défendre et battre en brèche tous ceux qui voudraient l'atteindre pour promouvoir aussi les valeurs de la République partout sur notre territoire pour l'école, pour un meilleur contrôle des associations, pour la neutralité du service public, ou encore pour empêcher toute ingérence étrangère dans les cultes. Ce projet de loi multiplie les avancées fortes, concrètes, et attendues sur le terrain, c'est un pas important pour la République qui a été franchi, et la discussion sur le texte va évidemment se poursuivre dans la navette parlementaire. Mais affirmer nos valeurs partout sur le territoire, c'est aussi renouer partout avec la promesse républicaine d'émancipation par le travail, par le mérite, et par l'égalité des chances.
La semaine dernière, le président de la République a annoncé deux mesures supplémentaires fortes, la mise en place de voies d'accès réservées à la haute fonction publique pour des jeunes issus de milieux modestes, et la mise en place d'une plateforme de signalement en ligne et par téléphone pour lutter contre les discriminations. Quelques semaines après l'annonce par le Premier ministre d'un plan de 3,3 milliards d'euros pour les quartiers prioritaires de la ville, notamment pour l'éducation, pour l'emploi, pour la santé, pour le renouvellement urbain. Ces nouvelles mesures prises par le président de la République sont une illustration supplémentaire de notre méthode les actes plutôt que les mots et le concret plutôt que les slogans.
Nous allons, évidemment, poursuivre dans cette voie. Ce mantra, c'est aussi celui qui a guidé notre action depuis le début de ce mandat en matière de solidarité. Le ministre des Solidarités et de la Santé a présenté ce matin un bilan de notre action en la matière depuis 2017, un bilan qui est marqué par des avancées fortes et par la volonté de s'attaquer aux problèmes du quotidien des Français un à un.
Notre seul cap a été la réduction des inégalités, notre seule volonté, la mise en place rapide de ces réformes, et nous y veillons constamment. C'est ainsi que nous avons avancé fortement dans la lutte contre les impayés de pension alimentaire, un fléau qui touche en particulier les femmes séparées de leur conjoint. Il s'agit notamment d'anticiper les situations d'impayés, et de permettre aux caisses d'allocation familiale de prélever directement les pensions des parents débiteurs pour pouvoir les verser au conjoint qui ne reçoit pas sa pension.
C'est une avancée sociale majeure qui était attendue par des centaines de milliers de femmes qui voient ainsi leur pension alimentaire garantie. Parmi les inégalités, nous savons aussi trop bien qu'il y a celles qui concernent les plus jeunes dans les quartiers populaires qui n'ont pas le même accès à une alimentation saine que les autres. Nous avons donc proposé des petits déjeuners gratuits dans les écoles, les quartiers, et la cantine à un euro, grâce à un soutien de l'Etat aux collectivités.
A la rentrée 2020, ce sont ainsi des dizaines de milliers d'élèves de 241 communes qui ont reçu des petits déjeuners gratuits. Quant aux repas à un euro ou moins dans les cantines scolaires, près de 750 000 repas ont déjà été servis. Ce quinquennat restera également marqué par les avancées considérables réalisées en matière d'égalité entre les femmes et les hommes et d'action pour l'enfance.
Parmi toutes les mesures mises en place, je pense au déploiement de l'entretien prénatal précoce pour que chacun puisse mieux aborder l'arrivée d'un enfant. Je pense aussi, bien sûr, à l'allongement du congé paternité à un mois, dont une semaine obligatoire qui est un élément clé pour le développement de l'enfant comme pour l'égalité entre les femmes et les hommes. Enfin, de l'enfance au grand âge, ce quinquennat est celui de la solidarité.
Nous avons augmenté de 100 euros par mois le minimum vieillesse et l'allocation adulte handicapé, nous avons lancé un vaste chantier pour mieux accompagner les 11 millions d'aidants indispensables pour les personnes les plus âgées, ou en situation de handicap, nous avons ainsi renforcé les solutions de répit et déployé le congé proche aidant indemnisé, qui était, là aussi, extrêmement attendu. Si nous avons avancé pour les aidants, nous avons évidemment avancé aussi pour les professionnels du grand âge et de l'autonomie. Trop longtemps laissés pour compte, ils sont, pourtant, les anges gardiens de millions de Français.
Nous ne devions pas leur dire que notre reconnaissance, nous devions leur montrer cette reconnaissance. C'est ainsi que le projet de loi de finance de la Sécurité sociale a consacré 200 millions d'euros pour revaloriser, aux côtés des départements, le secteur de l'aide à domicile que le plan France Relance prévoit 200 millions aussi pour augmenter le nombre de places dans les instituts de formation, d'infirmiers et d'aides-soignants. Plus de 2 000 places ont été créées en 2020.
Notre objectif d'ici à 2022 est de créer 6 000 places supplémentaires pour les infirmiers et 6 600 pour les formations d'aides-soignants. Depuis 2017, notre attention pour les plus faibles, pour les plus précaires, pour les plus jeunes, aussi, n'a pas faibli avec la crise, notre action n'a jamais été aussi forte en la matière, et c'est une fierté, et nous devons aller plus loin, toujours, et je peux le garantir, protéger les Français, et demeure ce qui reste une priorité, ce qui nous anime chaque jour dans nos décisions. Mesdames et messieurs, au cours de ce Conseil des ministres, nous avons également approuvé un certain nombre de textes, je commence brièvement par deux projets de loi ratifiant des ordonnances que j'avais déjà eu l'occasion de vous présenter.
Le premier porte sur la centralisation d'un certain nombre de trésoreries de l'Etat, et permettra notamment de réduire l'endettement public, et le second facilite et encourage considérablement la formation des élus locaux. Ensuite, nous avons une nouvelle fois et une semaine à peine après la présentation du projet de loi dit climat et résilience adopté une ordonnance relative à l'hydrogène, qui prolonge notre action pour la transition écologique. L'hydrogène, c'est une énergie de l'avenir, et nous avons décidé d'en faire un atout stratégique pour la France et pour l'industrie française.
Si nous avons prévu d'y investir 7 milliards d'euros d'ici 2030, ce texte nous donne le cadre nécessaire pour soutenir la recherche, accélérer le soutien à la filière hydrogène, et qualifier l'hydrogène renouvelable. Après cette présentation, la ministre de la Transformation et de la Fonction publique a présenté, de son côté, deux ordonnances importantes. La première renforce le poids de la négociation et des accords collectifs dans la fonction publique en leur donnant une valeur juridique.
Quant à la 2e ordonnance, elle transforme en profondeur le régime de protection sociale complémentaire des fonctionnaires, notamment, en rendant obligatoire la participation des employeurs publics à son financement, Je veux insister sur ces deux textes car ils constituent, là aussi, des avancées sociales notables pour les agents de la fonction publique. Enfin, dernier texte adopté ce matin à décret, portant des concentrations de décisions individuelles en matière de transport routier. Très concrètement, ce texte prévoit par exemple que le registre des VTC, jusque-là géré par l'administration centrale du ministère des Transports, soit désormais géré par la préfecture.
Voilà, mesdames et messieurs, ce que je pouvais vous dire sur ce Conseil des ministres, et je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions. -Bonjour, M. le ministre.
Sami Sfaxi, pour Canal+, CNews. Une question concernant Frédérique Vidal. La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche souhaite demander une enquête au CNRS sur ce qu'elle qualifie, je cite, "un islamo-gauchisme dans les universités".
Les présidents d'université ont fait part de leur stupeur après ces propos avec des mots très forts. Vives réactions aussi de l'opposition et des premiers concernés, les étudiants. Est-ce que la priorité, ce n'est pas de sortir ces étudiants de l'extrême détresse dans laquelle ils sont plongés et de la précarité pour des milliers d'entre eux ?
On voit de files d'attente de ces étudiants devant les distributions alimentaires de plusieurs centaines de mètres, finalement. Est-ce que vous comprenez que ces propos aient pu heurter une grande partie de nos concitoyens, justement, et parfois même les considérant comme particulièrement indécents ? Merci beaucoup. -D'abord, la ministre a eu l'occasion de préciser ses propos, et elle aura l'occasion de s'exprimer à nouveau sur ce sujet.
A partir de là, je veux dire deux choses. D'abord, je veux dire que le président de la République est profondément attaché à l'indépendance des enseignants chercheurs qui est un des fondements de notre République que nous devons garantir. Et la deuxième chose, c'est que la priorité pour le gouvernement, c'est, évidemment, la situation des étudiants dans la crise sanitaire, c'est, évidemment, la possibilité d'apporter des aides, un soutien financier aux étudiants qui sont en difficulté, c'est, évidemment, de permettre aux étudiants qui le souhaitent de pouvoir revenir progressivement en présentiel à l'université, et c'est cela qui est notre priorité aujourd'hui. -Matthieu Desmoulins, pour TF1, LCI.
Si l'on regarde les chiffres de l'épidémie, on remarque que la courbe des contaminations est sur un plateau légèrement descendant, un peu en dessous de 20 000 nouveaux cas par jour. Certains jugent ces chiffres rassurants. Est-ce que dans ce contexte, il n'est pas temps, comme le réclament certains, de rouvrir certains lieux, certains établissements recevant du public.
Et puis je me fais le relais d'une question de France Télévisions. Aucun avis du Conseil scientifique n'a été rendu depuis près d'un mois, maintenant. Est-ce qu'il faut comprendre que le gouvernement prend ses distances avec cette instance ?
Merci. -Sur la 1re question, je suis revenu, au début de mon intervention et de mon propos liminaire, sur la situation sanitaire, et j'ai dit ce que vous avez dit, c'est-à-dire que nous sommes sur un plateau très légèrement descendant, mais un plateau qui reste haut, que nous avons des entrées à l'hôpital qui diminuent très légèrement, mais une pression sanitaire sur l'hôpital qui reste extrêmement forte. Tout cela veut dire donc que nous maintenons un état de préoccupation et de vigilance absolu s'agissant de l'épidémie, et que nous devons tous, collectivement, continuer à tenir ensemble dans cette situation, à maintenir un respect des règles qui ont été fixées, des gestes barrières.
J'entends parfaitement et je comprends parfaitement l'impatience d'un certain nombre de secteurs qui sont fermés à rouvrir. Il y a, pour chacun de ces secteurs, des réunions qui ont lieu avec les ministres concernés. S'agissant de la culture, c'est le cas avec Roselyne Bachelot, s'agissant des restaurants, des bars, des salles de sport, c'est le cas avec mon collègue Bruno Le Maire, avec les autres membres du gouvernement.
Tout ça pour quoi ? Pour préparer le moment où la situation sanitaire rendra possible d'assouplir et de rouvrir un certain nombre de secteurs qui sont, aujourd'hui, fermés. Nous n'y sommes pas, nous n'y sommes pas aujourd'hui, malheureusement, mais nous nous mobilisons tous, évidemment, l'Etat, évidemment, les collectivités locales, et tous les Français, nous nous mobilisons pour y parvenir et donc il faut poursuivre ces efforts.
Et sur la deuxième question, il y a un travail qui se poursuit avec le Conseil scientifique. Evidemment, le Conseil scientifique peut produire des avis ou des notes d'éclairage qui sont un élément très important, la décision que nous prenons ensuite en Conseil de défense ou en Conseil des ministres. -Juste pour revenir sur cette question autour de F.
Vidal, vous nous répondez que, en gros, circulez, il y a rien à voir, mais est-ce que le président, il se détache, justement, de ces propos qui ont été tenus, et de cette enquête qui a été demandée par Frédérique Vidal ? -Je vous ai répondu qu'elle a eu l'occasion de s'exprimer, de préciser un certain nombre de choses hier à l'Assemblée nationale à l'occasion des questions d'actualité au gouvernement, qu'elle aura probablement d'autres occasions de revenir sur ce sujet prochainement, et je vous ai rappelé l'attachement absolu du président de la République à l'indépendance des enseignants chercheurs, et évidemment, cet attachement absolu, cette conception que l'indépendance des enseignants chercheurs est une garantie fondamentale de notre République est partagée par l'ensemble des membres du gouvernement et de l'exécutif et continuera à être défendue. -Adrien Gindre, de France Info.
Encore sur F. Vidal, désolé. Est-ce que ses propos, est-ce que, aussi, sa gestion, certains étudiants, notamment, jugent que Frédérique Vidal n'est pas assez présente durant cette crise, est-ce que pour vous, Frédérique Vidal, aujourd'hui, a encore la confiance à la fois des enseignants, des présidents d'université, mais aussi des étudiants ? -Frédérique Vidal est ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.
Elle est, aujourd'hui, consacrée à 100% sur l'impact de la crise sanitaire pour notre enseignement supérieur. Toutes les semaines, la ministre se rend sur le terrain à la rencontre des étudiants, à la rencontre des enseignants, à la rencontre des présidents d'université pour trouver des solutions et ensuite pour mettre en oeuvre ces solutions. Je vous ai indiqué la communication qui a été faite en Conseil des ministres sur les décisions qui ont été prises, sur les mesures qui ont été décidées, sur leur mise en place, et le fait qu'aujourd'hui, elles se déploient sur notre territoire, c'est parce que la ministre se mobilise, qu'elle se déploie, donc évidemment, sa priorité est bien celle-là, aujourd'hui. -Une question de notre consoeur Rym Momtaz, de "Politico" sur la question sanitaire et la vaccination.
Les difficultés de prises de rendez-vous continuent, et on voit, comme le souligne "Libération", des inégalités surgir, comme les Parisiens, par exemple, qui prennent rendez-vous pour aller se faire vacciner en Seine-Saint-Denis. Pourquoi est-ce que ce genre d'excès est possible, et pourquoi est-ce que les autorités sanitaires ne convoquent-elles pas elles-mêmes les personnes de façon à préserver cet ordre de priorité, comme ça peut être le cas dans d'autres pays ? -Aujourd'hui, il y a un ordre de priorité qui se fait par âge pour toute la population.
Ce sont les plus de 75 ans, s'agissant des personnes qui sont en ville, qui ne sont pas en Ehpad, qui sont appelées à la vaccination. Nous avons un nombre de doses limité, aujourd'hui, en France comme partout dans le monde. Il n'y a donc pas un centre par commune et un nombre de doses suffisant pour mettre en place un centre par commune.
Il y a donc une mobilité qui est possible pour aller se faire vacciner dans un centre qui n'est pas celui de sa commune, puisque, précisément, il n'y a pas de centre dans toutes les communes, et cette mobilité, donc, est importante. Ensuite, il y a la nécessité d'aller vers les publics qui sont les plus fragiles, qui, parfois, sont les plus éloignés de l'information et de la capacité, y compris, par exemple, sur le numérique, à prendre un rendez-vous sur le numérique. C'est pour ça que la possibilité est donnée au centre à la fois de recueillir des prises de rendez-vous via les plateformes en ligne mais également par téléphone, en lien avec les collectivités locales, en lien avec les centres communaux d'action sociale pour aller, justement, chercher des personnes qui sont éloignées de cet accès à l'information ou au numérique.
Par ailleurs, il y a des initiatives spécifiques qui sont lancées, je veux, notamment, citer l'initiative expérimentale qui a été lancée depuis cette semaine en Seine-Saint-Denis, je crois que le centre se situe... couvre Bobigny-Drancy, dédiée aux plus fragiles, aux plus précaires, pour aller chercher ces personnes précaires, ces personnes fragiles, ces personnes éloignées, pour leur permettre d'être vaccinées.
Il y a d'autres initiatives qui se déploient, avec notamment des bus qui permettent de vacciner de manière mobile sur le territoire, et tout ça va monter en puissance évidemment plus à mesure que les doses vont continuer à arriver dans notre pays. -Autre question de notre consoeur toujours sur le même sujet. La semaine dernière, vous répondiez que la raison pour laquelle le nombre de doses administrées le dimanche est beaucoup plus bas par rapport au reste de la semaine, c'est qu'on vaccine à flux tendu.
Comment ça se fait que le flux se tende autant le dimanche ? -Comme cette question m'a été posée deux fois dans les précédents comptes rendus du Conseil, je me suis, évidemment, renseigné de manière plus précise auprès de mon collègue ministre de la Santé. Ce que je peux vous répondre, c'est qu'il y a une allocation de doses qui est faite par semaine.
Un département, un centre de vaccination a un nombre de doses pour vacciner sur une semaine. L'important, c'est que ces doses soient consommées, c'est que les vaccinations aient lieu sur la semaine. Après, il y a une organisation qui se fait au niveau local dans la semaine en fonction des souhaits d'organisation des acteurs locaux.
Ce que je veux vous dire par là et quand je parle de flux tendus, c'est qu'aujourd'hui, les doses qui sont livrées dans les départements, dans les centres, elles sont administrées sur la semaine qui correspond à leur livraison. Et donc s'il y a moins de vaccinations qui sont faites le dimanche, c'est qu'il y en a plus qui sont faites dans les 5 premiers jours de la semaine. Après, ça relève d'organisation locale.
L'important, encore une fois, c'est qu'on continue d'avancer à flux tendu et qu'à chaque fois que nous recevons des doses au niveau national, elles soient immédiatement réparties au niveau local, c'est le cas, et qu'au niveau local, les vaccinations aient lieu immédiatement, c'est le cas aussi. -Bonjour. Ania Nussbaum de Bloomberg News.
Une question sur la cybersécurité. L'agence nationale pour la cybersécurité, l'Ancy, a signalé lundi soir une vague d'attaques qui a touché les entreprises françaises et dont le mode opératoire était très proche du mode opératoire mis en oeuvre par, visiblement, la Russie. Quel est l'état du dialogue, aujourd'hui, avec la Russie sur ces sujets, et est-ce que le gouvernement identifie, effectivement, une menace venant de ce pays ? -Vous l'avez dit, il y a un rapport de l'Ancy qui a été publié et qui a rapproché une cyberattaque d'un mode opératoire qui ressemble au mode opératoire dit "Sandworm".
A partir de là, c'est un constat qui est fait par l'Ancy. Nous avons, évidemment, toute confiance dans ces analyses, mais je n'ai pas de commentaire personnel, en tout cas en tant que porte-parole du gouvernement, à ce stade, à faire sur cette analyse. -Est-ce que vous pouvez nous dire, en revanche, s'il y a un dialogue avec la Russie à ce sujet et à quel niveau il se trouve ? -Je ne peux pas aller plus loin sur ce sujet-là, ce que je peux vous dire, c'est qu'on a une attention particulière sur les questions de cybersécurité.
Il y a eu un certain nombre d'informations relayées dans la presse encore ces jours-ci que nous inaugurerons demain à un campus cyber, qui est un projet important porté par la filière française de cybersécurité et qui est très fortement appuyé par le plan de relance, et évidemment, nous avons une vigilance particulière sur ce sujet-là. -Une question économique sur Danone, qui, à certains égards, on peut dire qu'il fait partie des secteurs stratégiques défendus par la France, comme Carrefour. Un des grands actionnaires de Danone a mis en lumière des défauts dans la stratégie du groupe et appelle, notamment, au départ du PDG.
Est-ce que l'Etat français, le gouvernement, s'inquiète de la stratégie de Danone ? -Je n'ai aucun commentaire à faire en tant que porte-parole du gouvernement sur la stratégie d'une entreprise ou les débats qu'il peut y avoir dans une entreprise privée. -Merci. -Bonjour.
Jacques Serais, RTL. Le gouvernement souhaite-t-il la mise en place d'un vote anticipé et électronique à la prochaine élection présidentielle ? Un amendement a été déposé en ce sens au Sénat.
Est-ce que c'est une piste sérieuse ? Est-ce que c'est un ballon d'essai ? Est-ce qu'on peut en savoir plus ? -Dans son programme en 2017, le président de la République s'est engagé devant les Français à aller vers une généralisation de la possibilité de voter électroniquement.
C'est un engagement qui a été pris, et comme tous les engagements pris dans le cadre de la campagne présidentielle, nous sommes attachés à ce qui puisse être retenu. Et donc c'est dans ce sens que le gouvernement a déposé un amendement dans le projet de loi que vous évoquiez, c'est un amendement qui va être discuté au Parlement dans les prochains jours, et dans les discussions avec le gouvernement, toutes les questions trouveront une réponse, mais moi, je veux insister sur le fait que cet engagement a été pris pour donner le plus de possibilités possibles de participer au scrutin aux Français, que cet objectif a été renforcé par la crise sanitaire. Vous vous souvenez, notamment, pour le second tour des élections municipales, des dispositions avaient été prises s'agissant des procurations pour les prochains scrutins, il y a eu aussi des discussions dans le cadre de leur organisation pour les scrutins du mois de juin, que donc il faut continuer à avancer vers des moyens qui permettent au plus grand nombre de Français de participer aux élections. -On peut s'y attendre pour 2022, concrètement ? -C'est ce qui est proposé dans le cadre de l'amendement gouvernemental, encore une fois, il va y avoir une discussion autour de cet amendement dans la discussion parlementaire. -Il semble qu'il soit déjà enterré, malgré tout, cet amendement, est-ce que vous ne dites pas : "Il faudrait tout simplement retirer cette proposition" ? -Ce que je vous dis, c'est que, encore une fois, il y a un engagement dans le cadre de la campagne présidentielle, je crois que c'est attendu par beaucoup de Français, de permettre un vote électronique aux Français qui le souhaitent, et cet engagement, encore une fois, il est réactivé, il est renforcé par la crise sanitaire qui doit nous conduire à donner davantage de moyens de participer aux élections, comme c'est, d'ailleurs, le cas dans un grand nombre de pays, y compris chez nos voisins, et comme c'est, d'ailleurs, déjà le cas aujourd'hui en France, je suis moi-même élu d'une circonscription où deux des quatre communes de ma circonscription ont un vote électronique avec des bornes électroniques qui fonctionnent.
Et donc c'est dans cet objectif qu'on continue à avancer, et la discussion parlementaire permettra de répondre aux questions posées. -En ce qui concerne la situation sanitaire, en Seine-Saint-Denis pour la vaccination, des mairies ont décidé de délaisser certaines plateformes comme Doctolib pour favoriser leurs habitants. Quelle est la position du gouvernement sur ces décisions prises localement ? -Ca rejoint un peu une discussion qu'on a eue à l'instant.
Il y a une volonté très forte de notre part que tous les Français qui le souhaitent puissent être vaccinés. Aujourd'hui, il y a des difficultés au niveau mondial s'agissant de la production et de la livraison de doses, ce qui fait que malheureusement, aujourd'hui, tous les Français qui le souhaitent ne peuvent pas être vaccinés et que, à mesure que nous avançons, que nous recevons les doses, nous devons à chaque étape tout faire pour que l'ensemble des publics concernés puisse accéder à cette vaccination. Je disais à l'instant qu'il y a plusieurs possibilités qui sont données au centre de vaccination qui consacrent à la fois une part des rendez-vous, aux plateformes de prises de rendez-vous qui existent et qui ont la possibilité aussi de prendre des rendez-vous par téléphone en lien avec les collectivités locales, les CCAS qui ont des fichiers, qui connaissent les personnes les plus précaires pour leur permettre d'accéder à la vaccination.
Et donc c'est cet équilibre-là qu'il faut arriver à poursuivre et c'est ce à quoi travaillent nos acteurs dans les territoires, les agences régionales de santé, les préfets. J'évoquais, à l'instant, une initiative qui a été prise en Seine-Saint-Denis, avec un centre de vaccination Bobigny-Drancy précisément dédié aux populations les plus précaires pour aller les chercher, notamment quand elles n'ont pas l'information ou le moyen de prendre par elles-mêmes un rendez-vous. On va continuer à multiplier ces initiatives. -Est-ce que vous condamnez ces maires... -Moi, j'ai pas de condamnation à faire et je n'ai pas connaissance des situations précises, locales, que vous évoquez. -Je me fais aussi le relais d'une question de nos confrères de BFMTV.
La Défenseur des droits Claire Hédon a proposé l'expérimentation de zones sans contrôle d'identité. Comprenez-vous cette proposition et est-ce que le gouvernement y est favorable ? -Alors, il y a la Défenseur des droits dans son rôle, quand elle fait des propositions.
Nous avons des institutions en France et nous accordons le plus grand respect aux institutions, aux personnes qui les dirigent, a fortiori quand nous les avons nommées. Et donc évidemment, nous entendons toutes les propositions qui sont faites et nous sommes dans notre rôle, nous, exécutif, dans la décision de suivre ou pas des propositions qui sont faites. Donc ce que je peux vous dire, c'est que nous désapprouvons l'idée de suspendre les contrôles dans certains territoires en France, et donc ce n'est pas une proposition qui est suivie par le gouvernement. -Sylvie Corbet, Associated Press.
Une question sur le rythme de vaccination. En fonction de ce rythme, actuellement, à quelle échéance anticipez-vous qu'on verra des conséquences concrètes dans les chiffres en termes de baisse des hospitalisations puisqu'actuellement, on cible les personnes les plus vulnérables ? -G.
Attal : Alors, c'est une question importante. Et parce qu'elle est très importante et qu'elle relève de considérations scientifiques assez poussées, je pense que c'est une question qui fait plutôt l'objet de la conférence de presse qui aura lieu demain où le ministre et les scientifiques pourront s'exprimer sur cette question. -Question de nos confrères de France Inter : pour la première fois depuis les accords de Nouméa, les indépendantistes vont diriger l'archipel, donc on parle de la Nouvelle-Calédonie, évidemment.
Est-ce que cela change la donne pour Paris ? N'est-ce pas pour vous le pire des scénarios avant le 3e référendum pour l'indépendance ? -G.
Attal : Alors, ce que je veux dire, c'est que le Gouvernement salue l'élection du gouvernement par le Congrès dans le respect de l'Accord de Nouméa et des institutions calédoniennes. L'Etat reste déterminé au dialogue. Quelle que soit la composition politique du gouvernement calédonien, sa porte reste, plus que jamais, ouverte.
Nous formons des voeux pour que le nouveau gouvernement puisse rapidement élire son président et prendre ses fonctions. De nombreux sujets d'intérêts communs nécessitent d'avoir des interlocuteurs rapidement dans les institutions calédoniennes. J'en cite trois : la crise sanitaire et la nécessaire accélération de la vaccination, le soutien aux finances publiques et, évidemment, les sujets liés à l'industrie du nickel.
La formation du gouvernement sera l'occasion de reprendre le dialogue plus largement sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Le travail autour des conséquences du oui et du non à un éventuel 3e référendum sera engagé prochainement avec l'ensemble des acteurs politiques calédoniens. Il s'inspirera, notamment, du travail, en cours de consultation, de la société civile organisé par le haut-commissaire de la République pour se mettre à l'écoute des questions et des attentes des Calédoniennes et des Calédoniens pour leur avenir.
Et je veux dire que, plus que jamais, le gouvernement de la République réaffirme son engagement à trouver par le dialogue et dans le respect de l'Etat de droit une nouvelle solution consensuelle pour la Nouvelle-Calédonie et tous ceux qui y vivent. S'il n'y a pas d'autres questions...
Si. -Oui. Une question, pardon.
Est-ce qu'aujourd'hui, on peut dire qu'un 3e reconfinement en France est définitivement enterré ? -G. Attal : Je vais vous refaire la réponse que je vous fais systématiquement et que je fais d'ailleurs depuis ma nomination en tant que porte-parole du gouvernement.
Eclairé aussi par l'expérience que nous avons, maintenant, de la gestion de cette épidémie. C'est que je n'exclus jamais rien par principe et que quand nous excluons par principe certaines pistes...
Nous avons vu, par le passé, dans cette épidémie, malheureusement, parce qu'elle est imprévisible, parce qu'il y a un certain nombre d'événements, d'éléments qui peuvent changer la donne, et c'est aujourd'hui le cas avec les variants, que nous ne pouvons rien exclure par principe et que parfois nous étions démentis par la situation et les décisions que nous devions prendre. Et donc je redis que la situation reste très fragile, qu'elle reste préoccupante, qu'elle nous appelle à une très grande vigilance et qu'elle nous appelle à une très grande mobilisation pour respecter le couvre-feu, pour respecter les gestes barrières encore une fois avec la difficulté dont je suis conscient parce que ça fait, maintenant, un an que cette crise dure, parce que ça fait plusieurs mois que nous vivons avec un couvre-feu puis un confinement puis, de nouveau, un couvre-feu, que c'est très difficile pour les Français, que c'est d'autant plus difficile et ça sera d'autant plus difficile quand les jours s'allongeront encore et que la météo s'adoucira. C'est un peu ce que je disais tout à l'heure.
Mais, dans ce contexte, il ne faut pas relâcher nos efforts que nous avons vu, montré ces dernières semaines, que nous savions collectivement déjouer les pronostics, maintenir une situation stable, voire la faire baisser légèrement. C'est une invitation à poursuivre et à amplifier ces efforts. Merci à tous.
Je vous souhaite une bonne semaine.
Emmanuel Macron