Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 1 avril 2022 23 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalDéfenseTravail & emploi

Questions de confiance : Jean Lassalle, reconstruire un Etat, élaborer une nouvelle politique, sortir de l'Otan - 01/04

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:33OuverteRéponse directe

    Pourquoi vous êtes candidat Jean Lassalle ?

  • 0:52OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous pourriez dire aux français pourquoi est-ce qu'ils voteraient pour vous ?

  • 1:02OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous portez comme priorité dans votre campagne ?

  • 1:29RelanceRéponse directe

    Ces blessures se sont infectées ?

  • 2:26FerméeÉludée

    Est-ce que vous vous engagez à ne jamais avoir recours à quelques cabinets privés que ce soit ?

  • 3:50OuverteRéponse directe

    Quand vous dites retrouver la commune, ça veut dire quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24PrésentateurFait
    « Vous êtes candidat à l'élection présidentielle et pas pour la première fois puisque déjà en 2017 vous étiez candidat, vous aviez obtenu 1,2% des voix au premier tour. »
  • 0:35Invité politiqueFait
    « Parce que si je ne l'avais pas été, je n'aurais pas su pour qui voter. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « Pays perclus de petites blessures qui se sont ajoutées, légis de nos ordres, depuis des années, alors qu'on n'a prêté aucune attention. »
  • 2:04Invité politiqueChiffre
    « ne pas faire appel à des cabinets américains à 900 millions d'euros. »
  • 4:03Invité politiquePromesse
    « Oui, pour le député maire et le sénateur maire. »
  • 5:59PrésentateurFait
    « Vous videz des sièges à l'Assemblée qui vont rester des sièges vides. »
  • 5:59Invité politiqueFait
    « Il s'agit tout simplement de redonner la parole et le droit de choisir au peuple souverain. »
  • 7:26Invité politiqueChiffre
    « je suis celui qui l'a mené le plus loin »
  • 7:52Invité politiqueFait
    « Je dis que j'avais besoin de voir, d'avoir le résultat de cette législative. »
  • 8:12Invité politiqueFait
    « Il a Patrick Drahi, vous connaissez bien, l'FMTV. RMC, l'Express, Libération. »
  • 10:38Invité politiqueFait
    « Est-ce qu'il a fait le job ? Pas le problème. »
  • 11:01Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire que je me suis rendu compte que nous étions sous le jour d'une dictature »
  • 12:51Invité politiqueFait
    « Poutine est complètement dérangé et est conseillé par Macron »
  • 17:25Invité politiqueFait
    « Non, ils ne demandent pas autant. C'est l'autonomie et j'y étais. »
  • 20:13PrésentateurFait
    « Est-ce que ça veut dire que c'est la légitime défense d'abord plus pour les policiers, pour les forces de l'ordre ? »

Temps de parole

  • Invité politique65 %
  • Présentateur35 %

15,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Merci de venir répondre à mes questions de confiance, aux questions que tous ceux qui nous écoutent et nous regardent se posent à neuf jours maintenant du premier tour des élections présidentielles. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle et pas pour la première fois puisque déjà en 2017 vous étiez candidat, vous aviez obtenu 1,2% des voix au premier tour. Pourquoi vous êtes candidat Jean Lassalle ?

0:35
Invité politique

Parce que si je ne l'avais pas été, je n'aurais pas su pour qui voter.

0:40
Présentateur

Ça c'est une question que nombreux français se posent aujourd'hui, ils ne savent pas tous pour qui voter et pourtant ils ne sont pas tous candidats.

0:46
Invité politique

Je leur apporte une réponse.

0:49
Présentateur

Vous allez les convaincre autrement peut-être, non ? Vous, vous allez voter pour vous, ça on a bien compris, mais est-ce que vous pourriez dire aux français pourquoi est-ce qu'ils voteraient pour vous ?

0:58
Invité politique

Oui, oui, oui, bien sûr, oui. Vous voulez qu'on commence par quoi ?

1:02
Présentateur

Mais je ne sais pas, dites-moi d'abord, qu'est-ce que vous portez vous comme priorité dans votre campagne, dans votre candidature ?

1:08
Invité politique

Il faut rassembler ce grand pays. Pays perclus de petites blessures qui se sont ajoutées, légis de nos ordres, depuis des années, alors qu'on n'a prêté aucune attention. Et ça s'est un peu infecté. Et aujourd'hui...

1:29
Présentateur

Ces blessures se sont infectées ?

1:31
Invité politique

Oui. Et vous voyez, ils ont du mal à comprendre que cette campagne soit pour eux, une grande partie. C'est pour ça que j'étais obligé de prendre un autobus pour aller un peu comme le tout le monde.

1:48
Présentateur

Vous avez sillonné la France ?

1:49
Invité politique

Exactement. Et à ma foi, je leur ai expliqué comment je voulais reconstruire un État. Parce qu'en France, c'est un symbole, ça doit être un outil pour m'aider à élaborer une nouvelle politique, ne pas faire appel à des cabinets américains à 900 millions d'euros.

2:08
Présentateur

Vous faites référence évidemment au cabinet de conseil.

2:10
Invité politique

C'est vous qui le dites.

2:11
Présentateur

Pour vous ? Non, c'est vous qui le dites, Jean Lassalle. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que pour vous, ça c'est un des symboles de cette fin de campagne, ce recours au cabinet de conseil, ce qu'on appelle l'affaire McKinsey ?

2:21
Invité politique

Ensuite, je dois reconstruire le territoire.

2:23
Présentateur

Alors attendez, je voudrais juste qu'on s'arrête un instant là-dessus, Jean Lassalle. Puisque vous faites référence à cela, est-ce que vous pouvez nous dire ce matin que vous, vous vous engagez à ne jamais avoir recours à quelques cabinets privés que ce soit ?

2:36
Invité politique

Non, les cabinets sont nécessaires et utiles. J'en ai dirigé un pendant 35 ans. Je suis assez bien placé. Dans la croix et concernant ? Non. Dans l'étude hydraulique, électrique. J'ai fait même des lacs collinaires, vous voyez, aujourd'hui, c'est dépassé. Et j'ai eu la chance de faire des travaux très importants. J'ai mis de goutte à goutte dans le Lot des Gavons à l'époque, venu d'Israël.

3:02
Présentateur

Donc, quand c'est utile, oui, et là, vous estimez que ça ne l'était pas ?

3:05
Invité politique

Non, mais là, ce n'était pas la même chose. Il ne s'agissait pas de conseiller le président de la République, de le faire élire, et puis ensuite de gérer le Covid, et ensuite tout le reste. Ce n'était pas du tout la même chose. Mais je voulais finir, enfin, comme vous voudrez bien, je voulais dire qu'ensuite, je voulais réorganiser le territoire. Il a été balayé par les deux derniers présidents, comme en fait une paillesse, il n'a rien fait pour le redresser. Une châtonnée retrouvée, parce que c'est petit, j'ai besoin de retrouver à l'autre bout la commune. Parce que la commune, c'est à la fois la population et les immenses territoires. L'immense territoire.

Entretenue du papier, musique, entretenue de personnels.

3:50
Présentateur

Quand vous dites retrouver la commune, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, par exemple, vous déferez les communautés de communes, vous redonnerez plus de pouvoir au maire ?

3:57
Invité politique

Oui, bien sûr, si je vais leur donner le pouvoir qu'ils avaient.

4:01
Présentateur

Le cumul ? Vous reviendrez sur cette loi du non-cumul ?

4:03
Invité politique

Oui, pour le député maire et le sénateur maire.

4:05
Présentateur

Il faut qu'ils puissent être à la fois maire et parlementaire ?

4:08
Invité politique

Oui, parce que sinon nous avons une, comment je devrais dire, une assemblée nationale où il y a tous les leaders qui se disputent avec leur numéro 2. Parce que dans une équipe, il n'y a qu'un leader. C'est historique, depuis Socrate déjà.

4:21
Présentateur

C'est humain, quoi.

4:22
Invité politique

C'est humain.

4:23
Présentateur

Jean Lassalle, on va rentrer dans le détail de vos propositions.

4:27
Invité politique

Vous voyez quand même que j'ai besoin que ça fonctionne.

4:28
Présentateur

Oui, oui, j'ai compris. Vous trouvez que ça ne fonctionne pas.

4:30
Invité politique

Pour lancer la recherche, par exemple.

4:32
Présentateur

Que ça ne fonctionne pas et qu'il faut que ça fonctionne. On va rentrer même dans le détail sur les questions de pouvoir d'achat, sur les questions de sécurité et sur les questions internationales. Également, on va revenir sur la Corse. Vous êtes le candidat qui a obtenu le plus grand nombre de parrainages corse. La situation, évidemment, aujourd'hui, je voudrais entendre ce que vous, vous en feriez. Mais d'abord, sur la situation, je le disais, neuf jours avant le premier tour, le niveau des procurations n'a jamais été aussi bas.

Est-ce que dans ce Tour de France que vous avez fait, vous avez ressenti un désamour, y compris de cette élection, qui normalement, l'élection présidentielle est celle qui réconcilie les Français avec la politique ?

5:06
Invité politique

Oui, c'est depuis une semaine. Jusque-là, les Français ne disaient rien. Comme ils ne sont pas désagréables avec moi depuis 6 ou 7 ans, ils se tenaient simplement que je ne sois invité nulle part. Mais ils ne disaient rien. Là, ils disent ouvertement qu'ils n'iront pas voté. Pas plus pour moi que pour les autres.

5:26
Présentateur

Comment vous pourriez les convaincre ?

5:28
Invité politique

C'est à faire difficile, non.

5:34
Présentateur

Jean Lassalle, vous dites notamment que vous voulez reconnaître le vote blanc. Aujourd'hui, il est quand même comptabilisé. C'est-à-dire que concrètement, les votes nuls ou les votes blancs sont notés dans les procès verbaux des différents bureaux de vote. Mais vous, vous dites les reconnaître. Ça veut dire quoi ? Concrètement, vous allez en faire quoi ? S'il y a des bulletins blancs, vous faites quoi ? Vous videz des sièges à l'Assemblée qui vont rester des sièges vides. À quoi ça va correspondre dans les faits ?

5:59
Invité politique

Il s'agit tout simplement de redonner la parole et le droit de choisir au peuple souverain. Nous sommes les premiers à l'avoir fait. Et ensuite, à respecter la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Qui est certainement un des plus beaux textes qui a été écrit. Mais dont nous sommes très loin. Donc, pour ce faire, il faut que le vote blanc soit comptabilisé. Et qu'il figure sur le registre, au même titre que M. Lassalle. Non, non, non, non, il ne compte pas. Il est avec les enveloppes qui sont sans bulletins.

6:34
Présentateur

Alors, on a le chiffre avec vous. Mais au-delà de l'affichage, au-delà de dire qu'il y a tant de bulletins blancs, comment ça se manifeste ? Qu'est-ce que ça change ?

6:43
Invité politique

Ça change que M. Blanc peut être premier.

6:45
Présentateur

Et donc, si le vote blanc est premier, qu'est-ce que...

6:49
Invité politique

Ah, et voilà. On va enfin commencer le débat. On aurait dû commencer, que vous auriez pu commencer avec moi.

6:55
Présentateur

On relance la campagne, alors ?

6:56
Invité politique

Depuis deux ou trois ans, au lieu de ne jamais m'inviter.

6:59
Présentateur

Oh, Jean Lassalle, vous n'allez pas me refaire le même cinéma.

7:01
Invité politique

Pas plus Jean-Jacques Hannaud, d'ailleurs. Vous avez laissé tomber un peu vite. Mais enfin, peu importe. Je n'ai jamais été invité.

7:08
Présentateur

Tous les débats ce matin. Je voudrais quand même juste savoir, sur le vote blanc, Jean Lassalle, vous en ferez quoi ? Vous en ferez quoi ? Au-delà de donner le chiffre.

7:15
Invité politique

Eh bien, le peuple va reprendre conscience qu'il a le pouvoir. Donc, dans le projet de loi que j'ai mené très loin, je suis celui qui l'a mené le plus loin, on revote une deuxième fois. Et là, il faut quand même mettre en place un président qui sera certainement le second. Et ensuite, un gouvernement, etc.

7:35
Présentateur

Vous voulez revoir ?

7:36
Invité politique

C'est, comment je devrais dire ? Un changement total d'approche.

7:43
Présentateur

Vous voulez également revoir la durée des mandats. Est-ce que vous voulez allonger ou réduire les mandats ?

7:47
Invité politique

J'ai dit, parce que c'est surtout le septennat et le quinquennat qui passent problème. Je dis que j'avais besoin de voir, d'avoir le résultat de cette législative. Macron va certainement la gagner, compte tenu de tous les appuis qu'il a. Il ne peut pas perdre.

8:02
Présentateur

C'est quoi les appuis qu'il a ? Ça veut dire quoi, ça ?

8:05
Invité politique

Qu'est-ce que ça veut dire ? Il a Patrick Drahi, vous connaissez bien, l'FMTV. RMC, l'Express, Libération. Il a Bernard Arnault, le Parisien, l'Esséco, l'Esséco. Patrick Drahi, d'ailleurs, qui est une entreprise luxembourgeoise. Jean Lassalle. À Guernonais. Alors, ça veut dire quoi ?

8:27
Présentateur

Ça veut dire qu'Emmanuel Macron est le candidat des médias, c'est ça ? Que vous dites ce matin, Jean Lassalle ?

8:33
Invité politique

Il a été élu par les médias, parce que je suis assez grand. Vous ne croyez pas au vote. Et que vous avez fait une sociologie, un master de sociologie politique.

8:41
Présentateur

Je vois que vous avez beaucoup étudié mon CV.

8:43
Invité politique

Et que vous êtes une littéraire de haut rang.

8:46
Présentateur

Non mais, Jean Lassalle, on ne s'intéresse pas à moi ce matin, mais on s'intéresse à vous. Mais moi, je m'intéresse aussi un peu à vous, madame.

8:52
Invité politique

Parce que j'ai envie de vous poser la question, est-ce que ça vous gêne, quelque part, de poser des questions aussi essentielles, et vous, de ne vous en poser aucune. Alors que vous étiez avec ce vénement en 2002.

9:04
Présentateur

Mais vous n'imaginez pas une seule seconde que je ne m'en pose pas. Je m'en pose tous les matins. Et je vais même vous dire une chose, c'est que tous les matins, avant d'arriver devant vous, j'ai depuis deux heures et demie discuté avec tous les auditeurs d'RMC, qui d'eux-mêmes viennent porter devant vous et devant nous tous toutes les questions que se posent les Français aujourd'hui. Donc, vous ne pouvez pas me faire, franchement, cette injure. Jean Lassalle, je voudrais qu'on puisse poursuivre. Donc, Javier Niel est le patron du Monde. Il y a cette question très importante ce matin. Vous pouvez refuser de répondre et ensuite dire que c'est la faute des autres.

Mais ce matin, vous avez la parole et vous pourriez l'utiliser.

9:34
Invité politique

Lui a lancé Zemmour. Voyez l'équilibre, comment ça se fait. Alors, Jean Lassalle, sur le pouvoir d'achat, c'est aujourd'hui. Vos amis qui ont parlé avec vous ce matin sachent tous ces détails. Vous comprenez ? Alors, après, vous pouvez me poser toutes les questions. Cette campagne est pourrie. Pour une fois, pas par les politiques, parce qu'on savait qu'ils étaient d'une lâcheté crasse. Et j'en fais partie, parce qu'il y a longtemps que je suis en politique. Mais on ne savait pas que les journalistes étaient autant lâches. Et qu'ils sont capables d'une lâcheté.

10:06
Présentateur

Je vous pose des questions, vous n'y répondez pas ? Et c'est moi qui suis lâche ?

10:11
Invité politique

Oui, pas à vous, toutes seules. Non, ce serait non. Ah, c'est gentil. Apolline, je...

10:17
Présentateur

Jean Lassalle, je vous repose cette question. Pouvoir d'achat, parce que nombre de personnes qui nous écoutent et qui nous regardent ce matin savent qu'aujourd'hui, c'est extrêmement cher de se chauffer, de rouler, de produire. Et d'abord de rouler 18 centimes d'euros de moins par litre à partir d'aujourd'hui. Est-ce que là-dessus, le gouvernement a fait le job ou pas ?

10:38
Invité politique

Est-ce qu'il a fait le job ? Pas le problème. On a un président qui n'existe plus. Il a une grave crise existentielle qui lui tombe d'ailleurs dessus au plus mauvais moment. Il ne sait plus qui il est. Il a peur de tout le monde et même de lui-même. Il va pour presque une gâchette chez Bayrou, vous imaginez. Moi, j'ai voulu aller le voir à Poissier.

10:57
Présentateur

Il n'y a pas très longtemps, Jean Lassalle.

10:59
Invité politique

Les choses ont changé en 10 ans. C'est-à-dire que je me suis rendu compte que nous étions sous le jour d'une dictature qui oblige les plus grands esprits à devoir s'écraser ou à mourir.

11:11
Présentateur

On est en dictature aujourd'hui en France.

11:12
Invité politique

Oui, une dictature molle, c'est la dictature de la finance de ces messieurs qui ont entrecroisé toutes leurs affaires, qui ont leur...

11:22
Présentateur

Par contre, allez rencontrer Bachar el-Assad, ça ne vous a pas dérangé ? Donc on est en dictature ici, mais allez voir Bachar el-Assad, ça c'est tranquille.

11:27
Invité politique

Oui, et c'est grâce à cette politique très éminente, couverte d'ailleurs par deux de vos collègues qui ont eu une promotion, mais qui n'en avaient rien dit, que nous n'avons plus d'amis. Nous n'avons plus personne au Moyen-Orient. Les Africains, vous avez vu le Mali.

11:44
Présentateur

Est-ce que vous diriez que Bachar el-Assad, que vous avez été voir en 2010 ? Le 2017 est un ami.

11:50
Invité politique

Mais pourquoi voulez-vous que je dise que c'est un ami ?

11:52
Présentateur

Je ne sais pas, vous dites qu'on n'a plus d'amis. Celui-là, au moins, vous avez été le voir, donc peut-être qu'il trouve grâce à vos yeux.

11:56
Invité politique

Sauf que, malgré tout, vous pouvez dire tout ce que vous voudrez, la Syrie n'est pas dans l'état de destruction totale dans lequel se trouve l'Irak, dans lequel se trouve la Libye, et dans lequel se trouve...

12:08
Présentateur

Vous avez été à Alep, Jean Lassalle, vous ne pouvez pas dire aujourd'hui que ça n'est pas dans cet état de destruction. Vous pouvez me le dire, les yeux dans les yeux, c'est-à-dire ?

12:15
Invité politique

Oui, mais enfin, l'ensemble du territoire n'a pas sombré, et pourtant, avec les alliés qu'il avait, les Russes et les Turcs, il n'était pas très bien parti. C'est une armée de conscription, madame. Alors moi, je ne suis pas juge à l'AE, je vous l'ai dit. Mon problème n'est pas de juger, c'est de présider la France.

12:31
Présentateur

Restons sur la politique étrangère, puisque diriger la France, c'est aussi, justement, regarder quelle est la place qu'elle a dans le monde. L'une de vos mesures, ce serait de sortir de l'OTAN. Sortir carrément, ce n'est pas juste sortir du commandement intégré, ça, j'ai bien compris.

12:44
Invité politique

J'ai bien compris.

12:45
Présentateur

Sortir de l'OTAN. Vous dites, on n'a plus d'amis, mais là, il y en a encore quelques-uns. Même ceux-là, vous allez les lâcher.

12:51
Invité politique

Mais les pauvres amis, ils sortaient du pacte de Varsovie, vous savez comment ça s'est passé, 1998, 2002, 2012. Écoutez, Poutine est complètement dérangé et est conseillé par Macron qui lui dit, sort de ta solitude, sinon ta Russie s'effondrera. Et toi aussi, quand on est conseillé de cette manière-là, il vaut mieux, vous voyez.

13:12
Présentateur

Conseillé par Macron ? Oui. Poutine est conseillé par Macron ?

13:16
Invité politique

C'est ce que j'en veux.

13:17
Présentateur

Vous feriez quoi ? Vous iriez lui parler ? Vous allez parler à Bachar el-Assad, mais vous n'iriez pas parler à Poutine.

13:20
Invité politique

Vous passez une question à l'autre, vous allez finir par me perdre. C'est ce que vous cherchez.

13:23
Présentateur

Non, je ne cherche pas à vous perdre. J'essaye d'avoir un peu des compréhensions sur les différents points. Vous dites, pardon, qu'aujourd'hui, il faut parler à tout le monde, y compris à Bachar el-Assad. Et par contre, quand un président va parler avec Poutine, vous dites que c'est le conseiller ?

13:36
Invité politique

Vous avez une relation qui a une attitude aussi indicible que M. Poutine.

13:44
Présentateur

Je voudrais comprendre.

13:45
Invité politique

J'entendais, mais vous ne pouvez pas comprendre si vous m'interrompez toutes les secondes. Vous avez beau être à Pauline de Malherbe, travaillant pour M. Drahi.

13:53
Présentateur

Allez-y, reprenez votre petit papier.

13:55
Invité politique

Eh bien, oui, mais enfin, je ne suis pas comme vous. Moi, je ne suis pas un professionnel de la télé.

13:58
Présentateur

Non, non, mais moi aussi, j'ai des papiers, vous avez remarqué ? Oui, voilà.

14:01
Invité politique

Donc, si vous voulez lui parler, n'allez pas au moins le provoquer. N'allez pas lui dire, sors, parce que ça, je ne l'ai pas inventé. C'était en gros, je crois que c'était même sur votre télé.

14:12
Présentateur

Vous parlez de la paranoïa dont a parlé Emmanuel Macron à propos de l'anime de Poutine ?

14:16
Invité politique

Qui a le plus contribué au désordre dans lequel on se trouve notre pays.

14:19
Présentateur

Il n'y a aucun problème. Vraiment, vous n'hésitez pas. Vous pouvez tout à fait sortir si vous estimez que vous n'avez pas votre place.

14:24
Invité politique

Surtout pas. D'accord. Surtout pas. Je veux profiter de ces quelques secondes. Il y a 7 ou 8 ans que je les attends.

14:30
Présentateur

Vous vous rendez compte de la liberté qu'il y a dans ce pays dont vous parlez comme d'une dictature aujourd'hui ? Les règles font qu'en effet, chaque candidat à l'élection a le droit exactement et strictement au même temps de parole. Ce matin, vous avez 23 minutes devant moi, comme tous les autres.

14:48
Invité politique

Il a fallu que j'attende. Pas du tout. Il a fallu que j'attende. Et quand je vois l'émotion qu'il y a dans vos yeux, je me rends compte que ça ne coule pas de soi.

14:57
Présentateur

Il y a de l'émotion.

14:58
Invité politique

Donc, quand je disais pour finir...

14:59
Présentateur

Dans la salle, je ne réagis pas. Chacune de vos petites piques. Parce que ce serait trop long et je veux qu'on puisse parler du fond. D'accord.

15:05
Invité politique

Est-ce que vous pouvez me laisser finir ? Allez-y. Quand vous avez quelqu'un qui ne va pas bien et que vous lui dites... Sors. Et ton inconscient, tu finiras très mal et ton pays finira réduit en néant. Vous pensez qu'il vaut mieux que ce type continue à parler ? Ce type, c'est le président de la République actuelle. Il n'est nulle part. Il n'assume rien. Il envoie des mails. Et il devrait être en première ligne pour préparer, justement, la sortie de ce monde tourmenté, pour préparer le nouveau. Nous aurions pu parler de la recherche d'une nouvelle énergie. C'est plus qu'impératif au moment où nous allons célébrer la Coupe du Monde au Qatar. Ce qui est un signe d'une grandeur inouïe.

Vous y saurez en première ligne avec tous les autres, puisqu'ils ont tous des intérêts là-bas. Donc, nous aurions pu essayer de trouver un plan pour le cancer avec la recherche que je vais lancer avec 3 ou 4 points. Alors que nous sommes à 0,75 aujourd'hui. Et encore grâce à moi, parce que j'ai dit qu'en pleine période de Covid, rester à 0,5 de recherche, c'est vraiment... Je vous laisse dérouler, Jean-Lassane. Oui, oui, oui. Vous me direz quand vous avez fini. Non, non, mais je... Oui. C'est très important parce que personne ne le dit.

Donc, la recherche, et comme j'ai un État qui, avec le concours de l'ensemble de l'organisation territoriale, et le préfet, l'État qui va pouvoir poursuivre son action au niveau du territoire, nous avons retrouvé un contexte de bienveillance. Et dans ce contexte-là, je vais essayer...

16:38
Présentateur

Je vais vous prendre au mot un peu de bienveillance, Jean-Lassane. Poursuivons donc cette interview. Je voudrais vous parler de la Corse. La Corse, avec vous, autonomie ou indépendance ?

16:48
Invité politique

Non, ils ne demandent pas autant. C'est l'autonomie et j'y étais. Et croyez-moi, je n'y ai pas trouvé beaucoup de candidats pour me faire de l'ombre. Et j'ai tenu... Ça veut dire quoi ?

16:57
Présentateur

Ça veut dire que les autres n'ont pas été en Corse ? Vous avez vu que le gouvernement a dépêché, quelques semaines avant le premier tour, finalement, le ministre de l'Intérieur qui a été discuté avec les Corses.

17:08
Invité politique

Et avec quel succès ? Vous avez vu ce que ça a donné derrière.

17:13
Présentateur

Vous parlez des émeutes ?

17:14
Invité politique

Je parle de ce qui s'est passé, vous me posez la question à moi, ce que j'ai fait. Moi, j'ai parlé aux Corses, comme j'ai l'habitude de leur parler. Vous me demandez si c'est l'autonomie ou là, je ne sais quoi. Non, je pense que ce qui s'est passé avec le Portugal, notamment, est un bon exemple.

17:34
Présentateur

Vous parlez de la relation entre le Portugal et les îles des Açores, c'est-à-dire la relation entre la métropole et les îles ?

17:41
Invité politique

Oui, c'est-à-dire que...

17:42
Présentateur

Ça, c'est un modèle pour vous ?

17:43
Invité politique

C'est un peu plus loin, mais je pense que pour sortir du programme Corse, et à terme, certainement, un jour du problème Basque, je suis député des Basques, on va trouver des solutions qui n'existent pas encore. C'est-à-dire qu'il faut innover. C'est pour ça que je suis si amer, que pendant cette campagne, on n'ait rien fait du tout que parler de choses proprement dérisoires, alors qu'il y a tant d'enjeux. Je suis un amoureux du processus de paix irlandais. Ils ont commencé par approcher les prisonniers. Je les ai suivis de près, je les connaissais. Et ensuite, petit à petit, la relation s'est installée. On n'a rien fait de tel pour la Corse. Le fait de ne pas avoir rapproché...

Le président y a été, même avec M. Chevenement, que vous avez soutenu en 2002, et il a...

18:34
Présentateur

Il n'a rien à cacher, Jean Lassalle. Il n'y a aucun problème. Allez-y. Franchement, je n'ai aucun regret.

18:38
Invité politique

Mais je n'aurais rien à cacher. Si je suis au second tour non plus, croyez-moi, on s'occupera de moi.

18:42
Présentateur

Jean Lassalle, Yvan Colonna, vous en avez parlé comme de ce berger courageux, ce berger qui a tant purgé.

18:47
Invité politique

Oui, mais j'ai parlé aussi de la veuve Claudette Rignac, pour qui j'avais toutes mes pensées. Et je l'ai fait devant des salles où tout le monde pouvait me répondre. Et où nous avons fini, après avoir chanté l'hymne Corse, la Marseillaise, il n'y a pas grand monde qui l'a fait ces derniers jours.

19:09
Présentateur

Sur la sécurité, faire évoluer la légitime défense, c'est la proposition de Marine Le Pen, d'Éric Zemmour, de Nicolas Dupont-Aignan. Hier, Emmanuel Macron a dit, pas question, moi je ne veux pas y toucher. Et vous, est-ce que vous pensez qu'il faut faire évoluer la question de la légitime défense ?

19:24
Invité politique

Oui, mais il faut la préparer. Parce que dans l'état actuel des choses, on ne savait plus si c'est un goût de sang, parce qu'autrefois on s'engueulait, mais on ne se tuait pas. Aujourd'hui, il n'est pas rare, même dans mon territoire, qui est quand même très rural, comme vous le savez, très profondément rural, qui ne connaît rien d'autre que la ruralité, bien qu'un homme reste un couteau au poitrail. Donc, oui, mais nous devons apprendre à aider l'école.

19:54
Présentateur

Jusqu'où ? Est-ce que ça veut dire que c'est la légitime défense d'abord plus pour les policiers, pour les forces de l'ordre, ou est-ce que c'est aussi pour tout un chacun face à un vol, un cambriolage, une violence ? Est-ce que vous vous dites, à ce moment-là, si on sort un fusil et que l'autre n'est pas armé, on a quand même cette présomption de légitime défense ?

20:13
Invité politique

C'est un état d'esprit qu'il faut acquérir. Si je suis président, je m'en occupe dès le premier jour. Il faut réapprendre à l'école. Et parmi les choses, parmi les disciplines que j'apprendrai, il y aura notamment les disciplines des arts martiaux. Parce qu'il y a aussi un état d'esprit, c'est-à-dire, c'est apprendre à vous concentrer en un temps minimum pour avoir la bonne attitude et dissuader un adversaire. Alors, si c'est 10 bonhommes qui vous assaillent en même temps, ce n'est pas la peine. Mais la plupart du temps, c'est un seul qui vous gêne, qui vous ennuie. Je vous assure que ça change toutes les données du problème.

Ensuite, je crois qu'il faut former des médiateurs pour qu'ils leur apprennent à ceux qui sont en difficulté. Et nous les connaissons très bien. Moi, avec la gendarmerie, mon territoire, je savais très bien quand un tel ou un tel commençait. Il y a des signes avant le coureur. Il faut retrouver l'homme qui retrouve l'homme. Il faut retrouver l'humanité, laisser tomber tout ce pognon et retrouver de nouveau la civilisation. Vous l'avez dit, Jean-Rapande, vous êtes extrêmement amer.

21:23
Présentateur

Et si vous avez utilisé ce mot, est-ce que ce n'est pas la campagne ?

21:26
Invité politique

Non, j'ai dit amer et très lucide. Et d'ailleurs, heureusement que je suis dans cette campagne, pour dire un petit peu tout ça, pour que plus jamais ça, pour qu'il n'y ait plus jamais de campagne comme celle que nous venons de vivre. Elle a été tout simplement dégueulasse. Nous avons, une fois menti comme des arracheurs de dames français, nous n'avons rien dit de ce qui s'était passé. Oui, non, oui. Vous ? Non. Mais moi, j'ai contribué parce que je n'ai pas pu me faire entendre. Donc, sauf depuis 15 jours. Mais si j'avais été à la hauteur, je me serais fait entendre. Si j'avais eu le talent que vous avez, par exemple, je me serais fait entendre. Je n'y suis pas arrivé.

Donc, oui, j'ai failli. Et nous allons être sanctionnés. J'espère que ça ne se reproduira pas.

22:13
Présentateur

Jean Lassalle, vous êtes candidat.

22:14
Invité politique

Parce que ces questions que vous vous posez, on aurait pu les aborder. On aurait pu aborder mon service civique, militaire et civil, qui permet à un pays de refaire une cohésion. Elle est où, la cohésion, aujourd'hui ?

22:28
Présentateur

Je renvoie tout le monde à votre programme, qui est très complet, pour le coup. Avec, en effet, ces propositions-là, chacun pourra s'y référer. Et c'est ça, la démocratie, Jean Lassalle. Merci d'avoir répondu à mes questions. C'est exactement ça, la démocratie.

22:41
Invité politique

A mes questions de confiance, ce matin, sur RMC et BFM TV, très partiellement.