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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 février 2023 26 minContradictoireMixteRetraitesJusticeInstitutions & électionsSécurité

Retraites : "Les voix discordantes sur ce sujet n’ont pas leur place au sein de la direction de LR"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'en pensez-vous de la réforme des retraites ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comprenez-vous le vote contre l'index senior ?

  • 10:00FerméeRéponse directe

    Ces structures devraient-elles se généraliser ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce le moment de lancer la réforme des institutions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00PolitiqueFait
    « Le système pénitentiel allemand réalise déjà cette qualité de préparation du retour à la vie civile. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

merci Philippe de nous accompagner pendant cette première demi-heure être élu de la manchement du groupe les républicains et on va commencer en parlant de la réforme des retraites elisabethes qui a donc déclaré hier lors des questions d'actu que le gouvernement a déposé un amendement pour les 20-21 ans qui posent le principe que dès lors qui est atteint l'âge de départ anticipait la réforme ne prévoit pas pour les carrières longues de durée de cotisation supérieure à 43 ans c'est un nouveau pas vers les républicains c'est en tout cas un pas vers ce qui ont commencé à travailler très tôt et qui ne doivent pas avoir l'obligation de travailler 45 ans 46 ans pour atteindre l'âge de la retraite à tout plein et je crois que quand on fait une réforme comme celle-ci pour nécessaire qu'elle soit et qui nous rapproche d’ailleurs de ce qui est la règle dans tous les pays européens regardez un peu au-delà de nos frontières bien quand on fait une réforme comme celle-ci l'impératif de justice doit évidemment être au cœur du dispositif cette réforme dans cette impératif de justice parce que là les 17 ans devons cotiser 43 ans mais ceux qui ont commencé à 16 ans doivent toujours cotiser 44 ans c'est un problème pour vous c'est-à-dire que en réalité il y a un moment où les mesures d'équilibrage ne doivent pas être tels qu'elles en viennent à mettre en péril l'intérêt de la réforme pour tous les Français même cet intérêt est clair ça veut dire que alors qu'il y a de moins en moins de cotisants de plus en plus de retraités qui vivent de plus en plus longtemps on garantit que à partir d'un certain âge et d'une certaine durée de cotisations on aura bel et bien une retraite dont le montant sera indexé sur les prix c'est à dire qu'on ne per pas de pouvoir d'achat comme ça était le cas c'est six dernières années et ça c'est une nécessité d'intérêt collectif qui bénéficie non pas aux gens qui a un gros patrimoine et qui bien sûr sont heureux d'avoir une bonne pension de retraite et surtout aux gens qui vivent exclusivement de leur pension de retraite qui payent un loyer etc il faut il faut être attentif à ce que toutes les mesures de justice que nous allons prendre ne soit pas des mesures qui déséquilibrent la réforme j'ai envie de vous dire une chose que je crois très importante parce que en matière de réforme des retraites il n'y a pas le grand soir il y a un ajustement qui doit se faire régulièrement pour que les réformes soient progressives et soit lié à la situation économique quand il y a une grande croissance les cotisations rentrent à flot dans les caisses de retraite quand il y a du chômage les cotisations baisse quand il y a beaucoup de naissances on se dit dans 20 ans j'aurais des cotisants quand il y a peu de naissance etc quand il y a beaucoup d'immigrations quand il y a peu d'immigrations et pour ceci il faut régulièrement prendre des mesures si on ne l'a pas fait pendant plus de 10 ans comme ça était le cas alors on se retrouve avec des réformes plus dures qu'elles ne leur a été parce que moins progressif parce qu'on n'a pas le temps de s'adapter et on est en train aujourd'hui de payer le prix de la lâcheté dont on a fait preuve pendant 10 ans et si les Français sont mécontents c'est pas parce qu'on réforme les retraites à mon avis c'est parce qu'on ne les a pas assez réformé progressivement pour qu'elle soit moins douloureuse un vote qui a eu lieu à cette nuit c'est le vote de l'article 2 sur l'index senior les députés l'ont rejeté et une quarantaine de députés les républicains ont rejeté l'instauration de cette index senior vous comprenez ce vote oui parce que cette disposition qui malgré tout pour faire travailler les gens plus longtemps en entreprise pour garder davantage les seniors en entreprise n'a qu'une valeur informative il s'agissait de mesurer l'évolution de la présence des salariés les moins jeunes ou les plus âgés dans l'entreprise et uniquement pour les grandes entreprises ceci est un instrument qui aide à la décision mais ça n'est pas une contrainte exercée sur l'entreprise pour le maintien des seniors dans l'entreprise et on voit mal pourquoi on met une disposition de ce genre dans une loi dont je vous rappelle qu'elle s'appelle loi de financement de la sécurité sociale je connais bien ses lois puisque c'est le gouvernement d'Alain Juppé en 1996 qui a révisé la Constitution pour qui est d'un côté le budget de l'État de l'autre le budget de la Sécurité sociale et de la retraite et ces lois sont faites pour équilibrer les recettes et les dépenses alors cette mesure est-ce qu'elle sert à équilibrer les recettes et les dépenses les députés ont fini par se dire c'est intéressant certainement de créer cet instrument on n'a pas besoin de la loi pour le faire et encore moins d'une loi de financement je vais vous dire je ne dis pas que la mesure est inutile mais je dis qu'elle n'a rien à faire dans un texte de cette nature et d'ailleurs si à parlementaire faisait un amendement pour la créer il n'est pas certain que le Conseil constitutionnel ne l'annulerait pas en disant mais ça n'a rien à faire dans une loi de financement donc de la sécurité sociale je le croiseur était voté je le crois un dernier mot puisque Aurélien Pradier qu'on entend beaucoup a été mis en minorité hier lors du bureau politique de votre partie qui a voté à la grande majorité son soutien à la réforme est-ce qu'il peut continuer à exprimer autant ses réticences sur le texte en étant vice-président mais c'est une question qui se pose il y a maintenant très clairement et plus encore depuis hier matin une ligne politique de LR sur un sujet un peu périphérique on peut comprendre que chacun avance avec sa propre opinion quand il s'agit d'assurer d'un sujet central pour la vie de la nation et il me semble que la retraite touche tous les Français que donc un sujet central pour la vie de la nation alors on prend ces responsabilités monsieur Pradier et parlementaire il a parfaitement le droit d'avoir des positions autonomes mais il n'a pas le droit de s'exprimer au nom de LR donc c'est quoi il doit quitter il doit quitter ça veut dire que au moment de vérité du vote de la réforme s'il n'est pas sur la ligne 2 LR il n'a aucune qualification pour être le porte-parole de LR ça c'est certain donc quitté la direction mais il peut rester au sein du parti mais écoutez au sein du parti chacun peut avoir son opinion propre mais il faut clair pour les Français les Français ça les trouble de se dire mais alors ce parti quelle est sa position c'est celle de Monsieur Pradier c'est celle qui a été votée par son bureau politique et bien je réponds c'est celle qui a été votée par son bureau politique et ce qui n'ont pas la même position ne parle pas des républicains pardon il a fait bilan je crois en effet qu'à un moment de donner des voies discordantes sur un sujet essentiel qui est un vrai marqueur politique n'ont pas leur place à la direction du parti je suis assez ferme là-dessus et c'est très clair on va passer à l'actualité du Sénat puisque hier vous avez additionné Gérald Darmanin le ministre de l'Intérieur sur la réforme de la police judiciaire on voit ça avec Audrey betas [Musique] bonjour Audrey bonjour et Audrey Gérald Darmanin était donc auditionné hier par la commission des Lois du Sénat dans le cadre d'une mission d'information sur l'organisation de la police judiciaire c'était une sorte de points d'État oui car vous le savez le ministre de l'Intérieur porte un grand projet de réforme de la police nationale et par voie de conséquence de la police judiciaire et c'est ce point qui cristallise l'inquiétude des syndicats ils ont notamment peur con on enlève des moyens à l'APJ qui s'occupe normalement du grand banditisme pour les affecter aux affaires courantes ça a donné lieu à plusieurs rapports le premier de l'Assemblée nationale il y en a aussi un du Sénat avec les travaux de votre collègue philippe Dominati des rapports aussi des inspections générales de la justice et de la police nationale le tout avant les conclusions d'une mission d'information du Sénat à ce sujet bref il était temps de poser un peu les choses à plat et de rassurer le ministre l'a rappelé à plusieurs reprises il assure que l'APJ restera bien dans son rôle écoutez pas les utiliser voilà quand vous avez la chance d'avoir de grands artistes vous les voulez vous les mettez pas évidemment à faire à faire autre chose bien sûr dans la semaine si j'ose dire c'est la sécurité publique il doit avoir un petit peu peur de cette réforme parce que c'est pas contrairement à ce que pense la PJ la PJ qui sera omnie au service de la sécurité publique mais l'inverse c'est les agences de sécurité publique qui sont beaucoup plus nombreux qui seront plus utilisés par la PJ pour faire des interpellations et ça laisse au policiers du spectre les grandes affaires mais ils utilisent les policiers qui ne sont pas des policiers de spécialisés de préjudiciaires concourir à la faire parce que pour faire des perquises vous avez pas besoin d'avoir toujours des policiers du haut du spectre est-ce que vous pensez que les propos du ministre de l'intérieur sont en mesure de rassurer les syndicats je n'en suis pas certain d'ailleurs il reconnaît lui-même que la police judiciaire dans son ensemble n'est pas favorable à certaines modalités de cette réforme les réformes de l'administration relèvent du ministre nous Parlement nous les contrôlons parce que nous avons une mission constitutionnelle de contrôle ce qui nous inquiète dans cette réforme c'est l'impact qu'elle peut avoir sur l'exécution des enquêtes sous l'autorité des procureurs d'une part et des juges d'instruction de l'autre c'est la disponibilité de la police judiciaire pour l'accomplissement de tous ces actes d'enquêtes or vous le savez bien les violences sur les personnes ne cessent d'augmenter la délinquance s'aggrave et les vocations des policiers qui rejoignaient avec fierté jusqu'à jusqu'aux années récentes la police judiciaire et bien le fond de moins en moins pourquoi c'est parce que il y a d'énormes contraintes dans la vie personnelle de chacun dans ce métier d'enquêteur alors qu'il est intellectuellement très intéressant très motivant sur le plan du service de la nation il y a aujourd'hui un problème de vocation alors vous prenez ce problème de vocation vous faites une réorganisation qui jette le trouble les procureurs et les magistrats s'inquiètent vous ne pouvez pas considérer que tout est bien j'ai bien entendu aussi le directeur général de la police nationale c'est un homme qui est très proche des policiers qui a fait un travail tout à fait remarquable pour réorganiser mais je crois qu'il y a dans cette réforme une sorte d'angle mort et ça n'est pas simplement des propos suave qui vont corriger cette impression que l'on prend un risque sur l'organisation des services enquêteurs avec cette réforme je crois qu'il faut remettre l'ouvrage sur le métier afin d'apporter non seulement en paroles mais aussi en acte des réponses aux attentes est-ce que le ministre est d'accord pour avoir sa copine en tout cas il a fait quelques petites annonces hier il n'est pas fermé à l'idée de créer une filière judiciaire nationale comme le propose le Sénat ou l'assemblée il est aussi d'accord pour reprendre 19 préconisations des inspections générales à la lumière des expérimentations qui ont déjà eu lieu en outre-mer et sur la géographie d'action de la PJ il est aussi d'accord pour faire un geste un petit affaire rappelle pardon avec la réforme beaucoup craignent que la PJ soit cloisonnée à l'échelle du département alors que le crime organisé et mondialisé et se complexifie écoutait la réponse du ministre moi j'entends ce que disent ce qui conteste dire bah voilà la Direction Départementale la police nationale pour nous ça va pas dans certains départements parce que c'est trop petit alors j'ai toujours eu dit que c'était ma vocation régionale raisonnable mais les manifestement je m'exprime mal ou je suis malentendu où on n'a pas tout à fait donc ce que je vais propose peut-être en m'inspirant de des rapports à la fois du ministère du Sénat et l'Assemblée c'est que je proposais aux organisations syndicales de faire des propositions de modifications voilà s'il pense qu'il y a un périmètre de PJ qui peut être légèrement différent que ce qu'on a imaginé mais en regardant le et puis un dernier point Oriane qui a été mis en lumière par cette audition et surtout par la réforme ce sont les stocks les stocks ce sont les affaires non traitées il y en aurait en France plus d'un million 500 000 alors le ministre a tenté une explication écouté la difficulté que nous avons elle est importante c'est que nous avons une multiplicité désormais de contentieux et bien sûr les violences conjugales ont complètement changé la façon de fonctionner la police et ta gendarmerie puisque nous avons dit les armes policiers aux gendarmes non seulement vous ne prenez plus aucune main courante mais vous déposez tout en plainte ou en ouverture si c'est un signalement pour que le procureur de la République puisse faire évidemment une poursuite et par ailleurs vous vous concentrez sur les plaintes physiques les plantes qui touchent les personnes et on verra les plaintes des biens plus tard je caricatures mais c'est grosso modo Sherlock comprend que il vaut mieux s'occuper des personnes que des biens quand on doit faire deux urgences du coup les stocks c'est surtout des stocks de bien surtout des stocks de bien mais quand même Philippe a un million 500 000 affaires m'ont traité en France ces phénoménal et ça interroge sur la capacité d'une grande démocratie à porter ses moyens à la hauteur des attentes de la population parce que par les stocks par les flux ces technocratiques en réalité derrière ceci il y a quand même des plaintes de personnes de personnes qui ont des motifs de demander secours à la police et à la justice donc on ne peut pas se satisfaire d'une telle situation et même si le ministre dit abeyron maintenant mieux fait comprendre en cas de violence conjugales que il faut ne pas se contenter d'une main courante mais bien sûr créer une plainte mais il suffit pas en quelque sorte de se plaindre qu'il y a plus de plaintes enregistrés pour les violences conjugales il faut se mettre en mesure que les enquêtes aient lieu et que les poursuites se fassent merci Audrey merci à tout à l'heure oui on va parler de la réforme et peut-être d'une possibilité pour les pour les paramédicaux de faire des actes à la place des médecins merci beaucoup Audrey à tout à l'heure on va aller voir l'actualité dans nos régions du côté de Poitiers on retrouve Philippe Blanchard on retrouve Delphine Blanchard pardon la Nouvelle République journal fine merci beaucoup d'être avec nous et en une Delphine vous nous proposez un reportage sur les détenus en fin de peine qui serait insert oui tout à fait Roger et Édouard sont arrivés le 12 janvier 2023 Youssef le 26 janvier ces trois détenus en fin de peine sont les premiers résidents de la ferme Emmaüs Maisoncelles en pleine campagne près de Lusignan à quelques kilomètres de Poitiers dans la Vienne avant de recouvrer leur liberté ils vont travailler à la réinsertion encadrée par une équipe de professionnels et de bénévoles le projet a été prononcé en 2020 imaginez sur le même modèle de fermer mahus quand Picardie pour la réinsertion des personnes détenues en fin de peine le placement à l'extérieur a prouvé son efficacité et ce type de structure n'existait pas dans la région a explique ce matin dans nos colonnes Bruno vautin le fondateur et le directeur de la ferme alors quelle est l'ambition de ce projet en relation avec l'administration pénitentiaire CDD durant 6 à 18 mois les résidents à préparer un nouveau projet de vie à l'extérieur ou est-ce que je vais m'installer dans quel type de logement quoi faire comme activité professionnelle comment accéder à mes droits comment retrouver des repères familiaux et amicaux comment retrouver en somme une autonomie après une longue européenne de prison un quatrième résident doit arriver en mars prochain il devrait être huit fin 2023 et 12 au total fin 2024 ce lieu ouvert a été financé à hauteur de 700 000 euros Roger a 57 ans Yousse 22 et ils expliquent dans nos colonnes ce que ça leur a fait de retrouver le goût de la liberté l'un des deux racontes qu'il faut se réhabituer à la vie en communauté se respecter les uns les autres et il essaye d'en rigoler sinon je sais bien que ça sera vite le retour à la case départ d'une petite fille Youssef quand elle lui est le plus jeune des résidents il explique c'est un prof qui nous a présenté ce projet en détention j'ai fait une lettre de candidature le feeling est bien passé lors du premier rendez-vous d'entretien ça me plaisait comparer au bracelet électronique là j'ai un travail un logement une aide sociale monsieur le sénateur j'ai une question pour vous selon vous ces structures devraient-elles se généraliser sur tout le territoire pour une meilleure réintégration des détenus en fin de peine est-ce que ça vous semble être une bonne idée à question simple réponse claire la réponse est oui évidemment ce qui est presque stupéfiant dans une grande démocratie comme la France c'est qu'on en soit à se poser ce genre de questions le système pénitentiel allemand réalise déjà cette qualité de préparation du retour à la vie civile nous notre débat en matière de politique pénitentiaire et politique pénale c'est augmenter les peines mais ce qui assure la sécurité des Français c'est pas la durée de la peine c'est la manière dont les détenus sortant de prison va se réinsérer ou récidiver on entend parfois dire la prison c'est l'école du crime ou du de la délinquance c'est un peu vrai parfois malgré les efforts de d'administration pénitentiaire la générosité de nos surveillance mais le service pénitentiaire en France est un grand service public délaissé il y a trop de sorties qu'on qualifie de sortie sèches la protection de la société et l'humanisme qui doit nous inspirer commande l'une et l'autre d'avoir une politique de réinsertion qui commence par la formation le soin parfois en prison le travail en prison et puis surtout en fin de peine des une généralisation des adaptations de la détention à une sortie progressive il faut pas que le détenu au fil des années soit de plus en plus désinséré il faut l'inverse c'est-à-dire qu'au fil des années et soit de mieux en mieux insérable alors on réussit pas toujours je ne suis pas naïf il ne faut pas s'imaginer que par un coup de baguette magique on va faire des citoyens modèles à partir de délinquant ou de criminels qui sont enracinés dans leur marginalité mais renoncer par avance pas tout à fait le cas je veux pas non plus exagérer mais j'essaye de me faire comprendre renoncer par avant à préparer la réinsertion professionnelle familial par les relations avec la famille quand elle subsiste et avoir une progressivité dans le départ de la prison être dans des établissements de semis liberté tout ceci doit être développé quantitativement nous n'avons pas suffisamment de place en prison elles sont saturées il y a eu des promesses il y a 6 ans elles n'ont pas été tenues de création de 16000 places de prison et je ne veux pas dire des places de prison de haute sécurité je veux aussi dire des places dans des établissements intermédiaires entre la prison traditionnelle et la liberté donc quantitativement on n'a pas fait le travail qualitativement malgré encore une fois la qualité humaine de nos services pénitentiaires et des services de réinsertion nous n'avons pas les moyens humains d'accompagnement et je crois que ça c'est vital et les Français doivent se dire ils ne suffit pas d'allonger une peine de prison dans le code pénal de 5 ans à 10 ans pour régler nos problèmes de sécurité la sécurité elle viendra de la qualité de la réinsertion justement un mot là-dessus puisque la commission des lois de l'Assemblée nationale examine aujourd'hui une proposition de loi du groupe horizon donc de la majorité présidentielle pour mieux lutter contre la récidive il entend notamment établir les peines plancher pour certains délits de violences commis en récidive est-ce que c'est une bonne idée la sévérité est un des volets de l'action pénale mais comme j'ai essayé de l'expliquer avec beaucoup de convictions ça n'est qu'un des volets et c'est peut-être pas l'essentiel aujourd'hui c'est trop facile d'avoir un succès d'estime auprès des Français en leur disant en cas précises je vais aggraver les peines par les peines planchers on en a fait l'expérience ça effectivement permis de réhausser le niveau des peines ça peut avoir un caractère dissuasif mais reconnaissons-le le caractère dissuasif existe déjà quand on est à 50 prisons et quand on passe à 7 ans il existe encore mais ça ne change pas la face du monde pour le délinquant donc attention à ne pas avoir une politique qui consiste uniquement à aggraver les peines on peut l'envisager dans certains cas tout en ayant une bonne échelle de peine mais il faut mettre le paquet si j'ose dire sur la préparation de la sortie car c'est là que le danger vient et si vous condamnez à 7 ans au lieu de 5 ans vous aurez toujours le problème de la sortie on va amen merci beaucoup Delphine d'avoir été avec nous ce matin on regarde la Une de La Nouvelle République des détenus envoyer à la ferme à Lusignan c'est à la Une de votre journal merci beaucoup Delphine Blanchard un dernier mot sur un autre sujet Emmanuel Macron planche sur la réforme des institutions il s'est entretenu avec Gérard Larcher lundi est-ce que c'est le moment de lancer ce chantier pour vous il n'y a pas de mauvais moment pour améliorer le fonctionnement de notre démocratie je crois qu'au cours des dernières années il a plutôt été dégradé qu'améliorée je pense que dans une réforme des institutions il faut faire deux choses rééquilibrer pourquoi est-ce que le président Macron c'est à plusieurs reprises et au corps aujourd'hui trouver tout seul face à la foule je veux dire la foule pour ne pas dire le peuple parce que certaines personnes pensent qu'il suffit d'être la foule pour pouvoir représenter le peuple ça n'est pas le cas mais pourquoi le président de la République se retrouve tout seul tout simplement parce qu'il a organisé lui-même son isolement avec si une sorte d'unité fonctionnelle président gouvernement majorité à l'Assemblée nationale qui lui donne les pleins pouvoirs il faut qu'il y ait des contre-pouvoirs il faut qu'il y ait un équilibre et d'équilibre fondamental il vient du fait que le Parlement joue pleinement son rôle aujourd'hui le Sénat joue pleinement son rôle mais le Parlement globalement ne le joue pas suffisamment donc le premier impératif si on veut que une réforme soit démocratiquement utile c'est de renforcer le pouvoir du Parlement il y a un deuxième impératif c'est de lutter contre le centralisme et l'étatisme qui sont le propre de la culture politique française et je crois véritablement que renforcer les libertés locales renforcer la commune renforcer nos départements en région peut-être aussi c'est un impératif démocratique et il y a un troisième élément arrêtons de raconter des histoires aux gens la démocratie ça n'est pas une centaine d'hommes et de femmes sélectionnées à partir d'un échantillon qui a été mis au point par les organismes de sondage pour prétendre que il représente le peuple c'est un attrape nigaud la convention citoyenne sans personne représente la France alors qu'elles sont pas élues vous feriez un sondage avec 100 personnes que dirait la commission des sondages elle vous dirait ce sondage n'est pas valable vous devez maintenant publier dans la presse des démentis aux résultats qu'il a qu'il a fait apparaître donc revenons fondamentaux de la démocratie représentative et puis utilisons le référendum de temps en temps monsieur Macron a peur du référendum et ça contribue à l'isoler aussi merci Philippe merci beaucoup d'avoir été avec nous on vous reviendrait nous voir prochainement parce qu'il y a beaucoup de textes merci beaucoup si vous acceptez merci d'avoir été avec nous minutes dans le cas des territoires on reparlera de la réforme des retraites un examen se poursuit à l'Assemblée nationale l'index senior a été rejeté premier revers pour le gouvernement on en parle tout de suite avec notre prochaine invité c'est Sébastien Chenu