Stéphane Ravier au Sénat sur le projet de loi relatif aux droits des étrangers en France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« l'immigration de travail ne représentait que 9% l'an dernier. »
- 1:05Invité politiqueChiffre
« Le tout représente en réalité un coût colossal pour la nation, près de 70 milliards d'euros par an. »
- 1:17Invité politiqueChiffre
« Une exception puisqu'elle a concerné que trois personnes. »
- 1:23Invité politiqueChiffre
« Le taux d'exécution des mesures d'éloignement est très faible. Il s'établit en moyenne à 15% pour les non-européens. »
- 2:00Invité politiqueChiffre
« Proportion qui monte jusqu'à 90% dans une ville comme Metz. »
- 2:39Invité politiquePromesse
« en exigeant une caution pour financer les reconduites à la frontière »
- 2:45Invité politiquePromesse
« mettons tout en œuvre pour que leur expulsion soit rapide après 24 ou 48 heures, comme le font tant de pays dans le monde. »
Temps de parole
- Stéphane Ravier100 %
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Madame la Présidente, Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, mes chers collègues, dans un contexte où l'Europe est confrontée à une déferlante migratoire sans précédent, à l'heure où des organisations supranationales imposent aux États l'accueil de centaines de milliers de clandestins démunis de tout, à l'heure où les adeptes de la xénophilie trouvent dans le gouvernement un partenaire, quoi qu'ils en disent, un partenaire zélé, au point d'essayer de nous aveugler par ces mirages statistiques ce soir et qui ne correspondent en rien à la réalité.
Et même si le gotha artistico-cultureux se manifeste par quelques idiots utiles, ce projet de loi sur le droit des étrangers en France est pour le moins décalé. Et ce ne sont pas les amendements de la majorité sénatoriale prétendument de droite qui vont changer la loi alors même que le rapporteur en dénonce les aberrations. Vu le temps imparti, j'en citerai brièvement quelques-unes. Votre rapport l'affirme, l'immigration de travail ne représentait que 9% l'an dernier. Le reste n'étant constitué que par cet interminable regroupement familial ou volet familial. Le tout représente en réalité un coût colossal pour la nation, près de 70 milliards d'euros par an.
On apprend que la carte de résident pour contribution économique exceptionnelle est une exception. Une exception puisqu'elle a concerné que trois personnes. Le taux d'exécution des mesures d'éloignement est très faible. Il s'établit en moyenne à 15% pour les non-européens. Enfin, la fraude est massive. Je cite, trois titres de séjour font l'objet d'un contentieux important. Les cartes de séjour vie privée et familiale, les cartes étudiants et celles pour les étrangers malades. Ce n'est pas parce que nous sommes le pays de Molière et donc du malade imaginaire qu'il faut en faire venir davantage dans notre pays, car la facture, elle, est bien réelle.
L'inspection générale des affaires sociales, l'IGAS, révèle qu'une proportion importante des étrangers qui présentent une première demande d'admission au séjour pour des raisons médicales sont des déboutés définitifs de la procédure d'asile. Proportion qui monte jusqu'à 90% dans une ville comme Metz. Quand on n'arrive pas à rentrer par la porte dans la Maison France, beaucoup continuent à réussir à y entrer par la fenêtre. D'ailleurs, et dernière citation, les critères tirés des ressources personnelles ne sont susceptibles d'aucune appréciation objectivable, langage technocratique, pour l'administration et compliquent singulièrement la tâche de celle-ci.
Face à ce scandale et à cette injustice dont nos compatriotes sont victimes depuis des décennies, il est urgent de changer de cap. En imposant aux étrangers d'avancer des frais médicaux, en exigeant une caution pour financer les reconduites à la frontière et au lieu de la soi-disant assignation à résidence qui permet surtout aux expulsables de s'évaporer dans la nature, mettons tout en œuvre pour que leur expulsion soit rapide après 24 ou 48 heures, comme le font tant de pays dans le monde. Mieux accueillir, mieux intégrer, avez-vous répété, monsieur le ministre ?
Tout à fait d'accord avec vous, mais en faveur de nos compatriotes d'abord, qui sont des millions, qui sont des millions à être exclus dans leur propre pays, sans emploi, sans toit, sans couverture sociale, en fin de droit, monsieur le ministre, dans leur propre pays, pendant que nous continuons à dépenser des milliards pour entretenir toute la misère du monde. Alors je termine, si vous me permettez, j'ai trois petites lignes, s'occuper des nôtres avant les autres. Telle devrait être la ligne conduitrice de l'action des parlementaires, mais force est de constater qu'avec ce gouvernement, comme avec les précédents, eh bien ce n'est pas pour demain. Merci.
Stéphane Ravier