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interviewLe Média (sur YouTube)· 7 août 2025 7 min

RETAILLEAU, VALLS, DARMANIN : POURQUOI ILS SE SONT ACHARNÉS CONTRE LES SPORTIVES VOILÉES

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247 et d'activer la cloche. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur le média. Le journal des luttes financé par le fond de dotation pour une société solidaire a débuté au mois de mars.

Depuis avec mon collègue Cyril Emba, nous avons interviewé une centaine de personnes. Des visages différents, des parcours uniques, mais une même énergie, celle de résister. Chaque témoignage, chaque voie rencontrée raconter une lutte et toujours le même schéma, celui d'un combat inégal, un face-à-face entre David et Goliath.

D'un côté, des citoyens, des travailleurs, des militants et de l'autre des institutions, des multinationales. Des puissances trop souvent démesurées. Mais l'histoire nous l'enseigne.

Même les plus petits peuvent faire vaciller les géants. À travers ces récits, une certitude s'impose alors. La lutte n'est pas vaine.

Elle peut être longue, rude, solitaire, mais elle gagne parfois. En tout cas, elle inspire toujours. Aujourd'hui, je vais vous parler de ces femmes, des sportives, des passionnées.

Elles court, elle nag, elle tirent, elle frappent dans un ballon. Certaines s'entraînent depuis des années, des années. Elles sont assidues, parfois leur excellence les a même mené à évoluer dans le milieu professionnel.

Mais voilà, elle porte le voile et en France ça peut suffire à les exclure. Depuis peu, on leur a interdit de participer à des compétitions non pas à cause de leur niveau, ni de leur attitude, non juste à cause de leur voile. Une décision qui soulève des questions.

Où est l'égalité ? Où est la liberté de pratiquer le sport pour toutes ? Aujourd'hui, ce sont leur voix qu'on va entendre.

Mais juste avant, on va d'abord écouter ces politiques français qui veulent interdire le voile dans le sport. Écoutez-les. Le voile est un signe politique.

Donc à l'école, dans l'administration, dans les épreuves sportives organisées par les fédération, il faut être intransigent. De toutes les fédérations qui ont une délégation de services public en France, les gens ne portent pas de signes religieux parce que le sport, c'est ce lieu, c'est cette grammaire universelle. le port du voile dans les compétitions sportives, c'est pas la tradition française.

À terme, le voile doit disparaître de de l'espace public en tant qu'ils de revendication religieuse. Et et les terrains de sport sont des lieux neutres où l'on pouvoir voir une compétition sans se demander quelle est la religion des personnes qui font cette compétition. L'offensive religieuse, politique aujourd'hui, c'est l'islamisme et seulement l'islamisme.

Vive le sport et donc abas le voile. Bien sûr, vous l'aurez compris, cela vier presque à l'obsession. Ces politiciens ne veulent pas qu'une femme voilée, donc musulmane, pratique du sport.

Cela paraît aberrant, mais ça a des conséquences terrible sur toutes ces femmes. Écoutez-les. J'enfais chez moi, mais je fais plus de sport en club depuis la saison 2024-2025, donc depuis septembre.

Euh donc non, je fais plus de basket après 14 ans de pratique. Il y a aucune évidence, aucune preuve qui démontre que les terrains de sport sont des lieux plus favorables que d'autres à une certaine radicalisation. En tout cas, en ce qui concerne le la radicalisation religieuse.

Donc ce que j'ai à leur dire, c'est laissez-nous tranquille puisque encore une fois tout se passe bien et donc peut-être que si s'attardait sur les véritables problèmes parce que il y en a beaucoup en France et qui laissait le sport faire son travail de rencontre, d'apaisement des relations sociales et et entre voilà entre les communautés et ben peut-être que tout le monde enfin sûrement que tout le monde s'emporterait bien mieux. L'argument phare de ces politiciens : "Porter le voile serait le début de la radicalisation. Porter le voile serait un signe politique.

Derrière toutes les femmes qui portent le voile se cacheraient, c'est un peu leur nouveau cheval de bataille. Et bien, un frère musulman. Cette obsession de l'entrisme des frères musulmans est pourtant mise à mal par le ministère de l'intérieur.

Écoutez bien, un rapport de l'Institut des hautes études rattachées à la place Bova présenté au mois de mai de cette année lors d'un conseil de défense et de sécurité nationale a conclu que je cite les données collectées échouent à montrer un phénomène structurel ni même significatif de radicalisation ou de communautarisme dans le sport. Ce même rapport assure que les associations sportives sont très faiblement touchées par le commutarisme. Bah c'est clair, ça balait d'un revers leur argument.

Le projet de loi portant entre autres sur le voile dans le sport doit passer prochainement devant l'Assemblée nationale après avoir été adopté au Sénat, c'était au mois de février. Au gouvernement, on est donc contre le voile dans le sport. Vous l'avez entendu ?

Si certains disent clairement à le voile, d'autres sont plus frileux et refilent la patate chaude. À l'instar d'Élisabeth Borne qui a considéré que ce n'est pas au parlement de légiférer sur les tenues des sportifs, mais qu'il revient à chaque fédération de décider, c'est vraiment pas clair du tout. Du coup, ça donne quoi ?

Bah qu'il y a pas de règle claire. Chaque fédération est libre de fixer son propre règlement à la matière, même s'ilèrent de celui de ces instances mondiales. Du coup, quatre fédérations ont décidé d'interdire le voile en compétition officielle.

Le football en 2016, le basket en 2022, le volet en 2023 et le rugby en 2024. Ces fédérations font fit de par exemple ce que dit l'ONU que c'est une atteinte au droit, que c'est discriminatoire et que ce texte doit absolument être annulé. Et preuve qu'on a atteint le sommet de l'absurde.

Le comité international olympique autorise le port du voile au Jot de Paris en 2024. La charte olympique claire sur ce sujet. Aucun interdit sur les signes religieux.

Et pourtant, c'est la ministre française des sports de l'époque, Amélie Oude Castera, qui a décidé d'interdire aux françaises voilées de concourir. Résultat, une situation ubuesque à Paris pendant les JOI. Des sportifs venus du monde entier pouvaient porter le voile, mais pas les Françaises, pas chez elles, pas sur leur sol.

Certains brogliot n'est pas qu'une contradiction politique. C'est la preuve d'une obsession, une obsession française qui finit par exclure, punir, réduire au silence. Et pendant qu'on débat de tissu, c'est tout un pan du sport féminin qu'on met à l'écart. [Musique]