Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
AutreC dans l'air (sur YouTube)· 19 octobre 2023 4 minActualité / polémiqueDéfenseSécuritéOutre-mer

Entre Israël et le Hezbollah libanais, la tension monte - Reportage #cdanslair 18.10.2023

Source d'origine 1 locuteur

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17InvitéFait
    « Aucune grande offensive n'est lancée par les deux ennemis le long de cette frontière de 80 km. »
  • 2:42InvitéChiffre
    « Le Hezbollah pourrait compter jusqu'à 50 000 combattants endoctrinés, prêts à mourir en martyr, comme ils disent, comme son fils. »
  • 3:41InvitéFait
    « Cette opération du déluge d'Al-Aqsa a été un tremblement de terre dans nos cœurs et ici, dans le camp. »

Temps de parole

  • Invité56 %
  • Invité 219 %
  • Invité 315 %
  • Invité 47 %
  • Invité 53 %

4,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Invité

Depuis une semaine, échange de tirs à la frontière entre Israël et le Liban. Le Hezbollah envoie ses roquettes, mortiers et missiles anti-chars. Sahal répond avec son artillerie. Aucune grande offensive n'est lancée par les deux ennemis le long de cette frontière de 80 km. Plus au nord, dans la ville côtière de Tirs, un hôpital se prépare à l'escalade. Ici, c'est une salle d'urgence chirurgicale que l'on a préparée. On a tous les équipements dont on pourrait avoir besoin. On a stocké du matériel de perfusion supplémentaire et des équipements d'urgence. Tout ce qu'il nous faudrait en cas de crise. Le docteur Alim Cheymesh gère les urgences du plus grand hôpital de la région.

Votre radio ne montre rien de spécial, tout va bien. Mais on va vous mettre un bandage et vous prescrire un antidouleur et de la crème. Essayez de vous reposer. Alim Cheymesh a le flègme des médecins habitués aux guerres. Son hôpital a été créé en 1982, l'année de la première invasion du Liban par Israël. Son existence a été rythmée par les fusillades et les bombardements. Comme on est à quelques kilomètres du front, on se tient toujours prêt. Et on est préparé à soigner des victimes de blessures de guerre. J'ai de l'expérience. En 2006, j'étais déjà ici dans le sud. J'ai l'habitude de tout ce qu'il peut se passer à la frontière et des blessés qui peuvent arriver aux urgences.

Le sud du Liban est contrôlé par le puissant Hezbollah. Sa branche militaire, considérée comme terroriste par l'Union Européenne et les Etats-Unis, a combattu Israël en 2006, dans ses montagnes. Ce souvenir marque toujours Zobiezal 4, sympathisante du Hezbollah. La menace d'une nouvelle guerre ne l'inquiète pas. On n'a pas d'autre choix que de rester ici et de vivre avec. On préfère mourir sur notre terre, dans ma maison même, si on voit leurs avions et leurs drones. Où je pourrais aller ? Pendant la guerre de 2006, je suis restée ici pendant 28 jours. Les missiles passaient au-dessus de ma tête. Zobiezal 4 a perdu son fils.

Un combattant du Hezbollah, mort en Syrie, aux côtés des troupes de Bachar al-Assad et des milices pro-iraniennes. Que Dieu le bénisse, c'est la photo du martyr. Le Hezbollah pourrait compter jusqu'à 50 000 combattants endoctrinés, prêts à mourir en martyr, comme ils disent, comme son fils. Des soldats aguerris en Syrie et qui cultivent le secret de leur mission, même pour leur famille. Mon fils priait beaucoup. Il lisait le Coran à ses amis. Il était à un poste important dans le Hezbollah. Il ne racontait pas ce qu'il faisait. Il disait « Maman, je pars ici distribuer de la nourriture. Je pars là-bas donner du pain. » Je lui disais « Que Dieu te protège. On est comme ça ici, dans le sud.

» Il a été un djihadiste jusqu'à sa mort. On remercie Dieu. Des zones chiites du Hezbollah au camp palestinien du Liban. Les candidats à la guerre contre Israël ne manquent pas. Mohamed Abbas, 26 ans, est palestinien. Il est né dans ce camp et ne l'a jamais quitté. Comme lui, ils sont nombreux à glorifier l'attaque du Hamas en Israël. Cette opération du déluge d'Al-Aqsa a été un tremblement de terre dans nos cœurs et ici, dans le camp. Ça a réveillé notre foi. Nous sommes des gens qui aimons mourir, si c'est pour Dieu. Et ça, on l'a vu dans les vidéos. On aime mourir quand eux, les Israéliens, préfèrent vivre.

Depuis une semaine, les affrontements à la frontière entre le Liban et Israël ont fait une quinzaine de morts.