Des centres pour migrants hors de l’UE. Immigration : L’Europe serre encore la vis
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Les leaders européens étaient-ils ébranlés par la menace de Trump sur le Groenland ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a fait reculer Trump selon vous ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
L'accord UE-Mercosur doit-il être appliqué provisoirement ?
- 7:00OuverteÉludée
La Croatie a-t-elle signé la charte du Conseil de paix de Trump ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Les garanties de sécurité américaines pour l'Ukraine sont-elles fiables ?
- 12:00RelanceRéponse partielle
La baisse de 20% des entrées irrégulières justifie-t-elle un durcissement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30Andre PlenkovicFait
« Il y a des instruments qui sont là, qui sont prêts un peu pour faire un équilibre dans le domaine de des droits de douane ou les mesures de anticoercition qui étaient préparées par la commission. »
- 7:30Andre PlenkovicFait
« Les garanties de sécurité qui viennent des États-Unis sont très importants pour président Zelenski. »
- 11:30ministre danois de l'immigrationFait
« Nous avons franchi une étape très importante pour reprendre le contrôle de l'immigration au sein de l'Union européenne. »
- 14:30Mounir SatouriFait
« Rien n'empêchera un candidat au départ qui pense qu'en restant de l'autre côté, il a plus de chance de mourir qu'en essayant traverser. »
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France 24 LCP public Sénap présente. [musique] Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour ici l'Europe, votre émission sur France 24 et les chaînes parlementaires. Nous allons parler dans la seconde partie, la partie débat de ce programme des politiques d'immigration. une obsession trumpienne mais aussi européenne.
Et pour commencer, rudoyé par le président américain, les 27 ont été confrontés à l'hypothèse que leur allié historique puisse recourir à la force pour s'emparer du territoire autonome danois du Groenland. Si la menace est momentanément suspendue, ils ont remis à plat toutes leurs relations transatlantiques lors d'un sommet extraordinaire du 22 janvier auquel participerit d'ailleurs notre invité puisqu'il s'agit d'Andre Plenkovic, premier ministre depuis 10 ans de la Croatie, pays balcanique de 3800000 habitants qui a rejoint l'Union européenne en 2013. Bonjour monsieur le Premier ministre en duplexe depuis Zagreb avec nous.
Bonjour, merci pour l'invitation. Alors, le président américain a retiré sa menace d'invasion du Groenland dans un revirement dont il a le secret. Vous avez trouvé les leaders européens ébranlés dans leur confiance en la relation translantique ?
D'abord, je dois dire que la situation était un peu différente par rapport au moment quand monsieur Costa convoquer la réunion parce que euh avant il y a quelques jours, il avait cette si disons menace de prendre Grenland euh ou plutôt passer le message de vouloir l'acheter de Danemark et deuxièmement aussi de imposer les droits de douan vis-à-vis pays qui se nom qui se sont prononcés. c'est d'être là euh en solidarité avec la Grande et la Denmark. Euh je crois que pendant le discours de président Trump à Davos, moi j'y étais personnellement, j'ai passé 2 jours et demi à à à Davos et il y avait deux pas en arrière.
Le premier pas en arrière était de dire "OK, moi je suis intéressé pour le Greenlande, j'aimerais bien l'acheter. Si euh il n'est pas vendu du côté de Danemark, de Grinlande, je ne suis pas content, je dois pas oublier. Mais je n'utilisais pas la force.
Alors c'était la première des escalades. Deuxème des escalades est arrivé quelques heures plus tard après la la réunion avec le secrétaire général de l'OTAN Lu Rout qui était ici à Zagreb il y a 10 jours. J'étais au courant qu'il avait des euh des efforts pour euh chercher trouver une solution plutôt généralisée et collectivisée des pays d'Arctique de l'Union européenne et de l'OTAN.
Et après cet communiqué vers le public de président américain a notamment écarté l'option des douits de douin pour le 1er février et le 1er juin. Alors dans ce contexte-là, nous nous sommes trouvés hier, il y avait quelques débats assez francs, assez directs par rapport au aux relations entre l'Union européenne et les États-Unis. Il y avait trois points très importants.
Le premier point était la solidarité complète de tous les 27 vis-à-vis euh Danemark et le Grenlande pas du point de vue de la intégrité territoriale. Deuxième point était de faire des efforts pour rétablir, je dirais le plus possible la normalité dans le contexte des relations transmatiques parce que les relations transmatiques étaient vraiment je dirais la le fondament de ordre international après le 2e guerre mondial était la la fondation de l'OTAN, fondation de l'Union européenne de beaucoup d'autres organisations internationales. Et le troisème point, au cas où il y a une nécessité de réagir, il y a des instruments qui sont là, qui sont prêts un peu pour faire un équilibre dans le domaine de des droits de douane ou les mesures de anticoercition qui étaient préparées par la commission et finalement de voir comment mettre en œuvre tous ces instruments pour euh effectivement euh réaliser la l'accorde cet été entre la commission et les États-Unis.
Alors, c'est un réunion assez je dirais constructive mais en même temps tenant compte que les tensions ne sont pas arrivées de côté européen. La semaine a été en effet, vous l'avez souligné, très anxiogène. On fait tout de suite le point avec Isabelle Romero dans l'Europe en bref.
Victoire pour les agriculteurs et les Français opposés au Mercosour. Par 334 voix pour et 324 contre, les eurodéputés ont décidé de saisir la Cour de Justice européenne pour vérifier la légalité de l'accord commercial entre l'UE et quatre pays d'Amérique du Sud. L'is de la cour pourrait prendre 18 mois, mais la commission envisagerait une entrée en vigueur provisoire du volet commercial dès mars prochain.
Un déni forum économique de Davos, Donald Trump a renoncé à envahir le Groenland et a imposé des surtaxes douanières aux h pays européens qui avaient déployé des soldats au Groenland. Suite à une réunion avec Marc Routeux, le chef de l'OTAN, il annonce un accord. C'est l'accord ultime à long terme et je pense que ça met tout le monde dans une très bonne position surtout en ce qui concerne la sécurité, les minerais et tout le reste.
Mais les Groenlandais et les Danois qui n'ont pas été consultés restent prudents. Lors d'un sommet extraordinaire à Bruxelles, les 27 ont fait preuve d'unité après des semaines de menaces américaines. Antonio Costa, président du Conseil.
L'Union européenne continuera à défendre ses intérêts et à se défendre elle-même contre toute forme de coercition. Les 27 ont par ailleurs exprimé leurs doutes sur l'utilité du Conseil de paix de Donald Trump qu'en Europe seul la Hongrie et la Bulgarie ont rejoint. Depuis Davos, Volodimir Zelinski a critiqué ses alliés européens et considéré que les garanties de sécurité américaine étaient suffisantes.
Andre Plenkovic, selon vous, qu'est-ce qui a été déterminant pour faire reculer Trump ? Est-ce que précisément cette mécanisme anticoercition qui pourrait toucher les géants du numérique, ça a beaucoup joué selon vous, c'est l'état de de l'économie qui l'inquiète ? que les marchés n'ont pas vraiment très positivement réagi dans ce contexte de la tension qui a monté entre les États-Unis et l'Union européenne.
C'était le premier point. 2e point, on n' pas vu le grand soutien dans l'opinion publique américaine vis-à-vis cette question de Granonde. Et troisièmement, peut-être c'était un peu de la méthode qu'on a déjà vu du côté du président Trump de essayer de monter des expectations et après revenir quelque part en arrière. et calmer le jeu et chercher de trouver une solution, un compromis qui pourrait être satisfaisante pour les intérêts de sécurité de les États-Unis en même temps euh de ne pas toucher à la euh intégrité territoriale de la d'e morte ou à à je dirais renforcer la coopération arctique avec le soutien des autres membres de l'OTAN et de l'Union européenne.
Je trouve que il avait un peu d'en demain ou l'après-demain, on on aura d'autres sujets et je trouve que l'Union européenne plus ou moins a tenénu, je dirais une position assez coordonnée, assez consistant et on a montré une ligne qui dit "Écoutez, la question de intégrité territoriale d'ucun de membres de l'Union européenne ne peut pas mettre être mis en question. Pendant ce temps-là, en plus, les grands fonds de pension Danois et Suédois ont vendu une majeure partie de leur bons du trésor américain. Euh, ils disent en en raison de la fragilité des finances publiques américaines.
Et Donald Trump a dit qu'il allait lancer de grosses représailles si les pays européens commençaient à vendre de la dette américaine. Oui, il s'agit aussi de de cette situation qui est extrêmement liée avec la situation économique. Quand vous regardez le discours de président Trump à Davos, je crois que la moitié des discours étaient dédiés à son bilan de sa première an son 2e mandat où il a essayé de présenter tous les succès de son administration par rapport à l'état de lieu qui a succédé si je peux dire le 20 janvier l'année l'année dernière.
Et dans ce contexte-là, je crois que monter des tensions politiques entre les alliés n'a pas beaucoup de sens. Je trouve qu'on a énormément d'autres sujets qui sont les les vrais problèmes euh globals et les amis, les alliés, les partenaires comme les États-Unis et pays de l'Union européenne ne doit pas euh être dans un débat qui est un peu hallucinant, hein. On en on parle au mois de décembre avec le régime restrictive des sanctions vis-à-vis de la Russie et quelques semaines après, on parle des instruments qu'on a à la disposition pour répondre au cas où il y a une continuité de de tension vis-à-vis la la coion.
C'est un instrument qui n'était pas fait pour le les États-Unis mais il a compris Lwanie vis-à-vis la Chine. Voilà, c'est ça. Alors notre ligne comme la Croatie et j'étais un avocat faire de ça, il faut calmer le jeu, essayer de rétablir le dialogue, nourrir nos nos rapports parce qu'on doit rester des partenaires dans un dans un monde où tout a changé.
Dans un contexte de changement, il faut plutôt cultiver les relations transmitiques que faire des gestes qui peuvent détériorer la situation. Alors, et peut-être aussi euh, j'ai envie de dire chercher de nouveaux partenaires que les Allemands et le le président du Conseil européen ont demandé que le Mercosour, l'accord avec les pays du Mercossour soit appliqué à titre provisoire. Le gouvernement français qui est très défavorable à cet accord trouve que c'est une sorte de dénique après la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne par le Parlement européen.
On parle d'ailleurs de le mettre en œuvre dès le mois de mars, mais la c'est politiquement sensible hein pour la présidente de la commission. Oui, c'est un sujet d'abord qui est qui est à la table, il y a 25 ans. Alors, après les les longues longues longues négociations, finalement, on a eu une une opportunité de conclure cette cet accord.
Ce qui était fait au Parlement européen, je crois c'était un message de renvoyer le texte devant la cour pour voir est-ce que tout est dans la conformité quand il s'agit de la substance de cet accord. Moi, je trouve qu'il y a des points de vue différents des différents pays. Certains aimeraient bien avoir cet encore déjà en force pour euh élargir l'exportation de l'Union européenne vis-à-vis les pays de sûr.
Des autres pays, on a un peu peur vis-à-vis agricoles qui peuvent être présents dans manière beaucoup plus large substantive au marché européen. Je trouve que dans le contexte de cet accord, il y a beaucoup de mécanismes de protection des différents quotas. Donc ça vous satisfait ?
On a compris que cet ascor vous satisfait et que vous êtes pour sa mise en œuvre. Pour nous, pour nous, c'est pas une situation qui est comparable à cette atmosphère que j'ai que je comprends et je l' vu en France. Pour nous, cet échange ne représente pas une difficulté pour la Croatie et s'il y a une décision d'un d'une application provisoire, pour nous, ça ne changerait pas beaucoup.
Le président américain Donald Trump a par ailleurs signé jeudi à Davos la charte fondatrice de son conseil de la paix en présence du vingtaine de dirigeants de pays ayant accepté de raller cette instance. D'abord, on a euh comme la Croatie, on a reçu l'invitation de première de président Trump et moi je suis très reconnaissant pour cette invitation mais comme euh l'invitation et le le projet de texte qui était signé à Davos est arrivé pratiquement un ou un jour et demi avant la la date de la signature. Pour nous au raison des compes constraintes constitutionnell juridiques, c'est impossible dearriver tout de suite signer un document de ce type.
Alors nous on a dit à nos partenaires américains qu'on va étudier le texte voir analyser quel est le rapport de cette texte cette comité pour la paix vis-à-vis les structures existantes des Nations Unies et le le rapport d'ordre juridique ce qu'on a au niveau de l'Union européenne et est-ce que nous sommes toujours là dans le le cadre de ce qui était prévu avec les décisions des Nations Unies comme un suivi de plans de paix de président Trump pour Gaza. Pour le moment, ce qu'on a vu, c'est une organisation internationale complètement nouvelle qui a pour objectif promouvoir la paix et je dirais reconstruction après le conflit dans les différents théâtres mondials. Alors, nous allons continuer de étudier ce document, faire les nécessaires consultations à Croatie aussi concernaires. lire complètement différents points de vue au sein de pays de Conseil européen.
Certains de de nos partenaires notamment l' Hongrie et la la Bulgarie, ils ont déjà fait partie de cette signature. Ça ne empêche pas des autres de coordonner la position qui pourrai toujours avoir comme objectif faire des des gestes qui pourraient faciliter les relations transmitiques parce que cette nouvelle organisation, elle va commencer son travail sans ou avec les pays européens. Ce qu'il faut, c'est essayer de préserver l'unité européenne le maximum possible mais en même temps euh participer d'une manière qui est euh acceptable de niveau juridique et de niveau politique de côté européenne.
Le président ukrainien de son côté qui était à Davos aussi qui a rencontré Donald Trump a dit avoir trouvé un accord avec Donald Trump sur des garanties de sécurité pour assurer le maintien en cas de paix en Ukraine. Euh vous dites bravo, vous dites il devrait se méfier quand même des garanties américaines puisque le gouvernement, l'administration Trump à tout sujet sort du chantage de la pression, de l'extorsion. C'est quand même compliqué. ces garanties américaines.
Qu'est-ce que vous dites ? Je crois que le président ukrainien Zelenski, il a signalé très clairement que l'Ukraine est prête pour les négociations d'un accord de paix. Nous avons une situation où la Russie ne cesse pas d'attaquer, l'Ukraine qui se défend et qui essaie de faire des efforts pour la paix, l'initiative politique qui est arrivée dans le mandat de président Trump et une participation constructive de côté des alliés européens vis-à-vis les les garanties de sécurité, mais aussi de créer une un espace pour la reconstruction de la Ukraine et aussi voir comment l'Ukraine peut avoir son perspective. européenne peut-être plus rapidement qui était prévu normalement.
Euh je crois que les les les garanties de sécurité qui viennent des États-Unis sont très importants pour président Zelenski parce que l'Ukraine a cette mauvaise expérience d'accord de Budapest il y a un peu plus de 30 ans quand les tous les grands pays qui sont membres permanents de conseil de sécurité ont dit "OK, vous vous allez abandonner votre arsenal nuclaire et nous nous serons là pour protéger votre sécurité." Malheureusement ce qui se passe est complètement l'inverse. Alors l'Ukraine est toujours très prudent.
Alors, je dis au président Zelenski d'essayer de trouver un accord qui de point de vue déouré ne signifiera aucune concession de territoire ukrainienne à la côté russe parce que ça sera ça serait pas seulement très difficile pour cette génération de dirigeants politiques ukrainiens, mais ça serait un précédent qui euh posera des difficultés dans l'avenir pour beaucoup d'autres situations qui peuvent se passer. Alors, c'est là où la sécurité en Ukraine où la défense ukrainienne est très important pour le continent européen, pour tous les pays de l'Union européenne et c'est pour ça qu'on a vraiment montré une solidarité incroyable vis-à-vis d'Ukraine, la Croatie, y compris dans les différents euh manières et il ne faut pas jamais laisser que la Gression sera récompensée de point de vue de prendre de territorire de quelqu'un d'autre. Merci monsieur le Premier ministre.
Merci Andre Plenkovic d'avoir été notre invité. Rester en notre compagnie, c'est le débat maintenant à Bruxelles consacré à la politique d'asile et de migration de l'Union européene. Merci de nous rejoindre à Bruxelles au Parlement européen pour parler de l'une des priorités de la Commission européenne et des États-membres, la question de l'immigration.
En décembre, les 27 se sont accordés sur un durcissement de la politique migratoire européenne. Il propose le renvoi de migrants irrégulier hors des frontières de l'UE vers des centres de retour ou des pays tiers dont ils ne sont pas originaires. Une réforme saluée d'ailleurs par le ministre danois de l'immigration en décembre dernier.
On l'écoute tout de suite. Nous avons franchi une étape très importante pour reprendre le contrôle de l'immigration au sein de l'Union européenne. Dans quelques années, on dira que cette journée a été historique car ces décisions prises aujourd'hui n'ont pas de conséquence pour demain, mais elles auront un impact considérable dans les années à venir.
Alors, ce système est déjà testé par la droite radicale de l'italienne Georgia Méloni avec des centres de retour construits en Albanie mais portés devant la justice et dénoncé par les ONG qui craignent des atteintes aux droits de l'homme. Et puis la Commission européenne doit publier en février prochain sa stratégie sur l'asile et l'immigration pour les cinq prochaines années. Bruxelles pourrait conditionner l'obtention de visa et d'aide au développement pour les pays de départ à la réadmission de leurs ressortissants expulsés.
Euh pour en parler aujourd'hui. Nous sommes en compagnie de Mounir Satouri. Bonjour.
Vous êtes eurodéputé français pour les écologistes, président d'ailleurs de la sous-commission des droits de l'homme ici au Parlement européen. Paolo Bora, bonjour. Député européen italien, membre du groupe des patriotes pour l'Europe l'extrême droite de l'hémicycle européen.
Et en Italie, vous appartenez au parti de la Ligue qui est en coalition au pouvoir sous Georgia Méloni, qui est la chef de gouvernement. Paolo Borquia, je commence par vous. Il y a eu en 2025 une baisse de 20 % des entrées irrégulières sur le seul européen.
Est-ce qu'il y a donc besoin de durcir encore un peu plus la politique migratoire ? Mais je pense que les limites les limite principales, c'est que euh il y a pas beaucoup de retours de migrantes illégales. Donc euh s'il y a pas de euh sanctionnement euh ça va être difficile d'avoir une politique migratoire efficace.
Moi je pense que il faut il faut rester humaine mais il faut être sérieux dans l'agérence du politique migratoire. Donc on va voir que il y a une différente attitude de part de la Commission européenne au niveau de des conseils aussi. Et donc moi je crois que il faut avoir l'objectif d'avoir une gérance euh plus pragmatique pour avoir une émigration de qualité et pas seulement de quantité.
Alors, pragmatique, ça veut dire quand même un durcissement que souhaite notre invité Mounir Satouri. Est-ce que vous êtes d'ailleurs, vous constatez que ce discours il il fait école en quelque sorte puisque le ministre danois qu'on a vu, il est ils sont socialistes les les Danois. C'est c'est un gouvernement social-démocrate qui est en train de de demander au niveau européen le durcissement de la politique migratoire.
Qu'est-ce qui se passe exactement ? Mais c'est ça qui est terrible. On avait besoin d'un nouveau pacte asiigration dans lequel on devait réintroduire de la solidarité entre étatsmes, dans lequel on devait mettre de l'efficacité pour éviter que des milliers de personnes meurent en Méditerranée et dans lequel on devait apporter de l'humanité et répondre à partir de nos valeurs.
Tout cela est passé à la trappe au moment de l'élaboration l'année dernière du pactine d'immigration. C'est un échec total et en vérité les socio-démocrates, les libéraux, la droite européenne court enfermé dans une cage de hamster derrière l'extrême droite. Et comme ce sujet prend dans les opinions publiques, ils ont voulu dire "On va faire les idées de l'extrême droite sans l'extrême droite".
Et en fait, ça marche pas. Et on voit que alors que ce pacte immigration n'est même pas mis en œuvre, qu'aujourd'hui la commission vient avec l'idée d'un nouveau dispositif, d'un nouveau règlement pour renforcer encore par rapport aux idées du passé. Tout cela est inefficace.
Tout cela est inefficace et je vais le dire de manière aussi tranquille que possible. Rien n'empêchera un candidat au départ qui pense qu'en restant de l'autre côté, il a plus de chance de mourir qu'en essayant traverser sur un autre de fortune ne l'empêchera de traverser. Si les Européens et les européennes vivaient des situations de guerre, étaient confronté à la mort imminente ou une instabilité terrible, il chercheraiit à traverser pour aller de l'autre côté et il pensent que ça va mieux.
Et donc c'est une politique radicalement différente qu'il faut mettre en œuvre mais c'est pas le choix que font les dirigeants européens. Alors, au cœur de cette réforme européenne, il y a la création de centres de retour hors euh de l'Union européenne. Ces hu, ils sont très critiqués euh par des ONG de défense des réfugiés, notamment l'Association française La Simade.
On l'écoute. Donc, on ne sait pas pour combien de temps euh les personnes pourraient être enfermées euh dans ces dans ces centres essentiellement en fait des centres de rétention administrative à l'étranger. On ne sait pas dans quelles conditions en fait les personnes pourraient être enfermées et en plus on sait très bien que les conditions enfin même de rétention administrative en France ou partout en Europe sont parfois extrêmement dégradé et là il y aurait encore moins de regard en fait car ces centres seraient localisés dans des pays hors qui souvent n'ont pas en tout cas les mêmes exigences en terme de droits fondamentaux.
Paolo Borkia, vous vous entendez que le Rouandal ou Ganda, des pays dans lesquels les personnes n'auront aucun lien ne vont pas forcément respecter aussi bien les droits de l'homme que nous-même et donc on leur applique pas nos normes. Mais je pense que en Albanie, je pense pas qu'il y a des problèmes des grands problèmes au niveau de respect du droit de l'homme. En Italie, je vous parle de dans l'exemple de mon pays, il y a eu différents problèmes avec les interprétations du juge.
On est en train de de parler d'une justice que parfois c'est trop idéologique parce que euh l'idée de euh les droits de l'homme, c'est une idéologie selon vous. Non non mais je suis en train de parler de quelque chose plus concret parce que en Albanie on a on a réalisé de centres moderne avec de standards de sécurité et donc on n' pas compris parce que la justice italienne et la justice européenne ont dit que ça n'était pas une démarche qui était en compatible avec le droit international et les conventions que vous aviez signé. Mais je pense que si madame Vondererline a parlé des solutions dans le pays tiers, je pense pas que c'est une solution très de fantaisie.
Je pense que s'il veut donner des solutions, il faut inventer quelque chose à nouveau et je pense que la solution du pays ti peut-être une solution vraiment efficace. Oui, c'est c'est bien la preuve que aujourd'hui madame Vanderleine et la droite européenne sont sous la pression de l'extrême droite européenne et d'ailleurs c'est les voix de l'extrême droite européenne qui leur permettent de dérouler notamment des tricotages des politiques environnementales. Mais je ferme la parenthèse.
En fait, ce qui se passe en Albanie est déjà documenté et il y a plein d'ONG sérieuses et qui font un travail sérieux qui démontrent qu'il y a eu des atteintes flagrante au droit de l'homme. Et puis surtout nous européens, on a connu la situation libyne et la complicité avec les gardes-tes libiens. Nous avons par le passé financé des gardes-tôes libiens qui ont retenu des migrants subsahaariens dans des conditions terribles qui ont été réduits en éclavage.
Il y a eu des viols de femmes, il y a eu des exactions terribles contre les droits de l'homme. On a même été dans des rapports de l'ONU accusés de complicité de crime contre l'humanité. C'est ça le modèle européen.
Moi, je suis effondré de voir ce qui est en train de devenir cette Europe. Je l'ai dit tout à l'heure, il n'y aura pas de solution pour empêcher l'arrivée des migration si ça ne passe par une meilleure organisation entre Étatsmembres européens, par une plus grande protection des personnes les plus vulnérables et par un partage entre États membres européens de l'arrivée des migration. Et d'ailleurs madame Méloni madame Méloni depuis qu'elle est au pouvoir alors qu'elle affirme un discours de plus en plus dur et influe sur la position européenne régularise à tour de bras parce que l'économie italienne a besoin de moins d'œuvre aujourd'hui l'agriculture italienne agriculture italienne peut pas se passer de la étrangère et de la réponse de Paul j'ai pas compris il y a effectivement une grande vague de de régularisation en Italie on a besoin de main d'œuvre de qualité.
Euh c'est pour ça que on peut pas avoir l'illusion que il y a des places pour pour tout le monde. Mais je voudrais dire que on peut pas penser que les modèles de gérance de l'immigration actuelle peut-être les modèles du du futur. On est en train de de parler de des chiffres différents regardé.
Donc il faut inventer quelque chose à nouveau, quelque chose qui va responsabiliser les pays tiers aussi. Et puis Mounir Satori, cette réforme revoit la notion de pays sûr. Concrètement des déboutés du droit d'asile pour être renvoyés pourront être renvoyés dans des pays sûr qui n'ont aucun lien avec leur pays d'origine.
Est-ce qu'il faut s'opposer complètement selon vous à ce système des pays sûrs ou est-ce qu'il faut garantir et bien et vérifier la sécurité dans ces pays sûr ? Alors, d'abord, c'est pas des pays sûrs, c'est des pays labisés sûrs par les autorités européennes. Je vais vous je vais vous raconter un exemple récent.
Nous avons il y a un mois voté une résolution qui condale le régime tunisien notamment sur l'emprisonnement d'une avocate connue et célèbre. À la même semaine, les députés qui votaient pour dire que des atteintes aux droits de l'homme à l'état de droit sans flagrant en Tunisie reconnaissaient la Tunisie pour qu'on paye sûr. Il y a une incohérence terrible dans cette affaire.
Et donc en fait, si nous voulions faire ça sérieusement, il faudrait qu'on confie à une autorité indépendante avec des critères objectifs qui pourraient nous permettre de définir ce qui est un pays sûr ou pas. Et je reviens sur la la réponse du collègue tout à l'heure disait "Oui, mais je suis pour la régularisation ou l'arrivée des migrants mais d'une main d'œuvre efficace. Mais vous êtes qui pour décréter qui est efficace et qui ne l'est pas ?
Et pourquoi vous voudriez nous faire croire ? Je ne vous ai pas interrompu. Qui êtes-vous pour nous faire croire que les migrants qui sont aujourd'hui en Italie ne sont pas des candidats complètement compétent pour occuper un certain nombre de postes ?
En fait, ce qui vous intéresse, ce qui vous intéresse, c'est la fin du droit, c'est la fin des protections. Vous voulez la main d'œuvre, vous voulez main d'œuvre à des prix sans salaire minimum dans des conditions de d'hébergement terribles, avec qui sont à la mercie des employeurs sans le respect du code du travail. Moi je suis un droit au syndicalisme sans protection sociale et et ça c'est pas mon modèle c'est un blague.
Moi je suis en train de dire des concept très concrète. Vous parlez avec l'idéologie connaiss vous connaissez pas la réalité de l'Italie. Donc si vous voulez parler avec des slogans, avec idéologie, vous êtes vous êtes libre.
Alors très concrètement la commission en février des humains qui sont confiés à des gardes qui touchent à leur digité leur humanité. C'est très concret he c'est pas de l'idéologie. et vous êtes pas les conducteurs.
Alors euh la Commission européenne va publier en février sa stratégie migratoire pour les 5 prochaines années pour inciter les pays d'origine à reprendre leur ressortissant expulsé de l'Union européenne. Donc par réadmission, il va ils vont jouer sur les visas, l'obtention des visas, conditionner les aides au développement à ces pays. Est-ce que on fait encore de l'aide humanitaire ou est-ce qu'on fait maintenant du chantage en particulier au pays africains ?
Mais euh je pense qu'il y a des difficultés effectives pour les euh pour les pays de première arrive. Euh mais euh je crains que il y a des mesures que ils sont de façades parce que euh je pense que le projet du pacte encore de pose encore de nombreuses de nombreuses problèmes. Il y a beaucoup euh notamment monde à l'Espagne, à l'Italie, en Grèce, il y a beaucoup de des problèmes liés aux nombreux migrants qui qui arrivent.
Mais sur le fond, est-ce qu'il faut conditionner les visas à la réadmission des ressortissants expulsés dans les pays de départ concrètement ? il peut-être en en première mesure pour essayer de trouver un peu plus d'efficacité. Alors, on parle d'efficacité.
L'Union européenne avance que 20 % finalement des des déboutés du droit d'asile quittent le territoire effectivement en Europe et aujourd'hui mais sur la table l'idée que on va conditionnaliser toute l'obtention des aides au développement, des visas et cetera à la question migratoire. Mais tout ça est ridicule en marche sur la tête. Depuis déjà 30 ans, on aurait dû revoir notre politique d'aide au développement et notre stratégie de codéveloppement avec l'Afrique parce que ce qui peut vraiment réduire les candidats au départ, c'est que les gens vivent bien chez eux et en sécurité.
On n pas fait cela. On a parfois vendu des armes à des biléants qui ont créé une instabilité qui a poussé des gens à partir. Et aujourd'hui, constatant tout cela, on se dit on va réduire le nombre de visas pour les pays qui dont les gens partent.
Mais ceux qui partent, ils partent pas avec des visas, ils partent en payant de plus en plus cher des passeurs parfois au risque de leur propre vie. Et donc tout ça, je le rappelle, n'est pas efficace. Il faut effectivement revoir de manière fondamentale et importante politique de coopération et de développement pour permettre aux gens de vivre correctement chez eux, d'avoir droit à une éducation, à un emploi, bref, à un avenir, à une espérance pour éviter qu'il partent.
Mais cette politique de chantage est complètement ridicule. Ceux qui partent, ils prennent le risque, je le disais, de mourir. Parfois, ils vendent tout ce qu'ils ont pour pouvoir payer des passes à venir et puis ils jettent ou brûlent leur propre papier d'identité.
Donc, ils sont difficilement identifiables. Et donc, vous voyez que il sent comme le grand lapin blanc d'Alice au pays des Marveil où il court derrière les idées de l'extrême droite pour essayer de se rattraper sans jamais faire la moindre démonstration que cette politique là sera efficace. Donc Paulo Borca, ce ne sera peut-être pas efficace de diminuer l'aide au développement, diminuer les visas pour que ces pays de départ acceptent davantage de ressortissant expulser.
Mais je pense que s'il y a la la coopération du pays tiers, ça va être plus facile. Moi, je pense que l'Union européenne a fait des des investissements très importants dans dans le pays tiers, mais il faut avoir des pays qui vont à coopérer pour pour gérer la la migration. Euh sinon sinon on va on va on va jeter l'argent.
Vous avez parlé d'alliance justement dans ce parlement de la droite et de l'extrême droite. Est-ce qu'elle va opérer pour voter par exemple au Parlement européen en mars 2026 le fameux pacte migratoire rénové qui doit qui doit aboutir en juin ? C'est-à-dire c'est-à-dire finalement l'externalisation de des demandes d'asile mais aussi les retours dans des hubs à l'extérieur de l'Union et rénover pour donner de l'illusion quelque chose de positif. durci euh renforcé.
Moi je le pense, je pense qu'on aura cette alliance droit exal pour et je pense que les collègues se se planteent que tout ça n'est pas efficace. Pour moi, les solutions elles passent par un triptique simple voie légal et sûr accueil digg et répartissant et solidarité entre étatmembres européens. Paulo Borka, vous appelez à cette alliance entre le centre droit du Parti populaire européen et les [rires] différents groupes d'extrême droite au Parlement européen pour voter ces durcissements ?
Mais euh très simplement, je pense que l'hémicycle a été dessiné par les électeurs. Donc on ira analyser la la version finale du projet du règlement du pacte et on ira essayer la solution meilleure parce que on peut pas plus attendre je pense. Merci à vous d'avoir illustré ce débat.
Euh merci à vous de l'avoir suivi sur nos antennes. Très bonne suite des programmes sur nos antennes. [musique]
Mounir Satouri