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Discours / meetingLCP (sur YouTube)· 29 septembre 2020 3 minPortrait personnelInstitutions & élections

« Les primaires du PS, une première à la télévision » racontées par Emilie Aubry | 20 ans de LCP

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Laurent FabiusFait
    « Les débats présidentiels à la télévision se résument dans l’Histoire politique de la Vème République aux grands débats de l’entre-deux-tours. »
  • 0:30Laurent FabiusFait
    « Il n'y a pas du tout cette culture qui est plutôt une culture américaine des débats pour les Primaires. »
  • 1:00Laurent FabiusFait
    « C’est vraiment l’intuition des 2 présidents de l’époque d’avoir saisi et compris peut-être, avant les autres chaînes que cet évènement allait devenir un évènement médiatico-politique. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

" Bonsoir. Merci d’être en direct avec nous. Cette soirée est une première dans l’Histoire politique de ce pays et c’est une première pour la télévision." La musique ça me replonge dans cette espèce de tension gigantesque.

Parce qu'évidemment, ça représentait un évènement ultra important dans la vie de LCP et donc accessoirement dans la mienne aussi. Les débats présidentiels à la télévision se résument dans l’Histoire politique de la Vème République aux grands débats de l’entre-deux-tours. Il n’y a pas du tout cette culture qui est plutôt une culture américaine des débats pour les Primaires.

Je crois que c’est vraiment l’intuition des 2 présidents de l’époque d’avoir saisi et compris peut-être, avant les autres chaînes que cet évènement allait devenir un évènement médiatico-politique et tout simplement d’avoir sauté les premiers en fait. " - Laurent Fabius, bonsoir ! - Bonsoir ! - Ségolène Royal, bonsoir ! - Bonsoir ! - Dominique Strauss-Kahn, bonsoir ! - Bonsoir ! " Arrive ce premier soir du débat là toute la journée, on avait senti la tension monter.

Je crois qu’il y avait eu un papier dans Le Monde. Je crois qu’il y avait eu un papier dans Le Parisien. Il n'y avait évidemment encore jamais eu vraiment de papiers consacrés à nous comme ça.

Et en fait c’est assez tardivement je crois que que j’ai pris conscience que...

Ah oui quand même ! " Alors ça ne vous a pas échappé, le 16 ou le 23 novembre prochain, l’un d’entre vous sera le candidat du Parti Socialiste à la Présidence de la République. L’enjeu est donc de taille pour vous ce soir.

Les Français vous regardent. " On avait Jean-Pierre Elkabbach et Richard Michel tous les 2 dans l’oreillette. Mais on a eu beaucoup plus Jean-Pierre Elkabbach qui n’a pas pu s’en empêcher.

Je pense qu’en fait il avait envie d’être à notre place donc il serait bien venu cuisiner ces 3 éléphants socialistes. " - Je vous ai parlé des délocalisations Dominique Strauss-Kahn mais vous m’en parlerez peut-être plus tard ? - J’en parle très volontiers. - Il vous reste 30 secondes pour nous parler des 35h, Ségolène Royal, sinon vous ne pourrez pas en parler, c’est dommage. - Je pense qu’il faut qu’on revienne à ce qui a été dit au début et qui est juste… - Merci. " Je me souviens juste qu’à un moment, il m’a dit : « Arrêtez de sourire ! » Alors je ne saurais pas faire la voix d’Elkabbach « Vous souriez trop.

Vous avez un joli sourire, mais n’en abusez pas ». Ça m’a évidemment plongée dans un désarroi terrible parce que je me disais : bon qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que j’ai l’air d’une cruche à l’antenne ?

En revanche, je pense que c’était aussi une manière de contrôler mon émotion. Sourire, ça peut être aussi une façon de se donner une contenance. C’est un nombre de téléspectateurs auquel bien sûr à l’époque sur LCP on n’est pas du tout habitués.

Mais ce qui est vraiment intéressant c’est que depuis c’est vraiment devenu un genre télévisuel en soi. On s’est tous habitués à voir le débat des Primaires, à gauche, à droite...

Mais il faut bien mesurer qu’à l’époque ce n’est pas un spectacle politique c’est un spectacle auquel les Français ne sont pas du tout habitués.