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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 16 septembre 2024 8 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsSécuritéEurope & international

Le futur gouvernement sera sous surveillance démocratique - Laure Lavalette (TF1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça vous inspire vu de France ?

  • 0:26FerméeRéponse partielle

    Vous souhaitez la victoire de Trump ou de Harris ?

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous réjouissez de cette mesure ?

  • 2:24OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous reconnaissez dans cet objectif ?

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Vous souhaitez cette politique de droite ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Pourquoi refuser par principe l'idée même de ministre RN au gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Invité politiqueFait
    « Moi je suis effarée de la violence que prend le tournant de la vie politique quand même »
  • 0:18Invité politiqueFait
    « souvent ce qui se passe aux Etats-Unis est importé après en France peu de temps après »
  • 1:13Invité politiqueFait
    « Bien sûr, M. Jean, c'était une des mesures de Jordan Bardella »
  • 2:54Invité politiqueChiffre
    « Nicolas Sarkozy avait fait rentrer plus d'immigrés légaux sur le sol français que Lionel Jospin »
  • 3:13Invité politiqueChiffre
    « Je représente sur votre plateau 11 millions d'électeurs »
  • 4:00Invité politiqueChiffre
    « Jordan Bardella fait 30% aux Européennes, qu'il fait 33% au premier soir des élections législatives »
  • 4:34Invité politiqueChiffre
    « Ils ont fait 4 à la présidentielle, ils ont fait 5, je crois, aux Européennes et 6 aux législatives »
  • 6:54Invité politiqueFait
    « Quand on est députée, il faut être exemplaire »
  • 7:00Invité politiqueFait
    « Elle dit qu'elle a tout remboursé »

Temps de parole

  • Laure Lavalette75 %
  • Présentateur25 %

6,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour alors la Valette.

0:00
Laure Lavalette

Bonjour Adrien.

0:01
Présentateur

Aux Etats-Unis d'abord, cette possible tentative d'assassinat qui a visé Donald Trump, la deuxième en deux mois dans une campagne électorale totalement folle, qu'est-ce que ça vous inspire vu de France ?

0:10
Laure Lavalette

Moi je suis effarée de la violence que prend le tournant de la vie politique quand même, si à chaque fois qu'un candidat à la présidentielle risque sa vie, effectivement ça pose question. D'autant plus que souvent ce qui se passe aux Etats-Unis est importé après en France peu de temps après. Donc je pense qu'effectivement il faut regarder ça avec beaucoup de vigilance.

0:26
Présentateur

D'ailleurs vous dans cette campagne, vous souhaitez la victoire de Trump ou de Harris ?

0:29
Laure Lavalette

Moi je soutiens celui qui ménagera le plus les intérêts des Français, vous savez les Etats. Alors écoutez on verra, de temps en temps on a été d'accord avec Trump, on a été en désaccord. Voilà, je pense que celui qui sortira aura à cœur de défendre l'intérêt de son pays plus que du nôtre. Mais nous serons là évidemment pour faire, comment dire, sortir l'intérêt du peuple français. Mais voilà, entre les Etats c'est quand même jamais très simple. On dit je crois que nous n'avons pas d'amis, c'est ça, mais simplement des intérêts.

0:58
Présentateur

Alors venons-en aux intérêts justement. En Europe, l'Allemagne en l'occurrence a décidé de mener des contrôles aléatoires à ses frontières. Ça concerne notamment la frontière avec la France à partir d'aujourd'hui pour six mois. Ça va avoir des conséquences pour les travailleurs frontaliers notamment. Est-ce que vous vous réjouissez de cette mesure ?

1:13
Laure Lavalette

Bien sûr, M. Jean, c'était une des mesures de Jordan Bardella. Alors que le chancelier allemand prenne une mesure de Jordan Bardella, c'est évidemment, ça va dans le bon sens. Surtout que cette mesure, elle a tellement été raillée, elle a tellement été moquée par la classe à la fois politique et même médiatique. Je me souviens de vos interrogations du genre, ça va être très très difficile à mettre en place. En fait, c'est très simple. Il faut que les Français le comprennent. Il faut que l'agence Frontex reprenne sa prérogative de garde-côte pour protéger les frontières extérieures et qu'à l'intérieur, les États puissent eux aussi protéger leurs frontières.

Vous voyez, ça n'a rien de sorcier, c'est facile à faire. Le chancelier Scholz, quand il dit « je veux arriver à savoir qui rentre sur notre sol », c'est exactement ce que disait Jordan Bardella. Et pourtant, ça provoque des cris d'orfraie quand c'est Jordan Bardella et une certaine bienveillance quand c'est le chancelier allemand.

2:10
Présentateur

Donc on comprend que la Scholz est aujourd'hui votre modèle.

2:14
Laure Lavalette

Vous savez, enfin, on peut revenir deux secondes si vous voulez. Vous savez, l'immigration, c'est ni de gauche ni de droite. Je pense que c'est une préoccupation concrète et les solutions apportées sont, à mon avis, transpartisanes.

2:24
Présentateur

Alors précisément, quand vous entendez il y a quelques jours le nouveau Premier ministre Michel Barnier dire qu'il veut justement maîtriser l'immigration avec de la rigueur, avec de la ténacité, avec de l'humanité. Est-ce que vous vous reconnaissez dans cet objectif ? Vous dites que c'est ni de gauche ni de droite ?

2:38
Laure Lavalette

Mais bien sûr, ce qui m'embête un peu, c'est que Michel Barnier est un LR et que les LR, voilà, entre ce qu'ils disent et ce qu'ils font, il y a souvent un gap. C'est d'ailleurs ce qui a mené, je pense, à la ruine de leur famille politique. Ils ont beaucoup déçu parce qu'en campagne, ils parlent comme nous. Finalement, quand ils sont au pouvoir, voilà, ils sont plus lâches. Vous savez, Nicolas Sarkozy avait fait rentrer plus d'immigrés légaux sur le sol français que Lionel Jospin, son prédécesseur. Donc voilà, je m'étonne un peu.

3:03
Présentateur

Mais vous lui laissez moins le bénéfice de nous.

3:04
Laure Lavalette

Oui, trivialement, on laisse un peu sa chance au produit. On ne l'a pas censuré d'emblée parce que je pense qu'il respecte les électeurs du Rassemblement national. Je vous rappelle que nous sommes sortis victorieux en nombre de voix. Je représente sur votre plateau 11 millions d'électeurs. C'est le plus gros groupe, même pas d'opposition, mais le plus gros groupe à l'Assemblée nationale. On ne peut plus faire sans nous. Donc il est normal que nous demandions à ce que nous soyons respectés.

3:28
Présentateur

Mais il y a quand même convergence, alors, à la Vallette, quand on entend même Laurent Wauquiez, le président du groupe Les Républicains, la droite républicaine à l'Assemblée, la même famille que le Premier ministre, qui dit qu'on a besoin d'une politique de droite pour qu'il n'y ait pas de hausse d'impôt, plus de sécurité, moins d'immigration. Vous souhaitez cette politique de droite ?

3:42
Laure Lavalette

Attendons de voir. C'est pour ça qu'on est très attentifs à ce discours de politique générale. – Mais ce sont des objectifs que vous partagez. – Bien sûr, on ne veut pas de hausse d'impôt, on veut une reprise en main de la maîtrise migratoire, on veut la fin du taxisme judiciaire, on veut de la sécurité, bien sûr. Mais vous savez, c'est l'aspiration des Français. Quand Jordan Bardella fait 30% aux Européennes, qu'il fait 33% au premier soir des élections législatives et qu'abri des magouilles entre les deux tours, effectivement, personne n'arrive à tirer son épingle du jeu. Mais les Français ont toujours les mêmes aspirations.

Au soir du deuxième tour, ils veulent toujours moins d'immigration, plus de sécurité, plus de pouvoir d'achat. Je pense qu'il faut évidemment les écouter.

4:19
Présentateur

– Si vous partagez les objectifs, pourquoi refuser par principe l'idée même de ministre RN au gouvernement ?

4:24
Laure Lavalette

– Parce que nous sommes dans l'opposition, monsieur Jean. Ce n'est pas ma famille politique. Moi, je serais… Enfin, les Français voulaient… Ce qui se passe est quand même fou. Vous imaginez que Michel Barnier, d'une famille politique, a quand même tout loupé. Ils ont fait 4 à la présidentielle, ils ont fait 5, je crois, aux Européennes et 6 aux législatives. Ils se retrouvent là à former un gouvernement. Avouez que c'est quand même assez ubuesque. Je ne sais pas combien de temps cela va durer, mais il n'était pas question pour nous d'aller dans un gouvernement qui n'était pas celui de notre famille politique.

4:53
Présentateur

– Alors, Marine Le Pen a quand même donné une borne de temps ce week-end. Elle dit « Je souhaite une mandature la plus courte possible ». Donc, la plus courte possible, techniquement, c'est un an parce que la dissolution est possible. – 10 mois maintenant. – Non, 10 mois, vous avez raison. Elle était proche, globalement. Ça veut dire que dans un an, vous ferez tout pour provoquer cette dissolution qui est une compétence du président. Il faut qu'il la décide.

5:10
Laure Lavalette

– Ce n'est pas qu'on va la provoquer. C'est que si vous voulez, la situation telle qu'elle est là n'est pas en adéquation avec ce que veulent les Français. Donc, je pense que ça n'est pas tenable. Mais il faudra sûrement réfléchir aussi à changer le mode de scrutin. Vous voyez bien que ce scrutin à deux tours, finalement…

5:25
Présentateur

– Pour aller à la proportionnelle.

5:26
Laure Lavalette

– Oui, ce scrutin à deux tours, avec, j'allais dire, ces petits arrangements entre amis, entre les deux tours, ne reflètent pas véritablement ce que veulent les Français. Donc, oui, je pense que la proportionnelle serait plus transparente.

5:37
Présentateur

– Mais pour être sûre d'avoir bien compris, vous nous dites bien que dans un an, vous voulez des élections législatives.

5:41
Laure Lavalette

– Oui, on veut en revenir au peuple, encore une fois, parce qu'on voit bien que c'était la grosse arnaque, quand même, ce nouveau Front populaire. Regardez, ils arrivent à se mettre d'accord sur rien. Finalement, ils n'ont pas tiré leur épingle du jeu. Et vous avez bien vu qu'il y avait une tripolarisation, un peu, de la vie politique. Et le mode de scrutin tel que nous le connaissons à l'heure actuelle des législatives est plus adapté à une bipolarisation.

6:01
Présentateur

– Donc, ça veut dire que la motion de censure, la fameuse motion de censure qui vous permet de faire chuter le gouvernement, vous la réservez sous le coude pour dans un an ?

6:08
Laure Lavalette

– Non, on la réserve sous le coude pour la première ligne rouge qui sera franchie par ce gouvernement. Ce gouvernement est là un peu par hasard. C'est un pizalet. Il fallait un Premier ministre. Évidemment, on a déjà passé 52 jours sans Premier ministre. On a déjà été la risée du monde entier. Il en fallait un, dont acte. Ce n'est pas celui que nous voulions. Nous voulions Jordan Bardella et probablement que les Français, dans leur grande majorité aussi. Maintenant, on va voir. On a, nous, en tant que groupe parlementaire, effectivement, l'arme, vous avez raison, de la censure. Et nous avons dit que nous l'utiliserions si besoin.

6:36
Présentateur

– Il faut dire aussi que vous avez besoin de temps, Laure Lavalette, pour vous préparer pour ces prochaines législatives. Votre président de partie lui-même avait reconnu qu'il y avait des candidats brebis galeuses. Là, on en est même à une députée, Christine Angrand, Alba Ventura en parlait tout à l'heure. Elle roulait sans permis, avec un permis invalidé depuis 15 ans. Elle est soupçonnée d'avoir utilisé des frais de mandat, des fins personnelles. Qu'est-ce qui va lui arriver ?

6:54
Laure Lavalette

– Vous avez raison. Quand on est députée, il faut être exemplaire. Et, restablement, Christine Angrand n'a pas été exemplaire. Elle dit qu'elle a tout remboursé. Elle dit qu'il y a eu confusion. Elle va passer devant les instances, le bureau du groupe. Et, effectivement, des sanctions seront prises. Je pense que le Rassemblement national a toujours été très exemplaire quand quelqu'un n'était pas dans le droit chemin. – Exemplaire, ça veut dire quoi ? – Je pense que c'est important. – Je pense qu'elle risque tout. Elle risque tout. Moi, je ne suis pas dans cette commission-là. Mais, oui, oui, je pense que nous serons sévères.

Vous savez, on ne peut pas gérer, vous ne pouvez pas gérer la vie personnelle de tous les députés. Mais, par contre, ce qui compte, c'est la façon dont le groupe réagit. Que ce soit sur des problèmes financiers, que ce soit sur des violences conjugales. Voilà, je pense qu'on a toujours été très direct, très franc. Donc, je ne doute pas qu'effectivement, la fonction sera à la hauteur de l'infraction commise.

7:42
Présentateur

– Merci beaucoup, Laure Lavalette. Merci aussi à Adrien Gindre. – Merci.

7:47
Locuteur

– Merci. – Merci. – Merci.