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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 23 mars 2026 62 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

Édition Spéciale 2eme tour des élections municipales | LCP, Lundi C'est Politique - 23/03/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous retenez de ces municipales ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Le RN avait une ligne ni droite ni gauche, Jordan Bardella a tendu la main à la droite. Résultats concluants ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le paradoxe vert : les écologistes perdent des villes mais gardent des mairies grâce à LFI ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Lionel Jospin était une figure du PS. Quel héritage laisse-t-il ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Dieynaba Diop, Lionel Jospin a compté pour vous ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    La gauche plurielle pourrait-elle exister aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Hervé GattegnoFait
    « Lionel Jospin était d'abord une grande figure du PS. »
  • 9:00Dieynaba DiopFait
    « Il a mis en place les emplois jeunes. Mais petits frères ont beaucoup bénéficié de ces emplois jeunes dans les banlieues. »
  • 12:00Manuel BompardFait
    « La percée des listes de LFI déjà observé pour le premier tour est d'autant plus remarquable. »
  • 16:00Olivier FaureFait
    « Il sort renforcé de ce scrutin. »
  • 20:00Olivier FaureFait
    « Jean-Luc Mélenchon est devenu aujourd'hui le boulet de la gauche. »
  • 22:00Olivier FaureFait
    « Partout où le PS s'est associé à LFI, il a perdu. »
  • 24:00Paul VannierFait
    « On a découvert la notion d'accords techniques entre les socialistes et La France Insoumise. »
  • 28:00Julien OdoulChiffre
    « Le RN et ses candidats réalisent ce soir dans cette élection municipale la plus grande percée de toute son histoire. »
  • 32:00Julien OdoulFait
    « Il n'existe plus de front républicain. »
  • 36:00Julien OdoulFait
    « Les métropoles ne sont pas la France. »
  • 40:00Julien OdoulFait
    « Ce choix est porteur. C'est la seule union qui permet de défendre les Français. »
  • 44:00Julien OdoulFait
    « Marine Le Pen dit que nous sommes ni de droite ni de gauche, ceci reste la ligne du parti ? »
  • 46:00Julien OdoulPromesse
    « Nous allons réunir une majorité républicaine, patriote face aux risques de la gauche et la gauche de Jean-Luc Mélenchon. »
  • 48:00Bruno RetailleauFait
    « Les résultats de ces élections municipales ont montré que la France n'est pas condamnée à une fausse alternative entre d'un côté, des idéologues LFI et de l'autre, les démagogues du Rassemblement National. »
  • 50:00Bruno RetailleauFait
    « Paris a changé sociologiquement. »
  • 52:00Bruno RetailleauFait
    « Il a poignardé dans le dos le parti qu'il a porté et il a trahi son camp. »
  • 56:00Bruno RetailleauFait
    « Je suis à fond pour les primaires car ça fait longtemps qu'on n'a pas une personnalité qui se dégage. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les municipales de 2026 ont réservé leur lot de surprises et redessiné la carte électorale de la France. Le PS gardait certaines positions fortes. En premier lieu, à Paris.

Un résultat qui cache des défaites lourdes. LR n'arrive pas à décrocher de nouvelles municipalités et perd Nîmes. Derrière, le RN confirme son implantation locale dans le Pas-de-Calais...

Eric Ciotti a battu Christian Estrosi. LFI décroche ses trophées à Roubaix et dans des villes de banlieue au bord de Paris et de Lyon. Enfin, les écologistes, grands gagnants il y a six ans, ont collectionné les défaites : Bordeaux, Strasbourg, Poitiers.

Ils conservent Lyon de justesse. Bonsoir et merci d'être avec nous sur "LCP-Lundi, c'est politique" spécial municipales. Hervé Gattegno avec moi, on commence par vous.

Qu'est-ce que vous retenez de ces municipales ? - On dit souvent que les vieux partis n'existent plus, ils sont exempts. On a vu qu'ils tiennent encore.

Le PS tient encore quelques bastions. LR sont largement majoritaires dans des villes moyennes. - Moi, c'est du côté du RN qui avait jusqu'à présent une ligne du ni droite ni gauche or, on a vu Jordan Bardella tendre la main à des listes de droite.

Les résultats ont été peu concluants cette fois mais si le RN poursuit ses efforts, ce sera sans doute une donnée clé. A suivre de près. - Rémi Clément, qu'est-ce que vous retenez ? - Le paradoxe vert.

Les écologistes ont perdu beaucoup de villes. Mais ils ont, grâce à l'alliance avec LFI, gardé quelques villes. Il y a un paradoxe Verts qui bénéficient de leur alliance avec LFI. - On a apprit la mort de Lionel Jospin.

C'était une figure du PS. Les hommages sont venus de tous les camps politiques. - Lionel Jospin était d'abord une grande figure du PS.

Ceux qui l'ont côtoyé et ont travaillé avec lui ont exprimé leur immense émotion, à commencer par François Hollande. Les deux hommes étaient très proches. - Au-delà de la gauche qui pleure l'une de ses plus grandes figures, la France sait qu'un de ses meilleurs hommes vient de s'éteindre. - Son lointain successeur, Olivier Faure, actuel secrétaire du PS, a souligné l'héritage laissé par l'ancien chef du Gouvernement. - Il était une référence, un repère et un inspirateur. - Pour les socialistes et il est une figure de rassemblement.

C'était l'artisan de la gauche plurielle permettant aux socialistes, écologistes et communistes de gouverner ensemble. - Dernière apparition d'un homme de gauche au pouvoir prendre des mesures radicales comme les 35 heures. Ce fut un modèle. - Ce fut un modèle. - Des hommages qui vont au-delà de la gauche. - Je salue sa rigueur, sa haute idée de la République. - Le président de droite lui rend hommage avec une pique à la gauche actuelle. - Avec son départ, il emmène avec lui une gauche laïque. - Nous restons des opposants au socialisme.

Mais s'opposer à leur politique ne veut pas dire leur manquer de respect. - Il s'est éteint à l'âge de 88 ans. - Dieynaba Diop vous êtes députée du PS.

Lionel Jospin a compté pour vous ? - Oui. C'est la gauche plurielle, il a mis en place les emplois jeunes.

Mais petits frères ont beaucoup bénéficié de ces emplois jeunes dans les banlieues. Quand je me suis engagée en politique, il a fait un gros séisme. Il y a son élimination en 2002 par Jean-Marie Le Pen.

Il met donc fin à sa carrière politique. Il a une grande éthique et droiture. - On dit aussi qu'il était le Premier ministre de la gauche plurielle.

A l'époque, ça a rassemblé plusieurs partis. Cette gauche pourrait exister aujourd'hui ? - Bien sûr.

Et on espère qu'avec d'autres en plus. Avec ceux de l'Après avec François Ruffin, avec ceux qui souhaitent condamner la gauche unie, la plus large possible en dehors de Jean-Luc Mélenchon car c'est la voie que nous avons choisie et c'est ce que nous avons mis en pratique. - Raphaël Glucksmann ? - Il ne veut pas en faire partie.

Nous avions dit depuis le début que nous voulions une primaire...

La gauche plurielle, il a toute sa place mais il ne veut pas. La France insoumise, Oui mais pas Jean-Luc Mélenchon. Aujourd'hui, il ne souhaite pas participer. - Au lendemain des municipales, la gauche se divise sur les stratégies qui sont menées pour la seconde offre.

Manuel Bompard parlent du PS. - La percée des listes de LFI déjà observé pour le premier tour est d'autant plus remarquable. Cette percée se confirme, s'amplifie et se renforce encore.

De manière plus générale, on assiste à une vague dégagiste avec la défaite de plusieurs sortants notamment issus du PS ou des écologistes. - Qu'est-ce que vous répondez ? Beaucoup de têtes sont tombées au PS. - Il faut rappeler aussi que partout où ils ont réussi à conquérir des villes, cela s'est fait au détriment de la gauche.

A part à Roubaix. Ils n'ont pas été en conquête ailleurs que dans des territoires de gauche. C'est le contraire de ce que nous avons fait avec nos partenaires sociologistes, écologistes et communistes.

Nous avons permis de conserver un bon nombre de nos villes mais aussi d'être en conquête à Amiens, Saint-Etienne, Pau...

Strasbourg, c'est différent. Elle s'est mise en dehors du PS à partir du moment où elle a fait le choix de s'associer à la droite, à Horizons. Je ne pense pas qu'elle pourra revenir car ça brouille le message. - Pour revenir aux municipales, le PS a annoncé qu'il n'y aurait pas d'accord avec LFI avant de se rallier localement aux accords faits avec LFI.

Puis vous déclarez ce matin que Jean-Luc Mélenchon est un boulet pour la gauche. Ce n'est pas contraire ? - Non.

Les municipales, c'est la vie quotidienne des gens. Il y a des équipes qui travaillent ensemble depuis très longtemps. Nous avons laissé la main aux candidats locaux.

Pour moi, ça n'a rien brouillé car nous avons été très clairs sur les outrances de Jean-Luc Mélenchon qui ne sont pas...

On ne peut pas mettre de côté tout en mouvement car son chef ne se comporte pas comme il se doit. Les membres du parti ne s'en sont pas désolidarisés mais quand on travaille avec eux sur le terrain et qu'on a la menace soit de la droite très extrême soit du RN... - Vous ne pouvez pas dissocier les maîtres... - Si.

Les électeurs le font. Nous sommes là pour les protéger de politiques qui sont des politiques de casse, ou de déservice public. - Partout où le PS s'est associé à LFI, il a perdu. - Vous ne pouvez pas dire ça.

Il y a plein de contre-exemples. Je vous mets au défi de pouvoir tirer une conclusion claire de ce qui a marché avec ou sans les alliances LFI. - Clermont-Ferrand, Brest...

Normalement, sans LFI, vous auriez dû gagner. - Mais vous avez le plus souvent des ralliements de second tour, des têtes de liste qui étaient déjà en difficulté, ils ne faisaient pas la course en tête. Ca veut dire que ce qui a fonctionné d'abord c'est l'alliance du PS avec les écologistes et, lorsqu'on a pu la faire, le plus largement possible.

Et lorsque vous avez une stratégie solo du LFI, on fait trois fois plus. Il faut retenir que tout le monde parle des gains de LFI mais ce sont 10 villes. La seul parti présent partout dans les métropoles et la ruralité, c'est le PS. - Olivier Faure est très critiqué en interne.

François Hollande l'a reproché de ne pas avoir fixé de ligne claire. Boris Vallaud a dit la même chose ce matin. Il rejette toute alliance avec LFI à l'avenir.

Olivier Faure s'est loupé ? Il doit démissionner ? - Je veux bien que l'on dise cela mais lorsqu'on a réussi ses élections, on ne peut pas dire cela. - Pour vous, Olivier Faure doit rester numéro 1 ? - Evidemment.

Il sort renforcé de ce scrutin. Ceux qui le critiquent sont les mêmes qui ont validé des communiqués que nous avons produits concernant LFI. François Hollande, par exemple, on va faire simple, il est quand même la figure tutélaire à Tulle.

Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le maître de Tulle qui dit : "Lorsque je lui ai parlé de l'alliance avec LFI, il a dit : "L'union, toujours l'union"." A un moment donné, - De l'eau a coulé sous les ponts. - Il ne faut pas dire quelque chose et faire le contraire sur son territoire.

Et je ne pense pas que ce soit le moment, lorsqu'on est un dirigeant politique et quand la droite et l'extrême droite sont aux portes du pouvoir, ce n'est pas le moment de critiquer son propre premier secrétaire lorsqu'on arrive à garder des villes et surtout lorsqu'on reste la première force à gauche. - Là où le PS s'est allié à LFI, cela a été plutôt négatif. Les scores ne sont pas additionnés ou amplifiés.

Là où le PS a choisi de ne pas s'allier, il y a eu une dynamique d'entre deux tours. Que ce soit à Paris, Marseille, Rennes. Comment l'expliquer ? - La leçon que j'en tire c'est que chaque territoire est différent.

Vous ne pouvez pas faire la même leçon pour des territoires différents. Les exemples sont très différents. Si vous prenez Vaulx-en-Velin, il y a quelqu'un de très intransigeant qui n'ont pas fait d'alliance et c'est pourtant LFI qui a remporté la ville.

Vous avez beaucoup d'exemples où des gens ont fait le choix de ne pas s'allier et ils ont perdu leur ville. Et vous avez plein d'endroits où nous avons fait le choix de faire des alliances et on les a conservés. Ce que je dis c'est qu'aujourd'hui ce que nous devons retenir c'est que la stratégie solo de LFI ne lui permet pas de faire un raz-de-marée.

Nous résistons lorsque nous sommes unis avec la gauche et les écologistes. Nous faisons même trois fois mieux que LFI seule. Il faut que notre stratégie soit amplifiée et c'est la bonne. - Quand je vous entends sur la ligne du parti socialiste vis-à-vis de La France Insoumise, il y a un certain nombre de points communs avec la stratégie de Raphaël Glucksmann.

Pour la prochaine présidentielle, selon lui, il faudra un candidate de la gauche républicaine. Vous trouvez que vous avez des points de convergence avec lui ? Il pourrait être votre candidat à l'élection présidentielle ? - Depuis les débuts, avec Olivier Faure mais aussi avec Clémentine Autain, Marine Tondelier, nous appelons à une primaire de la gauche C'est Raphaël Glucksmann qui refuse de participer à cette primaire.

Alors que La France Insoumise a clairement dit qu'elle ne participait pas. - J'ai compris...

J'essaie de vous aider à clarifier. Si vous dîtes que Raphaël Glucksmann pourrait, selon vos voeux, participer à cette primaire, il pourrait être votre candidat à l'élection présidentielle ? - S'il l'emporte dans le cadre de l'élection primaire.

Si la gauche considère qu'il est le meilleur candidat pour les représenter, nous nous plierons à cela. - Vous imaginez ça ? - Nous ne pouvons pas dire...

Nous espérons gagner cette primaire. Vous ne vous pouvez pas dire : "Venez, on discute et on fait une primaire et on pose comme préalable...

C'est d'accord si c'est un insoumis qui est le candidat." Pas tous les socialistes avaient soutenu Emmanuel Macron... - La France Insoumise pourrait être la bienvenue dans la primaire à condition que ce ne soit pas Jean-Luc Mélenchon ? - Oui car on estime que c'est l'un des plus mauvais candidats à gauche.

Ce n'est pas moi qui le dis. - Vos dirigeants disent que c'est le boulet de la gauche. - On sait très bien qu'aujourd'hui il y a un effet repoussoir.

Il est là, c'est factuel. Un certain nombre de notre électorat à gauche ne veut plus entendre parler de lui. - C'est sa personne ?

Ce n'est pas Manuel Bompard...

C'est uniquement lui ? - Je ne peux pas dire que l'ensemble de La France Insoumise est un repoussoir, je le redis, mon adversaire, c'est la droite et l'extrême droite. Il n'y a pas de péril Insoumis en la France.

Il faut que nous soyons pragmatiques. Si vous regardez les sondages d'opinion, dans tout les cas de figure, vous avez un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella : on perd. - Il n'y a pas de cas de figure dans lequel vous gagnez. - Oui mais aujourd'hui, celui qui fait le plus petit score, c'est Jean-Luc Mélenchon. - Sur les municipales, ils se sont plantés sur toute la ligne. - Je ne crois pas aux sondages.

En tant qu'élue on me le dit. - Dernier point sur la primaire, où est-ce qu'on en est ? - La question va se poser.

On était sur les municipales, on vient de terminer. Nous allons consulter notre base. Ce sont les militants socialistes qui décideront si oui ou non ils souhaitent...

On a un calendrier. D'ici cet été ou cet automne nous aurons fixé si nous participons aux primaires. - Je vais revenir sur les municipales.

Vous parlez beaucoup de LFI. L'alliance avec LFI ça a marché un coup sur deux. A Nantes, à Tours, à Grenoble ça a marché mais ça n'a pas marché à Poitiers par exemple.

D'après quoi ? - C'est lié au territoire. Il n'y a pas de règle exacte.

Il y a des endroits où ça a fonctionné et on a eu de bonne dynamique. On a permis à des gens d'avoir une mairie de gauche. Il faut se poser la question de savoir pourquoi ça n'a pas marché pour permettre les prochaines fois de faire en sorte qu'un maximum de ville repasse à gauche comme on l'a fait à Amiens, à Saint-Etienne...

Ou pour conserver Nantes ou Lyon. - Et perdre Clermont-Ferrand... - Il faudra un temps d'analyse de ces résultats électoraux.

Pourquoi des bastions de la gauche sont tombés et sont passés à droite ? Il faudra l'analyser. Qu'est-ce que nous avons manqué ? - Vous avez sept ans pour le faire.

Merci. C'est Paul Vannier qui va vous succéder. Je vous laisse quitter le plateau.

Merci. Député La France Insoumise du Val-d'Oise, il est responsable du pole élection de LFI. Merci d'être avec nous.

Autant dire qu'on est en plein dedans. Sauf que, à l'occasion de ces municipales, les divisions se sont exprimées. On va entendre Olivier Faure, qui estime que La France Insoumise aujourd'hui est un obstacle. - L'accord nationale avec les Verts et les communistes, il n'y en aura aucun.

Jean-Luc Mélenchon est devenu aujourd'hui le boulet de la gauche. Il y a aujourd'hui un sujet, il y a un plafond de verre qui plane au-dessus de la gauche et fait descendre La France Insoumise. - La cible, aujourd'hui, c'est Jean-Luc Mélenchon lui-même.

Pourquoi ? - Depuis des mois, il ne parle que de Jean-Luc Mélenchon. - Vous êtes pargnés. - Ils essaient de trier.

On est alignés, cohérents et nous portons le même programme pour les élections présidentielles de 2027. Je lui conseille peut-être de travailler à un projet pour le pays plutôt que pour les insoumis. S'il cherche à identifier un boulet, peut-être qu'il peut regarder du côté de ses propres camarades.

S'il y a un boulet, ce sont les candidats du Parti socialiste, les têtes de liste socialiste. Beaucoup d'entre elles sont balayées par les électeurs à l'issue de ce scrutin. Des fiefs socialistes Tulle, Brest, Cherbourg, Clermont-Ferrand, sont passés à droite. - Eteignez votre portable. - S'il considère que Jean-Luc Mélenchon est le boulet de la gauche, votre partenaire semble dire que c'est la France insoumise qui est devenue le boulet de la gauche. 71 % des Français jugent que ce serait une mauvaise chose que LFI dirige leurs communes.

Comment vous l'expliquez ? - Peut-être qu'il y a un bashing médiatique politique intense qui produit des effets dans des enquêtes. Il y a aujourd'hui 18 fois plus de Français qui vont être administrés par un maire insoumis...

Différence historique. Ca a été amplifié à ce second tour. Nous gagnons dans de très grandes villes.

Nous allons être présents dans 400 municipaux. Plus de 1000 élus insoumis...

Vous me décrivez des insoumis qui ne seraient pas soutenus et attendus. Ils le sont, la preuve. - L'exempte de Sophia Chikirou, à Paris, elle a réalisé 11,7 % au premier tour, un peu moins de 8 % au second tour alors que Jean-Luc Mélenchon près de 30 %...

Une différence. - Un écart très serré entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati...

Le total de la gauche, c'est 60 %. Peut-être que des électeurs avaient peur de Rachida Dati. Madame Chikirou va pouvoir disposer de 9 conseillers...

Tous nos objectifs sont atteints et dépassés. Sur Paris, il y a un scrutin d'arrondissement. - 30 % aux présidentielles, 10 % aux municipales. - J'essaie de comparer ce qui est comparable.

Quand on parle des analyses...

Nous progressons forcement au niveau municipal. En moyenne, nous sommes présents au second tour avec 14 %. Des électeurs craignaient la victoire de Rachida Dati. - Quand vous partez d'un matelas de 30 % de parisiens qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon.

Pourquoi ces 30 % ne se retrouvent pas pour Sophia Chikirou ? - Ils se déterminent différemment pour les présidentielles. Des électeurs bouges plus.

Il faut regarder par rapport aux précédentes municipales. Nous sommes passés de un élu à neuf élus au conseil de Paris. - On a découvert la notion d'accords techniques entre les socialistes et La France Insoumise dans beaucoup de villes.

Ces accords ont permis de constituer une alliance électorale pour le second tour. Alliance à l'issue de laquelle les socialistes quand ils ont gagné vont diriger la ville et les insoumis vont se retrouver dans l'opposition. On a bien compris ? - Vous avait tout à fait compris.

Ce n'est pas nouveau. Ca existe depuis aussi longtemps que...

C'est très simple. On se retrouve pour l'essentiel : battre la droite et l'extrême droite. Dans l'indépendance politique et dans le respect des différences.

Les différences sont très fortes. - Vous ne voterez pas les budgets, par exemple. - Indépendant. - Si les socialistes deviennent... - Pourquoi pas. - Est ce que ce sera toutes les mesures et ce sera la condition pour voter le budget ?

Ou est-ce que des mesures comme par exemple la cantine gratuite, vous direz que vous voterez le budget ? - Les élus seront responsables et attentifs. Ils réfléchissent toujours et travaillent et votent librement et indépendamment.

C'est la bonne nouvelle. Il y aura des élus différents dans le conseil municipal. Des élus qui défendent leurs électeurs et leur programme.

Il faut s'attendre de l'ambiance, des valeurs et des principes. Ils ne renient pas leurs promesses. Ils seront à la hauteur de leur engagement. - Les insoumis qui ont aidé à gagner et qui sont dans l'opposition et que le programme n'est pas appliqué, les électeurs n'auront pas l'impression d'être les dindons de la farce ? - On aura dit les choses avec clarté et transparence.

C'est une fusion technique pour battre la droite et l'extrême droite et pas pour rejoindre une coalition sociale ou macronisée comme c'est le cas dans beaucoup d'endroits. Je ne vais pas rhabiller tout le monde en fasciste, mais un front contre la droite et l'extrême droite, est...

Je ne dirais pas cela, il fallait réunir toutes les conditions pour avoir un impact. Nous ne sommes pas parvenus. - Vous parlez de 400 conseils municipaux dans lesquels vous allez être représenté, c'est une bonne nouvelle pour les 500 signatures de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle...

Les conseils municipaux sont les principaux pourvoyeurs de donner leur parrainage. - C'est une bonne nouvelle pour la présidentielle mais aussi sénatoriale. Dès la prochaine sénatoriale de septembre 2026, nous allons concourir pour entrer dans la chambre haute.

Nous aurons les moyens par nous-mêmes de faire entrer dessinateur insoumis en 2026 ou en 2029. Nous serons candidats dans plusieurs départements. - Quand est-ce que vous les voyez les futurs sénateurs ? - Après des conquêtes...

Beaucoup d'élus à Lyon. Nous serons candidats à faire élire un sénateur. D'après les chiffres que nous disposons, en Seine-Saint-Denis, je crois que nous aurons les moyens de faire élire un sénateur insoumis en 2029.

Je crois que nous serons souverains. Mais en 2023, je veux vous rappeler que les socialistes, communistes, écologistes avaient refusé l'alliance avec nous. - Vous le rappeliez, vous avez fait des meilleurs scores mais au second tour, vous avez eu des moins bons scores.

Il y a un barrage ? - Je ne vois pas de plafond de verre. Je vois des avancées spectaculaires.

Après, il y a des villes que nous ne gagnons pas, comme Limoges ou Toulouse. En 2020, les socialistes ont échoué à gagner à Limoges. Ils avaient perdu la ville après 60 ans. - Mais si on additionne les scores du PS et... - En 2020, et le total gauche ? 54 %.

Nous n'y sommes pas parvenus. Mais la tête de liste à lui aussi échoué dans une ville où il était en tête. Il avait fait mieux même si pas assez. - En 2025, comment vous comptez pardon, en 2027, comment vous comptez déjouer le rejet de Jean-Luc Mélenchon ?

Il y a l'argument de Mélenchon qualifié au second tour, ce sera la victoire de Jordan Bardella. - Merci de penser qu'il sera qualifié au second tour. C'est déjà un changement.

Tout le monde reconnaît qu'il est assez probable que la candidature insoumise soit au second tour. Un certain nombre de sondages l'a déjà indiqué. Regardez ce qui s'est passé à Roubaix.

Il y avait un front anti LFI avec un personnage qui avait appelé à une coalition pour nous battre. Mais LFI a gagné. S'il faut être seul contre tous avec un programme, une stratégie claire...

Ca ne me convainc absolument pas, plus encore au lendemain de ces élections. Dans toutes les grandes villes de France, il y a des grandes probabilités qu'un parti fait 1,5 % à Paris, quant à Bordeaux on est à cinq...

Je crois qu'on est encore loin du pouvoir même si sera une bataille lourde contre l'extrême droite. - Raphaël Glucksmann déclare ce matin qu'il veut un rassemblement de la France de la gauche républicaine. Il ne vous met pas dedans. - Ecoutez, il y a un maire à Saint-Brieuc qui a perdu cala car il a refusé l'alliance avec LFI.

Retirer le candidat de Raphaël Glucksmann fait perdre la mairie écologiste soutenue par les insoumis. Raphaël Glucksmann est dans une stratégie de course aux petits chevaux. Il y a aussi des personnages de Renaissance et macronistes que Raphaël Glucksmann veut constituer autour de lui.

Notamment Monsieur Rousseau. Il se situe probablement dans un espace qu'il pense au centre. Je ne pense pas que c'est comme ça qu'on gagne les prochaines élections présidentielles. - Il vous enlève le qualificatif de gauche républicaine.

D'abord, ce terme vous plaît ? - Les Républicains s'autoproclament comme tel. Liberté, égalité, fraternité, c'est notre projet politique.

Après, il y a ceux qui s'auto-décernent des titres. S'il est heureux de se désigner comme un personnage formidable, peut-être que ça ne le convainc que lui. - Merci d'être venu sur le plateau.

Vous allez laisser la place à un de vos collègues Julien Odoul, député RN et porte-parole de Rassemblement National. Le RN a conquis des villes, Menton, Liévin, Carcassonne...

Ca fait partie des trophées du RN. Jordan Bardella a parlé d'une réelle percée. - Le RN et ses candidats réalisent ce soir dans cette élection municipale la plus grande percée de toute son histoire.

A l'issue de ce scrutin, jamais le RN et ses alliés n'ont compté autant d'élus sur le territoire français. Dans plusieurs dizaines de communes, nous sommes appelés à faire nos preuves et à améliorer la vie quotidienne des Français. Nous serons au rendez-vous de cette espérance. - Une première question.

Vous faites des conquêtes dans certaines villes mais aussi dans la France rurale, les petites communes...

Alors que LFI fait des conquêtes dans des grandes villes. - Il faut relativiser, des grandes villes...

La percée et le succès de LFI est très limité. Pour ce qui est de la France rurale et périphérique, de ce qu'on appelle la France des sous-préfectures, c'est le RN qui convainc le plus, qui gagne des municipalités, qui met des équipes en place... - Mais ça ne convainc pas dans les banlieues.

Vous n'y gagnez pas. - Pour le moment. - Pourquoi ? - Je vais vous le dire.

Notre socle électoral est plus tourné vers la ruralité, la ruralité de la France périphérique. Mais nous progressons également dans les banlieues. Certes, nous nous y intéressons moins.

Mais dans les quartiers gangrenés par l'immigration, l'insécurité...

Ils s'étendent de plus en plus vers le RN. Ca ne s'est pas illustré pour le moment mais regardez Roubaix, notre candidate a réalisé un score magnifique. Elle s'est qualifiée pour le second tour alors même que cette ville se donnait perdue. - A Toulon, votre candidate est battue par la droite.

A Nîmes, votre candidat est battu par la gauche. Est-ce que vous en tirez la conclusion qu'il existe encore un front républicain qui fait barrage au RN ? - Il n'existe plus de front républicain.

Il n'y a plus de plafond de verre. Regardez ce qui s'est passé à Toulon et Nîmes. Les élections ne sont pas perdues à l'issue d'un front républicain.

Elles se sont perdues sur des scores relativement serrés. Pour Nîmes, notamment, c'est une trahison de la droite. Il y avait un socle électoral majoritairement à droite, une ville majoritairement à droite.

Or, parce que vous avez deux candidats de droites qui ont voulu faire cavalier seul, ils ont pris le risque de faire élire un candidat de gauche. C'est une trahison de la droite. Qui ne veut pas faire alliance.

Ceux qui disent avoir nos valeurs : plus de sécurité, identité, moins de fiscalité, d'immigration...

Ceux qui prétendent incarner la droite, une certaine ligne de conduite, devraient s'unir au RN pour permettre la victoire du RN. Or, ils ont choisi la gauche. - Votre candidat à Paris fait 1,6 % et quand on est un parti dont les dirigeants apparaissent comme les favoris aux élections présidentielles, un parti qui prétend diriger la France, est-ce que ce n'est pas un peu la honte ? - Non.

Sachant que... - 1,6 % dans la capitale de la France. - Mais nos électeurs se sont tournés vers la candidature très gonflée médiatiquement de Sarah Knafo.

Je connais un bon nombre d'électeurs qui ont voté pour Sarah Knafo... - Pourquoi ils l'ont préférée ? - Car...

L'emballement médiatique autour de sa candidature...

Paris est une exception. Vous l'avez vu au moment des élections présidentielles. Les résultats que nous réalisons à Paris sont totalement déconnectés du reste du pays.

Il y a une spécificité parisienne, 60 % de vote à gauche. - Dans la plupart des grandes villes, vous faites des scores assez médiocres. Marseille étant une exception.

Bordeaux, Lille...

Le RN peut espérer gouverner le pays sans aucune grande ville ? - Vous savez, on fait toujours des pronostics...

Certains essayent de se calquer sur quelques conquêtes de grandes villes pour dire que le pays a changé. Si vous prenez l'histoire politique, en 2001 la gauche pensait avoir tout raflé avec Paris et Lyon. En 2002, ils n'étaient pas au second tour.

Les métropoles ne sont pas la France. - Elles en font partie. Il y a beaucoup d'électeurs dans les métropoles. - Mais il y en a aussi beaucoup en ruralité et dans la France périphérique.

Ils sont plus nombreux. Effectivement, nous avons un travail à faire sur le vote en métropole et nous allons continuer à travailler. - Dans les grandes villes.

Vous avez dit en métropole. Mais dans les métropoles. - Le vote en outre-mer nous est très favorable. - Vous avez appelé à faire barrage à LFI dans les municipales.

Pourtant, à Limoges, vous avez maintenu votre candidat alors qu'un candidat LFI allait gagner. Ce n'est pas un paradoxe ? - Non.

Nous avons demandé aux autres partis politiques, notamment à gauche, de prendre leurs responsabilités pour lutter contre un parti antisémite. Un parti aussi violent...

C'est la définition et la carte d'identité de LFI. Nous avons souhaité, comme à Roubaix, de faire une fusion avec le candidat de droite qui a refusé de faire barrage à David Guiraud avec une alliance. Nous allons respecter la voix de nos électeurs et...

A partir du moment où vous n'avez pas de fusion possible avec la droite, le mieux c'est d'avoir des amis aux conseils municipaux qui vont vous défendre. Quand vous faites 12 %, vous ne pouvez pas gagner tout seul. - A Nice, votre principale victoire dimanche soir, c'est grâce a Eric Ciotti.

L'union de la droite ne peut passer que par UDR ? - Il a réalisé une très belle performance due d'une part à son implantation personnelle, son engagement de longue date pour les niçois mais aussi à l'alliance entre le RN et UDR. Ce sont les deux.

Ce n'est pas le seul à pouvoir y arriver. C'est la méthode qui a été promue en 2024 avec le choc a été faite par Eric Ciotti, Marine Le Pen et Jordan Bardella de rassembler nos idées pour faire une majorité nationale. Ce choix est porteur.

C'est la seule union qui permet de défendre les Français. - C'est plus facile de faire l'union avec la droite avec Eric Ciotti qui a été patron des républicains qu'avec le RN directement ? - Je ne comprends pas. - Eric Ciotti n'est pas le RN.

Prenons dans l'autre sens. Il y a des Lhardit font plus confiance à Eric Ciotti avant de faire confiance au RN ? - Nous avons des électeurs de RN qui viennent en masse depuis des années.

On a des candidats, les élus, des maires qui sont écoeurés par les trahisons successives des différentes droites. D'autres sont venus à UDR. - Jusqu'à présent, ils étaient sur ni droite ni gauche, maintenant, c'est terminé pour le RN ? - Il y avait un appel à la clarification, un appel à tous les patriotes. - Il n'a pas parlé de la gauche mais de la droite, on est d'accord ? - Vous avez autant des patriotes de gauche que de droite.

Vous avez la philosophie globale du mouvement qui accueille tous les patriotes. On ne trie pas en fonction des origines politiques ou en fonction des votes antérieurs. Vous regardez la sociologie du Rassemblement National, vous avez autant de gens qui viennent de la gauche que de la droite. - Jordan Bardella se dirige vers les gens de la droite. - Pour les élections municipales, nous nous sommes tournés vers des maires et des candidats qui partagent des valeurs de droite, effectivement, et qui pouvait faire gagner leurs idées grâce au Rassemblement National avec des unions ou des listes de désistement... - Marine Le Pen dit que nous sommes ni de droite ni de gauche, ceci reste la ligne du parti ? - C'est archaïque...

Au sein du Gouvernement d'Emmanuel Macron, vous avez autant de gens de gauche que de droite. Bruno Retailleau parle de la droite dure qui vote tous les budgets d'Emmanuel Macron. On s'y perd dans les orientations.

On souhaite une ligne de clarté et qu'on arrive à réunir. - Il y a très peu de réserves de voix, est-ce que vous n'avez pas intérêt à poursuivre la stratégie de main tendue vers la droite en vue des échéances de 2027 ? - Je ne crois pas au plafond de verre.

Depuis que je suis arrivé au Front National en 2014, on m'a vendu cette légende. Avant il est à 15 %, ensuite à 25 %...

Il recule élection après élection. - Le verdict au second tour reste le même. Scrutin après scrutin. - Il y a quelques années, on nous disait qu'on était incapable de gagner des élections sur deux tours.

Vous voyez bien, avec nos 70 communes et notre premier groupe à l'Assemblée nationale, que nous sommes capables de gagner. En 2027, nous serons capables de gagner. Nous allons réunir une majorité républicaine, patriote face aux risques de la gauche et la gauche de Jean-Luc Mélenchon. - Merci.

Vous parliez des républicains tout à l'heure, vous êtes succédé par Florence Portelli, réélue dès le premier tour. On va écouter avec vous la réaction du président de votre parti, Bruno Retailleau qui s'en est pris à ses adversaires préférés. - Les résultats de ces élections municipales ont montré que la France n'est pas condamnée à une fausse alternative entre d'un côté, des idéologues LFI et de l'autre, les démagogues du Rassemblement National.

Il existe une autre voie, exigeante, française, exprimée par nos compatriotes. Ils ne veulent ni du chaos social ni du désordre budgétaire dans lequel nous précipiterait le programme économique du Rassemblement National. - Bonsoir.

Dans les trois principales villes de France, Paris, Marseille, Lyon, Les Républicains, votre parti, espérait reconquérir la mairie. C'est un triple échec. Comment vous analysez cela ? - On est bon dans les villes moyennes, même au-delà.

Il y a des victoires qui étaient inespérées. - Ce n'est pas ma question. - Je me permets de mettre un petit bémol pour dire que ce n'était pas si mal que ça.

Parfois, c'est un problème de candidature. Je prends l'exemple de Lyon, j'adore le foot...

La politique chez eux, c'est un métier. On adore dire "la société civile " mais c'est un métier. Malgré ses qualités, sa campagne n'était pas excellente.

Ca a aidé Monsieur Doucet. Sur Paris, pour plusieurs raisons...

Paris a changé sociologiquement. Je le vois en tant que maire de banlieue, beaucoup de familles parisiennes s'installent en banlieue car elles n'arrivent plus à survivre. Ca doit interpeller.

Ca ne veut pas dire qu'elle a une excuse mais elle doit peut-être changer de braquet même si Rachida Dati avait la qualité de s'adresser à un électorat auquel la droite ne s'intéresse pas toujours en dehors des villes... - Quel électorat ? - Au public et à l'électorat des HLM, plus populaire...

Pourquoi elle n'est pas allée au bout ? Elle a peut-être ses raisons. Mais il y a aussi des divisions...

Ce n'est pas pour critiquer Pierre-Yves Bournazel, mais ça fait du bien. Faire union au second tour, ça ne rassure pas les électeurs. - Ce n'est pas un échec personnel de Rachida Dati ? - C'est trop facile de critiquer.

C'est un échec qui est plus large que ça. Ce serait trop facile...

On a tendance à droite à oublier tout ce qui se passe à côté. Je vous donnerai l'exemple de la primaire qui en général est l'objet de beaucoup de critiques à droite. - A Marseille, Martine Vassal, 5 %, elle présidait la métropole... - Honnêtement, je n'ai rien contre elle, mais elle a fait une très mauvaise campagne.

Je ne vais pas vous dire le contraire. Elle a raté son débat. En plus, la situation extrême sur le plan de la violence sociale à Marseille a favorisé les extrêmes et le maire sortant.

Il avait fait une bonne campagne. - Rachida Dati n'a pas fait de mauvaise campagne ? - Ce n'est pas Rachida Dati le problème, je ne suis pas sûre que quelqu'un d'autre dans les mêmes conditions et les mêmes divisions auraient fait mieux que Rachida Dati. - Votre parti a exclu son président il y a quelques années, Eric Ciotti en 2024. - Certains ont des problèmes de mémoire. - Il a été exclu des Républicains car il pensait à une alliance avec le RN. - Pire que ça, il a poignardé dans le dos le parti qu'il a porté et il a trahi son camp et envoyé à l'échafaud des députés.

Il n'a vraiment pas ma sympathie. - Il a depuis consommé cette union avec le RN ce qui lui a permis de remporter la ville de Nice. Dans cette campagne, votre actuel président, Bruno Retailleau a refusé de soutenir son adversaire, Christian Estrosi, pour empêcher la victoire d'un candidat, Eric Ciotti, allié au RN.

Vous comprenez quelque chose à cette position ou stratégie ? - Je ne crois pas que ce soit une stratégie. Christian Estrosi était dans une situation extrêmement compliquée.

Allez le défendre alors qu'il avait des difficultés et des histoires rocambolesques et pas flatteuses...

Ce n'est pas évident d'aller soutenir des candidats comme ça. - Des suspicions de quoi ? - Par rapport à cette histoire horrible d'une tête de porc...

On n'est pas sûr... - C'est pour ça ?

Ce n'était pas forcément un candidat extraordinaire à soutenir. Eric Ciotti, ce n'est pas mieux. Il a fait cela de manière dégueulasse en trahissant... - C'était prioritaire d'empêcher un candidat - C'est indéfendable de soutenir Eric Ciotti.

Je le dis à tous ceux...

Il y a des porosités dingues. Je ne comprends pas qu'on soit dans un parti politique qui passe son temps à dire qu'il ne peut pas y avoir d'entente avec la macronie ou d'autres équipes de l'autre côté sont prêts à s'entendre avec ceux qui l'ont trahi. Je trouve ça sidérant. - Du côté des leçons à tirer des scrutins, dans beaucoup de villes, ça fonctionne, avec le centre : les macronistes.

Il faut approfondir l'alliance avec les macronistes ? - Je ne sais pas trop ce que c'est. - Est-ce que les macronistes sont des centristes ? - Je sais pas trop ce qu'est la macronie.

C'est un espèce d'ovni politique. Avec Horizons, C'est un parti de centre droit. Si vous voulez m'entendre dire qu'avec Horizons nous avons des attentes crochues, c'est évident.

Je suis sûre que la droite... - Vous ne souhaitez pas approfondir les relations avec Renaissance ou le MoDem ? - Parfois Renaissance a des visions délirantes.

Quand on est démago comme Gabriel Attal pour aller dire que dans la constitution on va mettre une monstruosité juridique...

C'est compliqué. Il y a beaucoup d'électeurs du centre qui sont amenés à faire une coalition comme on a connue au temps de l'UMP. Pas jusque Sarah Knafo incluse.

Il faudrait une primaire qui aille de Monsieur Edouard Philippe à la droite républicaine...

C'est extrêmement compliqué. Vous pouvez me dire ce qu'est le macronisme, vous ? - Il ne s'agit pas de définir un parti... - C'est quand même ennuyeux.

Le problème aujourd'hui... - Pour vous, ça s'arrête à Edouard Philippe ? - Et une partie des gens de droite. - Un débat chez les républicains, sur quel genre de primaire...

Certains disent qu'il faudrait choisir d'abord le candidat LR avant de faire une primaire, vous êtes d'accord ? - Non. C'est pour éviter de faire un bilan.

Je suis à fond pour les primaires car ça fait longtemps qu'on n'a pas une personnalité qui se dégage. C'est pour ça que parfois on a des élans de certains médias pour essayer de casser et mettre en avant des personnalités qui après s'effondrent dans les sondages. On a personnes qui se détachent. - Vous souhaitez que le candidat soit d'abord désigné ? - Non, il faut que le ou la candidate qui sera désignée ait du poids et que beaucoup de gens votent.

Il faut un débat d'idées. Régulièrement, on fait des comptes d'apothicaire comme si on mettait un cocktail avec de la gauche et de la droite et ça donne un programme. Je veux un débat d'idées.

Pas uniquement de la dette, de l'insécurité et de l'immigration. - Edouard Philippe a été élu dimanche soir au Havre, ce n'est pas lui le candidat de la droite et du centre ? - Je n'en sais rien du tout.

Il a 18 % dans les sondages...

On a aussi Bruno Retailleau...

Je vous répondrai quand j'aurai le programme des uns et des autres. Ce n'est pas une question de points. Pour moi, le bon candidat sera celui qui a une position claire sur la France et l'international. - Vous n'avez pas de position... - Celui ou celle qui mettra l'éducation en priorité.

Je ne connais pas l'étendue des détails du programme. Ce qui, pour moi est essentiel, j'ai personne qui correspond à mes idées. Aujourd'hui, on a encore un peu de temps. - Bruno Retailleau est un candidat naturel car il est président du parti. - On n'a pas de candidat naturel.

C'est une question d'idées. Quelle est la vision de la France de demain. Quelle société on offre à nos enfants ?

Vous croyez que c'est en leur parlant de dette et d'immigration qu'on va expliquer aux jeunes d'aujourd'hui quel sera leur avenir ? Franchement ? Je n'y crois pas. - Merci d'être venue sur ce plateau.

On en a fait le tour d'Horizons... - C'est le cas de le dire. - Vous savez, 38 députés vont faire leur rentrée demain à l'Assemblée nationale mais est-ce qu'ils vont y revenir ?

Ces députés sont aussi maires. Ils vont devoir choisir. - Ceux qui vont choisir d'être maire seront remplacés par leurs suppléants.

Mais ils peuvent choisir de rester députés. Comme Michel Tabarot...

Si le suppléant refuse de devenir député, il y a peut-être un cas de figure qui se figure, Fabien Di Filippo, il veut rester maire et son suppléant a lui aussi été élu maire. Dans ce cas là, il aura peut-être une législative partielle. - Les bilans des municipales sont réussis, pas réussis ? - 18 % députés, deux fois plus d'élus lors des précédentes municipales.

C'est le LR et la droite qui remportent le plus. Eric Ciotti va quitter l'assemblée et part à Nice. Et Paul Christophle pour Horizons.

Il faudra les remplacer. On note le départ de trois anciens ministres chez Ensemble pour la République et dernier point, Olivier Falorni a été élu maire de La Rochelle mais il mène un combat pour la loi de fin de vie. Il va devoir passer la main pour le rapporteur de ce texte. - Ca va être très intéressant.

A suivre sur LCP. Les questions au Gouvernement reprennent demain. Les députés vont être contents de se retrouver.

Merci à vous de m'avoir aidé à faire ce tour des municipales 2026.

Édition Spéciale 2eme tour des élections municipales | LCP, Lundi C'est Politique - 23/03/2026 — Dieynaba Diop · Pourquijevote