Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewSud Radio (sur YouTube)· 14 octobre 2025 15 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsSécuritéEurope & international

L'union des droites : une solution possible ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes sénateur des Bouches du Rhône et de Marseille en particulier. Vous avez été inscrit à l'Assemblée nationale Reconquête. Là, vous êtes aujourd'hui non inscrit, un homme libre. Est-ce que vous prenez ces décisions librement ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Cette réalité marseillaise, elle est inhérente à une politique nationale ou ça peut être aussi rectifié par une politique municipale différente ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le moment vous semble venu aujourd'hui de pouvoir envisager dans le débat républicain de façon sereine de mettre de côté le concept de l'arc ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Qui pourrait incarner cette union des droites ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez le sentiment que les chefs de parti veulent vraiment cette union des droites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Stéphane RavierFait
    « Je suis un homme libre qui prend ces décisions librement sans en avoir sans devoir en référer à qui que ce soit. »
  • 5:00Stéphane RavierChiffre
    « 52 % des Français approuvent l'idée d'être gouverné par une coalition des droites. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

14h Sud Radio, la France dans tous ces états, le fait du jour. 52 % des Français approuvent l'idée d'être gouverné par une coalition des droites, incluant les républicains le Rassemblement national et reconquête. C'est le résultat du sondage publié hier dans valeurs actuelles.

Mais les droites veulent-elles vraiment s'unir ? On en parle avec le sénateur des Bouches du Rône, Stéphane Ravier. Bonjour.

Bonjour Stéphane Ravier. Merci d'avoir accepté l'invitation de Sud Radio. Vous êtes sénateur des Bouches du Rône et de Marseille en particulier.

Vous avez été inscrit à Assembl national reconquête. Là, vous êtes aujourd'hui en, j'allais dire non inscrit en électron libre, un homme un homme un homme libre si je puis dire. Voilà.

Euh émanciper des étiquettes qui pourraient, j'allais dire contredire un petit peu vos engagements ou qui correspondent pas à votre à votre finesse de de juge de jugement. Est-ce que Est-ce que Est-ce que voilà vous vous m'entendez ou qui prend ces décisions librement ? Oui, je vous je vous entends manifestement vous m'entendez pas.

Moi je vous entends très bien. Oui oui oui. Je vous demande voilà je signalais seulement que vous n'étiez plus étiquetés, que vous étiez on dit en non inscrit mais que vous êtes venu un électron libre de de la vie parlementaire des bouches du Rô.

Effectivement je suis un homme libre qui prend ces décisions librement sans en avoir sans devoir en référer à qui que ce soit. Si si ce n'est en l'occurrence pour le l'échéance qui se présent devant nous au Marseillais. Alors, avant d'attaquer le sujet qui nous intéresse aujourd'hui à avoir ce sondage des Français, je voulais juste vous dire que je suis allé il y a quelques jours à Marseille, cette ville que j'adore et dont je dis toujours que c'est la ville où je me retirerai si je vais si je devais changer de de campagne et d'univers.

Euh, je suis revenu perturbé et perplexe d'abord devant l'état de de saleté et Dieu sait si j' Marseille, je ne veux pas dénigrer. Euh, mais cette ville était mal entretenue. J'ai descendu la cannebière qui est devenue piétonnière.

Je n'ai pas reconnu le Marseille historique dans sa dans sa diversité, le Marseille provençal, le Marseille Porte de l'Orient. Voilà, avec ses charmes, avec ses légendes. Voilà, c'est un paysage assez particulier et je m'en suis un peu lamenté parce que j'adore cette ville et que je l'ai pas reconnu.

Oui, parce qu'elle a effectivement subi euh la délirante politique d'immigration euh que la France subit depuis depuis une bonne quarantaine d'années et Marseille étant aux avant-postes euh de des conséquences de cette politique, il est logique euh qu'elle en subisse les conséquences euh de de façon les les plus les plus marquantes. le peuple historique de Marseille dont dont vous parlez, de ce peuple provençal français qui a qui a accueilli des Européens, des Polonais, des Arméniens, des Italiens, moi je suis le fils d'une italienne et qui se sont tous parfaitement assimilés à ce peuple historique. Et bien ce peuple-là est en train de disparaître.

Il quitte Marseille et il est remplacé par un autre peuple, par d'autres peuples, une autre civilisation. Euh et et ça donne cette image d'une d'une ville de Marseille de moins en moins marseillaise, de moins en moins provençale, une ville qui est en état d'islamisation avancée, de communautarisation et et et c'est et c'est bien pour cela que l'Union des droites à Marseille euh é été vitale si l'on veut éviter le pire. Stéphane Ravier, c'est pour obtenir pour obtenir pour obtenir le meilleur.

Il ne suffit pas. Je veux pas être misérabiliste, minimaliste. Je ne souhaite pas simplement éviter le pire.

Je veux que Marseille retrouve le meilleur. On on va on va en parler. Euh cette réalité marseillaise, elle est inhérente à une politique nationale tout simplement, une forme de de laxisme ou ça peut être aussi rectifié par une politique municipale différente que celle qui existe aujourd'hui ?

Ah ben ça aurait pu. l'autant que l'équipe municipale qui a dirigé la ville pendant 25 ans et elle l'a dirigé pendant 25 ans. Donc elle aurait pu avoir des initiatives pour contrebalancer ce qui nous était infligé.

D'autant que il y a eu l'époque Chirac, l'époque Sarkozy qui n'ont pas fait mieux que la gauche, voir même pire dans ce domaine-là. Mais euh malheureusement l'équipe emmenée par Jean-Coladin à l'époque euh durant ce ce quart de siècle accentué aujourd'hui euh par une équipe euh de gauche de gauche pluriel d'ultra gauche emmené par le socialiste non encarté Benoît Paillant. Euh le processus au contraire a été euh il n'a pas été freiné, il a été accéléré, il a été aggravé.

Alors, justement, nous sommes ici aujourd'hui avec vous pour décrypter ce sondage euh publié par l'iFOP, organisé par l'iFOP. 52 % des Français, c'est c'est un tournant dans l'histoire électorale de de la République, euh de façon très nette, 52 % des Français conçoivent que aujourd'hui il y aurait une compatibilité, non pas une incompatibilité comme ça a toujours été dit, une compilité entre et bien l'union des l'union des droites, des différentes tendances, des des différentes sensibilités de la droite. on irait pour schématiser de l'ancien PR, j'allais dire voilà du symbole que qui fait de cette droite golienne qui qui n'est plus très golienne aujourd'hui mais jusqu'au Rassemblement national et même avec extension avec voilà la sensibilité du mouvement reconquête.

Vous avez côtoyé ces ces parties, ces sensibilités. Est-ce que le moment vous semble venu aujourd'hui de pouvoir envisager dans le débat républicain de façon sereine euh voilà de mettre de côté le concept de l'arc ? Il va il va d'où ?

Il vient d'où ? parce que aujourd'hui et effectivement beaucoup d'électeurs des républicains le disent également et le souhaitent de la base, on le voit bien évidemment les électeurs du rassemblement national et certainement ce compte disent pourquoi si la gauche a su s'unir de façon très légitime et elle a quelquefois mené dans l'histoire de France des politiques qui étaient absolument j'allais dire emblématiques de de de la vie française, est-ce que une droite réunie puisque aujourd'hui on considère que la RA nationale avec son pourcentage n'est plus le mouvement totalitaire d'extrême droite fascisant qu'on veut bien nous présenter puisque un moment donné il faut quand même admettre que les Français savent ce qu'ils font quand on est à à 42 % au 2e tour d'électeurs qui votent pour Marine Le Pen, on va pas considérer qu'on a 40 % de de fascistes de racistes en France. Alors, est-ce que le temps est venu de réfléchir à une droite unie pour créer une alternance qui n'existe pas depuis un certain temps dans ce pays ?

Oui, ça l'image de fascisme, de racisme, de xénophobie, enfin bon, de tout vous connaissez le le chapelet euh qui nous a été infligé par la gauche, par François Mitteran, ce fameux cordon sanitaire, ce front républicain. Euh et bien euh ça a fonctionné he ça a fonctionné. Ah oui oui oui oui c'est ça encore ça encore fonctionné l'année dernière mais beaucoup moins beaucoup moins mais euh la réalité c'est Lionel Jospin.

Alors évidemment je parle d'un temps que les moins de 40 à 50 ans ne peuvent pas connaître mais c'est pas si vieux que ça. Lionel Jospin socialiste, ancien trotskiste, avait dit lui-même que le le fascisme du Front National de Jean-Marie Le Pen, c'était du théâtre. Tout ça était une mise en scène de de François Mitteran qui a imposé à à la classe politique et à la droite en particulier de ne jamais franchir le Rubicon, que de ne jamais s'allier avec le fascisme, le nazisme, le racisme.

Bon, il ne tenait qu'à la droite de l'époque d'avoir le courage de rompre avec ce ou de de de rejeter cette case mitérandienne, de de rejeter cet ordre qui n'avait rien de républicain, qui était un piège politique et un piège électoral et surtout un piège pour la France dans la dans lequel la la droite dite républicaine, je veux dire, c'est fourvoyée pendant des dizaines d'années. Aujourd'hui, aujourd'hui et bien on a désormais quelques personnalités à droite qui veulent couper ce ce comment dirais-je cette chaîne qui qui étrangle les droites qui et qui étrangle par conséquent le pays. Donc je dis tant mieux, nous avons longtemps dénoncé cette droite la plus bête du monde et bien manifestement elle est quand même de moins en moins.

Il faut qu'elle qu'elle pousse encore un peu pour que ce mur ce mur de Berlin ce mur de Berlin à la française finisse par tomber dans l'intérêt des Françaises et des Français. Comment vous expliquez que cette droite sur la doctrine euh, allez, on va dire Chirak, Jupé, SarkoZi, jamais de pact, mon dieu, comment pouvons-nous le imaginer une telle une telle aberration est évoluée ? C'est François Fillon le premier qui pendant la campagne des primaires ouvre, j'allais dire la porte à l'idée qu'il puisse y avoir une union de droite et puis Laurent Voquier Bruno Rutaillot l'affirme clairement.

Aujourd'hui, les la divergence, les différences sont, j'allais dire, elles sont symboliques. La vecture de la France est la même. La lecture des grands enjeux du moment sur la sécurité, sur la place de la France dans l'Europe, sur l'immigration est, j'allais dire cohérente pour les trois.

Le moment est venu. Qui pourrait incarner ? Qui pourrait incarner ?

J'allais dire le déclic Bruno Retail Laurent Voquier, Marine Le Pen, Jordan Bardella, Marion Maréchal, euh Éric Zémour, euh voilà. Est-ce qu'on est-ce qu'un jour il y a une possibilité que il se retrouve autour d'une d'une table et de faire pourquoi ça serait pas aussi le Front Populaire cette Pourquoi le Front Populaire est un monopole de la gauche ? Pourquoi le Front Populaire serait pas serait pas aussi une idée qui serait de l'autre côté de l'échiquier ?

Il y a il y a effectivement tant de belles personnalités, tant d'intelligence à droite, ce qui une grande différence d'ailleurs avec la avec le personnel qui se trouve à gauche. Nous sommes que des idéologues qui répètent à longue le brévière du mondialisme, du politiquement correct. Bref, à droite, il y a vraiment des intelligences, des leaders.

Alors, je dire peut-être qu'il y en a trop, il y a trop d'intelligence et bien il faut une intelligence encore plus poussée pour que tout le monde se mette d'accord dans et et et soit les uns aux côté des autres, derrière un ou derrière une et que chacun puisse trouver puisse trouver sa place puisque vous le disiez aujourd'hui, la droite, une partie de la droite de ces de ces responsables, de ces leaders et bien a quand même constate quand même ça remonte du terrain hein, ça remonte du terrain. Si pour certains ils n'y sont pas, en tout cas ils ont des élus locaux qui leur font savoir, les sénateurs en particulier que la situation que le Front National dénoncé ou annoncé il y a 30 ans euh que les prévisions de Jean-Marie Le Pen, ensuite reprises par Marine Le Pen et les analyses et les et les propositions et bien ils sont désormais conscients que cette analyse était la bonne, que ces prévisions malheureusement se révèlent aujourd'hui être exactes, qu'elles prennent corps euh et et et que les et que les solutions que nous proposons que le camp national propose que les droits et bien elles sont plébiscitées par les Français. Donc il ne peuvent plus écarter cette réalité.

Pendant longtemps et bien ils étaient réélus aussi. Il n'avaient peut-être pas besoin de voir cette réalité en face. Et bien aujourd'hui cette réalité, elle leur commande elle leur commande de revoir leur copies et elle leur commande de discuter puisque personne personne ne gagnera ne gagnera seul personne.

Donc, il va bien falloir que ces intelligences individuelles ne forment qu'une qui a un pot commun pour que et bien on puisse répondre à cette aspiration des Français qu'il y ait un un gouvernement qu'il y ait une politique des droites des droites puisque nous sommes effectivement d'accord à des nuances près sur l'immigration, nous sommes d'accord sur l'hyperfiscalité, nous sommes d'accord sur l'insécurité, sur l'islamisme voire sur l'islamisation. Il y a des nuances encore une fois je pense que c'est ce n'est plus insurmontable que de nous mettre d'accord. Mode de coffler vous poser une question.

Stéphane Ravier, je rappelle que vous êtes sénateur des Bouches du Rô. Vous avez suivi de près les négociations entre les chefs de parti, entre les meneurs de troupes, Éric Zémour, Marine Le Pen. Vous êtes passé longtemps par le Rassemblement national, ensuite par Reconquête.

Aujourd'hui, comme le disait Peréico, vous êtes un électron libre. Vous avez euh renoncé à votre propre candidature au municipal de Marseille pour soutenir la candidature du candidat Eren ? et député Francisio.

Alors ça c'est un exemple mais c'est ça revient à ce que disait Perico. Vous êtes un électron libre. Vous ne représentez malheureusement pas ou peut-être heureusement pour certains autres euh toutes les droites et cette union des droits dont on parle tant.

Est-ce que vous vous avez le sentiment que les chefs de parti que les têtes d'affiche que les intelligences dont vous parliez tout à l'heure veulent vraiment cette union des droites ? Le le sondage de l'OP dit que 52 % des Français la veulent cette union des droites. Est-ce que c'est vraiment représentatif de ce que désirent réellement les chefs de parti ?

Euh il est vrai qu'il y a encore une Oh, pas il y a pas un fossé, le fossé se réduit mais il y a encore une différence entre euh les électeurs, j'is dire les peuples ou le peuple des droites. Euh le sondage démontre bien, c'est une écrasante majorité plus de 80 % au rassemblement national. Maintenant DLR reconquête n'en parlons pas et évidemment euh identité et liberté de Marion Maréchal qui euh qui œuvre dans dans en en ce sens euh porté par le par l'exemple italien qui qui fait évidemment je dire qui fait foi dans son efficacité et on voit que l'immigration clandestine est largement maîtrisée aujourd'hui.

En tout cas ça va nettement mieux que la fiscalité est maîtrisée. Bref, il y a un exemple à nos portes qui doit qui doivent conduire à toutes ces personnalités déjà un exemple politique en Italie et puis leurs électeurs, leurs militants qui leur disent "Il y en a assez de vos querelles euh de vos de vos caractères pour ne pas dire les égos. Euh pensez à nous, pensez à la France et il faut pousser, il faut pousser.

Certains ont revu leurs copies. les LR étaient quand même les plus les plus hostiles à ce à ce à ce scénario. Et bien, on voit aujourd'hui en temps des personnalités qui euh qui n'y sont plus du tout opposé.

Donc moi, comme je suis un éternel optimiste, je veux croire que cela finira bien par arriver. Mais voilà, il en en ayant des exemples, je dirais à nos portes comme ça en Italie et d'autres que que ces que ces responsables politiques de droite ventent d'ailleurs hein et il ils le ventent. Bon ben, il faut qu'il l'appliquent à eux-mêmes en France et puis et puis sur le terrain.

Ce sont les militants aussi qui doivent de façon évidemment positive euh faire savoir à leur direction que euh et bien que c'est ce qu'ils souhaitent parce que c'est ce qui est nécessaire. Stéphane Rabier, on on verra bien si votre message est est reçu. Il y aura certainement de prochaines échéances électorales et on verra bien si la droite est capable et disposée à se rassembler.

Merci d'avoir été sur Sud Radio aujourd'hui.