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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 21 juillet 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

"Vous passez à côté des urgences agricoles" déplore Boris Vallaud face à Sébastien Lecornu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi n'êtes-vous pas à Bruxelles pour réclamer des aides exceptionnelles ? Pourquoi n'avez-vous pas déjà engagé un plan fourrage ? Pourquoi n'avez-vous pas encore abondé le fonds d'allègement des charges ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment entendez-vous éviter la faillite de nos agriculteurs et sa coupure d'avec une société qui ne demande rien d'autre que d'être derrière elle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Boris VallaudChiffre
    « Chez moi, dans les landes, des milliers d'hectares n'ont pas été remis en culture. Jamais le revenu agricole n'a été si bas et les récoltes s'annoncent catastrophiques. »
  • 0:30Boris VallaudFait
    « Beaucoup de nos paysans se demandent s'ils passeront l'hiver. »
  • 1:00Boris VallaudFait
    « Nous sommes favorables au stockage de l'eau dans une logique de partage de la ressource et de démocratie locale. Pas d'accaparement et demi sous tutelle. »
  • 2:30Boris VallaudFait
    « Tous les compromis ont été trahis. Hier soir, vous avez commis une triple faute en ne respectant pas votre parole publique et en refusant d'écarter la question des pesticides. »
  • 3:30Sébastien LecornuFait
    « La loi a été votée cette nuit. Elle sera sans doute votée tout à l'heure au Sénat. Elle deviendra donc loi de l'État, loi de la République. »
  • 6:30Sébastien LecornuFait
    « La semaine dernière, une grande partie de la droite sénatoriale m'a reproché de passer en force en inscrivant ici en 3è et dernière lecture la proposition de loi sur la fin de vie. »
  • 7:30Sébastien LecornuFait
    « On ne peut pas détourner les procédures en fonction de quand ça nous arrange. »
  • 8:30Sébastien LecornuFait
    « Dans cette loi, il y a des choses qui vous agréent, des choses qui ne vous agréent pas, comme souvent dans les lois de la République. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le Premier ministre, l'urgence agricole est là dans la canicule qui s'abat sur les cultures et sur les élevages, dans les rendements qui s'effondrent, dans les pénuries d'eau. Chez moi, dans les landes, des milliers d'hectares n'ont pas été remis en culture. Jamais le revenu agricole n'a été si bas et les récoltes s'annoncent catastrophiques.

Vous passez à côté des urgences agricoles. Les agriculteurs nous parlent de revenus, de trésorerie, de charges, de fourage. Pourquoi n'êtes-vous pas à Bruxelles pour réclamer des des aides exceptionnelles ?

Pourquoi n'avez-vous pas déjà engagé un plan fourge ? Pourquoi n'avez-vous pas encore abondé le fond d'allègement des charges partout en France ? Beaucoup de nos paysans se demandent s'ils passeront l'hiver. [applaudissements] Monsieur le Premier ministre, vous passez à côté des urgences agricoles car la crise agricole est d'abord une crise environnementale doublement du fait du réchauffement climatique, du fait de la perte de biodiversité.

Voilà pourquoi s'agissant de l'eau, notre position est claire. Nous sommes favorables au stockage de l'eau dans une logique de partage de la ressource et de démocratie locale. Pas d'accaparement et demi sous tutelle.

Regarder et respecter la démocratie locale dans les landes, ça marche. Voilà pourquoi notre position est claire. Nous sommes attachés à l'autorité de la science libérée de toute pression politique et nous n'avons jamais souhaité la réintroduction de molécules.

Tout le reste est mensonge. Nous avons, monsieur Premier, cherché une loi de compromis utile aux agriculteurs, mais tous les équilibres ont été rompus. Tous les compromis ont été trahis.

Hier soir, vous avez commis une triple faute en ne respectant pas votre parole publique et en refusant d'écarter la question des pesticides. En interdisant le débat parlementaire sur ce sujet, contrairement à vos propos du matin et semant le doute jusque dans vos propres rangs en mettant dos à dos agriculture et environnement, les agriculteurs eux-mêmes et le reste de la société prenant le risque d'ouvrir une guerre de l'eau et une guerre de la santé. [applaudissements] Monsieur le Premier ministre, comment entendez-vous éviter la faillite de nos agriculteurs et sa coupure d'avec une société qui ne demande rien d'autre que d'être derrière elle ?

Merci beaucoup monsieur le président de groupe. La parole est à monsieur le premier ministre. [applaudissements][acclamation] Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale.

Mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Boris Valallot, je reviendrai sur la fin de votre question qui me semble être le point de départ pour la suite de ce qui nous attend y compris à l'automne. La loi a été votée cette nuit. Elle sera sans doute votée tout à l'heure au Sénat.

Elle deviendra donc loi de l'État, loi de la République. Elle s'appliquera. Le gouvernement aura donc la mission de l'appliquer comme toutes les lois avec aussi leur part de compromis.

Et ce qui vaut pour la suspension de la réforme des retraites vut aussi pour la loi d'urgence agricole. Nous en revenons aussi à une situation dans lequelle les compromis se forgicif se forgent aussi avec le Sénat. la loi, vous ne l'avez pas voté mais il y a une majorité qui l'a voté cette nuit à l'Assemblée nationale.

Je vais y revenir dans un instant. Je vais y revenir dans un instant et vous me permettrez monsieur le président Vallot puisque c'est la dernière séance comme dirait Eddie Mitchel de revenir à aussi à quelques leçons. La gapard que je tire aussi de la séquence que nous venons vivre au-delà même de la question d'ailleurs du projet de loi d'urgence agricole.

La première leçon que je tire, si l'on croit vraiment à la science, ce n'est pas à la carte. Et au fond, il y a trois manières d'attraper le sujet. Soit on dit on se moque de la science et même d'ailleurs des questions sanitaires et des questions de santé publique et de pollution et auquel cas on a un modèle purement productiviste.

Certains portent ça, ni vous ni mais on sait que ça existe dans le débat public français. La deuxième manière de prendre le sujet, c'est de dire c'est devenu tellement politique et émotionnel et je peux le comprendre en disant peu importe ce que dira science, on interdit par principe. Si je je pardon de le dire, c'est une autre manière de le prendre.

Et d'ailleurs, je respecte mais je respecte les parlementaires qui disent principe de précaution au-dessus même de ce que peut dire la science, on interdit. Troisème manière de voir les choses, la science. Rien que la science, toute la science.

Et donc par définition, c'est la confiance que l'on a ou non dans l'ONS. Cette mesure qui est sortie de la commission mixe paritaire, c'est pas le gouvernement qui l'a introduit. Les ministres ne sont pas en commission mixe paritaire.

C'est pas le gouvernement qui a un avis favorable. Les ministres ont donné des avis défavorables au banc, au Sénat. En commission mixe paritaire, ironie du sort, les sénateurs sont allés rechercher un amendement socialiste qui avait été déposé sur la PPL du plomb 1 l'année dernière en disant, mais c'est pas pour polémiquer, en disant à vie conforme, le politique ne décide pas et délègue sa capacité de décision à l'inst.

Ça a été, mais moi je suis à l'aise intellectuellement avec cette démarche. On peut en redébattre maintenant. Je considère que une molécule qui a été interdite sans la science complètement peut-être ou pas madame la ministre bateau, on peut redonner à l'anessert ou non d'assumer la dérogation.

Deuxème leçon. Deuxème leçon parce que je vois ce qui est écrit aussi sur les réseaux sociaux, pas les vôtres, encore plus à gauche de cet hémicycle en disant au fond l'Assemblée nationale a regénéralisé a autorisé de manière générale la citamide. C'est faux.

Et autant qu'on peut combattre la mesure qui sera au journal officiel, mais au moins combattez la mesure pour ce qu'elle dit vraiment. Le principe et l'interdiction. L'exception, c'est une dérogation sur un segment très précis uniquement pour les raisons de culture que vous connaissez par ailleurs.

Je n'y reviens pas. Combattons ou combattez au moins la mesure pour ce qu'elle est et non pas pour ce qu'elle n'est pas. Si ce n'est pas de l'émotion et si ce n'est pas de la politique, il faut donc en revenir exactement à ce que ça veut dire.

Trisème des choses et je le dis avec un peu plus de gravité parce que je veux bien tout ce qu'on veut sur les affaires de procédure. La semaine dernière, une grande partie de la droite sénatoriale m'a reproché de passer en force en inscrivant ici en 3è et dernière lecture la proposition de loi sur la fin de vie, l'aide à mourir et la droite sénatoriale. Si si mais laissez-moi finir.

Ne et une partie de la droite sénatoriale est allé dire que j'avais commis un coup de force et que je suis passés en force en inscrivant ici-même la proposition de loi sur l'aide à mourir. Et vous voyez au fond on ne peut pas détourner les procédures en fonction de quand ça nous arrange. Nous avons des dizaines de commissions mixes paritaires qui ont lieu à chaque session ordinaire et à chaque session extraordinaire.

À chaque fois depuis, j'allais dire la nuit des temps, députés sénateurs se retranchent sans ministre. Ça donne à un compromis lequel est soit accepté, soit refusé par les deux chambres ou l'une des deux chambres. et le cas échéant, pardon, de refaire euh ce couplet de la Constitution.

On part en 2e lecture et le cas échéant, le dernier mot, est laissé à l'Assemblée nationale. Laissez entendre à chaque fois, ce n'est pas la première fois puisque parfois vous l'avez même reproché à mes propres amis sur d'autres textes notamment au début du mois de mai, il y a une procédure parlementaire, on ne peut pas jouer avec en fonction des intérêts du moment. Et je le dis parce que la représentation nationale doit défendre nos procédures comme je dois les défendre et protéger la Constitution pour se faire.

Et cette nuit, vous aviez le choix de voter pour ou de vous abstenir ou de voter contre sur le texte. Et vous le savez très bien puisque même si des amendements avaient été déposés, ce qui aurait été un cas de figure complètement extraordinaire tournant de toute forme d'ordinaire. Non mais tout le monde me fait parler.

Donc là je suis en train de vous répondre. Je suis en train de vous répondre monsieur le président Valallot. Vous savez très très bien.

En plus qu'il aurait fallu un vote conforme avec le Sénat. Peu importe. Sortons de nos affaires de tambouille.

La réalité. La réalité. Science, vision productive ou protection politique ou émotionnelle du sujet.

Le débat, il est là et on voit bien qu'il a traversé les groupes politiques. Assumons-le davantage par le haut qu'en cherchant à se retrancher derrière des arguments de procédure que nos constitution et concitoyens d'ailleurs ne peuvent pas comprendre. Dernier point, je forme le vœu quand même que l'agriculture française et merci de la tonalité de votre question à certains égards sortent de ce décor politique ou politicien de précampagne présidentielle.

La réalité c'est que sur les 70 mesures du projet de loi, beaucoup de mesures sont utiles et l'honnêteté commande de rappeler que la plupart d'entre elles ont été travaillées en concertation avec l'ensemble des organisations professionnelles, avec les élus locaux. Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain. Dans cette loi, il y a des choses qui vous agréent, des choses qui ne vous agréent pas, comme souvent dans les lois de la République.

Mais cette loi, elle est utile et on ne peut pas avoir au mois de janvier dernier une crise agricole importante dans lequel légitimement tout le monde a mis la pression sur le gouvernement en disant agissez vite puis au mois de février, tout le monde est allé au centre de l'agriculture et au mois de juillet essayer de trouver des compromis dans une assemblée difficile que plus personne à la fin ne veut endosser. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre.

"Vous passez à côté des urgences agricoles" déplore Boris Vallaud face à Sébastien Lecornu — Boris Vallaud · Pourquijevote