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interviewLe Média (sur YouTube)· 30 juin 2023 84 min

ÉMEUTES : LA CRISE S’AGGRAVE, MACRON SE SOUMET AUX SYNDICATS DE POLICE | JULIEN THÉRY, MATHIEU SLAMA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche avait 17 ans il a été exécuté par un policier qui a attiré à bout portant après un refus d'obtempérer c'était le 27 juin dernier à Nanterre pourtant le code pénal prévoit pour le délit de refus d'obtempérer trois mois d'emprisonnement et 3750 euros d'amende alors pourquoi Naël a été condamné à la mort pourquoi Naël a pris perpète comme Zaïde Bouna Clichy-sous-Bois avant lui comme la Rami et Mohcine à Villiers-le-Bel avant lui les populations des quartiers populaires ont assez de parler leurs enfants au passé les jeunes des quartiers populaires en ont assez d'entrevoir la mort à chaque contrôle de police et quand il marche pacifiquement pour honorer la mémoire d'un délai la police se dresse sur leur chemin pour neutraliser leur colère à coups de gaz lacrymogène alors il se révolte elle aura j'ai contagieuse hier soir pour la troisième nuit consécutive les révoltes ont éclatées dans les quartiers populaires en région parisienne à Mantes-la-Jolie Nantes Strasbourg Paris et même en Guyane et pour mater la colère le gouvernement a mobilisé 40 000 agents policiers gendarmes ces trois fois plus Copic des révoltes de 2005 fait remarquer le sociologue marmones qui ajoute le pouvoir a probablement été surpris par la rapidité la solidarisation des quartiers et de la nationalisation des protestations pas certains que cela suffise et pourtant on est en mémoire le discours on en est Macron qui appelait à l'apaisement écoutez d'abord je veux ici dire l'émotion de la Nation toute entière après donc ce qui est arrivé et la mort de johnaël et le dire à sa famille toute notre solidarité l'affection de la nation nous avons un adolescent qui qui a été tué cette inexplicable inexcusable et d'abord je ce sont des mots d'affection de peine partagée de soutien à sa famille et à ses proches ensuite la justice a été immédiatement saisie je souhaite qu'elle fasse son travail avec évidemment célérité et dans le calme que ce travail requiert et que la vérité puisse être faite dans les meilleurs délais et que évidemment nous soyons tous informés que la justice passe prise de parole qui contraste avec celle de son ministre de l'Intérieur qui s'est montré l'indicatif la veille depuis la loi 2017 j'ai eu l'occasion de dire dans de très nombreuses échanges ici qui a eu moins de tirs et il y a eu moins de cas mortels qu'avant 2017 je suis désolé de vous lire madame que dans de très nombreux cas malheureusement des policiers et des gendarmes sont morts de refus d'obtempérer et dans de très nombreux cas il s'agit pas de mélanger avec celui de ce matin manifestement ce sont des familles de policiers et de gendarmes qui pleurent leurs enfants alors non bien sûr le reflet nous intérêt ne peut pas être accepté mais il n'est pas non plus bien évidemment capable d'accepter que des policiers tirent à vous pourtant sur des jeunes hommes ou des jeunes femmes quel que soit l'âge d'ailleurs des conducteurs et vous dire qu'on doit respecter le deuil des familles mais la présomption innocence des policiers le gouvernement a finalement choisi de s’aligner sur la ligne dure la ligne offensive d'un Gérald Darmanin qui découvre curieusement le principe de présomption d'innocence d'un policier pourtant filmé tiens ça nous rappelle les éléments de langage d'un syndicat de police est-ce que les images ne parlent pas d'elles-mêmes c'est d'ailleurs ce que dit la seule chose qu'on demande à les marchés en sécurité à la présomption d'innocence bien sûr que les images peuvent être choquantes peuvent être marquantes mais pourquoi ne laisse-t-on pas la justice travailler tranquillement si le policier a fait une erreur croyez moi que la justice ne nous fera pas de cadeau elle a toujours été très impartial à notre égard et croyez moi que souvent le condamne assez fortement les policiers et vu la proportion qui a pris cette affaire mais il n'y aura aucun cadeau de fait envers ce policier donc s'il y a faute il sera sanctionné vous êtes un policier vous êtes un policier suffisamment expérimenté vous avez vu cette vidéo selon vous il n'y a pas d'erreur il n'y a pas de faute écoutez quand je vois la vidéo sous cet angle là la je veux pas me prononcer la justice le fera effectivement la vidéo elle est marquante elle est choquante mais il y aura peut-être d'autres vidéos est-ce qu'elle la voiture mais en danger vos collègues est-ce qu'elles font sur vos collègues non ils sont sur le côté je vais pas vous dire qu'elle fasse si vous me demandez de commenter la vidéo je vais pas vous dire qu'elle leur fente dessus puisqu'ils sont sur le côté le problème c'est qu'il y a aussi un mur derrière et que la voiture colle les collègues contre le mur ça c'est pas moi de le définir c'est la justice de le définir et comme je vous le dis s'il y a faute c'est quoi ce collègue là sera sanctionné sera sanctionné judiciairement et sera sanctionné administrativement mais de grâce de grâce ce tribunal médiatique cette quête cette récupération politique cette récupération politique je vous le dis de manière très claire là il y a les vautours qui sont arrivés et ils commencent à se jeter sur le cadavre de ce collègue qui qui est en train d'être un seul cadavre Rudy mana c'est celui de ce jeune homme en fait aux yeux de cet homme qui est mort pardon monsieur vous avez vu je pense à la famille Éric Zemmour Éric Ciotti et de Eric réclame depuis hier le déclenchement de l'état d'urgence une mesure que le gouvernement repousse mais jusqu'à quand pour le moment Emmanuel Macron envisage de censurer les contenus des réseaux sociaux qui alimenteraient toute cette violence les plateformes et les réseaux sociaux jouent un rôle considérable dans les mouvements des derniers jours nous avons vu sur plusieurs d'entre elles snapchat Tik Tok et plusieurs autres à la fois l'organisation de rassemblement violent se faire mais une forme de mimétisme de la violence ce qui est chez les plus jeunes conduite à une forme de sortie du réel et on a le sentiment parfois que certains d'entre eux vivent dans la rue les jeux vidéos qui les ont un toxiques là aussi la loi a prévu on crie ces derniers mois des changements et l'exercice d'un contrôle parental qui convient de faire pleinement respecter mais nous prendrons dans les prochaines heures et nous avons commencé à l'organiser plusieurs dispositions d'abord en lien avec ces plateformes d'organiser le revenu le retrait des contenus les plus sensibles et donc les services de l'État s'organiseront en lien avec cette plateforme pour pouvoir obtenir une réponse effective et j'attends de ces plateformes d'esprit de responsabilité et les demandes seront aussi faites partout c'est utile et à chaque fois que c'est utile pour avoir l'identité de celles et ceux qui utilisent ces réseaux sociaux pour appeler au désordre ou pour exacerber la violence Emmanuel Macron continue de marcher avec des œillères et refuse de voir les véritables responsabilités les leurs alors on s'y attelle à sa place ici aux médias avec nos invités Mathieu Slama essayiste auteur de adieu la liberté et Julien Terry historien c'est le fond de l'info [Musique] alors Emmanuel Macron semble avoir trouvé un coupable à la révolte qui gagne le pays les réseaux sociaux qui éduquent notre jeunesse à la violence les réseaux sociaux nous rappelle les mauvais parents qui auraient enfanté de sauvageons responsables des révoltes en 2005 je vous propose de réécouter les propos de Jean-Pierre Chevènement qui était à l'époque mère de Belfort il faut que les parents fassent leurs devoirs encore une fois ce que nous vivons c'est une crise de l'éducation j'ai employé jadis le mode sauvageons et il dit bien ce que je veux dire ce sont des arbres non greffés des enfants qui n'ont pas eu de la part de leur famille ou des institutions les éléments d'éducation qui sont nécessaires mais ça certainement mieux à faire que de tirer par les pieds des spécialistes et des sittines ah je pense que on la demande dans les quartiers chauds de jeunes sauvageons brûlent la voiture de leurs voisins ou bien encore on aimerait voir les CRS sur les pistes de ski où ils assurent aussi la volonté des gens que la police elle a beaucoup de choses à faire hein moi on me la demande partout tout le monde me demande des renforts alors ce n'est ni la police ni la loi de 2017 qui assouplit les conditions du recours la légitime défense dans le cas des refus d'obtempérer qui est responsable de toute cette violence ce sont les mauvais éducateurs oui puis les réseaux sociaux aussi on l'a vu d'après Emmanuel Macron mais au fond le plus marquant me semble-t-il à cet égard à 200 points de vue c'est ce qu'il a dit spontanément à ses premières déclarations après la mort de ce jeune homme il a dit il a été échappé comme ça c'est inexplicable ce qui assure son ton habituel plein de componctions comme une sorte de curé qui s'adresse à ses why le dimanche il faut un culot absolument extraordinaire pour dire une chose pareille de la part de quelqu'un qui nous a expliqué que les les problèmes climatiques de l'été dernier personne n'aurait jamais pu imaginer qui aurait lieu c'est pas très surprenant mais c'est quand même tout à fait sidérant il faut qu'il ait l'absolu certitude pour dire une chose pareille donc la mort de ce garçon par un tir policier était tout à fait et tout à fait inexplicable il faut qu'il ait certitude qu'il aura jamais personne devant lui qui que ce soit surtout pas un journaliste digne de ce nom pour lui opposer les fesses non seulement c'était parfaitement explicable par cette loi de 2017 c'est l'élément le plus récent de Cazeneuve qui donne un permis de tuer en fait et il faut le rappeler qui a été institué par un gouvernement censément de gauche mais aussi par toute une histoire récente et lointaine au bord de l'État et de la police avec les populations issues de l'immigration récente c'est parfaitement explicable parfaitement expliqué c'était parfaitement prévisible on peut aussi prévoir que ça va se reproduire il y a aucun doute là-dessus et Kaoutar archi cette écrivaine me semble-t-il a été très clair et très juste quand elle a dit ce garçon Naël il était tuable il a été tué mais avant d'être tué il était tuable parce qu'il appartient à une catégorie de la population et c'est tout à fait tout blanc parce que ça nous renvoie au fond à une situation d'apartheid de Larv l'apartheid c'est la séparation d'une partie de la population par rapport au reste de la population et le fait que des facto je parle pas dans la loi mais des facto dans la pratique un certain nombre de gens n'est pas les mêmes droits ne soient pas traité la même manière que les autres au quotidien aujourd'hui j'ai beaucoup de collègues qui sont enseignants dans le dans le secondaire et ceux qui sont enseignants dans des quartiers défavorisés savent très bien que tous les garçons de leur classe qui sont noirs ou arabe ou un moment ou un autre et en général régulièrement été arrêté par la police rue Doyer tutoyer pour des contrôles voilà on sait aussi la mort devient des Bouna qui s'enfuyaient alors qu'ils se sortaient je crois d'un match de foot parce que tout à coup ils ont été coursés par de policiers de policiers et ils sont morts en essayant de se cacher c'était l'indice de quelque chose que l'on sait aussi savoir que dans ces quartiers il y a un espèce de harcèlement policier permanent contre les populations et les policiers eux-mêmes se considèrent en guerre dans ces quartiers voilà tout ça est héritier sur le sur le long terme du passé colonial la France est malade de son passé colonial le racisme systémique de l'État français est lié au passé colonial à des habitudes qui ont été prises notamment par le force de l'ordre à cette occasion le 14 juillet prochain on va célébrer je crois les 70 ans du de la manifestation du 7 juillet donc 1953 au cours de laquelle cette manifestants dont 6 algériens qui appartenaient aux parties indépendantistes de l'Algérie ont été tués par balle par la police française des membres du parti de Messenger tuer des Algériens considérés ou des gens issus de l'immigration ou des gens issus l'immigration j'allais dire presque en reprenant cette extraordinaire terminologie du président Sarkozy venu du haut de l'état des musulmans d'apparence c'est absolument tout un programme et c'est une formulation de Sarkozy où tu es des gens noirs c'est bien plus possible que de tuer des bons blancs voilà donc quand le président de la République nous dit c'est une explicable il insulte vraiment notre intelligence alors il fait aussi parfaitement cynique sans doute aussi reste à savoir combien de temps il va pouvoir continuer à faire ça alors pour rebondir sur cet article de Kaoutar archi elle dit également naît a voulu garder cette vie que la police allait lui prendre et cela est intolérable n'est-ce pas qu'un homme racisé tienne à la vie défend sa vie lutte pour elle n'est pas toléré c'est pas exactement quand les choses se sont passées il est clair que sur l'exécution il est clair qu'en fait c'est une exécution à deux et pas un seul il semble qu'en fait le conducteur donc Naël prenait des coups de cross dans des policiers pendant que l'autre le mettait en jours voilà que la voiture avancée enfin de toute façon quel que soit pour protéger leur vie la voiture a avancé alors que alors que l'indépendamment de sa volonté à lui mais en tout cas il n'y avait strictement aucune raison valable de tirer et encore moins de tuer ce garçon mais encore une fois c'est quelque chose d'absolument structurel là on a deux policiers qui ont commis cet acte mais ça pourrait je vais pas dire n'importe quel autre mais potentiellement structurellement alors évidemment il y a les individus qui sont plus violents que d'autres des individus qui ont plus envie d'en découlent que d'autres mais structurellement c'est un problème général un problème de comportement de la hiérarchie policière des hiérarchies policières pardon et un comportement de leur ministre et de l'État qui est entièrement soumis au syndic au pire des syndicats de police alors je l'ai reçu je l'ai trouvé autant les premières réactions même si vous avez raison de critiquer le mot inexplique avant que ça mais les premières réactions d'Emmanuel Macron était on va dire à peu près correct au moins ne cherchez pas d'excuses à à ce qui sait est-ce qu'il s'était passé bon voilà tout à fait contrairement et puis aussi à certains politiques évidemment mais mais là le la réaction sur mettre en cause les jeux vidéo et les réseaux sociaux sur tout ce qui se passe depuis ce drame et notamment les révoltes en banlieue c'est surréaliste et je peux juste une question toute simple imaginons il y a quelques années lors de la révolte des gilets jaunes est-ce que un politique aurait pu dire à la révolte des gilets jaunes c'est lié aux jeux vidéos c'est lié voilà c'est des fascistes non mais je dis ça pourquoi voilà je dis ça pourquoi parce que je crois que il y a une volonté du pouvoir d'absolument des politiciens ce qui se passe de vraiment d'individualiser au maximum de considérer que comme exactement Jean-Pierre Chevènement dans l'excellent extrait que vous avez passé et que je trouve très éclairant qui disait que c'est un problème d'éducation donc d'ailleurs Emmanuel Macron insiste beaucoup sur les parents sur sur l'éducation etc et donc je pense qu'il y a une stratégie derrière qui est de dépolitiser tout ça ne refuser de donner à ces révoltes donc on appelle émeute d'ailleurs puisque voilà il y a les révoltes des gilets jaunes et par contre il y a des émeutes des banlieues voilà que c'est quand même assez révélateur ça dit beaucoup sur l'imaginaire qui a derrière c'est vraiment lui enlever toute dimension politique considérée qu'en fait ces émeutes sont pas nature donc c'est révolte qu'on appelle émeutes sont pas nature illégitime sont liés à une sorte de à des sortes de pulsion qui serait lié à la mauvaise éducation aux jeux vidéos quoi que ce soit et c'est donc en fait passer totalement à côté du problème puisque vous l'avez très bien dit il n'y aurait pas eu de révolte si j'avais pas eu ce drame absolu cette mort du jeune Naël et d'autre part il n'y aurait pas eu de révolte s'il y avait pas eu des décennies finalement de d'injustice d'inégalités de discrimination et puis aussi de bavure policière qui ont gangrené ces notamment les quartiers populaires et fait monter une colère qui finalement ne a explosé en 2005 et réexpose aujourd'hui donc je crois qu'au fond le gouvernement ne a une stratégie très claire c'est de de d'enlever à cette révolte toute dimension politique et c'est donc évidemment préparer les esprits à la possibilité d'une d'une répression qui qui moi m'inquiète beaucoup parce que à choisir que la répression le comment dire la force face à la manifestation d'une colère on passe complètement à côté du sujet et on risque en fait d'aggraver les choses une répression qui pourrait être encore plus sévère je pense que vous l'avez vu passer messieurs se communiquer de presse des syndicats de police Alliance et une ça qui préviennent et qui mettent en garde les policiers sont au coma car nous sommes en guerre demain nous serons en résistance le gouvernement devra en prendre conscience en tout cas pour l'heure il n'y a pas eu de réaction encore du gouvernement alors là on touche à l'attitude des syndicats policiers qui est en soi un sujet c'est syndicats c'est pas nouveau mais là ils sortent au grand jour se comporte de façon tout à fait factieuse ils sont en fait dans une tradition assez longue là encore qui est celle de l'os qui est celle d'une forme d'autonomie de passage à l'action de l'extrême droite ils ont pris l'habitude parce que avec le tournant néolibéral les gouvernements depuis celui de François Hollande mettre en oeuvre mettre en oeuvre une politique dans la population ne veut pas ils ont pris l'habitude d'être le recours ultime de gouvernement les gouvernements savent que sans eux sans la police ils ne peuvent pas gouverner et d'ailleurs on se souvient que au moment de la réforme des retraites il a été très fortement question je sais pas comment ça s'est terminé jusqu'ici mais d'exemptés les policiers et les policiers disaient eux-mêmes mais on a sauvé ce gouvernement X fois nous un effet engagé parce que on sait qu'à 50 ans ou 52 ensuite on est tranquille pour faire ce qu'on veut avec une bonne retraite si ça ça disparaît il faut plus qu'il compte sur nous et il rappelait ça aujourd'hui c'est syndicats alliance notamment mais beaucoup d'autres donc dont la tonalité idéologique reflète tout ce que l'on sait par ailleurs du vote policier toutes les études montrent qu'il y a entre 60 et 75% des policiers qui votent Zemmour ou Front national se situe très clairement dans une logique encore une fois néo-colonial ils sont en guerre et ils le disent eux-mêmes ils sont pas là pour ils sont pas et la résistance et là ça nous renvoie aussi à l'os l'organisation de l'armée secrète donc qui a commis toute une série de crimes pour empêcher l'indépendance de l'Algérie ils sont en guerre et ils ne sont pas du tout donc au service de la population ils sont payés avec nos impôts mais ils sont pas du tout au service du peuple ils sont au service de leur propre Corporation qui tirent ces avantages et toute sa latitude du fait qu'elle tient le gouvernement en otage euh juste un dernier mot un communiqué comme comme celui que tu viens de dire Nadia dans n'importe quel démocratie digne de ce nom déclencherait immédiatement la dissolution de ces syndicats qui se place explicitement en dehors de l'ordre républicain alors même qui sont censés le garantir évidemment ça n'arrivera pas parce que le ministre est prêt comme la fait Darmanin récemment à propos des chiffres depuis 2017 à mentir et ont aimé et sans aucun scrupule devant la représentation nationale pour aller dans leur sens et pour ne pas les fâcher Darmanin comme Castaner avant lui et comme tu le gouvernants est terrifié devant les syndicats de police j'ai lu ce communiqué qui m'a également effrayé qui qui témoigne je pense en effet d'une radicalisation de certains syndicats de police et d'un rapprochement avec vraiment la rhétorique d'extrême droite la vraiment la plus radicale il y a quelque chose qui m'a aussi effrayé dans ce communiqué c'est les mots choisis alors il y a des menaces il y a des quasi menaces vis-à-vis du gouvernement en tout cas des mises en garde voilà qui vous avez raison l'essor du cadre républicain mais il y a aussi autre chose il y a le choix de mots visant donc les les ceux qui sont en révolte dans les quartiers donc j'ai retenu une nuisible j'ai retenu hors de sauvages sauvages etc donc toute une rhétorique des humanisante presque animalière qui pour moi est tout à fait effrayante qui est une rhétorique qui est aussi une manière de mettre sur la table l'idée que tout est permis puisque ce ne sont pas vraiment des êtres humains ou en tout cas ce sont pas des des êtres humains civilisés et que donc la répression la plus féroce la plus la plus forte peut être engagé contre contre ces personnes au mépris de l'État droit mais mes prix des règles élémentaires de la République et ça ça me semble tout à fait symptomatique d'un d'un encore une fois du traitement de ce qui se passe actuellement et de la déshumanisation bon alors là vous allez me dire la diminuation des des habitants des quartiers populaires ça va être pas d'aujourd'hui et je voudrais pas paraître comme quelqu'un d'un peu naïf qui découvre la lune mais enfin là en l'occurrence c'est quand même tout à fait frappant sur ce qui se passe et quand encore une fois on met ça en parallèle avec par exemple les gilets jaunes ou on parlait de révolte de personnes qui avaient des bonnes raisons de se révolter quand on pense même encore récemment à tous ceux qui étaient dans la rue contre la réforme des retraites on n'avait pas ces mots là et donc je pense que c'est quand même une bonne indication de la manière dont en France un certain nombre de personnes perçoivent les quartiers populaires les habitants des quartiers populaires et finalement c'est ce qui se passe actuellement c'est aussi un très bon révélateur de tout ce que ce que tout ce qui ne va pas en fait de dans le rapport à ces quartiers et la manière dont ces personnes sont traitées et vous avez raison aussi de dire que et je finis vraiment en une phrase vous avez raison de dire que au fond il y a un risque qui est très important c'est la radicalisation sécuritaire le le j'ai l'impression que le gouvernement est en train d'aller vers au lieu de comprendre les causes de tout ça de d'apaiser de comprendre ce qu'il y a derrière sa révolte il s'agit pas encore de dire que les violences sont acceptables ou quoi que ce soit en tout cas moi personnellement c'est parce que je dis je veux dire en revanche il faut comprendre les raisons de cette colère extrême et comment on en est arrivé là donc de s'intéresser aux causes sociales politiques de tout ça et j'ai l'impression qu'au contraire donc on disait il y a une volonté de masquer complètement l'aspect politique de tout ça de responsabiliser et d'aller vers un jusqu'au-boutisme sécurité Emmanuel Macron plutôt aujourd'hui parler de du sans tabour regarder sans tabou l'évolution du maintien de l'ordre pour répondre à ces révoltes et je voudrais juste rappeler je finis là-dessus désolé c'était ce qui s'est passé après les émeutes de 2005 après les émeutes de 2005 ce qui s'est passé c'est le Miss de l'Intérieur a augmenté les moyens matériels à louer à la police acquisition de 450 flash-ball 7000 grenades lacrymogènes des grenades explosive et 5000 casques anti-émeutes c'est-à-dire qu'en fait les ce qui s'est passé en 2005 ça a accéléré la logique sécurité au lieu au contraire ce qui aurait dû être le cas de la freiner et de et de et de d'amener à une prise de conscience sur le fait que c'était justement cette logique sécuritaire autoritaire qui amené à ces catastrophes à cette colère et assez révolte d'ailleurs j'ai un Darmanin prendre semble prendre un chemin de son mentor Nicolas Sarkozy qui avait énormément capitalisé sur les révoltes de 2005 et pour devenir par la suite le président et je pense que Gérald Darmanin a aussi cette perspective là en tout cas penser être présidentiable sous c'est celui qu'on pourrait bien voir en tout cas après Emmanuel Emmanuel Macron ce qui pourrait du coup expliquer ce revirement une fois de plus on a vu un Emmanuel Macron qui a appelé plutôt à l'apaisement qui semblait effectivement affecter ce qui c'est là où lui quand même il se démarque quelque part de de d'autres membres en fait de la macronie et du gouvernement qui tenait à ce que la présomption d'innocence des policiers soient préservés non lui il allait quand même sur le terrain de de l'émotion enfin le discours d'Emmanuel Macron contraste très franchement avec celui de Gérald Darmanin mais ça n'a duré que 24 heures ou 48 heures on retrouve le le manuel Macron plutôt belliqueux la technique de good Cop Bad Cop et effectivement il est déjà revenu Emmanuel Macron sur des positions très fermes et Martial il y a d'autant moins de chance que le gouvernement fasse quel canalise que ce soit des raisons pour lesquelles de façon structurelle depuis bien longtemps donc les populations aussi de l'immigration récentes qui vivent dans les quartiers des favorisés sont ainsi tuables et en tout cas rudoyable au quotidien il y a notamment raison qu'il le fassent que c'est leur politique celle qui ne veulent à aucun prix abandonné politique en gros néolibéral de démantèlement des services publics et d'accroissement des inégalités qui est la cause de de la radicalisation des problèmes le fait que le modus opérant dit de ses actions de réaction émeutes soit différent du modus opérandit d'autres types de manifestations les manifestations des gilets jaunes ou autres qui elle aussi peuvent déboucher sur les violences ça renvoie dans une large mesure et ça va très bien au gouvernement parce que ça justifie ce qui est en cours depuis très longtemps ce qui est prévu c'est à dire la militarisation de la police l'augmentation de la violence et de l'impunité policière c'est une logique d'americanisation c'est une logique qui est tout à fait typique des sociétés néolibérales regardez comment ça se passe aux États-Unis ça commence dès les années 60 avec les émeutes de White et puis on a eu plein d'autres depuis la dynamique et la même c'est celle qu'on retrouve ici un assassinat policier de plus soulignons quand même que celui-là a été filmé mais il y en a eu un Angoulême il y a quelques jours il y en a eu un Roubaix il y a quelques jours qui n'ont pas été filmés dont on n'a pas parlé rappelons aussi que Darmanin il y a pas longtemps essayé de faire passer une loi pour empêcher de filmer les policiers et tous ceux qui ont manifesté savent très bien que les policiers défacto brutalisent ceux qui tentent de les filmer et les en empêchent en toute illégalité donc l'idée c'est d'aller dans ce sens là des émeutes de population qui se déchaînent et qui détruisent ponctuellement quand il y a un trop-plein quand il y a eu la violence de trop tout ce qui a tout ce qui est autour d'elle dans les quartiers où elles sont reléguées c'est la situation normale incite le normal dans une société néolibérale totalement cloisonnée avec des régions où on vit bien d'autres où on est parquet sous une forme de ségrégation avec une forme de ségrégation des facto et où on est soumis aux violences d'une politique de plus en plus militarisée il y a des études encore et on le sait je veux dire regardez les entretiens que nous avons fait ici même aux médias avec Matthieu rigous sur la domination policière une étude qui est un classique de la sociologie qui montre comment la police hérite de cette logique coloniale et se trouve sur armée de plus en plus militarisée pareil Paul rocher qui a fait des études en ce sens là sans cela vous avez mentionné les commandes répétées depuis 20 ans de plus en plus énorme auprès de l'industrie de la sécurité de matériel proprement militaire pour les polices non pas face à un ennemi extérieur mais face à un ennemi intérieur une partie de la population tout ce qui se passe aujourd'hui était prévu voilà et se trouve gérer de la manière qui était prévu sauf qu'aujourd'hui c'est révoltes elle s'exprime aussi au cœur de la capitale jusque-là elles étaient dans ces quartiers loin des lieux loin de nos yeux en fait finalement donc ça peut avoir lieu assez près oui en tout cas voilà pour la France aujourd'hui clairement les populations des quartiers populaires qui s'en prennent alors propres bien qui mettent finalement qui déclenche des incendies dans leur dans leur lieu de vie en fait se déplacent aujourd'hui à Paris ce qui pourrait peut-être obligé les pouvoirs publics apprendre des mesures pas forcément sécuritaire mais plus à l'écoute de certaines de leurs revendication je crois qu'il y a une hantise le gouvernement une hantise Emmanuel Macron qui explique pourquoi il a fait cette première réaction le bon père de la nation en bon monarque qu'il fantasme d'être tout à fait explicitement il y a une seule peur de ces gens là de ces élites qui nous gouvernent c'est la jonction entre ce que par exemple appeler les bofs et les barbares entre les Blancs perdants du système ceux qui ont fourni le gros des gilet jaune en particulier d'un côté et puis de l'autre les populations racisées c'est à dire handicapé par la race qu'on leur attribue de la part des classes dominante la jonction entre ces deux catégories de perdants du système c'est ça qui fait peur au pouvoir c'est pour ça aussi qu'il fallait absolument pour de la part des commentateurs quand les gilets jaunes ont commencé en faire des fascistes on espère et bien qu'ils étaient racistes l'examen a d'ailleurs c'est d'ailleurs employé pour les récupérer puis a été très déçu c'est ça je pense la rentabilité du gouvernement et c'est la seule réponse politique c'est à dire que l'émeutes non politisés celle qui consiste à tous détruire et puis finalement on va au bout d'un moment on finit par arrêter parce qu'il y a plus rien et puis on recommence 5 ou 10 ans plus tard aux nouvelles au nouveau meurtre de trop voilà la nouvelle violence de trop c'est sans issue c'est sans issue politique de cette de cette convergence des luttes après tout les soulèvements de la terre ont été dissous très récemment en plus pardon ce troisième élément qui est effectivement dissolution de la terre si maintenant on allait soulèvements des quartiers populaires toutes ces millions de ces millions de personnes qui se sont mobilisées contre la réforme des retraites et puis il y a aussi la perspective de ce débat sur la loi immigration bref plein de raisons pour faire grandir cette colère c'est ce qui pourrait expliquer le fait que ce gouvernement donne des faits des petites concessions la loi qui met l'accent et qui essaie durcir encore les conditions de vie des migrants vise précisément à empêcher à attiser à légitimer le possible ressentiment des perdants blancs en leur désignant les causes de leurs problèmes c'est-à-dire les racisées je suis pas très très à l'aise avec cette l'idée qu'il est blanc les nombres et je pense je pense qu'il faut à mon sens il faut il faut pas tomber dans justement le le le il se passe en partie lié au phénomène de racisme notamment raciste systémique etc et je pense qu'il faudrait pas faire l'erreur de de voir les choses avec des lunettes je sais que c'est parce que vous faites mais on entend parfois ce discours là les blancs les non-blancs etc moi j'avoue que je suis pas très à l'aise dans dans cette approche là je pense mais en effet et je pense que c'est pour ça que le point commun entre je pense toutes ces luttes pour après revenir à ce point précis c'est que finalement on voit que sur tous ces sujets là c'est toujours la le réflexe autoritaire qui prime c'est toujours le réflexe sécuritaire c'est toujours le refus de traiter les choses par leur cause par que ce soit la colère des écologistes la colère des manifestants contre la réforme de la retraite la colère des gilets jaunes et maintenant la colère des révoltés de de de des quartiers populaires [Musique] [Musique] principal et qu'on en vienne un peu oublier le problème sous-jacent qui s'oppose à nous aujourd'hui qui est que vous avez et vous l'avez très bien dit des personnes qui ont moins de droits que les autres soit à cause de leur couleur de peau soit par leur situation sociale et parce qu'ils habitent certains quartiers parce que ah mais non pas du tout c'est pas dans la loi c'est pas dans la loi donc ça n'existe pas absolument et qui se retrouve dans une situation de domination structurelle et encore une fois c'est ça que le gouvernement je crois refuse de voir c'est la dimension structurelle de tous ces problèmes la dimension structurelle des inégalités qui touchent en premier lieu les habitants de ces quartiers la dimension structurelles du racisme qui les touches et quand je dis ça c'est pas dire tout le monde est raciste ou tous les policiers sont racistes quoi que ce soit c'est pas ça c'est de dire que tout le monde n'est pas raciste exactement mais que il y a une logique raciste immanente ici et je crois que le sujet aujourd'hui c'est vraiment de de peut-être enfin parle d'abord parler de ces sujets là parce qu'en réalité ça fait des mécanique c'est comme ça et tout le monde s'en fiche un peu je veux dire ce qui se passe dans les quartiers populaires ça reste dans les quartiers populaires et on en parle pas on en parle quasiment jamais ou si on en parle c'est pour parler des émeutes comme on dit de tout ce qui va mal etc mais jamais on parle des quartiers populaires pour parler de tout ce qu'il faudrait faire pour améliorer la situation et là tout d'un coup vous avez raison quand vous dites Nadia que tout d'un coup ça touche Paris et ça oblige finalement tout le monde les médias les politiques à se confronter à ce problème finalement c'est révoltes moi je déplore la violence voilà qui qui se déploie à cette occasion mais d'une part écoutons encore une fois la colère qui qui révèle et puis ensuite elle nous oblige à nous confronter à quelque chose qu'on a refusé de voir en fait que que les que des gens même à gauche qui sont très bien intentionnés de humanistes tout ce qu'on veut se refuse finalement a vraiment voir et de comprendre que là on arrive au bout finalement dans de décennies d'abandon de de discrimination d'inégalités etc etc malheureusement je ne suis pas sûr que le gouvernement actuel soit tout à fait prêt à en tout cas pour l'instant à regarder cela en face une des premières mesures prises par Emmanuel Macron ça a été de refuser le plan Borlo qui était certainement pas à une panacée qu'elle est certainement pas changé radicalement les choses en banlieue mais enfin l'esprit était quand même de considérer qu'il y avait un problème le plan Borlo pour les banlieues que Macron a rejeté avec beaucoup de mépris voilà ça a bien indiqué ce rejet l'état d'esprit dans lequel il était alors on l'a appris hier le policier auteur du tir a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoires toujours hier on apprenait que le policier qui a tué un guinéen le 14 juin dernier on Charente a été mis en examen pour homicide volontaire est-ce qu'il faut on a l'impression qu'il faut des mobilisations massives et violentes pour que la justice se mette en mouvement c'est la dynamique dont je parlais tout à l'heure à l’américaine c'est à dire il y a une situation quotidien qui est absolument terrible les les violences éventuellement les meurtres non filmées au terme desquels la magistrature accepte sans scier sa responsabilité est énorme laver les versions policières il y en a plein puis un jour il y a un meurtre de trop où il y a quelque chose qui est filmé c'est exactement ce qui s'est passé aux États-Unis aux États-Unis et là il y a un soulèvement et puis ça finit par ça finit par s'apaiser voilà cette dynamique là elle peut se reproduire éternellement c'est pas c'est on a le sentiment que les jeunes des coups de quartiers populaires pour qu'il se fasse enfin entendre il faut qu'il passe par cette violence alors je sais que ma testament vous déplorer énormément pour missiles près de deux semaines quand même après l'effet la temporalité indique quand même que le gouvernement est en train un peu de céder évidemment mais dans un mois c'est fini ça recommence mais surtout moi je suis hélas d'accord avec vous c'est terrible que il faille des révoltes et cette violence qui en plus touche les quartiers eux-mêmes donc c'est moi je m'en désole d'autant plus pour que au moins on se mette en parler voilà qu'au moins on se mette à parler de ce sujet donc encore une fois on refuse qu'on refuse de regarder tout comment dire le toutes les organisations internationales là encore récemment l'ONU qui disait qu'il fallait que la France regarde en face les problèmes de de bavure de racisme systémique au sein de sa police etc on est souvent condamné pour discrimination faciès etc etc donc ça fait des années qu'on nous dit faites attention et on ne veut pas écouter ces discours là qui viennent pas de de gens extrémistes ça vient de de d'associations de d'organisation internationales typiquement rappel aurait pu être perçu comme un jeune noir ou arabe entraîne un risque 20 fois plus élevé de subir un contrôle de police depuis 2017 le nombre de personnes tuées suite à un refusant tempéré a été multiplié par 5 ce qui fait mentir Gérald Darmanin qui dit que les chiffres sont plutôt en baisse et en une année se sont très personnes qui ont été tuées à cette liste s'ajoutent Naël est-ce que vous vous y voyez un crime raciste Mathieu sama je peux pas le dire comme ça on verra l'enquête ce qui est évident c'est qu'il y a une possibilité tout à fait forte que la comment dire les origines du jeune Naël et jouent un rôle dans dans sa mort mais ça bon je je j'espère que l'enquête va regarder ce facteur là de près mais ce qui est évident c'est que on n'est pas tous égaux face à la police ça c'est une évidence et vous l'avez rappelé tous les chercheurs le disent la Défenseur des droits la rappeler les associations et organisations internationales le disent c'est un problème qui est encore une fois est systémique qui est extrêmement grave parce que ça ça en cause le pacte républicain et on se refuse à le voir parce qu'on est dans une logique sécuritaire depuis des années et des années depuis des années la stratégie policière a toujours consisté à donner toujours plus de moyens la police leur accorder toujours plus de moyens de droit etc là il y avait des récemment il y a eu des drones policiers qui étaient une de leurs demandes il y a eu en 2017 cette fameuse loi qui a considérablement élargi leur possibilité de de riposter par les armes en cas de de refus ou tempéré qui a vous l'avez très bien dit rien qu'en 2022 c'est 13 morts donc c'est plus d'un mort par mois c’est considérable donc en fait on ressent encore une fois on est dans le déni on se refuse à voir ça on refuse de remettre en question la question de l'IGPN l'indépendance de l'IGPN c'est quelque chose que que les gouvernements refusent de regarder on refuse la question de remettre en cause certaines pratiques notamment la question des contrôles aux faciès etc il y avait je crois que c'était Jean-Luc Mélenchon je crois que voilà j'en mets un champ proposé la remise d'un récit récipissé d'avance c'est une vieille intéressante voilà c'est une promesse qui remonte à l'époque de Mitterrand d'accord en tout cas vous avez 80 voilà et c'est effectivement Hollande Hollande l'avait dans son programme et valse une fois au pouvoir a assumer très clairement parce que les syndicats policiers lui demandaient de ne pas le faire de renoncer à ce récépisser parce que des gens qui sera arrivé en disant regardez j'en ai 25 rien que pour le mois dernier et puis juste voilà juste la question de encore une fois du du maintien de l'ordre en tant que tel de de la de la alors je sais pas si on peut dire militarisation mais en tout cas ils sont de ces ils ont des armes de plus en plus létales et pareil la question des LBD après en plus qui s'était passé pendant les gilets jaunes pareil on s'est refusé à remettre en cause c'est c'est cette dimension là du maintien de l'or donc en fait on est dans un déni sur ce sujet là tout le monde autour nous dise et les défenseurs des droits et qu'on nous dise faites attention vous avez un vrai problème avec ça et encore une fois dire ça c'est pas considéré que tous les policiers sont quoi que ce soit c'est pas ça c'est de dire ont une autre doctrine du maintien de l'ordre est possible qui est une doctrine plus prudente qui est plus humaine qui est moins répressive et beaucoup de gens sérieux des pas encore une fois des extrêmes jusqu'à le disent et pour l'instant les gouvernements le refusent alors pourquoi parce que est-ce que c'est à cause de en effet vous l'avez dit de certains syndicats de police qui font le Bing très fort ou est-ce que il y a aussi au sein de de mon hypothèse aussi que chez les Français au sein de la population il y a une demande d'autorité une demande de de de sécurité de de fermeté etc qui fait aussi que les gouvernements se retrouvent à être dans une spirale sécurité qui n'a pas de fond alors pour le pour ce gouvernement ça a même à la justice de faire le travail vous l'avez vu le communiqué de presse et syndicat la magistrature qui rappelait que non ce n'est pas à la justice de trouver une réponse assez révolte mais c'est bien une question éminemment politique et pas et pas judiciaire spiritueux c'est à la justice mais on connaît la tradition française de soumission de la justice à la police dès qu'il s'agit de violences policières les les policiers sont toujours prétexte tout le contraire la justice est très sévère avec toujours en train de se plaindre de la justice vous vous souvenez il y a pas si longtemps l'année dernière ou l'année d'avant de cette manifestation organisait devant l'Assemblée nationale par le syndicat Alliance qui est vraiment un syndicat fashistorique fascisterie est un euphémisme pour ne pas dire fasciste et quelques autres qui demandaient à ce que la justice est encore moins de droit de regard sur l'action des policiers qui demandait en gros une à droite tu es complet quoi et on a vu alors côté et ça c'était quand même absolument terrifiant non seulement aux amours non seulement le Pen mais je crois le ministre de l'Intérieur de l'époque j'ai plus de Castanet ou Darmanin et puis il y a ninja ado et puis Fabien Roussel donc que Yannick Jadot vient nous dire aujourd'hui c'est inadmissible il y a des problèmes structurels ok mais il faudrait peut-être être un petit peu plus conséquent quand même en pratique on sait très bien que les intérêts d'abord de l'industrie de la sécurité et de l'armement de la police qui sont énormes qui sont danger et d'autre part surtout la politique générale qui est menée ne permet pas que les choses se passent autrement pour que les choses se passent autrement pour que les problèmes soient envisagés sérieusement comme vous le réclamez à très juste titre il faut une bifurcation politique générale il faut à nouveau que l'État comme garant du bien commun dispose de moyens de moyens budgétaires pour remplir les fonctions qui ne remplit plus sans quoi dépend entier de la population sont livrés à eux-mêmes parquet d'une certaine manière et objet de cette de cette réflexion de cette répression permanente la France insoumise a pris une position qui m'a je dois dire un petit peu surpris surtout de la part d'un vieux lamberto comme comme Mélenchon qui vient d'une tradition quand même où l'autorité de l'État justement quasi avec le chevet de mentisme à certains égards et privilégier la République tout ça j'ai assez surpris de de voir Mélenchon avoir le courage c'est son mauvais caractère je pense qu'il lui permet d'avoir ce courage de l'entendre dire c'est pas au calme que nous appelons c'est à la justice et ça l'injonction qui est faite c'est-à-dire vraiment s'attirer la haine qu'il a déjà des policiers en tout cas des syndicats de police d'à peu près tous les médias et d'à peu près tout à classe politique je trouve que c'est extrêmement courageux parce que c'est posé le problème là où il est bien sûr qu'on va appeler au calme personne personne ne souhaite qu'il y ait des violences mais le vrai problème c'est de comprendre d'où elle sorte et comment y mettre fin alors sens ne sont pas souhaitables elles sont en tout cas inévitables je vous propose de regarder une petite vidéo c'est une une alors je sais pas si elle est militante mais cette femme s'appelle Kimberley et ses suites aussi à l'exécution sommaire de George Floyd sur les violences vous parlez du pacte républicain qui est mis à mal par cette doctrine sécuritaire et au fond est-ce que c'est pas ce contrat social qui aux États-Unis d'ailleurs comme en France est rompu et qui explique que c'est violence cette colère s'est révolte ce qui reviennent comme ça des décennies après des décennies oui je connaissais pas cette cette intervention mais elle est très forte et elle nous dit quelque chose de je trouve de très profond et elle reflète enfin je trouve qu'elle fait beaucoup écho à ce qui se passe aussi en France en fait le il y a un malentendu sur la République moi je pense et notamment à droite certains à gauche sans doute et surtout à droite mon Alexandre droite n'en parlons pas c'est que la République ça serait de l'ordre voilà et ça je crois que c'est le plus grand malentendu qui soit sur la République parce que la République c'est la liberté l'égalité la justice et une fois l'ordre repose sur ses principes il n'y a pas d'ordre immanent dans une société qui violerait les principes fondamentaux de la République qui sont les valeurs de justice d'égalité de liberté et je crois que beaucoup de jeunes qui se révoltent aujourd'hui et qui se révoltent ou qui sont en colère ou qui expriment leur révolte de différentes manières que ce soit d'ailleurs il considère que le contrat social en France n'est pas le même pour tout le monde et je pense que c'est ça le cœur de tous les problèmes et qui faut absolument regarder en face le contrat social n'est pas le même pour tout le monde en France et c'est ça la racine de tous nos problèmes face à la question de l'emploi nous ne sommes pas tous égaux les jeunes des quartiers populaires vont être discriminés à l'emploi vont avoir moins de chance que les autres à l'emploi les jeunes des quartiers populaires vont avoir les jeunes et quartiers populaires vont avoir moins de chance que les autres à l'école ne pourront pas avoir la même égalité des chances à dans leur éducation les jeunes et quartiers populaires n'auront pas la même chance que les autres s'agissant de la rapport à la police à la justice comme on le sait puisque on n'a pas on en a parlé les contrôles faciès la répression dans les quartiers etc et les jeunes des quartiers n'ont pas la même chose que les autres dans leur vie de manière générale dans la rapport à la richesse dans la possibilité de construire une vie qui soit digne pour eux-mêmes ou pour leur famille etc etc c'est ça le problème de fond c'est que le contrat social en France n'est pas le même pour tout le monde et quand on est républicain et qu'on soit de droite de gauche peu importe quand on est républicain c'est ce problème là qu'on doit pouvoir regarder en face et qui devrait être la préoccupation de tous surtout aujourd'hui la colère qui s'exprime c'est la colère de personnes qui considère que la République n'est pas au niveau de sa promesse voilà je pense qu'en fait c'est très républicain de de s'émouvoir de se révolter contre la situation actuelle parce qu'elle viole encore une fois les principes fondamentaux de la République et je pense que c'est ça la question qui s'oppose aujourd'hui et que tous les politiques devraient se poser Julien tu veux peut-être agir à cette vidéo à la question du pacte social la stratégie qui a derrière le raisonnement que vous faites c'était celle par exemple de Martin Luther King aux États-Unis qui consistait à dire American as be America et a contesté la situation de vivait les noirs et qui vivent continuent à vivre dans une certaine mesure d'ailleurs de ségrégation et d'inégalité au nom des principes même affichés par la nation ça a été aussi dans une certaine mesure la stratégie des colonisés au moment où il réclamait l'indépendance chimin par exemple à Paris dans les années 20 beaucoup de colis colonisés de différentes parties de l'empire français disent mais c'est parce que nous avons intégré finalement les valeurs de la Révolution française ils ont des Lumières et de la République telles que la Révolution française l'a voulu que nous contestons la situation dans laquelle vous nous mettez etc et oui oui très bien mais il faut voir que que cette c'est un raisonnement qui a aussi des limites c'est à dire que trop fétichiser cette notion de République ça nous a abouti en tout cas ces dernières décennies à une confiscation de l'usage et des effets des significations autour de ce terme par des réactionnaires de toutes sortes surtout à gauche d'ailleurs c'est notamment le signifiant la République qui a permis le passage et même à droite et même en fait le pénalisation dans une large mesure d'une bonne partie du Parti socialiste au réactionnaires vous avez complètement raison ce kidnapping finalement de la notion de République alors même qu'ils ont mis comprennent le le le la nature même c'est des gens qui visiblement qu'on les entend parler n'ont jamais lu la Déclaration des droits de l'homme et du citoyens et je pense que il faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain si vous voulez voilà l'idée républicaine je dis encore une fois l'idée l'idéal républicain d'émancipation de lutte contre tous les systèmes d'oppression c'est ça le combat des révolutionnaires je pense que ça ça doit être ça doit rester un guide politique notamment pour la gauche et les progressistes les progressistes au sens large malheureusement les les concepts changent selon les époques dans leur valeur réelle j'allais dire au moment où on les emploie au 19e siècle effectivement être républicain c'est être de gauche et même être très à gauche d'extrême gauche jusque jusqu'au début la Troisième République aujourd'hui malheureusement si vous regardez qui qui se réclame de la République c'est vraiment pas très reluisant et ça peut prendre vraiment une tournure particulièrement pernicieuse pour ne pas dire perverse avec un réseau comme celui du printemps républicain qui est très représentatif de cette partie du PS qui pour moi ils n'ont rien compris justement c'est efficace malheureusement c'est efficace leur discours sur la République est efficace c'est-à-dire que les gens entendent un discours que selon lequel la République c'est d'abord l'ordre et l'ordre l'ordre propriétaire alors pour revenir à la nuit d'hier il y a eu je crois près de 700 arrestations la répression policière en tout cas la réponse policière domine face à ces à cette crise que le pays traverse est-ce que est-ce que vous pensez que l'État pour parler de la suite le déclenchement de l'état d'urgence n'est qu'une question de temps alors ça je pense que c'est assez difficile à dire le vrai problème la vraie peur du gouvernement c'est d'être débordé on l'a dit tout à l'heure c'est la jonction en fait entre entre des émeutes en banlieue la reprise du mouvement anti-retraite éventuellement lié aussi à une reprise d'un mouvement qui serait celui des gilets jaunes ce qui serait de celui des classes moyennes basses ou basse non racisées périphériques en gros en moyenne pour les décrire rapidement avec en plus une hostilité massive à son égard à l'égard du gouvernement de la de la part du du mouvement des écologistes leur grande peur c'est ça c'est assez compliqué à gérer parce que autant en 2005 vous pouviez comme l'a fait Chirac puisque il y avait qu'un front vous voulez ressortissants franco-algérien c'était la première fois en métropole en kanaki il avait déjà été rétabli mais c'est la première fois en métropole depuis la guerre d'Algérie qui était d'urgence était rétabli et en fait des facto seulement sur une partie du territoire ils peuvent recourir à l'état d'eux à l'état d'urgence le problème c'est que si jamais il y a d'autres éléments et chronologiquement quand même la dissolution de des soulèvement de la terre et très proche des gilets jaunes et surtout le mouvement des retraites peuvent potentiellement trouver une résurgence si jamais donc il y a plus d'un front qui qui qui commence on peut aller à l'escalade ceci dit je termine là-dessus je pense que ce gouvernement n'a aucun autre choix que la violence à terme si c'est le même gouvernement c'est la même politique qui est mon ex soit par Macron ou par un autre il est certain que il n'y aura rien d'autre qu'une qu'une montée de la violence comme c'est le cas de depuis 2016 depuis 2014 2016 depuis la loi travail on va vers l'escalade c'est juste sur l'état d'urgence donc on a vu d'extrême droite la réclamer la mise en place de l'état d'urgence je crois qu'il y a effectivement notamment a fait tout un communiqué pour réclamer ça une partie de la droite tout ceci il me semble en tout cas il y a des personnalités politiques qui appellent à droite si on les met à droite qui s'extrême droite et là c'est mais donc il y a une pression venue du camp réactionnaire pour mettre en place l'état d'urgence et dans les faits il y a déjà découvre au feu qui ont été annoncé dans certaines villes il y a des images de de comment dire de dispositif policiers qui sont des images qui relaient pour moi de l'exception enfin de du dispositif d'exception et pas de de la normalité on va dire de voilà voilà donc pour moi ça relève ça plutôt de l'état d'exception que de l'état normal à mon sens et surtout ce serait vraiment une catastrophe vu que l'état d'urgence est tellement banalisé ces dernières années à chaque crise état d'urgence donc les attentats terroristes états d'urgence le covid contre les écologistes il faut souligner parfaitement mais déjà pendant après les attentats terroristes [Musique] [Musique] de la sensibilité réactionnaire dans le pays mais j'espère me tromper donc c'est une possibilité ce serait une catastrophe parce que ce serait un comment dire encore une fois la logique sécurité qui s'impose et on sait ce qui se passe quand les gens se mettent en place alors du coup peut-être en tout cas moi vécu comme ça comme c'est jeunesse de l'immigration poscoloniale il faut le dire tu seras avec eux en tout cas comme un régime d'exception appliqué à des jeunes des quartiers populaires qui estiment en effet qui vivent déjà sous un régime d'exception par tout ce qui vivent au quotidien et encore une fois ce serait une catastrophe pas pourquoi parce que l'état d'urgence ça se normalise des éléments de l'état d'urgence rentrent dans le droit commun à chaque fois c'est la même chose et ça serait une nouvelle étape de dans la logique sécuritaire avec des potentiellement de nouvelles lois sécuritaires je crois il y a eu une vingtaine de loi de sécurité c'est 10 dernières années enfin surtout c'est monstrueux qui est extrêmement dangereuse et donc potentiellement de nouvelles lois sécuritaires etc et en fait c'est un c'est sans fin c'est sans fin et c'est moi ce que j'appelle vraiment le enfin c'est la logique d'état d'urgence app à aux droits communs à la politique normale et ce qui fait que au final on va passer complètement à côté du vrai problème qui est encore une fois les causes de tout ce qui se passe et d'aller dans une sorte de jusqu'au-butisme sécuritaire qui serait absolument effrayant et ce serait le pire scénario possible ça ne règlerait aucun problème ni même d'ailleurs de problème de sécurité parce que ça ne fera que en veut une nuit la situation peut-être pas maintenant mais pour les années à venir et ça sera quelque chose qui sera amené à se reproduire dans des années à venir hélas si je parlais de logique coloniale c'est parce que l'état d'urgence a été en mince a été instauré en 1955 en pleine guerre d'Algérie régime d'exception qui procure des pouvoirs exceptionnels à l'exécutif il peut être déclenché donc par une décision prise par décret en Conseil des ministres ça peut concerner tout tout l'ensemble du territoire ou seulement une une partie et cet état d'urgence peut-être déclenchée en cas de péril éminent d'un teintes grave à l'ordre public ou d'événements présentant le caractère de calamité publique elle était mise en place dans certains alors c'était pas sur tout le territoire c'était tout à fait donc c'est exactement ce que vous dites en 2005 c'est l'état d'urgence a été prononcé et encore une fois il y avait eu des attentes aux libertés très très importantes ce qui pose la question de la pensée coloniale que tu as posé très vite dans cette discussion Julien Terry je vous propose de vous lire un petit passage une analyse qui a été faite par un anthropologue Yazid qu'on a reçu à pas très longtemps et qui également chercheur au CNRS il expliquait que ce Naël ce jeune Franco-Algérien est mort exécuté à Nanterre il y a donc une symbolique comme les autres algériens partant des bidonvilles de Nanterre et ou mort à Nanterre 17 octobre de 61 il y a eu dans un premier temps tentative de dissimulation de ton exécution était heureusement cette vidéo accablante extrême droite tente toujours de dissimuler en salissant l'image et la réputation de cette adolescent c'était la même chose en 61 tu l'as rappelé également Julien le le fait que cette extrême droite est héritière de l'OAS et du groupe Charles Martel qui ont fait couler beaucoup de sang d'ingériens en Algérie donc finalement le problème est encore intimement lié à se passer colonial et qui vient se télescoper dans le présent et d'ailleurs à ce sujet on recevra très prochainement Malika mansouris qui est auteur de révolte coloniale au cœur de l'Hexagone professeur des universités psychologues Julien je pense que ça dépend ça dépasse les périmètre de ce qu'on appelle directement l'extrême droite c'est une tradition profonde profondément enracinée dans la population dans dans les dans l'imaginaire des Français dans la police dans ces traditions qui à des moments particulièrement difficiles ressort clairement sous forme d'extrême droite mais qui est là un suprémacisme et un sentiment de suprémacisme impensé sur certaines catégories de la population et ça ça se perpétue y compris quand il n’y a pas d'émeutes y compris quand il y a pas d'incidence filmés qui déclenche ce genre de choses au quotidien et c'est quelque chose qui est vécu par les populations et à quoi jamais les pouvoirs et surtout pas les pouvoirs de gauche on voulait remédier vous habitez en banlieue proche vous êtes noir les matins il faut vous prévoir une demi-heure de plus dans votre horaire parce que sinon une fois par semaine vous arrivez en retard parce que vous allez être arrêté et contrôlé si vous êtes blanc ça nous arrivera jamais ce type de ce type de situation de différentiel des droits il s'encre profondément dans dans la tradition coloniale française bien sûr et en même temps ça serait invente ça reprend en forme à chaque fois c'est avec le maintien de l'ordre aujourd'hui n'est pas exactement le même que celui qui était en vigueur dans les colonies là-dessus il y a des travaux qui sont très éclairants j'en vois en particulier aux travaux de Matthieu Rigouste et à son livre qui est un classique qui a été réédité récemment qui s'appelle la domination policière bon moi j'ai pas la compétence voilà universitaire ou quoi que ce soit pour pour rentrer vraiment dans le détail de cette question de l'héritage finalement parce que c'est ça la question l'héritage de de colonial de la Jerry finalement parce que c'est quand même tout ça dont on hérite aujourd'hui papa aujourd'hui d'ailleurs depuis la fin de la guerre et qu'au fond il y a quelque chose là-dedans qu'on aurait qu'on n'a jamais vraiment soldé en quelque sorte et qu'il continue à nous hanter moi ce que je constate en revanche c'est que le par exemple le jeune Naël tout de suite après le ce drame et sa mort on a une partie dans l'extrême droite évidemment mais aussi une partie de la droite à tout de suite évoquer son potentiel quasi judiciaire tout de suite la présenter comme un délinquant comme et certains très vite les éléments de langage de la préfecture c'est une traction la police le point notamment là je croyais un certain truc chaud les grosses têtes ou je sais pas et puis plein d'autres tous les journalistes derrière à l'avenant disent ah mais il avait un casier judiciaire ce qui sous-entend que dans leur esprit si on a la moindre trace dans les registres de la police on peut être exécuté c'est moins grave si on est en noir en arabe c'est ça c'est à dire que il y a tout de suite la présomption de de de culture alors que on parle de victimes ça avait été la même chose pour Adama Traoré c'était la même chose pour Théo c'est à dire alors c'est vrai que c'est surtout l'extrême droite mais aussi on fait ça et bon je suis assez d'accord pour ça et d'ailleurs on fait malgré la diffusion des images je veux pas ce qu'il y a des journalistes qui font quand même bien leur travail heureusement et qui t'ont pas dans ces pièges là à la fois faire bien leur travail et dire ce genre de choses à l'antenne voilà alors même d'ailleurs malgré la diffusion des images qui qui clairement démontre la culpabilité de ce policier on pouvait entendre encore ça hier sur France Inter je propose de regarder Naëlle était-il connu des services de police Europe 1 affirmait hier qu'il y avait 15 mentions qu'il avait 15 mentions au fichier des antécédents judiciaires ça a pas été confirmé qu'en est-il parce que on lit tout et on entend tout et n'importe quoi en fait c'est pas le c'est pas l'objet du débat ça n'a pas de sens de réfléchir ainsi peu importe peu importe s'il était connu ou pas des services de police ce qui s'est passé ce drame n'est rien excuse évidemment sa mort mais c'est vrai que certaines sources policières où on a des fois certaines fuites qui mettent en avant un casier judiciaire ou des fois des inscriptions même dans la main courante qui est de l'Infra judiciaire qui voilà qui n'est pas quasi judiciaire dans ce passage c'est que c'est la représentante du gouvernement qui est moins réactionnaire que Léa Salamé puisque Léa Salamé qui a sans doute pris trop l'habitude d'être une sorte d'attaché de presse de gouvernement et du maintien de l'ordre va si loin que la représentante du gouvernement pour ne pas discréditer lui nommé vous savez c'est pas parce que quelqu'un a triché en posant ses légumes au supermarché que la police a le droit de lui tirer une balle la tête défenseur des journalistes mais je vais essayer de le faire un peu j'ai vu cette séquence et j'ai quand même l'impression que Léa Salamé veut juste clarifier ce sujet et j'ai l'impression que dans son esprit c'est plutôt pour dire mais en fait il avait même pas voilà mais qui en fait il avait même pas le casier parce qu'en fait visiblement il n'a même pas de casier mais en effet c'est déjà faire diversion en effet en tout cas le le je pense que la réponse de la de la représentante du Ministère de l'Intérieur et était parfaite et c'est c'est encore une fois elle était pas venue là pour ça la représentant du ministère de l'intérieur parce que ce le matin du ministère de l'intérieur c'est qu'il s'attaque au problème structurels qui ont donné ce meurtre et qui en avait donné plusieurs la semaine d'avant ou les 15 jours d'avant et là elle se retrouve dans une position grâce à Léa Salamé dans laquelle elle a le beau rôle et c'est ma mère finalement qui paraît progressiste et bien tant mieux réjouissons-nous on n'a pas beaucoup de d'occasions de nous rejoindre qu'au moins la représentante du Ministère de l'Intérieur tient un discours républicain qui soit pas celui de l'extrême droite ou quoi que ce soit je trouve au moins là-dessus on peut se dire que il y a pas eu une erreur de fait qui peut-être il y a quelques années auraient été faite voilà mais en tout cas pour revenir voilà ce réflexe en permanence sur voilà c'est quand encore une fois c'est quand ça touche les les personnes des quartiers des quartiers populaires ça touche les personnes racisées donc c'est là aussi je pense où il y a voilà cette cette imaginaire qui est encore très présent qui qui fait que on considère la citoyenneté est à double vitesse voilà et je voudrais vous lire la suite dans d'un élu du maire donc c'est Arnaud Robinet qui est le maire de Reims et qui utilise je voulais vous dire parce que je trouve que c'est tout à fait révélateur et ça répond assez à votre question je pense ce soir la racaille a pris prétexte dans décès pour mettre à sacrin pour piller pour brûler pour détruire simplement par plaisir j'adresse tout mon soutien à nos forces de l'ordre qui sont confrontés à ces hors de sauvages une chose est claire ces gens là n'ont qu'une place digne de leur sauvagerie la prison alors je trouve que c'est très révélateur parce qu'encore une fois et il s'agit pas de dire que c'est bien les gens qui ont commis des violences ou quoi que ce soit c'est pas du tout mon sujet mais il ne dirait pas ça des gilets jaunes ils ne diraient pas ça quand même on cassé un certain nombre de aux Champs-Élysées enfin je veux dire c'était spectaculaire la violence des gilets jaunes c'était pas rien voilà il n'aurait pas dit ça de même dans criminel blanc voilà et cette rhétorique encore une fois de du sauvage de du barbare etc est très très présent quand il s'agit des des personnes racisées et des habitants des quartiers populaires et c'est forcément c'est par hasard mais le problème de ça derrière le le racisme sous déjà sous-jacent chez certains derrière il y a aussi cette idée que comme ce sont pas vraiment des ce sont des des humains de seconde qui a des citoyens de seconde catégorie mais on peut se permettre plus de choses dans la répression on peut aller plus loin dans la manière de de réprimer dans la manière de mater la révolte ce qu'ils appellent les émeutes et ça je sais pas si c'est l'héritage colonial vous voyez j'ai pas voilà mais en tout cas c'est c'est on n'a pas résolu du tout mais c'est même le contraire la question du racisme de de ce qu'on reproche aux insoumis ce que vous décriviez là c'est-à-dire une catégorie de la population qui n'a pas le même statut juridiquement elle l'a aujourd'hui mais des facto elle ne l'a pas et d'ailleurs on l'appelle racaille dès qu'il y a un problème c'est exactement par définition la situation coloniale ça s'appelle la situation de l'indiga c'est ce qu'on appelle les indigènes par opposition au colon la situation communale c'est juridique c'est ce que je veux dire c'est que c'est inscrit dans le droit tout à fait dans la situation coloniale c'est inscrit dans le droit c'est pour ça que l'héritage l'héritage l'héritage et dans la pratique mais enfin les résultats dans une large mesure sont les mêmes ça s'appelle aussi l'apartheid puisque la conséquence la conséquence de ce double statut de l'existence d'une population qui n'a pas les mêmes droits que les autres qui est dangereux ce qui doit être tenu en respect ça s'appelle l'apartheid et c'est je pense que les mots bon moi après c'est mon avis je pense qu'il faut faire attention le mot qu'on utilise c'est pas apartheid colonisation alors on peut pas dire que c'est la situation actuelle dans laquelle on est mais en revanche juridique voilà on est tout à fait d'accord ceci dit Satan a devenir une situation des facto et si vous observez bien nos fans de la République nos grands ceux qui n'ont que la République à la bouche en particulier au PS ce sont des gens qui ont une passion tout à fait étonnante pour l'État d'Israël et pour la manière dont l'État d'Israël gère certaines populations parquet une population dans certaines zones du territoire parce qu'elle est dangereuse et laisser des facto des facto pas forcément juridiquement les forces de l'ordre à peu près faire tout ce qui doit être fait sauf quand vraiment ça va trop loin alors là on se récrit il y a un endroit au monde où c'est comme ça le sol enfin où c'est vraiment d'une manière postcoliale entre parenthèses évidemment c'est l'État d'Israël je suis désolé mais à un moment donné on ne peut pas ne pas être troublé par ces situations si on veut voir la généalogie coloniale de tout ça ça sent qu'en plus il y a le fait que beaucoup de ces populations racisées sont issues de l'Algérie et puis et on en parlait à l'instant la perte au fond de la grippe parce que c'est quand même ça c'était une colonie de peuplement pendant un siècle et demi des Européens s'ils sont enracinés quand ils sont partis c'était la xiam génération ils ont considéré qu'on leur avait pris leur terre et ça peut se comprendre puisque ça faisait parfois plus d'un siècle que c'était la leur il se souvenait plus qu'en fait leurs prises voilà ça les effets bien sûr je suis pas du tout d'accord avec ce qui vient d'être dit quand même je pense que c'est là je pense qu'on a un point désaccord profond je pense que la question Israël est complexe et je pense que les les je pense qu'il faut faire attention comparaison quoi que ce soit mais surtout moi je pense vraiment que c'est beaucoup plus complexe je je pense qu'il faut il faut il faut faire attention à ne pas simplifier la situation je dis pas que c'est ce que vous faites mais il faut pas la situation est complexe c'est-à-dire que c'est des mécanismes structurels on l'a dit de à la fois de discrimination c'est un imaginaire qui aussi encore très présent qui est pas forcément d'ailleurs comment dire conscient chez ses rabatters quand on voit les discriminations au travail les discriminations par exemple pour avoir un logement etc c'est pas forcément des choses qui sont conscientes il y a un racisme conscient et qui monte d'ailleurs dans le pays et qui est tout à fait inquiétant et qui et qui va de pair avec la montée de l'extrême droite mais il y a aussi des choses qui sont beaucoup plus inconscientes qui sont de l'ordre voilà non non de la France de la France de la France de la France de la France et que et que du coup je pense que c'est pas des c'est pas lié à des questions qu'on pourrait qualifier de comment dire de d'apartheid ou de colonial ou quoi que ce soit je c'est des choses qui sont plus complexes qui sont plus ancrées dans le fonctionnement social du pays et c'est aussi en regardant cette complexité qu'on peut faire avancer les choses au sens où si on voit la question qui est structurelle mais qui n'est pas dans l'ordre juridique c'est ça que je veux dire je pense qu'on regarde mieux les choses quand on voit les choses dans leur complexité et qui se réduisent pas à soit des comparer ou quoi que ce soit ou voilà c'est juste que je veux dire c'est c'est il y a une complexité je pense que il y a peut-être une tentation aussi avoir une complexité des similitudes à la fois quand on compare on dit pas que les choses sont identiques au contraire sinon on les comparerait pas ce sont des choses différentes etc je trouve qu'on est un peu à côté parce que à mon sens encore une fois parce que du coup on est tellement dans l'exagération on est tellement dans le dans le dans le que malheureusement je pense qu'on est pas dans la bonne description qui en fait une situation je pense plus beaucoup plus complexe beaucoup plus c'est beaucoup plus inscrit dans dans les mentalités et que et que c'est contre ça qu'il faut lutter et j'ai l'impression que quand on décrit quelque chose de manière un peu excessive c'est pas forcément la meilleure manière pour lutter voilà c'est juste mon avis je me permets de Julien si tu veux peut-être clarifier nouveau ton propos mais je pense que ce que Julien voulait dire et ça en était tous d'accord en tout cas au début de cette émission c'est que ces jeunes issues des quartiers populaires n'ont pas forcément les mêmes droits le droit aussi à ne serait-ce que l'égalité des chances à l'école c'est un rêve très lointain pour eux l'accès au logement aussi est très compliqué un horizon qui est complètement bouché des contrôles au faciès qui sont répétés ce qui existait du temps d'ailleurs aussi l'Algérie coloniale puisque c'est territoire aujourd'hui et depuis des décennies en France où les populations ne vivent pas du tout dans les mêmes conditions que les autres ailleurs sont soumises à des violences à un arbre arbitraire policier que les autres catégorie la population ne connaissent pas se souvenez-vous Théo et ce qu'il a subi de la part de policiers là il se trouve qu'il y avait il se trouve qu'il y avait des caméras et bien souvent il y en a pas donc des territoires dans lesquels des facto à notre Ordre règne qu'ailleurs ça commence à ressembler à quelque chose qui est de l'ordre de l'aparté voilà après j'ai pas dit que j'étais juridiquement c'est justifiée par des politiques par des journalistes des éditorialistes voilà justifier ce qui se passe dans les dans ces quartiers une manière de gérer ça sans mètres c'est parfaitement illégal au regard de toutes les normes internationales c'est justement l'état d'exception parce que justement l'état d'exception il élève toute une série de barrières et il va permettre de se comporter de la manière nécessaire ici et d'une autre manière là sans que ce soit dans les textes après vous dites c'est légal ou quoi que ce soit oui mais si l'extrême droite est arrivé au pouvoir demain la préférence nationale elle le mettra en place et on peut être certain que elle trouvera des manières de de mettre en place des lois tout à fait discriminatoires etc et c'est ça aussi c'est ça aussi je reviens un peu à nos discussions mais c'est un débat voilà c'est que comment dire encore une fois décrire la situation de manière précise et sans non plus rentrer peut-être dans une sorte de trans parfois etc c'est aussi ce qui nous permet de nous dire que il y a l'extrême droite qui porte du pouvoir et qui si elle accède au pouvoir là on rentre dans un autre régime là on est fait Israël est au pouvoir enfin c'est là qu'il y a une fois de plus des similaires et dans une coalition en effet et c'est tout à fait inquiétant ce qui se passe voilà mais voilà je la réponse consiste pas à ne pas vouloir voir les choses mais non mais au contraire je pense que notre discussion on a partagé c'est juste moi mais la différence que j'ai ce sera seulement sur voilà certains mots et certaines qui pour moi seront un peu excessifs il peut devenir important de mettre des des mots sur les choses pour terminer sur l'hypothèse que vous faites de l'extrême droite qui arrivera à pouvoir et qui dites-vous ins crirait là carrément dans la loi des des mesures discriminatoires c'est quand même un scénario qui qui sert à se faire peur en tout cas c'est sûr mais qui est pas très probable la vraie question dans ce cas là ce serait de savoir dans quelle mesure la bourgeoisie française petite moyenne et prête à suivre ce serait prêtre à suivre un gouvernement dans cette voie sachant que les institutions internationales s'inscrirait en faux et que ça serait quand même assez difficile à gérer il faudrait d'ailleurs de toute façon qu'il y ait une majorité l'extrême droite à l'Assemblée nationale ce qui ce qui est un scénario voilà qui qui il suffit pas qui est une élection l'élection de quelqu'un d'extrême droite il faut encore que que cette personne puisse gouverner même si le la Cinquième République donne de très larges pouvoirs à l'exécutif il y a quand même un certain nombre de limites voilà un gouvernement qui fait dans une large mesure la politique de l'extrême droite tout en se présentant comme un garde-fou contre extrême droite c'est aussi un dispositif qui est extrêmement pernicieux et qui peut que peut nous emmener vraiment dans le décor je dirais alors on va devoir conclure messieurs j'avais encore plein d'autres questions peut-être une dernière comment comment on met un terme finalement au cycle de la violence quelle politique devrait être menée pour étendre cette colère populaire très rapidement s'il vous plaît un mot il est évident que si le gouvernement avait un peu le sens des responsabilités déjà il annoncerait l'abrogation de cette loi de si c'est la chose la plus évidente de cette loi de 2017 et de cet article en particulier qui a considérablement aggravé la situation et par rapport au refus de tempéré ça c'est une première chose ensuite dans l'idéal aussi une réforme de la police de du cadre régissant l'action policière la question de l'IGPN qui devrait être posée bref en tout cas une vraie questionnement quitte que ce soit vous savez des États généraux ou quoi que ce soit j'en sais rien moi tiens un vrai questionnement sur le maintien de l'ordre et puis enfin évidemment peut-être revenir si on est réaliste revenir au plan Borno pourquoi pas parce que encore une fois Emmanuel Macron aussi autoritaire et un but de sa personne qui soit est absolument pièces et points liés face au syndicats ici c'est à dire que si il y a une rébellion des policiers et je vous rappelle que il y avait des mouvements policiers qui ont aboutir à manifestations devant l'Assemblée l'autre jour régulièrement ces dernières années de protestation parce qu'ils sont épuisés évidemment la gestion par la répression de l'impopularité des mesures qui sont prises contre la volonté du peuple ça demande beaucoup d'énergie on a augmenté le budget de la police on a beau mieux les armées ils sont épuisés ils peuvent pas se permettre d'avoir une vraie grande policière avec Emmanuel Macron il est piégé point lié face à la police donc ça risque pas d'avancer pour raconter sur les acteurs de la société civile peut-être pour faire avancer au niveau local on va voir conclure mais je voudrais peut-être soulever [Musique] on pourrait avoir plein de noirs plein d'Arabes à la télé et plein de noir plein d'Arabes journalistes la question c'est la représentation et donc des discours il s'agit pas seulement d'avoir des Arabes et des Noirs à la télé il s'agit aussi de défendre des discours peut-être plus inclusifs malheureusement c'est pas parce que il y aura des gens en plus de gens même si il le faut issus de ces populations là qui ont la parole que le discours qui feront passer remettra en cause le système en tout cas ce qui est certain c'est qu'il y a un enjeu qui est central et qui est la lutte contre les discriminations alors il y a certainement beaucoup de choses qu'on n'a pas qu'on n'a pas encore tenté sur ce sur cette chose-là mais il est évident que que ce soit de la discrimination positive ou des mécanismes beaucoup plus ambitieux en matière de lutte contre le discriminations que ce soit à l'emploi par rapport au logement dans tous les domaines de la société ça c'est peut-être le problème numéro un qui est le plus central et qui explique une grande partie de ce qui se passait aujourd'hui c'est évident qu'il faut quelque chose de très ambitieux en la matière je vais conclure je vais conclure j'aurais aimé pour suivre cette discussion avec vous on va la poursuivre avec Malika Monsouris toujours ce sur ce sujet des révoltes et notamment des révoltes postes coloniales merci beaucoup nous avoir suivis on vous rappelle que nous lançons cette campagne de mieux d'années si vous voulons survivre à la télé près pour le grand virage de la saison 7 du média nous faut mobiliser au moins 100000 euros de dons on est déjà à plus de 50 000 euros récoltés je vous rappelle rendez-vous sur le média tv.fr/outien on compte sur vous et quant à moi je vous donne rendez-vous très prochainement pour poursuivre ces échanges très instructifs merci Monsieur Merci

ÉMEUTES : LA CRISE S’AGGRAVE, MACRON SE SOUMET AUX SYNDICATS DE POLICE | JULIEN THÉRY, MATHIEU SLAMA — Emmanuel Macron · Pourquijevote