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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:00Locuteur 1Chiffre
« C'est 900 millions de crédits qui sont annulés pour la recherche et l'enseignement supérieur. »
- 15:00Locuteur 1Chiffre
« 5 milliardaires possèdent autant que 27 millions de Françaises et de Français. »
- 23:00Locuteur 2Fait
« Qu'est-ce qui a changé depuis la mort de Naël ? Absolument rien. »
- 33:00Locuteur 3Chiffre
« 30 % des t-shirts ne seront jamais utilisés mais vous les payez quand même. »
- 0:15Locuteur 1Fait
« Vous êtes donc dans une obligation de changer le système. »
- 0:30Locuteur 1Chiffre
« Les États-Unis d'Amérique participent à 57 % du total des dépenses d'armement du monde. »
- 3:00Locuteur 1Fait
« La guerre remplit un intérêt pour eux. Le capitalisme mondial est dans une phase de baisse de productivité. »
- 5:00Locuteur 1Fait
« Le droit international, c'est que les Russes doivent sortir de l'Ukraine. »
- 8:30Locuteur 1Fait
« L'Azerbaïdjan a envahi le haut Carabar et il ne s'est strictement rien passé. »
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Bonsoir à toutes et bonsoir à tous. Ça va Clairmont Ferrand ? [acclamation] Bon franchement, je suis à la fois ravie, très fière de vous voir ici aussi nombreux et nombreuses dans ma ville, là où je suis élu, là où j'habite et franchement merci à vous d'être ici mais aussi merci à toutes celles et ceux qui rendent possible ces moments-là, à la fois évidemment les militantes, les jeunes insoumis, ce qu' cassirent la sécurité, la technique, la diffusion et vous encore une fois merci de nous avoir rejoint dans cet hp à la retonde.
Je voulais aussi moi remercier l'université de Clermont Auvergne, son président et puis les équipes du site de la Retombe. Parce que vous le savez aujourd'hui, les universités sont sous le feu des projecteurs réactionnaires notamment dans les médias car elle serait aujourd'hui devenu des lieux subversifs dangereux parce qu'on y parle politique parce que les étudiants se mettent à questionner le monde, ses dysfonctionnements, sa violence, ses injustices, ses guerres et ses massacres. Et à ce sujet, il y a une polémique qui monte autour de ce qui s'est passé à Sciencep.
Une polémique immonde. Journaliste et gouvernement cherche évidemment à disqualifier une juste cause en la calomniant. Et je voulais vous dire aujourd'hui que l'instrumentalisation politique de l'antisémitisme est dangereuse dans un contexte de monté de l'extrême droite.
Il cherche juste à saper tous les efforts que nous faisons justement au quotidien pour lutter contre les discriminations. Alors merci aux étudiants qui se mobilisent pour Gaza, pour les Palestiniennes et pour la Palestine. Merci.
Merci. Merci à celles et ceux. Merci à toutes celles et ceux qui dans leur fac ou dans la rue disons effort pas en notre nom.
Merci de ne pas rester silencieux face à l'insupportable. Merci à celles et ceux qui réclament depuis des semaines entières un cesser le feu immédiat et qui défendent la paix. Alors, l'université c'est le lieu de la production et de la diffusion des savoirs.
C'est un lieu précieux qui a permis à des générations et moi j'en fais partie de réfléchir, d'interroger ce monde, de proposer, de partager et de construire des contrepouvoirs. Et je veux le dire ici, il ne faut pas céder, il ne faut pas avoir peur des intimidations et dépression. Je dis ça parce que ce matin, nous avons découvert une nouvelle fois notre ville, nos facces et nos rues salies salies par l'extrême droite, les menaces à la maison du peuple où se trouvent tous les syndicats, des menaces aux abords des facces et notamment de celle-ci, un symbole néonazie sur le sol de la fac de l'être.
Merci aux agents de la ville qui ont nettoyé ça et je veux le dire très solennellement devant vous, Clermontferrand et et restera une ville solidaire d'accueil et de résistance à tous les fachaots. [acclamation] Et vous savez quoi ? Je le dis parce que ici le Rassemblement national fait des scores assez minables.
Au municipal, ils ont fait à peine 5 %. En 2018, par milliers dans la rue, on a dégagé le bastion social et on continuera à lutter au quotidien pour ne pas voir s'installer des des groupuscules néonazis, ni dans la ville, ni dans les faces. Et en cette journée qui est importante parce qu'aujourd'hui c'est la journée internationale pour l'élimination pardon de la discrimination raciale, je vais vous dire haut effort notre rejet de toute forme de discrimination et vous le savez quand il y a une crise économique et sociale il y a à l'affu dans la société les réactionnaires qui viennent se nourrir de la souffrance des des gens en difficulté.
Il y a les xénophobes qui viennent attirer la haine et la peur. Il y a les racistes qui viennent poin pointer du doigt une partie de la population. Alors, je vais vous demander.
Est-ce que si l'hôpital public va si mal aujourd'hui, c'est la faute des étrangers ? Est-ce que si vos conditions d'étude se dégradent, c'est la faute aux étudiants étrangers ? Est-ce que si vous devez vous salarier pour financer des vos études, c'est la faute au réfugiés ?
Et est-ce que s'il y a que 4000 places en CTU à Clarmontferrand pour 40000 étudiants, c'est la faute des migrants ? Non. Évidemment que non.
Et pourtant tous ceux qui disent ça, nous on les a face à nous au quotidien à l'Assemblée nationale. Alors, on nous dit souvent maintenant ils ont mis des jolies cravates. Alors, ils auraient changé.
Ils sont beaucoup plus sages. Mais vous savez très bien ici que c'est faux. Ils n'ont pas changé.
Ils sont pas plus fréquentables ni moins racistes. Il suffit d'ailleurs de les entendre dès qu'ils ont 5 minutes à l'assemblée pour balancer toute leur haine de la société. Et puis il y en a d'autres qui vont nous dire que ouais mais ils défendent aussi les classes moyennes et les classes populaires.
C'est faux. Parce que en plus d'être raciste, sexiste et homophobe, le Rassemblement national c'est une véritable arnaque sociale. C'est une arnaque sociale parce qu'ils ne défendent pas les intérêts de celles et ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre.
Ce sont des libéraux comme Macron. Ils défendent les plus riches. Et pour preuve, quand on est à l'Assemblée nationale avec Louis, nous on défend des vraies solutions avec des amendements.
Par exemple, on essaie de rétablir l'ISF, de faire en sorte que nos salaires soient indexés sur l'inflation. Et vous savez ce qui vote le Rassemblement national ? Ils votent contre systématiquement.
Et quand ils essayent de se la jouer un peu, on est du côté des gens qui travaillent par exemple, ils ont une proposition de loi, c'est pour augmenter le SMIC. Mais vous savez comment ils veulent le faire ? En baissant là encore les cotisations sociales, c'est-à-dire les mêmes recettes que les libéraux qui appauvrissent notre système de solidarité collective.
Alors la vraie question c'est pourquoi aujourd'hui on est dans cette situation ? Pourquoi dans la 7e puissance mondiale les étudiants ils font la queue à à l'aide alimentaire ? Pourquoi il y a des étudiants qui dorment dans leur voiture ?
Pourquoi un étudiant sur deux renonce à des achats alimentaires ? parce que nous avons un gouvernement qui depuis des années mène une politique de casse sociale, d'inaction contre l'inflation et d'austérité budgétaire. Et la jeunesse et ben c'est la première victime de cette politique là.
Et ce qu'on nous prépare, c'est encore plus grave. Et là, je voudrais vraiment votre attention parce que j'imagine ici, vous devez étudier l'économie et que vous avez dû suivre que le mois dernier, nous avons un ministre des finances qui a fait passer par un simple décret sans aucun débat à l'Assemblée nationale. Alors, vous allez me dire, on a l'habitude, il y a pas de souvent sur les questions budgétaires, on se prend des 493, mais là, ils ont innovés, ils sont passés par un décret pour couper dans le budget plus de 10 milliards d'euros.
Alors, on est passé de Bruno Demande à Bruno Sabre et Bruno Coupe. Et Bruno fait mal parce que vous savez quel secteur est très touché ? C'est l'université.
C'est un des plus touchés aujourd'hui. C'est 900 millions de crédits qui sont annulés pour la recherche et l'enseignement supérieur. On peut estimer que ça représente par exemple 7500 postes qui ne pourraient plus être financés dans les universités aujourd'hui en France.
Et là où ils sont cyniques, c'est que par exemple, il y a un autre programme qui prend cher, c'est celui qui concerne la vie étudiante. C'est 125 millions en moins pour la vie étudiante. Et je sais pas si vous savez ce qu'il y a dans ce programme, bah c'est celui qui va donner des bourses, qui va aider les étudiants les plus en galère au niveau alimentaire.
C'est celui qui va aussi se charger de l'accueil des situations des étudiants en situation de handicap. Donc toutes ces coupes budgétaires, elles vont être très concrètes dans les facci à Clermontferrand mais partout en France. Et pourtant la les diminutions budgétaires, c'est un un vieux un vieux dossier qu'on a aujourd'hui parce que entre 2008 et 2021, on sait que le nombre d'étudiants, il a augmenté de 25 % en France et pourtant le budget de l'enseignement supérieur, il augmente que de 10 %.
Ça signifie par exemple que moi j'étais sur ces bandes de cette fac, l'État a dépensé 12 % de plus pour moi que pour vous aujourd'hui. Ça a des conséquences concrètes. C'est pour ça que ça aggrave les conditions d'étude et les conditions d'existence des étudiants.
Et puis les conséquences de l'austérité, c'est pas que dans les fac, c'est aussi dans les écoles. Vous suivez sûrement ce qui se passe aujourd'hui en scène Saint-Denis avec bah des lycées qui s'écroulent littéralement. Mais c'est aussi le cas par exemple dans les écoles marseillaises où il y a des rats, mais c'est le cas aussi à Clarmontferrand où on peut avoir des salles de classe où il fait plus de 30°gr l'été.
Tout ça c'est concret dans la vie des gens. Et quand le gouvernement nous nous annonce ces coupes budgétaires, c'est on nous explique qu'ils avaient pas compris que la croissance allait pas être à ce niveau-là. Alors, je sais pas si le gouvernement ils ont je pense qu'ils ont pas fait de fac d'éco non plus parce qu'on avait nous alerté les insoumis depuis le début du débat budgétaire que leurs prévisions elles étaient complètement délirantes et que ça allait passer et pourtant ils sont entêtés à construire un budget sur des prévisions qui étaient fausses et tout le monde le disait et là il y a pas que les insoumis il y a la Banque de France l'INC l'OFCE qu'on va pas taxer de gauchistes he ça c'est clair et qui pourtant avait alerté aussi le gouvernement sur leur choix idéologique de faire en sorte de casser notre modèle social et ça on a un ministre de de de l'économie des finances qui est très bon pour ça et qui déteste en fait notre système social.
Il déteste qu'on a construit après la guerre et que sur lequel nous on essaie de défendre de se bagarrer au quotidien tous nos conquis sociaux. Il déteste ce qu'il appelle l'État providence qui selon lui accumule des dépenses et qui ne revient jamais dessus. Mais moi je voulais demander à Bruno Lemire c'est quoi les dépenses dont il parle ?
Est-ce que ce sont les aides publiques aux entreprises qui représentent, attention, accrochez-vous, c'est 150 milliards de dollars d'euros pardon dollars d'euros par an qui profitent aux entreprises du 440 et qui sont versé et qui elles versent des dividendes à ne plus en finir à leurs actionnaires et hier, je sais pas si vous avez vu mais ça va plus loin. La Macronie, ils sont en panne alors ils réfléchissent à comment faire encore des économies et on a vu fut fuer dans la presse qui voudrai s'en prendre aux APL. Alors, ils avaient déjà commencé au début du premier mandat, ils avaient su créer 5 € d'APL, mais là, c'est carrément le système des APL qui veulent revoir.
Alors, ils ont démenti, mais je rappellerai juste quand même que les APL, ça permet à 11 millions de personnes dans notre pays de se loger et notamment aux jeunes de moins de 25 ans qu'on b qu'en bénéficie particulièrement. Alors moi ce que je voulais dire aussi sur les questions économiques, c'est que si on cherche 10 milliards d'euros, bah nous on sait où les trouver. On a plein de propositions par exemple rétablir l'impôt sur la fortune et même l'élargir. [applaudissements] [applaudissements] Parce que ça aussi quand Bruno quand Macron et le maire ont commencé, ils ont pris 5 € appels mais ils ont redistribué aux plus riches.
Ils ont supprimé les SF et nous ce qu'on veut c'est un ISF qui permet d'inclure le patrimoine immobilier, mobilier et financier. Et ça vous savez quoi ? bah ça rapporterait 10 milliards.
Donc c'est pas très compliqué en fait. Il y a des solutions politiques, c'est un choix idéologique. Et à côté de ça, on va continuer à sacrifier la jeunesse, l'éducation, l'enseignement supérieur pour mettre quoi en face ?
C'est quoi leur projet aujourd'hui pour la jeunesse ? Le nu, l'uniforme à l'école. C'est une jeunesse qui va se tenir sage.
C'est une une jeunesse qu'on veut mettre au pas. Et pour ça, ils font quoi ? Quand la jeunesse elle se rebelle, quand elle monte dans les manives, quand elle descend dans la rue pour dire son opposition a des réformes comme on comme on l'a vu pendant la réforme de retraite.
C'est quoi la réponse ? C'est des CRS ? C'est des gazages micrimogène ? des gardes à vue.
C'est une répression féroce en fait de la jeunesse quand elle se mobilise. Et c'est ce qui s'est passé évidemment l'été l'univers dernier, mais c'est ce qui se passe aussi depuis des années dans les quartiers populaires. La répression féroce, les violences policières en toute impunité, c'est des choses qu'on connaît, qu'on a étudié malheureusement depuis longtemps et notamment dans les quartiers populaires et depuis quelques années, c'est la jeunesse en étude, c'est la jeunesse dans les dans les fac, dans les lycées qui se fait réprimer très fortement.
Et puis c'est aussi la jeunesse qui se mobilise pour les questions écologiques. Et il y a un an pile poil, moi j'étais à Saint-Soline avec les militants contre les mégabassines. J'y étais et j'ai vu quelque chose que je n'imaginais pas voir de ma vie.
J'ai vu une répression avec un quoi qu'il en coûte humain, quelque chose, une violence. J'aurais du mal à décrire en fait tellement c'était c'était dur, violent et que c'était intense. On a vu se faire des des milliers de manifestants se faire réprimer, mutiler simplement parce qu'il défendaiit une lutte qui est essentielle, c'est le droit à l'eau, le droit au partage de l'eau, à lutter contre l'imparement de l'eau.
Et là, je voudrais vous alerter aussi parce que vous êtes ici dans le putd d'ôme et on a un gros sujet nous sur l'eau. Alors, d'ailleurs, demain, on sera en meeting avec Jean-Luc Mélenchon à Ryon. pour parler d'ailleurs parce que ça sera la journée mondiale de l'eau demain.
Mais moi je vais vous alerter sur un une chose. Nous avons dans le PID deux projets de méga giga bassin parce que c'est les deux plus grosses bassines de France qui projettent de construire au sud du département. Et là aussi il va falloir se mobiliser.
Il va falloir dire qu'en fait ce modèle là on nen veut pas. Et ça ça vous concerne, ça nous concerne, ça concerne tout le monde. Et tout à l'heure je vous parlais des politiques austéritaires.
S'ils font ça, c'est parce qu'ils ont une obsession. C'est la dette. Mais une dette qui qui les obsèd pas, une dette dont il se fiche, c'est la dette écologique qu'on est en train de laisser, qu'on est en train de creuser.
Et celle-là, elle est pas annulable, elle est pas remboursable. Donc c'est à nous d'agir dès maintenant aussi pour préserver la ressource en eau évidemment, mais la nature en général. Donc il y a des grosses mobilisations qui vont venir aussi dans le département et j'espère vous y voir aussi nombreux et nombreuses qu'aujourd'hui pour vous bagarrer contre bah tout ce qu'on nous prépare à la fois de manière économique dans les dans l'austérité, dans les fac mais aussi sur les grandes batailles écologiques parce que ça c'est essentiel et j'espère voilà vous retrouver très rapidement.
Il y a une grosse date qui se prépare, c'est le 11 mai autour des mégabassines. Donc restez connectés, suivez-nous, tenez-vous au courant parce que c'est votre place, c'est notre place aujourd'hui d'être dans ces batailles-là. Alors, je vais pas être plus longue parce que je sais que vous attendez avec impatience mes deux collègues orateurs pour aujourd'hui.
Mais je voulais avant de conclure vous dire que si enfin la jeunesse c'est toujours un peu la la bascule importante dans des batailles de société, dans des moments historiques et on est vraiment à la part de solution. Moi, j'avais toujours eu en tête cette phrase depuis que je fais de la politique, c'est que si on s'occupe pas de la politique, c'est elle qui va s'occuper de nous. Alors moi ce que je voudrais vous dire pour finir c'est engagez-vous, syndiquez-vous, rejoignez les associations, les collectifs de lutte qui soient écologiste, démocratique, féministe pour les droits de LGBT. [applaudissements] Engagez-vous, inscrivez-vous sur les listes les listes électorales, vous avez jusqu'au 3 mai et allez voter parce que c'est à vous, c'est vous qui avez la solution.
Donc lâchez rien. Et je vais laisser la parole à mon collègue député du Val de Marne, Louis Boyard. [acclamation] Bonjour à toutes et à tous.
Il paraît qu'il y a des militants d'extrême droite dans la salle. Je sais où vous êtes. Alors, j'aimerais puisque on les voit pas souvent, on ne les voit pas quand il faut s'engager pour la généralisation du repas en euro.
On les voit souvent s'opposer aux revenus étudiants. Ils se sont fait remarquer par l'absence dans le mouvement contre la réforme des retraites. Et dès lors qu'il s'agit de s'en prendre aux personnes qui luttent réellement pour défendre l'intérêt des étudiantes et des étudiants, voilà qu'ils réapparaissent.
J'ai donc deux conseils à vous donner. Premièrement, quand vous les voyez, foutez-vous de leur gueule. [acclamation] [applaudissements] Et deuxièmement, Et deuxièmement, je veux vous le dire assez clairement, ils peuvent se pavaner autant qu'ils veulent avec leur boloré ou avec leur bard.
Aujourd'hui, à clairement, nous sommes 1200. Ici est la force. Ce que vous faites aujourd'hui, personne d'autre n'est capable de le faire.
Et sachez que ça va faire des mois et des mois. que toutes les semaines j'écume les universités pour aller voir des jeunes comme vous avec qui je répète toujours la même chose. Notre génération est forte, notre génération est puissante.
Notre génération est progressiste, notre génération est écossocialiste. Notre génération n'est pas une génération qui s'oquinera avec les idioties de l'extrême droite. Enfin, dans la mesure où ils sont présents dans la pièce, je vais en profiter pour essayer de donner un petit moment de culture et c'est donc à vous que je vais essayer de m'adresser.
Sachez que au moment où nous parlons se termine la marche blanche qui a été organisée par la famille de Wanis. Je repense à ce moment de juin à juillet où la mort de Naël réveillait la colère et l'injustice qui est ressenti dans les quartiers populaires. On nous suppliait d'appeler au calme et nous avons répous nous avons répondu qu'il n'y aura pas de calme sans justice.
Et je vous interroge parce que c'est un moment qui a marqué notre génération. Qu'est-ce qui a changé depuis la mort de Naël ? Absolument rien.
Absolument rien. Wanis a été tué le 13 mars dernier. Il avait 18 ans.
J'ai entendu à nouveau les journalistes de RMC, de C News, de TPMP, de BFM dire "Mais ce jeune n'avait qu'à pas faire un refus d'obtempéré." Et je les imaginais eux perdre leur enfant dans un contrôle de police, arriver sur un plateau télé et dire "Oui, mon enfant est mort" mais il n'avait qu'à pas faire un refus d'obtempéré. Il serait incapable de le faire pour leur gosse.
Alors pourquoi sont-ils incapables de compassion dès lors qu'il s'agit des familles des quartiers populaires ? La peine de mort a été abolie en 1980 pour tous les citoyens français, y compris pour les jeunes des quartiers populaires. Je les invite à réécouter les mots de laab Piierre à ceux qui répondent au quartier populaire uniquement par la répression.
Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides et qui ayant tout disant avec une bonne figure, une bonne conscience, nous qui avons tout nous on est pour la paix. Et ben vous savez ce que je dois leur crier à cela ? Les premiers violents, les provocateurs de toute violence, c'est vous.
C'est vous. Et quand le soir dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits-enfants avec votre bonne conscience, au regard du peuple, vous avez probablement plus de sang sur vos mains d'inconscient que n'en aura jamais le désespéré qui a pris les armes pour essayer de se sortir de son désespoir. des mains des mains d'inconscients qui se prétendent défenseurs des droits de l'homme mais qui donnent les ordres d'aller réprimer la jeunesse en manifestation.
Des mains d'inconscient qui se prétendent humanistes mais laisse mourir 300 personnes dans la mer méditerranée. Des mains d'inconscient qui prétendent retenir les leçons de l'histoire mais continuent de livrer des armes au gouvernement israélien qui se prête à un génocide à Gaza. Notre génération, la jeunesse, a été élevée avec une haute estime de notre pays, la France.
Et je le dis, ces dirigeants font honte à notre pays. Ces dirigeants font honte à la France. Justice pour Naël, justice pour Wanis.
Accueillez les désespérés comme le faisait la baie pierre. Cessez le feu, mettez la France en accord avec ses principes. Et je veux dénoncer le paroxisme de la honte qui sont Jordane Bardella et Marine Le Pen.
Vous savez Marine Le Penata fachot et cousin raciste. C'est ceux qui vous mettent la honte à Noël. Sauf que là, le problème c'est qu'il nous mettent la honte à l'échelle nationale et à l'échelle internationale.
Alors imaginez, une journaliste fait comme sur le repas de Noël. Madame Le Pen, qu'est-ce que vous pensez de Ayan Nakamura pour ouvrir les Jeux Olympiques ? Et alors voilà que la tata qui vous fout la honte, Marine Le Pen répond : "Elle est vulgaire, elle chante pas français, elle chante même pas étranger non plus.
Vous avez vu sa tenue ?" Alors déjà, nous apprenons de Marine Le Pen que l'étranger est une langue. Mais surtout, j'ai envie de lui dire "Tu t'es vu toi ?
Tu t'es vu toi ? Ayan Nakamura. Ayan Nakamura est l'artiste française la plus écoutée à l'international.
Et je vous interroge. Pourquoi Marine Le Pen est connue à l'international ? pour sa poignée de main avec Poutine et pour son parti fondé par des nazis.
Alors, j'ai un message j'ai un message pour madame Le Pen. Désolé Tata raciste si Anaya Nakamura vient des quartiers populaires. Désolé Tata raciste si une personne noire va représenter la France.
Désolé Tat raciste même si vous venez du château de Montretout. La France n'a pas votre visage. La France, elle n'a pas un visage avec une couleur de peau.
La France n'a pas un un visage avec une religion. Et Ayan Nakamura fera une bien meilleure représentante de la France que vous parce que madame Le Pen, vous n'avez eu aucune tenue. Vous avez été vulgaire et vous avez montré que vous n'êtes pas digne de représenter ce qu'est la France.
Et puisque nous parlons, je suis obligé de défendre Yanakamura, l'une des seules qui l'a défendu, c'est Amélie ou Dea Castera. Vous avez vu ? Oh ja, déjà elle l'a écouté 5 minutes avant.
Qui a parlé d'extrême droite, a parlé de Le Pen et à parler des gens qui s'acculturent dans cette salle ? Je parle des militants d'extrême droite. J'aimerais aussi parler des quartiers populaires.
J'en ai ras le bol. Ras le bol où l'on ne parle que en mal des quartiers populaires. Ras le bol.
Et je vais vous expliquer tout simplement pourquoi est-ce que ces militants d'extrême droite parlent mal des quartiers populaires. C'est très simple. Parce que il y en a pas un seul ni sur le terrain quand ils vont tracter sur les marchés ni sur les plateaux de télé quand ils vont en parler qui ont un jour foutu le pied dans un quartier populaire.
Ces gens, ces gens sont tellement bêtes qu'ils croient qu'on ne peut pas mettre un pied dans les quartiers populair. Alors, je les invite, venez dans les quartiers populaires. Vous verrez ce que j'y vois tous les jours.
Vous verrez qu'il n'y reste que deux services publics. Une école qui est en train de s'effondrer et une police qui a un problème de rapport avec la population. Venez dans les quartiers populaires, vous y verrez ces dizaines, ces centaines de femmes qui souvent élèv des enfants seuls et qui à ell seul font tenir ce qui devrait être un service public.
C'est elles qui font l'aide au devoir, c'est elles qui organisent les distributions alimentaires, c'est elles qui font l'aide administrative. Ces femmes-là font plus pour la République que tous les tocars de plateau télé qui en parlent la longueur de journée mais n'ont jamais rien fait pour ell. Ça vaut aussi pour l'immigration.
Ni les Le Pen, ni les Bardella, ni les tocards de plateau nont un jour fréquenté une une personne immigrée. Parce que dès lors que vous leur parlez et vous le savez pour les étudiants étrangers, vous vous rendez compte de quoi ? Ce sont des personnes qui ont la même vie que vous avec souvent moins de droits.
Honte à ceux qui ont augmenté les frais d'inscription pour les étudiants étrangers. Honte à ceux qui insultent à longueur de journée les travailleuses, les travailleurs étrangers sans qui le pays ne tiendrait pas. sans qui le pays ne tiendrait pas. et aux personnes d'extrême droite qui disent l'immigration doit uniquement être utilitariste.
La seule immigration acceptable est celle qui est utile au pays. Je leur réponds : "Si vous êtes véritablement français, alors vous êtes pour la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen. Celle qui dit que votre origine, que votre nationalité ne vous donne pas de droit, moins de droit.
Oui, vous avez le droit à un logement. Oui, vous avez le droit à l'éducation. Oui, vous avez le droit à un travail.
Et enfin, je terminerai par leur obsession islamophobe parce que je commence à en avoir ral ras le bol d'entendre ces gens se prétendre être défenseur des femmes. Ils disent oui, le voile est une abomination pour les femmes. Alors, nous allons obliger à nous allons obliger ces femmes à retirer leur voile. qu'on m'entende bien, les Jordan Bardella et les Le Pen sont très proches du gouvernement iranien qui obligent les femmes à se voiler parce que eux veulent obliger les femmes à ne pas se voiler.
Vous êtes féministe, vous laissez les femmes s'habiller comme elles veulent. Et je me réjouis de voir, je me réjouis de voir à quel point notre génération ne tombe pas dans les pièges bêtes qui sont tendus par des rédacteurs de des deux directeurs de rédaction eux-mêmes possédés par des milliardaires qui à chaque fois vous empêchent de penser en vous parlant d'islamophobe, en vous parlant d'immigration, en vous parlant de quartier populaire sans que jamais une personne person concerné soit sur le plateau parce qu'au moment où ces gens font des débats inutiles avec des gens qui n'y connaissent rien, la planète se réchauffe. Nom de Dieu, elle est là l'urgence.
Notre génération, elle veut voir tous les jours qui sont les responsables de l'ouverture de puit de pétrole, qui sont les responsables des émissions de CO2, qui sont les responsables de l'appauvrissement des sols qui aujourd'hui tous nos agriculteurs, notre génération, elle veut voir qui sont les responsables du sacrifice de notre avenir. Notre génération veut qu'on s'intéresse à ces préoccupations écologiques et sociales dès maintenant. [cri] Et ne vous y trompez pas, le racisme est la meilleure arme des puissants pour diviser le peuple.
Parce qu'à la seconde où nous nous rassemblons, à la seconde où la jeunesse se rassemble sans regarder le genre, sans regarder la couleur de peau, sans regarder la religion, à la seconde où elle sort dans la rue tous ensemble pour dire "Nous ne voulons plus de ces dirigeants. Nous voulons un gouvernement qui prenne en compte les intérêts de la jeunesse. À partir de ce moment-là, vous ne rentrez pas tant que vous n'avez pas gagné.
Ne tombez pas dans la division. C'est la meilleure arme qu'ils ont pour continuer à conserver leur privilège. Depuis 2008, les salaires ont augmenté de 13 %.
Les prix eux ont augmenté de 23 %. Les revenus des milliardaires eux ont augmenté de 270 %. Aujourd'hui en France 5 milliardaires possèdent autant que 27 millions de françaises et de Français.
Aujourd'hui, en France, les revenus des agriculteurs baissent de 9 %. Les prix pour vous augmentent entre 20 et 40 % et l'agroindustrie, elle augmente ses marges de 71 %. Voilà où est le problème.
Le problème, c'est pas les quartiers. Le problème c'est pas les immigrés, le problème c'est pas les musulmans. Le problème c'est celui de ceux qui se gavent.
Et le sujet de ce que vous vivez actuellement avec la précarité étudiante est en plein dedans. Parce que ce que vous vivez, d'autres l'ont vécu aussi à l'époque. À l'époque où il n'y avait pas des syndicats qui avaient obtenu la grande victoire qui est aujourd'hui le système de retraite.
À l'époque, quand vous étiez une personne âgée, prisée par le travail que votre corps ne permettait pas d'apporter un revenu, alors c'était le fils, c'était la fille qui devait subvenir aux besoins du grand âge. Aujourd'hui, vous vivez dans la même situation. Vous êtes toutes et tous dépendants de vos parents.
Et je veux poser une question : qui ici qui dans cet amphithéâtre vit au-dessus du seuil de pauvreté de 1159 € ? Alors, vous viez tous le seuil de pauvreté. Qu'est-ce que vous attendez pour aller chercher la dignité, pour aller chercher l'égalité ?
Je vais je terminerai en vous racontant une histoire. Ces derniers temps, j'ai décidé de passer à une autre méthode. C'est celle du rapport de force plein et engagé clairement.
Ces derniers temps, je me suis pris à bloquer tout ce que je trouve et j'ai bloqué deux bus. J'ai bloqué les bus de Valérie PCRES et je lui ai fait passer un message. Alors madame PCress, il manque un bus à 18h.
Alors madame PCR a annoncé oui, je vais porter plainte contre Louis Boyard. C'est peut-être la 3e ou la 4e. J'ai jamais rien vu sur mon bureau et j'ai pas peur de ces procès.
Mais surtout on a gagné le bus. On a gagné le bus. J'étais dans un lycée dans lequel on nous faisait respirer des produits toxiques, de la miete dans lequel le plafond tombait sur nos tête.
On a fait des pétitions, on a fait des manifestations, on n pas gagné. À partir du moment où on a bloqué 3 à 4 mois, on a gagné le rapport de force. Alors alors puisque je vois que vous avez choisi de ne pas vous diviser sur la base de polémique racistes inutiles puisque j'ai compris que vous n'avez pas choisi de vous diviser sur des guerres de religions futiles qui ont déjà tant divisé le pays puisque j'ai vu que vous ne vous divisiez pas sur les questions de genre et que vous aviez décidé d'aller sur un même point, un même axe, celui d'obtenir une égalité des droits entre toutes les citoyennes et tous les citoyens justement quelle que soit la couleur de peau, la religion ou le genre, puisque vous toutes et tous vous êtes rassemblés à 1200 dans une salle, mes souvenirs me font dire que ça s'appelle une assemblée générale.
Toutes et tous ensemble, vous pouvez gagner le rapport de force. Votre unité est la seule que vous avez pour pouvoir gagner des droits. Alors clairement, clairement reste antifasciste, reste écossocialiste, reste progressiste et surtout surtout tiens leur tête, ne te laisse pas faire.
Abat la citadelle. Abattez la citadelle. Alors [acclamation] [applaudissements] moi je moi je tape l'incruste ici.
Au départ c'était eux deux. et ils avaient besoin d'un assistant. Donc je suis venu comme l'a dit Marianne et euh en vous regardant, les regardant eux, je me dis euh on a bien bossé parce que nous sommes ici à cette tribune trois générations.
Vous êtes dans cette salle la 4e, on va dire hein. Et quelque chose surgit spontanément en se regardant les uns les autres. C'est d'abord le sentiment profond d'égalité entre nous.
Nous sommes confrontés au même défi immense. On les a on les perçoit pas forcément tous de la même manière ni tous aussi complètement. Et c'est ça que va être ma contribution ce soir.
Mais face à ça, on a un seul et unique outil. notre intelligence, notre capacité à comprendre et avoir un regard critique sur la réalité pour ne pas nous arrêter aux apparences. Et quand on parle pour aller à cette idée de la nécessité de l'abstraction pour construire du raisonnement, là je m'adresse à des étudiants qui sont à l'université, donc je crois que je peux me laisser un peu aller des fois à ce que le propos paraisse abstrait.
Il paraît que vous êtes juriste. Alors oui, bon d'accord. Vous êtes dans deux amis.
Vous êtes dans deux amis. Et la l'abstraction nous sert à comprendre une réalité qui ne peut être captée que par notre intelligence. Si nous nous regardons, qu'est-ce qui se passe ?
Tranquille, tranquille, tranquille. Laissez tomber les amis parce que sinon on y passe la nuit. L'apparence si on se regarde que nous, c'est que nous sommes extrêmement différents et distincts chacun d'entre nous de son voisin ou sa voisine la plus immédiate à cet instant même.
Il y a des grands, des petits euh des pas malins, des très malins. Vousz le pas malin est sorti. Euh et c'est là-dessus que le point de vue de ce à qui nous nous affrontons dans l'histoire, à qui nous nous confrontons était bâti.
Il disait "Mais vous ce que vous racontez ça existe pas. Euh quoi ? L'égalité où où où vous voyez l'égalité ?
Il y en a pas. C'est pas vrai. Alors inventez pas un truc parce que si vous inventez quelque chose, vous irez contre la nature et la nature, elle crée pas d'égalité", disait-il.
Et donc votre régime, la politique à laquelle vous pensez sera toujours une politique violente parce qu'elle ira contre la nature des choses. Mais nous, nous savons que si différents que nous soyons et bien nous sommes d'abord et avant tout profondément semblables. Je n'ai pas dit identique, je dis semblable.
Semblable par nos besoins. C'est les besoins qui nous rassemblent. Et donc ce sera le moyen de les mettre de les satisfaire qui vont à nouveau nous rassembler.
Ce qui est une violence, c'est de nier dans le voisin semblable la part de minilitude qu'il a avec vous. C'est-à-dire, et c'est par là que commence tous les racistes, c'est la déshumanisation. Vous n'êtes pas vraiment humain.
La preuve, c'est que ça me fait rien qu'on vous affemme, qu'on ne vous laisse pas boire. qu'on vous maltraite, qu'on vous bombarde, qu'on tue vos enfants et cetera et cetera et cetera. Le point de vue qui est celui de l'extrême droite est un point de vue qui essentialise ce que sont les personnes pour mieux trier, fragmenter.
Bien sûr, c'est son objectif politique, mais le résultat est une violence insupportable. Alors bon, je dis ça juste pour la parenthèse. Je sais pas si sont toujours là les fachaot parce que non mais attendez, c'est c'est instructif, on s'apprend des choses hein.
Nous on apprend comment répondre à la bêtise. Eux ils apprennent à comment être moins bête et ainsi de suite. Donc on apprend tous quelque chose.
Ce qui me voyez ce qui me choque toujours le plus avec eux quand je parle, c'est l'idée quand ils essayent de s'approprier la France. Alors peut-être que moi je rêve d'un pays mais il y en a beaucoup qui sont comme moi dans cette salle. Moi, je suis un maghrébin européen.
Je suis né au Maroc. J'ai toujours vécu avec des musulmans. Je je n'ai donc pas peur.
Là, je sais que c'est le mois de Ramadan. Ça me réjouit pour eux. Quoi que euh je rappelle que c'est le carême, c'est pas on s'en pifre le soir.
Bon bref, la France ne sera jamais une couleur de peau. Nous sommes, c'est notre chance, hein. Le seul pays au monde qui fait une révolution, non pas française.
On dit qu'elle est française, mais on fait une révolution pour des droits universels. la Révolution française à ce site français qu'elle est universelle. Or, le point de vue le point de vue de l'extrême droite n'est jamais l'universalisme.
Ce n'est jamais entré dans la condition humaine de celui à qui on s'adresse. C'est toujours commencer par trier et après on voit. Alors tout ça ça a un rapport avec le moment dans lequel nous vivons.
Ils ne sont pas dangereux comme d'habitude parce que je dis comme d'habitude parce qu'ils ont quand même déjà eu l'occasion de hein exprimer leurs talents. A quand même déclenché une guerre mondiale, le plus grand massacre industriel de l'histoire avec la choa et cetera et cetera et cetera parce que c'est quand même ça leur bilan dans l'histoire hein, je me permets de le rappeler. Alors nous on peut se moquer de nous les congés payés, la 5e semaine, la sécurité sociale, mais enfin bon, je trouve que ça supporte la comparaison par rapport au l'heure de bilan au-delà de cette petite remarque, c'est le rôle que joue la fragmentation, l'essentialisation au pire moment de l'histoire de l'humanité.
Si vous avez lu le bouquin de Pablo Servin qui s'appelle l'entraide de la nouvelle loi de la jungle, Pablo Servin, c'est un anarchiste, hein. Bon, donc on est un peu séparé par un certain nombre de choses, mais les anarchistes ont toujours aidé à réfléchir et par conséquent quand ils écrivent ou quand ils parlent, on écoute ce qu'ils disent parce que ça vaut la peine et en général on on ressort plutôt mieux après qu'on était avant. Et Pablo Servz dans la crise dans laquelle nous allons maintenant entrer, nous y sommes hein, qui est la crise climatique, avec la mentalité et les valeurs qui sont celles du néolibéralisme, la crise va vous taper 10 fois plus fort qu'elle nous vous aurait tapé autrement.
C'est-à-dire, si vous y entrez avec la logique, chacun pour soi, tous ensemble, on verra. Je me débrouille d'abord moi et bien vous rendrez encore plus difficile la solution et vous rendrez encore plus cuisant ce qui va vous tomber dessus. Moi mon rôle, je dis je tape l'incrust parce que comme vous le savez ou vous ne le savez pas dans ce cas je vous l'apprends.
Voilà quoi je me suis occupé tout en participant à la bataille des retraites, c'est-à-dire à écrire un livre qui essaie de proposer une vision d'ensemble et une méthode de pensée. Encore une fois, je sais à qui je m'adresse. J'appartiens à l'école du matérialisme historique.
C'est-à-dire c'est une façon d'examiner l'histoire à partir des conditions social qui l'anime et essentiellement de la manière avec laquelle les êtres humains produisent et reproduisent leur existence matérielle. Pendant longtemps, on a pensé qu'on aurait le temps. Ah, on a perdu une élection.
Bah on l'a perdu mais on va gagner la suivante. Et puis on se passait le témoin et en effet des fois on gagnait, on faisait avancer le schmilblic on en prenait cher quand on perdait et puis et ainsi de suite. Mais le fil de cette histoire s'est interrompu.
Maintenant nous n'avons plus le temps. Nous avons des délais. Ce n'est pas pareil.
Des délais. Si les choses ne sont pas faites dans le temps où elles doivent être faites, alors la civilisation humaine universelle que nous connaissons aujourd'hui s'effondrera sans recours. Le livre propose ce qui vous est le plus indispensable, quoi que vous pensiez par ailleurs des insoumis en particulier ou de tel ou tel compartiment de la famille politique que nous portons dans l'histoire.
Quoi que vous avez besoin d'abord d'idées clair si vous voulez avoir une action claire. Je ne citerai pas Carl Marx pour justifier mon point de vue. Je me contenterai de compte.
Pas de la pratique sans la théorie est aveugle et la théorie sans la pratique est absurde. Nous avons besoin d'idées claires, d'outils d'analyse de la réalité fus pour les critiquer et leur en substituer d'autres. Mais nous en avons besoin pour comprendre le moment dans lequel nous sommes.
Le moment dans lequel vous êtes, vous avez tellement neé dessus que vous ne le voyez pas. Vous êtes pas les seuls hein. Moi, je le vois plus que vous parce que je viens de la planète Mars, c'est-à-dire à peu près des lendemains de la bataille d'Alésia à laquelle j'ai participé personnellement.
Et donc me voilà devant vous. Alors, il y a cet épaisseur qui est le seul avantage de l'âge, hein. Bon, pas je parle d'épaisseur, mais bon, c'est cette densité, c'est on a vu et la chance que j'ai eu, c'est de voir toute ma vie comme un militant engagé.
Donc, je me rappelle, je trie, je classe. Des choses étaient vraies, sont devenues fausses. Certaines que je croyais fausses sont maintenant vraies à mes yeux.
Il faut se mettre en mouvement intellectuel pour comprendre que ce monde en quelques années, pour vous c'est beaucoup, en quelques années a basculer dans une radicale nouveauté. Je suis né dans un monde où il y avait 2 milliards et demi d'individus. C'était déjà beaucoup.
On disait de l'Afrique, elle était le continent vide. Aujourd'hui, nous sommes 8 milliards. Personne ne sait comment on vit à 8 milliards déjà d'une façon général, mais comment on vit à 8 milliards se dirigeant vers 10 milliards avec un système de production et reproduction de la vie matérielle qui est en proie à un mécanisme interne qui fait qu'il faut sans cesse qu'il transforme absolument tout en marchandise pour que il puisse continuer à avancer.
Tout tout ce qui hier encore pouvaient passer pour des biens communs. Tellement évidemment commun qu'on se demandait pourquoi on en parlait. L'air, Oui, l'air est une marchandise de Rénvant.
Oui, il y a des villes en Inde où quand il y a 1 2 3 4 5 jours de pollution, on vous vend de l'air frais. L'eau qui était un bien commun évident. Moi, je participais à des écoles de formation.
On essayait de nous expliquer la différence entre la valeur d'usage et la valeur d'échange des choses. Bon, alors il y avait toujours un moment évidemment on nous posait la question. Alors, est-ce que vous pouvez nous citer quelque chose qui a une valeur d'usage et pas de valeur marchande ?
Moi, j'ai pas toujours été un très bon élève. Je comprenais pas toujours forcément bien la question du premier coup, mais quand même, on se précipitait. quelque chose qui sert et qui est pas une marchandie.
L'eau, l'eau, l'eau, l'eau. À l'époque, je vous garantis que boire de l'eau minérale dans des bouteilles, c'était une coquetterie, hein. Euh aujourd'hui, euh c'est devenu carrément dangereux, paraît-il, mais ça ne l'est plus.
L'eau est devenue une marchandise. Je vous fais grâce de tout le reste, vous le savez. Mais le système capitaliste, parce que il faut lui donner un nom, le mode de production et de reproduction de l'existence matérielle se déroule à l'intérieur d'un mode de production qui est le capitalisme.
Lui aussi, il a changé. Voici comment les choses ont changé. Je vais essayer de le concentrer en deux ou trois phrases maximum. 1, il y a 10 milliards de 8 milliards de personnes et nous allons vers 10.
Ces 8 milliards de personnes ont fait ce que toute l'humanité a fait pendant toute son histoire. avancer, migrer, émigrer, sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt. La migration est aussi spontanée et habituelle à l'humanité que l'humanité elle-même.
Ce qui c'est extraordinaire, c'est qu'elle arrête de le faire. Et puis tout normalement, tout le monde s'est retrouvé sur les rivages. C'est des villes immenses.
Vous, c'est banal pour vous. Moi, on m'apprenait ça à l'école et on me montrait les exemples rares des oligopoles. Et comme ça fait 8 milliards empilés au même endroit pour vivre comme tout le monde n'est pas travailleur salarié, qu'il y a des gens qui sont à la retraite, des gens qui sont en formation, des gens qui ne pourront pas travailler, des gens qui sont à l'arrêt.
Alors, c'est constitué quelque chose de nouveau, un peuple. Et qu'est-ce qui le décrit ? Qu'est-ce qu'il a de commun ? besoin d'accéder au réseau du collectif.
La civilisation humaine s'effondrera quand les réseaux du collectif vont cesser de fonctionner. Et quand on est dans cette tendance là où il faudrait s'organiser maintenant et plus efficacement que pour faire des guerres, on est en train de faire autre chose. Par conséquent, pour l'instant, ce qui est assuré, c'est la catastrophe.
Et c'est contre ça que nous sommes organisés. Et c'est une transformation qui n'est pas seulement celle du mode de production, c'est aussi une transformation des individus. Car le mode de production capitaliste est entré dans votre peau, dans vos ners, dans votre chair, dans votre cerveau, vos réflexes, vos manières de vivre, ce que vous aimez, ce que vous n'aimez pas, ce à quoi vous aspirez, tout ça vous croyez que c'est personnel et en réalité tout ça est de plus en plus organisé.
La remontée des informations par ça fait que quand vous croyez que vous commandez un objet pour vous, en réalité vous êtes en train de commander l'objet qu'on vous suggère d'aimer et dont on vous demande d'avoir envie. C'est pourquoi ce mode de production est si violent, si intrusif, il est en nous et il s'agit de l'en expulser comme on peut ou au moins de le maîtriser en le connaissant, en comprenant ce qu'il fait de nous. Ce qu'il fait de nous.
Là, je vais prendre une image rustique. Regardez, si vous devez passer des portillons, qu'est-ce que vous faites ? Vous vous mettez tous en ordre.
Qui c'est qui commande ? Vous ou le portillon ? Bah oui, vous allez mettre votre machin en route, il va vous dire "Appuyez là, appuyez là, appuyez là." Ben, j'appuie parce que c'est ça que je veux.
Tu crois que tu veux, tu veux rien, tu obéi. Voilà le système. Voilà le moment.
C'est une bifurcation majeure de l'histoire de l'humanité. Ça n'a jamais été comme ça avant. Les mots nous manquent pour le penser, les outils pour le comprendre.
Et c'est votre responsabilité parce que moi j'en verai moins que vous mais génération après génération nous avons pensé le futur et voici qui est venu votre tour. Nous on propose un programme politique mais ça ne s'imite pas l'action politique. Il y a plus profond qui est philosophique.
Nous appartenons au courant philosophique des Lumières, à l'humanisme. Qu'est-ce que l'humanisme ? D'abord, l'humanisme c'est en courant d'idée.
Pas il faut pas confondre ça avec humanitaire. Ça m'exaspère quand je vois les gens dire "Oui, alors il faut être humaniste, donc faut être sympa avec l'autre." Mais pardon, mais on parle pas de la même chose.
Parle de civilité, parle de ce que tu veux, mais n'utilise pas ce mot. Le mot humaniste, c'est une déflagration dans l'univers mental de l'humanité vers le 15e siècle. Et savez-vous par quoi ?
Moi, je l'ai compris. J'ai dû attendre plus de 65 ans pour me rendre compte Dieu, j'ai fait des études de lettrre. Comment j'ai fait pour pas me rendre compte que le premier texte humaniste, c'est celui de Christine de Pisan ?
Il est de 1405 et elle dit "Si vous éduquez vos filles comme vous éduquez vos garçons, elles sont capables des mêmes exploits intellectuels. À l'époque, ça va pas du tout de soi. Mais ça veut donc dire que l'être humain peut-être l'auteur de sa propre histoire.
C'est pourquoi depuis le début du mouvement insoumis, en même temps que on mettait en avant des revendications matérielles, catégoriel qui sont indispensables, nous sommes des êtres concrets, nous portions et nous portons des revendications qui paraissaient euh bon oui, bon d'accord, OK, on a compris. Me voilà perché sur mon truc à 6 m du sol là-bas en 2012 pour la manif à la Bastille et on dit les droits universels permanents de l'humanité mettez l'IVG comme un droit constitutionnel. Et ben ça camarade on l'a fait. [applaudissements] [applaudissements] Les premières fois les premières fois on m'a dit on m'a dit "Mais pourquoi pourquoi tu concentres là-dessus ? parce que il n'y a pas de différence entre les revendications dites sociétales et les revendications sociales.
S'il y a égalité entre l'homme et la femme, la première des libertés est de disposer de soi. Et alors cette égalité là, si on la prend en compte, elle contamine tout le reste. Parce que si c'est vrai que tu veux être égal là-dessus, alors c'est vrai que tu veux être égal sur tout le reste.
Voilà comment l'égalité est une idée universelle qui traverse tous les aspects de notre exigence d'être pleinement humain. Être pleinement humain, c'est s'appartenir clairement pleinement, mais c'est aussi être plus éduqué, accéder à une plus grande sensibilité à la réalité. C'est tout ça qu'il transforme en marchandise.
Vous êtes à ce moment-là de l'histoire. Pour la première fois, le savoir est transformé en une marchandise. On a connu des périodes où le savoir était un privilège, mais il fallait bien le partager.
Si on voulait faire marcher les machines, fallait bien que tout le monde apprenne à lire, il fallait bien que tout le monde apprenne à compter. Maintenant, ce n'est plus vrai pour apprendre à lire, pour apprendre à compter, pour pouvoir avoir une qualification professionnelle, va falloir que tu payes. Le savoir est devenu une marchandise.
Écoutez-moi bien, il y a 30 ans, c'était pas le cas encore. On n revenait pas. Nous, on braillait, on militait contre l'enseignement privé confessionnel.
Aujourd'hui, il y a toujours l'enseignement privé confessionnel qui échappe à tout contrôle et qui fait ce qu'il veut. Vous savez qu'il y a une commission d'enquête menée par mes camarades sur le sujet à l'Assemblée nationale, mais le pire c'est les boîtes privées, celles qui vous font payer pour apprendre comment vous allez avoir un métier et vous êtes obligé de payer et on va vous vendre des savoirs provisoires. Vous paraît peut-être banal, ils l'ont transformé en marchandise, ils vous font payer pour y accéder.
Ensuite, ils vous prêtent de l'argent pour que vous puissiez payer vos études de cette manière-là. Qu'est-ce que c'est après ? Qu'est-ce que c'est ?
Ils se sont appropriés votre futur dans 5 ans, dans 10 ans. Quel homme, quelle femme seras-tu ? Peut-être seras-tu entouré d'enfants dont tu auras la charge ?
Peut-être devras-tu te préoccuper aussi de tes parents et tu le feras de tes enfants, de tes parents. Mais tu continueras à leur verser en tribut celui que tu as pris par ton prêt. Et aujourd'hui, les prêts pour le savoir pour les étudiants, c'est un des plus gros secteurs de la dette des nord-américains qui sont pourris de dette par ailleurs en France. demander à combien s'élève ce montant des prêt étudiants.
Et ben vous à rien. Le chiffre n'existe pas. Nous ne pouvons pas savoir.
Et pourtant moi je ne cesse d'entendre des choses à ce sujet. Bref, j'ai pris l'exemple du savoir parce que là nous sommes dans la bataille. Vous avez vu qui change le collège.
Avant vous avez déjà connu cet ignominie qui s'appelle parcours sup. Parcours sub, c'est le substitut le plus absurde, le plus violent, le plus pervers à la sélection à l'entrée à l'université. Dire à la limite, mieux vaudrait presque un concours qu'un truc pareil qui est une espèce de loterie grottesse qui vous apprend à mentir puisque vous présentez 10 10 propositions alors qu'il y en a qu'une qui vous intéresse.
Donc ça veut dire ne fois où vous mentez. Cet exemple parcours sup, il bloque pour rentrer à la fac. Si vous avez pas fait le parcours sub qui vous fait ouvrir la bonne porte, qu'est-ce que vous faites ?
Mais je vois des copains, des copines, leurs enfants, les miens, qu'est-ce qu'ils font ? Bah, ils ont la boîte privée parce que là, il y a pas parcours sup, il y a juste tu payes. Ça c'est pour l'université.
Ensuite, on le retrouve dans les masters. Avant, on va le trouver au lycée parce qu'on va couper le lycée du collège. C'est ça qu'ils sont en train de faire.
Et vous aurez des machines à fabriquer du savoir classé. Le collège en il est très bien. Le collège machin non, il est nul.
Et puis celui-là, tu as vu la tête des gens qui rentrent là-dedans. Bon, vous connaissez tout ça. Ça veut dire que la ségrégation sociale, la ségrégation au faciè va devenir un mode universel d'évaluation de celui ou de celle que vous regardez, à qui vous parlez.
Parce que rien qu'en regardant, on devinera, on s'autosuggérera des parcours. Voilà pourquoi ce capitalisme est si dangereux. Pas parce qu'il est pervers et tordu, pas seulement parce qu'il est entré en vous, mais parce qu'il a quelque chose de spécial.
Il se nourrit des désastres qu'il provoquent. Un jour, je suis venu à Clermont, le maire était un socialiste, il était ingénieur euh de je sais pas quoi, de chimie. C'est c'était bon.
Et alors bon à l'époque on commençait à discuter beaucoup tu vois du changement climatique. Alors bon moi je faisais la chaque fois je rencontrais quelqu'un qui était en état de me donner les précisions. Je me faisais préciser les choses.
Alors je lui dis mais à ton avis bon je me rappelle plus comment avait lieu la conversation c'est tellement vieux. Mais il me dit, il me dit "Oh, tu sais, tu commenceras à t'alarmer le jour où tu verras des glaçons qui arrivent du fond de la mer à la surface parce que ils seront remplis de méthane et le méthane, c'est pire que le CO2 comme gaz à effet de serre." Bon, très bien, je note dans ma tête dans un coin et un jour je lis un article dans le journal qui dit "On a trouvé des glaçons de méthane, je ne sais pas où, là-bas, du côté des Amériques." Je dit "Catastrophe".
Et ben, pas du tout. L'article continuait, il y avait un type qui était assez stupide pour dire "C'est une opportunité formidable, nous allons sortir le méthane des glaçons pour le vendre." Mais ça c'est leur système en permanence et toujours, comme je l'ai dit tout à l'heure, en bloquant les moyens d'accès à la compréhension.
C'est pas pour rien qu'on proteste contre l'état dans lequel sont les médias. Pas seulement parce qu'on sait qu'on a le système médiatique le plus ridicule peut-être de la planète, mais qui équivaut à peu près à ce qu'on peut observer dans les dictature, c'est-à-dire un bourrage de crâne permanent, unilatéral, prenant son public pour un ramass d'imbécile. Alors, je sais que vous en fut parce que la plupart d'entre vous regardent pas la télé.
Ça, c'est la nouvelle manière de vivre. Mais bon, non, c'est pas le cas de tout le monde encore. C'est empêcher de penser.
Voilà l'enjeu pour vous, pensez. Faites-vous une opinion vous-même, mais après cette fait une opinion, il faut agir, faire quelque chose, pas rester les deux pieds dans le même souillé et se mettre en mouvement chaque fois qu'une occasion pacifique se présente de faire bouger les lignes. Je viens de vous parler du système capitaliste tel qu'il est aujourd'hui et que j'ai essayé de l'analyser dans ce livre après d'autres.
Que se passe-t-il qui rend tout ça fou ? C'est un cycle le capitalisme, c'est un rythme. C'est pas une chose.
Le capital, c'est un processus. Le capitalisme, c'est pas juste un état, c'est un mouvement. Marchandise, argent marchandise argent marchandise.
Et il faut que ça tourne de plus en plus vite pour que la capitalisation se fasse, pour qu'on puisse jouer des différences de prix et cetera. Et là, écoutez-moi bien, c'est un rythme. En rythme.
Bam bam bam bam bam, c'est le capitalisme. À un moment donné, vous pouvez plus suivre. Et ce rythme s'impose à toutes les vies humaines.
Il n'y a plus de jour, il n'y a plus de nuit. On échange des actions nuit et jour sans trêve. Vous achetez et vous réachetez.
La même chose. Le t-shirt, vous l'avez encore changé et encore et encore et encore. 30 % des t-shirts ne seront jamais utilisés, mais vous les payez quand même parce qu'ils ont été produits pour être vendus le plus possible. 30 % donc 90 % va immédiatement être carbonisé, n'auront jamais servi à rien.
Et le cycle du capital vient et engendre tout le reste. Tout le reste. C'est ça le la vraie contradiction entre le système capitaliste et l'écosystème dans lequel nous vivons.
L'écosystème n'est pas à ce rythme. Il est au rythme des jours et des nuits. Vous savez que vous dormez moins, vous le savez pas.
Je vous la prends 6h au lieu de 10h il y a encore 30 ans et sans cesse ça ira à réduire. Les éléments essentiels des besoins humains sont mis en cause par le capitalisme du fait du choc des rythmes. Je vous laisse sur cette idée.
Si vous voulez en savoir plus, lisez-moi parce que je le montre dans tous les aspects de la vie. Je m'y suis intéressé comme ça en passant d'une chose à l'autre pour dire tiens est-ce que ça marche là-dedans ? Est-ce que ça marche par rapport à une vie ? une vie qu'on possède.
Les capitalistes possèdent la vie des animaux. Et bien les cycles du capitalisme ont changé les cycles de la vie des animaux. Un poulet, ça peut vivre 2 ans.
Ça vit 6 mois aujourd'hui pour être mis en condition. Tous les cycles. Alors maintenant, qu'est-ce que vous avez pour penser ça et pour réagir à ça ?
Les libéraux vous disent laissez faire monsieur Mélenchon, le marché va régler le problème et ils vont tout transformé en marché. Je vous l'ai dit tout à l'heure, dire qu'on transforme tout en marchandise, ça revient à dire que tout est un marché. C'est à ça que vous devrez vous opposer.
Et d'abord en faisant ce qui compte, c'est-à-dire en soustrayant des choses au marché. Non, le savoir est pas une marchandise. Non, la santé est pas une marchandise.
Vous pouvez faire la liste, elle est longue et donc les sortir de ça. C'est ça qui vous explique pourquoi nous sommes collectivistes, les insoumis. pas par une mode idéologique mais comme une réponse concrète à la situation que nous affrontons.
Alors on a connu pendant des années, il y avait un débat révolutionnaire ou réformisme. Bon c'était déjà discutable à l'époque parce que moi, j'ai pas connu de révolutionnaires qui voulaient pas de réforme et les réformistes quand arrivaient les révolutions étaient comme les autres, ils passaient dedans. Mais admettons, mais aujourd'hui quand on va vous dire "Mais nous avons une stratégie sociale démocrate".
J'espère qu'il y a des sociaux-démocrates dans la salle parce que comme ça ils vont apprendre quelque chose au passage. Mais si vous êtes vous avez compris que la racine des problèmes de l'écologie est dans le capitalisme, vous avez compris deux choses. La première, c'est que l'écologie politique qui n'est pas anticapitaliste, c'est du jardinage.
C'est pas un point de vue politique. On ne peut être réellement jusqu'au bout défenseur du système, de l'écosystème dans lequel on vit parce qu'on ne défend que ça. La nature s'en fout de vous.
Si vous disparaissez tous, elle continuera. Il y aura des cafars, des fourmis, des je sais pas quoi. Exactement comme elle l'a fait chaque fois que la vie a été détruite.
C'est pas le sujet. Nous défendons le seul écosystème compatible avec la vie humaine, la nôtre, celle de nos enfants, celle de nos petits-enfants et nous pensons que ça vaut la peine de le faire. Mais si vous ne mettez pas un terme à la transformation de tout en marchandise et à l'idée que le marché est le seul moyen que vous avez d'organiser l'activité humaine d'une manière rationnelle, alors vous disparaîtrez parce que ce n'est pas compatible.
Vous êtes donc dans une obligation de changer le système. Mes amis socio-démocrates disent "Ah mais non, on va faire ça tranquillement." Parfait.
Explique, explique comment tu vas faire ça tranquillement. Et ben voilà, on va prendre plus à ceux qu'on le plus et on va donner plus à ceux qu'on moins et comme ça on va corriger les inégalités. Ça c'était la grande et belle théorie. [applaudissements] Il y a qu'un problème, c'est que si vous voulez faire ça, si vous voulez faire ça, et ben vous êtes obligé sans arrêt de produire toujours plus.
Autrement dit, l'idée d'une partage progressif qui va nous conduire à est une absurdité qui ne peut pas fonctionner. Ce logiciel est périmé. Nous rétablirons l'équilibre pas seulement par justice humaine, mais parce qu'il faut changer de civilisation.
Il faut changer notre manière de vivre. Il faut mettre d'autres valeurs au poste de commande, notamment la valeur du partage. Parce que partager, c'est reconnaître la pleine humanité de celui ou de celle à qui vous parlez.
Voilà notre enjeu. Ne croyez pas qu'on peut composer tranquillement avec un système comme celui dans lequel nous vivons. Voilà pourquoi vous avez deux logiciels absolument périmés.
C'est les deux logiciels de gauche qui n'envisagent pas la rupture avec le système capitaliste et que vous en avez un troisième évidemment qui est encore plus périmé. C'est celui qui dit tout va bien, il y a qu'à continuer. Ça c'est les conditions dans lesquelles on est.
Bon, maintenant de là, ça pourrait durer des heures comme conférence. Moi, j'espère, je ne dis pas vous avoir convaincu, ce serait présomptueux de ma part, juste vous avoir mis en alerte, juste à vous dire parce que c'est vous qui allez la faire votre vie. Et comme je l'ai dit tout à l'heure, l'humanisme, son message déchirant, c'est de dire les êtres humains sont leurs propres constructeurs.
Vous êtes responsable pour toujours de ce que vous allez devenir, mais vous l'êtes d'abord dans votre propre vie personnelle. Donc nous nous ne croyons pas, en tout cas pas moi, je ne crois pas à l'avant-gardisme révolutionnaire. Je crois à la force de la conviction, de l'instruction, de l'élévation du niveau de conscience.
Ce dont nous avons besoin, c'est de plus d'intelligence. de plus de culture, de plus de compréhension du monde dans lequel on est. Pourquoi font-ils la guerre ?
Parce qu'ils sont fous. Oui, il y en a. Mais d'abord parce que la guerre remplit un intérêt pour eux.
Le capitalisme mondial est dans une phase de baisse de productivité. Les profits ne se maintiennent et n'augmentent non pas par les performances techniques de la production, mais par la manière avec laquelle se constitue des monopoles. Vous avez pas le choix, faut acheter ça à celui-là ou à celle-là.
Mais même ça, ça pose un problème, c'est que si vous voulez que les gens achètent, faut leur donner des payes. Alors ça non. Donc la guerre est une économie.
Il y a une économie quand vous les avez entendu, il faut faire l'économie de guerre. sont ridicules. Mais peu importe, il faut entendre ce qu'ils disent.
L'économie de guerre, qu'est-ce que ça veut dire ? Fabriquer des choses qui ne serviront à rien ou qui si elles servent à quelque chose se détruiront. La guerre, c'est l'État qui commande, c'est vous qui payez et ça met en route tout le cycle de l'économie.
Les États-Unis d'Amérique participent à 57 % du total des dépenses d'armement du monde. C'est un secteur formidable. Vous avez pas besoin d'augmenter les salaires des gens, vous pouvez les mettre au travail et ils vont produire des armes qui vont être achetées en masse.
L'économie de guerre, c'est un volant d'entraînement de l'économie capitaliste. C'est sa respiration parce que là en quelque sorte il y a peu ou pas de compétition. Voilà pourquoi ils sont à ce point où la guerre peut représenter un avantage pour eux et déjà ça en produit.
Je vous parle de la guerre qui a lieu au Proche Orient. Ce n'est pas une guerre de religion, nous le savons tous. C'est une guerre pour des territoires, mais c'est aussi une guerre pour un certain ordre des choses dans cette région du monde par lesquels passe le 20 % du commerce mondial, par lequel passe 40 % des approvisionnements en hydrocarbure.
Cette guerre est une guerre qui a un sens d'abord et avant tout en relation avec l'organisation de la domination politique du monde. et des milliers de gens meurent et vont mourir pour que cet ordre soit absolument protégé et préservé. Si vous parler de cette guerre, nous pourrions l'arrêter tout de suite là cette nuit.
Il suffirait que les États-Unis d'Amérique disent qu'ils cessent d'approvisionner en bombe et en armes le gouvernement de monsieur Netaniau et la guerre s'arrêterait. Si les Européens disaient "Nous n'approvisionnons plus", la guerre s'arrêterait. Si nous bloquons les livraisons d'armes, la guerre s'arrêtera. [applaudissements] Non, je ne suis pas un idéaliste qui rêve d'une paix qui tomberait du ciel comme la colombe qui passe.
Je sais très bien que c'est une bataille, mais ce que je veux vous dire, c'est que c'est une bataille plus réaliste que de faire la guerre. C'est plus réaliste d'organiser la paix que d'organiser la guerre. Parce qu'à la sortie, si vous réussissez, alors c'est la paix.
Et si vous réussissez dans la guerre, alors c'est encore la guerre. De la guerre ne vient que la guerre, de la violence ne vient que la violence. Nous pourrions arrêter ce massacre abominable dont vous aurez à payer le prix toute votre vie parce que ce siècle commence comme le siècle précédent a commencé avec la guerre de 14 et c'est fini avec la chute de l'Union Soviétique.
Le siècle commence avec le massacre génocidaire qui est en route parce qu'il annonce que doré avant le droit international ne signifie rien et que quand on est en guerre, c'est la guerre totale, la guerre absolue, la guerre génocidaire, la guerre ethnocidaire. Voilà ce qui se perce sous vos yeux et voilà pourquoi vous devez l'arrêter. [applaudissements] Je ne suis pas en train, je vous le redis, de rêver.
Ces choses sont possibles et nous les Français, nous sommes attendus dans un rôle que nous pourrions jouer. Si nous avions gagné l'élection, nous aurions fait de notre pays le point d'appui des puissances qui veulent être non alignées, c'est-à-dire en définitive qui veulent rester fidèles au principe qui les anime en toute circonstan quel que soit le conflit, quelle que soit la difficulté, sans se mettre dans la main des plus puissants. C'est ça que ça veut dire non aligné.
On a besoin de non alignement. On n pas besoin de droit géométrie variable. Et ça me coûte un peu de vous parler comme ça parce que quand j'étais à votre place sur les bancs, le droit, on disait ouais c'est bon quoi.
C'est un rapport de force. C'est pas faux hein. [grognement] C'est un rapport de force entre les classes.
On en parlera une autre fois. Parlons du rapport de force. Mais aujourd'hui à nous pour ceux qui le sont ici comme moi, comme nous à cette tribune qui sont des militants révolutionnaires, c'està-dire qu' ont compris qu'il faut changer l'ordre des choses, il faut vous raccrocher au droit international parce que c'est la dernière ligne de résistance avant la loi du plus fort.
Ou bien c'est le droit international ou bien c'est la loi du plus fort. aussi longtemps qu'il n'apparaîtra pas ici ou là. Une puissance, par exemple la nôtre, la France qui décide d'être elle le point d'appui et le garant du respect des règles communes.
Ce que ne fait pas notre pays. Le droit international, c'est deux états parce que c'est le seul moyen qu'ils ont de vivre en sécurité les uns et les autres là-bas sur la terre du proche Orient. Le droit international, c'est que les Russes doivent sortir de l'Ukraine.
Mais on peut là aussi faire la paix. N'écoutez pas ce qui vous disent les affoleurs qu'on va aller à la guerre. Bien sûr qu'ils vont finir par nous y amener parce que les guerres, voyez-vous, elles ont des raisons objectives.
Puis à un moment donné, il y a des gens qui les déclenchent. Il y a même un une blague là-dessus. On parle du caporal stratégique.
C'est-à-dire le gars ou la fille qui a rien compris et il est dans la tranchée et puis il y a eu une balle qui a été tirée. Il dit "Al tous, on y va Bonzaï". Bon et il déclenche un désordre inoui et une guerre sans fin.
Ils peuvent finir par la déclencher quand le président Macron menace la Russie comme il le fait. C'est absurde. Dans un instant, je vais vous dire pourquoi c'est si absurde.
Mais d'abord se battre pour la paix, est-ce que c'est possible ? Il a dit lui que les Russes étaient prêts au cesser le feu. Il l'a dit à Manuel Bonpard quand il a raconté.
Il a dit lui que les Ukrainiens, le gouvernement ukrainien dit, on a compris que après tout ce qui vient de se passer, les frontières seront sans doute rectifiées et qu'on va demander aux populations ce qu'elles en pensent. Donc on va demander aux populations ce qu'elles en pensent. On va les faire voter.
Alors qu'est-ce pourquoi on continue la guerre ? Pour quelle raison ? Il n'y en a pas sinon que cette guerre remplit une fonction dans l'économie de notre temps.
Il n'y en a pas sinon la paix serait là. La paix peut commencer tout de suite. Il y a un point sur lequel tout le monde est d'accord.
Il faut protéger les centrales nucléaires de l'Ukraine. C'est là que se trouve Tiernobyl quand même. Ça vaut la peine de s'en souvenir.
Si on démilitarise les zones qui entourent les 17 centrales nucléaires, vous comprenez comme moi qu'on met le doigt dans la paix, pas dans la guerre. Et puis bah si on démilitarise, on discute pas si pas là, 30 km, 20 km, vous reculez vos canons, vos machins, vos trucs. Voilà, la paix est une démarche pratique concrète.
Je ne suis pas en train de rêver devant vous. Je suis en train de vous dire comment on pourrait faire et chaque fois que vous les entendrez parler, demandez-vous si c'était vous qui gouverner la France, vous toi là-bas. Si c'est toi qui le faisait, qu'est-ce que tu ferais ?
Je vais vous dire ce qu'on peut faire. Le gros virile hein. Ça c'est à la portée de tout le monde.
Les Russes et voilà maintenant que le chef d'étatmajor de l'armée de terre à qui on a rien demandé fait une tribune dans le monde. C'est sans doute un très bon militaire. Il dit "Nous, nous avons des avantages.
Notre géographie, la géographie n'arrête pas les bombes atomiques." Deuxièmement, nous avons l'état de prospérité de l'Europe. Il habite où celui-là ?
Elle a les atou et nous sommes capables nous les français de mobiliser en un mois 20000 personnels militaires pour faire quoi ? La guerre à qui ? Au Russes qui eux sont déjà sous les armes 1300000 tout ça est dérisoire et c'est parce qu'on le sait depuis le début qu'on a une technique de guerre particulière qui s'appelle la dissuasion.
Et que dit le général ? Il dit "Ah non mais moi je vous dis tout ça pour vous montrer que dans le cas où nos intérêts fondamentaux ne seraient pas en cause, on peut quand même livrer bataille. Quand est-ce que nos intérêts fondamentaux sont pas mis en cause ?" Je vous réponds, la tradition française dans le domaine, c'est jamais.
Nous ne voulons pas que l'Europe soit un champ de bataille. On ne se bat pas, on ne fait pas la guerre. Point.
D'accord. Au au premier point. Alors faut être capable d'être crédible.
La faiblesse du virilisme, c'est qu'il y a toujours un moment où il est confronté à lui-même. Supposez, vous êtes le petit Nabo qui a beaucoup crié sur un qui est très grand et très costaud. Alors, si vous avez une très bonne technique, parfait, mais si vous l'avez pas, mieux faire autre chose.
Qu'est-ce qui se passe s'il nous met au défi ? Supposez qu'il nous mettent au défi. Vous les français, vous commencez à me saouler.
Quick, il y a plus d'électricité chez vous. Quick, je vous ha toutes vos vos hôpitaux. Qu'est-ce que vous faites ?
Des Jeux Olympiques à Bord vair. Qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que vous faites, monsieur le gros malin ?
La guerre nucléaire. Et ben qu'est-ce que vous voulez faire d'autre ? C'est notre doctrine parce que vous croyez quand même pas que les Russes vont nous envahir, hein.
Ils vont pas traverser trois pays dont la Pologne et l'Allemagne qui sont pas des clients particulièrement facile à traiter comme ça. Il ne peut y avoir qu'un seul type de guerre. Je vous l'ai déjà dit, la guerre totale.
Ne croyez pas autre chose. Voilà pourquoi c'est si important de mener le combat pour la paix les yeux ouverts, c'est-à-dire en se demandant tout le temps d'après quel principe, d'après quelle forme. Ça tourne mal les amis.
L'Azerbaïdjan a envahi le haut Carabar et il ne s'est strictement rien passé. Ils ont foutu dehors 120000 Arméniennes et Arméniens. Il y a plus un chat là-bas.
Et personne n'a rien dit parce que il se trouve que ce pays envahisseur fournit des choses dont nous avons besoin. Nous sommes la République démocratique du Congo. Ça tourne mal.
Le voisin rwandais envahi. Il y a 6 à 7 millions de personnes déplacées. Il y a une habitude de tuerie dans le secteur qui est quand même assez avancé puisque c'est dans cette zone qu'il y a eu le génocide au Rwanda.
Que se passe-t-il ? Rien. Absolument rien.
Si bien que la RDC à mon avis a fait une erreur demander à Wagner d'intervenir. Mais vous voyez là, j'ai pris quelques exemples là. La France, elle servirait à quelque chose.
Elle a déjà fait dans le coin. On sait le faire. Et le Liban ?
Et le Liban ? Alors, monsieur Netaniaou dit "Attant, on va s'occuper de vous. Qu'est-ce qui se passe ?
Qui fait quelque chose ?" Rien. On va laisser le Liban tout seul.
Non, c'est pas possible. On a 700 français là-bas sous casque bleu. La doctrine d'utilisation des casques bleus a changé depuis Sushirac. de ren avance laisse plus attacher à des ponts au repost.
J'ai rencontré le gars qui s'occupe de ça. Je dit qu'est-ce que vous avez prévu ? Il a dit notre repli.
Dans ce cas, vous n'êtes plus une force d'interposition. Si la seule chose que vous avez prévu, c'est de vous replier. Normalement, vous devriez vous interposer.
Donc ça c'est une discussion technique, militaire et cetera, mais elle a une très grande importance. Le Liban a une armée nationale qui n'a pas de moyens. Alors après, on peut toujours reprocher que tel ou tel parti politique se soit transformé en en milice.
Mais peut-être que s'il y avait une armée nationale avec du matériel et ce qu'il faut, elle défendrait elle-même ses frontières. Vous voyez, on peut faire plein de choses. On n'est pas là les bras ballants, nous les français à se dire "Ah bon, on sait pas quoi, on va on va acheter une pâte de lapin, faire à cheval pour que ça tourne bien." Nous pouvons agir, nous pouvons intervenir, nous pouvons être présents, nous pouvons aider ici là à empêcher que se produise l'avalanche.
L'autre jour, j'étais pas tranquille. À peine avait-il fini une nouvelle fois de dire qu'il allait envoyer du monde au sol, que les Russes que ça n'a pas l'air d'appréhensionner, hein. On dit "Ah ben on va voir, venez au sol, vous allez nous y trouver.
On veut ça nous ?" Non, bien sûr que non. Mais ce qui m'a inquiété, c'est la réponse qui a consisté à dire "Nous, nous avons des moyens de vous atteindre.
On en est là là en ce moment à ce mois de mars de l'année 2024, les Chinois, on dit là oh là là. L'habitude les Chinois c'est les calmes, ils attendent toujours le dernier moment pour bouger. Ils ont dit attention si vous bougez contre la Russie, nous sommes prêts à intervenir.
Donc nous vivons dans cette situation et c'est pourquoi les deux points, moi je ne m'y attendais pas. On ne pensait pas qu'on aurait même pour ceux qui avaient la vision et je pense en avoir fait partie de ceux qui savaient que ce serait terrible la suite de la journée du 7 octobre. Mais ce massacre de masse non je ne l'aurais pas cru.
Et là nous avons ces deux questions en même temps qui sont sur la table. Donc nous allons avoir des moyens de régler ça. Nous les insoumis.
Nous avons pris une décision. Nous nous sommes avancés d'une manière extrêmement forte. On aurait pu rester tranquillement caché chez nous à prononcer des paroles creuse comme l'ont fait fort Hollande et les autres.
Oui, ça serait mieux que on envisage que ceci n'est pas bien mais ça non plus et blablabli et blab blabla. C'est la vie dans laquelle il faut intervenir. Nous avons fait un choix.
Nous nous sommes avancés et nous avons dit cessez le feu tout de suite maintenant. Et on nous a dit, vous allez contre le droit d'Israël à se défendre. On parle pas de ça, on parle du massacre.
De même sur l'Ukraine, vous avez vu, le président nous fait la faveur de nous consulter au parlement. Sur quoi, je vous prie ? Sur un texte qu'il a déjà signé.
C'est le 493 dans l'autre sens. Vous parlez, vous votez mais ça sert à rien. Il y a les coups, vous votez pas et vous parlez pas.
Et dans ce même texte, la même bande d'hypocrite vote que l'Ukraine va pouvoir entrer dans l'OTAN. Donc vous n'aurez jamais la paix parce que les Russes n'accepteront jamais ça. Deuxièmement, qu'on va faire entrer l'Ukraine dans l'Union européenne sans aucune norme qui harmonise les situations sociales.
La nuit dernière, ils ont décidé que les avantages qui ont été concédés à l'Ukraine pour qu'ils puissent sortir ses marchandises, du poulet, du miel, du blé et cetera était reconduit. Et ça c'est la ruine. Je voulais dire toutes ces choses à ma façon et ils ont été assez sympa pour dire c'est toi qui traite de ce sujet parce que je suis pas venu faire autre chose avec eux d'eux que de faire passer un message et de lancer une alerte.
Nous sommes tous à égalité face à cette situation. Je dis nous ici dans cette salle, nous à cette tribune, nous n'avons aucun autre pouvoir que celui de lever la main dans l'hémicycle quand on vote. Nous n'avons aucun autre pouvoir que celui de la parole et de l'alerte.
Le 24 de ce mois, je vais parce qu'on m'a dit d'y aller, je vais en Arménie pour l'anniversaire de l'indépendance de ce pays parce qu'il faut se porter à tous les endroits où ça peut mal tourner pour porter le langage du droit international. Les Arméniens doivent savoir qu'il y a plein de gens qui ne sont pas d'accord pour qu'ils soient envahis, pour qu'ils soient bombardés, pour qu'on les avacu de force de l'endroit où ils sont et ainsi de suite. Mais vous avez vous aussi chacun d'entre vous, pardon si je parle fort parce que j'ai toujours parlé fort.
Je ne suis pas en train de donner desordes. Je n'ai pas cette idée du tout. Je veux juste vous dire que vous êtes concerné, impliqué et responsable. aussi longtemps que vous aurez un cerveau pour penser et que vous pouvez faire mieux que de défendre juste l'instant dans lequel vous vous trouvez parce qu'il y a des gens qui n'ont pas de marge de manœuvre dans la vie et leur principale obligation c'est de faire face pour eux-mêmes.
Mais nous tous qui sommes dans cet instant où nous pouvons, alors nous devons nous engager. Vous devez vous engager. Et là maintenant, je vais faire une demande plus personnelle si j'ose dire personnelle.
On vote bientôt. Vous avez un pouvoir. Si vous allez voter, vous changez l'élection.
Pourquoi ? parce que c'est les jeunes qui votent le moins. C'est comme ça.
Et les quartiers populaires, nous autres insoumis, on est rebouté pour faire voter. Mais chacun d'entre vous, il peut quelque chose. Je vous dis pas pour qui il faut voter.
J'ai une idée sur la question, mais il faut que le peuple français s'exprime et vous vous exprimerez sur la guerre parce que chacun a fait des choix et posé des arguments. Si vous pensez qu'il faut faire la guerre à la Russie parce que l'avenir de la France joue à Kief, après que l'avenir de la France jouer en Irak, après que l'avenir de la France se jouait à Kabou, après que toutes les guerres, c'est la même histoire, c'est les mêmes sornettes, les mêmes refrains, ça commence toujours avec les mêmes histoires. Je ne vais pas dire lesquelles pour ne pas écurer toute la salle, mais maintenant vous avez quasiment une liste des bobars de médias.
C'est toujours la même. C'est toujours les mêmes meurtres qui sont mis en avant ce jour-là. Quoi que vous fassiez, juste c'est ça à vous dire.
Si vous pensez que la guerre est une bonne chose, votez pour la guerre et préparez-vous à partir à la guerre. Ça arrive des fois, il faut on a eu raison de se battre les armes à la main contre les nazis. On avait raison de le faire.
Là, je vous dis, on n pas de raison de faire ça. On peut régler le problème tout autrement. et que le régime russe ne nous plaise pas.
Bon et alors c'est pas le seul hein. Et je crois aussi que le nôtre de régime leur plaît pas. Si c'est ça la base de la relation internationale, il y a aucune relation possible.
Donc vous vous allez à ce moment-là décider. Mais si vous voulez, si à cet instant vous vous dites avant même que vous êtes entré dans cette salle ou depuis que les trois ont s'est exprimé, vous vous dites "Bon, finalement, ils savent ce qu'ils veulent, ça vaut la peine." Mais alors aider ceux qui se battent parce qu'il y a des gens à la première ligne et qu'on a absolument besoin qu'on entende à échelle internationale.
La voix de la France qui avec des bulletins de vote dit "Aas la guerre comme l'avait dit avant nous Jean Jores, abas la guerre ! Abas la guerre ! [applaudissements] Ça y est. [applaudissements] Merci clairement. [cri] [acclamation] Tu es un vrai barbare quoi.
Jean-Luc Mélenchon