Influences étrangères : audition de Stéphane Séjourné
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 64 %Attaque 16 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi maintenir cette audition malgré le contexte actuel ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Quelle est la politique du ministère pour contrer les opérations d'influence ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Comment évaluez-vous l'unité de vision entre les acteurs de la lutte contre les manipulations ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quels enseignements tirez-vous des événements récents en Afrique et en Nouvelle-Calédonie ?
- 16:00RelanceRéponse directe
Comment coordonner les actions interministérielles et européennes sur ce sujet ?
- 20:00OuverteRéponse partielle
Quels moyens concrets pour répondre aux ingérences étrangères ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00MinistreFait
« la création d'une nouvelle fonction stratégique d'influence dont la responsabilité reposerait sur votre ministère »
- 0:00SéjournéFait
« on va privilégier les diasporas qui veulent se revenir en Côte d'Ivoire qui sont français mais qui veulent produire et construire un projet entrepreneurial avec les autorités »
- 0:15SéjournéFait
« il y a une dimension qui est politique qu'on doit assumer et il y a une dimension qui est de l'ingérence qu'on doit combattre »
- 0:30SéjournéFait
« si on fait l'amalgame entre les deux on tombe dans la stratégie chinoise ou dans la stratégie russe »
- 0:45SéjournéFait
« nous avons eu un certain nombre de déconvenus dans cette zone de par notre histoire et notre relation aussi avec ces pays »
- 1:00SéjournéFait
« il faut quand même différencier les deux et les conséquences pour nous en terme de débat public »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
monsieur le ministre mes chers collègues je vous propose de démarrer sans plus attendre en vous remercions Monsieur le ministre d'avoir répondu à notre invitation alors nous avons eu un un échange avec votre cabinet sur le point de savoir s'il fallait maintenir cette audition alors nous avons souhaité la maintenir pour deux raisons c'est que première c'est que je vois mal que nous puissions rendre nos travaux sans entendre le gouvernement la deuxième raison même dans le contexte actuel et j'ai même envie de dire encore plus en raison du contexte actuel puisque le Sénat poursuit ses activités de contrôle et d'enquête et ceci en accord bien évidemment avec la Conférence des Présidents mais aussi en accord avec Madame Lebec donc il nous semblait important de de maintenir cette cette audition alors nous avons hier soir un débat sur le point de savoir si ça devait être à H clos ou pas alors Monsieur le Ministre pourquoi pas mais il me semble aussi important qu' au moins une séquence publique je ne doute pas que vous ayez des choses particulièrement sensible à nous livrer donc on pourra faire en fin de séance comme nous l'avons fait avec d'autres personnes entendu une séquence à H clos si on devait aborder des des sujets qui mérite de ne pas être au contte-rendu et rediffusé en direct sur les les médias du Sénat voilà nous sommes d'autant plus intéressés à à à vous entendre que que votre ministère a tient une place particulière dans le sujet qui nous rassemble aucune audition ne fait mystère de l'exposition très élevée de la France aux influences étrangères allant des manipulation de l'information aux ingérences caractérisées et vous en avez caractérisé une de mémoire le président de la République avait annoncé dans la revue nationale stratégique 2022 la création d'une nouvelle fonction stratégique d'influence dont la responsabilité reposerait sur votre ministère nous aimerions donc vous entendre sur la politique développée par le ministère pour mettre en uve cette stratégie de lutte contre les influences nous dis nos auditions n'ont pas fait apparaître une grande unité de vision entre les différents acteurs de la lutte contre les manipulations de l'information qu'il s'agisse de votre direction de la communication et de la presse ou encore le com cyber et viginium ce dernier étant particulièrement cité en exemple vous pourrez ainsi nous dire si c'est à votre ministère qu'il reviendra de développer de m'excuser stratégie d'ensemble pour contrer les opération d'influence mais aussi pour développer une communication positive certains ont parlé de narratifs plus offensifs avant de vous donner la parole il me revient de rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête et passive des peines prévues aux articles 300 434 13 14 et 15 du code pénal je précise également qu'il vous appartient le cas échéant d'indiquer vos éventuels liens au conflit d'intérêt en relation avec l'objet de la commission d'enquête monsieur le ministre je vous invite à prêter serment de dire toute la vérité rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure je vous remercie je vous propose euh de prendre la parole pour un propos liminaire d'une quinzaine de minutes si cela vous agré ensuite de quoi le rapporteur et mes collègues pourront poursuivre en vous questionnant sur tel ou tel aspect je vous remercie et vous donne la parole merci beaucoup monsieur monsieur le Président Monsieur le rapporteur mesdames et messieurs les sénateurs les sénatrices je suis très heureux d'être parmi vous aujourd'hui pour évoquer ce sujet que fondamental dans dans les liens de mon ministère mais également à titre personnel puisque dès 2017 nous avions fait l'objet dans une campagne électorale passée d'un certain nombre d'ingérences lequ on pourra revenir et sur lequel d'ailleurs mon ministère a pris un certain nombre de de décisions et et d'action qui permettent justement de de limiter ces ces ingérences sur la vie politique et et sur l'image de la France également il me semble d'ailleurs important et vous l'avez dit de de rappeler que la représentation nationale et le public doit être sensibilisé à ce sujet comme nous sommes à H clos vous me pardonnerez mais évidemment un certain nombre de précision nous sommes pas pardon à hclos certain nombre de précisions pourrait faire l'objet soit publication en tout cas de d'éléments qu' je pourrais transmettre par écrit au rapporteur soit évidemment d'une discussion en dehors des des caméras parce que nous sommes écoutés j'en suis sûr sur un sujet aussi aussi sensible euh peut-être d'abord pour commencer parce que un constat s'impose entre nous nous vivons dans un un environnement informationnel qui est terriblement hostile et d'abord sous l'effet de la transform formtion profonde notamment du mode de communication et des réseaux sociaux la confusion autour de ce qu'est la vérité et ce que sont les faits du débat fortement polarisé des bulles informationnelles d'ailleurs qui sont maintenant de plus en plus étanches entre les communautés qui ne se parlent plus et une forme de soupçon également on peut le dire et vous en avez également fait l'objet de discussion ici au Sénat à l'encontre de la parole officielle ou de la parole institutionnelle qui se multiplie et qui prend une envergure très importante cela étant dit les facteurs exogène s'ajoute à ce tableau que nous connaissons tous que toutes nos démocraties connaissent un peu partout dans le monde faudra d'ailleurs répondre de manière collective en menant d'ailleurs des stratégies de plus en plus offensives des compétiteurs mais également des adversaires exploitent ce bouleversement de la sphère médiatique des réseaux sociaux et des doutes de nos concitoyens sur la parole publique et notamment menace nos démocratie menace également ce lien entre la vérité et les faits dans une nouvelle guerre hybride peut-être l'objet alors j'élargis peut-être un peu votre votre thématique mais je crois qu'il faut pouvoir l'englober dans ce contexte- là d'un point euh conceptuel si vous me permettez de distinguer peut-être deux notions qui me semblent très importantes d'abord la notion d'influence et la notion d'ingérence sont deux notion c'est une distinction importante parce que elle nous aide à mieux caractériser les choses et donc à contrer les manœuvres qui frappe aujourd'hui la France et dont j'ai la responsabilité aujourd'hui au ministère je vous rappelle peut-être les mots du président de la République qui avait essayé de distinguer les choses pour définir notamment ce qui est l'influence aujourd'hui il disait que l'influence c'est être bien vu au maximum aimé être compris si possible suivi et je tenais à vous le dire aussi en introduction que tous les États dont la France cherche à exercer une forme d'influence et de séduction de soft power de conviction également voir pour éviter la critique ou de critique aussi envers les autres et donc oui il y a des actions d'influence étrangère mené par la France nous le savons mais ces actions elles respectent et elles doivent respecter le cadre démocratique et en particulier il y a un caractère très important sur lequel on doit se pencher c'est l'obligation de transparence de ces actions l'obligation de donner les objectifs notamment de ces actions dans ce cadre démocratique que nous avons c'est l'esprit d'ailleurs de la proposition de loi que vous aviez eu à à voter à l'initi du président de la commission des lois de l'Assemblée nationale sachoulier vous avez récemment d'ailleurs débattu de ce sujet ça a été adopté par les deux chambres et ici en tout cas ça va dans la logique de cette lutel de cette différenciation entre influence et et ingérence et je m'en félicite cette proposition est visée d'une part à renforcer l'encadrement par la loi des pratiques d'influence étrangère en France elle visait également d'autre part à réprimer les ingérences et car les ingérences étrangères elles en soi malveillantes source de déstabilisation de nos démocratie est souvent dissimulé en contrepartie je je parlais de transparence dans un cadre démocratique de nos actions d'influence les ingérences sont dissimulées elles sont souvent clandestines souterraines également et l'ingérence en soi ne peut pas être accepter et donc nous devons mettre en place un certain nombre de dispositifs pour ne pas les accepter parce que elle vise notamment à atteindre et nos intérêts fondamentaux et le fonctionnement de nos institutions démocratiques et la cohésion de notre société je vais y revenir également elle est donc punie par la loi peut-être commencer par là et je crois que c'est une bonne chose de pouvoir rappeler au aux françaises et aux Français que à la fois la représentation nationale le Parlement le Sénat l'Assemblée nationale se penche sur ces questions là et que nous avons des outils pour les protéger puisque l'objet de toutes les dispositifs que nous avons mis en place c'est protéger l'image de la France et également les intérêts des Français pour leur donner une information libre et qui soit basée sur des faits et non des des hypothèses ou des manipulations je vous ai présenté la distinction donc de ces deux notions mais évidemment je pourrais pas dire que entre les deux il n'y a rien et évidemment la cloison entre ces deux ntions n'est pas si étanche que ça et il est vrai que l'influence peut être aussi un moyen de préparer le terrain pour un certain nombre d'opérations d'ingérence et donc il faut avoir cette distinction là mais regarder de manière aussi pragmatique quels sont les les éléments d'influence étrangère qui préparent la division de la société des éléments d'ingérence qui sont caractérisés et qui pourrait mettre en cause la cohésion de notre nation or la France est est exposée vous le savez à de nombreuses manœuvres informationnales agressives ces manœuvres tendent de plus en plus vers l'ingérence étrangère alors je peut-être monsieur le Président si me permettez expliquer déjà quelques éléments pourquoi de notre point de vue nous sommes exposés et peut-être beaucoup plus exposés que les autres parce que notre action diplomatique est militaire est une action de premier plan et nous sommes au centre d'un certain nombre de de discussions soit d'un point de vue diplomatique soit d'un point de vue militaire nous sommes exposés aussi parce que notre espace médiatique est ouvert et libre en France plus que dans la plupart des pays dans le monde bien que cet espace médiatique soit aujourd'hui déjà régulé il est ouvert et nous sommes exposés aussi parce que nous avons des liens profonds et historique avec de nombreuses régions du monde qui pèse aussi sur nos relations diplomatiques et sur notre manière d'être perçu aujourd'hui dans le monde je reviendrai notamment sur les cas et sur la question de l'Afrique qui nous a posé aussi ce pointl si les acteurs et et les méthodes varient les les objectifs de ces manœuvres sont sont de toute façon souvent les mêmes discréditer notre action à l'internationale attiser les tension interne dans notre pays je reviendrai avec un certain nombre d'exemples très concrets et déstabiliser nos nos institutions démocratique je vais peut-être me me concentrer sur ces trois points qui sont à la fois d'actualité et sur lequel j'ai j'ai cru comprendre que votre commission se penche pour éventuellement avoir quelques réponses supplémentaires et puis trouver trouver des des moyens de de pouvoir les résoudre bon la principale menace en matière d'ingérance informationnelle est aujourd'hui euh d'origine russe très clairement euh les actions russes sont sont pas nouvelles vous le savez mais elles se sont multiplié à notre rencontre depuis février 2022 et les les derniers mois euh avec le soutien de la France à l'Ukraine les les méthodes du du régime russe sont sont multiples à la fois la la création de milliers de sites et de bottes pour mener des campagnes de désinformation euh comme la campagne Portal combat euh relevé par viginum en février dernier euh des actions physiques également sur notre sol qui sont des nouvelles actions a on voit se développer avec la diffusion massive sur sur les réseaux sociaux comme dans dans le cas des étoiles de David tagué sur les murs de Paris en en novembre 2023 et parce que internet aussi n'a pas de frontières les manœuvres Russes se multiplient également à l'étranger contre les intérêts français Moscou diffuse de nombreux mensonges sur la France à l'étranger notamment au sel pour favoriser son son implantation agressive en accusant la France de tous les mots et un nombre croissant d'acteurs qui s'inspir également de cette stratégie russe comme la teste aussi la crise inidite avec l'Azerbaïjan Bacou soutient et relé publiquement des manœuvres informationnelles du une grande hostilité euh et ces discours s'accompagnent également d'actions euh qui sont proches ou même peuvent être clairement qualifiés d'ingérence et qui portent atteinte à nos intérêts encouragé aussi par la Russie le régime de Bakou est très actif auprès des responsables indépendantistes de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie je sais que vous en avez également beaucoup parlé au Sénat ce phénomène est assez récent euh et a été dénoncé notamment ici par de nombreux sénateurs y compris dans le cadre des questions au Gouvernement encore récemment or ces manœuvres font parfois euh l'objet au-delà de la question réputationnelle euh dans l'espace virtuel et des réseaux elles peuvent aussi avoir des conséquences directes sur la sécurité physique des personnes des agents des emprises ministérielles ça a été notamment le cas au Sahel quand un certain nombre de d'éléments de mensonge ou de fake news ont été lancés dans les réseaux et que nos emprises nos emprise et nos postes diplomatiques ont été clairement attaqués dans ce cadre-l et donc face à ces manœuvres la réponse du ministère des Affaires étrangères est je vous le dis ici déterminé nous avons bien pris en contre notamment ces ces nouvelles ces nouvelles attaques et c'est pour cela que notre dispositif face aux manipulations de l'information et est maintenant opérationnel il permet de maîtriser les différents tempos éléments clés en matière notamment d'ingérence et au-delà de de l'analyse et et de la détection le ministère des Affaires étrangères en lien avec l'ensemble des services de l'État est capable de rétablir les faits dans un temps très court c'est fondamental et c'est un peu notre analyse not capacité de réaction notre capacité c tout de suite à dénoncer les fait la question se pose notamment en terme de stratégie de savoir si lesffit stréson et plus important en justement dénonçant très vite les fait ou qu'il faut attendre ne pas attendre à un moment donné notre expérience montre que à la fin quand certaines puissan ont décidé très clairement de viraliser un certain nombre d'informations elles sont viralisées et donc que vous attendiez ou pas souvent la question la question de la viralisation est faite et donc on privilégie aujourd'hui la réactivité et la dénonciation publique d'un certain nombre de de process d'ingérence que ça soit d'ailleurs sur les réseaux sociaux comme physiquement dans des opération maintenant sur le territoire national pour assurer cette rapidité la France donc à renforcer en amont ces moyens de veille et d'analyse et de de la manipulation de l'information donc depuis 2020 avec la création de viginium vous le disiez en en introduction monsieur le Président la création de viginium en 2021 et un élément fondamental pour nous de veille il s'agit comme vous le savez d'un service d'enquête de sources ouvertes AUG DSN destiné à caractériser les ingérences numériques étrangères pouvant d'ailleurs porter atteinte à à nos intérêts fondamentaux comme je disais renforcement des mécanismes de veille d'alerte et de repos à l'étranger via la création d'une nouvelle sous-direction ok avec la direction de la communication et de la presse une sous-direction sur la veille stratégique qui nous permet de détecter euh et donc de de de protéger les les résau diplomatique et agir sur les atteintes réputationnelles contre la France à l'étranger et puis le renforcement et la protection des des opérations militaires extérieures de la France au sein de de l'état-major des armées donc la revue stratégique de 202 de 2022 pardon a consacré l'influence comme 6e fonction stratégique afin d'intégrer au mieux les enjeux informationnels dans la doctrine française et donc en 18 mois nous avons instauré à Paris et dans les ambassades une logique de repost comme je vous le disais et donc rétablir les faits de manière rapide et agile par tous les moyens et donc réposter aussi à la dénonciation publique part de la dénonciation publique et mes services ont préparé en lien avec bginum les les premières dénonciations publiques de manipulation de l'information contre la France nous avons renforcé la la coordination interministérielle entre nous également puisque une réunion hebdomadaire à très haut niveau sur ces sujets-là et maintenant organisé en interministériel notamment avec l'étatmajor des armées pour pouvoir faire un point toutes les semaines sur ces risquesl l'ambition et est dans la la perspective de long terme la France a également à cœur de de devenir un acteur reconnu euh du débat internationale sur l'ingérence de l'information et la lutte contre les manipulations de l'information nous avion un retard certain par rapport à certains pays je pense notamment aux pays qui sont qui ont une frontière avec la Russie qui était déjà très attaqué d'un point de vue informationnel qui avait développé une expertise sur le sujet auquel on a pu également faire du du benchmark en quelque sorte pour avoir les les méthodes de repost nous prendrons de nouvelles initiatives aussi à cet égard en lien avec les en je lié à à l'utilisation de l'intelligence artificielle qui est un nouveau challenge pour nous euh à l'occasion du sommet de Paris sur l'intelligence artificielle de février 2025 et ces acquis doivent être désormais consolidés cela passera par le développement des des compétences de mon ministère en matière d'enquête et et de sources ouvertes je vous l'évoquer avec une nouvelle sous-direction avec la montée en compétence de de professionnels sur le sujet et le recrutement également de personnalités extérieures qui doivent nous permettre de nous aider à à faire face cela passera aussi par une montée en compétenence notamment sur les formations qui doivent être lié à ces nouveaux métiers qui doivent nous permettre de faire face et de généraliser l'usage de l'intelligence artificielle pour aussi fait contrer les opérations de désinformation nous pour suivons aussi à long terme en continuant à soutenir l'écosystème médiatique et sa résilience c'est important de le dire ici également dans le cadre de la feuille de route sur les médias et le développement 2023-2027 l'objectif est est trip si je veux le résumer améliorer l'environnement médiatique c'est-à-dire soutenir l'indépendance et la protection des journalistes qui est quand même la clé d'une information libre et aussi j'ai envie de dire la notre capacité à relier et réavoir du lien de confiance entre nos concitoyens et une presse libre renforcer la régulation des plateformes et des réseaux sociaux pour accroître la transparence et leur redevabilité comme le le permet d'ailleurs le le DSA qui a été voté sous sous la présidence française de l'Union européenne puis soutenir la production d'information fiable cela passe par la formation des des journalistes évidemment via les problmes via les programmes de dintox et desinfox en Afrique porté par le canal France International cela passe également par les projets de France méia monde qui mènent des actions remarquables en la matière et puis renforcer l'éducation aux médias pense c'est fondamental euh nous nous appuyons sur la collaboration avec un certain nombre de pays des collaborations importantes c'est la collaboration avec le Brésil qui a fait face également à ce phénomène là et qui doit nous permettre aussi d'avoir des actions en commun et de pouvoir copier un certain nombre de dispositifs qui ont fonctionné chez eux ou qui peuvent fonctionner chez nous euh dans des projets qui sont liés à la société civile euh puisque les instruments ne sont rien à partir du moment où on n'a pas également une action sur la société civile et sur l'éducation au médias je pense aussi à la création d'un observatoire des médias qui est porté par euh par reporter sans frontières qui est un bel instrument qui doit être soutenu par les pouvoirs publics et la représentation nationale et le Sénat je pense aussi au au partenariat sur l'information de la démocratie qui a été lancée en 2019 par RSF et que 52 États ont rejoint il nous faut maintenant des coalitions d'État pour faire face à cet enjeu-là qui est un enjeu mondial et puis en évoquant ces actions je voudrais également avoir une une une pensée pour Christophe Deloire que vous connaissiez peut-être qui nous devons beaucoup sur cette pensée mais je suis sûr que en tout cas son engagement ne sera pas vain puisque cette cette question doit doit être doit continuer à être réfléchi soulevé et puis dans le monde qui bouge et les nouveaux modes d'information chaque fois de challenger vous l'avez compris l'espace informationnel est désormais un champ à part de la conflictualité je pense qu'il faut le voir comme ça aujourd'hui c'est un fait et les facteurs comme vous l'avez compris également sont multiples avec des opérations d'influence et d'ingérence à notre rencontre cela nous le constatons maintenant depuis quelques années nous avons commencé à y répondre avec une forme d'efficacité je crois euh mais il nous faut une réponse intellectuelle une réponse technique que nous essayons de mettre en place et une réponse politique vous l'avez compris également auprès de la population civile auprès des acteurs et auprès de tous les réseaux en tout cas je vous remercie de poser ce sujet euh qui me semble essentiel dans les prochaines années si nous voulons garder de la cohésion nationale si N voulons garder aussi nos pays démocratiques euh puisqu'ils sont attaqués et je suis évidemment à disposition pour répondre à toutes vos questions vous l'avez compris un certain nombre de dispositifs que je ne peux pas détailler dans ces moyens ou dans ces stratégies mais on aura soit l'occasion de vous envoyer des documents soit d'en discuter hors caméra merci monsieur le ministre monsieur le rapporteur merci monsieur le Président merci Monsieur le Ministre effectivement et c'est l'objet de cette commission d'enquête le rôle de la France notamment dans dans sur les aspects diplomatiques sur les aspects militaires fait que som une société attaqué et d'autant plus que notre société est fracturée c'est un terro favorable notamment pour les ingérances étrangères mais moi j'ai quatre bloc de questions donc je vais comme ça les essayer de les résumer à chaque fois pour avancer le premier c'est sur la question je vais appeler ça on va dire de du retour d'expérience et de mesures prises si je prends vous l'avez cité monsieur le ministre la question du continent africain aujourd'hui on peut pas dire que tout se passe bien pour nous et nous avons été victime aussi de beaucoup de d'ingéren étrangèresement sur la partie informationnelle si je prends ces dernières semaines sur ce qui s'est passé en Nouvelle-Calédonie avec aussi le rôle du groupe de Bacou et peut-être aussi mais peut-être c'est trop tôt aujourd'hui sur les élections européennes quels sont donc les enseignements que vous tirez de ces trois événements et quelles sont mesures qui ont été prises par votre ministère justement pour améliorer notre notre défense face au aux ingérences étrangères eu comme je vous l'ai dit on a une réponse face à à la désinformation qui s'inscrit dans le renouveau des partenariats entre les pays africains et la France et en réalité une partie de la réponse elle est politiqu euh et donc nous faisons face euh à des dispositifs que nous pouvons mettre en place pour contraindre et pour riposter à des ingérences mais la question à avant tout pour la question des pays africains c'est le lien de confiance l'image de la France et notre capacité à retrouver un agenda diplomatique et politique et économique avec eux qui soit basé sur des liens de partenariat égal à égal euh qui soit aussi capable de renouveler notre approche des pays africains et et qui recrée de la confiance ça c'est la première réponse que qui est en dehors de de la stratégie euh d'un gérance mais qui ne peut pas être dissocié en réalité euh puisque à partir du moment où où certaines puissances ont essayé de mettre un coin entre nos amis africains et la France ils l'ont mis aussi euh parce que l'instrumentalisation euh était possible à un moment donné à prospéré sur un certain nombre de thèse donc ce lien et cette nouveau lien de confiance qu'on peut avoir notamment avec les pays du Sahel doit être doit être reprise c'est un chantier diplomatique c'est une discussion qu'on pourra avoir dans d'autres cadres mais qui me semble très important après comme vous je vous l'ai dit à partir du moment où nos nos adversaires ont décidé de viraliser un certain nombre d'information notre seul repost est de pouvoir la décrypter de toucher des sphères informationnelles qui sont cloisonné aujourd'hui et dont nous parlons pas d'où l'importance également d'avoir un réseau médiatique à l'international de pouvoir avoir des journalistes formés de pouvoir toucher certain nombre de public qui ne qui n'ont pas de contrefactuel euh et c'est ça notre principal défi à ce stade on l'a fait dans de nombreux cas euh on l'a fait pour ce qui est du Sahel sur les faux charniers avec le ministère des armé le faux charnier ministère des armées on l'a fait également en repost un certain nombre d'informations de fausses informations sur l'hébergement d'un ancien président dans une ambassade et donc on a reposté et on a donné des informations et on voit bien les limites euh que ça ça a pu créer et encore récemment pour les questions russes des vidéos qui ont tourné sur les réseaux sociaux qui étaient grossièr et euh sur lequel la viralisation n'avait pas encore eu lieu mais on a voulu tout de suite nous-même communiquer et et montrer que ces vidéos étaient étaient fausses en touchant les acteurs locaux et en permettant une communication assez large donc l'influence et en tout cas notre capacité de repost aux attaques informationnelles et à proprement parler et sur les réseaux sociaux et notre capacité à publier les fausses informations dès qu'elles apparaissent c'est assez nouveau je l'ai fait également en format vaimar puisque avec la Pologne l'Allemagne puisque nous avons mis ensemble nos DCP nos directions de la communication et de la presse donc ça c'est une nouvelle initiative que j'ai pris dès mon arrivée au ministère pour pouvoir coordonner la ripost avec ces trois pays qui étaient particulièrement visés également on n'est pas tous je parlais de conglomérat de pays mais c'était important de pouvoir travailler en format vaimmar sur ce sujet-l et on a commencé à à publier tous les rapports qui permettaient de montrer et de qualifier l'ingérence qui était fait par d'autres puissances c'est la meilleure manière pour pouvoir éduquer aussi et et et permettre d'avoir un un narratif un contre narratif pour ce qui est de l'étranger à l'étranger on aura besoin de de pénétrer des sphères informationnel que nous ne maîtrisons pas encore d'où l'importance d'avoir ce réseau moi je pense à France medéiaamonde qui est qui est un formidable réseau de journalisme qui doit pouvoir perdurer avoir des moyens euh c'est un des éléments de réponse également et de collaboration que nous devons avoir avec ces journalistes dois-je comprendre que votre absence de réponse sur l'Azerbaidjan et vcadonie c'est prévu pour une réponse quand nous ne serons pas en séance publique je je vous répondrai après d'accord justement sur les éléments de réponse nous on arrive à à quasiment 6 mois de de de travail sur et de travaux d'ailleurs aussi sur les sur tout cela et ce qu'on peut noter c'est que il y a une construction empirique de notre stratégie nationale parce que ce qui enfin des outils plus exactement parce que c'est normal ça a été le cas aussi sur les questions de cyber et cetera mais on on a le sentiment nous qu'aujourd'hui ce qui manque c'est une stratégie nationale qui se déclinait à la fois au niveau de l'État des collectivités des citoyens et cetera et dans ce cadre-là sans aller trop loin mais dans ce cadre làà si on est-ce qu'on la question je plusieurs questions d'abord que pensez-vous de la coordination aujourd'hui existante alors vous avez me expliquer tout va bien mais je suppose que on peut aller un peu plus loin à la fois interministérielle avec la société civile et au niveau européen ça c'est ma première question et dedans il y a aussi la question de aujourd'hui vous avez été le ministère je crois en charge en charge de la stratégie de l'influence et de la communication parce que c'est un élément qui arrive souvent c'est en fait finalement pas le contre narratif mais plutôt qu est le narratif et la question pourrait se poser c'est est-ce que c'est est-ce que c'est le quai qui doit piloter ça est-ce que c'est Matignon et puis troisème question dans ce bloc de question sur aussi les moyens parce que j'entend qu'il faut à chaque fois dénoncer mais on sait bien et vous l'avez dit vous-même face vous avez parlé qu'un seul pays mais on pourrait évoquer d'autres pays tout à l'heure la puissance de frappe de ces pay notamment que sur la partie que sur la partie informationnelle de pays ou de groupe de pays et de façon conséquente la question c'est aussi avons-nous aujourd'hui concrètement les moyens de nos ambitions et est-ce que par exemple ce que fait viginium est-ce que le fait que chaque ministère essaie de développer son propre outil est-ce que tout cela a du sens donc voilà donc m question c'est qu des coordinations interministérielles et européennes où position devonsnous positionner la stratégie d'influence avec quel moyen et puis voilà c'est les deux grandes questions sur ce deuxième bloc merci bon pour ce qui est alors je parlais de la stratégie enfin de la mise en place en interministériel de de nos actions elle est nouvelle c'est une bonne chose ça ça avance ça nous permet d'avoir aussi une compréhension de la de la menace et de de construire une réponse adaptée avec l'ensemble des ministères le sujet est évidemment pas épuisé je dis là il est nouveau il est évidemment pas épuisé il nécessite je pense la vigilance renforcée euh mais il y a eu des avancé très significative depuis maintenant 2 mois euh 2 mois pardon 2 ans euh que que nous sommes que nous sommes convaincus que ce sujet est un sujet interministériel et également européen donc je lis la question avec avec le la question européenne puisque euh la agression au russse et la guerre en Ukraine plonge l'ensemble des pays européens dans la même situation et donc se contendne pas uniquement à la France mais les objets d'ingérence et de déstabilisation sont sont communes et les méthodes sont les mêmes donc on aura besoin probablement d'une organisation européenne les élections européennes étant passé c'est un sujet sur lequel à mon avis beaucoup de groupes politiques et beaucoup de sensibilités politiques peuvent se retrouver sur les moyens mis ensemble et collectivisé au niveau européen pour avoir à la fois une analyse de la situation une repos une dénonciation et également une une vulgarisation de tout ce qui s'est passé dans dans toutes les sphères informationnelles y compris européennes pour que tout le monde puisse être au courant au même moment de ce qui se passe en Pologne en Lituanie en Allemagne et je pense que c'est très bien que les Français sache également que il y a eu hier une attaque massive d'ingérance qu' soit d'ailleurs physique sur le territoire allemand ou polonais mais qu'on puisse se rendre compte de l'état de la menace pour l'ensemble des démocraties européennes ça ça participe également à l'éducation puisque quand je vous disais que la parole institutionnelle et publique était souvent remise en cause le fait d'avoir des exemples aussi à l'échelon européen che voisin européens démontre la réalité de l'impact et vientent crédibiliser également notre capacité à pouvoir répondre et expliquer aux Français pourquoi on répond et également de se méfier d'un certain nombre de de déstabilisations d'ingérant sur lesquels qui auraiit un impact sur notre vibrere ensemble ou sur la cohésion nationale donc de ce point de vue-là je suis entièrement d'accord avec vous elle j'ai envie dire comme je vous le disais le sujet est évidemment pas épuisé tant au niveau national qu'au niveau européen pour ce qui est de la réponse moi je suis persuadé mais ça vous vous étonnera pas que le ministère des Affaires étrangères est très bien placé pour pouvoir coordonner l'interministériel d'abord pour une seule raison c'est que nous avons l'ensemble des postes à l'international qui doivent être mis en réseau pilotés c'est la responsabilité du ministre des Affaires étrangères du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères que je suis de pouvoir coordon donner la réponse à l'internationale et de permettre en interministériel c'est déjà le cas sur tous les sujets dès qu'il y a un sujet international c'est le ministère qui est en interministériel est en li que ça soit sur des traités économiques sur des grands des grands enjeux sur l'éducation sur sur l'enseignement supérieur et et et je je pense que nous avons développé à la fois une expertise nous com son à les développer nos ambassadeurs sont formés de plus en plus à ce sujetl et et notre notre capacité à pouvoir les mobiliser et évidemment lié à notre administration et à la progression des compétences dans notre administration devoir diluer dans l'ensemble des ministères une expertise sur ce sujet-l pourrait être pertinente mais je pense que c'est une fausse bonne idée pour autant c'est le sentiment que nous avons actuellement elle irait elle irait dans la dilution de la réponse et dans une stratégie différenciée ministère et sujet par sujet donc je je je prendrai si c'est ça votre question pour que on puisse garder en tout cas cette compétence parce que nous avons beaucoup progressé depuis 2 ans et et je crois que nous sommes en capacité aujourd'hui d'apporter des réponses elles sont perfectibles effectivement parce qu'il faut suivre l'actualité il faut suivre les nouvelles technologies qui vont apparaître dans les prochaines années mais mais les ACT les acteurs ce serait embêtant de perdre les compétences que nous avons déployé depuis maintenant 2 ans dernière question dans nous avons beaucoup parlé de gar informationnel mais on sait très bien que l'ingérance étrangère prend d'autres formes et je laisserai mes collègues d'ailleurs développer leur question mais moi j'ai une question c'est considérez-vous que les les trois otages d'État détenus en Iran aujourd'hui français en Iran participent d'une politique d'ingérence de la République islamique d'Iran est-ce que je peux vous répondre dans un HCl sur ce sujet je vais vous répond dans de temps parce que il y a quelques informations que je peux pas vous transmettre ici d'abord nous avons eu le plaisir de faire revenir sur le territoire national il y a encore 3 jours 4 jours [Musique] personne concerné c'est un élément de satisfaction je sais qu'il y a eu beaucoup de débat autour de mes contacts avec le ministre des Affaires étrangères de l'Iran à une époque feu mais qui avait comme unique but de faire avancer ce dossier ça nous a pas non plus empêché d'être très ferme à l'égard de l'Iran puisque une résolution a été aussi adopté au Conseil des gouverneurs euh de laa qui est très ferme sur la question du nucléaire dont la France était en ligne nous avons réussi à convaincre à la fois les États-Unis l'Allemagne et la Grande-Bretagne de nous suivre et tous les pays qui siègent au conseil des gouvernants donc voyez il y a pas d'incompatibilité aujourd'hui entre notre fermeté et nos position et notre capacité à pouvoir avoir des résultats sur la libération de nos compatriotes en Iran euh maintenant euh c'est un autre sujet je ne dirais pas que ça rentre dans la question de l'ingérence c'est plutôt quelque chose d'assez classique qui a été utilisé maintre reprise par plein d'État sur l'échange éventuellement et sur cette discussion et pour ce qui est du détail de notre stratégie diplomatique envers eux je préfér ma question c'est vous con que c'est une stratégie d'ange je pas parleré de je vous AZ pas demandé de de faire le point sur ou je je je peux vous dire que c'est de la stratégie effectivement de pression diplomatique envers nous mais encore une fois ça nous a pas empêché de développer et je pense que nous l'avons bien faitne reproche c'est pas le sujet de ma question l'objet de ma question pour répondre très clairement oui merci j'en a fin monsieur le Président merci monsieur le rapporteur monsieurou jeuse parce je filé mais juste avant de partir monsieur le le ministre si vous me permettez vous avez parlé effectivement de notre qu' était notre réactivité euh effectivement mais quand on est sur un ministère comme les affaires étrangères on doit aussi anticiper on doit être en amont et donc là est-ce que vous avez effectivement des dispositifs qui permettent d'être proactif parce que quand même quand on sait qu'on va bouger on sait on peut anticiper ce qui nous arrive c'estàdire qu'à un moment donné quand on est réactif c'est bien mais quand on est proactif c'est encore mieux ça veut dire qu'on mène un peu et qu'on est qu'on est le jeu et et puis je voulais savoir aussi si vous étiez effectivement vous avez parlé de certains pays mais est-ce que vous avez aussi dans dans vos dispositif des des des outils de vigilance notamment à le gar y compris de nos partenaires parce que vous avez parlé effectivement ils sont partenaires avec nous sur un certain nombre de sujets mais par exemple vous avez parlé de l'Afrique sur l'Afrique on peut être concurrent et donc est-ce que comment elle contribue aussi parce que c'est ça aussi la l'influence et l'ingérence qui vont souvent de paire et donc est-ce que il y a effectivement aujourd'hui des dispositifs qui sont prévus pour être proactif et pouvoir effectivement plutôt justement être à l'offensive plutôt que sur la défensive oui j'ai envie dire c'est un peu tout le travail de mon ministère d'essayer euh d'éviter et ne pas uniquement traiter les ingérences mais les prévenir euh pour tout vous dire euh comme je vous le disais en introduction la France ne fait pas d'ingérence elle fait de l'influence de manière transparente et est dans un cadre démocratique elle cherche à trouver des parts de marché dans le monde pour nos entreprises elle organise aussi par rapport à ses valeurs un certain nombre de coalitions de pays pour pouvoir transmettre valeurs universaliste que nous portons euh elle défend ses intérêts au niveau multi euh multilatéral et et bilatéral euh notamment dans les organisations comme les nation unis comme le G20 comme le G7 et on porte et là encore dans quelques jours vous aurez des négociations au niveau européen pour à la fois les responsabilités politiques qui seront amené à être pourvu par par les pour ce qu'on appelle les top Jobs et en même temps le programme politique de la nouvelle Commission européenne et là la France agit en influence le discours de la Sorbon du président de la République était un un élément aussi qui nous permet d'avoir de l'influence euh d'abord première réponse euh je le disais aussi en introduction c'est France médiamonde euh je ouais tout à fait il y a eu une quinzaine bon d'abord il y a une quinzaine d'émissions qui sont quotidiennes ou hebdomadaires qui sont dédiées euh à la désinform à la désinformation des infox qu'on appelle et donc en français et également en langue étrangère avec un intérêt c'est de toucher ce que je vousi expliqué en introduction un certain nombre de de pays pour qu'on puisse avoir de notre côté un rétablissement de la vérité et des faits contre certaines fausses informations ou des processus d'influence qui viennent préparer une stratégie d'ingérence donc ça c'est le le premier point avec un engagement notamment du groupe en matière d'éducation des médias avec près de de 3000 élèves en France et à l'international qui ont pu bénéficier en en 2023 d'un échange direct avec des journalistes de RFI avec France24 et les partenaires de France méia mondes et donc on a également une stratégie d'éducation aux médias et de mise en garde sur la stratégie d'ingérence ou les fausses informations et puis il y a la production de contenus en en plus d'une d'une vine d'une vingtaine de langues par la production d' RFI en dans les langues africaines et et pour répondre également à l'influence grandissante dans dans la région sur des médias russes qui font exactement la même chose mais avec la dimension d'ingérence et de fausses information donc c'est une bataille permanente il faut pouvoir être agile mobile il nous faut aussi des dispositifs qui puissent s'adapter à année après année à des nouvelles technologies et donc pour revenir à la question du du rapporteur tout à l'ORS qui faisait le le lien notre capacité aussi à centraliser notre décision pour être plus efficace également et ne pas diluer les responsabilités ou les stratégies différentes donc oui moi ma conviction c'est éducation information notre réseau à er notre capacité à diffuser dans plusieurs langues et notre capacité de réaction derrière dès qu'une fausse information ou une procédure d'ingérance est est détecté madame Goulet monsieur le ministre j'ai le plaisir de coapporter le budget de votre ministère nous n'avons pas eu l'occasion de nous voir pendant la session budgétaire je suis pas très sûr qu'on aura l'occasion pendant la prochaine session en mais en attendant votre cabinet nous a complètement rassuré Rémi Ferro et moi sur les coupes budgétaires en indiquant que ça n'altérerait pas la politique d'influence hein donc ça de ce point de vue-là on a été rassuré on nous a expliqué que ça évidemment ça n'imputait que ça s'imputait sur les réserves et non pas sur l'action donc ça c'est déjà une une très bonne chose vous parlez de de désinformation et d'influence informationnelle mais les influences étrangères c'est pas que ça euh donc d'après ce que j'ai j'ai dit lorsque ce que j'ai entendu quand vous avez répondu au rapporteurs est-ce que vous pensez que comme nos amis américains il serait grand temps d'avoir une Task Force qui soit à la fois le ministère des Affaires étrangères mais aussi la justice et aussi les affaires économiques puisque finalement l'extraterritorialité du droit américain et le fait qu'il il chasse en masse dans ces conditionslà je pense que ce serait probablement une bonne chose je voulais avoir votre avis sur sur cette question nous avons auditionné déjà puisqu'on est quasiment en fin de d'audition on a entendu les les services et et vos services sur cette question mais c'est votre avis qui m'intéresse et puis d'un point de vue plus précis quel est votre votre sentiment sur les influences étrangères notamment l'islam radical sur les montées de l'antisémitisme en France aujourd'hui et puis euh votre appréciation de ce qui s'est passé à eurosatori bah le l'interdiction des le le le document qu'il a fallu que les entreprises signent pour dire qu'elle n'avait aucun lien avec les entreprises israéliennes et puis le fait que les entreprises le salon eurosatori euh mais je posera ça à votre collègue de la défense si je voilà j'ai j'ai compris sur les ingérences sur les ingérences en tant que tel c'est c'est c'est c'est c'est pas l'objet mais je crois que c'est vraiment une compétence du ministère des armées je la RF sur les affaires sur sur l'islam radical et et ses ingérences je pense que on peut en parler voilà et puis à quelle à quelle époque faitesvous remonter le début des ingérences très hostiles de l'Azerbaïdjan bon d'abord sur le volet économique on est en lien avec le ministère de économie sur cette question de manière très très étroite on est je pense à la pointe au niveau européen en terme de coordination et d'efficacité sur l'influence alors cette fois-ci comme je disais mon ministère a une vraie stratégie également sur notre capacité à avoir une diplomatie économique et donc tout notre organisation et compris dans nos postes à l'étranger a été de monter en en compét et de mettre des agents également du ministère de l'économie dans les postes pour pouvoir avoir une vraie dimension économique à notre diplomatie faut la poursuivre ça dépend également des zones géographique puisque c'est pas du tout les mêmes enjeux que vous soyez d'ailleurs en Afrique que vous soyez en Amérique ou en Asie et en fonction des pays aussi donc il faut pouvoir être très agile sur les compétences qu'on met et qu'on met à disposition ont des postes sur cette questionl euh et il faut pouvoir jouer grouper au niveau européen c'est ma deuxième deuxè élément parce que je pense qu'à la fin les Américains comme les Chinois nous mangerons si nous arrivons pas à 27 à avoir une vraie stratégie économique tout l'ambition du président de la République et de ce gouvernement a été aussi de pouvoir parler à à 27 et de pouvoir avir une une stratégie économique à 27 on n est pas je vous l'accorde totalement notamment sur cette question mais mais on doit y travailler et je pense que l'idée d'emmener systématiquement des représentants ou des dirigeants européens dans nos déplacements aux États-Unis ou en Chine pour pouvoir parler à 27 pour pouvoir intégrer la dimension européenne emmener des entreprises qui sont pas forcément des entreprises françaises mais européennes et que viceva que ce soit l'Allemagne la Pologne l'Italie puisse également faire de même je pense ça serait un pas supplémentaire dans notre dans notre vision stratégique pour pour notre économie et donc toutes ces questionslà évidemment sont éminemment politiques mais j'en suis convaincu qu'il faudra y travailler pour ce qui est euh de de de l'influence nous avons chargé euh un ambassadeur de nous faire un un rapport pour ce qui est des Frères musulmans notamment et de leur influence voilà tout à fait donc j'attends le rapport pour pour pouvoir également en tirer des éléments très opérationnels pour ce qui me concerne ce qui concerne mon ministère un travail a déjà été effectué au niveau national par la DGSI et puis par le ministère de de l'intérieur sur cette question là je vous inviterai également peut-être à interroger le ministre de l'Intérieur sur tous les éléments qui ont été mis en en place mais la stratégie en tout cas la compréhension a été décryptée la stratégie d'influence euh et donc les outils doivent être doit être doivent être mis en place parce qu'il s'agit pas forcément d'ingérence dure c'est-à-dire violente comme on peut connaître avec la Russie mais plutôt larvé souterraine idéologique mais qui sont pas moins dangereuses euh dans la déstabilisation et dans la cohésion de nos sociétés donc j' dire il y a deux réponses différentes là il s'agit pas de de dénoncer publiquement une ingérence sur le sol français ou une fake news sur les réseaux sociaux mais d'avoir une vraie stratégie qui passe par y compris la surveillance d'un certain nombre d'acteurs et une stratégie j'ai envie de dire également idéologique et un combat politique et culturel sur un certain nombre de valeurs et ça pour le coup ça dépasse un tout petit peu l'objet peut-être de de mon ministère à moi sur la question de mises en place des outils que je décrivais pour l'Afrique pour la Russie pour l'Azerbaïjan mais qui est essentiel à mon avis de traiter et qu'on puisse avoir une réflexion collective sur ce sujet là merci monsieur le Président en droite ligne de la question que vient de posé madame Goulet concernant l'influence ou l'Insurance communautariste dont on vient de parler est-ce que et ça c'est ça c'est directement du ressort de votre ministère monsieur le ministre est-ce que vous pouvez nous dire un mot des stratégie mise en œuvre par les pays du Golf euh ça peut être de l'influence ça c'est sûr est-ce que c'est pas aussi un peu de l'ingérence les pays du Golf je vise notamment bien sûr les pays les les les les les pays les plus en vue le Qatar particulièrement qui finance à grand frais un certain nombre de de d'infrastructure un certain nombre de allez d'associations de clubs et autres la Saoudite également qui intervient d' autre façon est-ce que vous pouvez nous dire un mot sur cela en terme de je répète en terme d'influence voire d'ingérence le caséchant même si vous le souhaitez pas de façon officielle en en off deuxème question que je voulais vous poser monsieur le ministre en m'excusant encore nêtre venu tardivement mais comme je vous l'ai dit dans la cour j'ai été plus que salué mais écouter le le ministre le ministre pardon l'ambassadeur de France au Togo qui qui qui est qui est dans nos murs et et qui était auditionné par le groupe d'amitié France-Afrique de l'Ouest que j'ai présidé encore jusqu'il y a 6 mois il nous a dit très clairement s'agissant du Togo notamment bien sûr répondant à une question que le le discours anti-français était était permanent voilà permanent mais sans sans agressivité c'est c'est naturellement le président de ce pays et d'ailleurs pas seulement lui mais autour de lui lorsqu'il y a quelque chose qui marche pas c'est la France voilà c'est la faute à la France et CETA bon euh mais je dois dire que ça commence à m'agacer monsieur le ministre parce que pour avoir été comme je viens de vous le dire président du groupe d'amitié j'ai fait quasiment tous les pays sauf je crois le Cap Vert de ce de ce groupe d'amitié ils sont nombreux et et c'est c'est vraiment permanent quoi c'est vraiment permanent alors je je passe les pays qui entre-temps nous ont gentiment demandé de partir mais mais même des pays amis amis qui restent encore amis qui dont on se pose des questions sur le degré d'amitié mais amis tiennent des discours je vaux pas dire antifrançais mais mais mais pas toujours respectueux entre guillemets de cette amitié alors ça rejoint ce que disait tout à l'heure notre collègue moui qui est parti est-ce que il y a allez je vais je vais provoquer est-ce qu'il y a une vraie stratégie française d'influence dans ce continent africain pour contrecarer justement les les stratégies négative à l'égard de la France qui émane vous l'avez bien compris d'un certain nombre de pays que vous connaissez comme moi est-ce que est-ce qu'on a pris conscience de la nécessité dans le temps vraiment dans le temps longue durée de mettre en œuvre une stratégie pour remonter la la Côte d'Amour de la France à l'égard de ce continent à travers et là c'est pas seulement votre ministère mais à travers une une une une approche différente de la Francophonie à travers euh une meilleure valorisation peut-être de ce qu'on on fait parce qu'on on fait beaucoup à travers la FD par exemple pour ces pour ces pays et on en parle jamais nous on en parle jamais enfin excusez-moi part nous qui les auditionnons la FD lorsque vous allez dans ces pays-là quasiment ils en parlent pas c'est normal voilà c'est normal mais quand les Chinois font quelque chose quand d'autres font quelque chose on voit des enfin désolé moi j'ai été dans une dans dans une une Assemblée nationale africaine la Chine a construit de toutes pièces cette Assemblée nationale lorsque vous rentrez dans le bâtiment il y a le le le un je sais pas comment si c'est encore un Calico mais de ça s'appelle encore un Calico 10 m de haut dans cette cathédrale avec la photo du président et à côté pareil le même Calico avec le président que Jining euh bon moi ça me fond le cœur s'agissant d'un pays qui était très longtemps francophone et francophile et cetera et cetera donc est-ce qu'il y a une vraie stratégie non pas défensive mais offensive avec les moyens républicains monsieur le ministre he moyens républicains qui sont les nôtres on met beaucoup d'argent est-ce qu'on en met assez je sais pas mais à tous les en tous les cas de figure les résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes beaucoup de questions euh d'abord peut-être pour commencer sur les liens euh les investissements euh étrangers en France euh pas pas confondre perte de souveraineté investissement en France et euh pour les pays que vous avez évoqué on en parle totalement librement de manière transparente euh investissement par investissement avec le notre capacité aussi à avoir une grille de lecture sur la souveraineté nationale sur un certain nombre de points c'est intégré dans notre stratégie et on est très attentif au financement étranger et depuis maintenant 3 4 ans que ça soit avec la loi sur le séparatisme et et notre vigilance absolu sur des questions qui sont beaucoup plus profondes et qui et qui mar aussi notre volonté de de lutter contre contre le séparatisme et le communautarisme en France que ça soit sur des investissements très importants de de pays du golf qui sont que ça soit dans l'immobilier ou sur des aspects stratégiques on regarde cas par cas et on en discute également avec eux on a besoin d'également pour développer un certain nombre de d'investissements culturels politique y compris chez eux qu'el eux-mêmes attendent de nous pas une financement mais le déploiement de d'histoire de culture de valeurs al Loula est une bonne est une très bon exemple et donc on va également avoir une discussion qui doit partager un certain nombre de compétences et si c'est pas financier ça doit aussi nous permettre nous de valoriser l'image de la France et ça c'est une politique d'influence française qui est assumée mais elle doit être partagée et il doit y avoir de la contrepartie aussi donc dans ce raisonnement là on est toujours dans dans dans cette dans cette ambivalence et dans cette discussion permanente avec eux du côté de de de nos stratégies en Afrique d'abord vous dire qu'on fera pas comme la Chine donc il y aura pas la photo du président de la République dans l'assemblée une statue sur donc on ne fera pas ça on on a décider d'un en tout cas moi j'ai souhaité que lafd soit plus piloté politiquement et donc on a une stratégie qu'on est en train de mettre en œuvre avec eux pour un pilotage politique très fin avec des objectifs et de l'utilité parce que en réalité c'est un instrument fondamental de du développement pour ces pays mais c'est aussi un instrument d'influence française au bon sens du terme pas au sens négatif qui doit nous nous permettre deès reprendre la confiance avec les peuples de ces pays qui ont été des fois instrumentalisé par des opérations d'ingérence donc je suis entièrement d'accord avec vous cette stratégie elle doit être partagée compris avec la représentation nationale avec le Parlement mais moi je m'engage à ce que on puisse savoir un point j'ai déjà fait quelques auditions sur ce sujet-là à l'Assemblée nationale et les critères sont en train d'être d'être pris en compte pour que on puisse avoir une vraie cohérence une action et une lisibilité sur le terrain parce que certains projets sont sont importants mais on sait même pas que ça soit c'est la France qui les a financé ce qui est quand même un problème et là-dessus je vous entends et donc il y a certaines priorités qu'il faut peut-être arrêter d'autres qu'il faut et découvrir puisque on a un dispositif dans nos ambassades qui nous permet avec des petits montants des tout petits montants d'être très flexible et de venir financer une association un projet de quartier et cetera qui sont presque aujourd'hui plus efficaces que les grands projets que nous développons avec des moyens financiers importants donc il faut se reposer cette question là et de notre stratégie collective un moment où on a décidé que l'aide en plus au développement était fondamental et que nous l'avons doublé maintenant en en 7 ans un autre outil c'est que nous avons décidé de doter nos nos postes nos ambassades de services de presse puisque ce n'était pas le cas toujours et donc d'où l'augmentation des ETP de mon ministère que j'aurais à vous présenter madame la rapporteur sur le budget mais 123 ETP cette année qui sont aussi en partie des nouvelles compétences que nous souhaitons développer dans nos postes et nos ambassades avec l'arrivée de services de presse dédiés qui sont capable d'avoir à la fois une veille et être notre bras armée locale pour faire remonter un certain nombre d'informations mais surtout permettre de communiquer et et et vous avez vu d'ailleurs la force et la puissance des ambassades russes quand ell décident de communiquer que ça soit d'ailleurs dans la presse nationale que ça soit avec un porte-parole localement ça a été le cas notamment en France et donc il faut qu'on arrive à se doter aussi d'outil qui n permettent de de parler dans la presse nationale c'est l'objet et on progresse là-dessus c'est l'objet de de tout le déploiement de tous les services de presse qui sont dans nos dans nos postes et puis vous dire également que il y a il peut y avoir un sentiment antiançais il peut y avoir les critiques envers la France elles peuvent aussi s'arrêter à des critiques sans conséquence comme on l'a vécu au sel c'est le débat aussi politique qui peut y avoir dans un pays c'est démocratique on peut également nous aussi avoir un débat politique qui est animé sur un certain nombre de pays avoir un avis sur les États-Unis sur la Chine on peut développer y compris des entre nous des tèses différentes s'opposer sur ces sujets là là sans avoir pour autant de conséquences envers ce pays qui serait dramatique ou irréversible et donc il faut pouvoir faire la part des choses je prends l'exemple de Sénégal ou de la Côte d'Ivoire la Côte d'Ivoire en particulier il y a eu des critiques on est en train de rétablir un partenariat très différent je contact avec les autorités j'en suis déjà à mon premier déplacement en 6 mois pour pouvoir concrétiser les éléments de nouvelles politiques entre nous on va privilégier les diasporas qui veulent se revenir en Côte d'Ivoire qui sont français mais qui veulent produire et construire un projet entrepreneurial avec les autorités le permettre de créer des nouveaux liens et donc on avance sur de nouveaux projets mais il y a des critiques et c'est à nous d'y répondre au Sénégal de la même manière ça n'a pas pris les proportions que ça a pu prendre pour kinafaso au Niger donc il faut quand même différencier les deux et les conséquences pour nous en terme de débat public j'ai envie de dire il y a une dimension qui est politique qu'on doit assumer et il y a une dimension qui est de l'ingérence qu'on doit combattre voilà et si on fait l'amalgame entre les deux on tombe dans la stratégie chinoise ou dans la stratégie russe et c'est aussi pour cela que nous avons eu un certain nombre de déconvenus dans cette zone de par notre histoire et notre relation aussi avec ces pays donc je feraiis très attention aussi dans dans la manière dans notre stratégie d'influence est est perçu quand il s'agit de critique ou de désir de partenariat plus équilibré et quand ce sont vraiment des puissances étrangères qui viennent appuyer et qui viennent contre nos intérêts fondamentaux euh dans ces pays-là qui soit d'ailleurs sécuritaire ou pour nos ressortissants aussi qui qui sont puisque je suis aussi en en responsabilité pour les ressortissants bien euh cher col je vais donner tout de suite la parole à Eveline Perro qui me l'a demandé en rappelant que dans 20 minutes nous devons avoir quitté la salle et que j'aurais aimé qu'on puisse prendre quand même 5 à 7 minutes en H clos pour très vite je vais non mais c'est pas pour te te presser c'est simplement pour que tout le monde sache à quelle sa nous sommes mangé vas-y moi en plus c'est simplement une information que je vaux vous transmettre monsieur le ministre je suis allé l'ambassade du Yémen l'ambassade de France du Yémen à Riad c'est une ambassade qui est dans des conditions épouvantable il y a pas d'argent c'est une petite ambassade qui fait un travail énorme énorme et le Yémen c'est important la situation du Yémen est importante et vraiment regarder d'un peu plus près parce que c'est c'est c'est dramatique bien pris je regarderai avec attention les moyens de cette ambassade et je vous invite à être attentif à mon budget très bien bien chersègues vous propose avec la permission du ministre de prendre 7 minutes de H clos donc je demande la vidéo de cesser la captation et pendant que cette manœuvre s'effectue je vous confirme monsieur le ministre que nous nous rendrons la semaine prochaine en Finlande et en Estonie et je voulais en profiter pour vous remercier en vous demandant de transmettre ses remerciements en quelque sorte à nos ambassadeurs qui nous aident dans la prép de ce déplacement qui s'annonce intéressant pour
Stéphane Séjourné