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interviewLe Média (sur YouTube)· 20 mars 2025 22 min

« LE RN MOINS ANTISÉMITE QUE LES INSOUMIS ET LES MUSULMANS » : LE GROS MENSONGE DE RETAILLEAU

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et à tous. Ravi de vous retrouver sur le Média pour le Reap, votre rendez-vous quotidien d'actualité. Du lundi au jeudi, on revient sur un sujet sans filtre et sans langue de bois.

Le recap, c'est l'une de nos quatre nouvelles quotidiennes que j'ai le plaisir de vous présenter. N'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247 pour être sûr de ne rien rater. Le récap épisode 12, c'est parti.

Bruno Rotaillot a-t-il prévu de prendre sa carte au RN ou est-il simplement entré en campagne pour 2027 ? En tout cas, quel que soit son plan, la vérité n'en fait pas partie. Hier, le ministre de l'intérieur a déclenché un tolé en s'exprimant devant le Sénat.

C'est le sénateur LR Olivier Paco qui lui a fait la passe. Il réclame une sanction contre LFI suite au scandale de l'affiche mettant en scène Cyril Anouna. cette affiche n'émanant pas d'un loup solitaire ou d'un déséquilibré, mais d'un parti organisé, braconnant au confin du champ républicain et euh multipliant les provocations.

Vous venez d'ailleurs d'en être la victime par une autre affiche, monsieur le ministre, allez-vous saisir la justice devant ces faits inadmissibles et sous le coup de la loi ? Bruno Rotaillot ne manque pas de récupérer la balle au vol et se lâche. Quelle auè !

On lui offre 2 minutes pour vomir sur LFI, il va pas gêner. J'ai vu cette affiche comme beaucoup d'autres. Elle représentait deux animateurs, monsieur Cyril Anouna et Pascal Pro.

Cette affiche avec clairement des relantes antisémites. Elle a été très vite retirée certes, mais qui s'est excusé ? J'ai entendu quelques voix.

Mais qui dans ce parti que vous avez pointé, qui est représenté à national qui s'est excusé aujourd'hui ? L'antisémitisme a muté, il revient en force hier, aujourd'hui encore sans doute, il était le fait de l'extrême droite. Aujourd'hui, c'est résiduel.

Désormais, Désormais, il présente un double visage, le visage de l'islamisme politique et le visage aussi d'une extrême gauche très sectaire qui utilise l'antisionisme pour attiser la haine raciste, la haine antisémite. En instrumentalisant d'ailleurs souvent la cause palestinienne et à des finses électorales. Je vous avais prévenu, c'est un festival, il va même jusqu'au révisionnisme sans trembler des genoux.

On reprend ces déclarations point par point. Aujourd'hui, l'antisémitisme a muté. Il revient en force hier, aujourd'hui encore sans doute.

C'était le fait de l'extrême droite. Ah, il a pas le temps, Rotain. Il commence très fort avec sa petite analyse au doigts mouillés, probablement basé sur un sondage bidon publié sur le site du RN.

Selon lui, l'antisémitisme à l'extrême droite est donc résiduel. On rappelle que le Front National, partie originelle de la Mer Le Pen avant l'habile changement de nom en 2018, a été fondé par des collabos, des négationnistes et des révisionnistes de l'histoire. Les statuts du parti ont été déposés par Jean-Marie Le Pen, torsionnaire en Algérie et Pierre Bousquet, ancien membre de la Vafeness, l'élite de nazi et il n'est pas le seul à avoir porté cette uniforme au sein des membres fondateurs du Front National.

C'est ça le fondement du RN. Et toutes les fables que les artisans de sa dédiabolisation essaient de chanter depuis des années ne sont que tissé de mensonge. Marine Le Pen qui sort de tous les rappels à sa propre histoire en répondant qu'elle aurait soi-disant lister 42 résistants à la fondation du parti ne dupe personne sauf ceux qui veulent bien y croire.

La réécriture de l'histoire est un point commun entre Raillot et le RN. Ils savent tous les deux qu'elle est une arme puissante pour manipuler l'opinion. En 2023, Jordane Bardelas y est essayé en déclarant sur BFM, "Je ne crois pas que Jean-Marie Le Pen étaite.

Osé un peu trop gros à ce moment-là, les médias ont exumé les vieux dossiers du borgne qu'on s'échine pourtant à caché au parti tant ils sont gênants. Les chambres à gaz, détail de l'histoire, les condamnations judiciaires, l'entourage éminemment problématique et j'en passe. L'épreuve accablante ne manque pas et ils font les chou gras de la presse à ce moment-là. tellement que Bardella a fini par reconnaître du bout des lèvres une maladresse.

Mais pourtant 2 ans plus tard, à l'heure du dernier souffle de Jean-Marie Le Pen, la chanson est tout autre. On rend au main je tribain comme si de rien n'était. Macron, Bairou et une grande partie de la classe politique qui vont de leur petits messages.

Retaillot encore lui, décidément se fâche même tout rouge quand une partie de la population encore consciente de ce que représente Le Pen, faites spontanément sa mort. Pour le RN, le paris est gagné. Ils ont même réussi à dédiaboliser le vieux pourri. leur éternel fardeau multicondamné pour violence, antisémitisme et racisme.

La fenêtre d'Overton se déplace à la vitesse de la lumière ces dernières années. Mais les chiffres, comme les faits, sont tenaces. Encore faut-il trouver des gens pour les marteler ?

Et comme on ne peut visiblement pas compter sur les membres de ce gouvernement pour être honnête, je vais m'y coller. L'antisémitisme ne serait donc plus un fléau de l'extrême droite selon nos ministres de l'intérieur, mais ils y auraient désormais muté et présenterait un double visage. Le visage de l'islamisme politique et le visage aussi d'une extrême gauche très sectaire qui utilise l'antisionisme pour attiser la haine raciste, la haine antisémite en instrumentalisant d'ailleurs souvent la cause palestinienne à des fins électoralistes.

Ce sont les mots de Bruno Rotaillot. Alors, ça tombe bien, la commission nationale consultative des droits de l'homme, la CNCDH, s'est penchée sur la question. La CNCDH, c'est un truc sérieux.

C'est une autorité administrative indépendante avec une coposition pluraliste et accréditée auprès des Nations-Unies. Et alors, chaque année, depuis 1990, date où elle a été désignée comme rapporteur national indépendant sur la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie, la Commission nationale consultative des droits de l'homme remet au gouvernement un rapport qui dresse un état des lieux du racisme en France. Vraiment dommage que le ministre de l'intérieur n'y jette par un œil he parce que c'est super intéressant.

Le rapport de 2023 publié en juin dernier révèle que tous les actes racistes explosent, notamment les actes antisémites et que la tolérance envers les minorités recule en France. Et il met en avant l'inaction du gouvernement sur ces questions soulignant un désengagement de sa part. Preuve en est pour la première fois en 34 ans, le gouvernement a snobé la remise officielle du rapport qui se fait traditionnellement en main propre pour permettre un échange avec l'institution sur les moyens de lutter plus efficacement contre le racisme.

Ce passionnant rapport dresse un portrait robot de l'antisémitisme en France et il est très clair. Il confirme bien l'existence de l'antisémitisme à la gauche de la gauche et notamment chez les proches des insoumis et des écologistes, mais sans comparaison avec celui observé à l'extrême droite et chez les proches du Rassemblement national. Le positionnement politique des antisémites, ainsi défini, reste bien plus marqué à droite qu'à gauche et continue à battre des record à droite et plus particulièrement à l'extrême droite, propre, net et sans bavure.

L'antisémitisme de l'extrême droite n'est pas et ne sera jamais résiduel. Bruno Rota a menti. Si le conflit israélo-palestinien a une influence importante dans la remontée de l'antisémitisme depuis le 7 octobre, le rapport met avant que les musulmans comptent pour 13 % des antisémites, ceux de l'extrême gauche pour 10 %. et conclu, les plus gros bataillons de l'antisémitisme se composent de nonmusulmans, de personnes sans ascendance extraeuropéenne et situé à droite sur les chéquiers politiques.

Aucun double visage comme le dit Rotaillot. Il se contente de répéter sa rhtorique habituelle centrée sur ces deux obsessions, les musulmans et l'extrême gauche. Il y en a une qui se frotte les mains, c'est l'extrême droite.

Elle continue sa petite entreprise de normalisation et même un adversaire politique, rappelons que Retaillot est encore en carté chez LR, lui donne l'absolution. Un accomplissement pour le parti de Le Pen qui redouble de stratégie depuis des années pour convaincre l'opinion qu'il représente, reprenons les mots, du député RN Julien Odoule, le seul mouvement qui défend nos compatriotes juifs. C'est un travail de longue haleine de se débarrasser d'une image, surtout quand régulièrement il faut purger les candidats néonazis, sanctionner des propos antisémit de députés, justifier d'autres propos intolérables sur des groupes de discussions obscures, passer sous silence des condamnations de cadre et j'en passe.

Pour autant, cette stratégie électoraliste est mise en place de longues dates. Dès 2013, Louis Aliot, aujourd'hui vice-président du RN, le théoriser. C'est l'antisémitisme qui empêche les gens de voter pour nous.

À partir du moment où vous faites sauter ce verrou idéologique, vous libérez tout le reste. Ils ont d'ailleurs réussi à raller à leur cause de grandes voies juives très influentes. Je pense par exemple à la famille Clarksfeld du nom du céblèbre couple de chasseur nazi qui multiplie les déclarations en faveur du parti.

Une sacrée prise. On ne peut pas reprocher au RN de ne pas faire d'efforts. Il y a peu, Bardella a dû bouder la grande messe des fachaots aux États-Unis suite au salut nazi de Steve Banon, un proche de Trump.

Il est rentré en France pour démontrer notre opposition totale à ce type d'acte quit à froisser les égos au sein de leurs alliés d'extrême droite à travers le monde. Histoire de parachever la dédiabolisation, Jordan Bardella a prévu de se rendre en Israël la semaine prochaine à l'occasion d'une conférence pour la lutte contre l'antisémitisme à l'invitation du gouvernement Netaniaou. Même Marion Maréchal Le Pen a été convié.

L'inversion des valeurs est complète. Cette invitation à acceptée n'a quand même pas fait l'unanimité, notamment au sein de la conférence des rabins européens. On écoute d'ailleurs le grand rabin de France.

J'ai une réunion hier avec les instances de la conférence d'Erbin Romère. Le rabin Mirvis très courageusement avec beaucoup de dignité a dit je n'irai pas. Le grand rabin Pinras Golf Schmidt président de la conférence des rabins européens a convenu qu'il n'irait pas non plus.

Donc tout le standing comité nous n'irons pas. et on enverra un observateur qui nous dira un peu ce qui se passe et que que voilà. Mais on estime que c'est pas normal.

Maintenant, honnêtement, je je pense qu'Israël un agenda immédiat politique à court terme. C'est leur choix. Moi, j'ai pas critiqué ce que fait Israël.

Je peux vous dire que en l'occurrence ils ont quand même affaire à un spécialiste puisque c'est quelqu'un qui avait refusé de dire que Jean-Marie Le Pen était antisémite alors que ça avait été établi par la justice française à de multiples reprises. Donc en fait en terme d'antisémitisme, il connaît pas grand-chose. Derrière la façade affichée par le RN, il n'y a pas le début d'un changement de ligne profond.

Je vous renvoie aux analyses très pertinentes sur Twitter d'Olivier Lec Laaferrière, formateur sur les questions d'antisémitisme et d'antiracisme. Je reprends ces mots ici. La défense d'Israël par le RN repose sur l'hostilité aux Arabes et aux musulmans ainsi que sur l'idéologie de la séparation.

Ce soutien à l'État hébreu se fonde donc sur l'idée que les juifs ont vocation à rejoindre Israël. D'ailleurs, Marine Le Pen porte un programme aussi islamophobe qu' antisémite. Parmi les mesures, on peut lire interdire le voile et l'IPA dans l'espace public, interdire toute nourriture à l'â et cachè en France, interdire les menus de substitution sans port dans les cantines scolaires.

Et elle le sait très bien puisqu'elle a précisément demandé ce petit effort, ce petit sacrifice à nos compatriotes juifs. Je je la cite. Avec son affiche mettant en scène Cyril Anouna dans le cadre de l'appel à la mobilisation antiraciste et contre l'extrême droite du 22 mars.

LFI a très mal joué. Face à la vague de réaction, elle a retiré son affiche les réseaux en quelques minutes. Plusieurs membres du parti sont montés au front pour reconnaître une défaillance, une maladresse.

Pour autant, la gestion de crise est plutôt hasardeuse. La colère de Jean-Luc Mélenchon, intiment un journaliste de ce terre, n'a pas aidé. Des excuses auraient probablement été d'un meilleur effet.

Pour autant, les procès en antisémitisme perpétuel que connaissent les insoumis depuis le 7 octobre ne sont rien d'autre qu'une instrumentalisation crasse de leur combat pour la Palestine. On le disait juste avant, le conflit israélo-palestinien a polarisé les opinions des Français et les politiques n'y échappent pas. Mais ne nous y trompons pas.

Rien dans le programme de la France insoumise n'est antisémite. Le parti de Mélenchon ne porte aucun projet raciste ou xénophobe, contrairement à ce que veulent faire croire ses adversaires. On assiste là à de l'opportunisme en politique.

On prend une position ici la défense de la cause palestinienne et la dénonciation du génocide en cours par Israël et on la tort jusqu'à ce qu'elle devienne complètement intolérable. L'extrême droite a longtemps été diabolisée pour ses idées, pour ses propos, pour ses candidats, tout ce qui la rendait infréquentable. Au fil du temps, au terme du stratégie payante de dédiabolisation, elle s'est racheté une image et une fréquentabilité.

Ce que vit la France insoumise est la mécanique inverse. Ses adversaires en coalition de l'extrême droite jusqu'à la Macronie, mais aussi parfois ces alliés idéologiques de gauche, concentrent leurs efforts pour diaboliser la France insoumise quit à tordre la réalité et s'arranger avec les faits. L'extrême droite, blanchi de ses crimes passés, se présente désormais en chevalier blanc contre l'antisémitisme.

Pendant ce temps, la France insoumise devient la cible d'une chasse aux sorcières. La politique est un jeu cynique et certains savent mieux que d'autres en tirer profit. On poursuit avec le reste de l'actualité.

Ce jeudi 20 mars, c'était aussi une journée des luttes notamment pour les travailleurs et les travailleuses du secteur de la culture qui ont appelé à faire grève et à manifester partout en France suite aux récentes coupes budgétaires qui ont violemment touché le secteur. On regarde ce court reportage tourné à Nant par notre journaliste Théo Peron. Ici au lieu unique, c'est un espace culturel.

C'est une scène nationale en plein cœur de Nante. C'est un lieu qui depuis 17 mars est occupé par des professionnels de la culture en lutte. Des professionnels qui regrettaient ne pas avoir de de lieu pour se retrouver pour réfléchir face au groupes budgétaires massive décidé par la région en décembre dernier mais aussi plus généralement par l'État ou les départements qui ont un impact majeur sur le travail de ces professionnels là.

On est vraiment là dans un moment de a tendance à dire la culture est en danger, nos métiers sont en danger. Non, ils sont pas en danger, ils sont en train de se faire sabrer très clairement. C'est donc en fait on c'est comme un plan social mais qui se voit pas parce que tu as pas d'usine qui ferme et euh et en fait bah là les licenciements ils tombent, c'est très concret.

Euh et euh avant, il y avait quand même énormément euh bah les personnels intermittent et intermittente qui était la variable d'ajustement, c'est-à-dire bah on réduit les spectacles, on réduit les embauches et cetera. Là, on a des postes dans plein de structures de permanent et de permanents qui sont menacés. Alors, nous occupons actuellement le lieu unique parce que notre modèle culturel est en danger, que nos métiers artistiques et culturels sont en danger et que l'accès à la culture pour toutes et tous est en danger.

Notre modèle culturel est pourtant le premier secteur économique en France devant le secteur automobile, c'est vous dire la gravité de la situation. Je travaille particulièrement en tant que danseur dans des spectacles participatifs où on fait danser le public. Son des spectacles qui sont souvent proposé par des communautés de commune dans les ruralités euh pour des fêtes pour des 14 juillet, des 15 août et cetera.

Et ce sont souvent très souvent des spectacles qui sont offerts au public, c'est-à-dire que le public ne paye pas d'entrée pour ces spectacles. Sans ces subventions, nous ne pouvons pas être payés. Nous ne ferons pas de spectacle si nous ne sommes pas payés.

Et du coup tout, je suis bien sûr privé d'emploi à ce moment-là, mais les publics sont aussi privés de spectacle, d'accès à la culture. Ne serait-ce que même avant les coups budgétaires, il y a des compagnies qui ont reçu des courriers avant le vote du budget. Elles ont reçu des courriers en disant que en 2025 elles n'auraient pu le budget qui leur a été alloué où elles avaient normalement reçu une réponse positive.

Et en fait euh une semaine de semaines avant ce vote là euh une lettre type même pas bonjour au revoir bisous merci c'était voilà vous n'aurez plus d'argent en 2025 pour ces professionnels, c'est de ne pas se résigner face à la situation, de ne pas devoir s'adapter au cours budgétaire, c'est de pouvoir être force de proposition. Une des grandes propositions qui est envisagée ici, c'est la sécurité sociale de la culture. De la même manière que la sécurité sociale permet à chacun d'accéder aux soins, là ici ce serait de pouvoir financer la la la culture de la même manière.

La même manière queon a réussi à mettre en sécurité le soin public pour que chacun puisse bénéficier de manière équitable de soins, on peut tout à fait mettre en sécurité la culture, on peut aussi mettre en sécurité l'éducation, on peut aussi mettre en sécurité sociale l'alimentation. En réalité, en vrai, il y a ce système est parfaitement est parfaitement viable sans culture, mais on pourrait pas on pourrait pas vivre. Enfin, je veux dire, c'est impressionnant.

On voit, ne serait-ce que l'exemple d' y a pas si longtemps pendant le confinement, euh les abonnements aux plateformes de musique, les abonnement aux plateformes de cinéma, elles ont explosé à ce moment-là parce que les gens avaient besoin de ça. Ils avaient besoin de se sortir la tête euh de de ce on est en guerre, tout ça. C'était hyper anxiogène.

Et la culture, alors comme je disais, la culture c'est très large et elle ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Mais la culture, on se rend compte que c'est quelque chose qui est très important. Pour moi, quand tu en fait quand tu tu essayes de de d'avorter la la pensée critique, l'imaginaire euh et la connaissance dans quelqu'un, tu le réduis à un outil, quoi.

Autre rendez-vous du jour, l'appel a manifesté pour l'accès aux soins pour toutes et tous et pour la reconquête de la sécurité sociale. Nos journalistes Lisa Lap et Andréine Manivit se sont rendus dans le cortège parisien qui défilait en direction de Matignon. Retrouvez leurs images dans notre journal des luttes demain à 13h.

Sur un sujet pas si éloigné, Sophie Binet a annoncé que la CGT quitte le conclave sur la réforme des retraites après une consultation interne. On regarde ce sujet préparé par Haorla. Le conclave sur les retraites ira-t-il jusqu'au bout ?

C'est la question qui se pose après le départ de la CGT qui a annoncé hier soir son retrait des concertations qui devait réunir les partenaires sociaux jusqu'en mai. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, était hier soir l'invité du 20h pour revenir sur cette décision. Premier ministre s'était engagé à ce que ces discussions soient sans totem ni tabou et il nous a dit ce weekend qu'il y avait un tabou les 62 ans.

Or, les 62 ans, c'est la question centrale. En disant cela, non seulement le Premier ministre trahit sa parole, mais il trahit des millions de salariés qui se sont mobilisés pour l'abrogation de la réforme des retraites pendant 6 mois. Ce que je veux dire solennellement au Premier ministre ce soir, c'est que la question des retraites, ça peut pas être un petit sujet politicien parmi d'autres.

C'est une question très concrète pour nous, pour nos vies. Le syndicat rejoint donc Force ouvrière qui avait claqué la porte dès le 27 février dénonçant une mascarade. Côté organisation syndicale, l'UDP a également quitté le conclave voyant dans ses négociations un jeu de dupe.

Même si des négociations tombent d'accord sur un certain nombre d'aménagement de la réforme de 2023, rien ne permet d'assurer que les nouvelles dispositions seront validées par le parlement. Dans le nord, deux personnes sont décédées en moins de 24 heures en tentant de traverser la manche. Une nouvelle tragique et grave dont aucune chaîne d'info ne parle.

Un migrant est décédé cette nuit au large de Graveline lors d'une tentative de traverser de la Manche. L'embarcation surchargée transportait 40 personnes à son bord et a été secouru par le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage. Mais l'homme inconscient n'a pu être réanimé.

Il s'agit du 2uxè décès en 24 heures. Hier, le corps d'un homme de 25 ans avait été repêché au large déquis en plage. Il faisait partie d'un groupe de migrants dont l'embarcation pneumatique précaire s'était retrouvé en difficulté.

Un adolescent de 16 ans a également été secouru et hospitalisé en état d'hypothermie. Ce sont les 7e et 8e décès depuis le début de l'année dans ce type de traversée de la Manche et ce alors que le Royaume-Uni et la France maintiennent plus que jamais leur collaboration en matière de lutte contre l'immigration clandestine. Une intensification de la surveillance policière qui incite les exilés à prendre toujours plus de risques pour rejoindre le Royaume-Uni comme le dénoncent les associations d'aide aux migrants.

En 2024, 78 sont morts en tentant de rejoindre l'Angleterre à bord d'embarcation de fortune, un record depuis 2018. On termine par l'actualité internationale. À Gaza, on dénombre désormais plus de 970 victimes depuis la reprise des bombardement israélien.

Les opérations militaires s'intensifient dans la bande de Gaza. Alors que les frappes pleuvent sur la Palestine depuis 3 jours, l'armée israélienne a interdit ce matin toute circulation sur la route de Salahiddin après avoir annoncé la veille le lancement d'opération militaires ciblées dans ce territoire palestinien. Cette nuit, les attaques israéliennes ont tué au moins 58 Palestiniens selon trois hôpitaux de l'enclave.

Le chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, Philippe Lazarini déplore un déchaînement sans fin des épreuves inhumaines pour la population de Gaza après la reprise des opérations militaires. Cette violente reprise de la guerre ne rencontre pas le soutien de la population israélienne à Jérusalem hier. Ils étaient des milliers à manifester contre Benjamin Netaniaahou, l'accusant de dérive antidémocratique et de poursuivre la guerre contre la Hamas, sans considération pour les 58 otages encore détenus à Gaza.

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« LE RN MOINS ANTISÉMITE QUE LES INSOUMIS ET LES MUSULMANS » : LE GROS MENSONGE DE RETAILLEAU — Bruno Retailleau · Pourquijevote