Déclaration du Président Emmanuel Macron en visite dans un centre de vaccination et une pharmacie.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Aurez-vous les doses nécessaires pour vacciner les plus de 70 ans à partir de samedi ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Seront les doses dirigées en priorité vers les territoires confinés comme les Hauts-de-France ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que le mot confinement est devenu un tabou pour vous ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les enseignants pourront être vaccinés ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Thierry Breton évoque le 14 juillet pour toute l'Europe, est-ce aussi une date pour la France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:00Emmanuel MacronPromesse
« Mi-avril, nous avons cet objectif d'avoir vacciné 10 millions de nos concitoyens dans cette catégorie, mi-mai 20 millions, mi-juin 30 millions. »
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Bonjour Monsieur le Président. Bonjour à vous. Nous avons entendu vos annonces ce matin concernant l'ouverture de la vaccination aux plus de 70 ans à partir de samedi mais aurez-vous les doses nécessaires pour le faire ?
Je vais essayer de faire un point de situation, si je puis dire, parce que nous sommes quand même dans cette bataille et je sais l'inquiétude de nos concitoyens, la lassitude aussi parfois. Le virus est très présent sur le sol français et il est très présent partout en Europe aujourd'hui avec une épidémie, vous l'avez vu ces derniers jours, ces dernières semaines, qui est de plus en plus forte. Seize départements qui étaient particulièrement surveillés ont changé de catégorie depuis ces jours derniers et le gouvernement y a décidé des mesures plus restrictives, et j'ai conscience de ce que cela fait peser sur nos concitoyens, pour freiner la diffusion de l'épidémie.
Parce que le taux d'incidence est aujourd'hui très haut dans ces seize départements et on a en plus des services hospitaliers qui sont surchargés, en particulier en réanimation. Et donc, vraiment, moi j'appelle à la conscience collective sur ce sujet, à faire extrêmement attention, le faire dans ces seize départements particulièrement mais partout sur notre sol national, avec le respect des mesures, en particulier pour le télétravail. Je veux ici repasser un message très clair : Vraiment, je le demande instamment à tous les employeurs, à toutes les entreprises, à toutes les personnes qui peuvent faire du télétravail, il faut au maximum s'y mettre parce que notre objectif c'est de réduire les contacts, les interactions, pour freiner ce virus.
Maintenant le cœur de la bataille sur les prochaines semaines et les prochains mois, ce sera la vaccination. Matin, midi et soir, je peux vous dire, je serai mobilisé, le gouvernement sera mobilisé et l'ensemble, je le sais, des professionnels soignants partout en France sera mobilisé dans cette bataille. La première chose c'est d'avoir des doses, on se bat, d'avoir des doses en particulier d'AstraZeneca qui aujourd'hui est un peu en dessous de ses engagements à notre égard et donc nous allons continuer de nous mobiliser. l'Union européenne est très mobilisée sur ce sujet tout particulièrement.
Nous avons des doses justement qui étaient dues et qui n'ont pas été honorées et donc les prochains jours seront un combat pour essayer au maximum de les obtenir, poursuivre la pression de manière extrêmement forte et que ces contrats soient honorés. On va continuer à monter, à avoir de plus en plus de doses dans les semaines qui viennent et on va complètement, si je puis dire, changer de dimension à partir d'avril, où le nombre de doses sera croissant. Deuxième chose, et je veux ici être très clair, la vaccination est une priorité nationale.
Il n'y a pas de jours fériés et il n'y a pas de week-end pour la vaccination. Et donc nous devons, dans tous les centres de vaccination qui sont ouverts sur le sol national, vacciner au maximum, ouvrir. Nous nous organisons avec le gouvernement pour que celles et ceux qui peuvent vacciner, infirmiers et infirmières, médecins hospitaliers comme libéraux, sapeurs-pompiers, médecins à la retraite, étudiants, soient mobilisés avec les autorisations, les moyens les plus simples d'être rémunérés, pour être présents dans ces centres.
Mais il n'y a pas de trêve et il n'y en aura pas jusqu'au bout. Troisième message très simple que je veux vous faire passer sur la vaccination : Nous avons, vous le savez, deux vaccins qu'on appelle ARN messagers, c'est-à-dire le Pfizer et le Moderna, qui ont des conditions de conservation qui sont plus exigeantes et donc qu'on a réservés à ces centres de vaccination, partout sur le sol national. Nous allons continuer de vacciner dans ces centres, avec ces vaccins Pfizer et Moderna.
Là aussi, on va continuer à monter et à augmenter le nombre de doses. J'étais ce matin dans un centre à Valenciennes qui a 1000 doses par semaine et qui le fait parfaitement. Le centre de Valenciennes, on était avec Monsieur le Maire à l'instant et le Docteur qui le dirige, va passer de 1000 doses/semaine dès lundi prochain à quasiment 2200 doses.
Donc les choses augmentent, vous le voyez, très fortement. On a deux objectifs sur le Moderna et le Pfizer et donc sur les centres de vaccination. Le premier, c'est d'aller véritablement chercher tous nos concitoyens de plus de 75 ans qui n'ont pas encore eu de rendez-vous et ne se sont pas fait vacciner.
Qu'est-ce qu'on va faire pour cela ? À partir de ce samedi, on va ouvrir un numéro dédié pour que toutes les personnes qui parfois se sont découragées, n'ont pas réussi à avoir les rendez-vous, ont trop attendu, puissent en appelant ce numéro dédié obtenir un rendez-vous prioritaire pour avoir, dans les prochaines semaines, leur rendez-vous en centre de vaccination et se faire vacciner avec le Pfizer BioNTech ou avec le Moderna. La deuxième chose, c'est qu'on a d'autres centres qui nous disent " Nous, on a fait toutes les personnes de plus de 75 ans.
On a réussi nos objectifs mais du coup on n'est plus rempli à plein. " Et donc, à partir de ce samedi, nous avons décidé d'ouvrir à la vaccination pour les plus de 70 ans dans les centres de vaccination avec le Pfizer et le Moderna. Ce sont les deux messages extrêmement importants pour les prochains jours qui vont nous permettre de continuer à bien vacciner les plus âgés et les plus fragiles et d'ouvrir un peu plus à la vaccination parce qu'on va avoir plus de doses et que ça correspond aux besoins des centres de vaccination.
Petit rappel sur les centres de vaccination avec le Pfizer BioNTech et le Moderna : Nos soignants qui ont moins de 55 ans et qui donc ne peuvent plus se faire vacciner avec l'AstraZeneca doivent aller dans ces centres, on en a d'ailleurs croisés beaucoup ce matin. Ensuite, on a à côté de ça le vaccin AstraZeneca. Le vaccin AstraZeneca est un vaccin dont le conditionnement est différent, qui n'est pas ARN messager, adénovirus, et celui-ci peut être diffusé dans nos pharmacies et auprès de nos médecins libéraux beaucoup plus simplement.
C'est ce que l'on a décidé dès le début. Là aussi, nous allons avoir de plus en plus de doses. Les questions qu'il y a eu légitimement la semaine dernière ont conduit à suspendre la vaccination pendant quelques jours mais nous avons eu, de la part des autorités sanitaires européennes puis des autorités sanitaires françaises, une validation à nouveau non seulement de son efficacité mais de la sécurité.
Et donc il a été rouvert, suivant les recommandations de nos autorités sanitaires, aux personnes de plus de 55 ans qui sont porteuses et porteurs de risques, c'est-à-dire en priorité nos concitoyens qui ont plus de 55 ans et qui ont une obésité, un diabète, de l'hypertension, entre autres. Cette vaccination est donc rouverte depuis vendredi. Elle repart et elle est ouverte auprès des médecins, infirmiers et infirmières libéraux aussi qui peuvent le faire, et en pharmacie.
Et on souhaite continuer à la développer à travers tous ces canaux. Vous êtes ici dans une pharmacie qui, ce matin, a commencé à vacciner avec l'AstraZeneca. Et dans les prochains jours et prochaines semaines nous allons continuer dès qu'on a des doses à les transmettre, et c'est la charge du ministre, à nos pharmaciens, à nos médecins, pour qu'on puisse continuer de vacciner très fortement en AstraZeneca suivant ces préconisations.
Et, à partir de mi-avril, on aura aussi le Johnson & Johnson qui normalement doit arriver également et qui permettra d'augmenter ce flux. Donc on continuera à avoir nos centres de vaccination de plus en plus ouverts, avec de plus en plus de doses, sur le vaccin Pfizer et Moderna et nos pharmacies, nos médecins libéraux, nos infirmières et infirmiers, qui iront aussi au domicile et qui pourront vacciner avec l'AstraZeneca et d'autres. Voilà les points que je souhaitais faire aujourd'hui.
La bataille du vaccin est essentielle. Nous intensifions notre mobilisation à travers les quelques évolutions que je viens d'évoquer. Monsieur le Président simplement, pour relancer sur les approvisionnements, seront-ils dirigés en priorité vers les territoires confinés tels que les Hauts de France où ils sont demandés ?
Tout à fait. D'abord, dès qu'on en a, on les déploie dans la France entière. Mais, depuis que certains territoires ont été identifiés comme plus atteints par le virus et à qui on a demandé plus d'efforts, on a différencié si je puis dire notre offre.
Pour vous donner une illustration extrêmement simple : Sur les Hauts de France, où nous sommes, cette semaine il y aura 30 000 doses supplémentaires par rapport à ce qui était prévu et la semaine prochaine il y aura 30 000 doses supplémentaires par rapport à ce qui était prévu, ce qui veut dire que, depuis le début du mois de mars, je parle sous le contrôle du ministre, on aura 140 000 doses supplémentaires par rapport au prévisionnel qui auront été données à ce territoire. Et c'est ce qu'on fait à l'égard de tous les territoires les plus touchés. Monsieur le Président, concernant les mesures annoncées la semaine dernière, est-ce que le mot confinement est devenu un tabou pour vous ?
Et par ailleurs, sur le contenu des mesures, est-ce qu'il ne fallait pas, au regard de l'urgence sanitaire, prendre des mesures plus strictes ? Beaucoup de Français, par exemple, ne comprennent pas pourquoi les confiseurs ou les magasins de jeux vidéo sont encore ouverts. Est-ce que le message est clair ?
Alors je pense que, peu importe le mot, ce qu'il faut comprendre c'est qu'on doit tous être responsables et se mobiliser. Pour que ça marche, il faut que nous adhérions tous. Et je vois aussi la lassitude qu'il y a chez les plus jeunes, chez nos concitoyens à qui on a déjà demandé beaucoup de contraintes depuis maintenant un an et qui, en particulier depuis avant Noël, ont aussi un couvre-feu qui est la méthode qu'on a décidée en France et qu'on a portée à 18 heures en ce début d'année.
Ce qui est très important, c'est de suivre ces règles qui ont été clarifiées ces derniers jours : Au maximum le télétravail, je pense que c'est une règle qui est extrêmement importante et qui est très efficace. Réduire toutes les interactions au maximum, prendre garde et éviter de faire des choses inutiles. Maintenant les règles sont, je crois, claires.
Il faut les adopter. Il faut continuer à suivre l'évolution de l'épidémie et le gouvernement sera sans doute d'ailleurs amené à prendre d'autres règles, peut-être pour des territoires qui basculeraient en situation difficile et pour continuer à nous adapter. Je crois que surtout maintenant on sait ce qui est dangereux et ce qui ne l'est pas.
Si on tient les distances quand on se promène dehors, on ne prend pas de risques, et donc il faut pouvoir rendre le grand air, le plein air à nos concitoyens. Si on se réunit en plein air, sans masque, en prenant des verres etc, on prend un risque de contamination. C'est une faute pour soi-même et pour la collectivité et il faut au maximum éviter de voir quand c'est inutile les collègues de travail, d'autres citoyens qui ne sont pas la famille proche avec laquelle on vit et même des proches, et c'est ce qui est très dur.
Beaucoup de nos concitoyens m'ont dit ce matin "Je me fais vacciner pour pouvoir retrouver mes petits-enfants." Voilà, il faut tenir ces règles dans les semaines qui viennent. C'est une course de vitesse contre le virus.
Il est là et il s'accélère. On doit prendre ces mesures de freinage. On continuera à faire tout ce qui est nécessaire pour freiner.
Beaucoup dépend de chacun d'entre nous. Si chacun d'entre nous est responsable et comprend bien à la fois ces gestes et ces comportements de responsabilité pour freiner le virus, on arrivera à le ralentir. Et, en parallèle de cela, on doit accélérer le plus fortement possible la vaccination.
Est-ce que les enseignants pourront être vaccinés, Monsieur le Président ? Écoutez, d'abord je veux vraiment rendre hommage, je vais répondre à toutes les questions que vous vous posez, je vais d'abord rendre hommage à nos enseignants. La France a fait un choix au début de cette crise qui a été le choix de nos enfants et je veux vraiment ici le souligner.
Nous avons dû fermer l'école en mars 2020, nous l'avons rouverte le 11 mai et nous ne l'avons plus fermée ensuite. Et nous devons vraiment souligner ce choix, nous enorgueillir de ce choix. Il a été possible grâce à nos enseignants, grâce aussi au personnel qui les accompagne (les ATSEM, le personnel d'encadrement, de propreté, etc) qui permettent à nos écoles de tourner, grâce à nos élus aussi et à la confiance des parents d'élèves.
L'école ouverte c'est permettre à des enfants d'apprendre, c'est permettre à des enfants d'avoir des contacts, une vie normale le plus possible, et donc de ne pas sombrer dans l'anxiété et la dépression. C'est parfois aussi, dans certaines familles et dans certains milieux, permettre à des enfants de manger à leur faim. C'est un combat essentiel et je crois que nous devons continuer sur cette ligne.
Maintenant nos enseignants ont fait l'objet d'une campagne de tests, comme d'ailleurs les élèves, que nous avons fortement déployés ces dernières semaines. Nous allons poursuivre et, dès que nous le pourrons, je souhaite qu'on puisse en effet avoir une campagne de vaccination dédiée. Simplement, au moment où je vous parle, nous sommes encore dans une phase où on doit faire monter en charge le vaccin.
Et, compte tenu du nombre d'enseignants que nous avons dans notre pays, je pense que ce ne serait pas responsable de vous dire aujourd'hui ou la semaine prochaine on peut le faire. La priorité qui est la nôtre aujourd'hui c'est vacciner les plus vulnérables, les plus âgés et les gens qui ont plus de 55 ans avec un facteur de risque que j'évoquais tout à l'heure : l'obésité, l'hypertension, le diabète, entre autres. Et donc on doit continuer de vacciner le plus fortement possible, le plus vite possible, nos concitoyens qui sont dans ces catégories parce que c'est là qu'on a les formes graves, c'est là qu'on a les décès.
Mi-avril, nous avons cet objectif d'avoir vacciné 10 millions de nos concitoyens dans cette catégorie, mi-mai 20 millions, mi-juin 30 millions. Mais surtout, à partir de mi/fin avril, nous allons avoir de plus en plus de vaccins qui vont arriver et on sera à ce moment-là dans une situation qui nous permettra en effet d'envisager d'avoir des campagnes ciblées sur des professions qui sont exposées, à qui on demande des efforts : Les enseignants en font légitimement partie. On est bon ?
Allez-y. Monsieur Thierry Breton a parlé d'une date du 14 juillet pour toute l'Europe. Est-ce que c'est aussi une date que vous retenez pour la France ?
À ce stade j'ai donné un objectif, c'est que, avant la fin de l'été, nous ayons en France offert la possibilité à toutes Françaises et tous Français adultes qui le souhaitent, de se faire vacciner. C'est cet objectif sur lequel je reste. Tout ce qui pourra permettre d'accélérer, nous le ferons.
Tout ce qui permettra d'aller convaincre nos concitoyens, nous le ferons. Mais je reste sur cet objectif qui est celui que le calendrier, si je puis dire, des livraisons nous permet de remplir. Merci à vous.
Merci beaucoup.