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interviewINA (sur YouTube)· 16 juillet 2012 7 min

Duplex Michel Barnier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Michel Barnier, bonjour. Vous m'entendez ? Je vous entends.

Parfait. Alors, le ministre de l'environnement, Michel Barni, vous n'aimez pas tellement qu'on le lise mais c'est parfois le ministre des catastrophes malheureusement. Bon, là, il y a pas encore catastrophe mais il y a le ministre Daniel Bilal ou le ministre de la vie quotidienne donc de la qualité de l'air.

Alors, il y a on va parler pollution tout de suite, mais il y a deux sujets qui ont été abordés juste avant vous monsieur Barnier. C'est le tunnel sous la manche. Ça, je suppose que vous n'étiez pas forcément au courant de ce qui s'est passé.

Non, j'ai entendu votre information. Je pense que le ministre des transport et de l'équipement donnera la position du gouvernement s'il doit le faire dans la journée. Bien.

Alors deuxième chose, l'essence, l'essence sans plomb dont les taxes rattrapent le super normal. Alors le ministre de l'environnement que vous êtes, est-ce qu'il trouve ça normal ? Lui il n'est pas juste de dire que la fiscalité de l'essence sans plomb rattrape.

Ce qui m'apportait moi, c'est qu'on garde une différence. Sans doute à elle est réduite. C'est la vérité parce qu'il faut trouver de l'argent.

Ne racontant pas d'histoire aux gens qui nous écoutent. Il faut trouver de l'argent. Il faut réduire les déficits.

Je crois que chaque citoyen a intérêt vraiment à ce qu'on réduise les déficits publics. Mais ce qui m'a apporté moi comme ministre de l'environnement, c'est qu'on garde une différence et cette différence n'est pas négligeable puisqu'elle reste de 20 centimes en faveur de l'essence sans plan. Bien.

Alors, venons-en à ce système antipollution que vous avez inauguré ce matin. Il y a un rapport qui est tout de même assez délicat qui est en train de sortir, monsieur Barnier, sur la pollution à Paris. Il y a une enquête très sérieuse.

On a pris une dizaine de jours par exemple par an où il y a un peu plus de pollution que d'habitude. Et on s'est aperçu que ces jours-là, il y avait par exemple chez des personnes qui sont déjà handicapées, bien entendu pas chez les biens portants, une augmentation de la mortalité qui pouvait aller jusqu'à 5 %, une augmentation des des hospitalisations ou des arrêts de travail plus 20 % aggravation de l'asthme et de la sinusite. La pollution existe depuis le début du siècle.

Autrefois, c'était davantage le chauffage et l'industrie. Maintenant, on le voit, ce sont les transports, notamment les voitures et les camions qui sont à l'origine de cette pollution. Alors, l'enquête dont vous parlez a été faite par la région Île-de-Fance dans un souci de vérité entre 87 et 92.

Et qu'est-ce qu'elle montre ? Il montre en effet que il y a un lien entre les piqus de pollution notamment l'été et les soins importés et les problèmes rencontrés dans la santé de certaines catégories de la population les enfants, les personnes âgées ou les personnes fragiles. Elle montre aussi que certains polluants ont diminué notamment ce qui est lié au dioxyde de soufre ou aux poussières et qu'en revanche s'aggrave certains autres polluants qui sont liés au transport, le CO2 ou l'ozone.

Ce qui me paraît important, c'est de dire que si la pollution existe depuis longtemps, ce qui est nouveau, c'est que maintenant on le sait et que le gouvernement a joué veut jouer la carte de la transparence. dire la vérité aux gens qui sont devant leur poste en ce moment, qui conduisent leur voiture, qui qui sont dans leur dans leur maison, ils ont le droit de savoir si la qualité de l'air est bonne ou si elle n'est pas bonne. À partir à partir du moment où on sait où on dit la vérité, je crois qu'on peut mieux agir. alors justement les les verrs du conseil général de l'Île-de-France estiment que par exemple les normes qui sont celles de Paris sont inférieures à celle de la Communauté européenne à savoir donc on déclencherait les avertissements à Paris bien plus tard que si nous étions dans une autre capitale.

Vous contestez cette affirmation ? Écoutez, il y a quelques différences dans dans les normes, mais nous nous rapprochons, comme c'est d'ailleurs notre obligation de toutes les directives européennes. Moi, je ne veux pas rentrer dans une polémique avec les verts.

Je pense que les verrs qui qui nous regardent devraient au contraire approuvé et être satisfait que pour la première fois un gouvernement joue à ce point la carte de la transparence et de la vérité. Nous mettons ici, je suis sur la tour Effel, un système qui n'existe nulle part ailleurs dans aucune capitale du monde. Et ce que je veux dire aux Français qui nous écoute, c'est qu'au-delà de la région parisienne, d'ici l'an 2000, six petites années, six petites années, le même système de surveillance sera mise en place dans toutes les agglomérations de plus de 100000 habitants en France.

Et non seulement on surveillera, on contrôlera, mais on dira comme on le fait ici par des bulletins météo, si je puis dire, par des bulletins pollution, on dira la vérité au au aux citoyens qui sont en même temps des consommateurs. Tout à l'heure, vous avez fait votre votre bulletin météo. Moi, je je veux que France 2 et puis les autres chaînes dans quelques temps diffusent un bulletin qualité de l'air en même temps que le bulletin.

Est-ce que vous seriez prêt vous, tout comme le président de la République doit appuyer éventuellement sur le bouton nucléaire, est-ce que vous seriez prêt vous à appuyer sur le bouton arrêt partiel de la circulation à Paris ou dans une grande ville si c'était nécessaire ? Bien entendu, si nous atteignons à plusieurs reprises le niveau 3 que vous indiquez tout à l'heure, il faudra prendre des mesures. Dire aux gens fragiles de rester chez eux et en même temps dire aux gens de ne pas prendre leurs véhicules individuels.

Mais au-delà de la réaction qu'on peut avoir dans l'urgence, moi je crois qu'il faut réduire à la source la pollution, c'est-à-dire avoir des véhicules mieux contrôlés, moins polluants, équipés systématiquement de peau catalytique par exemple. Et puis probablement, mais c'est plus difficile, il faut sans doute du courage, redistribuer autrement la circulation dans les villes, qu'il y ait moins de voitures dans les ville. Encore une chose, hier dans dans le journal du dimanche, vous êtes attaqué à titre personnel assez violemment à l'heure d'été en disant ça sert plus à rien.

Alors qu'on nous avait dit dans les années d'après 73 que c'était la panassée qu'on allait économiser et gagner de l'argent dans cette affaire. Et est-ce que c'est toujours vrai ou est-ce que ça vous semble contestable ? Ce n'est pas moi qui ai dit dans les années des 73.

Cette mesure a été prise pour des raisons liées au choc énergétique. Aujourd'hui, le bilan énergétique est très contestable, très ambigu et j'observe en plus, puisqu'on parle de pollution que l'heure d'été fait que paradoxalement aux pointes de soleil, il y a les pointes de transport et donc il y a des phénomènes photochimiques qui aggravent la pollution. Donc je pour le moins le bilan de l'heure d'été est contestable et moi j'observe le comportement de mes propres enfants qui sont perturbés des personnes âgées de certaines professions.

Donc je je suis en effet à titre personnel opposé à ces changements d'horaires. Nous avons demandé obtenu que la communauté européenne fasse une étude sérieuse approfondie et dans 3 ans, une décision définitive sera prise, je l'espère moi pour la suppression de l'heure d'été. Il nous reste une petite minute, monsieur Barnier.

Je vais vous poser tout de même une question politique. J'en ai entendu parler beaucoup pendant ce weekend. On parle de candidature UDF, de candidature RPR, on n'est plus dans la candidature unique.

Il y a toujours ceux qui voudraient qu'on est qu'on fasse des primaires pour qu'il y ait cette candidature unique. Quelle est votre position ? Vous préférez quoi ?

Ah, moi j'ai toujours été favorable à la proposition de Charles Pasquais demandant qu'au sein de la majorité et pour les autres partis aussi, il y ait des primaires pour choisir un seul candidat. Je souhaite en effet que que nous soyons capables cette fois-ci parce que la France a beaucoup de défis à affronter d'avoir un seul candidat à l'élection présidentielle. C'est tout ce que je peux dire parce que demandé de nous occuper de nos ministères, de travailler, de ne pas nous mêler trop tôt de la campagne présidentielle.

Merci monsieur le ministre d'être resté avec nous. Merci beaucoup. M.

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