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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 25 juillet 2021 9 minAutoproduitFond programmatiqueSantéOutre-mer

Discours depuis le centre hospitalier de Polynésie francaise.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:47PrésentateurFait
    « Le premier, se vacciner. »
  • 1:58PrésentateurFait
    « Nous croyons dans la vaccination, nous sommes pour la vaccination. »
  • 2:16PrésentateurChiffre
    « on le voit partout dans les chiffres et sous toutes les latitudes, quand on est vacciné, on est protégé. »
  • 2:27PrésentateurFait
    « on ne tombe plus malade, ou quasiment plus. »
  • 2:38PrésentateurFait
    « La vaccination est un combat essentiel. »
  • 5:35PrésentateurPromesse
    « la décision a été prise, d'abord de lancer une nouvelle série de coopérations avec le CHU de Bordeaux »
  • 6:45PrésentateurPromesse
    « ce renforcement de la stratégie cancer est un engagement que je prends ici devant vous »
  • 7:35PrésentateurPromesse
    « nous continuerons d'être là en termes de continuité territoriale et de vecteur. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

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Présentateur

Bien, Président, Mesdames, Messieurs les élus, Madame la Directrice, Monsieur le Président, la CPE, Mesdames, Messieurs, merci beaucoup. Je ne vais pas être long. Je voulais, en premier geste, en arrivant ici, en Polynésie, puisque nous sommes arrivés il y a quelques heures et j'ai eu l'immense honneur d'être accueilli par une formidable délégation, me rendre à l'hôpital et donc être parmi vous aujourd'hui et en cet instant. D'abord et avant toute chose, pour vous remercier, pour vous remercier de votre engagement et de ce que vous avez su faire tous ensemble tout au long de cette crise qui continue.

Et donc je voulais avoir simplement un mot justement sur l'épidémie, sur cette crise, et peut-être un mot sur l'hôpital et la suite, et le reste, si je puis dire, de la vie. Sur l'hôpital, et cette exposition photo d'ailleurs le montre, avec ces visages qui, j'imagine, sont les vôtres, portant le masque et qui rappellent ce que nous vivons tous ensemble depuis maintenant près d'un an et demi, c'est le front de l'épidémie et de la lutte contre le Covid-19.

Vous avez ici tenu, comme d'ailleurs partout sur le sol français, contre l'épidémie pour protéger, pour soigner, mais dans un contexte sanitaire un peu particulier qui a été le vôtre, une première vague moins forte, une deuxième vague très dure, on en parlait de août 2020 à janvier 2021. Et au moment où nous nous parlons, avec ce fameux variant Delta, une épidémie qui est en train de reprendre. Et donc, moi, mon message est simple à cet égard. Le premier, se vacciner. Tous les soignants que j'ai pu voir depuis le début de mon passage ici ont été clairs, limpides avec moi. Nous croyons dans la vaccination, nous sommes pour la vaccination.

Et je veux ici dire que vous êtes tous engagés dans des métiers de science et du soin, vous le savez ô combien. Lorsque la science donne des armes, il faut les utiliser. Et donc, je veux ici lancer un message très fort pour appeler chacune et chacun à se faire vacciner, parce qu'on le voit partout dans les chiffres et sous toutes les latitudes, quand on est vacciné, on est protégé. On ne diffuse quasiment plus, en tout cas beaucoup moins le virus, et surtout, on ne tombe plus malade, ou quasiment plus. Et dans les très peu de cas où on tombe malade, on n'a plus les formes graves qui finissent ici. Et donc, la vaccination est un combat essentiel.

Et je vous remercie aussi de la mobilisation qui est la vôtre à cet égard, pour les personnels soignants, justement, de l'hôpital et hors de l'hôpital, mais plus largement pour toute la population. Le deuxième élément clé, c'est qu'immanquablement, de toute façon, la pression va continuer à monter. Dans les prochains jours, les prochaines semaines, vous commencez à le voir, mais les services me l'ont déjà décrit. Et donc, je veux vraiment vous dire, voilà, souhaiter tout le courage. On va continuer d'être là. Comme vous le savez, depuis le début de la crise, l'Etat français a accompagné pour fournir des tests, des vaccins, du matériel, autant que de besoin. Et on a vu d'ailleurs les stocks.

Mais il va falloir tenir dans les prochaines semaines et les prochains mois, parce qu'il va y avoir à nouveau une pression. Et donc, utiliser les vaccins, parce qu'il y en a beaucoup de disponibles, et tenir bon tous ensemble, avec là aussi les éléments d'organisation qu'on a appris durant les phases précédentes, la mobilisation, si besoin était, de la réserve, la mobilisation aussi des moyens militaires, si elle devait être nécessaire, de toute façon, je vous le dis, sont acquises, parce qu'on ne laissera personne tomber. Mais les soldats du 1er front, c'est vous. Et je sais que vous allez être soumis, une fois encore, à forte pression dans les prochaines semaines.

Et donc, merci à nouveau de cela. Et j'espère que nos concitoyens mesurent la chance qu'ils ont d'avoir des femmes et des hommes qui donnent de leur temps, de leur énergie pour soigner, pour accompagner. Et puis, au-delà de ça, Président, parce que tu as raison de parler de coeur, je voulais vous parler de l'hôpital et de la suite. D'abord, venir ici, c'était vous rendre hommage, c'était vous remercier d'être à vos côtés, mais c'est aussi reconnaître l'excellence de cet établissement et ce qu'il représente en Polynésie. Vous êtes véritablement la sécurité de 1er et de dernier ressort pour nos compatriotes. Et vous l'êtes dans une région dont on connaît les distances, les vulnérabilités.

Et donc, le rôle qui est joué par ce centre hospitalier est absolument inédit. Couvrir avec un centre hospitalier un territoire qui équivaut à la surface de l'Europe, le faire avec de l'excellence médicale, avec tant de spécialités, avec justement cette présence, est absolument essentiel. Et donc, je me félicite que nous soyons à vos côtés, qu'on vous accompagne. Et ce que je voulais vous dire, c'est qu'on va continuer de le faire, de plusieurs manières. Je ne serai pas exhaustif, mais je vais simplement ici prendre quelques lignes directrices. D'abord, sur le sujet du cancer, j'aurai l'occasion d'y revenir.

Les cancers historiques, actuels, et les nouvelles formes de cancer qui émergent appellent une réponse. Et cette réponse nécessite de nouvelles formes d'investissement et de coopération. Et donc, je veux ici vous dire que la décision a été prise, d'abord de lancer une nouvelle série de coopérations avec le CHU de Bordeaux, partenaire que vous connaissez bien, avec Unicancer aussi, et l'ensemble des partenaires hexagonaux, justement, de notre stratégie cancer, pour développer formation, équipement, et aussi réseau de soins adaptés pour les différents cancers de spécialité auxquels vous êtes les plus exposés. La réponse ne sera pas de créer un bâtiment unique.

La réponse, ça va être de déployer autour du CH, qui est vraiment la rotule, qui sera le vaisseau amiral, mais une stratégie oncologie, spécialité par spécialité, à travers ces partenariats, pour apporter les meilleures réponses et développer de l'excellence sur tel type de cancer dans le monde hospitalier, et de développer peut-être d'autres centres de soins déployés sur le territoire, de développer du soin et de l'hospitalisation à domicile sur certaines autres formes, en tout cas aussi clairement, des stratégies de dépistage bien mieux organisées. Et donc, cette stratégie, ce renforcement de la stratégie cancer est un engagement que je prends ici devant vous et que nous allons déployer.

L'Inca viendra dans les prochaines semaines faire une mission pour appuyer cette stratégie, et elle se fera autour des partenaires que je viens d'évoquer.

Ensuite, j'ai entendu ce qui m'a été dit sur les spécialités qui sont aujourd'hui peut-être encore insuffisamment développées, et donc, en particulier pour la pédiatrie, plusieurs y sont revenus et nous l'avons identifié, nous allons là aussi déployer une mission qui permettra d'identifier ce qu'on peut faire pour accompagner le centre hospitalier et l'ensemble des équipes pour avoir une réponse plus adaptée et éviter justement que cette pression ne repose sur les équipes existantes, compte tenu de ce que vous représentez pour l'ensemble de la population et de toute la région.

Et puis enfin, je veux ici aussi prendre un engagement très clair, c'est que nous continuerons d'être là en termes de continuité territoriale et de vecteur. Je sais toutes les difficultés immenses liées à la géographie qui sont les vôtres pour aller soigner au plus près du terrain, pour aller aider toutes celles et ceux qui sont dans la détresse, et une fois encore, je salue cette mobilisation. Nous savons les défaillances qui ont pu exister, qui ne sont pas de votre fait ni de celle de l'Etat. Je veux ici dire que la mobilisation, en particulier de nos armées et des vecteurs qui sont à la main de l'Etat pour faire justement face à ces missions, continueront de se tenir.

Et là aussi, nous ne laisserons jamais tomber les hospitaliers que vous êtes, mais plus largement la population quand elle est face à la détresse. Et donc cet engagement tiendra dans la durée, et je souhaite qu'on puisse voir aussi comment à chaque fois l'améliorer. Voilà, je ne veux pas être plus long, c'était les quelques mots que je voulais avoir, de remerciements, d'engagement collectif, parce qu'on sait qu'on est tous partis à nouveau pour la bataille, et il faut le faire avec beaucoup de calme, de détermination, de coeur et d'engagement.

Et puis des mots aussi d'engagement à vos côtés, parce que même si nous le savons, vous êtes à la responsabilité du pays, et il y a ce travail partenarial main dans la main que nous avons avec le président Fritsch, que je remercie encore, je considère que le rôle de l'Etat français, c'est vraiment aussi d'être là et d'avoir cette part d'engagement et d'accompagnement que j'évoquais. Et donc nous serons là. Voilà, mesdames et messieurs, ce que je voulais vous dire, chers présidents, chers amis. Merci infiniment et courage. Et on continue. Merci.