Muriel Jourda : « Il faut quelqu’un qui soit incontestable à la tête de l’institution »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
mur Jourdain on va commencer en regardant les unes de la presse régionale on en a choisi trois d'abord la Dépêche du Midi à faer betaram qui savait c'est la Question à la Une du journal un an après les premières investigations sur des agressions sexuelles et physiques à Notre-Dame de betaram 132 plaintes ont été déposées trois personnes placé en garde à vue hier des victimes qui dénoncent l'omerta autour de cette affaire vieille de plus de 30 ans la deuxième une c'est celle des Dernières Nouvelles d'Alsace polluant éternel des eaux souillées les enquêtes sanitaires critiquent la qualité de notre eau du robinet avec une forte disparité C les régions les polluants éternels appelés aussi pifas et autres microplastiques apportent des risques pour notre santé après le Sénat c'est l'assemblée qui va vootter aujourd'hui pour restreindre la fabrication et la vente de ces produits et puis la dernière une c'est celle du Petit Bleu d'agin sur les rodéos urbains le ralbol les riverins d'un quartier de la ville d'ajin attend une sécurisation quant au rodéo urbain vraissemblablement fréquent dans le secteur notamment le weekend quelle uneune choisissez-vous alors écoutez l'affaire betaram je crois que il y a une enquête en cours donc nous n'en parlerons pas les polluants éternels c'est effectivement une actualité parlementaire on aura l'occasion d'en discuter dans les médias les rodéos urbains ça c'est une actualité de fait j'allais dire plus que parlementaire puisque nous avons déjà voté il y a quelques années un texte qui vise à réprimer les rodéo urbain et je ne connais pas la teneur de l'article mais il est possible qu'il ne soit pas suffisamment appliqué donc que vous réfléchissiez à d'autres moyen législatif ou c'est pas de la question législative c'est appliquer la loi que vous avez voté je je ne le sais pas al je le comprends sur sur effectivement le fait lui-même des rodés urbains j'ignore si c'est un manque d'application de la loi il ne faut faudrait pas tomber dans ce travers qui est courant malheureusement qui est de faire une autre loi au motif qu'on n pas pris la peine d'appliquer la première mais il faut s'y pencher extrêmement sérieusement parfois l'application de la loi qui existe est assez suffisante mais il faut une volonté politique pour appliquer les lois et je ne sais pas jusqu'à quel point elle existe partout bon là avec le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Justice Bruno rill Gérald Harin volonté politique elle est plus présente selon vous la volonté politique est réelle chez le ministre de l'Intérieur et comme c'est un continuum avec le ministère de la Justice j'ai bon espoir effectivement que Gérald haranin a la même volonté il me semble qu'ils en font preuve l'un et l'autre aujourd'hui et et ça devrait donner des résultats allez on va parler de la grosse actualité d'hier c'était donc cette audition ces auditions de Richard Ferran devant les commissions des lois de l'Assemblée et du Sénat et on l'a vu dans le journal c'est passé à une voix près c'est vous qui avez annoncé le résultat est-ce que Richard fant serait un président du Conseil constitutionnel légitime la légitimité elle viendrait de la désignation par le Président de la République après ça n'empêche pas de se poser quelques questions et effectivement pour ne pas être désigné il fallait une majorité des 3/5è négative ce qui est beaucoup et à une voix près à une voix près effectivement cette désignation au Conseil constitutionnel est possible c'est une légitimité dans le mode de désignation qui est réel mais qui est faible une fois certes qu'on obtient les voix nécessaires dans une élection on les a mais c'est assez faible il appartient au président de la République de s'interroger pour savoir si au-delà du fait de nommer Richard Ferrand membre du Conseil constitutionnel ce qui peut parfaitement faire il faut que ce soit Richard Ferran qui en devienne le président bien sûr que la question se pose la question se pose parce que ce faible nombre de voix rajouter au fait que c'est pas c'est pas faire un jure que de dire tout son passé professionnel et sa formation n'en font pas un candidat évident pour le Conseil constitutionnel ça nécessite bien sûr que le Président de la République s'interroge et donc vous dites il peut le nommer puisque le Parlement fait actuellement ne s'est pas opposé mais ça serait bien qu'il ne nomme pas Président c'est ça ça serait bien la question doit se poser ça appartient au président de la République la question doit POS demandz pas vous dites pas je ne souhaite pas qu'Emmanuel Macron ne n'me pas Richard ferrant président ça appartient au président de la République donc pour l'institution il faut je pense quelqu'un qui soit incontestable à la tête de l'institution à la fois parce que sa désignation a été évidente comme celle de Philippe Bas par exemple hier qui a rassemblé bien au-delà de son camp à la fois parce pour président ça ça serait votre souhait alors écoutez après en arrivant dans une institution on le peut puisquon voulait le faire pour Échard Ferran ça me paraît possible ça ne serait pas un président déshonorant je je parle par litot mais bien sûr mais il y a d'autres membres au sein de ce conseil constitutionnel aussi qui seraient des présidents qui représenteraient me semble-t-il l'institution de façon incontestable là on sent bien que la contestation viendrait de toute part et ça ne serait bon pour personne y compris pour celui qui serait nommé d'ailleurs donc la question la question peut se poser me semble-t-il il vous a rassuré ou il vous a inquiété hier Richard Ferrand quand vous l'avez auditionné écoutez il avait extrêmement bien préparé son audition je dois la vérité de de le dire pour répondre finalement au procès qui lui étit fait qui qui visait à at et c'est une réalité que sa formation et son cursus ne le menait pas de façon évidente vers le Conseil constitutionnel voilà donc après chacun a pu se faire une opinion les opinions étaient plutôt négatives vous l'avez vu et je pense que ça n'était pas que des opinions politiques puisqueon on voyait pour l'audition d'avant que je le disais Philippe bar rassemblé bien bien au-delà de son camp ça n'est pas une élection purement politique tout de même au Conseil constitutionnel on se souciit d'y envoyer des gens dont on pense qu'ils en ont véritablement la capacité sans que ce soit contestable il y avait plusieurs choses qui inquiétent les parlementaires il y avait la question de l'indépendance par rapport à Emmanuel Macron la question de la formation juridique de Richard Ferrand et puis cette phrase qu'il a eu il y a quelques mois sur un troisème mandat d'Emmanuel Macron alors hier on l'a entendu he dans le journal il s'est justifie un 3è mandat d'Emmanuel Macron n'a jamais été ma pensée ni mon désir dont acte écoutez on peut je je pense que on peut parfaitement le croire de ce point de vue on peut dans l'absolu dire il n'y a pas de raison de brider la démocratie en mettant un nombre de mandat précis pour telle et telle fonction et on peut pour autant savoir que aujourd'hui les règles l'interdisent alors moi je vais pas faire de procès en mauvaise foi il est parfaitement possible que les deux a cohabités dans son esprit donc en soit ce n'est pas ça qui qui m'a choqué c'est bien qu'il a fait cette mise au point en tout cas c'est bien qu'il est fait parce que la question Planit il est exact la question plané c'est bien qu'il a F ses mise au point après il faut pas se leurer dans ce genre d'exercice on est souvent obligé de croire sur parole ceux qui viennent et si effectivement il y a un doute c'est là je pense où la parole n'est pas suffisante quand on proclamme son indépendance en réalité on ne le démontrera que lorsqu'on sera en poste est-ce qu'il faut prendre le risque certains ont estimé qu'il fallait pas prendre le risque certains dont les LR he puisque les LR ils étaient en très grande majorité contre cette nomination Leurent voquier était monté au front d'ailleurs le patron des députés LR est-ce que du coup le fait qu'il soit passé c'est un échec pour votre parti alors après il faudrait soner les reins et les cœurs et savoir qui qui a a voté quoi il me semble que massivement ça n'était pas très favorable à Monsieur Ferrand mais encore une fois il y a ceux qui se sont exprimés il y a ceux qui ne se sont pas exprimés tous les al ont pas voté contre je je n'en sais rien quand on fait un décompte mathématique on peut s'interroger sur tous les partis si vous voulez je ne sais pas mais mais majoritairement alors moi je n'ai jamais donné je n'ai jamais donné le sens de mon vote parce que je préside parce que je pense qu'il faut que je garde une certaine neutralité même même si j'ai voté en conscience ce que je t'estimais devoir voter il me semble qu'on doit plus regarder du côté du rassemblement national que du LR aujourd'hui on va regarder dans quelquesours du côté du rassemblement national mais est-ce que avec de telles déclarations de Laurent voquier les LR sont aujourd'hui encore dans le sole commun je pense que c'est tout à fait indépendant enfin c'est tout à fait indépendant du du du socle commun dont on pourra reparler si vous le souhaitez mais qui n'a pas grandchose à voir avec les désignations au sein du Conseil constitutionnel on va parler du Aren he puisque effectivement ce qui a peut-être fait basculer le vote c'est le choix du rassemblement national de s'abstenir alors comment le parti de Jordane Bardella et Marine Le Pen justifi-t-il sa position on voit ça avec Laurine [Musique] barrière bonjour Laurine bonjour orienne bonjour madame la sénatrice bonjour et la candidature de Richard Feran validé donc à une voix près un retournement de situation qu'on doit probablement au députés Ren oui alors abstention surprise qui a été en effet déterminé la candidature de Richard Ferrand proposée par Emmanuel Macron a été contestée par 58 voix et approuvé par 39 dans la mesure où ce sont les suffrages exprimés qui sont pris en compte on vous l'a expliqué hier et bien le seuil de majorité des 3/5e pour acter le rejet de sa nomination était tombé à 59 voix 59 voix 58 une voix près donc depuis l'annonce de ces résultats les républicains et les oppositions de gauche dénoncent un complot une gouille quel est l'accord secret se demande Mathilde Panau présidente du groupe la France insoumise à l'Assemblée nationale accusant même Richard Ferrand d'avoir été je cite parrainé par Marine Le Pen accord secret d secret c'est ce que nous dit le député LR Olivier marlex madame la sénatrice est-ce que vous partagez leur avis j'avoue qu'il y reste un mystère tout de même sur ce cette abstention puisque effectivement le le le RN n'a jamais de mot assez dur contre le le président de la République son parti ceux qui font partie du socle comm et là pour le coup alors que tout le monde disait que Richard Ferrand c'était quand même l'émanation pure de la macronie et qu'il était là précisément pour servir le président de la République c'est c'est très curieux cette abstention c'est très curieux et l'explication qui est donnée qui est dire ah oui mais on a échappé à pire n'a aucun sens et et justement on va écouter la réponse du RN c'est l'explication qu'il donne on va écouter le sénateur Joshua auchard Richard Ferrand c'est la solution du du moins pire si on sit pas sur Richard fer on aurait vre proposition Éric du pont Moretti ça aurait été bien pire pourquoi pas Christian Christian tobira madame la sénatrice Éric duont Moretti par exemple ça aurait été un meilleur choix mais je pense que la question n'est même pas celle-elà si on trouve que les choix sont mauvais on vote contre et de la même façon que il il votait contre Richard Ferran s'il le trouvait pas bon ils auraient voté contre Éric Dupont Moretti et ils auraient voté contre madame tobira jusqu'à ce qu'il y a un candidat qui convienne c'est une explication qui ne tient pas la route si vraiment les candidats étaient tous aussi mauvais les un que les autres ou plus mauvais les un que les autres et ben on votait contre et on évitait qu'ils arrivent on ne peut pas dire ben non j'en ai laissé passer un parce que les autres étaient pire on laissait passer aucun de ces candidats donc je trouve que cette explication n'a aucun sens rationnellement ça ne tient pas la route il suffisait de ne pas voter pour les candidats d'après comme il n'aurait pas voté pour Richard Ferrand s'il ne voulait pas de Richard vou est-ce que vousz jusqu'à dire qu'il y avait un deal secret entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron c'est ce que dit Olivier marlex par exemple bah en tout cas dans la mesure où l'explication qu'il donne n'a rien de rationnel c'est qu'il y en a une autre ou alors c'est un parti qui n'a rien de rationnel mais bon ça ça nous mène loin et ce n'est pas le sujet du matin mais mais il y en a forcément une autre alors laquelle je je je ne saurais le dire puisque on explique partout que c'est un échange contre une décision sur une question prioritaire de constitutionnalité qui touche à l'inégibilité de Marine Le Pen bah on va en parler justement quel pourrait être les termes d'accord s'il y a eu accord évidemment entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen et effectivement la question prioritaire de constitutionnalité est au cœur des suputations et bien on va écouter Yann brossa qui donne un début de réponse quel est donc le deal caché l'accord de couloir le marchandage d'arrière cuisine qui s'est noué pour aboutir à cette abstention de l'extrême droite et la question se pose avec d'autant plus d'acuité qu'une des premières audiences que Richard Ferrand pourrait présider porte sur une question prioritaire de constitutionnalité relative à l'exécution provisoire d'une peine d'inéligibilité d'un élu et il se trouve comme par hasard que c'est l'un des enjeux du procès pénal de Madame le P l'avenir politique de Marine Le Pen qui est donc au cœur de tout soupçon on va revenir sur ce que dit Yann brossa donc l'un des premiers dossier de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel concerne donc cette question prioritaire de constitutionnalité qui porte sur la peine d'inéligligibilité d'un élu a sorti d'une exécution provisoire cette même pème requise à l'encontre de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens à savoir 5 ans d'inéliggibilité ce qui l'empêcherait de se présenter et bien à l'élection présidentielle en 2027 le Conseil constitutionnel a jusqu'au 3 avril pour rendre sa décision soit 3 jours après le jugement de Marine Le Pen le 31 mars mais si les sages se prononcent avant ce qui est possible et bien se prononce et et s'il se prononce en faveur donc de cet élu la décision pourrait faire jurisprudence et donc profiter à Marine Le Pen cette justification cette histoire de de QPC madame la sénatrice est-ce que vous y croyez je alors c'est peut-être l'objet d'un accord je ne sais pas mais ça me paraît assez léger parce que quand bien même Richard Ferrand se serait mis d'accord avec Marine Le Pen puisque c'est ça l'idée et avec le président de la République pour qu'une décision soit rendue favorablement pour Marine Le Pen il la rendra pas tout seul enfin je pense que c'est beaucoup préjugé de ce que fera le Conseil constitutionnel vous le dites vous-même on parle des sages on ne parle pas du président donc si c'est ça l'objet de l'accord je suis très dubitative sur la capacité de de celui qui serait mêlé à l'honorer je je donc tout tout ça soit c'est une espèce de geste désespéré de la part du RN effectivement pour arriver à avoir une décision clémente soit quelque chose d'autre nous échappe mais tout ça échappe à la rationalité en réalité cette nomination de Richard Ferrand elle a lancé au relancé he le débat sur la nomination des membres du Conseil constitutionnel la gauche dépose des propositions de loi pour revoir le mode de nomination est-ce qu'il faut le revoir selon vous écoutez je je n'en suis pas sûr j'avoue il faudrait que je me penche plus avant sur la question le fait est que ça peut poser quelques questions de savoir que il faut 3/5è de votes négatif c'est beaucoup maintenant avant 2008 nous n'avions pas ce passage parlementaire donc ça a quand même beaucoup évolué il faut savoir si évidemment ce sont des des désignations qui appartiennent véritablement au président de la République au président du Sénat au président de l'Assemblée nationale avec un pouvoir correctif face à une désignation manifestement appropriée ce qui est aujourd'hui le cas hein ou si véritablement on veut que ça soit une nomination du Parlement au quel cas il faut abaisser bien sûr le le la la majorité et il ne faudrait pas est-ce qu'il faut mettre des conditions est-ce qu'il faudrait par exemple des gens qui aent des compétences avéré en matière juridique ou est-ce qu'il faut carrément comme le suggère le RN ne plus nommer de politique non je ne crois pas je pense que il faut il faut un un mélange assez tempéré de de différents de différentes personnalités qui a des compétences juridiques ça c'est indéniable mais qui est aussi une connaissance de la vie politique je ne pense pas donc encore une fois il faut se poser la question de ce qu'on veut du Conseil constitutionnel est-ce qu'on continue de par le faire constituer par des autorités politiques qui nomment effectivement des gens qui parfois ont une vie politique parfois n'en ont pas hein eu mais euh dans ce cas-là on leur laisse la main ou on leur laisse pas la main jusqu'à quel point il y a une question de fond à se poser on peut pas juste changer une majorité hein encore une fois aujourd'hui c'est euh mais vous dites il faut plus que ce soit le président de la République le président sénal président de l'Assemblé non je ne dis pas ça je il faut aujourd'hui voilà ce sont ces trois entités qui nomment et la les les parlements les parlements les chambres ont un pouvoir de corriger une erreur manifeste d'appréciation veut-on aller ailleurs et veut-on donner plus la main au Parlement auquel cas bien ceux qui désignent ne sont plus prépondérant donc on a une réflexion à mener changer une majorité qualifiée enfin ça ça ne vaut pas ça vaut réaction ça ne vaut pas réflexion merci Lauren à tout à l'heure à tout à l'heure Orian on va dire un mot de la censure hier puisque il y avait une motion de censure à l'Assemblée nationale qui a échoué he c'était une motion de censure du Parti socialiste déposé notamment suite à l'expression l'emploi par François Baayou du mot sentiment de submersion migratoire mais aussi le PS qui fustige le débat sur le droit du sol le vote par l'Assemblée nationale de la proposition de l' Gabriel Atal pour durcir la justice des mineurs les socialistes il parle de trumpisation est-ce que vous l'avez compris cette motion de censure je pense que la motion de censure dont chacun savait qu'elle n'avait aucun sens d'aboutir elle est faite pour marquer une position politique dont on voit que ENF elle n'a jamais cessé d'être existante au Sénat qu'elle correspond un peu au au clivage droite gauche et on l'a vécu assez récemment lorsque nous avons déposé un rapport sur les traités en matière d'immigration et que nous avons dans la majorité sénatoriale s'agissant en Algérie dit que ce traité existant étant plus favorable l'Algérie nous faisant pas un sort très enviable notamment en terme d'acceptation du retour de l'immigration irrégulière il fallait renégocier et à défaut ne pas s'interdire de mettre fin aux accords de 68 avec l'Algérie et nous avons vu que nos collègues de gauche on se sont radicalement opposés notre collègue du PS qui participa au c'est en retiré du rapport pour dire NON nous nous toucherons pas aux accords avec l'Algérie je pense que il y a une espèce de radicalisation de la position qui correspond à la volonté de s'affirmer bon parce que ça ne peut pas être autre chose que ça ça ne peut pas être autre chose que ça au regard des majorités existantes un mot sur le texte sur la justice des mineurs he puisqu'il a été voté à l'assemblée il va arriver au Sénat Gérald harmanan veut le durcir ce texte au Sénat il faut encore le durcir pour vous on va l'étudier pour l'instant il vient d'arriver nous venons de désigner un rapporteur à la commission des lois il faut l'étudier je pense que la délinquence des mineurs nécessite effectivement un traitement qui n'est pas celui qui existe aujourd'hui on a des travaux qui existe on a du droit comparatif enfin comparer on a la prise en compte du fait que les mineurs aujourd'hui n'ont peut-être pas un traitement on regarde la sanction qui soit appropriée pour empêcher la récidive bon ça reste l'éducation et la sanction sont de choses qui peuvent coexister enfin n'importe quel part on le sait d'ailleurs et et il faut certain se pencher plus avant sur ce sujet durcir ne pas durcir essayer d'être efficace c'est ce que nous essayerons de faire à la commission des lois nous essayerons d'être efficace allez on va aller en Bretagne voir l'actualité dans votre région bonjour Stéphane beignier merci beaucoup d'être avec nous directeur de l'information de TV Ren Stéphane à 48h maintenant de l'ouverture du Salon de l'Agriculture vous avez une question à muurielle Jourda sur la protection des terres agricoles oui bonjour madame la présidente de la commission des lois au Sénat une question concernant le fameux zan le zéro artificialisation nette prévu par la loi climat et résilience le Sénat semble avoir par un projet de loi une une interrogation sur les objectifs à mener alors que le zé zan est prévu pour 2050 la question est simple que dites-vous aux membres de la Confédération régionale bretonne de gouvernance qui s'inquiète de ce projet de loi moi je ne m'en inquiète pas pas du tout j'ai toujours été extrêmement dubitatif sur le zéro artificialisation nette qui qui effectivement a pour but de diminuer par moitié en 2031 l'artificialisation des terres puis de ne plus rien artificialiser à partir de 2050 je pense que c'est une idée qui n'est pas excellente pourquoi parce que elle est contredite par les faits le postulat sur lequel elle part est contredit par les faits en France on a 55 millions d'hectares de terre 26 millions agricoles 17 18 millions euh en forêt bon forêt qui s'étend sans discontinuer depuis des années au moins 1985 donc nous avons par ailleurs ça c'est le rapport du Sénat qui disait une artificialisation réelle suivant les modes de calcul entre 5 et 9 et5i % du territoire ce qui est assez faible d'ailleurs il suffit qu'on prenne le train pour traverser la France ou l'avion pour la survoler pour ceux qui ont encore le courage de prendre l'avion malgré les dictates qui existe et bien on se rend compte que la France est entièrement verte ça n'est pas une raison pour la bétonner euh suivant euh les les les propos qui peuvent être pris mais vous regarderez entre 2009 et 2022 on a consommeré par an 10000 hectares de moins alors que la population augmentait de 4 millions la réalité c'est que la France n'est pas un pays artificialisé et que d'ors et déjà la sobriété foncière est acquise donc la question à mon sens n'est pas celle-là euh le le zéro artificialisation nette ça répond à problème qui n'existe pas et ça en crée des nouveaux les nouveaux c'est que vous pouvez demander et je l'ai fait dans mon propre département du Mor billan je suis allée voir les élus qui sont en charge des règles d'urbanisme je qui qui mettent en uvre le Z ils mettent en œuvre la loi les élus je leur ai posé la question toujours la même question est-ce que vous pensez que au regard des restrictions sur les terres constructibles aujourd'hui vous pourrez faire face aux demandes de foncier de foncier en terme d'habitat et en terme d'économie et la réponse est toujours non donc pour résoudre un problème qui n'existe pas nous sommes en train d'en créer un qui est extrêmement important c'estàdire que aujourd'hui par exemple si on parle d'agriculture puisque salon d'agriculture arrive un maire au regard de la surface constructive qu'il va avoir il va se poser la question de savoir s'il donne plutôt un permis à tris maison ou un hangar agricole donc sous prétexte de préserver l'agriculture et les terres agricoles qui soit dit en passant en Bretagne malheureusement sont de moins en moins utilisés parce que l'élevage l'élevage diminue au prétexte de de de préserver ces terre ce sur quoi tout le monde est d'accord on est en train de créer une difficulté y compris pour les agriculteurs lorsqu'ils vont avoir besoin de leurs outils d'exploitation donc moi c'est c'est ça que je répondrais à à cette à cette instance qui est très contente de restreindre les droits moi j'estime que l'État et les pouvoirs publics n'ont pas pour rôle d'empêcher les gens de travailler d'empêcher les gens de se loger Stéphane madame la sénatrice tout l'enjeu aujourd'hui c'est de concilier développement économique d'un côté préservation de l'environnement de l'autre oui mais encore une fois il me semble pas que la menace soit extrêmement importante si on regarde la réalité des chiffres et si on sort de l'idéologie ensuite cet enjeu enfin il est acquis depuis assez longtemps encore une fois on consomme de moins en moins on consomme de moins en moins alors que la population est de plus en plus importante donc l'enjeu il existe tout le monde en a pris conscience il faut continuer en ce sens mais restreindre encore une fois les capacités à construire me semble contre-productif parce que l'enjeu aussi c'est qu'on puisse travailler qu'on puisse se loger merci beaucoup Stéphane beignier merci d'avoir été avec nous directeur de l'information de TV Ren on va terminer avec des question un petit peu politique qui concerne votre parti les républicains Murel Jorda Gérard Larché qui dit ce matin dans Le Figaro qu'il votera pour Bruno rotillot vous aussi oui oui oui je voterai pour Bruno retaillot d'abord je l'ai déjà fait la fois dernière et puis pour le coup c'est un vote dont je ne me cache pas donc pas que je me cache des autres mais c'est effectivement la désignation au sein de ma famille politique donc je prends je prends position je voterai pour Bruno otillo d'abord parce que je connais ses grandes qualités puisque c'était notre président de groupe moi je l'ai vécu pendant ces ans d'autres pendant plus longtemps je connais sa sincérité sa droiture le fait que et tout le monde peut le constater il ce qu'il disait dans dans l'opposition ou lorsqu'il n'avait pas le pouvoir il le dit de la même façon lorsqu'il exerce des fonctions ça c'est assez rare pour être souligné et puis en plus de façon moins moins moins je dirais personnelle c'est celui qui aujourd'hui incarne il incarne la droite donc il ne faut pas se passer de quelqu'un qui a ce genre d'incarnation être élu c'est être au bon endroit au bon moment ou il est au bon endroit au bon moment et en plus il a de grandes qualités pour l'être donc plus que le invoquer s trompé de stratégie politique Laurent vquier alors moi je veux pas faire la stratégie de Laurent vquier c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup aussi Laurent vquier mais à l'évidence celui qui aujourd'hui incarne parce que peut-être effectivement il a pris le risque d'aller dans un gouvernement dont il n'était pas évident qu'il puisse occuper la place qu'il occupe aujourd'hui il a pris ce risque il a pris ce risque de ne pas refuser le pouvoir contre on lui offrait pour faire pour mettre en œuvre la politique à laquelle il a toujours cru ben écoutez c'était un peu kit tout double c'est double donc il faut accompagner ce mouvement voilà indépendemment des grandes qualités politiques de de et humaines d'ailleurs de Bruno rotaillot merci beaucoup mer Jorda merci d'avoir été notre invité dans 20 minutes dans le club débat autour de la question de la laïcité en partenariat avec le journal Lacroix mais d'abord on va évidemment parler politique tout de suite avec le ministre françoissamen qui nous rejoint [Musique]
Muriel Jourda