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interviewBFM TV (sur YouTube)· 24 avril 2025 11 min

Attaque au couteau à Nantes: le point presse en intégralité de Bruno Retailleau et Élisabeth Borne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et madame Borne vont prendre la parole. Ils sont en train de s'approcher de notre caméra pour donc une première intervention après cette visite et et les entretiens qu'ils ont eu avec le personnel de cet établissement. On rappelle d'ailleurs que c'est le corps enseignant qui a maîtrisé l'assaillant.

H la saan de 15 ans qui a tué une camarade, en a blessé trois autres dont un de ses élèves est encore en urgence absolue. On va écouter la prise de parole du ministre de l'intérieur Bruno Rotaillotquer de madame Borne la ministre de l'éducation nationale. Et mes pensées vont d'abord descendre qui a perdu la vie trois élèves qui sont blessées.

Je veux exprimer tout mon soutien, tout ma solidarité à ses victimes. Mes pensées vont d'abord à l'adolescente qui a perdu la vie, trois élèves qui sont blessés et je veux exprimer tout mon soutien, toute ma solidarité à ces victimes, à leur famille, à leurs proches. Et puis je voudrais aussi rendre hommage au personnel de l'établissement qui se sont interposés et qui ont pu neutraliser l'agresseur.

Ce qui a permis de d'éviter que ce drame ne soit encore plus plus grave que ce que l'on constate aujourd'hui. Je veux naturellement rendre hommage au services de secours, aux forces de sécurité qui sont intervenues très rapidement. Je aujourd'hui c'est vraiment toute la communauté éducative qui est sous le choc et je veux leur exprimer toute ma solidarité, tout mon soutien.

Il y a naturellement un accompagnement psychologique qui a été mis en place en particulier pour les élèves qui sont impliqués dans l'événement qui ont pu être témoins de ces agressions pour les professeurs aussi. Et naturellement ce soutien va être maintenu autant que de besoins dans les jours qui viennent. Voilà, moi je dois simplement redire toute l'émotion et tout le soutien que je veux apporter à la communauté éducative et avec Bruno Rota assurer qu'on est totalement mobilisé pour accompagner la communauté éducative ici comme ailleurs.

Bien, j'ai tenu à me déplacer au côté d'Élisabeth Borne pour ce drame qui nous bouleverse, qui est un drame qui bouleverse aussi, je pense, toute la nation qui est sous le choc. La nation qui se tient au côté d'abord des familles, des victimes. Il y a encore trois blessés.

Il y a une jeune fille qui est décédée et nous avons tous une pensée pour ses parents. Personne ne peut se mettre à leur place tout simplement parce que perdre un enfant c'est la pire des douleurs. Comme Élisabeth, je veux rendre hommage au courage de ceux des enseignants de l'équipe pédagogique qui sont parvenus à maîtriser le meurtrier parce que il est probable qu'il ait continué sa trajectoire sanglante.

Ils ont eu beaucoup de courage. Beaucoup de courage. Pour le reste, je veux saluer évidemment tous les intervenants qui sont arrivés très très vite.

Élisabeth le a dit, notamment les policiers, notamment les sapeurs pompiers, notamment aussi les médecins, les services des urgences, toutes celles et ceux qui au quotidien finalement par leur courage interviennent pour essayer de sauver des vies. C'est ce qu'ils ont tenté évidemment de faire. Enfin, ce que je veux dire, c'est que je suis, comme beaucoup de Français, bien sûr bouleversé, mais totalement effaré par cette violence qui se déchait.

Nous étions avec Bborn il y a quelques semaines devant un lycée, je n'oublie pas que il y a un mois, date pour date, un adolescent trouvait la mort poignardé devant un lycée, c'était dans dans les sonnes bouleversé donc par cet ensuvagement. Un professeur, une professeur parlait de l'écomis, on ne se résout pas à ce que ces lieux de vie, ces lieux d'enseignement deviennent parfois des lieux d'ensauvagement, des lieux de mort. Je pense qu'au-delà des mesures que on peut prendre, qu'on doit prendre, qu'on a déjà pris, il y a une question beaucoup plus profonde qui concerne toute la société.

Je pense que ça n'est pas un fait divers ce drame, cette tragédie. C'est un fait de société. C'est un fait de société.

Nous sommes dans une société qui a encouragé le laxisme, qui a voulu déconstruire les interdits, l'autorité, l'ordre, les hiérarchies et qui a accouché finalement de toute cette violence avec des jeunes. pour l'instant on ne connaît pas le profil. C'est les enquêteurs sous l'autorité judiciaire qui devra appréhender notamment le profil psychologique.

Mais cette violence, il faut la dénoncer et au-delà des mesures qui peuvent être prises et qu'ils seront d'ailleurs. Mais je pense que il y a aussi une société à reconstruire, des repères à rebâtir, des hiérarchies à refaire, une autorité à restaurer. est une question qui nous est posée collectivement collectivement les familles, l'école de la société.

Est-ce que vous savez si c'est un acte isolé ? Écoutez, on s'est entretenu bien sûr avec le procureur, le substitut du PNAT et pour l'instant on ne peut rien dire. Il semblerait que oui, mais c'est pas à nous de le dire.

Je pense que le procureur demain fera une communication. Donc il aura l'occasion à partir des éléments d'enquête. Je veux dire qu'on est très en tout cas les services notamment des forces intérieures.

Les enquêteurs, on est très mobilisé puisqueau moment où je vous parle, il y a une cinquantaine d'enquêteurs qui ont été mobilisés, qui travaillent d'arrache-pied plus de 70 auditions et et on va continuer pour élucider évidemment un maximum cette scène de crime. Vous parlez du PNAT, ça veut dire que il y a une notion de terrorisme ? Non, le Pnat parfois puisqu'il y a eu ce fameux manifeste, il est normal que le PNAT s'interroge.

Il s'est interrogé au moment là encore où nous sommes venus vers vous, euh nous étions aussi avec le substitut. Il est pas évident du tout que le le PNAT euh puisse se saisir. En tout cas aujourd'hui, il est en train d'évaluer pour savoir si les faits sont de son ressort, de son champ de compétence ou non. probable que non mais on ne sait jamais et c'est pas moi de le dire c'est au PNAT et au procureurs qui vous le diront dans les prochaines heures.

Dans quel état de santé sont les blessés ? Je pense que c'est là aussi ce sera le procureur qui pourra le préciser. On peut pas aujourd'hui garantir que tous les jeunes sont notamment qu'un un des jeunes est totalement tiré d'affaires.

Est-ce qu'aujourd'hui la fou des sac c'est suffisant en fait pour éviter ce genre de drame ? [Musique] On a conduit on a conduit 1000 opérations, je crois voyez et y compris dans le département le 2 avril s'est tenu une réunion sous l'autorité de la directrice de cabinet du préfet département préfet de région pour envisager pour sélectionner des établissements. Il y en vingtaine qui ont été sélectionnés mais on ne pourra jamais placer un policier ou un gendarme derrière chaque élève.

Bien sûr, il faut faire des fouilles. Moi, je pense que on tira un certain nombre de conclusions, mais ce que j'ai dit est important. C'est un questionnement beaucoup plus vaste.

Il faut reconstruire l'autorité. On va vers une société d'ensauvagement. Cette barbarie, y compris qui touche désormais les plus jeunes, là encore, il faut nous interroger et il faudra travailler évidemment à rebâtir cette hiérarchie, cette autorité.

Je pense que ça parler d'un phénomène de société, mais comment on lutte contre un mal ? Et ben on lutte en faisant en sorte que on ne déconstruise pas justement les repères, l'autorité, les hiérarchies. Voilà.

Naturellement la question des réseaux sociaux qui posé aussi. Vous savez que le président de la République avait lancé une commission sur les écrans et je pense qu'il aura l'occasion de d'en tirer les conséquences prochainement. Et vous pensez que vous pouvez être entendu justement par les réseaux sociaux parce que souvent il y a des demandes qui ont été faites et c'est toujours difficile d'être entendu.

Alors il y a des domaines dans lesquels il y a une réglementation européenne, il faut sans doute aller plus loin notamment pour protéger les jeunes de l'influence qui peut que peuvent jouer ces réseaux sociaux. Est-ce que ces jeunes justement avaient proféré des menaces sur les réseaux sociaux parce que c'est pas le cas enquête. C'est l'enquête mais pas pas que pas que nous connaissions en tout cas. pas que nous connaissions, mais c'est l'enquête qui le dira bien sûr puisque différents éléments notamment de ces écrans seront analysés et ça permettra aux enquêteurs et à l'autorité judiciaire d'en savoir plus.

Mais pour l'instant, très franchement aucun élément ne permet de le dire et une fois de plus, ce sera les enquêteurs, c'est l'enquête et l'autorité judiciaire qui pourront vous le dire. qui vous ont rappelé les professeurs que vous avez rencontré qui ont peut-être assisté aux événements ? Comme vous l'imaginez, toutes les équipes qui étaient présentes et qui ont pu intervenir pour neutraliser l'agresseur sont forcément choqués et peut se enfin voilà si on se met à leur place.

C'est moi je voudrais à nouveau saluer le courage de ces professeurs qui sont intervenus, qui ont eu le courage d'affronter un jeune qui était armé et qui venait de blesser et de tuer une élève. Ils sont sous le choc et en même temps, ils sont aussi très mobilisés pour reprendre leur cours et accompagner les élèves et poursuivre le projet pédagogique de l'établissement. Donc je pense qu'on a vu une équipe choquée ce soir mais aussi très soudée et qui souhaite accompagner au mieux les élèves dans les prochaines semaines.

Les profs seront suspendu demain. C'est le directeur qui vous le dira. Il communiquera ce soir sur la façon dont ça va se passer.

Merci messieurs dames. Merci à vous.