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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 30 avril 2026 13 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeNumérique

Violences urbaines, protoxyde d'azote, 1er Mai...Laurent Nuñez répond à nos questions

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Le calme est-il revenu dans les Yvelines après les violences urbaines ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Faites-vous des liens entre les violences dans différentes villes des Yvelines ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Votre message aux préfets annonce-t-il une tolérance zéro sur les violences urbaines ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Votre projet de loi crée-t-il de nouveaux délits ?

  • 6:15OuverteRéponse directe

    Comment cette loi combattra-t-elle la consommation de protoxyde d'azote au volant ?

  • 8:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi pensez-vous que votre texte sera adopté malgré les difficultés à trouver une majorité ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Laurent Nèz, ministre de l'intérieur est avec nous. Bonsoir monsieur le ministre. Merci euh de nous accorder euh cette interview.

Euh vous êtes donc actuellement en déplacement dans les Yvelines euh où des policiers de la BAC ont été euh violemment pris pour cible ce weekend. Ces tensions, elles arrivent après d'autres incidents he qui ont éclaté dans une commune voisine. Est-ce que ce soir le calme est revenu de manière pérenne ou est-ce que vous vous craignez de nouvelles violences dans le département ? [grognement] Oui, bonsoir.

Non non oui, je suis effectivement dans le département des Yvelines. Je visite des militaires de la gendarmerie nationale et et des policiers tout à l'heure là dans quelques minutes maintenant pour venir leur apporter mon soutien parce qu'effectivement depuis depuis quelques jours dans le secteur des muraux de Cuviller dans quelques communes aux alentours on les policiers les gendarmes ont à faire face à des violences urbaines et donc ils sont très engagés. Donc il il est important comme ministre de l'intérieur que je vienne leur apporter mon total soutien.

Il y a beaucoup de prises à partie. Euh voilà, donc il évidemment ils apportent des réponses appropriées, procèdent à des interpellations, ils font régner l'ordre. Mais il était important pour moi de venir leur apporter un soutien. surtout que pour sept d'entre eux, au cours de ces événements, ils ont été blessés dans un grièvement hein pour lequel j'ai évidemment une pensée ce soir qui est un effectif de de de la BAC des mureaux dans le département des Évelines.

Voilà, ce soir, je suis venu apporter mon soutien à ces effectifs pour qui endigu ces violences urbaines qui se produisent maintenant depuis plusieurs jours. Et sur ces violences urbaines, justement sur le le scénario de ces affrontements, est-ce que vous faites des liens entre ces violences qui ont eu lieu dans différentes villes des Yvelines ? Oui oui bien sûr il y a il y a un lien qui que nous faisons évidemment un lien entre ces différentes violences urbaines qui se déroulent dans dans dans plusieurs villes hein qui prennent la forme en fait souvent d'un d'incendie de guitapan pour attirer les forces de l'ordre puis elles sont prises à partie par des gets de projectile ou des tirs de mortiers.

Voilà ce qu'on appelle des violences urbaines très classiques et systématiquement les militaires de la gendarmerie et les fonctionnaires de police répondent et et font et font et font rétablir l'ordre. Voilà, ça fait quelques soirées que le phénomène dure et ça fait quelques soirées que la réponse est parfaitement à la hauteur pour maintenir l'ordre républicain et qu'il n'y ait pas de débordement grave. Alors justement, monsieur Nunes, bonsoir.

Nathalie Saintcric, vous avez diffusé un un message à tous les préfets pour de manière à à leur donner vos préconisations. En fait, qu'est-ce que ça change quand vous dites on a l'impression qu'il y a le zéro zéro comment s'appelait ? Tolérance zéro.

Euh, il y a un certain nombre de choses, mais finalement, est-ce qu'il y a une change un changement de philosophie qui est on ne tolérera plus rien alors que c'était peut-être pas le cas avant ? Non, pas du tout, pas du tout. J'ai diffusé un message effectivement il y a il y a il y a quelques jours, mais c'est assez habituel.

C'est normal pour un ministre de l'intérieur de de rappeler aux forces de sécurité intérieure qu'il ne faut pas tolérer les violences urbaines. Vous savez, depuis le début de l'année dans notre pays, les violences urbaines sont en baisse de 9 % depuis le 1er janvier 2026. En revanche, en revanche, les violences urbaines qui sont dirigées contre les forces de l'ordre, les prises à partie contre les forces de l'ordre, elles sont en augmentation, hein, c'est + 19 % depuis le début de l'année.

Donc, il est normal, comme ministre de l'intérieur. Vous savez, moi je suis très attaché à l'autorité, à la fermeté. Je rappelle à l'ensemble des préfets qu'il est important d'intervenir systématiquement quand il y a des violences urbaines.

On répond. Parfois, on prend évidemment le temps de se repositionner, de s'organiser, mais on doit toujours apporter une réponse. On ne peut pas tolérer de violence urbaine dans notre pays.

Vous savez, les violences urbaines, c'est des incendie de véhicules, des incendies de poubelles, des jets de projectiles sur les forces de l'ordre, des gets de projectiles, des tirs de mortiers sur les forces de l'ordre. Donc, il est important qu'il y ait systématiquement une réponse et euh des interpellations, hein, ici euh ces jours derniers, il y en a il y en a une vingtaine et évidemment toujours en lien avec les procureurs euh de la République qui engagent les poursuites. Voilà, ça n'est qu'un rappel des instructions permanentes de fermeté et d'autorité qui sont les miennes.

Alors, monsieur Nunes, vous portez un projet de loi euh qui porte sur la sécurité du quotidien. Expliquez-nous la philosophie de ce texte. Vous voulez créer de nouveaux délit ?

On on manquait d'outils pour faire face à de nouvelles formes de délinquence. Non, c'est on s'adapte, vous savez dans la lutte contre la délinquence, on s'adapte en fait en permanence. Donc effectivement ce projet de loi Ripost, il prévoit, je j'ai appelé ça un choc d'autorité parce que sur dans certains sur certaines thématiques, oui, on renforce les sanctions.

C'est le cas en matière de de rodéo urbain. On va créer une amende forfaitaire dctuelle de 800 € pour apporter une réponse pénale immédiate et puis surtout on prévoir la possibilité pour les préfets de suspendre la possibilité de conduire des vé administrativement he la possibilité enfin d'interdire même la possibilité de conduire des véhicules terrestres à moteur quand il y aura des rodé urbains. va durcir les sanctions pour l'usage des mortiers d'artifice.

Et on voit que le le les dégâts que causent les mortiers notamment contre les forces de l'ordre, on le voit ces jours derniers dans les Yvelines. Donc voilà, on va durcir et renforcer les sanctions. Puis surtout, on crée un cadre dlicuel pour la consommation du protoxyde d'azote qui est un véritable fléo, donc pour la consommation et la vente.

Voilà, on crée un certain nombre de délits et on permettra au préfet par ailleurs de fermer ceux des commerces qui vendent de manière illégale le protoxyde d'azote qui est utilisé par les jeunes. ce qu'on appelle le le c'est c'est devenu véritablement une véritable drogue et donc on crée des délits pour mieux sanctionner tout cela. Voilà donc ce projet de loi poste il vise à apporter des réponses à la fois pénales et des réponses en matière de procédures administrative pour pouvoir mieux répondre contre le la la délinquence et on s'adapte on s'adapte à chaque fois évidemment à l'évolution de de celle-ci.

Le protox protoxyde d'azote, c'est quelque chose de de nouveau et le fléo des rodéo continue. Donc il faut durcir la les sanctions. Justement le le protoxyde d'azote, un mot de plus parce que c'est une grande préoccupation chez les Français.

La consommation serait notamment en hausse au volant. En quoi cette loi pourrait vraiment aider à mieux combattre cette consommation qui, comme vous le disiez, est devenue un fléo ? Ben, il y a rien si vous voulez.

Actuellement, il y a il y a rien sur le protoxyde d'azote, hein. C'est un produit qui est utilisé, on le sait, en en cuisine, dans les dans les hôpitaux, mais il y a pas de texte. Il y a des préfets qui prennent des arrêtés pour les interdire, des maires aussi qui prennent des arrêtés, mais c'est contraventionnel. n'est que des ce ne sont que des contravins.

Là, on crée trois délis qui sont extrêmement importants. D'abord, un délit qui vise à réprimer le fait de conduire sous l'emprise du protoxyde d'azote. Le fait également d'en transporter de manière illégitime, hein, les nos policiers, nos gendarmes tous les soirs rencontent des jeunes qui ont des bouteilles de protoxes d'azote avec eux, qui en consomment, qui les transportent de manière irrégulière et donc ce sera un délit, pourra y avoir donc des des sanctions.

Donc c'est évidemment il y a un troisème délit qui sera celui d'en d'en vendre dans des conditions illicites. Donc voilà, donc ce sera c'est évidemment un texte extrêmement répressif mais le protoxyde d'azote est un véritable fléo. On voit que de plus en plus de jeunes en consomment, conduisent au volant.

Alors en consommer, il y a des conséquences graves pour la santé publique et puis par ailleurs souvent font conduisent de leurs véhicules en ayant consommé du protoxide. On a vu que parfois il y avait des accidents mortels extrêmes donc extrêmement graves et donc voilà, on crée trois délits là où il n'y avait il n'y avait rien, il y avait pas de il y avait pas de dispositif en place. Alors votre projet de loi, il va être discuté au Sénat en mai avant d'aller à l'Assemblée nationale au mois de juin.

On connaît la difficulté aujourd'hui à trouver une majorité dans cette assemblée. Pourquoi votre texte réussirait à être voté ? Mais il je suis très confiant sur l'adoption de ce texte.

Ce sont des dispositions qui sont consensuelles. Elles visent à renforcer un certain nombre de sanctions à la fois pénal et administrative. Donc on vient de parler des rodéo, du tir des mortiers, du protoxyde d'azote.

Il y a aussi des dispositions qui concernent les rêves parties. Donc voilà, c'est un texte qui je pense fera consensus. C'est un texte qui fera consensus et qui par ailleurs, il y a un deuxième volet qui vient renforcer les prérogatives des forces de sécurité intérieure, leur possibilité d'action.

Donc voilà, moi je suis très confiant sur le fait qu'on trouvera des consensus. Vous savez, j'étais au bord du gouvernement dans le cadre d'une proposition de loi qui a été portée par le député Charles Redwell et par Michel Barnier, hein. Donc euh proposition de loi qui a été discutée récemment, qui vise notamment à créer une rétention de sûreté pour les terroristes, qui vise à à à à augmenter la durée de rétention des étranges en situation régulières qui constituent des menaces pour leur public ou qui ou qui ont été condamnés pour des faits de terrorisme.

Voilà, ce texte, il est allé il est allé au bout. On va les réexaminer en 2è délibération. Voilà.

Moi, je suis confiant sur les questions de sécurité pour trouver, y compris à l'Assemblée nationale des consensus qui feront des majorités politiques pour faire adopter le texte. Voilà, je suis très confiant, c'est c'est plus compliqué que ça n'était auparavant, je vous le concède, mais je suis très confiant que sur les questions de sécurité, on trouve des consensus et ces majorités qui sont indispensables pour la sécurité de nos concitoyens. C'est vous-même qui venez de le dire.

C'est un texte très répressif ou répressif. Est-ce que vous considérez pas justement que ce mot-là puisse heurter certaines personnes notamment sur les bancs de la gauche ? Non, c'est un j'emploie le terme de répressif au sens pénal, hein.

Au sens pénal, vous savez. Euh quand quand les forces du bloc du bloc central, chez les républicains et puis aussi dans les rangs des socialistes. Voilà, je crois que le l'autorité c'est pas un 20 mot et euh le phénomène des des rodé, des tir de mortiers comme contre les forces de l'ordre, la consommation du protoxyde d'azote, je crois que personne maintenant ne plus personne ne ne l'accepte.

Vous savez quand vous recevez comme je l'ai fait euh avec Géraldin, le garde des saut, les les parents d'un d'un jeune homme qui a été violemment renversé à Lille le soir de de la Toussin par un individu qui avait consommé du protoxyde d'azote et que ce jeune homme est décédé à à 20 ans. Vous savez, voilà, on se pose pas de question. Le les mots n n'ont plus de sens, répressif, par répressif, ça n'a pas de sens.

Ce qui compte, c'est de pouvoir endiguer un phénomène et nous y apportons des réponses. C'est certes certes des réponses sécuritaires, mais il faut il voilà, il faut il faut il faut faire respecter la loi et nous le devons à toutes les victimes. En tout cas, c'est le c'est le but que je m'assigne et je suis persuadé que nous parviendrons à faire aboutir ce texte.

Monsieur Nines, on est à la veille du 1er mai et de ces habituels cortèges. Vous avez alerté les préfets sur les risques de violence. Est-ce que demain c'est un premier mai ou haute surveillance ? les les manifestations de voie publique sont toujours sur haute surveillance.

C'est c'est très habituel, vous savez, pour le le 1er mai, c'est d'abord la journée internationale du travail, donc des travailleuses et des travailleurs. C'est d'abord ça le 1er mai, hein, c'est d'abord un moment de revendication, de manifestation et les forces de sécurité intérieur, les policiers, les gendarmes sont là pour faire en sorte que les choses se passeront bien sous l'autorité des préfets partout sur le territoire national. Donc ces manifestations vont être encadrées avec les organisateurs, elles ont toutes été déclarées.

Il y a il y a 320 manifestations demain sur l'ensemble du territoire national. On attend un peu plus de 100000 personnes sur l'ensemble du territoire national. Donc voilà, moi je ne suis pas plus inquiet que d'habitude.

Si j'ai simplement rappelé au préfet ce qui était euh ma doctrine d'intervention qui, je vous le rassure, était celle déjà de mes prédécesseurs. Je l'ai vécu lorsque j'étais préfet de police puisque je les ai appliqué. C'est une des doctrines qui consiste à encadrer les manifestations, c'est-à-dire à être présent et à intervenir s'il doit y avoir des violences contre les forces de l'ordre ou des violences contre les personnes ou des violences contre les biens.

Voilà, ça n'est ni plus ni moins que cela. Et je suis d'ailleurs un peu surpris, j'ai entendu tout à l'heure sur votre plateau pendant que j'attendais de prendre l'antenne, euh une personne s'exprimer et et dire queil y avait une sure on mobilisait on surmobilisait les forces de sécurité intérieure. C'est faux.

Non, on surmobilise pas les forces de sécurité intérieure, mais elles sont simplement là pour intervenir s'il y a des violences parce que ces violences empêchent les cortèges de se dérouler normalement et demain ce sera le cas. Demain, je vous garantis que les cortèges se dérouleront dans le calme et que s'il doit y avoir en revanche des violences, il y aura des interventions des forces de sécurité intérieure sous l'autorité des préfets conformément aux instructions que j'ai passé. En de mot, monsieur Nunè, pour terminer, vous avez rencontré aujourd'hui beaucoup de policiers, vousz remonté le moral.

Quelles sont les deux principales récriminations ou demandes que vous avez pu entendre ? Est-ce que c'est en terme d'effectif, de salaire, de repos, euh de qu'est-ce qui est leur manque le plus ? Non, je crois que je je évidemment, on a toujours des problèmes des des d'effectifs, mais on y a répondu ces dernières années, vous savez, il y a eu plus de 12000 recrutements de policiers, de gendarmes.

Donc voilà. Donc je crois que ce qui voilà je moi je ne rencontre chaque fois que je me déplace sur le terrain, je rencontre des policiers et des gendarmes qui sont courageux, qui ont besoin du soutien évidemment de leur ministre aussi toute la nation et ils l'ont et ils l'ont très majoritairement et voilà et donc c'est voilà je je suis un ministre heureux à la tête de fonctionnaires de police et de gendarmes qui sont totalement engagés et qui nous rendent toutes et tous très fiers. Voilà, il faut en être très fier.

Il lutte contre la délinquence tous les jours, il lutte contre les violences urbaines comme en ce moment dans les Ivelines et puis demain, ils vont encadrer [grognement] des manifestations qui vont se dérouler partout sur le territoire national pour qu'elle se passe de la manière la plus paisible qui soit. Voilà. Et pour répondre très directement à votre question, moi je comme ministre de l'intérieur, je n'ai pas de crainte particulière pour ce 1er mai.

Mais c'est normal que quand partout dans le pays, beaucoup de gens se rassemblent sur la la voie publique, que le ministre de l'intérieur rappelle qu'il faut encadrer pour que la liberté d'expression puisse s'exprimer normalement mais qu'on ne tolère pas les violences. Ça n'est pas tolérable. Merci beaucoup Laurent Nugèz d'avoir été notre invité ce soir sur France Info.

Merci beaucoup. Merci Nathalie Saintcric et à suivre sur notre antenne les informés. Bonne soirée à tous.

Violences urbaines, protoxyde d'azote, 1er Mai...Laurent Nuñez répond à nos questions — Laurent Nuñez · Pourquijevote