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InterviewRMC (sur YouTube)· 6 juillet 2022 21 minContradictoireMixteInstitutions & Ă©lectionsSolidaritĂ©s & familleÉconomie & entreprisesJustice

🔮 EN DIRECT - Mathilde Panot invitĂ©e de RMC

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRĂ©ponse directe

    Vous avez déjà dit qu'il y aurait une motion de censure, c'est-à-dire qu'elle n'a rien dit, et boum, vous sortez déjà la motion de censure.

  • 0:54RelanceRĂ©ponse directe

    Une motion de défiance, mais pardon, c'est un peu un jeu de dupes, parce que la réalité, c'est que si elle avait demandé ce vote de confiance, vous savez déjà qu'elle ne l'aurait pas eu. Donc, vous l'encouragez à faire un geste suicidaire ?

  • 1:54OuverteRĂ©ponse directe

    Mais Mathilde Panot, on le sent bien, on est quand mĂȘme dans une situation en fait oĂč tout le monde est perdant.

  • 3:31RelanceRĂ©ponse directe

    Mais cela dit quand mĂȘme, au-delĂ  du mot ennemi et du choix du mot ennemi, l'attitude que vous avez ce matin, c'est-Ă -dire dire d'entrĂ©e de jeu, quoi qu'il arrive, on sera dans la dĂ©fiance, quoi qu'il arrive, on sera dans l'opposition, ça fait de vous forcĂ©ment un peu des ennemis quand mĂȘme.

  • 4:39RelanceRĂ©ponse directe

    La dĂ©mocratie, c'est aussi peut-ĂȘtre d'accepter quand on a perdu. Je voudrais citer Jean-Luc MĂ©lenchon qui dĂ©clarait hier, avec 1,5% des voix de plus aux lĂ©gislatives, la NUPES aurait eu la majoritĂ© absolue. MĂ©lenchon, Premier ministre, c'Ă©tait possible. Il va refaire le match combien de temps ?

  • 7:50OuverteRĂ©ponse directe

    Quand on voit par exemple, et là j'en viens vraiment précisément à ce paquet pouvoir d'achat, qui est la premiÚre chose qui vous sera proposée en quelque sorte, puisque ce paquet pouvoir d'achat sera présenté jeudi en Conseil des ministres, examiné à partir du 18 juillet à l'Assemblée nationale. Dans ce paquet, il y a par exemple l'idée de pouvoir continuer à aider les gros rouleurs les plus modestes. C'est-à-dire, en gros, la barre, ce sera si vous gagnez autour de 1 600 euros net par mois et que vous avez besoin de votre voiture pour aller travailler, vous recevrez une forme d'indemnisation, on ne sait pas encore trÚs bien sous quelle forme. Mais est-ce que ça, quelque chose dont vous dites pourquoi pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29InvitĂ© politiqueFait
    « La légitimité du gouvernement dépend de l'Assemblée nationale. »
  • 0:36InvitĂ© politiqueFait
    « Elle ne demanderait pas un vote de confiance à l'Assemblée. »
  • 9:33InvitĂ© politiqueChiffre
    « 168 millions. »
  • 9:44InvitĂ© politiqueChiffre
    « 10 milliards d'économies dans le précédent quinquennat. »
  • 9:57InvitĂ© politiqueChiffre
    « Total, qui a fait 5 milliards de bénéfices juste sur le premier trimestre, 16 milliards l'année derniÚre. »
  • 10:01PrĂ©sentateurChiffre
    « et distribué 8 milliards de dividendes. »
  • 10:54InvitĂ© politiquePromesse
    « l'augmentation du SMIC à 1 500 euros. »
  • 11:02InvitĂ© politiquePromesse
    « le blocage des prix à la baisse. »
  • 11:18InvitĂ© politiquePromesse
    « baisser les prix, les bloquer à 1,40 euros. »
  • 15:11InvitĂ© politiqueFait
    « Il y a eu deux accusations contre Tahabouaf. »
  • 19:18InvitĂ© politiqueFait
    « nous n'avons pas transmis les témoignages, c'est vrai. »
  • 19:53InvitĂ© politiqueFait
    « il n'y a pas de plainte en justice. »

Temps de parole

  • Mathilde Panot71 %
  • PrĂ©sentateur28 %

≈ 2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).

ModÚle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

qui dépendent donc de vous, de vous, avec l'ensemble de la gauche sous la barriÚre de la NUPES. Grosse journée politique à l'Assemblée nationale, avec ce discours à 15h, la PremiÚre ministre sera face à vous tous. Vous avez déjà dit qu'il y aurait une motion de censure, c'est-à-dire qu'elle n'a rien dit, et boum, vous sortez déjà la motion de censure.

0:21
Mathilde Panot

Oui, parce qu'on veut poser un principe politique. Le principe politique, c'est que le gouvernement dépend, la légitimité du gouvernement dépend de l'Assemblée nationale. Or, la PremiÚre ministre a annoncé qu'aprÚs son discours, elle ne ferait pas ce qui se fait depuis 30 ans de maniÚre ininterrompue, c'est-à-dire qu'elle ne demanderait pas un vote de confiance à l'Assemblée. Donc, de fait, elle gouverne par le fait du prince. Pour nous, ce n'est pas acceptable. Et donc, un principe démocratique qui est qu'elle ne demande pas le vote de confiance, nous déposerons donc une motion de défiance.

0:51
Présentateur

Une motion de défiance, mais pardon, c'est un peu un jeu de dupes, parce que la réalité, c'est que si elle avait demandé ce vote de confiance, vous savez déjà qu'elle ne l'aurait pas eu. Donc, vous l'encouragez à faire un geste suicidaire ?

1:02
Mathilde Panot

Mais pas du tout. C'est juste accepter le résultat des élections législatives. Vous savez, vous avez en Macronie une sorte de tendance à vouloir fermer les yeux sur le vote des Français et des Françaises. Et il se trouve qu'Emmanuel Macron, son programme politique, a été battu lors de ses élections législatives. C'est-à-dire que la majorité du peuple français a choisi de délire des gens qui sont opposés à son programme politique. Et donc ça, il doit l'entendre. Il ne peut pas faire comme si cela n'existait pas, comme si cette élection n'avait pas existé, et continue à dire, regardez, j'ai été élu pour mon programme. Ce n'est pas vrai. Donc en fait, ce n'est pas un jeu de dupes.

C'est que si nous acceptons qu'il n'y ait pas ce vote de confiance, alors de fait, et que nous ne faisons rien derriÚre, nous sommes d'accord implicitement avec le fait qu'elle ne demande pas ce vote de confiance, eh bien nous le refusons. Et c'est pourquoi nous déposons cette motion de censure appelée motion de défiance pour faire écho à ce non-vote de confiance.

1:54
Présentateur

Mais Mathilde Panot, on le sent bien, on est quand mĂȘme dans une situation en fait oĂč tout le monde est perdant. C'est-Ă -dire de toute façon, il n'y a pas de majoritĂ© suffisante pour faire voter les lois, et il n'y a pas non plus d'opposition suffisante pour faire voter une motion de dĂ©fiance. Parce que vous la dĂ©posez, mais vous savez dĂ©jĂ  qu'elle ne sera pas adoptĂ©e.

2:09
Mathilde Panot

Ça dĂ©pend. Ça permet au moins Ă  chacun et Ă  chacune de se positionner. Mais probablement, oui, elle ne sera pas adoptĂ©e, mais c'est important de marquer des actes. La dĂ©mocratie, ce n'est pas accessoire dans notre pays. Et de mĂȘme que l'opposition, ce n'est pas accessoire dans notre pays. Nous, nous sommes l'opposition. Et nous ne voulons pas ĂȘtre dans une sorte de gloubli-goublah oĂč finalement, on se retrouve avec, oĂč on devrait accepter le programme politique du prĂ©sident de la RĂ©publique alors que nous avons Ă©tĂ© Ă©lus sur un tout autre programme, qui est celui de la NUP avec 650 mesures programmatiques, qui est celui en opposition Ă  Emmanuel Macron.

Et je crois que c'est important en démocratie de continuer à dire qu'il existe d'autres alternatives que celles proposées par le président.

2:52
Présentateur

GĂ©rald de Darmanin, qui Ă©tait Ă  ce mĂȘme micro hier matin, vous a qualifiĂ© d'ennemi.

2:57
Mathilde Panot

Comment est-ce que vous rĂ©agissez Ă  ça ? C'est assez croustillant de la part de celui qui qualifiait Mme Le Pen de trop molle en lui disant qu'il pouvait signer son livre. C'est assez croustillant aussi de la part de celui qui a fait notamment dans le dernier quinquennat 21 lois liberticides. Et je crois que les brevets en rĂ©publicanisme, il va falloir vraiment que La RĂ©publique En Marche arrĂȘte avec cette question-lĂ  puisque je crois que le rĂ©sultat de la politique qui a Ă©tĂ© menĂ©e pendant 5 ans, c'est l'Ă©lection de 89 dĂ©putĂ©s du RN. Et donc je crois qu'on peut arrĂȘter tous ces dĂ©bats sur cette question.

3:31
Présentateur

Mais cela dit quand mĂȘme, au-delĂ  du mot ennemi et du choix du mot ennemi, l'attitude que vous avez ce matin, c'est-Ă -dire dire d'entrĂ©e de jeu, quoi qu'il arrive, on sera dans la dĂ©fiance, quoi qu'il arrive, on sera dans l'opposition, ça fait de vous forcĂ©ment un peu des ennemis quand mĂȘme.

3:46
Mathilde Panot

Mais non, parce qu'en dĂ©mocratie, qu'est-ce qui se passe dans une AssemblĂ©e nationale ? Dans une AssemblĂ©e nationale, vous faites des dĂ©bats avec des arguments et des votes. Alors je comprends qu'ils soient un peu nostalgiques du moment oĂč ils avaient des Playmobil qui votaient comme le gouvernement le disait et oĂč finalement il n'y avait aucune discussion sur rien, aucun amendement n'Ă©tait acceptĂ© et oĂč finalement c'est eux qui bloquaient absolument tout. Eh bien cette fois-ci, le pouvoir passe de l'ÉlysĂ©e Ă  l'AssemblĂ©e nationale.

Et je crois que c'est sain dans une dĂ©mocratie que d'avoir ces dĂ©bats-lĂ , que d'avoir des dĂ©bats, par exemple, on va en avoir sur la dĂ©conjugualisation de l'allocation en d'ulte Ă  du clapet. C'est-Ă -dire que ça ne dĂ©pend pas du revenu du conjoint ou de la conjointe, mais que ça revienne sur la personne portĂ©e de handicap qui peut elle-mĂȘme avoir cette allocation. Eh bien sur cette question-lĂ ...

4:32
Présentateur

On va revenir sur ce point-lĂ , on va revenir sur la question du pouvoir d'achat. C'est le prochain paquet, on va voir ce que vous pourriez voter ou ne pas voter. Mais pardon, je vous prends au mot, vous dites que c'est la dĂ©mocratie. La dĂ©mocratie, c'est aussi peut-ĂȘtre d'accepter quand on a perdu. Je voudrais citer Jean-Luc MĂ©lenchon qui dĂ©clarait hier, avec 1,5% des voix de plus aux lĂ©gislatives, la NUPES aurait eu la majoritĂ© absolue. MĂ©lenchon, Premier ministre, c'Ă©tait possible. Il va refaire le match combien de temps ?

4:55
Mathilde Panot

Ce n'est pas une question de refaire le match, c'est une question d'analyse de ce qui s'est passĂ© et d'expliquer qu'effectivement, s'il n'y avait pas eu une abstention record, qui doit toutes et tous nous interroger et qui nous fait redire qu'il faut impĂ©rativement passer Ă  la VIĂšme RĂ©publique avec la Constituante, c'est-Ă -dire le fait que le peuple réécrive sa Constitution et donc se refonde politiquement, eh bien je crois que si on n'analyse pas le scrutin, on ne comprend pas ce qui s'est passĂ©. Et s'il y avait eu 1,5% de plus, effectivement, nous pouvions avoir la majoritĂ© absolue. Si, mais moi avec Dixi, on va ĂȘtre paris en bouteille.

C'est vrai, mais c'est une maniĂšre de rĂ©pondre aussi au fait que nous aurions fait un coup de communication, nous n'y croyions pas, si nous Ă©tions tout prĂȘts de pouvoir faire en sorte de changer la politique qui Ă©tait menĂ©e dans ce pays. Et je vais vous dire, nous, nous continuons Ă  aspirer Ă  gouverner. Donc nous, nous continuons... Ce n'est pas fini pour vous, le match n'est pas fini. Écoutez, on est dans un combat politique, Ă©videmment que ce n'est jamais fini.

Et quand vous vous retrouvez avec une AssemblĂ©e nationale sur laquelle il n'y a pas de majoritĂ© absolue, et sur laquelle la RĂ©publique en marche, les macronistes, ont perdu 100 dĂ©putĂ©s quand nous en gagnons 90, eh bien oui, nous continuons de dire que nous sommes la premiĂšre force d'opposition, la premiĂšre force de proposition... Quand vous avez gagnĂ© 90, je dis sur toute la gauche, parce qu'effectivement, vous ĂȘtes Ă  75 dĂ©putĂ©s, la France insoumise. Sur la NUPES.

Nous sommes la premiĂšre force d'opposition, la premiĂšre force de proposition, et nous continuerons Ă  le faire, parce que, je vais vous dire, lorsqu'il y a des conflits de lĂ©gitimitĂ©, comme cela se passe au niveau de l'AssemblĂ©e, vous disiez vous-mĂȘme qu'il va y avoir peut-ĂȘtre des blocages Ă  des moments sur la question des lois qui pourraient ĂȘtre votĂ©es, ou mĂȘme d'ailleurs de ce vote de confiance de la PremiĂšre ministre. Eh bien, quelle est la solution ? La solution, eh bien, ça peut ĂȘtre de repasser par le vote. Et donc, c'est une possibilitĂ©... LĂ , vous envisagez la dissolution. Eh bien, nous envisageons... Vous espĂ©rez la dissolution.

Non, on n'espÚre pas, mais on envisage toutes les possibilités, et je trouverais ça pas absurde que ça soit au peuple de tranchée lorsqu'il y a des blocages de faits.

6:44
Présentateur

Si vraiment ça bloque, et si vraiment aucune politique n'arrive Ă  aboutir, vous dites, on arrivera Ă  contraindre peut-ĂȘtre le prĂ©sident Ă  repasser devant les Français.

6:52
Mathilde Panot

En tout cas, de fait, on a une premiÚre ministre qui gouverne par le fait du prince, ce qui, moi, me pose un problÚme démocratique. Et je ne crois pas que ça soit accessoire ou quelque chose d'opposition, de façade. C'est juste défendre les principes démocratiques. Il a évoqué autre chose, Jean-Luc Mélenchon, hier.

7:05
Présentateur

Il a parlĂ© d'une grande marche contre la bichĂšre en septembre. Vous ĂȘtes donc dans une logique, soit ça se passera par les urnes, soit ça se passera dans la rue ?

7:13
Mathilde Panot

Non, on a toujours fait les deux. Vous savez, nous, on disait toujours un pied dans l'hĂ©micycle et un pied dehors, faire rentrer les luttes dans l'hĂ©micycle, mais aussi faire comprendre Ă  l'extĂ©rieur ce qui se passe dans l'AssemblĂ©e nationale. Je crois que oui, les Français et les Françaises n'en peuvent plus d'avoir une vie aussi chĂšre qui les Ă©touffe littĂ©ralement et avec lequel ils ne savent plus comment terminer le mois. Donc, vous avez aujourd'hui une loi pouvoir d'achat, nous allons en discuter, qui va ĂȘtre discutĂ©e, qui n'est que des miettes qu'on va parsemer et qui ne sont pas des mesures pĂ©rennes.

On va vous donner un chÚque de 50 euros ou de 100 euros une fois, et puis aprÚs, vous vous débrouillez avec une inflation qui va atteindre 7%.

7:50
Présentateur

Quand on voit par exemple, et là j'en viens vraiment précisément à ce paquet pouvoir d'achat, qui est la premiÚre chose qui vous sera proposée en quelque sorte, puisque ce paquet pouvoir d'achat sera présenté jeudi en Conseil des ministres, examiné à partir du 18 juillet à l'Assemblée nationale. Dans ce paquet, il y a par exemple l'idée de pouvoir continuer à aider les gros rouleurs les plus modestes. C'est-à-dire, en gros, la barre, ce sera si vous gagnez autour de 1 600 euros net par mois et que vous avez besoin de votre voiture pour aller travailler, vous recevrez une forme d'indemnisation, on ne sait pas encore trÚs bien sous quelle forme.

Mais est-ce que ça, quelque chose dont vous dites pourquoi pas ?

8:26
Mathilde Panot

Non, et nous on a proposé exactement une autre approche.

8:30
Présentateur

Et qui font 12 000 km, ils seraient quand mĂȘme bien contents de l'avoir.

8:34
Mathilde Panot

Je vais vous expliquer. Nous, nous avons proposé hier, avec l'ensemble de l'intergroupe de la Nouvelle Union Populaire, une loi de mesure d'urgence sociale. Cette loi est une contre-loi à ce que propose le gouvernement. Pourquoi ? Je vais venir sur le carburant, mais en général. Allez-y, allez-y. La logique générale du gouvernement, c'est qu'on émiette par-ci, par-là, et on fait des mesures qui ne sont pas pérennes. Nous, on veut travailler sur la question des revenus.

On veut qu'il y ait des choses qui soient pĂ©rennes, et que ça ne soit pas des miettes par-ci, par-lĂ , avec en plus, je vous alerte lĂ -dessus, une augmentation des loyers de 3,5% au moment oĂč nous sommes en pleine expulsion de beaucoup des familles.

9:07
Présentateur

Les loyers ne seront pas gelĂ©s, ils seront simplement plafaudĂ©s, les postes ne pourront pas ĂȘtre de plus de 3,5%.

9:12
Mathilde Panot

Donc, on peut augmenter les loyers de 3,5%. Mais ce qui restera moins que l'inflation. Oui. Enfin bon, excusez-moi, mais vous allez mettre des familles dans des cercles de surendettement qui sont extrĂȘmement graves. Par ailleurs, quand je dis des miettes, je vais vous donner un exemple trĂšs concret. Sur les APL, on dit augmentation de 3,5%. 3,5%, je vous parle d'une inflation Ă  7%. Vous comprenez le problĂšme ? Combien ça coĂ»te Ă  l'État ? 168 millions. Vous savez combien d'Ă©conomies ils ont fait sur les APL ? Avec la rĂ©duction de 5 euros. Sur les 5 derniĂšres annĂ©es ? Pas seulement, il y a d'autres mesures aussi. Ils ont fait Ă  peu prĂšs 10 milliards d'Ă©conomies dans le prĂ©cĂ©dent quinquennat.

Donc 168 millions, merci mon prince, mais ça va bien. Et pendant ce temps-là, ce qui est insupportable, c'est que pendant qu'il y a 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, vous avez des grands groupes qui se gavent comme Total, qui a fait 5 milliards de bénéfices juste sur le premier trimestre, 16 milliards l'année derniÚre,

10:01
Présentateur

et distribuĂ© 8 milliards de dividendes. Vous ĂȘtes d'accord avec le Rassemblement national qui propose de retirer deux tiers des super profits, notamment de Total ? Écoutez, ça, on le dit depuis assez longtemps. Mais vous pourriez voter ensemble ?

10:11
Mathilde Panot

J'ai prĂ©sentĂ© il y a deux ans une loi pour demander Ă  ce qu'on taxe les profiteurs de crise. Cette loi a Ă©tĂ© refusĂ©e par la Macronie. Je suis contente d'entendre que M. Bruno Le Maire, maintenant, demande Ă  ce qu'on taxe ses profiteurs. À cette Ă©poque, ils l'ont juste, purement et simplement refusĂ©.

10:27
Présentateur

Je ne crois pas que Bruno Le Maire veuille qu'on taxe les profiteurs. Pour le coup, lui, il préfÚre que les profiteurs, comme vous dites, aident directement les Français, notamment avec les risques sur le total.

10:35
Mathilde Panot

C'est le Rassemblement national qui, aujourd'hui, est sur votre ligne ? Alors oui, qui est sur la ligne que nous, nous avons dĂ©fendue, peut-ĂȘtre. Eh bien, ce n'est pas parce que le Rassemblement dit qu'il pleut qu'il ne faut pas sortir avec un parapluie. VoilĂ . Donc, je pense que sur cette question-lĂ , la question, c'est de dire, nous, nous voulons des hausses pĂ©rennes de revenus, donc l'augmentation du SMIC Ă  1 500 euros. Nous voulons augmenter les retraites pour qu'il n'y ait plus aucune retraite dans ce pays en dessous du SMIC de ce 1 500 euros. Nous voulons le blocage des prix Ă  la baisse. C'est important parce que c'est ça la diffĂ©rence avec ce que fait ce gouvernement.

Ce gouvernement, finalement, fait des restournes, c'est-à-dire utilise le trésor public pour enrichir le trésor privé. Nous, nous voulons faire le contraire. Nous disons Total a les moyens de baisser les prix. Et nous, nous voulons baisser les prix, les bloquer à 1,40 euros pour que les gens puissent enfin respirer dans ce pays.

11:21
Présentateur

Est-ce que vous soutenez les grévistes à la SNCF aujourd'hui ?

11:25
Mathilde Panot

Bien sĂ»r. Ils demandent des augmentations de salaire. Je pense que c'est extrĂȘmement justifiĂ© et que dans un moment, justement, oĂč la vie est aussi chĂšre, il va falloir repenser sĂ©rieusement cette question de la rĂ©partition entre les salaires et le capital au profit des salaires.

11:38
Présentateur

Je rappelle que c'est une grĂšve prĂ©ventive. C'est-Ă -dire que c'est une journĂ©e aujourd'hui de nĂ©gociations en effet salariales, de la direction de la SNCF et les syndicats qui seront ensemble. Et donc, de maniĂšre prĂ©ventive, ils font grĂšve. Ça, vous ĂȘtes OK avec la mĂ©thode ?

11:51
Mathilde Panot

Oui. Je pense que dans notre pays, on n'a jamais rien obtenu en ne faisant pas un certain nombre de rapports de force. Et avec la grĂšve, vous avez obtenu notamment avec le Fonds populaire la question de vos congĂ©s payĂ©s, l'augmentation des salaires Ă  un moment, la rĂ©duction du temps de travail. Et donc, oui, je soutiens l'action aujourd'hui des grĂ©vistes de la SNCF qui, par ailleurs, sont menacĂ©es du fait de cette ouverture Ă  la concurrence dans leurs conditions de travail et qui est, je crois, nuisible Ă  l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.

12:18
Présentateur

Mathilde Panot, un mot sur l'allocation adulte handicapĂ© puisque de vous-mĂȘme, vous disiez Ă  l'instant, voilĂ  un des points sur lesquels on voudrait avancer, c'est-Ă -dire dĂ©corrĂ©ler pour qu'on redise bien de quoi il s'agit. Aujourd'hui, si vous bĂ©nĂ©ficiez d'une allocation adulte handicapĂ©, si vous ĂȘtes en couple, en fonction du revenu de votre conjoint, cette allocation est baissĂ©e, elle est donc corrĂ©lĂ©e au revenu de votre conjoint. Vous voulez dĂ©corrĂ©ler. Est-ce que lĂ -dessus, par exemple, vous pourriez vous mettre tous d'accord ?

Est-ce que vous pensez que c'est un des points sur lesquels il pourrait y avoir une vraie coalition, que tout le monde se dise « Allez, c'est pas juste, on y va ».

12:47
Mathilde Panot

Écoutez, ça, c'est une des propositions que j'ai faites, notamment Ă  la PremiĂšre ministre lorsque je l'ai rencontrĂ©e. Et c'est une proposition que nous portons maintenant depuis longtemps. Nous avons eu de longs dĂ©bats sur cette question-lĂ  dans la prĂ©cĂ©dente mandature. À chaque fois, le gouvernement l'avait refusĂ©e. À chaque fois. Or, il se trouve que l'ensemble des oppositions sont d'accord avec le fait que l'on dĂ©corĂšle les deux. Et justement, que les personnes qui sont porteuses de handicap et qui donc ont l'allocation adulte handicapĂ© puissent avoir en soi cette allocation. Nous allons voir ce que ça va donner dans le dĂ©bat. Je vois qu'il n'est pas dans le texte.

Et nous allons gagner ce vote. Je vous le dis, nous allons gagner ce vote parce qu'il n'y a que la Macronie qui est dans une idĂ©ologie tellement forte et dans un esprit de blocage, justement, pour refuser un point qui est un point d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et de bon sens.

13:34
Présentateur

Ils ne l'ont pas fait pendant le quinquennat.

13:36
Mathilde Panot

Ni dans ce projet de loi.

13:38
Présentateur

Mathilde Panot, Tahabouaf. Tahabouaf, journaliste, militant la France insoumise, un temps investi par la NUPES Ă  VĂ©nitieux, qui a Ă©tĂ© soupçonnĂ© de violences sexistes et sexuelles et qui a donc fini par retirer sa candidature. Il prend la parole hier sous forme de lettre et il raconte que lors d'une rencontre, d'une discussion entre Tahabouaf, ClĂ©mentine Autain et vous-mĂȘme, qui Ă©tiez prĂ©sente Ă  cette rĂ©union, il dit que LFI, et en particulier ClĂ©mentine Autain, aurait voulu maquiller en quelque sorte les vraies raisons de son dĂ©part et mettre cet abandon sur le compte d'attaques racistes de la droite et de l'extrĂȘme droite.

ClĂ©mentine Autain lui aurait demandĂ©, je cite Tahabouaf, de faire un communiquĂ© pour dire qu'il retirait sa candidature Ă  cause des attaques racistes. Vous Ă©tiez Ă  cette rencontre, vous ĂȘtes donc tĂ©moin de cet Ă©change entre Tahabouaf et ClĂ©mentine Autain. Quelle est votre version ?

14:29
Mathilde Panot

Alors, dĂ©jĂ , je veux dire avec force que personne ne peut croire que ClĂ©mentine Autain, qui est une fĂ©ministe extrĂȘmement impliquĂ©e et engagĂ©e, personne ne peut croire qu'elle veuille maquiller des accusations de violences et d'agressions sexuelles par des femmes. Par contre, et nous l'avons assumĂ© dĂšs le dĂ©but, nous avons fait un choix. Nous avons fait un choix en ayant donc une commission contre les violences sexistes et sexuelles, et nous sommes un des rares mouvements politiques du pays Ă  avoir ce type de comitĂ©.

Ce type de comitĂ© prend un principe, et qui est un principe, je l'entends, qui est arbitraire, qui est d'entendre la parole des femmes, et donc de prendre des mesures conservatoires lorsqu'il y a des accusations. Il y a eu deux accusations contre Tahabouaf. Nous avons donc pris une mesure conservatoire qui Ă©tait de lui demander de ne pas ĂȘtre investi, puisqu'il n'Ă©tait pas encore investi, donc pas dĂ©sinvesti, mais de ne pas ĂȘtre investi comme candidat, puisqu'il y avait ces deux accusations que portaient des femmes. Nous avons assumĂ© que nous obĂ©issons Ă  ce que demandent, et que nous respectons ce que demandent les femmes.

Et à ce moment-là, ces femmes ne demandaient pas à ce que ça soit public, elles demandaient juste à ce que Tahabouaf ne soit pas investie comme candidat. Et je crois que nous avons raison de respecter les demandes des femmes. C'est une situation qui est difficile, mais nous avons raison, lorsque des femmes nous demandent de ne pas communiquer publiquement...

15:49
Présentateur

Mais c'est pas là-dessus que je vous interroge, Mathilde Panneau. Eh bien si, c'est là-dessus. Non. Mais bien sûr que si. Est-ce que Clémentine Autain a, oui ou non, suggéré à Tahabouaf de dire qu'il se retirait à cause des attaques racistes, ce qui est faux donc, à cause des attaques racistes qu'il subissait de la droite et de l'extérieur ?

16:03
Mathilde Panot

Nous avons dit à Tahabouaf que nous ne dirons pas publiquement pourquoi est-ce qu'il n'était pas investi candidat, puisque c'était la volonté des plaignantes.

16:12
Présentateur

Est-ce que ClĂ©mentine Autain lui a suggĂ©rĂ©, est-ce que vous lui avez toutes les deux suggĂ©rĂ©, de dire qu'il se retirait parce qu'il Ă©tait victime d'attaques racistes de la droite et de l'extrĂȘme droite ?

16:21
Mathilde Panot

Mais c'est pas, en fait, non, c'est pas ça la question en fait. C'est ma question. Oui, je vous rĂ©ponds sur cette question-lĂ . Nous avons dit que nous ne dirons pas publiquement pourquoi est-ce que Tahabouaf n'Ă©tait pas investi. Ça j'ai bien compris, c'est la premiĂšre partie de la phrase.

16:34
Présentateur

Mais est-ce qu'il y a eu une deuxiÚme partie de la phrase qui était « tu devrais par exemple, j'essaie d'imaginer la teneur de la discussion, tu devrais par exemple suggérer que tu te retires parce que tu es victime d'attaques racistes ? » Avez-vous prononcé cette phrase ? Moi non. Est-ce que Clémentine Autain a prononcé cette phrase ?

16:50
Mathilde Panot

Non, mais en fait, je ne sais pas si elle a prononcĂ© cette phrase. Mais la question... A-t-elle suggĂ©rĂ© ? Non, nous lui avons dit, nous lui avons dit, nous ne dirons pas publiquement, pour les raisons... J'ai trĂšs bien compris ça. J'ai trĂšs bien compris. Vous avez dit que vous n'alliez pas de vous-mĂȘme dire qu'il Ă©tait suspectĂ© d'agression sexuelle. Pour respecter la parole des femmes. Pour respecter la parole des femmes. Et je crois que c'est ce qui est important dans cette histoire. Mais vous lui avez suggĂ©rĂ© donc de donner d'autres causes Ă  son retraite ? ForcĂ©ment qu'il a donnĂ© des causes.

Vous lui avez suggéré de dire, et donc d'en faire un argument politique, de manipuler son abandon, mais par ailleurs, je continue de dire... Mathilde Fanot, vous ne niez pas cela ? Non, mais écoutez, est-ce que... Attendez, on va remettre les choses sur la table. Ce n'est pas maquiller des accusations de violence sexuelle que de respecter la parole et la demande des plaignantes. Ce n'est pas maquiller.

17:39
Présentateur

Mais vous en avez fait un argument politique.

17:40
Mathilde Panot

Oui, mais par ailleurs. Alors que vous saviez que ça n'Ă©tait pas pour ça. Et alors ? Ah et alors ? Ça ne vous dĂ©range pas ? Oui, nous assumons... C'est un rapport Ă  la rĂ©alitĂ© qui est effrayĂ©e. Non, nous assumons... Nous assumons de respecter la demande des plaignantes. Et vous savez pourquoi les plaignantes nous ont demandĂ© de ne pas le dire publiquement ? Justement parce que Tahabouaf Ă©tait victime d'attaques racistes immondes. Et je continue de le dire. Ah et donc beaucoup humus, on ne peut pas dire qu'il est sexiste parce qu'il serait victime de... Mais Ă©coutez, est-ce qu'on n'a pas... Non, non, Ă©coutez, Ă©coutez, non.

Donc il y a des gens dont on peut dire tiens, lui, on va le dénoncer publiquement,

18:11
Présentateur

on va le dĂ©noncer publiquement parce qu'il n'est pas... Écoutez, quoi ? En fait, ça veut dire quoi ? Qu'un homme blanc, riche... Non, vous ĂȘtes en train de tout mĂ©langer. Non, c'est vous. Non, non, c'est vous qui ĂȘtes en train de tout mĂ©langer.

18:24
Mathilde Panot

Parce qu'il est victime d'attaques racistes. Non, c'est les plaignantes qui nous... On ne va pas le jeter en pùture, c'est ça ? Mais en fait, ce n'est pas une question de le jeter en pùture. Est-ce que nous n'avons pas investi ta... Oui ou non ? Est-ce que nous avons pris la mesure conservatoire ?

18:36
Présentateur

Lui dit que c'est parce que moi, j'ai abandonné.

18:39
Mathilde Panot

Est-ce que... Non ? Nous avons dĂ©cidĂ© de ne pas investir ta voix. Tout Ă  fait, il n'a pas Ă©tĂ© investi. Oui, il n'est pas dĂ©putĂ©. Il n'est pas cette dĂ©cision. VoilĂ , il n'est pas dĂ©putĂ©. Donc justement, nous avons fait notre rĂŽle. Et moi, je tiens Ă  dire que je suis fiĂšre d'ĂȘtre un mouvement, mĂȘme si c'est un processus imparfait, mĂȘme si nous sommes en train de tĂątonner sur beaucoup de choses, je suis fiĂšre d'ĂȘtre dans un mouvement qui justement prend au sĂ©rieux cette question-lĂ . Au-delĂ  de ça, il y a quand mĂȘme une chose qui dit... Et nous avons pris au sĂ©rieux, et nous avons tenu tous nos bouts.

Et je ne vous laisserai pas dire ni que Clémentine Autain a couvert des agissements, parce que nous avons pris nos responsabilités.

19:08
Présentateur

J'ai encore deux questions importantes. Il dit d'une part qu'il ne sait toujours pas ce qu'on lui reproche. Lui avez-vous dit ce que vous lui reprochiez ?

19:14
Mathilde Panot

Oui, nous avons dit, mais nous n'avons pas transmis les témoignages, c'est vrai, parce que nous ne pouvons pas transmettre les témoignages dans un esprit de confidentialité. Et vous le savez, il ne se suffit pas juste dans un témoignage d'agression sexuelle de barrer un nom, parce que vous pouvez reconnaßtre des faits, vous pouvez reconnaßtre des circonstances. Et donc, nous n'avons pas transmis les témoignages, c'est vrai.

19:34
Présentateur

Il dit tout cela ? Pourquoi ?

19:36
Mathilde Panot

Pourquoi est-ce qu'il dit tout cela si c'est faux ? Je pense que Tahabou Afs a le droit de se dĂ©fendre, a le droit de pouvoir continuer sa vie, et d'ĂȘtre dans un moment oĂč il y a une vraie difficultĂ© qu'il ne faut pas cacher. Et cette vraie difficultĂ©, c'est que pour l'instant, il n'y a pas de plainte en justice. Et donc nous, nous continuons Ă  faire notre travail pour essayer de convaincre les plaignantes d'aller porter plainte en justice pour que ce processus puisse aller Ă  son terme.

20:01
Présentateur

Il espĂšre, dit-il, pouvoir avoir une procĂ©dure juste et Ă©quitable oĂč le fondamental principe du contradictoire sera respectĂ©, mais il semble qu'il en doute.

20:10
Mathilde Panot

Eh bien, nous avons répondu par un communiqué que vous pouvez avoir, dans lequel nous lui indiquons que nous pouvons tout à fait le recevoir. Mathilde Panot, présidente du groupe La France Insoumise

20:19
Présentateur

à l'Assemblée Nationale. Merci d'avoir répondu à mes questions. Il est 8h53 sur RMC BFM TV. Merci à Pauline de Maner. Dans quelques instants, la grÚve à la SNCF. 1 TGV sur 4 annulé ce matin. 3 TER sur 5 également ne circulent pas. Nous parlerons aussi du Covid. 200 000 cas recensés hier en France. Et puis la politique, bien sûr, avec le discours de politique générale d'Elisabeth Borba. Tout de suite.

20:53
Auditeur

Au R7, si. Et vous vous croyez oĂč, lĂ  ? C'est pas Versailles, ici. C'est pas vrai.

21:02
Mathilde Panot

On essaie que j'aurai un peu plus...