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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 4 mai 2026 31 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Isabelle Florennes : « Donnons aux autorités les moyens de prévenir ces rave parties illégales »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos propositions pour lutter contre les rave parties illégales ?

  • 2:05RelanceRéponse partielle

    Pourquoi l'État reste-t-il impuissant face à ces rassemblements ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Les sanctions actuelles sont-elles suffisantes selon vous ?

  • 5:15OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la hausse des rodéos urbains ?

  • 8:15OuverteRéponse partielle

    Faut-il taxer les super profits des énergéticiens comme Total ?

  • 11:15OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon se déclare candidat : quelle est votre réaction ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:30Isabelle FlorenneChiffre
    « En 2025, 4700 rodéos motorisés illégaux ont été recensés sur la voie publique. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous nous détaillerez dans quelques instants les propositions d'Isabelle Floren pour lutter contre les rodéos et les rêves partis, sujet dans l'actu. Isabelle Floren, je le rappelle, vous êtes sénatrice union centriste des Hauts-de-Seine, porte-parole également du Modem et on va longuement parler de ce qui s'est passé ce week-end puisque votre rapport tombe au moment où cette trêve partie illégale a eu lieu dans le cher. C'est la une de la presse régionale du Berry républicain fini de rêver, titre Le Journal, une rêve partie géante qui a rassemblé jusqu'à 20 000 personnes ce week dans le cher Laurent Nuna s'est rendu sur place.

On l'a vu, il veut durcir la loi pour mieux réprimer ce type d'événement. Autre une, on va regarder deux autres. Une de la presse régionale, celle de l'Est républicain.

Repas étudiant, un euro pour tous jusque-là réservé aux étudiants boursiers en situation de précarité. Le repas à un euro est, à partir d'aujourd'hui, étendu à tous sans condition. Une mesure qui représente une économie d'environ 70 euros par mois.

Et puis la dernière une, c'est celle de l'Union. Petit gars, gros potentiel. Le journal qui revient sur l'avenir de la mobilité rurale, est-ce que ça passera par le train ?

Le projet de loi cadre pour développer les transports a été voté au Sénat il y a quelques jours. Exemple concrète dans le journal avec la petite gare de bas en cours entre Reims et Rétel qui a su se revitaliser. De quelle ligne avez-vous envie de nous parler ?

Fini de râver. Sans grand surprise, la première 16 du Péril républicain. On va en parler évidemment longuement.

Un mot d'abord peut-être sur le choix du site parce qu'il n'a pas été fait au hasard. D'abord, c'est un terrain militaire comme l'a précisé Laurent Nunez. Vous y voyez déjà une revendication antimilitaire dans ce choix ?

Je ne sais pas. Pas forcément. C'est surtout un lieu emblématique parce que c'est près de la commune d'origine dont est originaire le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.

Qui est du Cher. C'était une opportunité, j'imagine, pour les organisateurs d'avoir ce terrain dans cette proximité. Et effectivement, les rêveurs en général, comme on les appelle, les tuffeurs choisissent des lieux, alors ils sont divers.

Là, c'est un lieu dangereux surtout, dangereux. Un lieu de tir qui appartient à la direction générale de l'armement et donc j'y vois une double coïncidence qui n'est pas le fruit du hasard. Oui, qui n'est pas forcément une coïncidence.

Est-ce que pour vous, le ministre de l'Intérieur, il y avait une volonté de la part de cette offerte de le cibler directement politiquement personnellement ? C'est ce qu'ils ont revendiqué et c'est ce qu'ils ont dit et c'est pour ça qu'il a bien fait de s'y rendre et il engage un bras de fer avec notamment les organisateurs et les participants, ils étaient quand même entre 20 000 et 40 000 vous dites sur l'ensemble du week-end, c'est le ras-le-bol. C'est le ras-le-bol des riverains, c'est le ras-le-bol des agriculteurs qui voient leurs chiens piétiner.

Je me souviens, nous avons auditionné avec ma collègue Lauriane Jossand et mon collègue Hussène Bourgie, il y a à peine trois semaines. Avec qui vous avez fait le rapport ? Avec donc la mission d'information que nous avons conduite pendant quatre mois.

Et nous avons auditionné deux maires de l qui ont subi des dégradations suite à un incendie sur leur commune dans l'Aude, exactement. On subit une rêve-partie géante à la fin du mois d'août dernier et les dégâts occasionnés. C'est incompréhensible pour les riverains, pour les habitants de ces communes, pour les agriculteurs qui voient leur champ piétiné, de voir que l'Etat finalement est impuissant à faire respecter la législation, parce qu'il y a une législation qui est trop peu répressive actuellement.

C'est ce qui a voulu corriger la PPL, la proposition de loi déposée par notre collègue à l'Assemblée nationale et c'est ce que veut corriger le projet de loi Riposte dont j'imagine nous allons parler. – Bien sûr, on va en parler mais ça vise à punir, à condamner les organisateurs voire les participants. Mais jusqu comment c'est possible, on le disait entre 17 000 et 40 000 personnes, comment c'est possible de ne pas pouvoir empêcher en amont un tel rassemblement ? – C'est bien le problème, ça se passe, les rendez-vous se passent sur des boucles, donc cryptées sur des réseaux sociaux via effectivement un système qui est de spontanéité et qui n'est très peu traçable donc nous nous ça sera nos propositions notamment de mieux prévoir et puis les forces de l'ordre n'ont pas toujours et ni les moyens technologiques pour les repérer ni les moyens d'intervention parce qu'une fois que les organisateurs sont arrivés avec le matériel c'est très compliqué de faire des saisies de matériel et de faire partir en tout cas évacuer les Donc ça veut dire que sur l'amont, l'Etat restera impuissant ?

Oui, absolument, trop impuissant sur l'amont. C'est ce que nous constatons. Et puis il y a un phénomène qui, de surcroît, se passe actuellement en France, notamment dans le sud de la France, c'est que vous avez des législations comme en Italie et en Espagne qui sont bien plus répressives depuis quelques années, en Catalogne et en Italie, de depuis trois ans, qui amène finalement les rêveurs, les tuffeurs, à se déporter sur les zones françaises qui sont considérées comme moins répressives.

Là, je lisais que dans le cher ce week-end, vous aviez des jeunes qui venaient, parce que c'est essentiellement quand même des jeunes, qui venaient d'Allemagne, qui venaient d'Italie, qui venaient d'Espagne, qui venaient de partout, quasiment dans la proximité européenne, parce qu'ils savent aussi que les sanctions et le système français est moins répressif. Donc tout ça, nos propositions, notre rapport fait des propositions, nous espérons les voir adopter par le projet de loi Riposte et avant la fin de l'année, avoir un système beaucoup plus répressif en France. Un mot avant de parler des propositions, on a entendu une partie de la gauche, la France insoumise notamment, qui fustige le gouvernement, qui veut criminaliser la fête.

Les écologistes qui critiquent quand même le déplacement de Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, fustigeant son caractère répressif. Qu'est-ce que vous dites de ça Non mais attendez, que les choses soient claires. Il y a une législation, tout le monde la respecte, les communes respectent.

Quand on doit faire une fête, on respecte les déclarations, l'encadrement, la législation. Ça n'existe Partout en France, n'importe quelle commune doit respecter ça. N'importe quel organisateur doit respecter.

Il y a une loi, on la respecte. Si on ne la respecte pas, on est sanctionné. C'est aussi simple que ça.

Alors si les sanctions ne sont pas si dissuasifs, c'est ce que nous voyons. Et que le système fait que la spontanéité engrange des larges rassemblements, il faut réprimer. Nous, on est pour cette répression.

Alors attendez, la loi s'applique à Tous, on a le droit de faire la fête, mais dans un cadre bien défini. Qui dit qu'il faut une obligation de déclaration préalable à la préfecture un mois avant et l'autorisation du propriétaire ainsi que prévenir les maires concernés. Alors justement, on le disait, cette rêve-partie est visée à protester contre ce que les fêtards considèrent comme la politique répressive de l'État à l'égard des free-parties.

Un projet de loi est en cours d'examen au Parlement et vous venez, Isabelle Florenne, de publier un rapport sénatorial justement sur la lutte contre ces rêves partie clandestine. Alex, il propose quoi ce rapport ? – Alors ce rapport, déjà il recense 337 rassemblements festifs clandestins en 2025 et parmi les propositions, il y a certaines propositions qui font partie d'un volet préventif comme le fait de faciliter les démarches administratives pour organiser des rassemblements festifs légaux afin d'éviter ces rêves parties clandestines.

Et puis il y a un volet répressif qui durcit, une Une rêve-partie, selon les sénateurs, doit être déclarée en préfecture à partir de 250 participants et plus 500 comme c'est le cas actuellement. Et puis si une rêve-partie n'est pas déclarée, elle doit faire l'objet d'un délit et les et participants d'une contravention de 5e classe avec une amende qui peut aller jusqu'à 1 500 euros. Les sénateurs veulent également obliger les loueurs de matériel sonore à signaler les locations qui qui pourraient leur paraître suspectes et organisatrices d'une repartie clandestine.

Autant de mesures qui vont être proposées ce mois-ci au Sénat lors de l'examen du projet de loi Riposte porté par Laurent Nunez. Isabelle Florene, alors on le rappelle actuellement, le fait d'organiser une rêve-partie non déclarée ne fait pas l'objet d'un délit mais d'une contravention de 5ème classe pouvant aller jusqu'à 1500 euros d'amende. Laurent Nunez, lui, veut en faire un délit passible de deux ans de prison.

Les sénateurs sont alignés sur cette proposition ? Absolument, on est alignés sur cette proposition et on s'est rencontrés sur la sanction et en tout cas l'augmentation et le durcissement plus exactement de ces sanctions qui sont nécessaires pour avoir un effet dissuasif. Au-delà de ça, il est nécessaire aussi que les forces de l'ordre, les forces de sécurité intérieure puissent avoir des moyens nouveaux pour détecter et pour prévenir ce type de rassemblement.

Et c'est ce que j'évoquais dans la première partie. C'est l usage, meilleur encadrement sécurisé, l'usage des drones, notamment la possibilité de décoller en urgence quand il y a un repérage à faire. Et donc ça, c'est l'utilisation de technologies.

Il faut maintenant que les forces de l'ordre y aient accès. Et puis il y a également des possibilités de vidéosurveillance qui peuvent aussi être utilisées, même si pour les rêves parties, c'est un petit peu plus compliqué. Mais en tout cas, l'usage des drones peut être un renfort.

Et puis il y a l'accès sur les messageries cryptées. Et ça, nous, c'est une préconisation de notre rapport. Ça peut faire l'objet de discussions.

Mais parce qu'on sait que ces rassemblements donnent lieu, non pas à une publicité, mais à des discussions, à souvent un lieu qui est défini un peu au dernier moment, ce qui est effectivement la complication, même si les organisateurs font ce repérage. Et puis il faut détecter et c'est le plus compliqué. Trouver les organisateurs, on voit bien que malgré...

Mais c'est ça, est-ce que du coup, vous mesurez, ça va être dur de les rendre effectifs ? Parce que comment, vous savez, les organisateurs, ils ne vont pas s'afficher comme tels ? Comment vous allez savoir dans un rassemblement de 20 000, 40 000 personnes qui est l'organisateur ?

Nous donnons l'ensemble des prérogatives possibles à l'heure actuelle aux forces de l'ordre et ce projet de loi est une opportunité de les donner suite à nos préconisations et à nos recommandations. Nous donnons le maximum d'outils pour faire ce repérage. Maintenant, il est vrai qu'il est nécessaire aussi peut-être de travailler aussi au niveau européen parce que l'Italie a renforcé les sanctions, je disais l'Espagne également, mais il continue à dire qu'il est très compliqué de repérer les organisateurs.

Donc cette coordination aussi sur ce type de sujet peut être intéressante au niveau européen. Oui parce que l'Italie c'est beaucoup plus dur que la France pour le coup les sanctions je crois que ça peut aller jusqu'à 11 ans. Jusqu'à 6 ans de prison.

Donc en fait c'est beaucoup plus dur mais l'Italie dit aussi que c'est difficile de les rendre effectifs ces sanctions parce que c'est difficile de trouver les organisateurs. Donc il y a le texte et puis il y a la réalité des faits. Il y a le texte et nous comptons sur effectivement la dissuasion, le renforcement des sanctions est nécessaire parce qu'on voit qu'on ne peut pas être des zones de, entre guillemets, des ports des autres pays européens.

Donc ça fonctionne quand même parce que vous avez bien vu qu'il y a une baisse quand même en Italie, il y a une baisse en Espagne et il y a un déport sur la zone française. Mais alors justement pourquoi ne pas être allé plus loin ? Parce que vous le dites très bien, les Italiens, les Espagnols du coup ils viennent faire ses rêves en France.

Pourquoi ne pas s aligner sur les pays qui sont mieux disants en matière de santé ? Parce que l'effectivité, on se rend compte que ce n'est pas parce que vous mettez une échelle de peine au-delà des deux ans que vous aurez forcément une effectivité plus importante. Nous restons dans un cadre qui reste aussi pour le ministre de l'Intérieur, qui a soumis le texte au Conseil d'Etat, dans une proportionnalité.

C'est ça qui est important aussi quand vous durcissez les peines, c'est la proportionnalité. Donc nous estimons que les deux ans et les 30 000 euros d'amende sont une peine proportionnée. Elle va être discutée et ce texte sera à discuter avec nos amendements dès mercredi en commission et dès le 18 mai dans l'hémicycle.

Nous aurons un débat sur ce sujet, mais j'entends que cette publicité au durcissement de ces soit, et c'est ce que compte aussi, le gouvernement compte dessus, l'effet dissuasif, les moyens technologiques nouveaux. Et moi j'appelle effectivement un certain nombre de pays européens en En coordination, elle existe. La coordination des forces de l'ordre au niveau européen, vous avez Europol qui existe.

C'est des instances de coordination sur lesquelles ces sujets qui sont des fléaux, qui sont des réels fléau dans nos pays, quel que soit...

Alors c'est surtout marqué sur certaines régions en France, le sud et l'ouest, soient réprimés, mieux sanctionnés. C'est le pari que nous faisons avec cette mission. Nous l'avons fait sur 4 mois, je vous rappelle, puisque nous avons été percutés par le projet de loi du gouvernement, mais tant mieux, parce qu'il ne faut plus attendre.

Nous, on pense qu'il ne faut plus attendre et le gouvernement nous rejoint. C'est une bonne chose. Alors, durcissement des sanctions pour les organisateurs, durcissement aussi pour les participants.

Hier, Laurent Nunes, je le cite, dès lors qu'ils sont informés du caractère illégal d'un rassemblement, y participer sera un délit, les participants seront condamnés à à payer une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros, l'amende vos condamnations et donc inscription au casier judiciaire. C'était important aussi de s'attaquer aux participants ? – Ah oui, c'est important de s'attaquer aux participants.

Ils étaient quand même, vous avez dit, entre 20 et 40 000, ils savent où ils vont. Ils savent que c'est illégal. Il faut le rappeler.

Hier, on a eu des interrogations. Certains teufeurs ont été interrogés. Oui, on va payer.

On va payer. Oui, à terme, il faut responsabiliser. Je sais bien qu'on a un public qui est assez peu sensible, à la base, au cadre légal, mais si on ne fait rien sur les participants...

Donc ça ne sera pas forcément dissuasif pour ce public-là ? Ce sera dissuasif. Nous ne le ferions pas et nous ne l'aurions pas mis dans notre rapport.

Nous parions sur la dissuasion, sur aussi des moyens nouveaux pour les forces de l'ordre. Hier, ça a mobilisé plus de 600 gendarmes que d'aller verbaliser 200 policiers sur le terrain. Il faut, si vous voulez, maintenant agir au plus près, sanctionner les infractions sur place et surtout, moi je le dis, surtout le repérage en amont.

Parce qu'une fois que les festivités sont installées, si je puis m'exprimer ainsi, c'est très compliqué de les déloger. Vous avez des préfets qui ont agi sur le sujet. Dans l'Hérault, le préfet actuel du Pas-de-Calais, qui était là il a réquisitionné, il a verbalisé, il s'est attaqué au sujet.

Il en a fait une priorité sur son territoire et on a vu, et c'est mon collègue Hussain Bourgy qui l'a dit, on a vu que ça avait donné Il y a la loi Riposte de Laurent Nunez, on vient d'en parler, qui serait examinée le 18 mai. Et puis il y a un texte, une proposition de loi qui a déjà été votée à l'Assemblée nationale sous la houlette de la députée horizon Laetitia Saint-Paul pour là aussi renforcer la pénalisation, confiscation obligatoire du matériel, création d'une amende de 1500 euros pour les participants, 6 mois de prison, 30 000 euros d'amende. C'est peu ou prou la même chose que le projet de loi Riposte.

Est-ce que le Sénat doit examiner ce texte ? Laetitia Saint-Paul dit qu'elle veut voir appliquer sa loi dès cet été. Et est-ce que cet embouteillage de texte, ça ne va pas nuire à l'efficacité des mesures ? – Moi, quand on va dans le même sens, ça ne nuit pas, ça nous renforce. – Il y a besoin d'abord trois, trois, trois véhicules ? – Il n'y a pas besoin, c'est-à-dire que Laetitia Saint-Paul avait préparé sa proposition de loi qui allait dans le bon sens, elle-même étant dans un territoire qui a subi et qui subit ce type de rêve parti.

Donc elle a déposé sa PPL en ce sens. Nous avons nous préparer notre mission dès le mois de février, commencer nos auditions et opportunément le gouvernement dépose un texte. Tout ça va dans le bon sens.

Mais est-ce que maintenant le Sénat doit s'emparer du texte de Laetitia ou la loi Riposte écrase tout ? Pour moi, la loi Riposte est le bon véhicule. On verra.

C'est le bon véhicule. Vous savez très bien et vous connaissez bien l'agenda parlementaire. Là, nous avons une inscription du projet de loi Riposte.

Je ne vois pas comment on peut inscrire avant l'été la PPL de Mme Saint-Paul. – Allez, le Sénat et votre rapport qui font aussi des propositions pour lutter contre les rodéos urbains, En 2025, 4700 rodéos motorisés illégaux ont été recensés sur la voie publique. En 2024, ces rodéos urbains ont donné lieu à 38 000 interventions policières.

C'est deux fois plus qu en 2018. Et là encore, les sénateurs proposent d'allier la prévention à la répression de ces faits. D'abord sur la prévention, les sénateurs proposent de mieux sensibiliser les jeunes, les adolescents au danger de ces rodéos motorisées, notamment lors des formation de sécurité routière.

Et puis sur la répression, il s'agit d'accélérer la destruction des véhicules une fois qu'ils sont saisis lors de ces rodéos urbains et de renforcer le délit pénal. Il ne sera plus nécessaire de montrer qu'il y a eu mise en danger des autres usagers de la voie publique, de la route avec ces rodéos pour constituer le délit. Et puis les sénateurs veulent là encore donner plus de moyens d'enquête aux forces de l en facilitant juridiquement l'usage des drones pour mieux repérer ces rodéos en ville et puis en expérimentant le recours à de la vidéosurveillance par algorithme pour détecter les comportements routiers ressemblant à ces rodéos urbains.

Isabelle Forène, comment expliquer cette hausse vertigineuse des rodéos urbains en quelques années ? Visiblement, la loi de 2018, c'était un premier pas. C'était et rendre délictuelle l'infraction, mais pas suffisante pour caractériser notamment les faits.

Il y avait encore trop de difficultés pour les forces de l'ordre à caractériser les faits. Donc là, pourquoi ? Parce que malheureusement, on voit bien que la délinquance, il suffit pas parfois de créer le délit pour qu'elle s'arrête.

Et donc, il fallait renforcer depuis six ans, nous sommes aperçus en faisant des bilans aussi de cette loi qu'elle n'était pas suffisante. Donc vous l'avez rappelé, on renforce les sanctions et ça c'est une bonne chose, on donne des moyens et les moyens technologiques, le drone, la vidéo surveillance algorithmique on l'a vu avec la mission et mes collègues en mission nous sommes allés dans les sonnes à juvisy et nous avons vu clairement les forces de l'ordre repérer pouvoir agir parce qu'en france Vous savez, les policiers français, la police nationale comme la gendarmerie n'a pas les moyens de percuter, comme c'est le cas au Royaume-Uni, directement et d'aller au contact de ces rodéos motorisés, surtout quand ils se passent en deux roues. Donc là, vous avez nécessité de repérer les lieux de stockage et dans nos propositions de rapport, vous ne l'avez pas cité, on a aussi une mesure importante qui qui est d'éliminer ces lieux de stockage et de remisage, et puis également d'agir sur les propriétaires et sur l'immatriculation et le défaut d'immatriculation. – Et des maires qui sont en première ligne face à ces roads urbains, on va aller dans la Loire, bonjour Jordan Dalsilva, merci beaucoup d'être avec nous vous êtes maire d'hiver droite de Villars c'est au nord de Saint-Étienne le 18 avril dernier un rodéo a dégénéré sur votre commune, qu'est-ce qui s'est passé ? – Bonjour, écoutez très Très clairement, aux alentours de minuit, près de 300 véhicules sont arrivés sur mon territoire, sur un parking privé d'un centre commercial ouvert au public.

Ils venaient de l'ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes, mais également du Luxembourg et de Belgique. Ils ont pris d'assaut ce parking en plusieurs points et ont fait des runs, du rodéo, utilisé des feux d'artifice ou des mortiers à l contre des forces de l'ordre qui sont venues les déloger et qui ont mis plus d'une heure après l'utilisation de 70 bombes lacrymogènes. Ils ont utilisé des feux d'artifice et divers feux d'artifice sur les forces de l'ordre.

Mais juste, comment fait un maire comme vous pour gérer ce type d'événement ? C'est impossible à empêcher – Alors, nous, depuis quelques temps, on a pris un arrêté municipal. Ça fait trois ans qu'on a un arrêté municipal qui interdit ce type de rassemblement sur l'ensemble des espaces publics ou privés.

Malheureusement, dans le cas présent, il s'agit d'une organisation bien ficelée des concernés puisque ce rassemblement devait avoir lieu du côté de l'Ain, dans un autre département, mais du fait de la prise par les préfets de l'Ain, du Rhône et de l'Isère d'arrêtés préfectoraux, ils se sont déportés sur la Loire et ils ont trouvé ce terrain de jeu sur ma commune, un parking d'un centre commercial pouvant accueillir de nombreuses personnes pour malheureusement utiliser leur véhicule, avoir un comportement très dangereux envers les participants puisqu'il y a même eu un blessé, mais également envers les forces de l'ordre qui venaient tout simplement faire cesser le trouble à l'ordre public et qui venaient au bout d'un moment arrêter des comportements déviants et interdits par la loi. Isabelle Floren, vous entendez le témoignage de M. Le Maire.

Comment réagir ? Est-ce que vos propositions vous semblent suffisantes par rapport à ce qu'on est en train d'entendre – En tout cas, M. Le Maire, tout d'abord, je veux vous exprimer tout le soutien de la représentation sénatoriale pour ce phénomène qui vous a toucher de près et dans une ampleur quand même très inattendue, j'imagine, pour vous.

Vous avez parlé de déport. Effectivement, les préfets ont les moyens de prendre des arrêtés d'interdiction, et ça c'est un sujet pour le préfet de la Loire, notamment avec lequel vous devriez pouvoir échanger parce qu'au plus près ce serait déjà un moyen d'intervention au plus près. Et puis, effectivement, dans nos propositions, le renforcement des sanctions, certes, est une chose.

L'utilisation d'une vidéosurveillance ou de drones peut-être également aussi intéressante, même s'il s'agit, vous l'avez très bien dit, d'un phénomène assez spontané et qui a surpris tout le monde, malheureusement. Et puis, sur les mortiers d artifice, je dis également que nous avons des mesures. Le gouvernement propose des mesures justement pour mettre fin à la vente notamment et à la meilleure surveillance de la vente de ces mortiers dans le projet de loi Riposte.

Il y a tout un arsenal dans le projet de loi qui reprend et qui va reprendre, et c'est tant mieux que nous allons appuyer au Sénat dès le mois de mai en espérant que tout ça puisse s mis en oeuvre le plus rapidement possible. L'action doit être menée avec vous et les forces de l'ordre au plus près et avec votre préfet. En tout cas, je souhaite que le préfet de la Loire puisse vous aider en ce sens pour que le Sénat ne puisse pas se reproduire, notamment sur les parkings.

J'ai vu les images et j'avoue qu'elles sont extrêmement impressionnantes. – Jordan Dalt Silva, vous entendez les propositions faites par le Sénat qui seront dans le projet de loi du gouvernement, est-ce qu'elles vous semblent les bonnes ? Est-ce que concrètement elles vont changer les choses pour vous ? – Alors oui, tout d'abord remercier Madame la Sénatrice et les sénateurs qui se mobilisent sur ce sujet parce que c'est essentiel pour nous maires d'avoir des outils face à cela et je pense sincèrement que l'ensemble des mesures proposées par le Sénat sont très utiles et que la peur doit changer de camp.

On doit avoir au bout d'un moment des participants, des organisateurs qui ont peur d'utiliser ce type de rassemblement pour rassembler autour d'un plaisir ou autre. La peur doit changer de camp et on ne doit pas avoir des forces de l'ordre qui reçoivent 70... qui utilisent 70 bons lacrymogènes pour cesser le désordre public.

Merci, monsieur le maire. Merci beaucoup, Jordan da Silva d'avoir été avec nous, maire d'hiver droite de Villars. C'est dans la loi au nord de Saint-Etienne.

Alors on a beaucoup parlé de ces questions de sécurité. Autre sujet de préoccupation des Français, c'est le pouvoir d'achat. Isabelle Floren est l'inquiétude qui persiste autour de l'augmentation des prix à la pompe, la flambée des prix.

Des annulations aussi de vols qui commencent à faire jour. Et puis dans le même temps, on a Total qui réalise de forts bénéfices. On va écouter ce qu'on dit Jean-Philippe Tanguy, le président délégué du groupe érenne à l'Assemblée.

Il dénonce l'inaction du gouvernement. Il y a une inaction, il n'y a pas d'action volontariste, à savoir baisser les taxes, baisser la TVA, baisser la TICPE pour atteindre, comme le propose le Rassemblement National, une baisse de 40 centimes minimum par litre, c'est l'efficacité. Et dans un deuxième temps, pour financer cette mesure, on peut évidemment récupérer une partie de ses sur-profit.

C'est Marine Le Pen qui en 2021, à la présidentielle, compte tenu de l'hyperinflation et déjà d'un certain nombre d enfin pas d'abus, c'est des phénomènes de marché qui font qu'à la fin Total s'enrichit mécaniquement et on puisse récupérer une partie de ses sur-profits. Est-ce que vous en dites Isabelle Florelle ? N'y a une inaction ?

Non il n'y a pas d'inaction, moi je soutiens l'action du Premier ministre, Sébastien Learcornu qui tout en maintenant la pression sur Total, il a raison de le faire puisque Total a annoncé la maintien du plafonnement des prix à la Mais il n'a pas suffisamment la pression. Est-ce que c'est suffisant de demander à total un plafonnement ? Je vais reprendre l'article que j'ai lu ce matin dans Les Echos.

Le gouvernement navigue auprès, c'est-à dire au plus près du vent. Et ce n'est pas simple, mais je pense qu'il a raison, c'est-à-dire aider les plus gros rouleurs. Le décret a été adopté ce week-end.

Et donc, ça, c'est important de cibler les aides, de maintenir une certaine pression sur Total. Je rappelle que les fausses bonnidées de taxation de super profit, elles ressortent à chaque fois. Total, c'est une partie assez faible de ces activités en France.

Que fait-on des autres énergéticiens et raffineurs qui sont sur le marché français ? Pénaliser un géant français qui, par ailleurs, agit aussi pour notre pays, moi je ne vois pas très bien l'intérêt. Je pense qu'on peut réfléchir à une question de contribution exceptionnelle.

On a déjà essayé, on a vu que ce n'était pas forcément très efficace. – Mais c'est le président de votre groupe, c'est Hervé Marseille, président du groupe union centriste au Sénat qui, il y a des années maintenant, ça Ça a fait 3-4 ans, a mis sur la table cette question des super profits. Il disait que c'est symbolique sur le plan social.

Taxer les super profits, notamment ceux des énergéticiens. Vous n'êtes plus sur cette ligne aujourd'hui ? Je ne parle pas pour Eurie Marseille.

Nous n'avons pas encore eu ce débat en groupe union-centriste. Je pense que ça se réfléchit. Moi, je veux voir le rapport taxation-efficacité.

Je ne suis pas encore tellement convaincue, et notamment sur un marché européens. Je suis beaucoup plus convaincue par l'action de l'Allemagne, de l'Italie, une action collective de l'Allemagne, de l'Italie, de la France et de l'Espagne qui se mettraient ensemble pour demander une contribution européenne notamment à ces énergéticiens qui effectivement actuellement profitent de marges exceptionnelles. Mais c'est au niveau européen, moi je suis une européenne convaincue, c'est au niveau européen qu'il faut régler ce genre de problème.

Dans quelques instants, nous allons recevoir Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis, figure montante de la France insoumise hier. Jean-Luc Mélenchon hier soir au 20h de TF1 s'est déclaré candidat pour la quatrième fois. Comment vous réagissez ?

Quel surprise ? Quelle surprise ? Non, sans surprise.

On l'attendait. Je suis un peu surprise quand même de la rapidité. Comment vous l'expliquez ?

Ben qu'il y a de la concurrence qui s un stage chez LFI, tout simplement. Vous allez recevoir un candidat élu au premier tour dans sa commune, élu au premier tour dans son intercommunalité. Je pense que Jean-Luc Mélenchon doit regarder ça de près. – Et c'est ça, c'est la peur d'être remplacée, que quelqu'un prenne la relève, qui explique sa candidature aujourd'hui ? – Je n'ai pas de discussion de ce type avec Eléphine et Jean-Luc Maillanchon, c'est juste une vision de l'échiquier politique et de ce qui peut se passer dans un parti.

La concurrence, quelque part, s'installe, elle est saine pour un parti. Marine Le Pen, elle fait d'Edouard Philippe son principal adversaire. Pas Jean-Luc Mélenchon qui hier a dit que ce serait le RN, son principal adversaire.

Est-ce que le bloc central est en mesure d'éviter un affrontement LFI-RN ? – L'Union, jusqu'où ? – Jusqu'au bout, il faut l'Union. – Mais l'Union doit où ?

Est-ce que dans l'Union, il y a Bruno Retailleau ? – L'Union des modérés, elle va pour moi de la social-démocratie à la droite modérée. C'est un – Pardon, la droite modérée c'est les LR ou pas ? – Oui bien sûr, bah oui on est avec eux au Sénat dans la même majorité, on travaille bien ensemble, il n'y a pas de raison. – Merci Isabelle Florène, merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin Alex, on se retrouve dans 20 minutes