"Les faits divers deviennent faits de société et Mr. Macron nous parle de brainwashing !" (P. Praud)
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Questions et réponses
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Qu'est-ce que nous savons à cette heure-ci ?
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On est tous effondrés. Qu'est-ce que nous allons faire ?
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Quelles pistes de réflexion pour sanctionner les mineurs ?
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Dans le département de la Haute Marne, vous le savez, désormais, un collégien a blessé gravement avec un couteau, une surveillante lors d'un contrôle des sacs par les gendarmes devant un collège. On rappelle que ces contrôles ont été mis en place après le drame de Nante. La victime âgée de 31 ans est en urgence absolue.
L'élève a été arrêté ce matin, le collégien a été placé en garde à vue. Des contrôles aléatoires de sac devant les établissements scolaires ont été mis en place après la mort d'un jeune de 17 ans devant un lycée en Isonne en mars dernier puis également après ce qui s'était passé bien sûr à Nant. Donc nous sommes avec William Molinier.
Bonjour cher William Molier, vous allez peut-être nous donner des informations. Vous êtes journaliste service police justice d'Europein. Qu'est-ce que nous savons à cette heure-ci ?
Écoutez, cela s'est passé aux alentours de 8h15, donc juste avant la la l'entrée l'entrée en classe des cours. C'est un jeune de scolarisé donc en 3e âgé de 15 ans qui porté plusieurs coups de couteau à une surveillante au niveau de la base du du cou de la victime et au dos. plusieurs coups de couteau.
Donc alors que les gendarmes procédaient aux fouilles de sac à l'entrée de l'établissement, donc à nos gens en haute marne, le collège Françoise Dolta. La victime, donc une surveillante de cet établissement est âgé d'une trentaine d'années, 31 ans exactement. Elle est gravement blessée.
Elle a été transportée en urgence absolue à l'hôpital. Euh lors de donc les gendarmes sont intervenus, ils ont interpellé ce ce jeune âgé de 15 ans scolarisé en 3e. Un gendarme a été légèrement blessé.
On parle de de coup de de coupure. Euh voilà sur les faits. Ellisabeth Born, donc la ministre de l'éducation nationale se rend sur place.
Euh elle dit apporter son soutien à la communauté scolaire et aux forces de l'ordre. Euh voilà ce qu'on sait euh à cette heure concernant le mobile, en tout cas pour l'instant euh aucun élément euh nous permet de le le d'envisager un enfin de de de savoir quel est précisément le mobile qui a conduit à ce passage à et et si tentez qu'il existe un mobile évidemment une forme peut-être d'agacement, d'énervement de ce jeune homme et c'est ça qui est terrible. C'est-à-dire que pour un oui, pour un non, c'est ce qu'on dit souvent, chacun aujourd'hui risque sa vie pour rien.
C'estàd que dans les derniers meurtres ou agressions de ce type, lorsqu'on examine de près de près les mobiles, ils sont souvent insignifiants. signifiant. C'estd que vous avez une femme de 30 ans qui est est partie ce matin de chez elle, qui a sans doute une famille et qui est en urgence absolue à l'heure à laquelle je vous parle pour rien, c'est-à-dire pour un pour un contrôle d'un sac dans un établissement. elle est surveillante.
Donc cette société devient folle et parallèlement vous avez un président de la République qui explique qu'il faut pas brainwer sur ces faits d'hivers qui deviennent en fait des faits de société. On va être avec Bruno Bartos City. William, vous restez bien sûr avec nous.
Je vais lire ce que dit le ministre ou ce qu'a dit la ministre de l'éducation nationale, madame Borne. Elle est sur place madame Borne et elle a écrit sur les réseaux sociaux un drame terrible. a frappé ce matin un collègue, un collège pardon de nos gens.
Une assistante d'éducation a été victime d'une attaque au couteau par un élève de l'établissement. J'exprime tout mon soutien à la victime et à ses proches. Je salue le sang froid et l'engagement de celles et ceux qui ont agi pour maîtriser l'agresseur et protéger les élèves et le personnel.
Je me rends sur place en soutien à l'ensemble de la communauté scolaire et les forces de l'ordre de la même manière la semaine dernière que où il y a quelques jours Bruno Retaillot était parti pour Nant avec cette jeune lycéenne collégienne qui avait été euh tuée euh Bruno Barosetti secrétaire national du syndicat de police unité. Bonjour monsieur Bartosetti et merci d'être avec nous. Bonjour merci de m'avoir invité.
On est tous effondrés. On est tous effondrés parce qu'on a l'impression d'être un jour sans fin. Ça ne s'arrête pas.
En effet, ça ne s'arrête pas. Je peux vous le confirmer parce qu'on pourrait penser que on met en exergue les faits isolés et et que finalement on installe la peur. Mais la peur, elle est réelle dans notre société.
Des des agressions au couteau, on en a euh régulièrement. Je pourrais je pourrais y passer la la journée rien que pour vous parler de la zone sud que je connais bien, pas un jour, pas une nuit sans des agressions au couteau. Et lorsqu'on a un jeune de 15 ans qui agresse gratuitement une surveillante, ça devient enfin c'est pas que ça devient parce que c'est pas d'aujourd'hui et et quand Elisabeth Mor s'exprime, c'est très bien mais c'est l'ensemble de la classe politique qui doit s'exprimer.
Ça devient très très grave dans notre société. Et aujourd'hui, quand on parle de ces jeunes, on pense aux familles, à à l'entourage, à à l'encadrement qui pourrait y avoir autour de ces jeunes qui doivent être sanctionnés très vite et puis de toute façon quand lorsqu'ils ont un couteau sur eux, c'est pour un jour ou l'autre passer à l'acte et ils doivent répondre. Ils prennent leur responsabilité en prenant une arme dans la poche.
Ils doivent répondre pénalement de manière sévère. Lorsqueon dit que la peur doit changer de camp, c'est quand qu'on réellement on va leur faire peur parce qu'ils n'ont peur de rien. Ils n'ont peur de rien puisque nous avons des contrôles contrôles régulièrement.
Que faire ? Que faire ? Que faire ?
Quel âge ? On sait l'âge de ce de cet élève William comprendre. On sait l'âge William Molinier.
C'est l'âge ? À 15 ans. Il a 15 ans.
Donc il est il est au lycée. Il est au collège en 3e. Lyssé en 3e et je viens de la prendre Pascal le donc la surveillante qui était en urgence absolue et décédé plusieurs sources me le confirment.
Euh décédé des suites donc de de ces blessures. Ce que vous dites est terrible. Depuis quelques minutes, Laurent Tessier était en relation directe avec Christophe Carré et on voyait que les chaînes info avaient annoncé la mort de cette surveillante et nous ne l'annoncions pas parce que nous n'avions pas la confirmation et à l'instant William Molinier vient donc d'annoncer la mort de cette surveillante.
C'est une nouvelle fois une personne de l'éducation nationale qui aujourd'hui est morte après Samuel Patti, après le professeur dans le nord de la France, professeur Bernard. Euh c'est une nouvelle fois cette communauté euh qui est euh euh dans le deuil depuis quelques minutes et Bruno Bartoi qui est secrétaire national du syndicat de police unité. Euh je je on est démuni, moi je je euh j'ai l'impression d'avoir mené cette émission, d'avoir fait cette émission à de nombreuses reprises et je ne sais même pas ce qu'il faut faire, monsieur Bartosetti.
Je ne sais même plus ce qu'il faut faire avec ses couteaux. Je ne sais même plus ce qu'il faut faire. Qu'un gosse de 15 ans a des couteaux, un couteau sur lui, que ses parents euh le sachent ou pas.
Il est parti ce matin cet enfant avec des couteaux dans son sac. Que les parents ne vérifient pas les les sacs, que ce couteau puisse exister. Je sais pas d'ailleurs si c'est un couteau, le type de couteau qui est utilisé dans ces cas-là, William Molinier.
Donc on est dans une société qui devient folle, qui devient folle et et régulièrement avec des drames de ce type et et cette dame euh cette assistante d'éducation victime d'une attaque au couteau et qui est morte. Et c'est ce qu'on apprend aujourd'hui. Qu'est-ce que nous allons faire Bruno Bartosetti ?
Qu'est-ce que nous allons faire ? Et bien écoutez la question, j'aimerais bien y répondre. J'ai quelques pistes de réflexion, mais je crois qu'il faut la la poser à la classe politique aujourd'hui.
C'est-à-dire qu'on se réfugie derrière des textes de loi, mais on donne pas les moyens finalement à la justice de les appliquer ou en tout cas c'est fait d'une manière trop trop banale, hein. On parle de rappel à la loi, on sanctionne pas assez lorsqu'on a un couteau sur sur soi, c'est pour c'est pour l'utiliser. Et malheureusement là, on voit qu'on a la mort en face de de cette lame, au bout de cette lame.
Donc ça veut dire comme au bout d'un moment le sujet de la sanction sévère à l'endroit des mineurs ne doit pas être un sujet tabou. Elle doit être immédiate. On doit aujourd'hui à tout prix leur faire comprendre et pas seulement avec le travail de la police et de la justice mais régulièrement d'une manière répétitive.
On doit à un moment donné mettre la pression à l'endroit de ces jeunes et moins jeunes he qui se qui se baladent avec des couteaux et qui et qui les utilisent pour un oui ou pour un non. On n pas affaire là à des agriculteurs qui ont leur opinion de la poche. On a affaire vraiment à des à des à des inconscients qui sont prêts à tout.
Et c'est vrai que la la sanction doit être en tout cas très sévère. Moi, je suis policier, je vous parle de sanction bien évidemment, mais il y a tout le travail éducatif qui doit être fait. Il y a tout ce travail qui doit être un lien dans à travers tous les ministères et ça doit être une priorité mais surtout pas se retrancher avec des lois.
On a des lois aujourd'hui pour pour s'exprimer. Bon, il est 11h14. Je pense que nous allons consacrer l'essentiel de ces 2 heures à cette actualité.
C'est effrayant, je peux pas vous dire autre chose. C'est effrayant ce qui se passe aujourd'hui en France. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui nous écoutent et qui ont peut-être mon âge et qui sont des sexagénères et qui se disent que cette France qu'ils n'ont jamais connu parce que ce type d'événement n'est jamais arrivé, la répétition n n'est jamais arrivée, qui sont démunis, qui ne savent pas les solutions à mettre en place, les solutions politiques et qui sont effondrées qui sont effondrés.
Donc, on peut avoir une pensée pour euh cette femme, une pensée pour sa famille, une pensée pour ce malheur et pour ce drame.
Emmanuel Macron