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Discours / meetingLa France Insoumise Lyon· 7 novembre 2025 125 minAutoproduitActualité / polémiqueLogementSolidarités & familleSantéÉconomie & entreprises

FAIRE MIEUX POUR LYON ! Meeting avec Anaïs Belouassa-Cherifi & Clémence Guetté

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 26 %Défensif 9 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Anaïs Belouassa-CherifiChiffre
    « Un étudiant sur deux ne mange pas à sa fin. Trois étudiants sur qu ne vivent qu'avec 100 € par mois après avoir payé loyer et charge. »
  • 6:00Salim (syndicat locataire ensemble)Chiffre
    « Avec ma compagne, on dépense 850 € par mois pour un 50 m² que l'on verse chaque mois à notre propriétaire. »
  • 9:00Jérôme Finel (collectif 69 Palestine)Chiffre
    « Près de 200000 tonnes d'explosifs durant de années se sont déversés sur Gaza, soit l'équivalent de 13 bombes d'Hiroshima. »
  • 10:00Jérôme Finel (collectif 69 Palestine)Fait
    « Il n'y a jamais eu de guerre où 85 % d'un pays a été dévasté et 100 % de la population a été déplacée à plusieurs reprises. »
  • 11:00Jérôme Finel (collectif 69 Palestine)Chiffre
    « 50 % des victimes étaient des enfants. 20000 enfants manquent à l'appel. »
  • 12:00Jérôme Finel (collectif 69 Palestine)Fait
    « L'accord de Cesser le feu prévoyait l'accès d'environ 600 camions d'aide par jour. Ce nombre n'a encore jamais été atteint. »
  • 16:00Claudie (France insoumise)Chiffre
    « Nous avons collectivement obtenu plus de 2000 signatures pour la poursuite de ce centre. »
  • 17:00Claudie (France insoumise)Chiffre
    « Seulement 25 % de ces usagers ont obtenu de la caisse primaire des propositions pour retrouver un médecin. »
  • 21:00Clémence Guetté (LFI)Chiffre
    « 22 % des Français sont à découvert tous les mois sans exception. 36 % des Français ont été à découvert au moins une fois dans l'année écoulée. »
  • 25:00Clémence Guetté (LFI)Chiffre
    « 4000 postes de professeur en moins, le doublement des franchises médicales. »
  • 2:30Anaïs Belouassa-CherifiChiffre
    « 30 % des Français renoncent aux soins par manque de moyens. »
  • 3:30Anaïs Belouassa-CherifiPromesse
    « Nous créerons des centres municipaux de santé sans dépassement d'honoraires, sans paiement à l'acte. »
  • 4:30Anaïs Belouassa-CherifiPromesse
    « Nous lancerons un grand plan de rénovation des écoles incluant le désamiantage des bâtiments et une isolation thermique complète. »
  • 6:30Anaïs Belouassa-CherifiPromesse
    « Nous créerons des maisons multiservices pour la jeunesse. »
  • 7:30Anaïs Belouassa-CherifiPromesse
    « Nous proposerons la participation des 16 ans aux instances consultatives municipales. »
  • 9:30Anaïs Belouassa-CherifiFait
    « Lyon sera toujours antifasciste. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Хочу [musique] [musique] go [musique] [musique] [musique] [musique] Bonsoir Lyon. Merci d'être si nombreux ce soir. C'est un plaisir pour moi d'animer cette soirée au côté de mon camarade Achil avec qui je coanime les jeunes insoumis de Lion [applaudissements] et fait du bruit pour Luna. [applaudissements] Voir tout ce monde ce soir, ça nous fait vraiment chaud au cœur, surtout quand on voit le nombre de jeunes dans cette salle. [applaudissements] Ça nous rappelle que si les jeunes ont répondu présent, c'est aussi parce que la jeunesse est toujours en première ligne pour lutter pour plus d'émancipation, plus d'égalité, plus de droit.

Ouais. [applaudissements] Partout dans le monde, les jeunesses se révoltent. De Grèce, de la Grèce au Népal en passant par Madagascar et Mayotte, la nouvelle génération est au rendez-vous de l'histoire.

Elle ne demande pas la permission, elle prend sa place. [applaudissements] Et la jeunesse française alors, elle est aussi au rendez-vous. contre la réforme des retraites, elle était dans la rue pour la Palestine, elle était dans la rue. [applaudissements] Et le 10 septembre, c'est plus d'un million de personnes qui ont manifesté contre contre l'austérité dont 110000 jeunes. [applaudissements] Mais le 10 septembre, c'est aussi un mouvement de blocage organisé et porté par la jeunesse.

Des centaines de lycées bloqués, des fac en grève dans toute la France. [applaudissements] Partout les jeunesses, elles se soulèvent contre une bourgeoisie qui est fascisante et qui s'accapare tout, nos droits, nos ressources et notre pouvoir. À Lyon, à Lyon, cette caste qui nous vole, c'est des gens comme Jean-Michel Holas, le candidat de Macron.

Mais on a un message pour eux. Votre monde, on nen veut pas. [applaudissements] Nous, on refuse le destin que vous nous tracez.

Un étudiant sur deux ne mange pas à sa fin. Trois étudiants sur qu ne vivent qu'avec 100 € par mois après avoir payé loyer et charge. Et ce serait ça le seul horizon pour la jeunesse ?

Non, nous si on est là ce soir, c'est pour montrer qu'on se résignera jamais. [applaudissements] Quand l'État nous lâche, quand les gouvernements successifs nous méprisent, il nous reste qu'un seul levier et c'est le local. Une mairie insoumise, c'est une mairie combative.

C'est une mairie qui ne s'excuse pas d'être de gauche. Cette mairie, c'est avec Anaïs Béois sa chérifi qu'on va la conquérir. [applaudissements] Un tonner d'applaudissement pour elle, notre candidate aux élections municipales 2026. [applaudissements] Et à ses côtés, on a l'honneur d'accueillir Clémence Guetté, député de la France insoumise et vice-présidente de l'Assemblée nationale.

Faites encore plus de bruit pour elle. [musique] [musique] he [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Anaïs. Moi, je suis convaincu qu'on est toutes et tous ici très fier que ce soit toi qui nous représente. [applaudissements] Nous qui nous représentes, nous qui sommes là ce soir, nous qui refusons de baisser les bras, nous qui croyons que Lyon peut être une ville solidaire, une ville antiraciste, une ville féministe et une ville antifasciste. [applaudissements] Nous qui sommes insoumises et insoumis, [applaudissements] nous qui espérons mieux pour Lyon parce que ce soir, c'est bien plus qu'un meeting, c'est le début d'un rat de maré et ce rat de maré, on va le construire ensemble jusqu'à la victoire [applaudissements] pour démarrer cette soirée parce que la France insoumise se mobilise depuis des années sur Lyon pour un logement digne, accessible à toutes et tous. une lune qu'on mène notamment à côté au côté du syndicat locataire ensemble qu'on accueille ce soir.

Fait du bruit pour Salim. [applaudissements] [applaudissements] Bonsoir. Je sors mes petites notes.

Alors bonsoir à tous. Je m'appelle Salcragi Poussin et je suis président du syndicat de locataire locataire ensemble sur Lyon comme ça. Ouais.

Alors, où est-ce que j'en étais ? Il en a un locataire ensemble. Euh avant d'être un locataire ensemble, je suis avant tout un locataire.

Avec ma compagne, on dépense 850 € par mois pour un 50 m² que l'on verse chaque mois à notre propriétaire. Cette même propriétaire a une magnifique maison dans les pentes de fourvière et ses enfants sont aussi propriétaires et mettent en location leur propriété. C'est le capitalisme immobilier, les logiques de la rente.

Face à cette rente, tout le monde, tous les locataires le subissent. Les 80000 jeunes locataires et en général les 200000 locataires seulement dans le privé, 100000 en plus dans le public sur la commune de Lyon. On peut se dire qu'avec cette rente, avec ce loyer qui est versé tous les mois, on a quand même un certain engagement de la part des propriétaires et être à l'abri des abus, être à l'abri de la précarité, de l'insalélubrité.

Malheureusement, ce n'est pas le cas. Ça peut être une grand-mère qui subit les fortes chaleurs qui sont de plus en plus nombreuses chaque été. Ça peut être cette famille qui loge ses enfants dans des chambres qui subissent des moisissures.

Ça peut être tous les étudiants qui ont des loyers illégaux. Face à ça, nous mobilisons, tous les locataires à travers un syndicat, le syndicat locataire ensemble pour défendre nos droits, pour créer un collectif et pour essayer de créer un réel pouvoir, un réel contrepouvoir des locataires dans une situation difficile où les locataires n'ont pas forcément l'avantage. Comme par exemple à la rue Baudel, je sais pas si vous y habitez, il y a monsieur Dressler, un multipropriétaire qui est propriétaire de 30 logements, 30 appartements dans un lottissement, tous insalubres avec des charges qui sont illégales.

Face à ce constat, les locataires et le syndicat les locataires à travers le syndicat se sont organisés pour se mobiliser à travers d'abord des mobilisations individuelles par des recours juridiques pour permettre de dénoncer ces insalubrités, pour permettre aussi de recevoir le trop perçu des charges abusives, mais aussi par une mobilisation collective, notamment à travers une journée portes ouvertes où tous pouvaient venir regarder, constater les abus et où les médias ont été invités et le député Gabriel Lamar qui est ici [applaudissements] qui a fini qui a fini par appeler le propriétaire d'ailleurs. Voilà et avec ça on peut gagner. Par exemple, la locataire Krina a récupéré près de 4500 € et Lucien, un autre locataire locataire avec ses cette mobilisation a réussi à recevoir 11000 € de trop perçu. avec locataire ensemble [applaudissements] [applaudissements] avec locataire ensemble.

On veut développer trois points prochainement pour créer une force inarrêtable. D'abord le développement du syndicat locataire ensemble pour essayer de représenter au maximum les locataires. Ensuite, essayer de réunir à Lyon les conditions pour faire des grèves de loyer, de grandes grèves de loyer pour dénoncer les abus avec notamment un soutien d'une caisse de grève qu'on mettra en place dans les bonnes traditions de Lyon depuis les Canus. et ensuite [applaudissements] avoir une mairie qui soutienne nos action notamment par différents enfin différents soutiens comme un appui juridique comme des dispositions mettre à disposition des logos les des locaux comme le fait d'avoir des services pour les l'insalubrité pour contrer les DPE frauduleux et cetera et cetera et enfin je vais conclure là Pour finir, nous vous demandons à tous trois choses.

D'abord, soutenez vos syndicats. Et si vous n'êtes pas syndiqué, syndiquez-vous, surtout si vous êtes locataire. Soutenez ensuite notre caisse de grève des loyers et enfin faites lire une candidature à la mairie comme celle de Anaï Belois Sheriffi, qui ne soit pas un multimillionnaire et qui soit dans le camp de la justice, des locataires et du droit au logement.

Merci. [applaudissements] [applaudissements] Merci beaucoup Salim. Merci encore une fois locataire ensemble [applaudissements] et on a maintenant l'honneur d'accueillir notre prochain intervenant, un militant de longue date pour la dignité et la justice du peuple palestinien.

Il porte à Lyon ce combat en tant que président du collectif 69 Palestine, Jérôme Finel. [applaudissements] [applaudissements] Merci. Merci à vous.

Tout d'abord, merci au à nos amis insoumis insoumises de nous donner quelques instant la parole afin d'évoquer de nouveau le sort du peuple palestinien. Merci encore de n'avoir pas baissé les yeux et mené le combat. Merci de dénoncer sans détour la vérité crue des crimes continu du génocide en cours à Gaza.

Cesser le feu. Ces mots ont raisonné comme une promesse et un espoir. Cela fait de longues années que l'exigence que le feu cesse enfin était au cœur de nos mobilisations.

Il est là d'une extrême fragilité et déjà violé à plus de 100 reprises par le pouvoir génocidaire israélien. Près de 200000 tonnes d'explosifs durant de années se sont déversés sur Gaza, soit l'équivalent de 13 bombes d'Hiroshima. Nous n'avons jamais vu un tel degré de destruction. et de crimes massifs.

Il n'y a jamais eu de guerre où 85 % d'un pays a été dévasté et 100 % de la population a été déplacée à plusieurs reprises. Il n'y a jamais eu de guerre où il n'était pas possible de voir que 50 % des victimes étaient des enfants. 20000 enfants manquent.

à l'appel. La situation dépasse les mots et il n'est pas possible de la décrire, déclare le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Abou Amir, citoyen infatigable correspondant de l'Union juive française pour la paix à Gaza en témoigne semaine après semaine et nous décrit il y a quelques jours le mal nommé cessé le feu. Il semble, dit-il, que le destin refuse d'accorder à Gaza un seul jour de répis comme si la tranquillité était devenue un rêve ajourné, impossible à atteindre.

Depuis l'annonce du cesser le feu, les habitants n'ont jamais goûté au repos. L'occupation a violé l'accord des dizaines de fois comme si de rien n'était. Chaque trêve n'est qu'une courte pause pour les canons et les missiles, non pour les gens.

Et derrière chaque bref silence se cache une nouvelle tempête qui engloutit ce qui reste en vie. Dès l'aube de ce jour, le ciel s'est embrasé sous le feu des bombardements sur toutes les zones de la bande. Les bruits des roquettes déchirant l'air comme des bêtes affamées à la recherche de leur proie se sont gravés dans la mémoire.

Aujourd'hui, Nerat était au cœur de l'enfer. Les frappes n'ont pas cessé jusqu'aux premières heures du matin. La terre tremblait, les crises s'élevaient, les gémissements des blessés se mêlent aux sirènes des ambulances qui ne se taisaient jamais.

Gaza saigne s'en relâche comme si la mort était devenue sa visiteuse permanente qui ne part ni ne se lasse. Alors après ces mots, le constat est sans appel. Le génocide se poursuit à Gaza.

Bombardement, destruction systématique des lieux, famine. Pour rappel, l'accord de Cesser le feu prévoyait l'accès d'environ 600 camions d'aide par jour. Ce nombre n'a encore jamais été atteint et il s'agit pourtant là d'un minimum.

Face au crimes des crimes la complicité de nombreux États est avérée et documenté. Francesca albanaise, infatigable rapporteuse spéciale des Nations Unies, indique dans un récent rapport que le génocide israélien est un crime collectif rendu possible par la complicité des États qui ont facilité un soutien direct et dans certains cas une participation active au génocide. Ces états peuvent avoir franchi le seuil de la complicité pour passer à la participation directe à ces crimes.

Le rapport de Francesca Albanise préconise et nous y souscrivons depuis de nombreuses années, le boycotte complet d'Israël en suspendant immédiatement toutes les relations militaires, diplomatiques, économique avec Israël. car tout engagement de ce type pourrait constituer un moyen d'aider, d'assister, de participer directement à des actes illégaux, y compris des crimes de guerre. [applaudissements] [applaudissements] Alors, face au crimes continu de génocide, face aux complicités établies, nous poursuivons le combat pour exiger un cesser le feu complet et permanent.

Nous n'oublions pas également la 6-jordanie où les colons israéliens ont les coups des franches pour terroriser les villageois avec le soutien de l'armée, lynchage, incendie criminel, massacre d'animaux, olivier déraciné, une vague de violence israélienne sans précédent des ferles sur la 6 Jordanie. Profitant de ce contexte, le Parlement israélien vient de voter en première lecture deux projets de loi visant à annexer la totalité de la 6 Jordanie. Après être allé au loin, il y a des combats à mener ici au plus près à Lyon en solidarité avec le peuple palestinien.

Ces combats concernent les citoyens, les citoyennes, mais aussi les collectivités. territorial. Nous regrettons fortement l'absence du maire de Lyon qui n'a trouvé un seul instant depuis 2 années pour participer à une mobilisation des citoyens et des citoyennes.

Nous regrettons que la ville israélienne de Bercheva soit toujours jumelée avec la ville de Lyon. Rappelons d'ailleurs que cette ville est implantée sur la ville palestinienne de Bir El Saba. ville dont a été expulsé des dizaines de milliers de Palestiniens en 1948. en lieu et place de Bercheva.

Un nouveau jumelage devra être trouvé avec une collectivité palestinienne. Nous rappelons également que l'emprise l'entreprise lyonnaise Gisserraï est l'une des rares entreprises françaises a figuré sur la liste noire de l'ONU pour sa complicité dans la colonisation via le tramou de Jérusalem. et Gistraï devrait être exclus des marchés publics lyonnais.

Nous savons, [applaudissements] nous savons que le chemin vers la liberté pour le peuple palestinien sera encore long. Le combat sera encore pour les droits imprescriptibles du peuple palestinien. Combat pour la levée du blocus à Gaza, la reconnaissance des crimes, la fin de l'occupation et de l'appartide, le droit au retour des réfugiés, la réparation des préjudices, l'arrêt de la colonisation, bref la libération de la Palestine.

Et en tout cas, rappelons-nous, ils ont ils ont essayé d'effacer la Palestine, mais le monde est devenu Palestine. Merci à vous. [applaudissements] [applaudissements] Palestine Palestine Palestine [applaudissements] Palestine vivaline Palestine vivra Palestine Palestine viv Palestin [applaudissements] Merci beaucoup à toi Jérôme, bravo encore pour ce combat que tu mènes.

Merci Jérôme. [applaudissements] Si la France insoumise s'engage à Lyon, c'est aussi pour défendre nos services de proximité. Contre la fermeture de nos centres médicaux, contre la fermeture de nos bureaux de poste, on se mobilise tous les jours.

C'est pourquoi on accueille aujourd'hui Claudie, militante à la France insoumise et qui se mobilise depuis des mois sur le terrain contre la fermeture du centre social à quelques rues d'ici. Applaudissement pour Claudie. [applaudissements] Bonsoir.

Donc je suis Claudie, militante de la France insoumise. Je tenais à exprimer mon soutien à l'action que mène la France insoumise sur tous les problèmes liés à la précarité. dans ce quartier.

Je suis témoin d'une volonté du gouvernement de démanteler notre système de sécurité sociale. Dans ce quartier du 3e arrondissement où nous sommes, 1300 usagers bénéficiés des services du centre polyvalent de soins de bonne foi et depuis le 1er janvier 2010. C'était un centre de soins géré par l'assurance maladie dont le but n'était pas de faire de l'argent mais bien de soigner les gens.

Les centres de soins comme celui de bonne foi apportent un accès à la santé aux populations les plus précaires comme les sans droit, les sans papiers, les travailleurs et les étudiants précaires. Issu pour la plupart de foyers très modestes, ces usagers ont eu la triste surprise d'apprendre par les organisation syndicale force ouvrière et CGT de la de la Caisse primaire d'assurance maladie et seulement 2 mois avant de la fermeture de ce centre au 31 juillet 2025 sous prétexte de départ à la retraite de personnel soignant. C'est un faux prétexte.

La CPAM n'a fait aucun appel d'offre et les professionnels de santé concernés étaient pourtant d'accord pour prolonger jusqu'à ce que les postes soient pourvus. Nous savons que le seul objectif de la CPAM dans le cadre des coupes budgétaires imposées par l'État, c'est de faire des économies sur le dos des gens. Nous avons alerté par des pétitions, des rassemblements dans un silence politique généralisé, notre député Anaïs a fait un courrier à la directrice pour appuyer l'action et apporter tout son soutien aux usagers et demander à trouver des solutions très rapidement.

Nous nous sommes mobilisés ensemble, usagers, syndicat, France insoumise. Nous avons collectivement obtenu plus de 2000 signatures pour la poursuite de ce centre. Rassemblé en nombre conséquent, nous avons demandé une entrevue à la directrice lors d'un conseil d'administration et qui bien sûr nous a été refusé.

Cette structure de proximité répondait à un besoin vital sur un territoire où l'accès aux soins primairire est de plus en plus entravé. Aujourd'hui, seulement 25 % de ces usagers ont obtenu de la caisse primaire des propositions pour retrouver un médecin. Les 75 % restants n'ont pour la plupart pas encore trouvé de solution à ce jour.

Les déserts médicaux ne touchent pas seulement les zones rurales, mais aussi les zones urbaines. Malheureusement, malgré la mobilisation, nous n'avons pas pu stopper cette fermeture. Alors, l'espoir d'un véritable changement en matière de santé se fait ressentir de plus en plus fortement.

La fermeture de ce centre de santé n'est malheureusement pas la seule disparition de services publics de proximité. Avec les camarades de la France insoumise de Lyon, nous avons également mené une longue lutte contre la fermeture des bureaux de poste. Eux aussi sont des éléments essentiels à la vie d'un quartier et eux aussi subissent les fermetures successives depuis plusieurs décennies à cause des politiques austéritaires qui sont menées.

À Dauphiné la Cassane par exemple, un bureau de poste était menacé de fermeture. Par la mobilisation, nous avons réussi à reporter cette fermeture jusqu'en 2026. Un comité de soutien composé de citoyens, d'élus, de militants politiques dont la France insoumise se a été monté.

On s'est mobilisé par différentes actions, des pétitions, des rassemblements, des déambulations, des appéx citoyens et même on a sollicité la presse. Lors d'une entrevue avec le comité de soutien, la direction de la poste a déclaré, je cite, il faut savoir s'adapter au changement. Je vous le dis, la mobilisation reste forte.

Nous ne nous adapterons pas aux politiques austéritaires. [applaudissements] Nous les combattons toujours pour un service public de proximité et de qualité. Le combat continue.

Vous l'avez compris, à la France insoumise, on se mobilise pour de vrais services publics de proximité. En total, l'opposition évidemment avec les politiques menées depuis plusieurs années. Il est urgent de tout changer pour faire mieux à Lyon.

Merci. [applaudissements] [applaudissements] Merci beaucoup Claudie pour cette intervention. Alors, allez-y, [applaudissements] vous pouvez l'applaudir.

Vous pouvez l'applaudir de nouveau. [applaudissements] Alors, place maintenant à celle qui depuis 2017 coordonne le programme de la France insoumise, qui depuis 2022 nous représente en tant que député et qui depuis 2024 est vice-présidente de l'Assemblée nationale, Clémence Gué. [applaudissements] [applaudissements] Waouh ! [applaudissements] [applaudissements] Vous êtes très beau les Lyonnais.

Figurez-vous que j'étais jamais venu à Lyon pour faire un meeting. Ah voilà. Bah voilà, mais il fallait une première.

Je suis ravie que ce soit la première ce soir. Je suis ravie d'être avec vous. Et je voulais évidemment commencer, c'est un passage obligé mais parce que réellement on serait une force politique qui ne serait qui n'aurait pas cette puissance si jamais on avait pas autant de militants et militantes qui ont permis qu'on soit aussi nombreux dans la salle et malheureusement pour les gens qui n'ont pas pu rentrer aussi très nombreux dehors.

Donc merci aux militants qui ont tracté, qui ont collé, qui ont annoncé ce moment. [applaudissements] Merci aux camarades du service d'ordre aussi. qui assure notre sécurité dans une ville où parfois on en a besoin.

Et puis merci aux intervenants qui se sont exprimé avant moi et qui représente, je crois aussi ce qu'est la France insoumise, c'est-à-dire une synergie, un lien avec des collectifs, avec des luttes locales, avec des gens qui se mobilisent parce que nous, nous n'avons pas besoin de cartes. Nous sommes directement en synergie avec celles et ceux qui font en sorte qu'on ait plus de service public, qui font en sorte qu'une voix humaniste se fasse entendre partout dans le pays. Et puis enfin, mon dernier mot, merci à Gabriel, mon camarade député qui est là et qui que je remercie de sa présence. [applaudissements] Et enfin, évidemment, merci beaucoup à ma camarade, à mon ami Anaïs Bisa Shérifi que vous avez la chance d'avoir pour tête de liste ici à Lyon. [applaudissements] Alors, je l'ai dit dehors, mais je le redis ici.

Ça fait très plaisir d'être là parce que avec Anaïs, avec Gabriel et avec tous les autres députés insoumis, on passe de très mauvaises semaines en ce moment. Donc ça fait chaud au cœur de voir des gens qui sont là, qui sont amicaux, qui sont porteurs d'espoir, qui ont envie que que qu'un autre monde advienne. Parce qu'évidemment à l'Assemblée nationale en ce moment dans laquelle on est réacéquisitionné, H24, dans lequel on retournera juste après ce meeting, samedi, dimanche inclus, nous nous battons contre le budget de l'État et le budget de la sécurité sociale évidemment version Macronis, c'est-à-dire version absolument horrible.

Je vais y revenir dans mon intervention. Mais tout ça pour dire que ça c'est très anxiogène. Et puis aussi la vie quotidienne des gens, on est au mois de novembre est extrêmement anxiogène et peut-être que c'est votre cas avec des difficultés à se demander si on rallume le chauffage ou pas tout de suite avec des difficultés pour payer les factures de l'alimentation avec aussi évidemment et même si le camarade qui a parlé avant moi euh a dit un mot là-dessus avec aussi évidemment nos cœurs de militants de de de militants internationalistes qui pleurent depuis des mois et des mois maintenant en solidarité avec les Palestiniens et les Palestiniennes.

Et pour vous dire que nous sommes très mobilisés pour le budget et nous continuons nous continuerons d'être mobilisés pour que ce génocide s'arrête parce que oui, il y a un génocide en Palestine parce que oui, il y a une colonisation qui doit cesser en 6 Jordanie parce que le blocus humanitaire doit être relevé et parce que des sanctions doivent être prises par la France qui pour le moment nous fait honte par son inaction politique depuis des mois et des mois. [applaudissements] C'est donc un moment difficile et je veux commencer par une mise au point. J'aurai l'occasion d'y revenir.

Peut-être qu'Anaïs en dira un mot aussi. Moment difficile où politiquement on a le sentiment que tout vaut tout. Un macroniste vaut un socialiste.

Bon, peut-être qu'il y a un brin de vérité là-dedans, mais tout vaut tout. Les socialistes votent avec le Rassemblement national. et à l'assemblée, c'est la grande confusion et je veux vous dire en préambule de mon intervention que nous n'avons strictement rien à voir avec les magouilles et que rente à laquelle nous assistons à l'Assemblée nationale.

Nous ne négoons rien avec ce gouvernement parce qu'il n'y a plus rien à négocier avec la Macronie. Nous voulons que ce gouvernement tombe. C'est le 4e gouvernement illégitime et Macron les suivra de près parce qu'il est temps d'en finir et parce qu'un autre monde est possible et que notre rôle, notre devoir, c'est de le faire advenir au plus vite. [applaudissements] Je commence par vous dire un mot d'une actualité extrêmement récente sur laquelle vous avez peut-être vu que nous nous sommes mobilisés.

C'est la dernière trouvaille de la macronie qui ne sait plus comment se faire souffrir les gens. C'est l'interdiction des découvertes bancaires. C'est une histoire un petit peu complexe.

J'en profite, on est plein dans la salle et vous pourrez répéter autour de vous. Pourquoi on s'en saisit maintenant ? Parce que Macron au mois de septembre 2025 vient de décider par ordonnance de faire en sorte que les découverts bancaires soient considérés comme des crédits à la consommation.

Techniquement, ça veut dire que si 30 % de vos revenus sont mobilisés pour payer vos charges, votre loyer, vos factures d'énergie et cetera, vous êtes considéré comme un emprunteur dès que vous serez à découvert. Et donc pour la plupart des gens qui ont des petits revenus, vous serez interdit de découvert. Mais les macronises font semblant de comprendre que les gens sont désormais à découvert. pas bondi depuis 8 ans.

C'est logique parce qu'il y a un million de personnes qui sont pauvres en plus à cause des politiques qui ont été menées par les macronistes. Et ce qui au départ était une directive européenne censée protéger les consommateurs a fini en horreur décidé par une ordonnance de monsieur Macron. On doit leur dire très fortement que 22 % des Français sont à découvert tous les mois sans exception. 36 % des Français ont été à découvert au moins une fois dans l'année écoulée.

Les gens n'y arrivent plus. Je suis allée l'autre jour sur un marché de ma circonscription à choisi le roi avec Jean-Luc Mélenchon. C'était dimanche et les gens nous ont dit sur tous les tons et de toutes les façons possibles, on n'arrive pas à joindre les debouts, on n'y arrive plus.

Et donc cette politique injuste, elle n'aura pas d'autres effet un que finalement d'empêcher les personnes les plus pauvres de pouvoir se nourrir à partir du 16 du mois. Mais aussi, elle continuera de gaver et d'engraisser les banques qui font des bénéfices record sur la misère avec ce que vous connaissez qui s'appelle les frais bancaires ou les AGIOT. Le dernier trimestre pour les banques, c'est 10 milliards de bénéfices rien que sur les frais bancaires des gens qui sont déjà en galère.

Et donc, nous avons une solution pour monsieur Macron. Pour que les gens arrêtent de galérer, il ne faut pas empêcher les découverts, il faut augmenter les salaires et arrêter avec la finance débridée, c'est-à-dire plafonner les frais bancaires, mettre des limites à ces banques qui se gavent sur le dos des pauvres gens. [applaudissements] La Macronie ne combat jamais la pauvreté, elle combat les pauvres.

Et elle pense qu'en combattant les pauvres, elle fera disparaître la pauvreté. Malheureusement, la pauvreté augmente dans notre pays et malheureusement aussi le budget qui arrive est un budget de guerre sociale véritablement. Je sais que il y a il peut y avoir un effet pierre et le loup, vous savez cette personne qui crie au loup à chaque fois et puis on finit par ne plus y croire.

Mais chaque année, depuis qu'on est député, chaque année, le budget est pire. Et cette année encore, il y a des coupes budgétaires dans tous les sens, surtout les services publics absolument essentiels, l'éducation, la santé, 4000 postes de professeur en moins, le doublement des franchises médicales, un tas d'horreurs qui vont faire que la vie sera plus difficile évidemment pour tout le monde. Mais pour l'instant, ça je vous ai parlé d'un volet qui est en fait le volet dépense.

Pour l'instant, en hémicycle, nous en sommes au volet recette. C'est-à-dire qu'on se pose la question comme député depuis 2 semaines maintenant de comment on trouve de l'argent et les macronises donc nous disent "Ah là, on doit faire de l'austérité, c'est terrible, 1000 milliards de dettes." Ah mais comment comment sont apparues ces 1000 milliards de dettes à part par ces politiques injustes et inefficaces ?

Et donc bref, ils font semblant de ne pas voir le problème. Le problème dans ce pays sur les recettes, c'est l'enrichissement des plus riches. Depuis 8 ans, les plus riches, les multimilliardaires se sont engraissés comme on avait jamais vu auparavant.

Si vous voyez des courbes, il y aurait un enrichissement progressif et depuis les 8 ans de Macronie, c'est exponentiel. Et là, dans les deux dernières semaines, le Rassemblement national allié à la Macronie vient de refuser toutes les mesures qui permettraient de trouver des recettes pour prendre un petit peu aux plus riches aux individus. refus euh de la taxe dumane, refus du rétablissement de l'ISF, l'impôt sur la fortune, refus de taxer les superhéritages, mais aussi pour les grandes entreprises, c'est-à-dire l'allégement d'une microtaxe qui était prévue sur euh les holdings, refus de la taxe duman pour l'Irand multinationale.

Et donc à la fin de tout ça, ils nous disent le compte n'y est pas, il nous faut couper dans les dépenses. Nous avons quand même réussi à faire adopter quelques mesures sur les recettes, notamment ce qu'on appelle l'impôt universel pour taxer les grandes multinational sur les bénéfices qu'elles réalisent à l'étranger. Ça c'est une victoire des insoumis parce que ça fait des années et des années qu'on rapporte cette mesure et qu'elle qu'on porte cette mesure pardon et qu'elle rapporte 26 milliards d'euros.

La preuve en est que il y a de l'argent. Il y a de l'argent. Il faut juste aller le chercher dans les bonnes poches.

Et donc on discute beaucoup de la méthode parce que ça, je suis sûr que ça vous a échappé à vous qui êtes une bande de sceptiques invétérés mais monsieur le cornu souhaite absolument le débat parlementaire et donc il nous laisse tout loisir de voter. Donc ça fait de semaines qu'on vote qu'on vote en effet beaucoup de choses. Mais il faut démasquer ce qui est en réalité un écran de fumée parce que constitutionnellement dans ce pays, il y a un nombre de jours pour adopter le budget de l'État, c'est 70 jours et il y a un nombre de jours pour adopter le budget de la sécurité sociale, c'est 40 jours.

Et depuis 2 semaines, les ministres nous font des réponses absolument passionnées sur chaque sujet. On a le droit à 6 minutes d'intervention. Moi parfois je suis au perchoir, je suis je préside parfois les débats de l'Assemblée nationale et vraiment ils y mettent un cœur incroyable pour nous donner les micros arguments, pour essayer de nous convaincre comme si ça changeait en réalité nos votes.

Quand une mesure est pourrie, on le sait et on vote contre. Mais donc ils y mettent leur cœur parce que tout ça est une mascarade monumentale parce que leur but au ministre macroniste et c'est d'ailleurs l'ordre qui a été donné par le cornu qui est lui-même le double le si de Macron donc par Macron lui-même infin c'est de ralentir les débats pour que nous dépassions ces délais constitutionnels et que ce budget de malheur dont je viens de vous parler soit passé par ordonnance. C'est-à-dire qu'ils viennent d'inventer le renoncement au 493 pour nous faire un super 493 mascarade caché, injuste et dont les gens vont avoir du mal à percevoir le côté autoritaire.

Mais c'est important de comprendre ça. Je sais que ça fait un petit peu mécanique parlementaire, mais c'est important de comprendre ça parce que ce pouvoir est devenu tellement illégitime, tellement détesté par la population qui savent que les outils brutaux habituels sur lequels il y a eu une éducation populaire de masse parce qu'avant la la les manifestations pour les retraites, on avait pas vu des milliers de gens dans le pays sortir avec un nouvel usage du 493. Maintenant, tout le monde sait ce que c'est.

Donc il cherchent des nouveaux détours dans la Constitution de la 5e République qui heureusement pour eux contient beaucoup de possibilités de museler les parlementaires et cette fois-ci ils les ont trouvés avec ces parlottes absolument interminables. Donc comptez sur nous pour continuer évidemment à faire notre travail. On va s'opposer amendement par amendement.

Peu importe le nombre d'heures que ça prendra, on y sera. On y est toujours et à l'heure où on se parle, on est trois à être sorti pour venir profiter un petit peu de votre amitié. Mais on a des camarades qui sont en train de ferrailler en hémicycle sur le budget de la sécurité sociale et compter sur nous pour tenir jusqu'à la fin.

L'échéance [applaudissements] l'échéance qu'on a devant nous, c'est la fin décembre, c'est le glace, on va dire, c'est les 70 jours dont je viens de vous parler. À ce moment-là, et pour ça, on a besoin de votre aide. À ce moment-là, ce gouvernement illégitime avant de passer ses ordonnances pour faire passer son budget de malheur doit être censuré.

Nous avons déjà annoncé à la France insoumise que nous déposerons une motion de censure. Et je compte sur vous pour mettre la pression à tous les parlementaires de ce pays qui se disent dans l'opposition pour censurer véritablement ce gouvernement. On est dans un moment qui est un moment de crise sociale, un moment de crise aussi démocratique.

Évidemment, je viens de vous parler de la dernière trouvaille. On on ne on ne on apprend nous-même au fur et à mesure la Constitution et tout ce qu' tout ce qu'elle permet tellement c'est euh c'est ils sont plein de ressources hein finalement. Et donc on est dans une crise démocratique avec finalement une majorité de Français qui pensent comme nous dans cette salle. 8 Français/ 10 qui pensent que Macron est un mauvais président et 7/ 10 qui pensent qu'il faut qu'il dégage.

Et donc nous devons continuer à le dire très fortement dans les mois qui arrivent. Nous n'avons pas le temps d'attendre. Nous n'avons pas le temps d'attendre pour faire la bifurcation écologique.

Nous n'avons pas le temps d'attendre pour parer à l'urgence sociale qui fait que des enfants dans notre pays dorment dans la rue et nous n'avons pas le temps d'attendre pour faire enfin un vrai internationalisme et de la solidarité internationale pour le Soudan par exemple, mais aussi pour Gaza, j'en ai parlé. Et donc c'est pour ça qu'on utilise tous les outils institutionnels qu'on a à notre disposition. C'est pour ça qu'on a déposé trois motions de destitution et qu'on en redéposera s'il le faut.

La crise de la Macronie, c'est véritablement une crise de régime. Ce que je vous ai dit en filigrane, ça démontre le fait que la 5e République est finissante. La 5e République, elle a été conçue à un moment donné en 1958.

Cette nouvelle constitution, elle a été conçue à un moment donné où le pays n'était pas ce qu'il est aujourd'hui, où le pays ne, par exemple, pour ne prendre qu'un exemple, celui des femmes où les femmes n'avaient pas accès à l'avortement, où les femmes ne pouvaient pas avoir de compte sans l'accord de leur mari, où les femmes ne pouvaient pas travailler sans l'accord de leur mari et où des femmes comme Anaïs ou comme moi, nous n'aurions pas pu être à cette tribune député, parlementaire et engagé devant vous en politique. Faut que cette constitution est obsolète. Elle ne correspond pas à la façon dont nous voulons vivre désormais les uns les autres dans notre pays.

C'est bien pour ça que nous continuons de porter la 6e République que nous la porterons à la présidentielle qu'elle arrive en 2027 ou un peu avant parce qu'il faut refondre de bout en bout la façon dont on décide de vivre ensemble et et nos lois communes. Il faut empêcher que cette constitution permette tous ces passages en force. Ces 28 utilisations du 493 sous la Macronie, c'est-à-dire depuis 8 ans, à lui tout seul, c'est un/4 des 493 de la 5e République.

Le monarque présidentiel a usé et abusé désormais de tous ces privilèges et donc il est temps qu'il dégage et je compte sur vous pour porter et la campagne municipale mais aussi notre ambition nationale pour changer véritablement la vie des gens. [applaudissements] Les crises quand elles arrivent, elles arrivent toujours en cascade. Je vous ai parlé de la crise sociale.

On est aussi face à une crise écologique qui est absolument terrible. Il y a eu 50 morts de l'ouragan par l'ouragan Mélissa la semaine dernière. 2024 l'année dernière a été l'année la plus chaude jamais enregistrée avec un nombre de personnes qui sont mortes dans des bouilloirs thermiques.

Là aussi record. Notre pays bat tous les records de l'horreur et crise écologique et les macronistes décident de soutenir les mégabassines et décident d'envoyer les forces de l'ordre contre des gens qui essayent de préserver la ressource en eau. Je vous dis ça parce que j'étais très en colère cette semaine.

Je suis allée avec d'autres camarades, Gabriel notamment manifesté à Sainte Soline il y a 2 ans maintenant que comme les 6000 personnes présentes selon la préfecture, nous nous sommes reçus des grenades lacrymogènes tout près de nous que nous avons eu peur comme les 6000 personnes qui étaient présentes à ce moment-là que je pense nous sommes traumatisés comme tous les gens qui étaient là à ce moment-là parce que nous avons vécu une véritable scène de guerre et que je ne sais pas si vous avez vu les images qui ont été dévoilées par Médiia Part cette semaine. avec des gendarmes qui répondent à des ordres interdits, c'est-à-dire par exemple des tirs tendus sur des manifestants, de viser des manifestants avec des gendarmes et des responsables de la gendarmerie qui ordonnent d'ébornier des manifestants, qui ordonnent de tuer des manifestants avec un niveau de violence dans le langage et dans l'hostilité vis-à-vis des manifestants qui n'est pas à la hauteur de ce que nous devons attendre de la gendarmerie et de la police nationale dans notre pays. Et donc aujourd'hui, monsieur Darmanin qui était ministre de l'intérieur à l'époque a réitéré son soutien aux forces de l'ordre, a dit qu'il n'avait pas vu les vidéos.

Monsieur Darman n'en a pas eu le temps de voir les vidéos. Et monsieur Nunz qui est ministre de l'intérieur a lui aussi réitéré son soutien au gendarme et a a diligenté une enquête administrative. avec mes camarades de la France insoumise, je redemande, parce que je l'avais déjà demandé en 2023, une commission d'enquête parlementaire parce que c'est ça aussi [applaudissements] qui va permettre de refonder les liens entre la police et la population.

Le droit de manifester dans ce pays est constitutionnel. Depuis les gilets jaunes, en passant par les manifestations pour les retraites, en passant pour les par les manifestations contre le génocide à Gaza, nous nous sommes habitués à un niveau de répression qui est absolument dingue et qui est l'inverse de la garantie et de la protection que devrait assurer normalement la gendarmerie et la police nationale vis-à-vis de gens qui veulent faire valoir leur droits et qui ont le droit de le faire selon la Constitution de la République française. [applaudissements] crise du capitalisme, mais quand même, je ne voulais pas vous dire que des choses absolument déprimantes ce soir.

Et c'est Léonard Cohen qui va m'y aider puisqu'il a dit "Il y a une faille dans toute chose, c'est ainsi qu'entre la lumière. Quand il y a une crise, il y a des failles. Il y a donc des failles désormais dans le capitalisme et c'est une bonne nouvelle pour nous finalement.

Et d'ailleurs, on peut aussi en voir des traces dans le monde entier. En ce moment, vous avez peut-être vu que la génération Z, c'est-à-dire la jeunesse du monde entier, se mobilise. Elle se mobilise au Kenya, en Ouanda, à Madagascar, au Pérou, au Maroc, au Népal.

Et je sais qu'en votre nom à toutes et tous, nous leur apportons notre soutien à cette jeunesse qui se mobilise pour des services publics, qui se mobilise contre la corruption de ces élites et qui se mobilise contre les inégalités. Et donc notre cœur et nos forces sont avec la jeunesse du monde entier qui se mobilise pour virer des dirigeants [applaudissements] et là aussi pour porter une autre politique. Et puis on a aussi des bonnes nouvelles électorales.

Je les rappelle comme de bons augures ici à Lyon. D'abord en Irlande, vous avez peut-être vu la victoire de Catherine Conoli, [applaudissements] présidente donc de l'Irlande qui n'a cessé de dénoncer le génocide à Gaza et qui a porté un programme de rupture sur laquelle elle a sur lequel elle a été élue la semaine dernière. Et puis évidemment la très très bonne nouvelle de cette semaine, Zoran Mamdani à New York, maire de New York [applaudissements] qui a balayé les partisans de la social-démocratie.

Vous savez qu'il est membre du parti démocrate mais membre de DSA, les démocr démocratic socialist of America. C'est en gros la gauche de rupture américaine. Ce sont nos camarades que j'ai eu la chance d'aller rencontrer en septembre dernier qui m'expliquai à quel point c'était dur. de militer aux États-Unis, notamment avec la puissance financière qui est toujours à l'œuvre dans ces élections et avec l'ablishment du parti démocrate qui n'avait pas très envie de laisser sa place ni à Zoran ni aux autres, mais il a réussi à les dégager avec un programme de rupture extrêmement concret, des bus gratuits, des superérettes, des systèmes pour garder les enfants, le gel des loyers dans une ville où c'est indécent de pouvoir se loger et donc c'est possible [applaudissements] et en contre Autre partie de ça, Zoran Mamdani a proposé de taxer les plus riches de New York parce qu'il sait là où il faut trouver l'argent pour financer ses mesures et son programme. [applaudissements] Et donc il y a de l'espoir.

Mais pour ça, pour faire mieux, il faut se démarquer de celles et ceux qui renoncent et qui trahissent et qui abandonnent les programmes sur lesquels ils ont été élus. 40 % des Français considèrent que la gauche a déçu quand elle était au pouvoir. Ils font référence, ces 40 % de Français, notamment les plus jeunes, au dernier mandat, celui de monsieur Hollande, qui a fait la loicomerie, qui a fait la déchéance de nationalité, qui a fait la casse des services publics, qui a mis monsieur Macron comme ministre de l'économie.

Ce n'est pas ma gauche, ce n'est pas votre gauche. Je n'assume pas ce bilan et je leur dis que ce bilan, ils l'ont bien vite oublié cette dernière année. Monsieur Hollande est de retour en train de siéger sur les bancs de l'hémicycle avec tous les socialistes autour de lui qui lui demandent conseil et nous assistons à ça extrêmement déçu évidemment parce que nous avons fait deux campagnes ces trois dernières années à leur côté la NUPES puis le nouveau Front populaire et nous leur disons quand ils se moquent de nous quand nous disons tout le programme rien que le programme nous leur disons qu'il ne démontr uniquement que leur propre renoncement parce que oui c'est tout le programme rien que le programme sur lequel les gens nous ont été nous ont élu que nous allons continuer de défendre pied à pied [applaudissements] par exemple sur la réforme des retraites puisque nous en sommes au PLFSS de son petit nom, c'est-à-dire le budget de la sécurité sociale, nous allons examiner la fameuse grande victoire des socialistes dans les prochains jours.

Je vous en dis un mot quand même, ce cette suspension de la réforme des retraites n'est pas une suspension. C'est une grosse arnaque et c'est un décalage. Ça veut dire qu'en 2027, si nous ne l'emportons pas, nous nous allons l'emporter.

Donc nous allons l'abroger, ne vous inquiétez pas. Mais en 2027, cette réforme reprendrait son cours. Par ailleurs, elle ne porte que sur une génération, c'est-à-dire 400 à 800000 personnes maximum dans le pays.

Et puis enfin, par que dans ce budget de la sécurité sociale, malheureusement, les retraités vont le payer extrêmement cher cette trahison des socialistes parce que il y a le gel des pensions de retraite et parce que il y a la sous-indexation des pensions de retraite. Donc infin, la très très très grande majorité des retraités vont perdre du pouvoir d'achat alors qu'ils sont déjà en galère majoritairement dans notre pays. Et donc nous disons aux socialistes qu'il ne faut qu'il faut arrêter en fait de trahir ces engagements, que par ailleurs ça se voit, que leur magouille se voit.

Et puis j'ai un petit mot aussi pour des socialistes d'ici. Les vôtres sont aussi extrêmement sympathiques, hein. Je vous ai parlé du programme du Nouveau Front populaire.

Figurez-vous qu'il y avait une mesure dans le programme du Nouveau Front populaire qui était la réquisition des logements vacants pour que tout le monde ait un toit sur la tête. Et votre candidate Anaïse Bellis à Chérifi a proposé cette mesure au niveau municipal parce que je suppose que comme vous, elle ne supporte pas l'explosion du nombre de personnes sans abri à Lyon. Parce que comme vous, [applaudissements] quand il y a 270 enfants dans la rue à Lyon, on a du mal à dormir et parce qu'on s'est engagé en politique exactement pour lutter contre ça.

Donc non, ça n'est pas une proposition Miss France, c'est une proposition de la gauche de rupture qui compte aller chercher l'argent là où il est pour que tout le monde ait une vie décente dans ce pays à commencer par Lyon et on le fera. [applaudissements] Et je leur dis aussi et je vous le dis à vous, Anaïs Belloa Sheriffi est une camarade, une amie que j'ai vu grandir politiquement depuis des années, sur qui vous allez pouvoir compter extrêmement fort parce que c'est une femme qui travaille, qui est sérieuse, qui connaît le programme sur le bout des doigts [applaudissements] et je vous le dis aussi, elle représente ce que nous voulons avoir comme candidat, comme candidate et infiner comme mère pour ce pays. Parce qu'Anaïs, en l'occurrence a été victime de sexisme de la part de petits hommes minables qui ont peur qu'on touche à leur privilège et qu'on vienne leur prendre leur poste.

Spoiler alerte, c'est exactement ce qu'on est en train de faire. Mais [applaudissements] Anaïs peut aussi être victime de racisme. Anaïs peut aussi être victime de racisme, de classisme, de tout ce que vous voulez, tous les ismes.

Et donc je compte sur vous pour la défendre comme vous défendrez chacun des camarades et comme vous défendrez chacune des personnes qui habitent à Lyon parce que on veut une ville antiraciste, antifasciste, féministe. [applaudissements] Et je termine là-dessus, le communalisme insoumis. Je je m'occupe avec d'autres camarades de l'Institut Laboessie et nous venons de sortir un livre sur le communalisme insoumis pour livrer la façon dont nous nous voyons les choses pour reprendre en main nos vies au niveau local à l'échelon municipal.

La commune est un échelon absolument fondamental pour les insoumis. D'abord parce que c'est à cette échelle-là que commence la révolution citoyenne que nous voulons voir advenir. C'est à cette échelle-là que nous pouvons faire des référendums d'initiatives municipaux.

C'est à cette échelle-là que nous pouvons décider de prioriser les services publics contre la rente du privé par exemple. Et donc c'est à cette échelle-là qu'on reprend le pouvoir. C'est aussi à cette échelle-là qu'on peut faire des choses pour que les Lyonnais, les Lyonnaises aient une vie plus douce.

Il y a plein de choses dans ce programme. Je retiens une mesure qu'Anaïs et ses équipes ont trouvé qui figuera dans tous les programmes municipaux du pays sur les restaurants municipaux, c'est-à-dire des lieux conviviaux, des lieux où on peut se retrouver, des lieux où on peut manger pour pas cher, toutes et tous ensemble parce que c'est ça qu'on attend de nos villes. [applaudissements] Et puis enfin, les communes insoumises, ce sont aussi des communes qui protègent.

Vous êtes une ville où il existe un collectif qui s'appelle collectif pour fermer les locaux fascistes parce qu'il existe des locaux fascistes à Lyon et que le mouvement Antifa est ici extrêmement présente parce que l'extrême droite trop souvent s'y sent comme chez elle alors qu'elle n'est pas la bienvenue dans cette ville. Et donc [applaudissements] et donc Lyon sera aussi une ville qui protège ses habitants et ses habitantes. Et j'en termine avec les mots d'une très grande révolutionnaire qui s'appelait Clara Zedkin que peut-être vous connaissez qui a dit "La bourgeoisie dans un climat de fin du monde.

Et en effet le monde des puissants se meurt. Et le nôtre, notre monde à nous, il est en train de naître. Il n'est partout où des consciences se soulèvent contre l'ordre établi.

Et je pense qu'ici, il y a beaucoup de consciences qui se soulèvent contre l'ordre établi. Et pour mieux vous parler de ce qui va se passer à Lyon dans les prochains mois et j'espère dans les prochaines années, je vais demander à ma camarade Anaïs Belloisa Shériffi de venir sur scène. [applaudissements] Merci beaucoup. [applaudissements] [applaudissements] Bonsoir Lyon.

Ça va ? [applaudissements] Chers Lyonnais, chers lyonnais, chers amis, chers camarades, quel plaisir de vous voir aussi nombreux ce soir dans cette salle pour le lancement de la campagne municipale de la France insoumise à Lyon. [applaudissements] Cette réussite, c'est avant tout celle des bénévoles, des militants, des militantes qui ont été tractées, collées.

Merci à elle, merci à eux, merci au service d'ordre aussi sans qui ces événements ne peuvent pas se tenir. parce que très justement tu l'as rappelé Clémence, [applaudissements] si je me tiens devant vous aujourd'hui, c'est d'abord parce que je crois en Lyon et j'en crois profondément en cette belle ville. Je crois en sa beauté, en sa puissance populaire, en son esprit frondeur.

Lyon, c'est la ville des Canus qui se sont levés pour la dignité du travail. C'est la Croix-Rousse et ses murs chargés de solidarité ouvrière. C'est la Guillotière, terre d'accueil et de résistance.

C'est Mermose la duchè les États-Unis où chaque jour malgré ces difficultés on invente des nouvelles formes de vivre ensemble. Je crois en son rayonnement de notre belle ville, en sa capacité à se rassembler. à être à la hauteur de notre histoire.

Mais je crois aussi que lorsque les politiques nationales cessent d'écouter les aspirations populaires, lorsque le gouvernement macroniste avec la complicité du Parti socialiste prépare un budget de misère, je crois alors qu'il nous revient de mener des politiques ambitieuses, municipales, de rupture et radicale. à l'image, vous l'avez vu ces derniers jours de Zoran Mamdani et de sa belle victoire à New York. Combattre la politique nationale, c'est assumer des radicalités concrètes dans les politiques municipales.

Je crois surtout que nous pouvons faire mieux pour Lyon, mieux que le fatalisme, mieux que les petites polémiques, mieux que la politique du repli sur soi. Je crois que Lyon mérite mieux qu'un entrepreneur millionnaire qui navigue entre notoriété passé et démagogie constante et par chauvinisme lyonnais, nous pouvons le dire, il est le guignol de la droite et de la macronie agonisante. [applaudissements] Nous voulons que Lyon redevienne celle qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être.

Une ville qui sait répondre aux besoins concrets des habitantes et des habitants. Parce qu'une ville ne se mesure pas à la hauteur de ses tours, mais à la hauteur et à la chaleur de ses solidarités. Nous pouvons remettre de la justice sociale dans notre ville, de l'écologie populaire, de la démocratie au cœur de ces délibérations.

Nous allons lancer cette campagne parce que Lyon doit redevenir la ville lumière, celle qui protège, celle qui émancipe et celle qui rassemble. Je me présente aujourd'hui à la mairie de Lyon parce que je veux redonner du sens à ces politiques municipales. Je veux redonner et rendre à chacun et chacune la fierté d'être Lyonnais.

Cette candidature est le fruit d'une conviction collective, celle que nous pouvons faire autrement, celle que nous allons faire mieux. [applaudissements] Et je vous le dis avec certitude, une autre vie est possible. une autre ville, elle est possible et elle sera possible dès mars 2026 avec faire mieux pour Lyon, avec la France insoumise. [applaudissements] On l'a entendu mais trop longtemps, les politiques municipales sont éloignées des citoyens, des citoyennes et n'écoutent pas suffisamment leur réalités, leurs aspirations. mener des politiques pour les citoyens et les citoyennes, c'est gouverner avec eux et pour eux.

C'est écouter les colères, entendre les aspirations et agir. Cela signifie redonner du pouvoir aux habitantes, aux habitants, aux quartiers, aux associations, aux collectifs citoyens. La démocratie, c'est pas un mot creux, c'est une pratique.

C'est une pratique quotidienne que nous allons remettre en place. La ville doit être un espace partagé, pas un espace confisqué. Et pour cela, nous allons mettre en œuvre le référendum d'initiative citoyenne. [applaudissements] Lorsqu'une pétition sur une délibération municipale atteindra 20000 signatures, nous engageons à organiser un référendum dans l'année et surtout nous engageons à respecter la décision de ce référendum. [applaudissements] Et pour aller plus loin, vous le savez, la révocation des élus, c'est un marqueur de l'insoumission.

À la France insoumise, nous n'oublions pas, comme le pour le programme, pourquoi nous sommes élus et par qui nous avons été élus. Nous n'oublions jamais le mandat qui vient du peuple. Nous ne cherchons pas à le contourner.

Nous le renforçons alors seul avec la révocation des élus. Si un jour vous souhaitez nous révoquer, nous le respecterons. [applaudissements] [applaudissements] Nous ferons de Lyon une ville du dialogue.

Une ville où chacun et chacune peut se sentir entendu, respecté, représenté. C'est cela pour moi la promesse d'une politique municipale inclusive, partagée et surtout humaine. Mais on l'a dit, garantir les droits les droits démocratiques malheureusement ne suffit plus dans un moment où la pauvreté est extrêmement extrêmement présente dans notre pays.

Nous devons garantir alors par cette politique municipale ambitieuse les droits fondamentaux, c'est-à-dire avoir pour priorité vraiment les besoins vitaux, se loger, se nourrir, vivre dignement dans notre belle cité lyonnaise. et ses droits, ce n'est pas un luxe, c'est le socle de la République [applaudissements] et ces droits, on l'a dit, le droit au logement par ailleurs est un droit qui dans notre cité lyonnaise est devenu abstrait. Le logement est devenu la première préoccupation des Lyonnaises et des Lyonnais, des familles, des étudiants et des étudiantes, des loyers qui explosent, des biens transformés en location touristiques, des étudiants, des travailleurs contraints de dormir dans leur voiture.

Pire encore, dans notre ville, en 3 ans, c'est une augmentation de 40 % d'enfants qui dorment à la rue. Dans la métropole de Lyon, c'est 270 enfants qui n'ont pas de toit et qui n'ont aucune solution d'hébergement. Et tout ça, c'est le résultat de politique, de renoncement, d'indifférence organisée.

Et ce sont les droits les droits des enfants qui sont bafoués. Je le dis clairement, le droit à un toit, le droit à la protection, le droit à la dignité, le droit à l'éducation à Lyon ne sont pas des options. Oui.

Alors oui, nous assumons de réquisitionner tous les logements vacants de cette ville. [applaudissements] et notre main ne tremblera pas [applaudissements] parce que bon c'est vrai, on a eu cette petite épisode hier, Parti socialiste lyonnais qui qualifie cette mesure comme une mesure Miss France au-delà du caractère méprisant pour tous ceux qui souffrent dans la rue, au-delà du sexisme à mon égard, ce Qui est le plus horrible dans cette misquinerie, c'est qu'ils ont définitivement, mais vraiment définitivement, renoncé à améliorer la vie des gens ces gens-là. [applaudissements] [applaudissements] Et pendant ce temps, il y a 5600 logements qui sont vacants dans notre ville.

Et je l'ai dit, nous réquisitionnerons tous ces logements vacants pour loger ceux qui en ont le besoin. Et je pense là aux 200 jeunes qui sont au jardin des Chartreux, qui dorment dans leur chaleur, dans les intempéries. Je pense aux étudiants qui n'ont plus les moyens d'assumer ces loyers aussi importants et qui pour la moitié après avoir payé leur loyer, il ne reste plus que 100 € pour vivre par mois.

Je pense à nos aînés qui souhaitent rester chez eux tout en ayant à proximité des services pour garantir leur autonomie. Je pense aux personnes qui sont en situation d'handicap, qui vivent dans les dans des logements inadaptés et qui conduisent à des en réalité à des conditions de vie inhumaines, indignes que nous ne pouvons plus tolérer. Alors oui, un autre logement est possible.

Nous renforcerons aussi le contrôle des bailleurs et la régulation des locations de courte durée. Le logement ne doit plus être une marchandise mais un droit effectif. C'est ce que j'appelle le pouvoir de vivre ici à Lyon [applaudissements] parce que Lyon n'est pas épargné par la multipropriété. et la spéculation immobilière parce qu'on sait que en 10 ans les loyers à à Lyon ont bondi de 30 % et que 60 % du parc privé à Lyon est détenu par 60 % de personnes.

Donc ça c'est juste les personnes qui détiennent plus de cinq logements à Lyon. Ça représente 60 % du parc privé. Juste pour vous dire nous créerons alors un observatoire municipal sur le mal logement et contre la spéculation immobilière.

Un outil pour suivre le prix, repérer les abuss, documenter la réalité parce que pour agir efficacement, il faut y voir clair et ça comptez sur nous, nous saurons le faire. Nous mettrons fin alors [applaudissements] à la loi du plus fort et à la spéculation immobilière qui n'a pour conséquence l'augmentation des loyers dans notre ville. Clémence l'a rappelé.

Les chiffres dramatiques de l'augmentation de la précarité dans notre pays, c'est 15 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Chaque année, à cause de la politique macroniste, c'est 600000 personnes en plus qui rentrent dans la pauvreté. Et vous savez combien de temps metons pour sortir de la pauvreté ?

Six générations. Six générations condamnées à la pauvreté. Et donc nous avons décidé à Lyon d'agir contre la précarité et nous souhaitons créer ce qu'on appelle les maisons du commun, les maisons inspirées des maisons du peuple.

Ces lieux seront le cœur battant du mouvement social local. un lieu où on s'organise, on discute, on se retrouve, on se rassemble, on répond aux besoins fondamentaux dans ces lieux, notamment avec de l'alimentation saine et notamment aussi avec un accès au droit puisque vous le savez, la le renoncement au droit est assez répandu dans notre pays et malheureusement aussi dans notre ville. Dans ces maisons communes, je l'ai dit, nous créerons un restaurant municipal ouvert à toutes et tous. qui proposera des repas sains à base d'agriculture bio, locale et à prix social.

Ces restaurants seront un lieu de dignité, un lieu de rencontre, un lieu où manger sain devient possible. [applaudissements] Il soutiendra bien évidemment les producteurs du Rône, valorisera les circuits courts et participera activement à la bifurcation écologique. Vous le savez bien sûr, manger c'est politique.

Permettre à tous de manger sainement relève d'un choix de société. D'un côté, soit en soutient l'agrobiness et ceux qui mettent en place les pesticides et d'un autre, on soutient l'agriculture familiale, biologique et saine. Notre choix est fait.

Nous porterons toujours du côté de l'alimentation accessible, saine et équilibrée pour notre belle-ville. [applaudissements] Comme l'alimentation, on l'a entendu en introduction, l'accès à la santé ne devrait pas être un bien confisqué ni un privilège. La triste réalité, c'est qu'aujourd'hui 30 % des Français renoncent aux soins par manque de moyens.

Ils renoncent au soins, ils choisissent entre eux se soigner, se nourrir, se chauffer. À Lyon, il y a un franc un Lyonnais sur 5 qui n'a pas de médecin traitant. Et pourtant, en juillet dernier, Claudie l'a rappelé en introduction, nous avons vu le centre de santé bonne foi fermé.

Il a fermé les 100 1300 personnes sans médecin sans pouvoir avoir accès à la santé dans notre belle ville. Nous trouvons bien évidemment que la santé n'est pas un privilège et que la santé doit être ouverte à toutes et tous. C'est la raison pour laquelle nous créerons des centres municipaux de santé sans dépassement d'honoraires, sans paiement à l'acte, avec un secteur [applaudissements] prévention, un secteur santé mentale, un un secteur aussi santé des femmes à l'heure où le droit à disposer de notre corps est attaqué de toutes parts.

Et je l'ai dit, la santé n'est pas un privilège, c'est un bien commun et ça le sera aussi dans notre ville. L'enfance et la jeunesse sont les cœurs battants de notre belle ville et c'est aussi l'avenir de Lyon. Elle porte en elle l'énergie, la créativité, l'espoir d'un monde plus juste.

Investir dans l'érédication, dans leur épanouissement, dans leurs rêves, c'est choisir la solidarité, l'égalité des chances, la justice sociale comme fondement d'une cité vivante et humaniste. Garantir les droits fondamentaux, je l'ai déjà dit, c'est essentiel, mais surtout pour qu'on se comprenne, c'est notre boussole politique. Mais notre responsabilité, elle va plus loin.

Nous devons donner la possibilité à la fois à nos enfants et aux parents de pouvoir s'émanciper dans notre belle ville. On parle souvent de l'école parce que l'école évidemment c'est fondamental, c'est le premier lieu de la République. Et pourtant, dans combien d'écoles à Lyon nos enfants souffrent encore du froid en hiver, de la chaleur étouffante ? en été, on l'a constaté en juillet dernier.

Nous lancerons un grand plan de rénovation des écoles incluant le désamiantage des bâtiments et une isolation thermique complète, mais surtout pour les écoles qui sont qui ont déjà été rénovées. Nous exigeons des constructeurs et des prestataires qui remplissent leurs obligations en matière de température dans nos écoles. Il n'est plus possible de laisser ces constructeurs à la fois faire la moitié du boulot.

Mais dans le 2e cas, prendre toute l'enveloppe d'argent public. [applaudissements] Nos enfants, bien évidemment méritent des lieux d'apprentissage sains, modernes, agréables et végétalisés. Nous rendrons également le périscolaire gratuit et adapté notamment aux familles monoparentales qui subit souvent les contraintes les plus lourdes parce qu'aucun parent ne devrait avoir choisir entre son travail et le bien-être de son enfant.

La ville, elle doit aussi mettre fin au contrat précaire des agents périscolaires. Elle doit protéger ses salariés et garantir leur droits de grève. [applaudissements] Ce que la ville aussi doit garantir, c'est bien sûr la place des jeunes.

Je tenais ici à remercier tout le travail qui sont effectués par les MJC, par les centres sociaux qui par leur démarche d'aller vert permettent à beaucoup de jeunes de trouver leur place et de faire entendre leur voix. La fermeture de certains centres pour nos jeunes comme celui par exemple de Laassara dans le 5e arrondissement est inacceptable. Nous créerons des maisons multiservices pour la jeunesse, des lieux où l'on peut étudier, se former, créer, s'engager, des lieux de mixité, d'égalité et de confiance.

Et parce que nous considérons que nos jeunes ont une voix à donner, parce que nous considérons qu'ils ont une voix à porter dans cette belle cité et que surtout la démocratie ne s'apprend pas dans les livres, nous proposerons la participation des 16 ans aux instances consultatives municipales. [applaudissements] Faire confiance à la jeunesse, c'est préparer l'avenir de Lyon. Enfin, Lyon doit rester fidèle à ce qu'elle a toujours été. une ville ouverte, une ville solidaire, une ville de résistance.

Et je veux avoir un mot particulier pour les associations, les collectifs qui font un travail remarquable dans notre ville et pour notre ville. [applaudissements] Ces ces associations elles s attaqué de toutes parts par des coupes budgétaires sans précédent. Et je veux le dire ici, tout mon soutien, tous mes remerciements pour leur travail remarquable. que vous faites sur le terrain.

Sans vous, ce ne ça ne serait pas notre ville. Vous préservez nos droits, vous maintenez le lien social, vous faites très souvent le travail que la puissance publique a abandonné. Vous êtes le premier empart face à l'indifférence, à l'individualisme et au repli sur soi.

Nous soutiendrons toutes les association avec un budget pluriannuel pour que enfin chaque association puisse se projeter. [applaudissements] Et je vous je vous le disais tout à l'heure, les associations sont le dernier rempart face au repli sur soi. Alors que cherch certains cherchent à opposer les habitants et les habitantes, à les diviser entre eux selon leur couleur de peau, selon leur origine, selon leur religion, nous affirmons haut effort, Lyon n'a jamais été et ne sera jamais une ville du repli sur soi.

Notre belle ville, elle est elle est notre ville, elle est belle parce qu'elle est diverse. Elle est forte parce qu'elle est travaillée par la solidarité. Elle ne tolère jamais la division ni les intimidations et notamment de l'extrême droite. [applaudissements] Lyon sera toujours antifasciste.

C'est pourquoi nous mettrons en place un lieu d'accueil physique et aussi mobile pour le signalement et l'accompagnement des victimes de sexisme, de racisme, de LGBTI phobie. Parce que la ville a une responsabilité, elle mettra en place des lieux qui offrira une permanence juridique gratuite, un soutien psychologique, une main tendue parce que à Lyon, personne ne doit être seule face à la haine et à la violence. et nous irons plus loin. [applaudissements] Nous ferons en sorte que la ville de Lyon puisse se porter partie civile au côté des victimes lorsqu'elles sont victimes de sexisme, de racisme, de LGBTI. [applaudissements] Car je vous le dis, la neutralité face à la haine, face à l'oppression n'est pas de la sagesse, ça s'appelle de la lâcheté. et notre ville, elle ne sera jamais lâche, croyez-moi. [applaudissements] Lonnaise Lyonnais, cette candidature n'est pas uniquement la mienne, c'est celle d'un collectif, celle d'un projet, celle d'une espérance.

J'ai maintenant le plaisir de vous présenter les têtes de liste d'arrondissement pour les les élections municipales à Lyon. Florestant Grou qui va me rejoindre sur sienne pour le premier arrondissement. [applaudissements] Malik Benarabatou pour le deè arrondissement. [applaudissements] Albert Lévi pour le 3e arrondissement.

Pauline pour le 4e arrondissement. [applaudissements] Florent pour le 5e arrondissement. Lise Paette pour le 6e arrondissement.

Sophie Charier pour le 7e arrondissement. Laurent Legendre pour le 8e arrondissement. [applaudissements] Bruno Manien pour le 9e arrondissement.

Venez, venez, venez, [applaudissements] venez autour de Serrez-vous, serrez-vous, serrez-vous. [applaudissements] Je l'ai dit tout au long [applaudissements] de mon discours, nous voulons une ville du commun où le logement, où l'éducation, où la justice sociale et l'inclusion redeviennent des priorités partagées. Un mot, une ville ou un mot une ville ou un mot pardon citoyen retrouve tout son sens.

Une ville qui redonne envie d'y vivre, d'y rêver, d'y grandir. Lyon a toujours été une ville de résistance, d'humanisme. Je vous propose de faire ça ensemble, de construire pas seulement une victoire électorale, mais une victoire civique, une victoire morale, une victoire du vivre ensemble, une victoire populaire.

Alors, lyonnaises et lyonnais, retroussons nos manches, [applaudissements] ouvrons nos bras et ensemble faisons mieux pour Lyon. [applaudissements] [applaudissements] Venez, venez. Serrez-vous, servous. [applaudissements] Au revoir entre nous de la [musique] les tendance sont [musique] les tendances sont tous [musique] qui vi [musique] aux toi [musique] [musique] [applaudissements] [applaudissements] La raison son cratère c'est l'érusion de la fin [applaudissements] du passé faisant rage nous escale debout debout le monde va changer de base.

Nous ne sommes [applaudissements] rien. C'est la lutte finale. Coupons-nous et demain. [musique] L'international sera le gen humain.

C'est la lutte finale. Coupons-nous [applaudissements] les demain. international sera le humain.

Bra. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]