Convention nationale des municipales 2020 : Discours de clôture de Marine Le Pen
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« Un nouveau quinquennat mondialiste fera atteindre des points de non-retour, notamment en matière de submersion migratoire ou d'islamisation, en matière de désindustrialisation et de dilution de nos capacités économiques nationales. »
- 18:01Invité politiqueFait
« Trouvez-vous normal que le prix du mètre carré à Paris dépasse les 15 000 euros lorsque l'immobilier de province, des appartements, des immeubles, des demeures et même des châteaux ne valent plus rien parce qu'il n'y a plus d'acquéreurs ? »
- 27:27Invité politiqueFait
« Les 1 457 voitures brûlées le soir du Nouvel An soient traitées par les autorités comme un folklore national. »
- 32:24Invité politiqueFait
« Abandon d'un système social que le monde entier nous envie baisse annoncée massive des pensions calculées sur toute la carrière au lieu des 25 meilleures années pour le privé et des six derniers mois pour le public. »
- 33:50Invité politiqueFait
« L'âge pivot était un élément de négociation grossier et un écran de fumée destiné à être sacrifié dès le départ. »
- 33:50Invité politiqueFait
« l'âge pivot était un élément de négociation grossier et un écran de fumée »
- 34:02Invité politiqueFait
« induisant une inadmissible baisse des pensions de retraite pour l'ensemble des professions »
- 34:27Invité politiqueFait
« rien dans cette réforme n'est à garder »
- 34:33Invité politiqueFait
« nous ne serons d'ailleurs jamais dupes de ce gouvernement »
- 35:23Invité politiqueFait
« les alliances nombreuses de leur mouvement avec le parti d'Emmanuel Macron »
- 35:35Invité politiqueFait
« la trahison dont ils sont victimes de la part de ceux qui leur ont fait croire qu'ils lutteraient contre la politique d'Emmanuel Macron »
- 36:02Invité politiqueFait
« les réformes de ce président vont aboutir à la division, à la fracturation et à une insécurité sociale permanente »
- 36:20Invité politiqueFait
« Cette société déterminée et encadrée par les grands intérêts financiers, nous n'en voulons pas »
- 36:24Invité politiqueFait
« De ces réformes inspirées par les grands groupes d'assurance ou bancaires, nous n'en voulons pas »
- 36:30Invité politiqueFait
« De la vision d'une France fracturée et divisée, nous n'en voulons pas »
- 36:35Invité politiqueFait
« De la vision d'une France malmenée, déculturée, sommée de renoncer à ses valeurs et à son identité, nous n'en voulons pas »
Temps de parole
- Marine Le Pen98 %
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Mesdames, Messieurs, c'est un moment important qui arrive. Nous avons depuis 14h30 vu un défilé de personnalités importantes, diverses de notre mouvement. Nous sommes totalement mobilisés. La campagne est maintenant rentrée dans le dur. Nous sommes sur le terrain quotidiennement. Mais bien évidemment, nous menons un combat qui va au-delà des municipales. Je vous l'ai dit tout à l'heure, les municipales sont une étape dans notre conquête du pouvoir. Et je suis particulièrement heureux, vous vous en doutez et vous l'attendez. Je suis particulièrement heureux de passer la parole à notre présidente Marine Le Pen.
La richesse des parcours et des personnalités, l'authenticité des convictions et la puissance de ses engagements. Ce qui nous relie, mes amis, tous dans un même élan, c'est l'amour de la France. Le Rassemblement national devient ce que nous avons décidé qu'il soit lors de la refondation du mouvement. Une grande force politique qui agrège à elle des personnalités, simples citoyens ou responsables associatifs ou politiques, mais aussi une force politique qui s'adjoint d'autres forces qui souhaitent avec nous tracer la voie du redressement du pays.
Chaque alliance, faite dans l'intérêt supérieur des Français, chaque ralliement effectué de bonne foi est un pas vers l'unité nationale que nous voulons réaliser. Venu de tous les horizons de notre pays, de tous les territoires jusqu'au plus reculé, Vous, ici, dans cette salle, comme nos amis qui n'ont pas pu venir, vous incarnez le grand mouvement patriote qui se lève dans notre pays. Notre mouvement qui pointe déjà haut dans les sondages n'est, j'en suis sûre, qu'à ses débuts. Le pays aspire à renverser démocratiquement et pacifiquement les vieilles féodalités qui ossifient la politique. Nous sommes le mouvement qui tente à réaliser l'unité nationale dont le pays a tant besoin.
Un mouvement qui s'inscrit dans la durée vers le redressement national, pour rendre à notre pays sa confiance en lui-même, sa fierté, sa grandeur. Le drapeau français que nous avons relevé, que nous avons d'ailleurs parfois ramassé dans le ruisseau, nous allons continuer à le brandir comme un signe de ralliement et, dans bien des situations, comme un symbole de reconquête. Merci, mes amis, de votre présence. Merci de votre dévouement. Merci de ce que vous êtes, chacun différent, mais finalement tellement proche, uni dans le dévouement et la passion, dans l'abnégation et l'espérance.
Laissons aux frileux et inactifs spectateurs du déclin du pays, pour reprendre le verre de Corneille, la honte de mourir sans avoir combattu. Chacun d'entre vous est indispensable à l'édification de la victoire. Cette victoire si méritée parce que si complexe à aller chercher. Le combat, nous devons le mener à tous les niveaux, de la cage d'escalier à la région, du quartier à l'Assemblée, de la commune au Parlement européen. Ce combat, tout particulièrement le combat municipal, n'est pas une corvée, mais une opportunité. Pour un patriote français, il n'est pas une option, mais une obligation.
Nous entrons dans une séquence territoriale qui va durer un an, municipale le 15 mars, puis départementale et régionale en mars 2021. N'en doutons pas, ce sont là les étapes qui peuvent, qui doivent conduire le peuple au pouvoir. Le combat municipal est âpre. Personne ici n'ignore combien la tâche est ardue, combien la route est jonchée d'obstacles. Mais vous le savez, vous qui avez souvent blanchi sous le harnais du militantisme national, ce sont les combats les plus exigeants qui donnent les plus belles victoires. Ce sont ces moments d'une intensité particulière qui forgent les cœurs et qui allient les âmes.
Les difficultés que vous surmontez chaque jour créent dans vos sections une magie militante qui font la fraternité, conduisent au dépassement et préparent la victoire. A l'heure de la grande recomposition politique, à l'heure du grand réveil des peuples, nous nous apprêtons à vivre une belle et grande aventure. Une aventure bien sûr politique, mais aussi d'abord humaine. Les moments que nous allons vivre lors de ces prochaines semaines dans le combat municipal, puis ces prochains mois et ces prochaines années, vont être d'une intensité inégalée.
Pour ceux qui deviendront maires, comme pour ceux qui participeront à cet instant d'histoire, ce grand et beau moment de leur vie sera, j'en suis sûr, unique, inoubliable. Vous, militants, candidats, têtes de liste du Rassemblement national, vous vous apprêtez en effet à vivre une aventure hors du commun, à être les acteurs et peut-être même un moteur de l'histoire, de notre histoire nationale. Ce sont les grands moments historiques qui révèlent les caractères, font émerger les personnalités et permettent de distinguer les plus talentueux. Dans vos réunions, sur les actions, dites-le à nos amis.
Nous vivons l'effondrement d'un monde usé par des promesses non tenues, disgracié par l'arrogance fatuité des prétendues élites et surtout démonétisé par son incapacité à comprendre le monde qui vient. Un monde qui roule et même déboule sur nous à grande vitesse en klaxonnant. Mes amis, le moment est venu. Ce que les Grecs, dans leur grande sagesse, appelaient le kairos, avec cette allégorie du jeune homme aux cheveux longs qui passent. Les premiers ne le voient pas, les deuxièmes le voient mais l'ignorent, les troisièmes le voient et s'en saisissent par la chevelure.
Je ne sais si nous attraperons cette occasion qui se présente par les cheveux, mais ce qui est sûr, c'est que nous ne la laisserons pas passer. À ceux qui en doutent, il y en a, semble-t-il, encore quelques-uns qui croient que nous sommes venus cueillir du muguet ou des fraises, je le clame haut et fort, notre volonté est de parvenir au pouvoir. Non pour satisfaire je ne sais quelle ambition personnelle, non dans un esprit de revanche qui nous est totalement étranger, non par convenance, mais par exigence, celle, je vous l'ai dit, du devoir qu'impose la patrie. Parce que chacun de nous en a conscience. L'alternance, la grande alternance, est une nécessité vitale pour le pays.
Parce que trop de temps a été perdu. Parce qu'un nouveau quinquennat mondialiste fera atteindre des points de non-retour, notamment en matière de submersion migratoire ou d'islamisation, en matière de désindustrialisation et de dilution de nos capacités économiques nationales. En matière de détricotage, de fracturation d'un système de protection sociale auquel les Français sont attachés. Il n'y a pas d'autre option que de gagner. Mais comme vous le savez, comme nous le savons depuis le temps que nous combattons, une victoire, ça ne se décrète pas. Ça se construit.
Et chacun d'entre vous, comme chacun des militants de la cause nationale le sait, y travaille avec ardeur et modestie, avec intelligence et avec esprit de camaraderie. Vous n'ignorez pas, mais je vous le redis, chaque action qui est ou sera faite, dans vos villes, dans vos villages, chaque rue visitée, chaque tract distribué, chaque nom intégré à un fichier, chaque poignée de main serrée, chaque visite à domicile ou chez des commerçants contribuera à notre victoire collective et donc, finalement, à la victoire de notre cause. Il n'y a pas de petites actions quand il y a un grand dessin.
Vous devez être d'inlassables ouvriers qui alignent leur rang de pavé un à un, sachant que vous construisez là la voie qui conduit à la victoire. Mais au-delà de l'action, parce qu'il y a une perspective de victoire, ce que nous devons initier avec ces élections municipales, c'est l'émergence d'une nouvelle élite, une élite pour remplacer les syndicats cravatés et sentencieux d'une lamentable faillite. Mes amis, d'où émergera cette nouvelle élite pour guider le pays vers le redressement si ce n'est de nos rangs ? Il n'est pas de meilleure école que les municipales.
L'autonomie locale que nous avons voulu vous laisser, conformément à vos demandes lors de la refondation de notre mouvement, participe de cette exigence de montée en puissance de nos cadres. Voyez donc les difficultés qui sont devant vous comme les phases d'un parcours initiatique nécessaire. Voyez-y une chance de progresser, de vous nourrir de l'action commune, mais aussi de vous illustrer, de montrer vos capacités à faire face, et j'en n'en doute pas dans de très nombreux endroits, à triompher.
Collectivement, voyez dans l'édifice construit au municipal les bases de l'étage qui suit, c'est-à-dire les régionales et départementales, où là aussi vous aurez un rôle à jouer, un rôle éminent, peut-être même, au sein des exécutifs de ces collectivités locales. Notre projet pour la France procède certes d'une vision politique et la vision nationale que nous portons, celle d'une France enracinée et équilibrée, d'une nation retrouvée et apaisée par sa concorde, vivifiée dans ses valeurs, d'un pays qui, à l'image de sa glorieuse histoire et de sa prodigieuse culture, a vocation à retrouver le bienfaisant rayonnement que les peuples du monde épris de liberté attendent d'elle.
Mais notre projet procède aussi du pragmatisme, du réalisme et du respect des particularismes locaux et municipaux. La grande question des prochaines années sera de retrouver les grands équilibres. Cette question sera centrale dans le débat politique, y compris au cours des échéances nationales qui suivront. Qui peut penser que des déséquilibres qui s'installent partout puissent être facteurs d'ordre et d'harmonie ? A l'échelon national, cela signifie retrouver un État stratège qui se réapproprie l'aménagement du territoire aujourd'hui abandonné aux lois du marché, aux logiques centralisatrices, au mépris des territoires et des gens.
Et ici, permettez-moi d'aborder une question de fond que certains commentateurs ont trouvée aride au premier abord, mais qui vous apparaîtra ensuite fondatrice de notre vision politique. Je vous rappelle d'ailleurs à cette occasion que notre devoir est de réfléchir et de construire la politique pour demain, pas d'être les simples commentateurs des désordres nationaux ou internationaux. Pour faire simple, la mondialisation, c'est, vous le savez, la destruction de nos emplois et l'immigration massive. Mais la mondialisation n'organise pas seulement un dérèglement fou, une dérèglementation folle.
La mondialisation organise pour nous, et sans nous le dire, nos façons de vivre et même notre organisation territoriale. Avec la mobilité forcée, avec le nomadisme organisé, la mondialisation conduit également à la concentration urbaine, à ce qu'il est convenu d'appeler la métropolisation, dont certains, sur cette tribune, vous ont parlé tout à l'heure. La mondialisation, elle tente à urbaniser le monde et l'urbaniser autour de grandes métropoles, de métropoles parfois gigantesques, dans un bétonnage sans limite, au sein de conglomérats sans âme. Ce sont les mégapoles dans le tiers-monde, ce sont les villemondes dans les pays développés. La plaine est morne et lasse et ne se défend plus.
La plaine est morne et morte et la ville la mange. C'est ce que décrivait le poète visionnaire Émile Veraren dans les campagnes « Hallucinées et les villes tentaculaires ». A la lumière de la première révolution industrielle, il savait combien la nappe urbaine pouvait charrier avec elle la misère sociale et humaine, l'angoisse et le déracinement, la désespérance sociale et finalement, le légitime sentiment de révolte. Aujourd'hui, en 2020, que voyons-nous aux abords de nos villes ? Ou même, mon cher Fédère Bush, au cœur de la capitale.
Des campements de tentes et de bâches, de véritables favelas, de tôles et de cartons, des cohortes de gens venus du monde entier qui bivouaquent dans nos rues sur des cartons ou dans des sacs de couchage. Ces images cauchemardesques au XXIe siècle ne constituent pas seulement le signe de l'inhumanité du modèle mondialiste. Elles témoignent du grand désordre urbain qui règne, des effets ravageurs de l'idéologie nomade, de l'inhumanité absurde, du progressisme. Or, nous le savons, les désordres en appellent d'autres. Sans qu'aucun politique ne l'analyse ni même en parle, la France du XXIe siècle voit ses métropoles régionales vampiriser les territoires qui l'entourent.
Lille aspire les Hauts-de-France, Lyon, la région Aura et Bordeaux, la Gironde. Il y a quelques décennies, il était usuel de philosopher sur Paris et le désert français. Mais aujourd'hui, nous avons dépassé ce stade. La densification des métropoles régionales assèche les territoires. La fracture territoriale que les Gilets jaunes ont mise en avant dans un cri de souffrance est une réalité criante, tellement criante, qu'elle sera, j'en suis convaincue, un des grands enjeux de la présidentielle.
Sans qu'aucun politique ne s'en inquiète, la ville se développe, s'étend, se construit, sans même que la vision de la ville ne soit portée sur la place publique, ne fasse l'objet du moindre débat démocratique. Voulons-nous, une fois de plus, laisser aux urbanistes progressistes le soin de concevoir notre cadre de vie ? Voulons-nous encore faire de nous les cobayes de leurs expériences architecturales avec les grands ensembles, avec Sarcelles ou le Mirail ? Non, merci, on a déjà donné. Et disons-le, mes amis, pas davantage, nous ne voulons que toutes nos villes ressemblent par leurs immeubles de verres identiques et leur monotonie culturelle à n'importe quelle autre ville du monde.
La diversité urbaine, elle fait partie de la diversité du monde. Comme une démarche en entonnoir, nous partons de l'aménagement du territoire pour parvenir à la conception de la ville pour finir avec la politique d'aménagement urbain. Tout se tient parce que notre vision est totalement cohérente. Chacun s'étonne de la désertification des centres des villes moyennes, comme du sentiment d'abandon de nos campagnes. Mais croyez-vous que des subventions ponctuelles à quelques commerces pourront revitaliser durablement un centre-ville si aucune richesse n'est plus produite dans la commune ?
Croyez-vous que les lignes secondaires de voie ferrée pourront être viables si elles ne sont pas durablement soutenues par une logique économique ? Croyez-vous que nous pourrons répondre à la désespérance sociale de territoires rongés par le sentiment d'abandon sans une politique volontariste ? Croyez-vous sérieusement que l'on réussira à convaincre des familles, des jeunes couples de s'installer dans des déserts privés de transports, de maternités, d'écoles, de commissariats, d'entreprises ?
Trouvez-vous normal que le prix du mètre carré à Paris dépasse les 15 000 euros lorsque l'immobilier de province, des appartements, des immeubles, des demeures et même des châteaux ne valent plus rien parce qu'il n'y a plus d'acquéreurs, réduisant à néant l'effort de génération entière pour se constituer un patrimoine et le transmettre aux générations futures ? Dites-moi qui mettra 35 000 euros pour rénover la toiture d'une maison dans un coin charmant de province lorsqu'elle vaut difficilement 50 000 euros à la revente ? On le voit si rien n'est fait. L'évolution va conduire la France à voir son patrimoine immobilier glisser vers la ruine.
Il y a eu une politique de la ville mais y a-t-il eu une politique des campagnes ? Non. C'est pourquoi nous proposons de mettre en place une grande politique de rééquilibrage des territoires que nous avons dénommée des métropolisations. Il s'agit pour nous par des incitations fiscales fortes qui pourraient s'appliquer à des communes entières par le développement de grandes infrastructures de pousser les sociétés à s'installer sur tout le territoire. Il faut inverser la tendance. Il s'agit aussi d'amplifier le mécanisme de déconcentration des activités publiques.
L'écologie dont on parle tant et à juste raison passe d'abord par la maîtrise, la régulation des transports, c'est-à-dire en pratique la diminution des besoins de transports quotidiens. À l'heure des télétransmissions collectives ou individuelles et des liaisons à grande vitesse de plus en plus rapides, la géographie a changé et rend possible une répartition plus harmonieuse. On met plus de temps objectivement en région parisienne pour aller de son travail à Paris que pour aller à Lille ou à Chartres. À l'heure des imprimantes 3D, il est chaque jour plus simple de délocaliser des productions.
Enfin, il faut aider ce mouvement en repensant le financement des activités économiques locales ou en accompagnant juridiquement les possibilités de mutation professionnelle des conjoints. Ce que nous proposons n'est rien de moins qu'une politique de localisme, de localisation ou de relocalisation d'activités. Cette révisification économique s'opérera sous un triple mouvement. D'abord, la création d'industries de transformation de proximité pour favoriser le localisme, c'est-à-dire par exemple l'approvisionnement des cantines scolaires avec des produits locaux quitte à réfléchir à la reconstruction de véritables filières locales.
L'incitation à la création d'activités avec des pépinières d'entreprises, l'aménagement de locaux adaptés, la création d'espaces de coworking ou la rénovation des zones industrielles. Et puis surtout, l'incitation fiscale au déménagement d'entreprises des métropoles vers les zones rurales ou les villes moyennes et leur accompagnement vers une réinstallation pérenne. Si l'on considère que les entreprises de France constituent une richesse nationale, cette politique conduit à une nouvelle répartition de la richesse, mais une répartition sans aucune spoliation.
Je ne sais pas, imaginez que le groupe Total installe son siège non plus à la Défense mais à Blois, ville moyenne qui perd chaque année des habitants. Tout le monde aurait à y gagner. Les salariés qui trouveraient immédiatement une hausse du pouvoir d'achat avec une baisse significative du prix de leur logement et du prix et du temps de transport, d'ailleurs, une qualité de vie avec des logements plus spacieux et puis la qualité de l'air aussi qui manque bien souvent dans nos villes.
La société qui ferait de substantielles économies d'installation sans compter les exonérations fiscales importantes dont elle bénéficierait et puis évidemment l'agglomération de Blois qui y verrait avec l'apport de nouveaux habitants un surplus de dynamisme et de pouvoir d'achat. Et cette politique, elle a un rapport direct avec l'action municipale. Vous savez, il n'y a pas d'efficacité sans cohérence, sans vision d'ensemble. Personne ne peut croire que les communes sont des gilots dont le développement ou l'appauvrissement ne seraient pas soumis aux décisions nationales.
Un maire peut beaucoup et nos maires nous ont montré par l'exemple qu'il est possible d'agir localement et d'agir efficacement. Pour autant, il faut accompagner leur action à l'échelle nationale en inversant la surdensification d'activités au profit des métropoles qui aboutit mécaniquement à la désertification de 80% du territoire français. Comment un maire macroniste peut-il proposer de revitaliser le commerce de centre-ville de sa commune de 30 000 habitants lorsque toute la politique du gouvernement qu'il soutient consiste à favoriser la concentration de toutes les activités économiques sur les grandes agglomérations régionales ?
Comment à Paris, les macronistes peuvent-ils prétendre vouloir lutter contre la pollution et pour la qualité de la vie lorsque tous leurs projets politiques résident dans l'affirmation d'une ville-monde toujours plus dense, toujours plus étendue et donc toujours plus saturée et polluée ? Paris, le grand Paris et puis quoi demain ? L'hyper Paris, le méga Paris, le giga Paris ? Paris ne s'envisage plus comme la capitale de la France mais comme une métropole qui ignore la France et ne se sent finalement de lien qu'avec les autres métropoles du monde. Entre bobos du monde, hors sol, on se comprend, me direz-vous. Mais quand même !
Nous voyons là, dans cette déshumanisation et ce déracinement de notre ville capitale, une illustration subtile de la fragmentation nationale à laquelle les progressistes travaillent sournoisement partout. Nous, nationaux, c'est vrai, nous portons une vision d'ensemble. Vous voyez, là où les autres rêvent d'éloigner le pouvoir municipal du citoyen vers des structures de second degré, vers des communautés d'agglomération, vers des fusions de communes forcées, nous, nous proposons de faire redescendre le pouvoir au niveau du quartier et donc au niveau des citoyens. C'est la vision que je vous avais exposée lors de mon intervention à notre université d'été à Fréjus.
Si nous voulons réconcilier les citoyens avec la politique, il faut faire redescendre les décisions. Il faut associer chacun au processus des décisions publiques. Faire de nos quartiers des villages, voilà l'une des déclinaisons institutionnelles de ce que nous appelons le localisme municipal. Mais le localisme municipal va au-delà et on vous en a parlé tout au long de cette journée. Le localisme, c'est privilégier bien sûr les entreprises et les produits locaux dans les commandes publiques. C'est défendre le commerce de proximité avec l'instauration d'un conseil du commerce local auprès de chaque maire.
C'est faire le choix d'une architecture douce et enracinée qui donne une identité à la ville ou au quartier. Ce sont des animations ou des créations culturelles qui s'inscrivent dans les traditions locales et nationales. c'est favoriser le mutualisme pour le financement de l'économie locale. C'est encourager l'économie du partage, les jardins partagés, le covoiturage et plus largement c'est penser et agir non pas seulement en fonction de l'utilité immédiate mais animé par des sentiments d'appartenance collective, durable et profonde. C'est pourquoi nous qualifions les listes que le Rassemblement national présente ou soutient de listes localistes.
Vous le voyez mes amis, les municipales sont des élections en réalité aussi éminemment politiques. Elles concernent des enjeux de gestion locale, la performance des services offerts aux habitants, l'utilisation avisée de l'argent public, l'accompagnement de la commune vers les grandes mutations technologiques ou économiques, l'écoute et la concertation sans lesquelles il n'est pas de réelle démocratie. Elle appelle à respecter les grands équilibres, l'équilibre habitat-emploi, l'équilibre espace vert, espace bâti, l'équilibre des circulations, l'équilibre démographique, notamment par la résorption des ghettos.
De ce point de vue, nos mairies qui ont mis en pratique ces principes ont démontré, comme vous l'avez dit plusieurs fois, que la gestion RN, ça marche et ça marche même très bien. Mais je suis obligée de vous dire que tous ces projets, aussi beaux soient-ils, ne seront efficaces et viables que si nous reprenons la main sur la sécurité dans notre pays. Les vols, les cambriolages, les agressions gratuites qui explosent actuellement pourrissent la vie de nos concitoyens, entravent le développement de nos entreprises et pèsent d'un poids devenu insupportable sur nos finances publiques. Les Français ont trop longtemps supporté l'insupportable, admis l'inadmissible.
On ne peut accepter que les agressions mortelles soient traitées comme des faits divers habituels, que les braquages ne soient plus que de simples statistiques qui visent à fixer le montant de la police d'assurance, que les 1 457 voitures brûlées le soir du Nouvel An soient traitées par les autorités comme un folklore national. Au passage, je vous informe qu'aucune voiture n'a été brûlée, ni à Hénin, ni à Bocquer, ni à Fréjus, ni à Béziers, ni à Ayange, par exemple. Faisons-le parce que c'est faire œuvre de vérité. Cette insécurité qui gangrène notre pays est bien souvent admise, acceptée ou encouragée par certains maires qui se refusent à la regarder en face.
Ils se refusent également à mettre la pression sur le gouvernement pour qu'il agisse au niveau national. Et ils refusent de mettre les moyens dans leur ville pour que cesse ce qui représente un véritable cauchemar pour les habitants. Certains maires allant même jusqu'à pactiser avec les caïds en espérant acheter une hypothétique paix sociale ou plus cyniquement se constituer une réserve de voix aux élections.
Nous présenterons fin janvier un livre blanc sur la sécurité en développant toutes les propositions que nous souhaitons mettre en œuvre pour lutter vraiment pas seulement contre la délinquance mais contre les délinquants et retrouver la paix dans notre pays et donc dans nos villes et nos villages. La sécurité sera donc évidemment dans cette campagne une préoccupation quotidienne et un axe fort comme elle l'a été dans les communes gérées depuis six ans par des maires Rassemblements nationaux.
Quant à l'immigration sauvage qui est le terreau de la multiplication et de l'aggravation de cette insécurité elle sera combattue dans la mesure des moyens accordés aux maires pour la contrer comme sera combattue sans faiblesse et sans fausse pudeur le communautarisme qui est l'autre arme létale pour nos sociétés du fondamentaliste islamiste la première de ces armes étant le terrorisme. Mes chers compatriotes je vous l'affirme les électeurs qui se donnent des maires RN ou soutenus par le RN auront la certitude d'une ville ou d'un village sûr enraciné et bien géré.
Une gestion municipale n'est jamais neutre car au travers des priorités que l'on met en oeuvre transparaissent les choix politiques que l'on défend à l'échelon national. Alors les listes RN défendront les priorités du RN la tolérance zéro pour les incivilités ou les actes de délinquance la lutte contre le communautarisme sous toutes ses formes la laïcité notamment à l'école ou dans les piscines le refus absolu de l'implantation des migrants la baisse effective des impôts la priorité à l'emploi local etc.
Mais au-delà de ces choix politiques qui typent la gestion municipale c'est la vision même de la ville et j'essayais de vous le montrer qui sépare fondamentalement les nationaux des mondialistes. D'un côté les partisans de l'enracinement et de la proximité de l'autre la vision hors sol de populations interchangeables dans un univers uniformisé. Nous ne sommes dans cette bataille des municipales vous l'avez compris ni dans un jeu de télé-réalité ni dans une querelle subalterne mais dans un enjeu fondamental qui porte sur la vision politique que nous avons pour nos communes et au-delà pour la France. Elle porte sur la considération que nous avons pour les citoyens.
Elle porte sur la défense de valeurs qui pour nous font la France. Avant qu'elle ne soit tranchée à la présidentielle c'est à vous mes amis qu'il appartient d'expliquer notre vision de la porter de l'illustrer au travers de vos projets municipaux de la défendre tout au long de la campagne et je l'espère à partir de mars 2020 de l'appliquer concrètement dans vos communes. Au fil des jours le macronisme que nous combattons se dévoile tel qu'il est tel que nous l'avions décrit toujours semeur de désordre cynique arrogant souvent blessant et de plus en plus violent et surtout il est tout cela en étant parfaitement et méticulisement inefficace.
Si une démonstration était encore utile la réforme des retraites prend valeur de symbole. Le fond est odieux la forme est une manipulation de bout en bout. Abandon d'un système social que le monde entier nous envie baisse annoncée massive des pensions calculées sur toute la carrière au lieu des 25 meilleures années pour le privé et des six derniers mois pour le public fondée sur des points invariables empêchant les français de connaître le niveau de pension auquel ils auront droit aussi pardon on pourra le savoir mais en 2024 nous a dit monsieur Delevoye. Les simulateurs seront prêts en 2024.
En attendant vous êtes priés de bien vouloir accepter cette réforme sans évidemment savoir l'étendue de la catastrophe que sera pour vous cette réforme de la retraite par points. Et puis parce que décidément les points négatifs se succèdent le vol la spoliation la captation des réserves des complémentaires et des régimes autonomes qui verra ni plus ni moins le gouvernement faire main basse sur 130 milliards de cotisations constituées par le sacrifice de millions de travailleurs au cours de leur carrière.
Quant à la forme il y a beaucoup à dire mais la manipulation autour de l'âge pivot m'apparaît quand même très révélatrice l'âge pivot était un élément de négociation grossier et un écran de fumée destiné à être sacrifié dès le départ je vous l'avais d'ailleurs annoncé et à focaliser l'attention pour faire accepter l'essentiel du texte induisant une inadmissible baisse des pensions de retraite pour l'ensemble des professions. La CFDT a joué son rôle son travail qui a consisté à se scandaliser de cet âge pivot à entrer dans la contestation et puis au coup de sifflet gouvernemental évidemment à défendre tout le reste de cette réforme alors que rien dans cette réforme n'est à garder.
Nous n'avons jamais été dupes. Nous ne serons d'ailleurs jamais dupes de ce gouvernement et continuerons envers et malgré tout à défendre notre système de protection sociale et les Français qui ont bénéficié. Nous serons toujours là pour prévenir les Français des dangers de la fracturation sociale qui semble être l'obsession principale de ce gouvernement. C'est donc à la condamnation de cette politique et de ces méthodes que j'appelle les électeurs et particulièrement ceux qui souffrent de la politique injuste d'Emmanuel Macron. J'appelle les électeurs les républicains à ouvrir les yeux. Je sais, c'est cruel, mais c'est nécessaire.
À ouvrir les yeux sur les alliances nombreuses de leur mouvement avec le parti d'Emmanuel Macron quand tant de villes aujourd'hui voient des candidats porteurs de la double étiquette LR et LREM. À constater la trahison dont ils sont victimes de la part de ceux qui leur ont fait croire qu'ils lutteraient contre la politique d'Emmanuel Macron alors qu'ils en sont aujourd'hui les marchepieds à défaut d'en être les paillassons.
De la même manière, j'exhorte plus généralement ceux qui, à juste titre, ont compris que les réformes de ce président vont aboutir à la division, à la fracturation et à une insécurité sociale permanente à se déplacer aux urnes le 15 mars prochain pour marquer leur opposition par un vote rassemblement national. Cette société déterminée et encadrée par les grands intérêts financiers, nous n'en voulons pas. De ces réformes inspirées par les grands groupes d'assurance ou bancaires, nous n'en voulons pas. De la vision d'une France fracturée et divisée, nous n'en voulons pas. De la vision d'une France malmenée, déculturée, sommée de renoncer à ses valeurs et à son identité, nous n'en voulons pas.
Avec enthousiasme et confiance que nous porterons partout à tous les Français ce message d'espoir, il y a tant à construire, il y a tant à sauver, nous serons toujours à vos côtés. Vive nos communes, vive la République et vive la France !
Marine Le Pen