Henri Cabanel : « Avec ce jeu des alliances, le citoyen n’y comprend plus rien »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelles réponses européennes face aux risques d'un normalement des prix de l'énergie ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Qui sont les grands gagnants du premier tour des municipales ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous une telle désaffection des Français pour ce scrutin ?
- 13:00RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que vous reprochez à François Piquemal, candidat LFI-PS à Toulouse ?
- 16:00OuverteRéponse directe
La sécurité est-elle un thème majeur de cette campagne à Montpellier ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Comment expliquer qu'à Montpellier l'extrême droite fasse un si mauvais score ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Henri CabanelChiffre
« Emmanuel Macron a dévoilé le nom du futur porte-avions français qui remplacera le Charles de Gaulle en 2038. Il sera donc le deuxième porte-avions français à propulsion nucléaire. Son prix est estimé à 10 milliards d'euros étalés sur 20 ans. »
- 10:00Henri CabanelFait
« Les grands perdants c'est la démocratie, c'est les citoyens et les citoyennes françaises et français car aujourd'hui on parle effectivement des problématiques entre la droite et l'extrême droite, entre le PS et l'extrême gauche. »
- 11:00Henri CabanelFait
« La participation dépassait allègrement les 80%. C'était une autre époque. »
- 12:00Henri CabanelFait
« Je pense que c'est une défiance accrue des citoyens vis-à-vis de la politique en général, des partis politiques en général. »
- 17:00Henri CabanelFait
« Moi je trouve ça scandaleux, surtout après les propos du premier secrétaire national du Parti Socialiste, Olivier Faure. »
- 19:00Henri CabanelFait
« L'extrême droite fait un mauvais score dans la métropole. Ce n'est pas le cas ailleurs dans les départements. »
- 21:00Henri CabanelFait
« Je tiens à souligner que dans les débats que nous avons ici au Sénat et au Parlement en général, on parle beaucoup de la RSE, la responsabilité sociale des entreprises. »
- 23:00Henri CabanelPromesse
« Moi j'avais déposé une proposition de loi à l'époque quand j'étais au PS. J'ai redéposé aujourd'hui une proposition de loi au RADSE. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Henri Cabanel, vous êtes sénateur RDSC de l'Hérault. On reviendra avec vous sur cette alliance que la présidente de région Carole Delga refuse de soutenir en cause la présence en tête de liste d'un proche de Jean-Luc Mélenchon. Le pétrole frappé à Riyad, le gaz frappé au Qatar.
La réplique iranienne se poursuit au Moyen-Orient où les choses s accélèrent très dangereusement. Quelles réponses européennes face aux risques d'un normalement des prix de l'énergie ? On posera la question à Bernard Guetta, député européen Renaissance.
Il est mon invité dans une demi-heure. Voilà pour le programme. Mettez-vous à l'aise en étant pendant une heure et demie.
Bonjour chez vous. Et comme tous les jours, on fait un point sur l info avec vous, Rémi. Salut !
Le pétrole est donc frappé à Riyad. Le gaz est frappé au Qatar. Les choses s'accélèrent dangereusement en Moyen-Orient.
Oui, hier, Israël a bombardé les infrastructures gazières iraniennes de la plus grande réserve de gaz au monde partagé avec le Qatar, une attaque qui représente une menace pour la sécurité énergétique mondiale selon le ministère des Affaires étrangères qatarie. En réponse, l'Iran a bombardé la principale réserve gazière du Qatar dans la nuit. Donald Trump a assuré hier sur sa plateforme trousse sociale que les Etats-Unis n'étaient pas au courant de l'attaque israélienne, mais menace de raser avec force et puissance un shangazier iranien en cas de nouvelle attaque contre le Qatar.
Tous les incendies qui ont frappé le Qatar ont finalement été maîtrisés. Les 27 pays de l'Union européenne se réunissent tout de même aujourd'hui et demain à Bruxelles pour tenter de limiter les effets néfastes pour l'Europe de l'explosion des prix de l'énergie. Et on en parlera effectivement avec Bernard Guetta dans une petite demi-heure.
Et ça y est, on connaît le nom du porte-avions qui remplacera le Charles de Gaulle. Oui, Emmanuel Macron a dévoilé le nom du futur porte-avions français qui remplacera le Charles de Gaulle en 2038. Il sera donc le deuxième porte-avions français à propulsion nucléaire.
Son prix est estimé à 10 milliards d'euros étalés sur 20 ans. Il s'appellera France libre et Emmanuel Macron a expliqué le choix hier. C'est pourquoi notre nouveau porte-avions portera le nom de France libre.
Dans ce nom passe la mémoire des femmes et des hommes qui se sont dressés face à la barbarie unis pour sauver la patrie déterminé à défendre une certaine idée de notre nation le second tour c'est quoi c'est dans trois jours il est à l'air se déchire oui anis l La campagne s'enflamme, notamment après les déclarations de Bruno Rotaio hier qui a refusé de soutenir le candidat horizon Christian Estrosi qui fait face à Eric Ciotti, candidat allié du Rassemblement national. On regarde le sujet de Jérémy Haynes. Les Républicains en ordre de marche dispersée à Nice, entre le candidat d'horizon Christian Estrosi et de l'UDR Eric Ciotti, le président des Républicains Bruno Retailleau aurait du mal à choisir.
Je ne donne pas de consigne dans les conditions de cette campagne absolument délétère, dans laquelle je ne me retrouve pas, ni d'un côté ni de l'autre. C'est désormais aux Niçoises et aux Niçois de trancher dans les yeux. Il a précisé sa position sur X, affirmant ne pas soutenir Eric Ciotti.
J'ai redit que je ne soutenais pas Eric Ciotti et que je désapprouvais son rapprochement avec le Rassemblement national. Parmi les critiques du président DLR, l'appel du pied et de Christian Estrosi à la gauche. Au sein du parti de droite, les soutiens de l'actuel maire de Nice ont été nombreux.
Xavier Bertrand, Michel Barnier ou encore le président du Sénat, Gérard Larcher. Les Républicains ont accordé leur soutien à Christian Estrosier et à son équipe. Il y a un accord politique entre les familles de la droite et du centre.
Il doit être respecté. Un clivage alors qu'Éric Ciotti est en position de force après le premier tour. Il est arrivé en tête avec 43 % des voix, contre 30 % pour Christian Estrosi.
La liste de gauche en 3ème position à presque 12%. La bataille devrait donc être difficile au second tour pour le maire sortant. Dans l'actualité également, le chanteur Patrick Bruel est visé par deux plaintes.
Oui, Patrick Bruel est accusé de violence sexuelle par huit femmes. Dans une enquête, Mediapart a recueilli leurs récits qui mettent en cause le comportement du célèbre chanteur entre 1992 et 2019. L'une était mineure au moment de l'agression sexuelle qu'elle dénonce, deux ont porté plainte, l'une pour viol, l'autre pour tentative de viol.
Patrick Bruel réfute toute violence ou contrainte avant d'être entendu par qui revient sur les annonces d'Emmanuel Macron hier, le porte-avions France Libre, un chantier titanesque, titre Le Quotidien. Le Dauphiné libéré, JO 2030, une réunion pour sortir de la crise et l'Ardennais, ses maires qui remplissent la A 70 ans et plus, quelle une vous inspire ? Quelle une avez-vous envie de nous parler ce matin ?
Peu importe. Le porte-avions me semble stratégiquement très important. Et le nom vous convient ?
Le nom c'est de la responsabilité du président de la république dont je ne ferai aucun commentaire. C'est son choix et on doit l'accepter. Oui, vous pourriez penser à un autre nom.
En général les noms portent donc sur des hommes politiques ou des femmes politiques qui ont compté pour notre pays. La preuve, un autre porte-avions aujourd'hui, Charles de Gaulle. Et donc là c'est pas le cas ?
Et là c'est pas le cas. Bon ben c c'est la volonté du président de la République. Je pense pas qu'on doit passer notre temps à commenter son choix.
Bon l'actualité en tout cas c'est cet entre deux tours des élections municipales. On va revenir sur tout le jeu des alliances. On reviendra notamment avec Rémi sur le débat qui a eu lieu hier à Montpellier.
Mais déjà quel premier bilan vous tirez de ce premier tour des élections municipales ? Est-ce que les grands gagnants finalement c'est pas la France insoumise ? Moi je parlerais des grands perdants.
Ah alors qui ? Les grands perdants c'est la démocratie, c'est les citoyens et les citoyennes françaises et français car aujourd'hui on parle effectivement des problématiques entre la droite et l'extrême droite, entre le PS et l'extrême gauche. Il n'en demeure pas moins que moi ce que je regarde, ce que je retiens avant tout dans les municipales, c'est l'augmentation de l'abstention. – Alors 57 % de participation contre 63 en 2014, comment vous expliquez ça ?
Une telle désaffection des Français pour ce scrutin ? – Je – Je reprendrai volontiers une expression de Jacques Chirac quand il était à Johannesburg qui disait, concernant l'environnement, « La France brûle et nous regardons ailleurs. Mais là, je dirais que notre démocratie est anégée et nous regardons ailleurs.
Je me suis présenté aux élections municipales dans mon petit village en 1983. La participation dépassait allègrement les 80%. C'était une autre époque.
Mais on n'a pas su s'adapter au fil des scrutins parce qu'à partir des années 80, on a vu qu'il y avait une augmentation de l'abstention sur les élections territoriales et sur les élections nationales. Et on n'a pas voulu se rendre compte qu'à un moment donné, ça toucherait l'élection préférée des Français, c'est-à dire les élections municipales. – Mais comment vous expliquez ça ?
C'est qu'il n'y a pas eu vraiment de campagne en raison du contexte international, il y a une responsabilité des hommes politiques, comment… voilà, quelles sont les causes pour ce scrutin en particulier parce qu'on voit effectivement que la participation chute depuis maintenant 30 ans ? – Écoutez, je pense que c'est une défiance accrue des citoyens vis-à-vis de la politique en général, des partis politiques en général. Moi, ça fait un moment que je dénonce et que je dis que les partis politiques ne sont plus en mesure de faire ce pourquoi.
Ils ont été créés, c'est-à-dire donc de réfléchir entre à des idées pour un idèle de société, les défendre. – Alors je rappelle que vous étiez membre du Parti socialiste, donc vous mettez le Parti socialiste aussi dans votre baisasse. – Bien sûr, moi je crois sincèrement, et je le Je le dis en toute franchise, en toute honnêteté, en toute sincérité, que les principaux responsables de la situation dans laquelle on est, c'était ce qu'on appelait avant les partis de gouvernement, l'ER et le C'est les principaux responsables.
Ce sont les principaux responsables de cette désaffection...
Parce que c'étaient les partis de gouvernement et que, dans les gouvernements successifs et les responsabilités qu'ils ont pu avoir, n'ont pas su convaincre et arriver à permettre une confiance vis-à-vis des citoyens, des promesses qui n'ont jamais été réalisées, etc. Donc les partis politiques aujourd'hui, leur seule ambition, c'est 20 % d'idées et 80 % pour gagner les élections. Donc on s'associe avec un, avec l'autre.
On va parler de tout ce jeu des alliances. En tout cas, hier, en Conseil des ministres, Emmanuel Macron a mis en garde contre les arrangements entre partis et ce qu'il appelle le péril des extrêmes. Écoutez, alors c'est pas le chef de l'État, c'est la porte-parole du gouvernement.
Le président a tenu à souligner dans ce moment l'importance que personne n'oublie, que les extrêmes, où qu'ils soient, demeurent dangereux pour la République. Il a insisté sur le fait que les arrangements des partis ne devaient pas faire oublier quelques principes. D'une part, on ne peut pas oublier les discours et les actes d'excès. d'où qu'ils viennent.
Et d'autre part, on ne peut pas oublier les principes républicains niés, d'où que cela vienne. Alors vous, vous pointez du doigt PS et LLR et Emmanuel Macron, lui, c'est les extrêmes. Oui, mais les extrêmes, ils sont votés pour quoi Pourquoi ?
Il faut se poser la question. Les extrêmes, à l'époque...
François Mitterrand en 1981, quand il a été élu, s'est bien servi du RN pour pouvoir exister aussi. – Et du Parti communiste aussi, et au fur et à mesure, voilà, aujourd'hui, je suis désolé, mais bon, on le voit entre ces accords scandaleux entre le PS et la France insoumise, mais on le voit aussi à droite avec, donc vous l'avez dit dans votre reportage, les problématiques qu'il y a entre un ancien président de LR qui est devenu proche de Marine Le Pen, qui se présente à Nice, face à l'ancien LR qui est devenu donc macroniste, où aujourd'hui le président de LR Bruno Rotaillot ne donne ni à l'un ni à l'autre son soutien et le président du Sénat donne son soutien à monsieur Estrosi. Bon, le citoyen ne comprend plus rien et donc forcément ça fait augmenter à la fois l'abstention et puis le rejet des partis Qu'est-ce qui a changé cette année à l'occasion de ce scrutin ?
Alors pas cette année, cette année c'est la conséquence de plusieurs années parce que bon on a eu une forte abstention en 2020 mais elle avait déjà commencé dans les autres scrutins. Et plus on va et plus chacun essaye de regarder son intérêt en faisant passer ses idées derrière quoi, voilà. Et comment peut Peut-on être sincère quand, au niveau national, on dit qu'il n'y aura pas d'accord, par exemple pour le PS, avec la France insoumise ?
Et qu'au niveau local, il y a des petits arrangements des uns et des autres. Bon, pour défier les citoyens, il n'y a pas mieux. On va parler justement de Toulouse.
Parce que Toulouse, effectivement, c'est un cas symbolique un peu de ces arrangements dont vous parlez. On va prendre la direction précisément de Toulouse. On retrouve Pascal Pallas, directeur être d'intenses tractations.
Oui, absolument. Alors les Jeux restent très ouverts à Toulouse, on peut dire. Le contexte, le maire sortant Jean-Luc Moudinque de tendance centre droit a viré en tête avec 37 % des suffrages et il devance l 'insoumis François Piquemal qui est un peu la surprise de ce premier tour puisqu'il capte 27 % des voix et il termine ce premier tour devant le candidat socialiste François Brianson.
Au lendemain de ce premier tour, le candidat socialiste a décidé de se ranger derrière le candidat insoumis, afin de donner toutes ses chances à la gauche et de reconquérir le Capitole 12 ans après l'avoir perdu. Alors, bien évidemment, cette union fait quelques remous. On vient d'entendre donc Harry Cabanel en parler.
Alors la gauche se trouve effectivement coupée en deux à Toulouse, entre ceux qui soutiennent cette fusion et ceux qui ne l'approuvent pas. Ces derniers qui sont plutôt de centre-gauche, sociodémocrates, si on peut dire, refusent catégoriquement ce qu'ils définissent comme une compromission, voire une indignité. On a aussi entendu ces mots au regard des politiques portées par les insoumis, mais aussi leur position ou ambiguïté sur différents thèmes sociétaux.
D'ailleurs, plusieurs colistiers sur cette base -là du candidat socialiste ont décidé de renoncer à cette fusion et puis on a des voix qui se sont élevées, notamment celles de la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, dont la parole est importante évidemment ici localement. Donc là, il reste à savoir maintenant si des électeurs de la gauche iront jusqu'à donner leur bulletin à Jean-Luc Mouding dimanche prochain. C'est une situation que Toulouse a déjà un petit peu connue, c'était en 2001, lorsque le candidat socialiste de l'époque avait fusionné avec une liste d'extrême gauche pour pour battre Philippe d'Ouste-Blasi et une partie de l'électorat de gauche avait alors clairement assumé de voter à droite.
Donc même si cette fusion donne un avantage électoral mathématique à la gauche, on le comprends. Elle suscite aussi un front de rejet important, dont le maire en sortant pourrait tirer profit. Très rapidement, Pascal, à quoi il faut s'attendre dimanche ?
Ça va être très serré. Je n'ai pas la boule de cristal. Ça devrait être serré, mais les jeux en tous les cas sont très ouverts.
Vu les circonstances que je viens de décrire, il reste encore deux jours pour les candidats afin d'essayer d'inverser un petit peu la vapeur, même si on pense que quand même pour chaque électorat, les choses sont quand même très fixées finalement depuis puis lundi, donc au regard de la caractéristique de cette fusion. Merci beaucoup Pascal Palaz, directeur Occitanie d'Actu .fr.
Merci d'avoir été avec nous ce matin. Qu'est-ce que vous inspire cette alliance LFI Parti Socialiste à Toulouse ? Moi je trouve ça scandaleux, surtout après les propos du premier secrétaire national du Parti Socialiste, Olivier Faure. – À quel propos vous faites référence ? – Quand il a dit qu'il n'y aurait aucun accord au niveau national, quand on sait qu'il y a des accords profonds sur des idées bon voilà il n'a pas dit qu'il n'y avait pas d'alliance locale oui non mais en fait là il faut être clair et je pense que à la fois dans notre dans ma région que ce soit la présidence de carol delga ou que ce soit le maire sortant, donc, Michael Delafosse, ont toujours été très clairs là-dessus.
Et quand on dit effectivement qu'on ne comprend pas, en fait, le problème réside dans le Parti socialiste, déjà. Parce que lors de l la dernière élection du premier secrétaire national, on a vu quand même les faibles écarts qu'il y avait entre deux visions différentes, celle d'Olivier Faure et celle de Maillard-Rossignol. et ça continue sur le territoire. – Mais qu'est-ce que vous reprochez par exemple à François Picmal, le candidat qui sera en tête de liste de cette fusion LF-IPS qu'est-ce que vous lui reprochez ?
Qu'il soit LFI, quoi. C'est simplement pour ça. Et derrière LFI, on sait que c'est Mélenchon.
Et bon, voilà, Mélenchon, avec tous ses propos antisémites qu'il a, avec ses réactions. Bon, voilà, on est complètement...
Quand je dis « on », moi, je fais partie plutôt effectivement du centre-gauche maintenant, sans adhérer à une autre partie. – C'est d'approche d'Arnaud Montebourg. – Et d'approche d'Arnaud Montebourg. – Mais je dénonce fortement ces alliances-là.
Je voudrais quand même insister sur le fond aussi et sur l'hypocrisie ambiante, quand même. Parce qu'effectivement, là, on parle de grandes de ville. Mais il faut reconnaître aussi que, depuis des décennies, l'engagement politique au niveau local dans les petites communes, il est plus qu'il était avant.
Moi, en En 1983, quand je me suis présenté dans ma petite commune, on n'avait pas peur de mettre en avant nos partis politiques et nos alliances. Alors que maintenant, on se cache. Tout le monde se cache.
Et ça, c'est de l'hypocrisie parce que quand on dit, moi, je ne veux pas qu'on gouverne avec les LR, avec le Rassemblement national ou le PS avec la France. Mais dans les petites communes, dans la composition des listes des conseils municipaux, c'est transpartisan. Il y a une infiltration de ces gens, que ce soit à droite ou à gauche, qui sont aujourd'hui dans les conseils municipaux et des LFI qui sont dans des gouvernances de gauche et qui auront des conséquences sur les prochaines élections sénatoriales, parce qu'eux ne se tromperont pas quand il faudra choisir un sénateur. – Vous parlez de Jean-Luc Mélenchon, je voulais vous montrer cette phrase qu'il a prononcée avant le scrutin.
Les socialistes, point d'interrogation, ils ne vont pas nous coûter trop cher, je pense, à acheter pour le second tour. Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting organisé à Bondy, c'était début mars. Il n'a pas totalement tort quand on vous voit ce qu'il veut.
Quand on vous voit ce qui se passe à Toulouse, mais aussi ailleurs ? C'est pour ça qu'il faut être clair vis-à-vis de l'électorat. Et je pense que la clarté, c'est ce que met en avant à la fois Carole Delga dans la région et à la fois Mickaël Delafosse.
Il n'y a pas d'alliance et on verra bien...
Les électeurs appartiennent à personne, ils ont le choix dans l'urne de choisir qui ils veulent. Donc voilà, moi je pense que la meilleure des stratégies aurait été que les socialistes, comme là à Toulouse, plutôt que de négocier, se retirent. Ils soient fiers de leurs convictions et laissent le choix aux électeurs de s'exprimer, mais Mais aller à contre-courant de la volonté exprimée par le premier secrétaire national, Olivier Faure, de nom à Liège, je trouve ça lamentable.
Alors on va faire un point sur votre département. Hier était organisé un débat entre les candidats à la mairie de Montpellier, débat organisé sur Public Sénat et animé par Tam Tranui. Si vous l'avez raté, Rémi va tout vous raconter.
Rémi, il y avait trois candidats, c'est ça ? Oui, au profil bien différent. Le premier arrivait en tête au premier tour avec 33 4 % des voix.
C'est Mickaël Delafosse, le maire sortant, qui doit faire face au second tour, à la France insoumise avec la députée Nathalie Oziol, proche de Jean-Luc Mélenchon et aux candidats centristes Mouad Altrad, milliardaire, 20e fortune de France et président du Montpellier Hérault Rugby. Interrogé sur son bilan, le maire sortant a défendu l'armement de la police municipale. La candidate La France insoumise, quant à elle, souhaite désarmer cette police et renforcer la médiation et la prévention, mais Mohed Altrad, lui, souhaite aller encore plus loin sur ces questions de sécurité.
On l'écoute. La sécurité, c'est vraiment la base à Montpellier. C'est une ville insécurisée.
Doubler la police municipale, plus de présence de terrain plus de caméras couvre-feu à 22 heures pour les mineurs cabanel la sécurité c'est l'un des thèmes majeur de cette campagne est ce que cette proposition de couvre-feu elle vous paraît être une bonne piste ? Moi, je pense pas. Moi, je pense qu'aujourd'hui, Mickaël Delafosse fait les choses comme elles doivent être faites.
Le maire sortant. Le maire sortant de Montpellier parce qu'il a su prendre avec lui, dans ses convictions et dans les projets de la ville, la sécurité, qui, la sécurité, voilà, ont pensé être exclusivement de droite. Mais lui, il a eu le courage de dire non, non, non, la sécurité, elle est de gauche aussi.
Et il met en place tout un tas de systèmes, notamment à travers la police municipale. Et je trouve que c'est beaucoup plus intelligent que d'aller aussi loin que ce que ce que le propose M. Eltrad. – Et sur la question des transports, Rémi, il y a aussi des différences sur la forme. – Oui, le mandat de Mickaël Delafosse a été marqué par la mise en place de la gratuité totale et sans condition de tous les transports en commun dans la ville de Montpellier.
Moi d'Altrade a indiqué sa volonté de revenir sur la question, notamment en raison du rapport de la Cour des Comptes qui s'inquiète des conséquences pour la santé financière de la ville. Le maire sortant a assuré que Montpellier pouvait se le permettre grâce à la progression du versement mobilité de 40 millions, qui a progressé de 40 millions en 5 ans. De son côté, Nathalie Oziol de la France Insoumise salue la mise en place d'une telle mesure mais dénonce sa méthode d'application.
La gratuité c'est très bien, c'est une mesure qui soulage. Vous la garderez si vous êtes élu ? Par contre, est-ce qu'elle a été bien appliquée ?
C'est là qu'est ma critique monsieur Delafosse. Non, elle n'a pas été bien organisée parce que rien n'a été planifié avant la mise en place de la réalité. Et y compris ce qu'il y a dans le rapport de la Chambre régionale des comptes, si on le regarde en détail, c'est le fait que des trams et des bus ont été diminués en fréquence.
Il y a moins de trams et moins de – Henri Cabanel, est-ce qu'à votre avis, cette idée de rendre les transports en commun gratuits, ça pourrait se développer ailleurs en France ? – Écoutez, je pense que ce qui est important, c'est Et que le maire sortant, Michael Delafosse, quand il s'est présenté en 2020, l'avait annoncé dans son programme. Je pense que ce que les gens attendent quand ils élisent un élu, c'est qu'il respecte ses engagements.
Il a respecté ses engagements en mettant la gratuité sur montpellier et voilà et ça va être une bonne idée plus largement au niveau et je pense que aujourd'hui cette idée peut faire des émules ailleurs car il y a quand même un constat d'une efficacité certaine à travers donc le nombre de passagers qui empruntent ces lignes là. Alors on parlait de l'alliance PS insoumise à Toulouse, à Montpellier c'est pas le cas. Oui Michael Delafosse n'a jamais caché ses désaccords avec Jean-Luc Mélenchon.
Il est revenu hier sur les raisons de son refus de figeonner les listes au deuxième tour. Le président a tenu à souligner dans ce moment l'importance que personne n'oublie que les extrêmes, où qu'ils soient, demeurent...
Bon là c'était Maud Bréjon. C'était effectivement pas le maire de Montpellier. C'est ça mais il voulait parler de la cohérence de rester, qu'il avait annoncé qu'il garderait la même liste au premier tour et au deuxième tour le ps et la fille se font donc face dans ce deuxième tour à montpellier notamment parce que la droite et l'extrême droite ne sont pas parvenus à se hisser au deuxième tour en raison parfois d'une grande division comme en témoignent les 13 listes présentées au premier tour henry cabanel Comment on peut expliquer qu'à Montpellier particulièrement, l'extrême droite fait un si mauvais score à Montpellier ? – Alors, l'extrême droite fait un mauvais score dans la métropole.
Ce n'est pas le cas ailleurs dans les départements. On a quand même une commune importante qui risque de basculer et rennes donc lors le soir du deuxième tour c'est la ville d'acte est donc dans la métropole effet Effectivement, le Rassemblement national n'est pas aussi fort qu'ailleurs. Mais on sent qu'il y a quand même une augmentation de scrutin en scrutin. – Ils étaient à peine à Oui, sauf qu'il y a 15 ans de ça, il n'existait pas du tout.
Donc ils commencent à s'implanter un petit peu. Donc voilà, après la volonté de Mickaël de la Fosse, c'est quelqu'un qui est droit dans ses bottes. Il l'a toujours annoncé, il a toujours dit et il est respectueux de sa parole.
C'est comme ça que je pense qu'on peut donc engendrer une certaine confiance de l'électorat. Et je crois qu'il est dans le bon sens. Il y a eu 50 % d'abstention à Montpellier au premier tour.
Vous avez présenté, vous, fin janvier, une charte de la responsabilité sociale, sociétale, je crois, de l'élu en quoi ça consiste et est-ce que ça peut permettre de renouer le lien entre les citoyens et les responsables politiques ? Écoutez, depuis que je suis élu au Sénat, je me bats sur cette volonté de retrouver la confiance des citoyens vis-à-vis de la politique, donc cette défiance montante. Et je vous l'ai dit tout à l'heure, la défiance montante s'exprime de deux façons, ou donc des votes extrêmes, ou l'abstention.
Là on l'a vu sur mon sur les grandes villes en général, puisque dans le rural ça ne vote un peu plus, mais ça descend aussi. Et donc c'est un des outils, la RSC, la responsabilité sociétale des élus, pour retrouver D'abord, je tiens à souligner que dans les débats que nous avons ici au Sénat et au Parlement en général, on parle beaucoup de la RSE, la responsabilité sociale des entreprises. Et on encourage les entreprises à aller dans ce sens parce que c'est vertueux et il est prouvé d'ailleurs que les entreprises qui sont dans la RSE ont une performance économique de plus 13 % par rapport aux autres.
Et donc l'idée m'est venue en 2016 de rentrer dans ce domaine puisque nous sommes en tant que parlementaires employeurs de main d'oeuvre avec nos collaborateurs. Nous avons au numéro Siret. Et par là même, donc, j'ai réussi à convaincre l'Avenor de m'engager dans la RSE.
Et aujourd'hui, depuis 2007 d'ailleurs, je suis toujours le seul cabinet parlementaire engagé en RSE. Mais avec une volonté au départ, dans mon engagement, de déboucher sur la RSE, la responsabilité sociétale des élus, c'est-à-dire de s'engager devant la société sur nos En gros, très concrètement, ils signent une charte, c'est ça ? Ils signent un engagement ?
Au départ, parce que moi je suis dans la co-construction, donc ça va évoluer. Mais au départ, c'est de signer une charte avec 4 axes et 19 engagements sur l'éthique et l'exemplarité, sur la gouvernance, sur la transition écologique et sur...
Je ne me rappelle plus du quatrième. Avec donc des engagements qui permettent donc, par exemple, quelque chose qui me tient à cœur sur l'éthique et l'exemplarité. Par exemple, le casier vierge pour les candidats.
On en a parlé. M. Macron, en 2017, en avait parlé.
Puis c c'est abstenu d'aller au-delà. – Donc ça pour toutes les élections, municipales, législatives, présidentielles, casier vierge ? – Bien sûr, bien sûr, en tant que candidat, je ne vois pas… – Et ça, ça pourrait passer par une proposition de loi ou par un tel Alors ça, moi j'avais déposé une proposition de loi à l'époque quand j'étais au PS.
J'ai redéposé aujourd'hui une proposition de loi au RADSE. J'espère que d'ici la fin de mon mandat, on pourra la présenter au débat. On va juste peut-être reparler de Nice, on en parlait tout à l'heure parce que ça concerne pas mal aussi le Sénat Bruno Retailleau qui a donc lâché en quelque sorte Christian Estrosi en pleine bataille du second tour face à Eric Ciotti, le patron des LR n'a pas appelé à voter pour Christian Estrosi, alors qu'il y a un accord officiel entre les LR et Christian Estrosi.
Qu'est-ce que ça vous inspire ? Est-ce que Bruno Retailleau anticipe déjà, prépare déjà la présidentielle ? Est-ce qu'il fait qu'elle va aller seul ?
Écoutez, le problème dans ce pays, c'est que tous les partis politiques, je vous l'ai dit, n'ont qu'une vision, c'est de gagner des élections, quelle qu'elle soit. Mais la principale d'entre elles, c'est les présidentielle. Et aujourd'hui, on sent que...
D'ailleurs, Bruno Retailleau s'est déclaré comme candidat. Il a été un des premiers. Et donc tous sont focalisés sur 2027.
C'est quand même dramatique pour notre pays, surtout dans la situation dans laquelle nous nous trouvons. Donc effectivement, ces chicaillats, c'est des histoires d'hommes. Je dois rappeler quand même que M.
Ciotti était président de LR il n'y a pas si longtemps que ça, et M. Estrosi était aussi dans les LR avant de passer chez les macronistes. Donc tout ça, c'est une histoire d'hommes qui n'intéressent absolument pas du tout les citoyennes et les citoyennes.
Et c'est pour ça Qu'est-ce que vous voulez dire par une histoire d'homme ? Par exemple, juste, est-ce que Bruno Retailleau est suffisamment clair vis-à-vis de l'extrême droite aujourd'hui ? – Écoutez, moi, qu'on me donne la différence d'opinion entre M.
Ciotti, M. M. Rataillot et Marine Le Pen, bon, je n'en vois pas beaucoup d'écarts.
Donc après, est-ce qu'il est suffisamment clair ? Je ne le crois pas. Tout comme de l'autre côté non plus.
Vous vous êtes au moins assez clair. Merci beaucoup Henri Cabanel, merci d'avoir répondu à mes questions ce matin. Merci beaucoup Rémi, on se retrouve tout à l'heure, on parlera de quoi ?
On fera un petit tour d'horizon des débats qui ont eu lieu hier soir un peu partout dans la France pour le deuxième tour. Ça va être intéressant notamment à Paris, on va parler de Paris ? On va parler de Paris.
Super, tout de suite c'est Bernard Guetta qui me rejoint sur ce plateau.
Henri Cabanel