«Sébastien Lecornu n'a aucun espoir de faire adopter un budget d'ici la fin de l'année», rappell
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 30 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00Raphaël StinvilleFait
« Ils n'ont plus rien à perdre à continuer ce mouvement pour beaucoup d'entre eux. »
- 12:00Anton AndréChiffre
« un nouveau record de de la dette publique hein il y a il y a quelques jours euh 117 du PIB hein quand même. »
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Europa soir weekend 19h 21h Stéphanie de Murue toujours en compagnie d'Anton André et Raphaël Stinville on parlait il y a quelques instants avec le restaurateur très en forme Stéphane Manigold de de ses barrages notamment la colère des des agriculteurs. Alors c'est vrai que je sais pas si vous avez remarqué tout à l'heure des des taxis qui venaient des pompiers on peut évidemment se poser la question évidemment d'une convergence des luttes puisqu'il y a beaucoup de colère dans dans le pays. Sébastien Lecornu a échoué hier à avoir un budget.
Euh c'est vrai qu'on peut peut-être se dire que le le mois de janvier va pas être simple pour le gouvernement Anton André c'est un émisme. Oui. Euh c'est vrai que la crise agricole, c'est c'est le c'est c'est toujours délicat à gérer pour les autorités publiques parce que ce sont des professions qui sont euh assez populaires, dont on considère que la cause est assez légitime et qui sont des gens qui sont très bien organisés et qui savent et qui savent parfaitement mener des actions pour bloquer le pays sans la plupart du temps de violence.
D'ailleurs, c'est important de le souligner, c'està-dire que les seules fois où il y a des débordements, c'est souvent dû à des individus d'ultra gauche. Et donc c'est un sujet très délicat à gérer pour le gouvernement. En plus, vous avez ce weekend les départs en vacances et on sent effectivement une fébrilité dans un certain nombre de professions et tout ça est renforcé par l'incertitude budgétaire qui qui s'annonce très compliqué parce que après la semaine qui vient de s'écouler, Sébastien Lecnu n'a aucun espoir de faire adopter un budget d'ici la fin de l'année.
Ce qui veut dire aussi que il y aura une loi spéciale mais surtout que les discussions budgétaires vont reprendre en janvier. Donc le feuilleton n'est pas terminé et l'incertitude qui pèse aujourd'hui notamment sur l'économie et sur les marchés euh est de plus en plus préjudiciable à mon avis à l'économie française. Raphaë Stinville.
Oui, je partage ce que ce que vient de dire Antonin. J'ajouterai que pour les agriculteurs certes, ils sont ils sont organisés. Certes, ils sont leur leur colère est légitime est très bien comprise par les par les Français, mais il y a un un facteur supplémentaire, je dirais, c'est que c'est une c'est une profession qui aujourd'hui est au bord de l'asphyxie, au bord du gouffre.
Ils n'ont plus rien à perdre à continuer ce mouvement pour beaucoup d'entre eux. C'est que on parle des agriculteurs comme si ils faisaient tous le même métier. Il y a il y a des variantes en fonction des des différentes secteur entre l'élevage et et les céréaliers.
Pour autant, euh un grand nombre de d'entre eux n'ont plus rien à perdre dans cette affaire parce qu'ils ont déjà tout perdu, parce qu'ils sont asphyxiés par les dettes. Et donc, s'ils ne sont pas entendus et compris suffisamment euh soutenu par le par le gouvernement, euh, il y a à craindre que malheureusement ce mouvement ne prenne de l'ampleur et peut-être ne se radicalise. Ouais.
Raphael Stinville a raison quand même de préciser qu'il y a plein d'agriculteurs différents dans ce pays. On le voit avec le prisme du mercure. C'est vrai que beaucoup le critique mais beaucoup l'appellent de leur vœux aussi hein.
Bon ça n'a rien à voir. La difficulté là c'est qu'on agrège différents sujets. Il y a un climat de misère et de difficulté chez les agriculteurs mais qui n'est pas nouveau sur lequel le l'événement de de la dermatos nodulaire est venu allumer, j'allais dire un foyer.
Euh et c'est là où il faut quand même aussi faire preuve de discernement. C'est-à-dire que on ne peut pas dire que le gouvernement n'ait pas pris les mesures qu'il fallait en fait pour endiguer cette cette épidémie. C'est c'est douloureux pour les agriculteurs qui sont frappés mais en en savoir et dans l'un cette épidémie a été jugulée par les mesures qu'on pris le gouvernement et on sait que ce qui a ce qui a provoqué les épidémies dans le sud-ouest ce sont des transports de bête malade. un jeune agriculteur d'ailleurs si vous voulez il faut il faut aussi rester il faut aussi garder un peu de discernement c'est-à-dire que c'est difficile de mettre en accusation le gouvernement de ne pas faire ce qu'il faut vousmême c'est ce qui a allumé la la flamma moi moi je suis pas tout à fait d'accord avec Antonin cert le gouvernement essae de faire ce qu'il faut mais il y a un retard à l'allumage du côté du gouvernement parce qu'un certain nombre de syndicats à l'exception de la FNSEA depuis des mois réclamit dès lors que la la cette maladie est appar une vaccination généralisée de de tous les cheptels et il a fallu que la FNCA de manière très tardive après que le Sud-Ouest soit touché consente à faire vacciner les les cheptel.
Mais encore et encore qu'aujourd'hui, ce n'est que très localisé. il est il est probable que cette solution devrait déjà être gén généralisée pour éviter justement l'abattage systématique de des cheptel qui est vécu de manière insupportable par les par les éleveurs. Sauf qu'il y a un problème d'approvisionnement c'estàd que ça avait déjà été le cas ça avait déjà été le cas en savoir et et dans et dans le doule récemment produire des masses de vaccins, il y a 17 millions de têtes de bavin en France hein.
Donc produire autant de vaccins aussi vite c'est très compliqué. Ce qui fait queon concentre les campagnes de vaccination dans les régions parce qu'il est bien connu qu'il y a des frontières qui sont imperméable entre le sud-ouest, le le grand est on interdit de transporter les animaux dans les régions malades. Je rappelle que c'est c'est les c'est les mouches les moucherons, les les tons les tons qui qui vent pas les t ça ils sont dans la mer.
Anton André, est-ce que est-ce que les services par exemple ceux de de Laurent Nunes que je crois que vous avez interrogé interviewé pour le JDD demain, est-ce qu'il craent justement un mouvement d'ampleur, une convergence des luttes pour très prudent et très précautionneux avec la crise agricole dont il dit lui-même qu'il a à cœur de faire en sorte qu'elle pu que cette colère puisse s'exprimer et qu'elle est d'une certaine façon légitime. Donc il est le gouvernement n'a pas d'attitude de de répression frontale et brutale vis-à-vis des agriculteurs. Ce qui se passe, c'est que les Français partent en vacances et que il faut concilier la liberté de mouvement et d'aller venir pour les uns et le droit de manifester pour les agriculteurs.
Donc il redit dans l'école du JDD apparaître demain que il n'y aura plus de nouveaux points de blocage qui seront tolérés. C'est ce qu'il disait hier. Ensuite, tout dépend de du nombre d'actions qui peuvent être menées simultanément et qui peuvent le cas échéant certains peuvent échapper aux forces de l'ordre.
Le reste du temps, quand il y a des points de blocage, ça a été le cas à Carcasson, ça a été le cas au Boulou, euh les autorités locales, c'est des négociations qui se font vraiment localement. le préfet discute avec les agriculteurs et bien souvent on trouve un accord pour laisser une voie de passage et pour faire en sorte que la circulation puisse quand même se déployer. Mais il y a une volonté très ferme tout de même dans la parole publique de dire euh nous n'accepterons pas de nouveaux blocages et qui qui d'une certaine façon qui anticipe le risque effectivement on l'a vu d'une contagion de ce mouvement qui serait évidemment ce qu'il y a de pire qui puisse arriver pour le gouvernement au lieu.
C'est c'est toujours redouté par un gouvernement. Il y a toujours une crainte que un mouvement surtout comme celui qui est porté par des agriculteurs qui est populaires puisse agréger d'autres luttes. Vous avez parlé des taxis, il y a peut-être d'autres professions qui pourraient avoir la tentation de s'agréger à ce mouvement.
Euh voilà, la situation économique est difficile pour tout le monde. C'est vrai qu'on parle beaucoup de charges, de taxes et de contrainte et que c'est durement ressenti par certains corps professionnel. Le gouvernement suit ça d'extrêmement près parce qu'effectivement euh euh rien ne dit que ce mouvement s'éteindra avec les fêtes de fin d'année avec un nouveau record de de la dette publique hein il y a il y a quelques jours euh 117 du PIB hein quand même.
M.