Réseaux sociaux : "Faites le ménage, et si vous ne le faites pas, on va enclencher des sanctions"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Aurore Berger. Bonjour. Bonjour.
Il dit avoir prêté allégence au drapeau français Christophe B. 53 ans, est en garde à vue. Il est accusé d'avoir tué par balle son voisin tunisien Isem M, 46 ans, et d'avoir blessé un autre homme turc à Pugé sur Argence dans le Var.
Le suspect a diffusé avant et après son passage à l'acte des contenus racistes et haineux sur les réseaux sociaux. Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête. Est-ce que pour vous aussi c'est un crime raciste ?
Je crois qu'il y a aucun doute puisque c'est revendiqué par l'auteur des faits lui-même euh au regard des vidéos de haine qu'il avait diffusé. Le racisme aujourd'hui, c'est pas que des insultes ou des menaces. Le racisme, ça peut conduire à la mort et c'est ce qui s'est produit euh malheureusement dans le Var.
Et je pense qu'il faut être très clair sur le fait que ces crimes de haine, quel qu'ils soit sont insupportables dans la République française. L'avocat de la famille qui était l'invité de France info ce matin dit que cet assassinat et je cite la conséquence directe d'une atmosphère alimentée par la stigmatisation, les amalgames et la banalisation de la violence raciste. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
Je crois qu'il y a heureusement pas de banalisation de la violence raciste parce que on a un état qui se mobilise contre toutes les formes de haine et qui ne tri pas, qui ne hiérarchise pas. On lutte dans le même mouvement et heureusement contre le racisme, contre l'antisémitisme, contre les discriminations à l'origine, contre la NLGBT parce que à la à chaque fois c'est le même processus, c'est euh essentialiser les personnes, euh c'est chercher d'ailleurs à fracturer la société, à diviser la société, c'est insulter, c'est menacé, c'est chercher à marginaliser des personnes au nom de leurs origines réelles ou supposées d'ailleurs. Et à la fin, ça conduit au pire, c'est-à-dire à des hommes et des femmes qui sont qui subissent des agressions physiques et qui peuvent même être assassiné dans notre pays.
Le racisme ou l'antisémitisme ont tué ou malheureusement continu à tuer. Ce climat, cette atmosphère, ils existent, ils sont liés à qui ? Ils sont d à quoi ?
On a malheureusement euh un c'est pas un climat, je pense heureusement. C'est-à-dire que c'est pas toute la France qui est étreinte et qui embrasse des théories qui sont des théories racistes, qui sont des théories antisémites, qui sont des théories discriminatoires. Encore une fois, l'avocat ce matin, l'avocat de de la famille parle d'une atmosphère qui est alimentée par du par du discours, du discours politique notamment, mais qui a des discours de haine qui existent, on en reparlera d'ailleurs sur la question des réseaux sociaux.
Oui, on a des discours de haine qui sont diffusés et propagés, mais on a une République qui tient, un état qui tient et qui combat qui combat toutes les formes de haine. Et encore une fois, sans hiérarchie, celles et ceux qui cherchent à fracturer sont justement celles et ceux qui voudraient qu'on opère une hiérarchie comme s'il y avait des haines qui étaient plus importantes que les autres. Il se trouve que c'est la première fois que le parquet antiterroriste se saisit d'une affaire dans une enquête qui est potentiellement liée à l'ultradroite.
Si c'était confirmé, ça voudrait dire qu'il faudrait aller encore plus loin dans la lutte contre certaines organisations. Bien sûr, mais d'ailleurs, il y a régulièrement au conseil des ministres des organisations qui sont interdites dans notre pays. Et pourquoi elles sont interdites ?
Parce qu'elles sont contraires aux valeurs de la République, parce qu'elle parce qu'elles propose une forme de haine et encore une fois, quelle qu'elle soit, il faut les interdire. Mais quand on a des organisations d'ultra droite ou d'ultra gauche qui professent la haine, la haine de l'autre, la haine de la République française, la haine de nos valeurs, évidemment qu'il faut les interdire et il faut les interdire dans le même mouvement et puissamment les deux. Bien sûr.
Aurore Berger, vous avez convoqué hier les plateformes MTA Snapchat, TikTok, Twitch, YouTube et X pour leur demander des explications sur la modération de leur contenu. Le temps de l'irresponsabilité est révolu. C'est ce que vous leur avez dit hier.
Qu'est-ce que vous leur reprochez ? Plusieurs choses. D'abord, la loi, heureusement, elle a changé.
Pendant longtemps, ils ont été considérés comme de simples hébergeurs techniques. En clair, ils étaient responsables de rien et il se rangeaient derrière cette irresponsabilité en disant "C'est pas nous, c'est les uns et les autres, les hommes et les femmes qui publient des contenus." Non, ils sont aujourd'hui considérés comme responsables des contenus.
Or, qu'est-ce qui se passe ? On a des modérations qui sont particulièrement défectueuses. Il suffit d'aller sur n'importe laquelle de ces plateformes pour voir des milliers et des milliers de comptes d'incitation à la haine, de racisme, d'antisémitisme, de haine LGBT, de cyberharcèlement à l'encontre de nos enfants et de nos adolescents, de violence à l'encontre des femmes parce que sur le champ des violences, les femmes sont encore plus ciblées que n'importe quelle autre catégorie malheureusement.
Donc la modération, des règles qui ne sont pas claires. C'est la première question que je leur ai posé. au bout de combien d'infractions les utilisateurs sont-ils définitivement bannis des plateformes ?
Et vous avez eu des réponses ? Alors, c'était disparate en fonction des plateforme et souvent ils avaient pas les réponses immédiatement. Il fallait qu'il reconsulte en interne, qu'il vérifie pendant la réunion.
Ils sont venus voir la ministre, ils savaient à peu près ce que vous alliez euh leur dire et ils avaient pas de réponse. Exement. Mais c'est exactement ce que je leur ai dit en disant, "Vous êtes convoqué par une ministre de la République et vous êtes infich d'avoir des réponses claires." Et ce qu'on veut, c'est un cadre clair.
Encore une fois, sur un plateau de télévision, si vous avez un invité qui professe la haine, si vous ne l'arrêtez pas immédiatement, c'est vous qui serez mis en cause. C'est la chaîne qui sera mise en cause. Et là, c'est la même chose qu'on doit avoir sur les plateformes.
C'est-à-dire qu'ils peuvent pas, ils ne peuvent plus se ranger derrière l'irresponsabilité et il faut des règles claires. On peut pas avoir un permis à avoir des propos racistes ou antisémites. C'estàdire, c'est quoi ? une fois, deux fois, trois fois et ensuite on avise.
Mais vous l'avez dit, les règles sont floues selon les plateformes. Si on prend l'exemple de X enciement Twitter détenu par Elon Musk autorise clairement, il suffit d'aller sur X pour le voir, des contenus pornographiques et violents. Qu'est-ce que vous avez dit à X hier ?
Alors déjà, ben on le on leur a montré et moi je les ai confronté à des contenus. Donc je leur ai montré directement un certain nombre de ces contenus, un certain nombre de ces vidéos puisque on a en plus des plateformes qui ont changé. Euh récemment X a changé, MTA, c'est-à-dire Facebook et Instagram, ont changé.
Il y a eu des revirements spectaculaires de leurs dirigeants qui revendiquent justement ces valeurs prétendues valeur de masculinisme, de domination masculine, de prétendue virilité comme si la virilité c'était que la violence. Heureusement que ça n'est pas ça. Euh et en effet, un sujet plus particulier encore une fois sur X qui est la question de la pornographie et donc de la capacité de nos adolescents à y avoir accès.
C'est la raison pour laquelle il faut procéder comme on l'a fait sur les sites pornographiques. Sur les sites pornographiques maintenant, ils ont encore quelques semaines pour se mettre d'écaire avec une double authentification. C'està dire sera plus juste du déclaratif j'ai plus de 18 ans.
Non, c'est une vérification carte d'identité, carte bancaire. Il va falloir qu'on étende ces principes partout. évidemment où il y a des contenus pornographiques.
La ministre en charge numérique Larachapzi travaille, on y travaille collégialement aussi au sein de l'Union européenne. Pardon Roberger, mais vous vous parliez de nos responsabilités à nous journalistes. À quel moment la responsabilité personnelle des patrons de ces entreprises va être mis mise en cause ?
Parce que on le rappelle, vous l'avez dit, les patrons de grands médias, quand il y a eu des erreurs, des injures, des approximation sur nos antennes, ils sont mis en cause. Ils peuvent se retrouver personnellement devant le tribunal. Ça se passe comment pour les patrons de ces grands réseaux ?
On a malheureusement insuffisamment de procès aujourd'hui et parce que je pense qu'il y a aussi un message qui a été trop longtemps diffusé aux utilisateurs, celles et ceux qui ne diffusent pas de haine mais qui malheureusement la reçoivent qui est de dire finalement il y a de l'impunité et beaucoup de celles et ceux aujourd'hui qui se font insulter qui se font menacer je pense que on en fait tous les frais même autour de ce plateau qui reçoit pas d'engager personnellement la responsabilité personnelle de de ces de ces dirigeants. parce qu'il y a une responsabilité aujourd'hui des plateformes, elles n'ont plus d'irresponsabilité juridiques. Vous parlez des entreprises mais les personnes qui les dirigent et le sujet c'est surtout de faire en sorte que ces contenus ne puissent plus exister.
La difficulté c'est ça, c'est qu'aujourd'hui les règles de modération sont insuffisamment claires. Les règles qui génèrent de des des infractions et donc qui peuvent permettre de bannir, de supprimer des comptes sont insuffisamment clairs. Donc maintenant, il faut des règles claires.
Donc effectivement à muscler leur réglementation. Mais il y a les influenceurs, on parle des influenceurs des des des de ceux qui produisent les contenus. Pas que les influenceurs he des ceux qui produisent les contenus.
Il faut dire que cette convocation, elle intervient Aurore Berger après la fermeture du compte de l'influenceur Ad Laurent que vous avez personnellement réclamé. Adrien Laurent qu'ancien candidat de téléréalité devenu acteur porno dont vous avez dénoncé les contenus là là aussi faisant la promotion d'une vision déformée de la sexualité et toxique. Mais s'il y a pas de plainte, s'il y a pas de condamnation, comment vous pouvez justifier la demande de son bannissement ?
Ben le cadre légal. Le cadre légal tout simplement. Euh moi mon sujet il est pas moral.
On peut tous avoir des appréciations morales qui sont différentes. Mon sujet c'est pas que ce soit un acteur porno. Mon sujet c'est pas que ce soit quelqu'un qui a fait la télééalité.
Mon sujet, c'est qu'ils diffusent des contenus dont on sait qu'ils sont vu par des millions de personnes et notamment par des enfants et des adolescents de 11 ans, de 12 ans, de 13 ans. Et en l'occurrence, cette personne faisait notamment des lives, donc des vidéos en direct sexuel avec des jeunes femmes masquées dont on ne connaît ni l'âge. On pouvait avoir un doute sur le fait qu'elles soit même majeur et dont on ne sait en rien si elles ont consenti à être sur ces vidéos.
C'est pas parce qu'une vidéo existe que pour autant vous avez consentu de manière totalement libre éclairé au fait d'être filmé et d'être ensuite jeté en pâure sur les réseaux sociaux. C'est d'ailleurs cet argument là du live qui a été retenu et qui a fait que suite à ma demande TikTok en 24 heures a supprimé le compte. Suite à votre demande, il aurait fallu que TikTok prenne les devant.
Bien sûr. Enfin c'est pas une ministre de la République qui va faire matin, midi et soir des demandes en disant on veut supprimer tel ou tel compte. Et d'ailleurs, mon sujet, il est pas là.
Mon sujet c'est de leur dire faites le ménage parce que si vous faites pas le ménage on va enclencher des sanctions. Les sanctions, elles sont prévues dans le cadre européen. Elles peuvent aller jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires mondial de ces plateformes.
Donc il faut quand même avoir en tête ce qu'elle risque et puis on peut changer encore une fois ce cadre légal. Pour ça qu'on y travaille notamment sur la gation de la majorité numérique. Mais hier je les ai confronté à des comptes précis parce que ces comptes précis c'est des millions de personnes qui sont abonnés.
NASDAQ, c'est 9 millions d'abonnés sur Snapchat, hein. C'est l'influenceur le plus suivi sur le réseau. Pour lui, ce sont des scènes de violence qui sont relevées, hein, par vos services.
Vous avez fait le compte euh Alexis Chens, des centaines de de milliers d'abonnés sur TikTok, TikTok, YouTube, Instagram. C'est sa vision de la femme là qui est pointée du doigt. Bassem, lui aussi est très influent he sur les réseaux sociaux.
Il a déjà été condamné pour propos homophobe. Vous en supprimez un de ces comptes mais il y en a 10 autres qui qui sont ouverts. Donc ça veut dire que c'est une chasse interminable.
Alors déjà, c'est leur responsabilité de faire cette chasse et de faire ce ménage. Mais les comptes que vous avez cités, NASDA, Bassem, Alexis Chens, ce sont des comptes qui sont suivis par des millions de personnes. Donc ils ont une influence qui est sans doute même supérieure à celle de vos antennes et donc ils ont une responsabilité qui est immense.
Quand vous avez des vidéos où on voit des femmes se faire frapper, se faire gifler, recevoir des chaises à la figure devant des enfants, devant des bébés, il y a pas de doute sur le fait que ça enfreint le cadre légal. a pas une hypocrisie Aurore Berger est-ce qu'il y a pas une hypocrisie sur le modèle économique à la fin s'il y a des millions de personnes, c'est que ça arrange aussi ces plateformes. Évidemment évidemment et c'est la raison pour laquelle je leur ai demandé très précisément et ils doivent me donner les éléments par écrit cette semaine sur la monétisation combien les influenceurs gagnent et combien les plateformes gagnent grâce évidemment à ces prétendus influenceurs.
Et vous êtes prête à les frapper aux porte-monnaie ? De toute façon, c'est le cadre légal. C'est le cadre légal, mais il pourrait déjà faire en sorte que ces influenceurs n'aient plus aucune monétisation possible, qu'ils perdent donc tous leurs revenus à partir du moment où il y a un doute sérieux euh sur la manière avec laquelle euh ils utilisent leur compte et les contenus qu'ils diffusent.
Encore une fois, c'est pas une appréciation morale. Les femmes qui se font frapper devant des enfants et des bébés. C'est ça.
C'est la difficulté entre la liberté d'expression et la censure. Et et les influenceurs peuvent faire valoir ça. Bah, ils peuvent faire valoir ça.
Mais quand vous frappez une femme, c'est pas une la liberté d'expression, ça s'appelle une violence. quand vous expliquez qu'il faut dominer les femmes, quand vous expliquez qu'il faut punir les femmes, quand vous expliquez que votre propre fille demain n'aura plus le droit d'aller à l'école, enfin vous voyez bien que là on n'est pas dans une appréciation morale, on est dans le cadre légal et c'est là-dessus que je m'inscris parce que justement je veux pas qu'il y ait de flottement ou de doute sur nos intentions. Dernière question avant le rappel des titres, vous parliez de majorité numérique.
On parle de 15 ans, pourquoi pas 16, pourquoi pas 14 ? 15 ans c'est l'âge aussi qui est souvent dans la loi sur la question du consentement. C'est à l'âge à auquel on considère qu'on est suffisamment libre pour choisir pour faire des choix qui sont importants dans une vie.
Donc je pense que ça aurait du sens. C'est l'engagement qu'on a pris avec le président de la République. Ça veut dire qu'il faut qu'on y arrive au niveau européen.
Mais c'est un combat sur lequel on commence à être rejoint par de nombreux pays parce que je pense que 100 % des parents qui nous écoutent voient le fléo majeur sur la santé de leurs enfants, sur la santé mentale, sur les représentations que nos enfants et donc les incidences majeures que ça a sur notre société. Aurore Berger on a encore beaucoup de questions à vous poser. Ce sera juste après le fil de 8h46.
Maurine Junior. L'armée israélienne reconnaît avoir tirer à proximité d'un centre de distribution d'aide. Dans la bande de Gaza, 31 personnes sont mortes, mais l'armée affirme qu'elle avait identifié des suspects mêlés à la foule.
Les détails de l'incident sont en cours d'enquête, dit encore l'État hébreu. L'avocat de la famille Dichem s'exprime en en exclusivité, pardon, sur France Info. Il dénonce un crime qui est le fruit d'une atmosphère qui se durcit chaque jour un peu plus.
Ichem, ce Tunisien, a été tué par son voisin ce weekend dans le Var. Le principal suspect est un français de 53 ans qui a publié des vidéos racistes. Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête.
Après les violences en marge des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des Champions de football, le ministre de la justice appelle ce matin un durcissement des peines. Pour le moment, trois personnes ont été condamnées à de la prison avec surcis à Paris, deux à de la prison ferme à Amien. Elle a un avenir radieux devant elle.
Elle est extrêmement professionnelle, confie sur France info l'agent de Loï Boisson, la joueuse de tennis française qui a réalisé un exploit hier à Roland Garos en battant la numéro 3 mondial. Elle qui était classée 361e au tournoi avant le tournoi. Elle jouera demain pour une place en demi-finale.
France info le 830 France info. Jérôme Chapoui, Salia Braquia et Aurore Berger la ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. On parle de parcours supalement parce que des millions d'élèves et d'étudiants doivent choisir leur orientation dans le supérieur et en master.
Certains dès jeudi soir, les premiers résultats des plateformes Parcours Supé Mon Master sont tombés dans la soirée. Le nombre de jeunes femmes admise dans les filières scientifiques a baissé l'an dernier. On sait pas encore ce qui lancera cette année.
Quelques chiffres : - 16 % à Polytechnique - 6 % pour les diplômes de Steam sur les filières scientifiques, technologie, ingénierie math. C'est de la discrimination ou c'est autre chose ? Non, c'est plus profond que ça.
C'est pas de la discrimination. C'est le fait que les petites filles, on sait qu'elles décrochent en mathématiques, non pas au collège ou au lycée, mais dès le CP. Ça veut dire qu'on a encore des des représentations qui sont extrêmement genrées et qu'on projette pas les mêmes choses sur nos enfants en tant que parents, parfois, en tant qu'enseignant aussi.
C'est parfois des biais qui sont tellement intérieurs qu'on ne réalise plus qu'on les a, mais qui malheureusement produisent ensuite le fait que on a des petites filles souvent qui se sentent excluses, qui se sentent à l'écart. Or, on a besoin d'avoir des femmes, des jeunes femmes qui s'engagent dans les carrières scientifiques, dans les carrières d'ingénieurs, dans les mathématiques. C'est la raison pour laquelle on a lancé avec Ellisabeth BN un plan dédié sur les filles et les maths, notamment pour redonner le goût des maths aussi en général dans notre pays, du raisonnement, de la science.
On voit bien à quel point parfois c'est abîmé aussi sur les réseaux sociaux d'ailleurs et on a aussi assumé de dire que s'il fallait en passer par des quotas et bien on en passerait par des quotas parce qu'on peut pas accepter qu'il y ait aussi peu de filles et l'idée c'est pas qu'il y ait moins de garçon quotas dès la rentrée prochaine bah en tout cas on y travaille l'idée c'est pas qu'il y ait moins de garçon c'est qu'il y ait plus de filles ce qui est pas la même chose. On n'empêchera pas des garçons de candidater. On va pas baisser le niveau d'exigence évidemment parce que vous savez en général quand on parle de quota et de femme tout de suite le premier argument qu'on aurait torque c'est qu'évidemment ça va affaiblir le niveau.
Ça n'a jamais affaibli le niveau nulle part. La parité ou la mixité ou la diversité en général ça l'élève et on a besoin qu'il y ait plus de générations qui s'engagent. Pour les candidatures en master, l'observatoire des discriminations a mené des campagnes de testing avec cinq noms à consonances différentes.
La candidate aux origines françaises supposées reçoit un taux de réponse sensiblement plus élevé. euh que les autres. Euh là, il y a du racisme, on a des discriminations qui résistent et qui persistent dans notre pays.
C'est la raison pour laquelle euh j'ai annoncé d'ailleurs qu'on allait faire du testing massif, c'est-à-dire que l'État lui-même avec un laboratoire de recherche va lancer euh un testing massif sur la question de l'emploi avec des milliers de CV qui vont répondre à des offres d'emploi existantes. C'est pas des CV les associations le font depuis des années. Alors, l'État l'a jamais fait.
L'État l'a jamais fait dans cette ampleur. L'État l'a jamais fait non pas sur du CV spontané, mais le fait qu'on envoie vraiment en répondant à des offres d'emploi existantes pour savoir est-ce que c'est en fonction des secteurs d'activité, est-ce que c'est en fonction des tailles d'entreprise, quels sont les biaiss. On va tester plusieurs critères, on va tester prénom bah déjà parce que personne ne pourra nous dire que c'est biaisé d'une quelconque manière parce que vous voyez bien que régulièrement on nous oppose le fait que ce serait des associations.
Les associations, elles font un travail remarquable et je pense que c'est bien que l'État le prenne en charge et assume aussi de dire que oui, dans notre pays, on a malheureusement des discriminations qui persistent, qui sont insupportables et que ces discriminations, elles disent à un certain nombre de Français que finalement ils sont pas tout à fait égaux, qui sont pas tout à fait les mêmes, qui sont pas tout à fait les bienvenus et tout ça crée un un terro qui est insupportable. On peut pas en permanence parler de République, parler de valeurs républicaines si à la fin on a des entailles dans ces valeurs qui sont aussi des discriminations. Donc on va tester le prénom, le nom de famille, l'adresse, le sexe.
C'est les premiers critères. S'il faut élargir sur d'autres critères, sur l'âge, sur le handicap. Si on faut ensuite faire des testings sur la question de l'accès au logement, on le fera avec des résultats quand ?
Alors, on va là le l'appel d'offre parce que c'est des marchés publics va être lancé. On espère avoir deux vagues de réponses, donc une première dès la fin de dès la fin de l'année prochaine de manière à dire concrètement ce qu'il en est. Tous les résultats seront évidemment rendus publics et puis le corolaire, c'est que si on constate justement des discriminations puissantes qui persistent, moi j'ai aucun doute sur le fait qu'il faudra aller plus loin et s'il faut changer la loi, s'il faut qu'il y ait des sanctions qui existent, moi j'y suis prête parce qu'encore une fois, c'est un gâchi humain monumental, c'est un gâchi républicain, c'est aussi un gâchet économique pour les entreprises de refuser qu'il y ait plus de diversité en leur sein.
Aurore Berger, le 27 mai a eu lieu à Paris le premier galat des Diaspora Defense Forcis, une organisation en soutien à Israël dans sa guerre contre le Hamas. Un événement parrainé par Olivier Rafovic, le porte-parole de l'armée israélienne, au moment où Emmanuel Macron qualifie de honteux ce qui se passe en ce moment à Gaza. Est-ce qu'il est acceptable qu'un tel événement ait lieu en plein Paris ?
Les événements qui sont organisés sont toujours soumis aux mêmes règles quel qu'il soi quels que soient les organisateurs. Est-ce que oui ou non il y a un trouble à l'ordre public potentiel ? Ça c'est pas à moi de l'apprécier, c'est le préfet de police de Paris ou les préfets qui l'apprécient et éventuellement c'est contesté ensuite devant les juridictions, devant le tribunal administratif.
Donc c'est pas à moi de dire si tel ou tel événement, quel qu'il soit, quels que soient les organisateurs est acceptable. La position de la France, elle est très claire depuis le 7 octobre 2023. Rappelezer que le 7 octobre, c'est d'abord un crime antisémite massif des attaques terroristes massives de la part du Hamas. 50 Français qui ont été assassinés le 7 octobre avec malheureusement des conséquences en France massives sur le regard d'antisémitisme.
C'est la demande de la libération inconditionnelle de tous les otages et vous le savez c'est la demande humanitaire particulièrement urgente au regard de la situation insupportable à Gaza. Je reviens juste pardon au gal parce que parmi les interventions, on retient notamment ce quiz, vous l'avez vu forcément sur les réseaux sociaux où dans une ambiance bon enfant on ironie sur le nombre de morts civiles à Gaza par exemple. Je cite depuis le début de la guerre, si 55000 personnes sont mortes à Gaza dont 55 % de civils, ça fait combien de Gaza ?
Oui qui sont morts ? C'était la question he du quiz. Quiz pourra être soumis à des lycéens dans le cadre d'un projet school tour.
Est-ce que le gouvernement va l'autoriser ? Non, je vois pas de quelle manière le gouvernement pourrait autoriser que ce type de questionnaire existe et que encore une fois je n'imp il y a pas n'importe qui qui rentre au sein de nos écoles. Euh donc les personnes qui rentrent au sein de des écoles de la République sont des personnes qui sont agréées par l'éducation nationale et c'est tant mieux parce que c'est ça qui qui met une règle et des barrières aussi et des filtres.
Donc encore une fois, il y a aucun doute sur la nécessité de la sécurité de l'État d'Israël et des Israéliens. Il y a aucun doute sur la nécessité de l'urgence humanitaire à Gaza. Il y a aucun doute sur la nécessité de la libération immédiate des otages.
Mais sur cet événement là à Paris sur cet événement là encore une fois en soutien à l'armée israélienne mais encore une fois il y a toujours les mêmes règles et elle s'impose à tous quel que soit l'objet des événements. Aurore Berger vous avez un collègue au ministère de l'intérieur qui depuis quelques jours est aussi patron d'un parti les Républicains. Rota qui a fait savoir hier qu'il s'opposait à l'instauration de la proportionnelle comme le souhaite François Baïou.
Il l'a rencontré comme président de LR et pas comme ministre. Il laisse planer la menace d'une démission. Qu'est-ce que vous dites qu'il s'en aille s'il le veille ?
Je dis que sur la question de la proportionnelle et le Premier ministre le sait puisque c'est des débats qu'on a déjà eu dans un cadre plus collectif, euh il sait qu'il y a des oppositions au sein même du gouvernement et d'un certain nombre de groupes et de forces politiques. Renaissance, le parti qui est le mien a dit clairement son opposition à la question de la proportionnelle. C'est le cas aussi pour les républicains.
C'est le cas aussi d'ailleurs pour Horizon avec Édouard Philippe. Donc je pense que une réforme qui se ferait euh contre euh les principales forces de soutien du gouvernement pose évidemment question et le Premier ministre le sait. Après, c'est la conviction personnelle depuis toujours.
On peut pas reprocher au Premier ministre de vouloir instaurer ce débat puisque'encore une fois, c'est ce qu'il porte avec son parti depuis très longtemps au risque de faire imploser son gouvernement. En tout cas, moi je fais partie de ceux qui sont en désaccord avec l'idée d'une proportionnelle intégrale. J'ai toujours été donc je suis constante sur cette questionlà et mon parti, mon groupe parlementaire aussi d'ailleurs à l'Assemblée nationale a dit clairement qu'il ne souhaitait pas l'instauration d'une proportionnelle.
Vous partiriez si ce texte était défendu par le gouvernement. Pour l'instant, il y a pas de projet de loi qui a été présenté en conseil des ministres. C'est pas à l'ordre du jour de l'Assemblée de l'Assemblée nationale.
Nous, on a toujours été favorable éventuellement à une dose de proportionnel. Mais vous savez, le proportionnel quelque part, c'est ce qu'on a aujourd'hui à l'Assemblée nationale. On a 11 groupes politiques représentés.
On a aucune majorité. Ça crée du doute, ça crée de l'instabilité. Je suis pas certaine que les Français aient en vie de ce risque là d'instabilité.
Et en tout cas, ça montre que le scrutin majoritaire qui est le nôtre, il a pas empêché une grande diversité d'opinions d'exister au sein de l'Assemblée. Au-delà de la question de la proportionnelle avec les Républicains, Bruno Rotaillot qui est donc votre collègue en ce moment au gouvernement veut vous affronter vous les macronistes au municipal à la présidentielle aussi. Clairement combien de temps il peut tenir avec ces deux casquettes ?
Je pense qu'il faut inverser la question et se dire qu'il est peut-être envisageable qu'on arrive à se rassembler et que si on arrive à gouverner ensemble, on peut peut-être arriver à porter des candidature commune aux élections municipales. Moi, j'y travaille dans les Yvelines parce que je pense que ce rassemblement, il est attendu. Voir même que ce rassemblement, il se poursuivre jusqu'en 2027 et pour 2027.
Parce que moi, mais moi j'ai pas envie que la la Tenaille nous prenne en 2027 et que le seul choix final des Français ce soit entre le Rassemblement national et la France insoumise. Mais si on veut éviter à tout prix ce choix-là, ça va nous imposer de travailler et ça va nous imposer de travailler ensemble et de nous rassembler quel que soit nos voulez un entre Édouard Philippe et Bronillot par exemple. Mais ça veut dire que déjà il y a d'autres candidatures qui peuvent exister, qui reste 2 ans qu'il faut d'ici là travailler, travailler sur un projet, travailler tout de suite maintenant pour avoir des résultats et pas perdre 2 ans pour les Français.
Et oui, travailler un projet de rassemblement parce que si chacun y va sous ses couleurs, si on n pas une mais deux mais trois, pourquoi pas quatre candidatures, alors le risque c'est que aucun d'entre nous ne soit en capacité d'être au second tour d'élection présidentielle. Et c'est pas ce que je souhaite pour la Est-ce qu'il faut une primaire ? David Lissard qui est un membre des Républicains et qui lui aussi est candidat à l'élection présidentielle dit "On est trop nombreux là sur la ligne de départ.
Est-ce que est-ce qu'il faut une primaire à laquelle vous pourriez être candidate ? D'ailleurs, en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui on est potentiellement nombreux sur cette ligne de départ et peut-être qu'on ne connaît pas encore toutes les candidatures. Encore une fois, moi c'est vrai que vous voulez être candidate.
En tout cas, moi j'y travaille. C'est-à-dire je travaille à l'idée qu'il y ait des projets politiques qui puissent s'affronter et à l'idée qu'on soit dans la nécessité de se rassembler. Parce qu'encore une fois, si à la fin c'est que les ambitions personnelles qui priment, aucun d'entre nous ne sera au second tour de l'élection présidentielle et donc on sera tous corponsable du fait qu'à la fin les Français auront le choix entre LI et le RN.
Et c'est vraiment pas ce que je souhaite pour mon pays. Et d'un mot parce qu'il y en a un autre qui travaille, qui réfléchit, c'est Gérald d'Armanin qui est aussi ministre de la justice et qui s'exprime ce matin après les violences sur le Parissaint-Germain qui se prononce est-ce que c'est comme candidat ? que c'est comme ministre de la justice pour la suppression du surcis en cas de violence du type de celle qu'on a vu depuis samedi soir.
Suppression du surcis. Vous êtes d'accord ? J'ai pas entendu cette déclaration là.
C'est ce que vous me réseau. Ra à l'instant. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'on peut pas s'accommoder du fait que à chaque fois qu'on a un événement d'ampleur, on ait ensuite des violences et un déchaînement de violence avec des gens de plus en plus jeunes d'ailleurs qui soient partis de ces violences là.
Et ça c'est insupportable. Je pense que ça crée une exaspération massive des Français et c'est normal qu'il soit exaspéré. Donc c'est notre responsabilité d'y mettre terme.
Merci. Aurore Berger, ministre d'égalité entre les femmes et les hommes, était l'invité de France info ce matin.
Aurore Bergé