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Débat autour des élections départementales 2015 avec Jérôme Guedj sur LCI

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:44OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la divergence UMP-UDI sur le "ni-ni" est une divergence de fond ou va s'atténuer ?

  • 3:46RelanceÉludée

    En cas de deuxième tour PS-FN, l'UDI appellera-t-elle à voter PS ?

  • 4:50RelanceRéponse directe

    En cas de deuxième tour PS-FN, l'UDI appellera-t-elle à voter PS ?

  • 7:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que la pression sur les consignes de vote cache les divisions de la gauche ?

  • 10:35OuverteRéponse directe

    Si un candidat de gauche est au deuxième tour, allez-vous appeler à voter pour lui ?

  • 11:36OuverteRéponse directe

    Quelle orientation particulière donnerez-vous à la gestion des départements ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:23Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas de place pour les aventures individuelles. »
  • 4:04Invité politiquePromesse
    « Tout faire pour battre le Front National. »
  • 6:07Invité politiqueFait
    « Aucune alliance jamais avec le Front National. »
  • 12:19Invité politiqueChiffre
    « 80 milliards d'impôts et de charges de plus depuis l'élection de M. Hollande. »
  • 13:03Invité politiqueChiffre
    « 11 milliards d'euros de dotation de moins d'ici 2016. »
  • 14:35Invité politiqueChiffre
    « C'est une économie annuelle de 20 millions d'euros. »

Temps de parole

  • Invité politique24 %
  • Invité politique 222 %
  • Jérôme Guedj17 %
  • Présentateur14 %
  • Intervenant9 %
  • Invité politique 37 %
  • Invité6 %

3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Voilà, débat organisé en partenariat avec le Parisien aujourd'hui en France et notre consoeur Yannick Halimi, qui réunit quatre présidents de conseils généraux sortants. Éric Ciotti pour les Alpes-Maritimes, François Sauvadet pour la Côte d'Or, Jean-Paul Dufresne pour l'allié, Jérôme Gage pour l'Essonne. Frédéric Delpech, on a soulevé les enjeux régionaux, locaux, les enjeux nationaux. Il y a évidemment dans ces enjeux nationaux des enjeux très politiques sur les alliances, sur les appels de vote, sur les rapprochements stratégiques. Et là, j'allais dire que chaque camp a des gros cailloux dans ses chaussures.

0:44
Intervenant

Oui, alors d'abord pour les alliances avant le scrutin, là on va dire que la palme de l'unité revient à l'UMP, l'UDI, qui globalement, dans la plupart des cantons, ont réussi à faire l'alliance. En revanche, pour la gauche, c'est vraiment la palme de la division. C'est même à un niveau historique, la division à gauche dans ses élections, alors pas cantonales mais départementales, avec par exemple, pour prendre un seul exemple, Europe Écologie-Les Verts, qui est en majorité alliée avec le front de gauche, qui parfois y va tout seul, et dans 17% des cas, ça lie au Parti Socialiste. Alors on le sait, on l'a déjà dit, si on ne passe pas les 12,5%, alors on n'est pas au deuxième tour.

Et pour la gauche, ça va être très compliqué avec une multiplicité des candidatures. Et puis deuxième problème...

1:25
Présentateur

C'est ça que Manélis disait que ses partenaires jouaient à la roulette russe en ayant chargé le barillet en entier.

1:30
Intervenant

Là, le barillet est bien chargé. Et puis le deuxième problème pour la gauche, c'est le rassemblement pour le deuxième tour. Et après, comment ceux qui tapent sur le gouvernement et ceux qui soutiennent le gouvernement vont pouvoir se réunir, alors que justement Emmanuel Valls lui-même nationalise à outrance cette campagne des départementaux. Alors concernant l'UMP et l'UDE, alors certes, il n'y a aucun rapprochement, et c'est exclu avec le Front National, ça a été dit et redit par Nicolas Sarkozy, mais il y aura quand même deux problèmes pour vous. Et Jean-Christophe Lagarde. Et Jean-Christophe Lagarde, bien sûr. Il y aura deux problèmes pour vous.

D'abord, les consignes de vote entre les deux tours, pour le deuxième tour, quels seront-elles ? Est-ce que ce sera toujours une sorte de Front Républicain ? Ou est-ce que ce sera un nini ? Enfin, on attend de savoir. Et puis le deuxième problème, c'est le fameux troisième tour. Comment trouver des majorités dans les exécutifs ? Il faut se rappeler qu'il y a quand même un épisode douloureux pour la droite, c'est 98. Il y avait eu cinq présidents de la stèle régionale, c'était autre chose, mais quand même. Cinq présidents de région qui avaient, de droite, qui avaient été élus grâce à des rapprochements et des voix avec le Front National.

Là, Marine Le Pen a instillé le poison en disant que peut-être qu'il y aura des soutiens possibles en fonction de rapprochements programmatiques pour ce troisième tour. Jean-Marie Le Pen lui-même se dit favorable aussi à des rapprochements. Donc, c'est vraiment un casse-tête aussi pour la droite, le troisième tour.

2:44
Présentateur

François Sauvadet, l'UMP et l'UDI sont unis, certes, mais à l'élection partielle du Doubs, on a quand même entendu deux petites musiques très différentes, de l'UMP sur le nini, et puis de beaucoup de centristes qui disaient qu'on ne peut pas mettre sur le même pied un candidat du Front National et un candidat socialiste. Est-ce que cette divergence-là, c'est une divergence de fond, ou est-ce qu'elle va s'atténuer avec le pragmatisme qui vous est si cher ?

3:11
Invité politique

– Bon, d'abord, puisque vous me posez la question, je vais y répondre, mais je ne prends pas comme une fatalité la présence du Front National au deuxième tour partout. En tout cas, et c'est précisément… – Pas partout, mais oui, ça, il faudra bien vous donner une conséquence. – Non, mais attendez, c'est précisément le combat qu'on mène. – Et moi, j'ai toujours plaidé, et je le dis à mes amis de l'UMP, pour qu'il y ait une unité. Dans le contexte qu'on traverse de turbulences, de politiques et de grands drames que vivent nos compatriotes, il n'y a pas de place pour les aventures individuelles.

Donc j'ai plaidé, et je vais continuer de plaider, aussi bien pour les régionales que pour la présidentielle, pour qu'on crée les conditions de travailler ensemble, parce que je le redis.

3:46
Présentateur

– C'est une très belle réponse, mais elle n'est pas du tout la réponse à la question que je vous ai posée.

3:49
Invité politique

– Non, mais attendez, c'est peut-être pas celle de tout le monde, parce que j'entends ici ou là, territorialement, qu'il y a l'UMP qui veut faire la peau à l'UDI, peut-être même l'inverse parfois. Je dis, il faut faire attention, et que nous avons une grande responsabilité à droite et au centre, c'est de créer les conditions d'une alternative et d'une alternance crédible auprès de nos compatriotes. J'ai d'ailleurs fait une proposition, que je refais ici, c'est que tout de suite après les élections, il faudra créer une plateforme électorale pour qu'on se mette au clair très rapidement sur ce que nous voulons proposer aux Français, le temps de l'alternance arrivant. – Et ma question ?

– Deuxièmement, enfin c'était quand même un préalable, c'est ça, j'en ai marre qu'on mette le Front National tout le temps, comme si c'était l'alpha et l'oméga de la vie politique française. Ça ne l'est pas pour moi, je le combats, je l'ai combattu toute ma vie. – Ma question ? – Donc oui, alors les suspicions, moi, ça ne me va pas. Deuxièmement, il faut qu'on soit sans complaisance et sans porosité, en tout cas avec des idées du Front avec lesquelles nous n'avons aucun partage. Mais il faut être aussi sans tabou. Ce n'est pas parce qu'on soulève un problème que pourrait récupérer Mme Le Pen qu'on va dire, attention, il ne faut pas en parler parce que Mme Le Pen en parle. Donc pas de tabou.

4:50
Présentateur

– En cas de deuxième tour, PS, FN, est-ce que l'UDI appellera à voter PS ? – Je voulais vous dire ça comme très là. – Eh bien merci, ça fait juste 4 minutes que je vous ai posé ma question.

4:59
Invité politique

– Eh bien c'est déjà pas mal, parce qu'au moins j'ai pu dire ce que je voulais. Troisième chose, en cas de Front et PS, c'est ça la question que vous posez, qui est une alternative que je ne souhaite pas, mais qui peut se présenter. Ma position, elle a toujours été claire. Tout faire pour battre le Front National. – Ça n'est pas la position de l'UMP, vous le savez. – C'est l'anienne, c'est celle de mon parti, et après… – Donc vous faites alliance quand même, et il y a de vraies divergences entre vous là-dessus. – Vous avez une capacité à chanter tout ce que j'ai dit avant.

J'ai dit que si, dans l'hypothèse où on se retrouvait, après le combat qu'on mène ensemble pour mettre le Front National dans les cordes, on se retrouvait dans cette configuration, voilà ma position. La position de l'UDI, voilà. – D'abord, pour reprendre ce que vient de dire François Sauvadet, l'UMP et l'UDI seront présents au second tour, j'en suis convaincu, dans 90 à 95% des cantons. Donc le débat, il sera plus peut-être du côté du Parti Socialiste que de notre côté. Mais pour répondre très clairement à votre question, l'UMP a tranché, lors d'un vote d'ailleurs, lors de son bureau politique à l'occasion de l'élection législative du Doubs, sur sa position, une position très simple.

Aucune alliance jamais avec le Front National. Et tous ceux qui localement pourraient être tentés par des aventures que vous avez évoquées seront immédiatement exclus de l'UMP. Nicolas Sarkozy l'a dit, nous avons toujours tenu cette ligne depuis 30 ans. Et tous ceux qui ont franchi cette ligne de rupture, eh bien, n'ont plus appartenu à notre famille politique. Donc là-dessus, on est clair. Après, s'il y a ce débat Front National-Parti Socialiste, nous l'avons dit très clairement, il n'y aura pas de consigne de vote. Mais très clairement, les électeurs sont libres. Je crois que plus on leur donnera des consignes, mieux ils seront amenés à faire ce qu'ils veulent.

Voilà, un électeur, il est libre. – Vous dire que la crise politique est telle que plus vous leur donnez de consignes, plus ils auront envie de faire le coup. – Plus les appareils politiques donneront des consignes, vous savez, on ne fait pas varier les électeurs. Et croire que depuis Paris, on peut donner des consignes est une véritable illusion. Donc aujourd'hui, là-dessus, nous aurons cette position qui a été exprimée par le bureau politique. Mais je crois, et nous nous battons pour être présents partout, parce que je suis totalement d'accord avec ce que dit François Sauvadet, c'est nous qui avons le devoir et la responsabilité de l'espérance pour les Français.

L'alternative, elle est à l'UMP et à l'UDI, unie à l'UDI et à l'UMP, pas au Parti Socialiste qui a démontré son échec et pas au Front National qui constitue une impasse tragique pour le pays. Donc demain, l'alternance, c'est nous qui devons la porter et c'est pour cela que nous devons être présents partout.

7:37
Présentateur

– Jérôme Gage, et c'est évidemment de bonne guerre politique, vous faites beaucoup porter la pression côté UMP-UDI sur la consigne de vote au deuxième tour. Est-ce que c'est pour vous une façon de mieux masquer les graves divisions de la gauche que Frédéric Delpech nous rappelait à l'instant ?

7:53
Jérôme Guedj

– Je le redis, les divisions de la gauche, elles peuvent être dépassées par la responsabilité des électeurs qui doivent avoir un vote efficace et utile qui leur permet d'avoir un candidat de gauche présent au deuxième tour. Là où l'union a été possible avec Europe Écologie-Les Verts, avec le Front de Gauche, ça se retrouve dans le candidat en général des majorités départementales sortantes. Et sinon, c'est eux qu'il faut soutenir. Donc moi, je ne cherche pas à masquer, mais je constate quand même une chose.

Il y a, voilà, chez nous, il n'y a pas 48 heures de débat pour savoir ce qu'il faut faire quand il y a un duel entre un candidat d'une formation républicaine et un candidat du Front National. Il n'y a pas de ni-ni, il n'y a pas de tergiversation, il n'y a pas d'hésitation. Et on voit bien dans votre malaise, dans la recherche d'une justification, mais si, parce qu'il y a une position claire de la part de l'UDI. Et puis vous, vous nous dites, non, non, pas de consigne de vote, etc. Bon, écoutez, je le constate. Et je constate qu'on n'a pas évoqué le sujet des troisièmes tours, qui est celui de la composition des exécutifs et des majorités, là où il y aura des élus qui pourront arriver.

Mais bon, voilà, dont acte. Voilà, et moi je pense que mieux vaut de la clarté en soutenant les majorités départementales de gauche. Mais j'ajoute juste un mot.

9:00
Invité politique

J'appelle à la même clarté, mais dans le sens inverse.

9:02
Jérôme Guedj

Oui, mais moi j'ai absolument aucune... Le troisième tour, ça ne me concerne aussi bien la droite que la gauche. Je suis le troisième tour, mais comme vous êtes champion pour décerner des cartons rouges, voilà, permettez-moi de constater que là, vous le méritez, d'une certaine manière. Et puis moi, je vais vous dire, la position d'arbitre qui consiste à dire je donne des bons points, des cartons rouges, moi je vais être un acteur de cette élection. C'est les Français qui vont le donner, c'est pas nous.

Non, mais je vais pouvoir continuer à réaliser des maisons de recrète publique, enfin voilà, être dans l'action au plus près des habitants de nos départements et pas être dans la tambouille un petit peu politicienne. Jean-Paul Diffrègue, ça c'est votre spécialité.

9:35
Invité politique

Jean-Paul Diffrègue. Ça, Jérôme Guèche, franchement, il fallait oser le dire. Jean-Paul Diffrègue. Sur le fait que le Front National ne doit pas être une fatalité, moi je suis totalement d'accord, et je trouve qu'on en parle beaucoup trop et on leur donne une place beaucoup trop importante. Sur les alliances, le premier tour sera ce qu'il sera en fonction de candidatures multiples, etc. Bon, le vote utile, on n'a pas forcément la même approche. Il y a du vote qu'on peut qualifier d'utile vers des candidats du Front de Gauche aussi. Donc ne l'oublions pas, ou vers des candidats verts.

Je pense qu'au second tour, nous prendrons nos responsabilités et nous ferons en sorte que le candidat de gauche arrivait en tête, s'il est qualifié, effectivement, puisqu'il y a un doute à ce niveau-là. C'est tout l'enjeu de être qualifié.

10:29
Jérôme Guedj

Je te rassure, quand je parlais de vote utile, c'est les votes pour les majorités en place. Oui, j'ai des tickets Front de Gauche, soutenu le réveil.

10:35
Présentateur

Bon, Jean-Paul Dupré, ce n'est pas un scoop de dire que s'il y a un candidat de gauche au deuxième tour, vous allez appeler à voter. Bon, lui, c'est juste. Est-ce que vous allez vous donner les moyens ? C'est dur. Est-ce que vous allez vous donner les moyens qu'il y ait un candidat de gauche au deuxième tour ? C'est ça, la vraie question.

10:48
Invité politique

Bien sûr, bien sûr, bien sûr. On va se donner les moyens. Dans un certain nombre de cantons, il y a des situations difficiles. On ne se le cache pas. Et je pense que, quelque part, tout le monde n'a pas forcément intégré cette nouvelle donnée à laquelle vous faisiez allusion tout à l'heure, c'est-à-dire les 12,5%.

11:05
Invité

Je voudrais une nouvelle fois m'adresser aux hommes politiques de droite. Pardon, messieurs, il semble tout de même qu'il risque d'avoir une vague bleue. Oui, vous voulez vous adresser aux futurs gagnants. C'est plus compliqué à droite, oui.

11:21
Invité politique

Ça démarre bien.

11:21
Invité

Je ne suis beaucoup pas dressée à la gauche jusqu'à présent. Enfin, au-delà des alliances, je pense que là, on a à peu près compris et le malaise tout de même de l'UMP et effectivement la situation plus claire mais aussi peut-être plus simple pour les gens de la gauche. Moi, je voudrais connaître, savoir si vous allez donner, vous, une orientation particulière à la façon dont vous allez gérer les départements. Certes, on ne sait toujours pas quels sont les contenus de leurs prérogatives, mais est-ce qu'il va y avoir une marque UMP-UDI pour les cinq années qui viennent ? Bien sûr. Et laquelle ?

11:58
Invité politique

On a des engagements clairs, notamment en matière de gestion des finances publiques, qui doivent nous conduire... Qui doivent nous conduire à ne pas augmenter la fiscalité. Notre engagement national, c'est de ne pas augmenter, sur le mandat qui va s'ouvrir dans quelques jours, de ne pas augmenter la fiscalité locale. D'accord. Ça, c'est une donnée recette. Au plan national, c'est 80 milliards d'impôts et de charges de plus depuis l'élection de M. Hollande. On ne va pas en rajouter dans les départements. Les exécutifs de gauche en ont rajouté dans les régions, dans les communes qu'ils ont perdues d'ailleurs depuis, et dans les départements. Nous n'allons pas naturellement en rajouter.

Et pour cela, il faut naturellement gérer l'argent public avec grande rigueur, d'autant plus que l'État nous pressurise. Parce que tout à l'heure, vous disiez, il faut dépenser plus. Mais non, il ne faut pas dépenser plus. Il faut dépenser avec prudence. J'ai dit, il ne faut pas dépenser moins sur les services publics. La diminution qu'on impose aux collectivités locales, c'est 11 milliards d'euros de dotation de moins d'ici 2016. Est-ce que ce n'est pas un peu démagogique de parler de baisse ? Je termine le raisonnement. Quasiment les seules économies de dépenses publiques en France, parce que le gouvernement parle d'économies, il dit 50 milliards d'ici 2017.

Le reste, c'est du vent ou du flanc, comme on voudra. Les seules qui sont concrètes sont celles qu'on impose, au travers de la baisse de la DGF, aux communes, aux régions, aux départements. Donc on est contraint à gérer avec prudence, parce que le piège des socialistes, il est clair, c'est imposer aux exécutifs locaux l'augmentation de la fiscalité. Donc c'est assez simple, on ne fait pas d'efforts. – Où allez-vous faire ? – Vous apportez à vos électeurs.

13:45
Présentateur

– Attendez, j'ai une question à poser, Eric se dit. – Je vais peut-être apporter. – Où allez-vous faire des économies ? – Voilà, sur les... – Regardez, j'ai le tableau des dépenses, de la répartition des dépenses. Les services généraux, c'est-à-dire là où on peut faire des économies. – Ça ne pèse que 7,57% de la dépense des départements. – Le personnel. – Vous pouvez y ajouter, mais l'essentiel, c'est les budgets sociaux. L'essentiel, c'est le RSA, c'est l'APA, c'est l'action sociale hors RMI.

14:14
Invité politique

– Le personnel, c'est environ 15 à 20% des dépenses de fonctionnement d'un département. Je prends mon département, je ne veux pas personnaliser. Depuis 2009, depuis le 1er janvier 2009, j'ai diminué de 10% les effectifs du Conseil général des Alpes-Maritimes. C'est une économie annuelle de 20 millions d'euros. C'est l'équivalent de 7 points de fiscalité. Donc les économies, elles sont possibles. Vous parliez des moyens généraux, certes c'est 5 à 7%, il faut faire des économies. Moi j'ai 300 véhicules de moins depuis 2009 au Conseil général. Comme les ménages, comme tout ménage, quand il y a moins de recettes,

14:53
Jérôme Guedj

à partir de quel moment vous le faites au détriment de certaines missions. Je vais vous prendre un exemple.

14:59
Invité politique

– On peut gérer avec moins de personnel, c'est votre délire au plan national. Il faut toujours plus de fonctionnaires. On peut faire la même chose avec moins de fonctionnaires, avec moins de moyens. – Nous avons la compétence des collèges.

15:11
Jérôme Guedj

J'ai fait un débat il y a quelques jours avec M. Tronc, qui est le candidat à la présidence de l'UMP, à la présidence du Conseil général, pour l'UMP. Dans le débat, il nous dit, vous faites du saupoudrage dans les actions éducatives, et vous avez 8 millions d'euros qui sont une marge financière. Concrètement, qu'est-ce que c'est ? C'est l'aide à la restauration scolaire et la tarification sociale qu'on a mis en place dans les cantines des collèges pour aider à la restauration scolaire. C'est le financement des sorties et des voyages scolaires. Donc concrètement, c'est une dégradation du service qui est rendue aux habitants du département.

Il faut que vous le disiez, moins de dépenses publiques,

15:44
Invité politique

Je vous prends l'exemple de votre candidat dans mon département. On peut faire autant et même mieux avec moins d'argent public. Et je prends un exemple, François en a parlé tout à l'heure, mais pour terminer, sur la lutte contre la fraude sociale. J'ai mis en place dans mon département une brigade de lutte contre la fraude sociale. En deux ans, un peu moins de deux ans, c'est 20 millions d'euros d'économies. Voilà, notamment sur la fraude au RSA. Donc il y a des enjeux importants ? Ça fait partie de notre plateforme nationale.

Je crois qu'on est en fait à une croisée de chemin où tout le monde va être appelé à faire des efforts, aussi bien l'État que les collectivités territoriales, encore plus que nous ne l'avons fait, parce qu'on ne peut pas continuer les taux de prélèvement que nous avons dans notre pays. Le problème que nous avons, c'est que l'État ne fait pas cet effort et l'a reporté encore plus sur les collectivités territoriales. Donc on est dans ce cadre-là, tout le monde. Deuxième chose, effectivement, on a deux visions, deux visions de la France et deux visions de la gestion. Il y a ceux qui pensent que le montant de la dépense fait l'utilité de la dépense. C'est une erreur considérable.

Baisser la dépense, ça voudrait dire qu'on serait moins bon. Tandis, il faudrait chercher ça en permanence. Moi, j'ai mis en place une évaluation de toutes nos dépenses, comme nous le faisons dans tous nos départements à droite et au centre, et nous l'assumons. La dépense sociale, ce n'est pas une fatalité aussi de la laisser filer. Il faut qu'on s'assure que chaque euro dépensé aille bien à ceux qui en ont besoin. Il faut s'assurer aussi que nous avons des missions qu'on peut externaliser, ou en tout cas ne plus conduire. Il faudra avoir le courage de le dire. Moi, je suis désolé. Dans mon département, je vais vous prendre des exemples.

Je suis appelé sur tout, sur l'université, sur l'économie. Moi, je vais me concentrer maintenant sur les missions. Bouclier social, l'aide aux personnes âgées.

17:25
Jérôme Guedj

Mais c'est intéressant. Ça veut dire que le tissu culturel, sportif de votre département, vous le laissez tomber.

17:29
Invité politique

Mais attendez.

17:30
Jérôme Guedj

Non, mais c'est clair, parce que c'est exactement ce qu'on voit se proposer ici.

17:32
Invité politique

Mais vous êtes en train d'imaginer un monde qui est complètement déconnecté. Enfin, vous le savez bien, si vous êtes président du conseil général comme moi, il faut qu'on recherche de l'efficience dans la dépense publique. Chaque euro dépensé doit être vérifié comme étant utile. Quand je vous entends à gauche... C'est inutile de soutenir le tissu associatif. Quand je vous entends à gauche... C'est inutile ? On le fait tous les jours. Vous venez de dire, vous voulez vous reconcentrer... Par milliers d'associations... Mais voulez-vous vous reconcentrer ? Je peux finir ? Je peux finir ? Les associations culturelles et sportives qui sont importantes dans le lien social.

Je vais vous dire une chose. La simple lutte contre la fraude sociale que vous déniez, vous considérez que parce qu'on dit qu'il faut qu'on vérifie que ça aille bien à ceux qui en ont besoin, vous savez ce que ça représente la fraude dans mon département ? Quand j'ai mis ça en place, la gauche, elle est partie en disant vous êtes finalement parce qu'il y en aiguillé, vous laissez tomber, etc. Ils ont quitté l'hémicycle du conseil général de la Côte d'Or. Tout ça parce que je demandais simplement à ce qu'on ait les moyens de continuer, de vérifier que l'aide aille bien à ceux qui en ont besoin. Très anormal, vous ? Ceux qui payent, ils en ont marre.

Et si on veut relégitimer l'action sociale, lui donner du sens, il faut qu'on assure nos compatriotes qui payent, que tous les euros dépensés dans nos conseils généraux, pour les personnes âgées, pour les personnes handicapées, pour les enfants maltraités, que nous continuons d'assumer. Et pour l'URSA, il faut que ça soit bien assumé, clairement assumé. Et les associations du champ social devront faire les mêmes efforts de gestion que nous. Elles ne le font pas suffisamment.

18:53
Jérôme Guedj

Dans le même temps, ce que je trouve intéressant, ce que je trouve intéressant, c'est qu'aussi les conseils généraux, et je crois qu'on est tous d'accord là-dessus, sont aussi des lieux d'innovation. À l'époque, le RMI est né de l'expérimentation en île et vilaine, et c'était utile et pertinent. Aujourd'hui, face à une demande sociale qui est en évolution, on en est nous-mêmes sollicités pour mettre en place des nouveaux outils. Je vous prends deux exemples que moi j'ai expérimentés dans le département de l'Essonne. Il n'y a pas de maison de retraite suffisamment accessible financièrement. J'ai décidé de créer un service public départemental de maison de retraite.

Alors ça va vous faire hurler, parce que nous devenons opérateurs, mais parce que nous ne vivons pas la même situation. Nous sommes, nous, conseil général, opérateurs, parce qu'il y avait trop de maisons de retraite privées, commerciales, à des tarifs inaccessibles, notamment pour les classes moyennes du département. Quand je fais ça, ça va vous faire hurler, je crée des postes de fonctionnaires territoriaux et hospitaliers dans ces maisons de retraite sans impacter les finances du département. Voilà comment on répond dans l'innovation et l'expérimentation. Je suis confronté à un autre problème, j'ai des gamins qui arrivent au collège, le ventre vide.

J'ai décidé de servir des petits-déjeuners dans les collèges de l'Essonne pour que les enfants puissent, avant la classe, avoir le petit-déjeuner qui est proposé. C'est gratuit, ça permet de lutter contre la malbouffe et d'être plus efficace. Non, ce n'est pas gratuit, c'est le contribuable qui paye. Oui, mais attendez.

20:03
Invité politique

C'est la même formule que M. Hollande.

20:05
Jérôme Guedj

Non, mais je suis d'accord, c'est gratuit pour les familles et je le revendique.

20:08
Invité politique

Je le revendique parce que c'est utile.

20:11
Jérôme Guedj

C'est de la redistribution, c'est du partage et c'est utile pour tout le monde.

20:14
Invité politique

C'est le contribuable qui paye. Rien n'est gratuit, c'est de l'argent public. C'est ahurissant ce que vous dites. On dirait que l'argent public, il tombe du ciel en pleine. Mais je suis d'accord, mais au nom de l'efficacité... Il est pris, n'oubliez jamais que M. Getsch est plus efficace. Il peut vous le prélever dans la poche de ceux qui travaillent. Mais c'est de la prévention, je préfère urbain. Jean-Paul Dufresne, ce que vous vous distribuez, vous le prenez ailleurs. Une minute à Jean-Paul Dufresne et la conclusion à ma concernation que la droite n'a pas de projet.

Que le seul projet que la droite est capable d'avancer aujourd'hui, c'est de baisser les dépenses publiques et donc de resserrer... On va vous inviter, vous aurez... Dans quelques jours, vous aurez du temps, on va vous inviter...

20:53
Jérôme Guedj

Vous aurez du temps, on va vous inviter pour voir...

20:58
Invité politique

Un certain nombre de missions. Donc, la réponse est claire. Nous voulons développer aussi des politiques. Par exemple, on n'en a pas parlé. Le vivre ensemble, comment on travaille.

21:08
Invité

Qu'est-ce que ça veut dire ? Ce sera l'objet d'un prochain débat. La carte à la crée de gauche. La France, messieurs, c'est le bien social. Messieurs, la minute de conclusion a le sentiment d'abandon auquel vous faisiez... J'ai le sentiment d'abandon au sein du Parisien. J'espère que je n'ai pas que ma féminité pour défendre mes arguments. Non, mais votre compétence. Bon, très bien. Non, à vous entendre, on voit bien tout de même que vous êtes tous sous la contrainte financière.

Et la question que j'aurais aimé vous poser, qui fera peut-être l'objet d'un autre débat, sans aller jusqu'à la suppression des départements, est-ce qu'une réduction du nombre de départements qui aurait permis une meilleure gestion et une mutualisation de certaines missions n'aurait pas été la bienvenue ? Vous ne répondez surtout pas à cette question.

21:46
Présentateur

Elle fera l'objet d'autres débats. Merci, messieurs. Merci, chers consœurs. Voilà, premier débat sur les départementales organisées conjointement avec le Parisien aujourd'hui en France et LCI. Vous en verrez d'ailleurs un écho dans le Parisien demain. Et puis d'autres débats avec des représentants de toutes les forces politiques et aussi du Front National, car sur Twitter, certains et certaines se demandaient pourquoi il n'y avait pas de représentants du Front, parce que nous avons invité des présidents de conseils généraux et qu'il n'y avait pas de présidents sortant de conseils généraux, Front National.

Mais quand le débat sera celui des formations politiques, évidemment, le Front National aura toute sa place dans ce débat. Merci, Frédéric Delpech, de m'avoir accompagné. C'est le journal à 18h30, puis ensuite, ainsi va le monde. L'équipe de Vassel Airwet vous attend.