Hervé Marseille : « Il faut mettre fin à cette prise d’otages systématique »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un chancelier affaibli qui débute son mandat ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ça peut poser problème en Allemagne mais dans la relation avec la France aussi ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous le couple franco-allemand sera en mesure de peser face à Donald Trump ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous attendez du nouveau pape ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous aviez proposé un texte pour interdire les grèves dans ces weekends de forte affluence. Où est-ce qu'il en est ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Vous avez la conviction que le texte ne serait pas voté à l'Assemblée nationale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Hervé MarseilleFait
« Friedrich Schmerz a connu une élection difficile, un revers. Il a dû en passer par un second tour pour être élu chancelier. »
- 0:45Hervé MarseilleFait
« On a vu les progrès extrêmement importants de la FD préoccupant en Allemagne. »
- 2:30Hervé MarseilleFait
« Il a d'ors et déjà annoncé qu'il voulait assouplir les règles budgétaires. »
- 9:00Hervé MarseilleFait
« Les syndicats de la SNCF quand ils faisaient grève, c'était une conclusion. »
- 12:30Hervé MarseilleChiffre
« 97 % des communes de France ont moins de 10000 habitants et la moitié ont moins de 500 habitants. »
- 13:00Hervé MarseilleChiffre
« Si vous faites une année blanche, c'est 15 milliards. »
- 13:30Hervé MarseilleChiffre
« Sur les collectivités, c'est un peu moins de 2 milliards. »
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Marseille, bonjour, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous parlez très bien le chi hein, on vient de le on vient de le découvrir avec Marilip Dovres, sénateur des hautes scènes, président du groupe Union Centriste, président de l'UDI. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertron du groupe la des pêches.
Bonjour Christ. Bonjour. Bonjour monsieur Marseille.
On va d'abord parler de l'actualité européenne. Hervé Marseille à la surprise générale, hier Friedrich Schmerz a connu une élection difficile, un revers. Il a dû en passer par un second tour pour être élu chancelier.
Est-ce que c'est un chancelier affaibli qui débute son mandat ? En tous les cas, ça commence pas très bien parce qu'il a eu une élection difficile. Euh, on a vu les progrès extrêmement importants de la FD préoccupant en Allemagne et puis euh il a été euh, j'allais dire validé de de au 2e tour, ce qui ce qui était une première, hein, en Allemagne et donc ça augure quand même d'un début laborieux, mais enfin bon, maintenant il est en place, c'est important.
Euh je pense que c'est quand même un partenaire important pour euh pour la France et euh il faut souhaiter que ça soit et que ça demeure un partenaire parce qu'on en a besoin mais que ça devienne pas un concurrent parce que il a aussi quelques ambitions. Bah il a des ambitions pour l'Europe et il a une forte personnalité contrairement à son prédécesseur. Il y a beaucoup de choses qui nous rapprochent qui le rapprochent du président Macron mais il m'êre méfiant.
Si l'élection a été difficile, c'est aussi parce qu'il a d'ors et déjà annoncé qu'il voulait assouplir les règles budgétaires. Est-ce que ça ça peut poser problème en Allemagne mais dans la relation avec la France aussi qui est pas du tout sur cette ligne là ? C'est pas nous qui allons lui donner des leçons en la matière parce que on a été assez innovateur en la matière.
Oui, mais on a besoin aussi de trouver des solutions pour financer la défense européenne et l'Allemagne est partie de très bas puisqu'on sait que il y avait depuis 1945 des décisions et des dispositifs qui encadraient, j'allais dire le le financement de l'armée en Allemagne. Là, on passe à autre chose compte tenu des circonstances de l'affaiblissement, j'allais dire, de notre relation avec les États-Unis et puis des nécessités de la défense européenne vis-à-vis de la Russie. Donc, il était obligé d'en passer par là.
Son prédécesseur avait annoncé déjà 100 milliards de de dépenses pour la défense. Donc c'était c'était un point obligé, mais on voit bien que c'est ça l'a fragilisé dès le départ. Est-ce que pour vous le couple franco-allemand sera en mesure de peser face à Donald Trump ?
En tous les cas, c'est indispensable qu'on retrouve un lien fort avec l'Allemagne pour la construction du d'une Europe beaucoup plus efficace. Aujourd'hui, on une Europe qui est pas très efficace, qui s'est un peu dilaté. C'est notre seul partenaire possible aujourd'hui en Europe, l'Allemagne.
Bah, il y a la la reconstitution de ce qu'on appelle le triangle de Baimar avec les Polonais ou hein et puis un peu un peu les anglais, même s'ils sont plus dans l'Europe, ils pèent beaucoup en matière européenne, ils ont l'arme atomique et donc c'est indispensable. Il y a l'Italie et c'est pour ça que l'Italie qui joue un jeu un peu personnel un pied dedans, un pied dehors euh se méfie et et tient pas à rester trop à l'écart de de cette reconstitution avec l'Allemagne et euh les Polonais. Donc c'est important de recréer ce lien parce que c'est quand même une pierre angulaire dans l'action européenne.
L'autre actualité aujourd'hui, c'est le conclave qui débute pour lire le successeur du pape François. Qu'est-ce que vous attendez du nouveau pape ? Écoutez, le pape, il a une influence évidemment morale, importante, mondiale.
Il y avait un pape qui vient de partir, qui était un pape d'ouverture qui était assez progressiste. On voit bien les lignes qui qui se dessinent. Sur les 133 votants, il y en a 108 qui ont été nommés par le le pape François.
Donc, il y a il y a quand même une influence. Ensuite euh les Européens ne sont plus que environ 36 % alors qu'ils étaient euh euh 56 % en 2013. Euh il y a on voit bien qu'il y a une géopolitique qui s'est complètement euh euh modifiée.
Euh il y a beaucoup plus d'asiatiques, d'Africains. Euh les papes, les pardon les cardinaux européens et d'Europe du Nord aujourd'hui ne font plus la loi si je puis m'exprimer ainsi. Donc c'est assez ouvert et euh bah le problème c'est de savoir s'il y aura un pape qui sera dans la continuité de François, c'est-à-dire un pape progressiste ouvert euh euh ou un pape beaucoup plus conservateur.
Euh et donc en tant que centriste, je pense que on arrivera à quelque chose qui sera un peu entre les deux et qui sera pas nécessairement ultra progressiste ou ultra conservateur. Je pense que il y a il y a des noms qui sont cités. Évidemment, Monseigneur Aveline, je serais très honoré que que le pape avoir un pape français pour Écoutez, on parle beaucoup de Monseigneur Aveline, mais on parle aussi de Monseigneur Parolin qui est le numéro 2 actuel qui est le président du conclave, qui était le très proche du pape sortant, il appartient au cardinaux de voter et ce qu'ils feront, ça sera certainement très bien.
On parle de la grève ce weekend. On parle de la grève à la SNC. Vous aviez déposé, vous aviez proposé un texte pour interdire les grèves dans ces weekends de forte affluence.
Euh, où est-ce qu'il en est ? Il n'a toujours pas été inscrit à l'ordre du jour. Vous savez pourquoi ?
Bah parce que c'est compliqué à l'Assemblée nationale, hein. Voilà, je simplement c'est un support. compliqué avec la gauche à l'Assemblée nationale, c'est c'est le qui bloque Oui.
Il donne systématiquement raison, j'allais dire au syndicat gréviste. Mais à un moment donné euh je veux dire, il faut mettre fin à ce cette prise d'otage systématique. Dans le passé, les syndicats de la SNCF quand ils faisaient grève, c'était une conclusion.
C'est-à-dire que dialogue social avait pas abouti, ça finissait par une grève. Aujourd'hui, on commence par la grève et c'est sporadique, c'est pas catégorie, c'est très catégoriel. C'est Sudraille qui commence par dire "Bah écoutez, ils l'ont fait aux Jeux Olympiques, il faut nous donner un peu plus de de sous de d'avantage et cetera.
Sinon, on fait grève et ils prennent en otage systématiquement les Français euh à chaque départ en vacances, aux fêtes et cetera. C'est insupportable et c'est très catégoriel. C'est pas l'ensemble des personnels qui en profitent. c'est on met en avant les conducteurs, après on vous dit c'est les contrôleurs, après on vous dit c'est les aiguilleurs.
C'est c'est comme ça des petites catégories. Euh donc il y a pas besoin de grand monde et puis euh on bloque le trafic, on bloque le la liberté de voyager parce qu'on nous parle toujours de la sacrinte euh droit de grève mais euh pardon il y a aussi le une liberté constitutionnelle de même valeur et qui est aussi forte qui est la liberté pour chacun d'entre nous de circuler. Et vous avez la conviction que le taxe ne serait pas voté à l'Assemblée nationale.
On va essayer. J'en ai reparlé avec le le ministre des transports puisque c'était lui qui était iron rapporteur du texte. Mais est-ce que vous avez l'impression qu'il est moins allant à accélérer ce texte maintenant qu'il est ministre quand il était sénateur ?
Bah je je comprends bien que le le gouvernement veuille pas mettre de l'huile sur le feu euh et donc il cherche plutôt des moyens de négocier surtout à un moment où le président euh de la SNCF doit euh être changé puisque euh monsieur Farondou qui était un excellent euh président euh arrive à au terme de de sa mission malheureusement. Donc moi je c'est pas une vocation en soi de de faire des textes pour dire il faut s'opposer au syndicat, c'est pas une vocation. Mais si les syndicats étaient vraiment des syndicats et n'ont pas des groupuscules politiques comme Sudraille, euh qu'est-ce que je vouis que je vous dise ?
Euh on serait pas obligé d'en venir là. Mais j'espère est-ce que Philippe Tabarot il le défend suffisamment ce texte ? Je vais lui en reparler.
On va essayer de trouver une solution à l'assemblée mais c'est pas évident hein. Vous connaissez la configuration politique de l'assemblée parce que le Rassemblement national non plus est pas très allant sur le vot pas. Ouais.
Donc je pense qu'on a un sujet quand même là. Emmanuel Macron prendra la parole mardi soir. Ce sera sur TF1.
Est-ce que vous souhaitez qu'il annonce des référendums ? Euh, écoutez, pourquoi pas ? Je veux dire, le référendum, c'est pas non plus une fin en soi.
Je veux dire, il y a pas nécessité, on va faire des référendums. Bon, je pense que le premier ministre a proposé un référendum parce qu'il voit bien qu'il y a une situation bloquée. C'était une bonne idée de votre point de vue cette proposition de François Bairou d'organiser un référendum sur le budget.
Bah quand on est devant un blocage, c'est ça les ça sert aussi à ça les référendums. C'est pas un sondage d'opinion un référendum. C'est qu'il anticipe déjà un blocage à l'Assemblée nationale.
Bah on vient d'en parler. L'Assemblée nationale, elle a une configuration où il y a des pôles radicaux assez forts et où il est difficile de trouver des majorités. Mais son précédent budget a été voté.
Oui, mais il a fallu s'y reprendre à deux fois et changer de gouvernement hein. Monsieur Barnier était passé par là et il avait j'allais dire défricher le terrain et c'est donc il craint d'être le défricheur de notre premier ministre. Quand vous avez 3200 milliards de dettes, il faut faire des économies sinon à payer des intérêts qui vont aller jusqu'à 100 milliards en 2029 et que tout le monde a l'air de regarder ça d'un air serein en disant ou on a l'habitude, on verra plus tard.
Bon, il voit bien que c'est très compliqué de faire des économies. On l'a vu ces derniers mois, ces dernières années, tout le monde en parle, mais quand il s'agit de les faire, on dit "Vous avez parfaitement raison, mais il vaut mieux que ce soit les autres qui payent, hein." François Bot aussi ferme beaucoup de portes sur la taxation des retraités, il ferme la porte, sur une contribution qui remplacerait la taxe d'habitation, il ferme la porte.
Est-ce qu'il est pas le premier à manquer de courage sur certains points ? Non, mais c'est pas un problème de courage, c'est un problème de lucidité. Je veux dire quand vous avez une compétition, c'est pas lucide de taxer les retraités, c'est pas lucide de remettre taxe d'habitation collectivité.
Dès que vous dites on va on va euh supprimer euh les 10 % euh traité d'abattement, on immédiatement vous avez le renvoquier qui dit euh sans nous parce qu'il est dans une compétition euh que vous connaissez à l'intérieur des républicains. Et donc immédiatement, c'était la semaine dernière, il dit "Pas question de toucher au retraiter." Bon bah, vous dites "OK et et qui qui vote ça Donc c'est pas le problème de courage de dire on va le faire, c'est le problème de dire il y a personne pour le voter parce que immédiatement la gauche dit on n'y touche pas.
Donc le paris de François Baou c'est que les Français seraient plus sages que les parlementaires et pourraient accepter un budget assez sévère. Mais quelle question on pose sur un sujet aussi complexe que le budget ? Alors, d'abord, premier élément de votre question, euh c'est pas que les Français soient plus sages, c'est simplement d'emporter l'opinion en disant "Écoutez, voilà la situation, le Parlement n'est pas en situation d'apporter les solutions.
Vous français, c'est votre affaire, c'est la France. Voilà, c'est l'avenir, c'est l'avenir de vos enfants. Il faut agir.
Donc c'est de surmonter un peu le parlement, de le dépasser pour prendre l'opinion. Proche les députés à Emmanuel Macron, il faut organiser un référendum sur le but. Après, c'est la responsabilité du chef de l'État.
Non, mais vous vous allez lui dire oui, vous vous êtes favorable à ça. Attendez, c'est je peux penser ce que je veux. C'est la responsabilité du chef de l'État et comme il va s'exprimer la semaine prochaine, on va voir ce qu'il va ce qu'il va dire.
Peut-être que lui a d'autres idées. Euh la deuxième chose, c'est qu'on voit bien que c'est très compliqué et qu'on risque une censure hm dans dans les circonstances actuelles. Donc et emporter l'opinion et dire à au français, c'est ce qu'il a déjà essayé de faire dans une conférence de presse, euh j'attire votre attention parce que vous avez pas l'air très sensibilisé à à tout ça.
Ben oui oui, il y a 3200 milliards de dettes, il va falloir financer la défense. Il y a toujours le problème. Alors la question c'est quoi ?
Doit-on faire des économies ? C'est aussi simple que ça des économies. Bien sûr.
La question posée aux français, elle peut être aussi simple que ça. Non, la question c'est on peut parce que constitutionnellement là, on rentre dans des domaines un peu techniquojques, c'est que l'article 11 ne permet pas de faire n'importe quoi et notamment on va pas poser des questions fiscales ou un sondage du type du type est-ce que vous êtes pour des économies. Bon, en revanche, c'est plutôt une loi cadre tendantielle pour un retour à l'équilibre sur plusieurs années.
Ça s'appuie sur un texte, donc ça c'est un projet. Donc, êtes-vous pour ou contre le texte ? C'est ça si je suis bien qui présente.
Voilà, c'est dire voilà, je propose des économies pour un retour à l'équilibre. Voilà les grandes tendances de ce qu'il faut faire pour retour à l'équilibre sur X année, j'imagine, jusqu'en 2009. Bon, est-ce que vous êtes d'accord pour aller dans cette direction et pour accepter des économies ?
C'est dur, c'est dur. Il faut que l'opinion en admettant que le président soit d'accord, vous faites quoi si les Français disent non ? Et ben voilà.
Et donc euh c'est pas évident hein, mais en tous les cas, faut mettre les choses sur la table. Les Français sont majeurs et donc ils sont responsables. C'est c'est leur affaire parce qu'on est tous actionnaires si je puis dire, de la Maison France.
Et donc à un moment ou à un autre, qui prend la responsabilité puisque on sait très bien qu'à l'assemblée, il y a une difficulté majeure. On a parlé d'Himalaya. Euh bon donc est-ce que le on pourra faire ça ?
Alors en même temps, référendum, ça veut dire une campagne référendaire avant. Est-ce que vous voyez les députés faire campagne pour auprès des Français pour plus d'économie et voter un texte strict en matière budgétaire ? Il y a beaucoup de conditions hein.
D'abord, il faut que le président valide. De il y a un problème de temporalité parce que tout ça se fait euh quand hein parce qu'il faut un texte. Il faut qu'il aille devant le Conseil constitutionnel, faut qu'il aille devant les assemblées.
Ensuite, faut que ça serait pas avant l'automne. Premier ministre dit euh on peut régler l'affaire cour en juillet pour un une votation début de l'automne quoi. Septembre, fin septembre, début octobre, enfin dans ces eau-là.
Bon, ça reste à démontrer parce que il y a il y a beaucoup de conditions, hein. Il y a une autre question, c'est est-ce que les collectivités doivent participer à l'effort ? Hier, il y avait une conférence financière des territoires qui semble pas avoir satisfait la MF, qui dit que c'était pas une vraie réunion de travail, qu'elle attend toujours des engagements de l'État.
Est-ce que c'était la mauvaise méthode ? Enfin, il vous a pas échappé que le président de la MF est candidat au présidentiel d'ici à ce qu'ah je sais pas un peu quand même. J'ai voilà, il a le droit hein mais pas totalement sûr que d'ici 2027 il annonce des choses très positives.
Bon, je me souviens des cravates noires il y a pas longtemps au congrès de la MF, ce qui est un sujet quand même. Donc oui, bien sûr, les collectivités ont ont une part à apporter. Il s'agit pas de dire on touche pas au aux collectivités.
Après, on sait très bien qu'on a déjà beaucoup donné, que il y a beaucoup de départements qui sont en difficulté, 30 % n'arrivent pas à finaliser leur budget, que ils ont tout le social euh à assumer, les mineurs de accompagner, le RSA et cetera. Bon, euh on voit bien que les collectivités, quand on parle des des communes desquelles parlon, 97 % des communes de France ont moins de 10000 habitants et la moitié ont moins de 500 habitants. Vous allez pas tondre un œuf.
Donc il y a des marges. Moi je suis avec mon groupe pour euh dans ces matières budgétaires pour un gel parce que à force de dire est-ce qu'il faut faire c est-ce qu'il faut faire ça euh prendre aux uns plutôt qu'aux autres et cetera, on sait comment ça ben année blanche on revalorise pas à hauteur de l'inflation. Alors, l'inflation est moins importante qu'il y a 2 ans, Dieu merci.
Mais c'est beaucoup d'argent. Si vous faites une année blanche, c'est 15 milliards. Bon, alors forcément, il faudra quand même revaloriser ceux qui sont en situation difficile, les petits retraités, les SMIG et cetera et cetera.
Donc il y a il y aura forcément une réfaction qui et on arrivera à une dizaine de milliards. Mais par exemple sur les collectivités c'est un peu moins de 2 milliards. Donc on peut dire on revalorise pas.
On prend rien mais on revalorise pas. Euh c'est déjà pas mal d'argent quoi. Et puis après, on peut décliner avec un certain nombre euh de choses concernant notamment parce que la Cour des comptes a l'a montré du doigt euh j'allais dire les embauches par exemple qui ont été un peu excessives dans les intercommunalités.
Mais quand François Repsamène, le ministre lance l'idée d'une contribution modeste au financement des services publics de la commune, est-ce que c'était pas une bonne idée ? François Bau, il a eu raison de fermer cette porte. Bah, c'est-à-dire que il y a eu une forme de créativité fiscale chez les chez les ministres. pris à Madame de Montchalin qui a eu quelques idées.
Il y a monsieur Lombard également pendant le weekend qui s'entraîne et puis François Ramven qui est un ami que j'aime beaucoup mais je veux dire il y a une forme d'expression libre. Voilà. Bon en même temps est-ce qu'il est pas nécessaire de trouver des ressources quelque part pour nourrir ce budget.
Il faut que les gens comprennent un peu ce qui se passe, que ça soit audible et que ça soit au nom du gouvernement et pas chacun allant croissant disant tiens au fait si on taxait je ne sais trop qui et je ne sais trop quoi. Bon dire la polyphonie à ses limites. Oui.
Voilà. Donc c'est pour ça euh nous ici au Sénat euh dans dans ce dans ce bazar, on va essayer de rester euh comment dire un peu cohérent. Le président a souhaité euh qu'on réunisse euh le 14 mai des les rapporteurs euh déjà pour parler avec eux puisque chacun d'entre eux est responsable d'un rapport.
Donc, ils vont annoncer euh euh les choses et puis on on les reverra cour en juin pour faire le point et pour déboucher sur quoi ? Bah, essayer de maîtriser déjà les rapports et et les demandes financières parce que c'est pas le tout de monter à la tribune en disant faut faire des économies puis ensuite vous avez des rapporteurs qui un à un viennent dire "Ah oui, mais il faut ça en plus." Parce que chaque rapporteur évidemment défend son rapport.
Vous vous dites "Ah bah je sais pas quoi moi la sécurité civile, il faut plus de Canadair, il faut plus de personnel, il faut plus bon parce que c'est normal, chacun entend donc juste ça va être quoi cette réunion ? Ça va être Gérard Larchet, les présidents de groupe, les rapporteurs des différents budgets. Voilà pour rapporteurs pour avir, rapporteurs spéciaux et cetera pour essayer de cadrer un petit peu l'action budgétaire et puis faire des propositions au nom du Sénat sur le plan budgétaire.
Donc avant l'été, bah oui, parce que c'est maintenant que ça commence hein. Et c'est Gérard Larch qui les fera au final. Bah c'est lui qui qui sous c'est sous son autorité avec le rapporteur du budget, monsieur Hon, avec l'ensemble des rapporteurs des groupes, essayer, j'allais dire, d'avoir une action concertée, cohérente et puis qui exprime un point de vue sénatorial sur le budget.
Alors parce qu'il peut y avoir des des référendums, il peut y avoir je ne sais trop quoi, mais en attendant il faut s'occuper du budget. Donc on va essayer de de faire un rail avec, j'allais dire un cheminement qui nous conduise à discuter quoi qu'il arrive. François Baou, il semble pas très enclin à une session extraordinaire en juillet.
Est-ce que pour vous, il en faut une ? Bah je le comprends parce que se balader à l'Assemblée nationale par les temps qui courent on prend des risques et donc moins il y va mieux il se porte. Donc on voit bien que là le le texte de loi simplification n'est-ce pas il est grignoté jour après jour.
Il y avait je ne sais combien d'amendements, des milliers d'amendements. Bon, c'est une stratégie de la gauche et là-bas pour euh repousser et emboliser, j'allais dire le le travail à l'Assemblée nationale. Donc évidemment, quand on dit il faut aller à l'assemblée, c'est ça prédispose pas à des promenades.
Mais vous, qu'est-ce que vous dites en tant que président de groupe ? On peut tout faire rentrer avant le 30 juin ou il est nécessaire d'aller au moins jusqu'au weekend du 14 juillet ? Écoutez l'assemblée, moi je vais pas m'amuser, c'est pas mon rôle mêler de ce qui se passe dans l'autre assemblée.
Bon, ils ont ça impliqu Oui, bien sûr, mais parce que ça oblige à faire des choix dans les textes qui sont euh soumis à l'examen de l'Assemblée et ensuite du Sénat. Alors, justement, session ou pas session juste ? Je pense qu'il y aura forcément quelques jours.
Après, le problème c'est de savoir combien jusqu'à quand on peut aller travailler parce que ici il vous a pas échappé qu'au Sénat, il y a l'assemblée la conférence des assemblées francophones du 9 au 13 juillet. Donc il y a il a un problème de logistique. Euh moi je pense qu'il y aura forcément quelques jours après.
Alors dans ce contexte là, est-ce que vous pensez que François Baou pourra présenter le texte dont il parle sur la proportionnelle ? il va aller jusqu'au bout dans ce dossier. Oh, il y a des avis très très divergents sur le sujet.
Moi, je suis proportionnaliste, hein. Les centristes le sont globalement. On peut trouver des convergences sur la proportionnelle comme il y en a eu sur la loi PL.
C'est c'est un peu un peu le même périmètre. Voilà. Bon euh je pense que compte tenu de la situation, si jamais il devait y avoir une censure et peut-être une dissolution, euh la proportionnelle, ça ça peut être une garantie et puis ça évite les acoûts brutaux.
Euh je ne sais pas qui évidemment sera élu, vous vous le savez peut-être. Moi non. En pensez qu'il y aura une solution d'ici l'automne ?
Je pense pas. Je écoutez tous les jours, il y a des gens qui vous disent "On va censurer, retenez-moi où je fais un malheur", ça peut arriver puisque c'est déjà arrivé et il y a déjà une dissolution donc ça peut aussi arriver. Donc il vaut mieux prévenir que guérir.
Si jamais on devait affronter une nouvelle élection législative, j'ai tendance à penser, mais ça n'engage que moi, qu'il vaut mieux affronter cette élection avec le scrutin proportionnel qu'avec le scrutin majoritaire. Un dernier mot, puisque vous êtes l'un des chefs de parti du bloc central, dans 10 jours, il y aura une élection à la tête des LR. Vous êtes plutôt retaillé ou qui ?
Moi, je m'interdis de prendre part à cette élection puisque je ne vote pas, mais quelque chose vous dira peut-être que j'ai travaillé longtemps avec un des deux ici. Euh voilà, donc plutôt Bruno Retaillot, est-ce que euh vous pensez trouver un accord d'ici 2027 ? Vous vous prenez depuis longtemps un seul candidat euh du bloc central.
Vous pensez qu'avec Bruno Retailloto, ce sera possible de le trouver ? En tous les cas, il y a un sujet qui a qui n'a pas changé depuis 2022, j'allais dire et encore moins depuis 2024, c'est l'animation du bloc central. Il y a un bloc central, il est ce qu'il est.
Voilà. Mais euh ce bloc central, il a le mérite d'exister puisqu'il soutient le gouvernement. Et puis il est d'accord pour dire qu'il ne faut pas dépendre du Rassemblement national et qu'il faut essayer de trouver des points d'accord avec les socialistes républicains.
Il y a un troisième élément et celui-là il fait défaut, c'est l'animation de ce bloc central, l'animation politique de ce bloc central. Il fait défaut parce qu'il par réunion les gens qui réunit qui je veux dire normalement il y a eu une réunion par c'est le rôle de Franço de faire ça il le fait pas. Bah, il y a eu une réunion, Barnier en a fait zéro et et l'actuel premier ministre en a fait une.
C'est déjà mieux que rien. Mais il faudrait qu'il y en ait d'autres. Il faut que les gens se parlent.
Ils se parlent. Mais je voulais dire qu'entre centriste, macroniste, horizon par exemple, vous ne vous parlez pas. Bien sûr qu'on se parle.
Rien d'organisé. En tous les cas, on se parle mais les uns avec les autres. Il y a pas Ouais.
Il y a pas de de tour de table, j'allais dire et de décision politique globale commune. Édouard Philippe l'avait demandé publiquement, il avait dit il faudrait quand même que on prépare les échéances, on prépare les les choix politiques. Vous parlez de proportionnel, faut préparer les municipals, faire des des décisions sur les grands choix politiques.
Donc là, vous demandez à François Baou de vous réunir. C'est une demande que vous lui faites. Bah normalement oui.
J'espère que il trouvera le temps. Merci beaucoup Hervé Marseille. Merci d'avoir été notre invité.
La une de la dépêche au notre industrie en danger de mort. C'est à la une de votre journal Christelle. On passe tout de suite au club des territoires.
Hervé Marseille