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Podcast / conversationLa France insoumise (sur YouTube)· 20 novembre 2019 71 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleSantéJustice

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES : Nous voulons un milliard

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les besoins en accompagnement social pour les victimes de violences conjugales ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer que les statistiques sous-estiment la réalité des violences ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les victimes ne sont-elles pas toujours crues par les institutions ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les dysfonctionnements des centres d'hébergement ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment les députés travaillent-ils sur ces sujets en commission ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les impacts des violences conjugales sur les enfants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Chiffre
    « le nombre de victimes de violences dans le cadre conjugal est d'environ 200 à 1000 femmes tous les ans »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonsoir à toutes et à tous ce soir la france insoumise vous propose une émission inédite consacrée aux violences faites aux femmes il ya tout juste un an le collectif nous tout organisé sa première grande marche contre les violences sexistes et sexuelles aujourd'hui nous sommes au 133e féminicide depuis le début de l'année un record comparé aux chiffres de l'année dernière à la même période depuis les collectifs les associations nos députés interpellent inlassablement notre gouvernement pour qu'il puisse mettre sur la table plus d'un milliard d'euros afin de réduire de façon conséquente le nombre de ces féminicide alors ce soir nous allons essayer de comprendre nous allons essayer de comprendre quels sont les besoins en matière d'accompagnement social nous allons essayer de comprendre à travers des statistiques car on le sait les chiffres que l'on a ne reflète pas du tout la réalité on va essayer de comprendre comment peut-on protéger les enfants qui sont je le rappelle eux aussi les premières victimes de ces féminicide de ces violences comment nos parlementaires travaillent quels amendements ont ils fait quelle proposition de loi peuvent-ils créer afin de toujours aider toutes ces femmes victimes de violences alors pour répondre à tous ces sujets et à toutes ces questions accueillons tout de suite nos invités et je commence par lisa bonsoir lisala sonné je suis avocat spécialisé en matière de protection de l'enfance et aux droits des femmes donc tu vas bien nous expliquer un petit peu le fonctionnement enfin tout ce que tu connais sur la police eux le dysfonctionnement de la justice donc ça sera vraiment très bien nous avons aussi sophie bordry bonsoir sophie merci d'être avec nous ce soir alors toi tu es psychologue et formatrice et tu qu anime le livret enfance de la prime l'équipe thématique enfance de la france insoumise merci d'être avec nous ce soir nous avons aussi donc karima gamin donc tu nous vient de nos verres et tu es donc dans une association l'association qui s'appelle la fed donc la fête pour compte que tout le monde comprenne difficulté l'association des femmes en difficulté très bien et coûtent merci d'être avec nous ce soir tu vas nous livrer tout témoignage donc personnel donc je te remercie beaucoup d'avoir accepté l'invitation et d'être venu donc nous avons aussi christelle hamel monseur christelle merci d'être avec nous donc tu es chercheuse à l'institut national d'études démographiques et tu échos rapporte rice du groupe thématique livrer enfin les groupes thématiques égalité femmes hommes de la france en soumise aussi donc on va rester avec toi lorsque tu utilises une grande spécialiste en des statistiques donc comme on a dit qu'on allait commencer un petit peu cette émission avec une mise au point sur les statistiques car on l'on sait aujourd'hui que les chiffres qui nous sont données ne reflètent pas la réalité donc qu'est-ce que tu as nous dira un petit peu sur les statistiques de toutes ces femmes qui sont en difficulté qui subissent double des violences toute l'année quoi alors on a un outil en france pour mesurer les violences qui sont subies par les femmes dans le cadre conjugal celle enquête cadre de vie et sécurité c'est une enquête statistique qui est réalisée par l'insee et l'observatoire national de la délinquance et des réponses pénales c'est une enquête qui est fait tous les ans à peu près environ auprès de vingt mille personnes et ces deux personnes sont interrogés sur le fait d'avoir subi des violences au cours des 12 derniers mois et elle cette enquête identifie quel est l'auteur des violences donc c'est à partir de cette enquête on peut estimer le nombre de victimes au cours d'une année et il ressort de cette étude que le nombre de victimes de violences dans le cadre conjugal est d'environ 200 à 1000 femmes tous les ans donc c'est un chiffre stable que qu'on mesure maintenant depuis 2010 et où ça veut dire que le nombre de victimes n'a année diminuer ni augmenter et que les politiques publiques qui sont mises en oeuvre pour prévenir ces violences n'ont pas encore l'efficacité nécessaire pour faire diminuer ces violences on sait alors les violences qui sont mesurées ce sont des violences physiques ou les violences sexuelles on sait d'autre chose sur les victimes de violences c'est notamment que ces chiffres sont sous-estimés c'est sous-estimer parce que l'anc est allé réalisée auprès des personnes qui vivaient dans ce qu'on appelle un ménage ordinaire c'est-à-dire une maison ou un appartement et toutes les personnes qui habitent dans des structures collectives comme justement les foyers d'hébergement d'urgence seulement les hôtels sociaux les centres d'hébergement et de réinsertion sociale où se concentrent des personnes en difficultés notamment en difficulté familiale eh bien ces personnes là ne sont pas enquêter donc elles ne sont pas comptabilisés dans cette étude non entité donc non comptabilisés ça veut dire les places en hébergement que ce soit de longue durée ou hébergement d'urgence on estime qu'il y en a à peu près 80 milles sur l'ensemble du territoire français et il est probable qu'une partie très importante des femmes qui y résident et subit des violences soit dans un autre cadre conjugal soit un autre type de violences intrafamiliales mais on a une très grande probabilité que ces personnes soient alors soient victimes de ces violences et en plus ce soit dans les situations de plus grand danger que les femmes qu'on enquête et qui résident encore chevelle et est ce qu on a comptabilisé le nombre de places qu'il faudrait en supplément pour accueillir toutes ces femmes alors à peu près ça dépend d'eux si on considère que toutes les victimes devraient avoir une place pour un hébergement d'urgence il faudrait 200 mille places mais probablement que toutes les victimes n'ont pas besoin d'un hébergement alternatif aux leurs parce qu'elles peuvent avoir aussi des ressources propres comme des de la famille pour pour ce pour se protéger mais ce qui est clair c'est que le nombre de places aujourd'hui est très insuffisant et dans la sous-estimation on sait aussi qui a à peu près 140 mille personnes sdf en france et un quart de ces personnes sdf sont d'anciens enfants placés et les enfants placés ce sont des autres victimes de des violences conjugales et des violences intrafamiliales parental d'une manière générale donc les liens sont très forts entre les situation de très grande précarité par rapport au logement et les situations de violence conjugale donc tout ça crée une sous-estimation de l'ensemble des statistiques et le besoin en hébergement il est donc absolument crucial j'aimerais ajouter d'autres éléments sur sur les violences conjugales sur ce qu'on sait des victimes il ya une chose très importante qui va à l'encontre des croyances ou des imaginaires sociaux qui circulent sur les violences conjugales c'est que le fait que ces violences touchent toutes tous les milieux socioprofessionnels en fait quelle que soit la situation professionnelle de la victime ou de son conjoint violent en fait la proportion de femmes victimes est à peu près la même que qu'on se situe dans un dans un couple où les personnes sont cadres ouvriers employés professions intermédiaires c'est pas le milieu socioprofessionnel qui fait varier la proportion de personnes victimes conjugale donc ça c'est un élément important c'est aussi que l'alcool qu'on imagine souvent très présent c'est pas quelque chose de déterminant dans l'apparition des violences c'est dans 20% des situations de violence conjugale qu'il y a une addiction à l'alcool et elle a donc c'est pas la majorité des cas évidemment et je voulais dire quelque chose des meurtres dans le cadre conjugal donc on sait maintenant que cette année on est déjà 133 victimes de féminicide par le conjoint ou ex conjoint on va sans doute à atteindre 140 victimes ces meurtres représente un chiffre relativement stable d'année en année là aussi on a un comptage qui date de 2007 donc c'est assez récent faut savoir que aux états unis par exemple on comptabilise ses meurtres depuis le début des années 70 donc la france est plutôt en retard dans la mise en place de production statistique qui viennent des sources administratives dans cadre de recherche on est loin d'être en avance on a même du retard par rapport à d'autres pays comme l'espagne et ses féminicide représente 20% des meurtres qui sont commis en france et les meurtres d'enfants eux représentent 10% des meurtres donc si on associe ces deux statistiques on est déjà sur les meurtres qui se produisent dans un cadre intrafamilial à 30% de l'ensemble des meurtres qui sont commis ce cas ce qui veut dire que la criminalité est quand même on imagine quand on pense à un meurtre on avait tellement habitué peut-être aux séries télévisées au polar aux idées à l'idée que ces meurtres est associé au grand banditisme à la drogue et c'est qu'on n'imagine pas que le foyer qui est censé être un espace de protection des personnes puissent s un espace de très grand danger des personnes et donc il est en résulte une orientation des politiques publiques et de l'action de la police et de la justice qui est peut-être un peu déconnecté de cette réalité et donc il faut penser que la violence intrafamiliale fait une grande partie de la criminalité merci christelle pour toutes ces infos franchement c'est ça fait un peu froid dans le dos d'avoir ces statistiques posé là comme ça parce qu'effectivement on a vraiment le sentiment que les chiffres sont faux c est donc quand on est face à cette réalité on a le droit de se poser des questions et donc voilà c'est c'est une réalité qui nous et qui nous exposent et là tout cas merci pour toutes ces recherches karima est ce que tu peux en deux mots on nous dit enfin réagir sur ces statistiques toi tu tu as vécu oui c'est la vie parce que quand vous avez parlé parce que moi je suis une enfant de la dass donc voilà et à mes 18 ans les familles d'accueil les foyers s'étaient pas ce qui a aujourd'hui donc mon ex mari je l'avais rencontré parce qu'il était au foyer aussi et c'est là haut que tout a continué et puis on s'est installé je croyais que c'était de l'amour mais c'était pas de l'amour et je restais vingt trois ans ça a été dur parce que comme il savait que j'avais pas de famille de l'eau après le premier coup de là ils ont été de plus en plus violents et puis si je l'ouvrais qui va me croire qui va me croire parce que de toute façon tu vas aller ou pauv'con enfin c'est ses mots comme tuvalu ou ya personne qui veut toi la preuve des parents n'ont pas voulu de toi fait bout d'un moment on finit par y croire il a ré martyrs et toute vie sociale c'est vrai je travaillais parce que je suis agent d'entretien mais c'est un travail précaire de bonne heure le matin tard le soir tu vois je suis allé trois fois dans les foyers comme vous avez dit croix rouge les centres d'hébergement d'urgence avec des certificats médicaux mais hymne à la taille est revient jamais je te frapperaient jamais c'est vrai ça se calme et pendant quinze jours trois semaines mais ça l'est les coûts et revenait est de plus en plus violent et plus fréquemment jusqu'au jour où hrw je savais pas ce que les gens normalement quand ils rentrent chez eux c'est la maison c'est le lieu au conte et en sécurité mais pas pour moi ça jamais été en sécurité un point que quand même pour dormir le truc idiot dormir je ne dormais pas sûr comme ont-ils et les deux oreilles je suis parti parce qu'il avait sorti un couteau et je vous jure que ce matin là il était prêt à passer à l'acte et étaient prêts et c'était soit je partais à billets comme j'étais soit ben j'étais morte même mes enfants aujourd'hui le 18 je ne serais pas parti je serais morte je serais morte puis les gendarmes quand ils font on est bien propre sur soi et tout qu'on a un travail qu'à l'extérieur c'est le gentil mari qui travaille mais qu'est ce que tu veux car il manie les gens quittent tout ce que tu veux c'est vrai que là dessus j'avais tout ce que je voulais mais j'ai payé cher ange le payer cher j'avais le sentiment que personne ne me croyait personne ne me croyait pourtant tu as été plusieurs fois oui mais elle est tombée et j'ai jamais osé les médecins ne serait-ce qu aux urgences sont des fois on voit dans leur regard qui croyais pas l'ex que je suis tombé dans l'escalier ou que je me suis cognée on le voit mais il s'arrangeait toujours à m'accompagner et je pouvais pas parler je pouvais pas parler mais on sent dans le regard du médecin ou l'infirmière que elle n'y croit pas mon excuse me dis bien un jour je me souviens on m'a dit il doit être droitier votre mari je dis pas vous savez comment et savent par rapport le coup les bleus et tout ils savent de quel côté a été portée donc toi tu avais vraiment le sentiment que quand tu sors de du foyer voulais te femme il a deux de chez toi en fait quand tu allé voir la police quand tu as le voir les médecins quand tu allais d'une personne de personnes noyées personnes et puis pour eux c'est une image inamet inimaginable quelque chose comme ça et donc par rapport à ça donc toi tu tues n'osaient pas aller jusqu'au bout et je répondais à chaque fois et là si j'avais pas reculer c'est que je savais que j'allais mourir je le savais tout le monde maintenant les langues se délient des années après tout le monde commence à dire ah mais c'est trop tard gilles besoin de vous mais personne n'était là personne même les gendarmes les gendarmes comment voulez vous ne croyez pas trop ça et puis c'est vrai que les centres d'hébergement ils sont là le 115 ils sont là tous est ils sont là mais d'avoir un appui derrière qu'on n'a pas ça sert à rien parce qu'on peut vous pouvez créer toutes les structures que vous voulez mais s'il n'y a pas la justice derrière sam n'est pas la finalité au bout du bout de la justice tu avais pas le sentiment que tu aurais eu gain de cause en fait l'un revêtu non et puis avoir un gendarme par exemple un dimanche ou un jour férié ou à une heure que j'étais prête et qui a personne ça fait reculer parce que à chaud comme ça je dis oui on va le faire mais si personne ne m'écoute en fait je recule et je laisse tomber est-ce que lisa est ce que tu tues tu reconnais un peu son témoignage tu es toi tu dois vivre avec des personnes tous les jours et ça te bien sûr bien sûr c'est il ya il ya beaucoup de choses il ya il ya beaucoup de choses dans votre dans votre témoignage peut être une question c'était il ya combien de temps ça s'est arrêté il ya cinq ans voilà donc c'est très récent c'est intéressant parce que il ya des évolutions il ya des progrès ça c'est manifeste mais à entendre ce type de témoignage on pourrait se dire c'était il ya 15 ans c'était pas il ya 15 ans voilà c'était pas ya 15 ans plusieurs choses d'abord il faut comprendre que la question des violences les violences sont multidimensionnelles ça c'est la première c'est la première chose vraiment fondamental violence multidimensionnelle ça veut dire que elle se déploie sur le le versant physique éventuellement sexuelle aussi souvent émotionnel psychologique financier et on a toute une déclinaison de ces de ces violences qui vise vraiment à à anéantir l'autre c'est vraiment le c'est vraiment le but lassé l'assujettir et l'anéantir plusieurs autres stratégies sont mises en place systématiquement vous parliez de l' isolement c'est très important l'isolément permettent de garantir une une impunité d'asseoir une emprise qui peut aller grandissante et les violences psychologiques quand on n'a pas parlé pour l'instant me semble un élément extrêmement important et du point de vue des statistiques c'est très difficile de mesurer ça parce qu'il faut aussi prendre conscience que ce ne sont pas juste des disputes se ça n'est pas une question de conflit ce sont des violences psychologiques il ya quelque chose de très spécifique à cela ces violences psychologiques visa a ruminé chercher la victime l'estiment qu'elle a d'elle même à partir du moment où on a une image si dégradée de soi même qu'on a le sentiment qu'on ne vaut rien comment réussir à aller vers d'autres pour demander de l'aide alors qu'on n'a finalement ce qu'on mérite donc la manipulation mentale elle est majeure et il n'y a jamais de violence puisque de violences physiques sans violence psychologique jamais ça n'existe pas ça ne peut pas exister par ailleurs les violences psychologiques sans violence physique sont aussi très nombreuses et ce sont des défis des questions des situations très importante et sur lesquels on a beaucoup de mal à avancer il faut vraiment comprendre que des violences psychologiques peuvent être une à bord peuvent conduire au suicide donc ça c'est aussi quelque chose qui n'est pas mesurée qui ne peuvent pour l'instant en tout cas pas être mesuré mais c'est une véritable phase est une réalité et quoiqu'ils quoi qu'il en soit les violences psychologiques cents coups peuvent produire des effets qui sont similaires aux violences aux violences physiques après l'autre l'autre aspect que je que je voudrais relever dans votre témoignage qui est très précieux c'est la question de dés des cycles de violence les victimes de violences conjugales sont pas ne sont pas masochistes personne ne reste parce que finalement ben on aime ça s'est passé il ya vraiment une construction au fur et à mesure à la fois sur un sur un certain plan là les cimes de soi et miné détruites au fur et à mesure mais en même temps après des violences qui peuvent être extrêmes il ya une phase de lune de lune de miel et on se dit ben c'était une phase ça a été ces voix là c'est pour ça que les femmes rêvent bien sûr en particulier il ya d'autres raisons mais c'est comme ça qu'on attache une 3 c'est comme ça qu'on arrive à la à la voilà à l'affairé bien sûr déjà à l'affairé en général effectivement socialement la vitrine est parfaite je dirais si ça n'était pas le cas enfin ils ont raté leur vocation les bons ils sont très séduisants manie parfaitement bien à paroles et ils ont voilà il veut un travail etc ça se passe bien comment comment tu comment tu expliques aussi que avec tous les témoignages que l'on a de toutes ces femmes comme on explique en fait que quand on va à la police quand on est confronté donc aux magistrats quand on est confronté au corps médical comment on arrive à avoir des témoignages qui nous disent y mit pas cru et ne m'ont pas cru comment c'est possible comment on en arrive là alors je pense qu'il ya plusieurs choses d'abord il faut avoir un peu de recul historique jusqu'à ya pas si longtemps il y avait le droit quand même c'est vrai mais oui on sort de là enfin je veux dire nos racines c'est elle c'est tout proche où toutes nos armes toutes nos aïeuls autant qu'on là on était des femmes alors soit victime de violence conjugale soit en tout cas copine avec des femmes victimes de violences conjugales le phénomène est massif et c'était toléré alors on dira lé texte permettait pas peut-être mais la tolérance coutumière elle était là il y avait de fait un droit de correction sur les femmes et les enfants voilà donc ça c'est quand même ça il faut sans sourire voilà c'est s'est posée on peut pour moi on ne peut pas réfléchir à si on oublie ça partant de là il ya quand même des résidus de ça ça fait écho encore il ya une tolérance valérie ray robert dans son livre remarquable sur la culture du viol 10 mai le viol en fait c'est pas vraiment interdite il est régulée et je trouve que c'est une parole très forte au terme d'une démonstration magistrale le viol réguler en france les violences enfin intrafamiliales elles sont régulés de la même manière les volu violence contenue coutumière sur les enfants alors une question de seuil a droit il n'ya pas droit jusqu où il ya droit alors on va dire dans les textes interdit sauf que les magistrats appliquent autre chose les essais qu'on a du mal à comprendre en fait parce que les textes sont là oui mais on a des résultats dès qu'ils ne sont pas en adéquation fin qui ne sous pression avec la réalité et les victimes se sentent complètement les haies et y assure complètement et traille et trahi il parle par la juge rheault metz bien sûr le la finalité le recours qu'elles ont par rapport à toutes ces violences qu'elles subissent tout au long de ces années c'est la justice elles ont réussi à passer ce cap les premiers cap de jeu m'envoyer de je vais aller prendre un avocat je vais aller faire valoir mes droits je vais jouer et au final et au final elle se heurte à une justice patriarcale et ben voila voila donc oui bien sûr alors il ya des avancées mais également oui alors je te coupe la main mais est-ce que sincèrement réellement il ya un manque vraiment de formation au niveau de ses magistrats est ce que la police n'est pas aussi dans ce déni parce que où il ne fait pas formés à ces violences plh et donc du coup prennent des décisions mêmes sont confrontés à ces femmes et ne continuent leur dépôt de plainte sans vraiment faire attention et donc du coup on a des féminicides et dans ses films à 6,2 cette année combien ont porté plainte combien ont alerté c'est ça en fait on est on est un peu en colère aujourd'hui par rapport à ça et on est on est on est fatigué on est en colère surtout donc du coup on a on aimerait bien comprendre quel est le cheminement jeu effectivement j'allais le dire le besoin de formation et massif c'est sûr je persiste à penser c'est comme ça que je continue à lutter tous les jours parce que sinon je pourrai pas mais je persiste à penser que la majorité des personnes sont de bonne volonté et par contre là il faut faire évoluer les mentalités absolument et vraiment développer les formations continues et pour moi peut-être le point majeur des formations c'est vraiment la déconstruction des stéréotypes il est évident que toutes ces procédures qu'elle soit policière judiciaire sont traversés par des stéréotypes sexistes canton je pense qu'on le voit quand moi je m'accompagne quasiment que des femmes je peux vous dire que les quelques fois où j'ai un dossier c'est très rare qui pour un client hommes alors du coup c'est en général pas du tout des violences conjugales piste elle non plus facile c'est tellement plus facile c'est vrai quand vous présenter au commissariat à la gendarmerie il ya une espèce de sub 6 de suspicion la tente et on a quand même quelque part dans un coin de la tête et je le vois moi avec magistrat juge aux affaires familiales qui qui sont des bonnes personnes il ya quelque part quelque part l'idée de la femme qui va manipuler pour obtenir quelque chose qui va mentir qui va instrumentaliser ces enfants pour il ya vraiment quelque chose de cette de cet ordre là et puis on touche au pair en touche à l'homme on m'a ri au père on pourrait imaginer que c'est maintenant c'est dépassé ce combat je pense qu'il n'est pas du tout du tout dépassé et je pense que la parole est suspecte effectivement elle est suspecte partout et il ya aussi autre chose qui doit à jouer c'est que la confrontation violence et aux violences intrafamiliales en particulier c'est quelque chose de très de très violents de potentiellement traumatique ça vient ébranler quelque chose au plus profond de l'intimé et c'est plus facile de ne pas voir donc je pense que les deux se s'articule malheureusement et le déni et est catastrophique la difficulté pour pour ces victimes c'est que face à face à des violences qui sont multidimensionnelles qui ont réussi à à les isoler beaucoup de ces femmes peut-être la majorité ont des enfants c'est aussi beau très très complexe de sortir de ça donc il ya pas seulement la question de l'emprise et il faudrait tout un maillage de la question des places en foyer pour moi c'est quelque chose de totalement marginal je veux dire déjà la première chose qui coûte rien ce thread adressé à tous les parquets de france une directive un paf par voie de circulaire ça peut se faire très facilement c'est tolérance zéro en matière de violence conjugale juste sa tolérance zéro une gifle une garde à vue à la prison on a à près d un tout un panel de réponses pénales ça peut être un rappel à la loi mais on aurait laisse rien passer parce qu'on le sait vous le disiez un au fur et à mesure ça va crescendo parce que le sentiment d'impunité gonfle bien sûr se renforce au fur et à mesure que ils voient qu'il ya pas de minya pas de limites donc on peut continuer précieux comme ils disent et lita dans votre témoignage ces deux d'avoir d'un côté le fait que vous soyez allé aux urgences que vous avez vu des médecins comptent deviner et qui n'ont pas trouvé les moyens dans l'exercice de leur métier ni de l'espace visiblement pour être d personne ressource pour vous ou permettant de d'avoir un d'être un lien aussi avec le commissariat avec la police est ce que précisément votre conjoint était présent au moment où vous êtes allé aux urgences donc eux ils ont vu mais ils n'ont visiblement pas fait quoi que ce soit comme démarche de leur propre initiative vis-à-vis de la police et la police de l'autre côté ne vous croyez pas et là on se dit mais c'est ubuesque parce que elle a des services de l'état qui comme tu le dis ne travaille pas en lien donc il n'y a pas d' approche ya pas cette approche multidimensionnelle qui aurait dû fonctionner et alors qu'il y avait les moyens il y aurait pu y avoir les moyens d'apporter une vraie aide une mise en en protection il ne s'est rien passé jusqu'à ce que vous ayez peur de mourir en fait et là je pense que il y à une sous-estimation véritable de la part des policiers et des magistrats de la dangerosité du degré de dangerosité des conjoints violents il y avait vraiment une inconscience du fait que une gifle ça va peut-être aller un jour beaucoup plus loin que que le bleu que ça occasionnait et il ya aussi une méconnaissance de l'impact en termes de destruction de la personne de la violence psychologique c'est à dire que quand on vit dans la terreur de mourir au quotidien alors peut-être pas au quotidien parce que il ya effectivement ce cycle des violences et des moments ça s'arrange on croit que ça va aller mieux et que ça va ça va être terminé c'est une mauvaise base qui est derrière toi je suis en fait ça revient on revient plus fort et ça revient plus fort et cette situation là c'est ce qu'on appelle justement le terrorisme conjugale et ce terrorisme conjugale et il est vraiment destructeurs de la personne et finit à un moment par tétanisé sidéré rendre dans l'incapacité d'agir et c'est pour ça qu'on a besoin d'une aide extérieure si les policiers et les magistrats ne sont pas formés à identifier sa est une des questions systématique que devrait poser les policiers c'est depuis quand ça dure quand est-ce que ça a commencé est ce que vous avez peur pour votre vie ça c'est des questions qui devraient être posés systématiquement ils ont pas les les codes pour détecter ce niveau de dangerosité et là il faut systématiser les choses et effectivement être dans une politique de tolérance zéro très bien bah écoute et déjà je vous remercie et puis on va tout de suite regardé un petit reportage c'est notre député ugo bernalicis qui a été visité un centre d'hébergement d'urgence donc on visionne tout de suite ce petit reportage et puis on reviendra sur le plateau pour en discuter tous ensemble a tout de suite bonjour à toutes et à tous alors je vais vous parler de la visite que j'ai faite de l'association sol fa donc solidarité femmes accueil nous montre là le rapport d'activité 2010 it et je veux leur parler après parce que c'est c'est intéressant je suis allé les voir donc qu'ils sont ils ont plusieurs antennes et moi je suis allé voir à wazemmes pour les connaisseurs de de la géographie lilloise où ils ont un accueil de jour et d'ailleurs quand vous êtes dans la rue vous voyez rien parce qu'ils ont volontairement fait en sorte que ça n'est pas vraiment pignon sur rue au sens une vitrine coin mais bien qu'il y ait une porte à pousser que derrière les femmes qui sont accueillis l'a donc femmes victimes de violence puissent se sentir en sécurité à l'aise dans un univers un peu maîtrisée on va dire ça comme ça donc la directrice de du pôle violences faites aux femmes mam a accueilli puisque cette association en fait elles datent d'après guerre elle a été créée par des femmes de d'industriels du nord de la france même si elle textile essentiellement qui a eu à coeur de prendre en charge les femmes qui revenaient du service de travail obligatoire ou les frais ou les femmes qui avaient été du coup incarcéré parce que à la rue des suites de la guerre et qui était d'ailleurs m'expliquer ça que l'époque avait certaines femmes qui étaient complètement rasé du crâne et qui en plus avait le numéro de matricule tatoué dans le coup donc c'est pour la réinsertion on va dire c'était pas terrible pour le pour le dire de manière un peu un peu direct et abrupt et donc elles ont monté cette association pour les prendre en charge aujourd'hui l'association ne l'a plus de lire en fête avec les sorties de prison femmes c'est ce qu'il souhaite d'ailleurs redévelopper mais par contre il s'occupe des violences faites aux femmes mais pas seulement vous avez le pôle enfance famille par exemple qui fait qu'ils travaillent sur la parentalité vous avez plusieurs plusieurs pôles un chrs donc l'hébergement insertion responsabilisation et puis un paul violence violence faite aux femmes bon d'ailleurs je ne vais pas vous montrer d'image ni d'un entretien avec la directrice ni des images de femmes accueillies par ce que parce qu'on n'a pas souhaité je n'ai pas souhaité qu'on le fasse de manière aussi abrupte dans un premier temps un premier échange et qu'on avait justement besoin de se voir de se rencontrer de définir des choses avant de pouvoir se revoir plus tard sans doute pour un format plus longue je diffuserai a probablement sur ma chaîne youtube où on interrogera à la fois la directrice mais si les personnels et si elle le souhaite évidemment si elles le souhaitent des femmes accueilli dans l'accueil de jour parce que je pense qu'il est nécessaire ce genre de domaine d'avoir un minimum de confiance en la matière et ne pas faire le politique qui est débarquée a besoin de ces images sons sont pour sa communication personnelle et politique est d'ailleurs on a convenu qu'on ne se reverrait qu'après le grenelle puisque pour l'instant ils sont très souvent sollicités par des médias mais aussi par des politiques des déplacements ministériels et c est la directrice me faisait part un peu de l'usure des personnels à la matière alors pour entrer tout de suite dans le vif du sujet moi je suis bon je suis arrivé en disant bon voila j'ai pris les données statistiques de 2018 pour voir un peu dans quel contexte on se place et rappelant la loi sur les violences faites aux femmes à la fois celle de marlène schiappa avec ultra sexistes et puis celle de mon collègue est radié avec l' ordonnance de protection six jours le bracelet les dispositifs anti rapprochement et puis forcément le numéro de téléphone le fameux 3 9 19 donc le numéro vert pour les femmes qui sont victimes donc on veut le retrouver ici un sur la plaquette violences faites aux femmes 39 19 numéro d'appel national alors je dis depuis que de 3,9 19 est en place j'imagine que ça va un peu mieux pour vous bon alors halde et je me suis fait tirer les oreilles par la directrice un homme seul député quand même ce n'est pas le gouvernement qui a mis en place le 3 9 19 et en fait moi même j'ai été trompés par la communication de marine chapatte qui a fait croire d'ailleurs à la leur c'est ça le 3 septembre 2019 qui a fait croire qu'elle mettait en place ce numéro qui existe depuis 25 ans me disait la directrice et qui d'ailleurs est un numéro mutualisé entre différentes associations et donc le 3 9 19 va répercuter des appels sur les structures locales pour prendre en charge dont l'association seule femme est en fait donc il ya une augmentation drastique des appels aux 3,9 19 après la campagne de communication sur le sujet puisque là je voyais en fait un contexte du service donc vous avez des statistiques bon 3431 appel non traités faute de moyens humains suffisants sur 8000 32 appels reçus ça c'était en 2018 donc plein de 3,9 19 c'est bon c'est réglé savez un appel mais en fait comme ça redéversent il ya eu une augmentation des appels et vous croyez que seul face à des moyens supplémentaires de la part des pouvoirs publics pour gérer ses appels en question non et donc c'est une souffrance aussi pour les personnels qui travaillent là puisqu'il voit le le téléphone clignoter ils savent que derrière il ya une femme au bout du téléphone qui potentiellement a besoin d'aidé ils ne savent pas si elle rappellera la fois suivante le ciel pourrait être prise en charge donc voilà comment a commencé un peu la discussion sera évident sachant que surtout les différents types de domaine la prise en charge de l'accueil c'est une centaine de places non à l'association est donc en réalité la directrice me disais mais en fait c'est en fait on peut le voir aussi différemment ses 600 reflux 600 refus d'hébergement pour l'année l'année en cours donc c'était ce genre de structure c'est extraordinaire que ça existe heureusement parce que c'est autant de femmes victimes de violence prises la prise en charge mais derrière on ne peut pas s'empêcher de pointer le manque de moyens cruels en la matière d'ailleurs ses 18 financeurs vous les avez un tous les petits sig les financeurs donc le département du nord la ville de lille la ville de roubaix la ville de dunkerque qui paraît qu'un hacker qui sont très actifs sur le sur le sujet sur la prévention des violences faites aux femmes puis sur l'accueil la prise en charge mais on peut se demander pourquoi par la métropole européenne de lille ne met pas un kopeck par la ville de lille met des sous mais pas la métropole européenne de lille vous avez la ddcs qui met de l'argent au titre du chrs du centre d'hébergement et d'accueil mais là il reste par contre l'agencé régionale de santé ne met pas un kopeck comme si ce n'était pas un sujet de santé publique aussi donc il ya quand même une problématique de financement qui est plus globale dans ce pays sur la question des violences des violences faites aux femmes et de la prise en charge surtout que cette association fait un travail qui me semblent mois exemplaire extraordinaire il ya d'ailleurs même des modules pour les conjoints violents parce qu'on peut se dire qu'ils ont été violents mais si on veut pas qu'ils ne souhaitent pas qu'il récidive ce que l'on peut tous vouloir eh bien il faut qu'on prenne en charge le sujet suffit pas de leur infliger une amende une peine d'une sanction pour que mécaniquement dans leur tête ça y est quoi tout va mieux d'autres qu'ils ont des modules qui s'adresse aux conjoints violents pour les faire sortir de fait de ces dynamiques violente enfin bref on s'y retrouvera une autre fois sur un format plus long mais voilà comment je souhaitais un peu participé à cette émission consacrée aux femmes aux violences faites aux femmes et aux politiques publiques mises en oeuvre en la matière à bientôt donc retour sur notre émission dédiée aux violences faites aux femmes alors on a des invités surprises donc en nous avons notre député qu'on présente plus député de la france insoumise bénédicte taurine et tu fait partie donc tu es membre de la délégation aux droits des femmes un peu c'est très important pour nous d'avoir des députés qui font partie de cette délégation tu vas nous expliquer un petit peu tout à l'heure ton travail tout processus walla au sein de la délégation et puis nous avons antoine déchets donc merci pour cette ce petit reportage que tu as fait avec hugo est ce que tu peux nous en dire plus et puis déjà te présenter alors du coup moi je suis l'attaché parlementaire du gauche puis un ancien cadre de me faire la justice sera et sur les questions pénitentiaires donc ce qui nous a amenés à nous un aller voir un centre d'hébergement c'était une demande de longue date on avait déjà pas mal de contacts avec les associations locales qui travaillent dans la circonscription et vers la circonscription du gouvernant liste de la deuxième circonscription du nord dont qui comprend le zen enfin du coup il est la périphérie donc c'est intéressant on a vu que c'était compliqué à monter aussi de venir en tant que politique dans ce type de structure c'est jamais évident surtout voilà c'était pas un plan de communication ont essayé de faire ils nous ont dit que c'était assez important aussi parce qu'ils ont beaucoup de sollicitations du gouvernement qui viennent des grosses armadas sachant qu'on parle sur des thématiques qui sont relativement compliquée avec des personnes victimes il ya des familles qui sont autour qui gravite donc le lieu était intéressant ce que dit hugo un lieu qui est assez un visibiliser justement ne pas montrer qu'il ya une stigmatisation de ce type d'association et donc du coup on a abordé nous ce petit reportage vraiment se disant on essaie de préserver notre dynamique pour voir voilà comment on peut parler des difficultés des associations mais aussi montrer le mot travail qui est fait derrière donc voilà c'est un premier rendez vous ce qui était intéressant c'est que elles étaient contentes de notre démarche donc elle nous a invités à faire d'autres entretiens donc on fera ça tout au loin sur la fin de mandat on y reviendra c'est super parce que effectivement c'est un travail de fourmi finalement toutes ces associations tous ces collectifs qui aide ces femmes et puis les enfants aussi parce que dans ces centres d'hébergement d'urgence bien évidemment quand quand on est femme arrive des femmes qui viennent d'être violentée arrive elle arrive souvent avec leurs enfants donc c'est très important de montrer ce travail de les soutenir et c'est pour ça qu'on a besoin de ce fameux milliards c'est pas juste pour dit on a besoin d'un milliard c'est vraiment parce que derrière il ya tout un processus tout tout c'est tous et toutes ces femmes et ces hommes qui travaillent et qui aide ses victimes vraiment c'est c'est un beau d'un beau reportage donc merci puis donc tu nous feras la suite est une ode qui nous donnera la suite avec peut-être une interview de de la directrice de cette de ce centre d'hébergement d'urgence alors du coup votre travail aussi parlementaire il n'est pas qu'à l'assemblée nationale il n'est pas que voilà sur les plateaux télé il est aussi sur le terrain vous allez faire des visites comme ça de d'associations de collectifs et donc du coup vous vous récupérez en fait toutes ces informations à travers vos interviews à travers vos auditions et c'est là que découle en fait vos amendements vos propositions loi comment ça se passe comment comment vous gérez le comment vous gérez du coup nous enfin oui c'est essentiel d'aller sur le terrain typiquement les différentes lois qu'on a vu à bord enfin abordé que ce soit des propositions gouvernementales ou la ppl pradier qui était la dernière en date on n'a pas le temps de construire complètement une stratégie d'audition avec des visites de terrain c'est pas tellement l'habitude de la maison la maison assemblée nationale c'est pas cette façon de faire par contre nous c'est toujours ce qui nous a préoccupé c'est de faire rentrer vraiment la société civile au sein de l'assemblée a fait ou à l inverse que nous puissions y aller donc c'était un vrai enjeu nous d'aller voir le maximum d'associations a presté aussi le travail qui a été fait par la campagne avec les livres et thématiques et les équipes avec qui on est toujours en lien est au contraire plus que jamais c'est notre premier relais justement pour savoir exactement comment ça fonctionne quelles sont les revendications qui sont partait soit par les associations et enfin beaucoup de nos militants sont eux mêmes directement appliquée sur sur ces questions là donc c'était important pour le faire et comme je le disais enfin on n'a pas le temps de le faire dire que oui on l'anticipent les parents pour la bbl prady on n'a pas eu le temps de le faire avant on l'a fait 4 à sion donc nous ça va nous permettre d'enrichir des propositions de loi qu'on va pouvoir porter dans le cadre de la niche parlementaire ou dans le cadre d'amendements si un autre texte arrive mais typiquement si je reprends moelleux on y re l'historique des différents textes qui ont été apportées il y avait le projet de loi tient pas sur lequel où c'est intéressant on a fait aussi des les auditions officiel on a fait nos propres auditions se sont ratés revenir un certain nombre de voix de personnalités qui sont référente sur ces questions là et aussi de pouvoir participer aux auditions les auditions officiel pouvoir pouvoir confronter dans le cadre de ces auditions au moment où par exemple on avait des associations de victimes qui ont été auditionnées par monsieur pradier de pouvoir dire apporter une contradiction en interne pour dire attendez vous l'avez entendu comme nous ce qui a été dit par les victimes pour pouvoir leur sortir soit dans le cas d'un amendement aussi dans l'hémicycle quand il ya une interpellation c'est là que vous entrez en jeu et notamment donc en délégation des droits des femmes donc là tu travaille plutôt sur des sujets précis la délégation enfin tournée ce qui on est un groupe de parlementaires plutôt spécialisé donc sur la question uniquement des femmes et du coup on va travailler à votre saisie sur des propositions de loi sur les projets de loi mais on est aussi saisi par rapport à des rapports parlementaires donc pour ma part par exemple j'ai travaillé sur famille armes et la sueur la précarité par rapport aux menstruations fait en train de faire différents rapports sur les retraites par exemple voit toujours des questions qui sont en lien avec les familles c'est dans ce cadre là aussi qu'on va faire des visites de terrain pour ma part je suis allé aussi à lille sur un accueil de jour par exemple ou à rennes pour visiter une prison où enfin voilà donc dans ce cadre là effectivement on va beaucoup sur le terrain on pourra les remonter et du coup ça nous permet aussi d'avoir du recul et de voir quels sont les amendements que l'on peut porter et porter la parole des gens et après il ya tout un processus aussi qui est le suivi des lois donc là il va falloir qu'on me fasse le bilan sur la loi de manas ne tient pas donc on va voir on va être saisie sur cette question là où au sein de la délégation pour pouvoir peut-être la modifier la consistance surtout les recrues tissier l'améliorer en relatant faire le bilan de ce que ça a apporté d apporter quelque chose quelles sont les bonnes femmes al ahly point positif les points négatifs ce qui est mis en place qui ne l'est pas enfin voilà faire le bilan et sur les rapports c'est la même chose en fait la délégation a décidé de faire un bilan mais ce que sinon on fait des rapports ont fait déraper en fait les rapports milhas jamais de bilan d' donc voilà par rapport à ce que vous disiez tout à l'heure par rapport à la formation notamment dont on se rend compte et on a auditionné monsieur castanet on additionnait madame et loubet formation c'est plutôt positif mais aussi il faut voir si les personnes sont en capacité de vouloir être formés parce qu'on a quand même au niveau des certains commissariats fait manger un exemple en tête ou vous avez la question des violences et qui sont incompris portées contre les agents policiers femme en fait par les collègues donc du coup et à la formation qui est nécessaire mais il faut aussi un peu faire travailler des mentalités ce que vous disiez tout à l'heure donc on a tous et tous ces aspects là à voir et après on a le problème du financement et du budget qui a loué puisqu'on a plus de ministère de droits des femmes et qu'on a c'est un secrétariat atteint et que du coup quand on pose des questions précises budgétaire mais on se retrouve on nous dit oui mais c'est dans le budget de tel ministère dani stern minister s'est réparti et on n'arrive pas à avoir de réponse précise sur les moyens qui sont directement alloués à la question des violences faites aux femmes oui voilà donc ça c'est un problème qui a baissé la kbc 7 pour 2020 on a vu mais effectivement c'est un monospace ans le chiffre précis oui oui et on voit pas les dispositifs le financement de tels dispositifs on voit pas les éléments et après une chose - à lille j'ai trouvé j'ai vu un accueil de jour où on avait effectivement un lieu ouvert où les femmes victimes de violences pouvait venir avec les enfants il y avait de quoi faire la lessive y avait plein de délits monde positif il y avait des personnes qui étaient là pour les accueillir et moi quand je compare ça à d'autres départements et notamment ruraux on est démuni en fait on n'a pas ces moyens là et en plus dans le milieu rural tout le monde se connaît c'est encore plus difficile j'ai l'impression que ça c'est peut être une impression mais plus difficile que l'anonymat en ville où on peut plus facilement oui parce qu'ils ont fait des dons venus il ya au niveau de la répartition du territoire en plus à des inégalités qui ce qui ce qui se crée en fête et du manque de visibilité sur le financement on ne peut pas attribuer par exemple dans milieu rural le même montant en fait que dans danville et donc du coup on a plus est cette visibilité et les femmes sont complètement isolés dans leurs problématiques et donc elle se retrouve encore une fois à faire marche arrière retourner chez elle nouaille hassania aussi le désengagement de l'état puisque en fait ce sont les dénonciations et donc le niveau d'investissement des associations sur la répartition du territoire n'est pas identique partout du coup on se retrouve avec des inégalités voilà parce que moi ce que j'ai vu à lille vraiment c'était vraiment très très bien et quand je compare avec d'autres lieux sait moins mais c'est pas un manque de volonté des personnes sur place c'est bien on est bien sûr c'est ce qu'on dit voilà c'est un problème il faut plus de financement pour que ça aide pour que ce soient répartis sur tout le territoire de façon égale et que l'état reprenne et que l'état reprenne la main sur ces sujets tout à fait du coup ça on le voit beaucoup les assauts ont fait peser sur les associations une fragilité budgétaire sûr que c'est aux associations de se débrouiller pour savoir quels ministères compétents pour obtenir tel ou tel révocation et ça on le voit de plus en plus sur tous les domaines mais spécifiquement sur les violences faites aux femmes les associations on l'a vu sur la visite où ils nous ont écoutés c'est très compliqué on rentre dans des discussions avec des ministères qui ont des grosses restructurations et que nous associations on n'a pas forcément énormément de support administratif pour pouvoir répondre à toutes les appels d'offres tout les différentes affaires et ça c'est quelque chose qu'on voit de plus en plus il y à une précarisation de la prise en charge des personnes précarisées commencé aujourd'hui il ya plus d'associations qui n'ouvre que des ja plus d'associations qui ferment que d'associations qui nous c'est un peu la réalité des chiffres et donc du coup alors par rapport à ta visite est ce que tu as eue tu as été confronté avec d enfin tuer vous avez pu le constater que les femmes venaient souvent avec les enfants est ce ça dure ça du coup c'est parce que du coup hugo a particulièrement remarqué mais c'est pas et c'est cette dimension là qu intéressante c'est que c'est pas seulement les femmes seules qui viennent il ya tous les entourages qui vient aussi avec hill qui du coup ben pose question justement sur comment on les accueille est ce qu'il ya une doctrine justement d'accueil que les enfants sont là ce que les amis soins sachant ce que c'est on sait que c'est important le soutien le second pour ces personnes victimes et oui particulièrement et oui et des choses extraordinaires qui sont faites sur le terrain mais elles sont les associations sont démunis pour essayer de répondre à ces questions là et alors est il y avait des choses intéressantes mais lourde aussi lourde de sens la confidentialité on impose une promiscuité qui est assez terrible quand même sur ces questions là on est allé voir nos un autre chrs où on mélange tous les types de public et c'est très compliqué notamment sur l'hébergement d'urgence où on va des familles qui viennent d'être battus si on arrive à trouver une place et qui se retrouvent avec d'autres publics dans une autre précarité avec leurs propres difficultés y ont fait une concentration de l'ensemble de toutes ces personnes qui est cassé désastreuse c'est vrai que c'est c'est des moments qui sont lourds de sens on ne comprend pas pourquoi le système et puis les institutions fonctionnent comme ça mais c'est vrai que par rapport aux enfants sophie toi qu'est ce que tu peux nous nous dire sur la prise en charge déjà jeunesse de certains sens à partir sur un constat déjà quelques chiffres pour se rendre compte que les enfants sont des victimes directes ni violence conjugale pour vous donner un chiffre vous avez cent quarante trois mille enfants qui vivent dans un foyer ou une femme déclare où les femmes ont déclaré est victime de violence conjugale de la part de leur conjoint ou ex conjoint le chiffre qui fait un peu froid dans le dos et de savoir qu'il ya 42 % de ces enfants qui ont moins de 6 ans ça fait soixante mille enfants moins de 6 ans avoir parlé tout à l'heure mais c'est un âge qui est particulièrement vulnérables et qui préjugent beaucoup 1 après du bon développement de l'enfant et de sa capacité à s'intégrer et dont la dent dans la société donc céder les enfants ou les teams en vivent de plein fouet à une violence conjugale dont sont victimes leurs mais le plus souvent on va dire leurs parents mais plus spécifiquement leur mère on va pas être mail sur deux sur le sujet et les enfants en filmant souffrent directement des violences qui sont donc ils sont spectateurs parfois effectivement ont ils sont directement victimes alors ils peuvent souffrir effectivement de nombreux troubles par exemple à des troubles les plus connus c'est le syndrome de stress post traumatique qui sont des strass effectivement d'une intensité extrêmement élevé dont parfois sont frappés des victimes de guerre par exemple qui sont les délais qui sont donc des symptômes extrêmement invalidantes avec une remémoration de la situation traumatisante pour l'enfant des flashbacks répété en état d'alerté permanent beaucoup de problèmes physiologiques et psychologiques qui en découle donc effectivement on ne peut constater ça dans le temps les tableaux au cnic quand j'ai dit que les enfants sont des victimes directes par exemple en 2018 vous avez 21 enfants qui sont morts dans le cadre de violences conjugales voilà et vous n'avez 82 qui sont restés orphelins qui ont vu leur mère se faire tuer sous leurs yeux donc ça s'est vite sinon des drames familiaux ou mais il ya un côté systémique ces chiffres sont là pour en témoigner le tableau et des conséquences de ces de ces violences de ces de ces scènes absolument terrorisant pour pour ses enfants plutôt aux jeunes effectivement la majorité quand même a quasiment jamais permet aux jeunes c'est effectivement des problèmes de santé donc ils sont plus où ils sont plus sujets par exemple à des retards de croissance des problèmes de langage des problèmes d'apprentissage il ya des problèmes d'adaptation également assez des enfants qui par exemple ont des phobies scolaires ces enfants qui sont hyper actif véritable sensible des problèmes de comportement les enfants victimes de violence conjugale ont 10 à 17 fois plus de problèmes comportementaux que des enfants élevés dans des foyers sans violence donc effectivement vous avez 50 % des jeunes délinquants qui ont vécu dans leur enfance un foyer ans qui ont vécu dans un feuillet violents dans l'eure dans leur enfance donc tout ça c'est des chiffres qui nous font penser qu'effectivement il ya des racines profondes au malaise qu'on peut retrouver dans notre société quand on essaie chiffres là je pense quand même largement sous-estimé parce que malheureusement on n'a pas les n'a pas les bonnes structures va pas les bons thermomètre pour mesurer exactement ce qu'il en est donc on peut imaginer que c'est bien plus bien plus important l'enfant fait ils ont dans sa construction psychique va être entravé dans sa possibilité à construire un sentiment de sécurité et effectivement il va être confronté aussi très précocement à la peur de la mort la peur de voir son parent mourir la peur de mourir lui même la peur d'être abandonné et ça ça a des traces et ça laisse des traces indélébiles sur sur la construction psychique affective et psychologique de l'enfant et ça a des conséquences sociales absolument désastreuse on ne prend pas suffisamment conscience c'est pour ça que il faut qu'on continue à développer cette possibilité d'avoir une mesure un petit peu de ce qui se passe de ce qui se passe pour pour les enfants puisque s'il ne fera pas trouvé effectivement de prise en charge et de solutions de solutions adaptées parce qu'aujourd'hui quand une quand une maman arrive avec son enfant ou quand son enfant qui est orphelin a perdu donc sa maman qui s'est fait tu es soit devant lui soient tués est ce que on a des structures d accompagnement suffisant nécessaire qui accompagne ses enfants alors il ya des situations absolument terrible où la garde de l'enfant et parfois temporairement confié à meurtrier de sa mère c'est des choses qui arrivent mais encore assez assez récemment ou sinon kitty mais sont directement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance mais il n'y a pas du tout d'évaluation de l'impact traumatique par exemple pouvoir se faire tuer sous c'est sous ses yeux donc il ya un protocole qui a été mis en place de façon expérimentale à l'hôpital robert ballanger dont 93 à aulnay sous bois où effectivement il s'agit d'une prise en charge pédopsychiatrique systématique un enfant qui effectivement a vu sa mère se faire ce faire se faire tuer avec une évaluation d'impact traumatique puis après une prise en charge par l'aide sociale à l'enfance avec surtout et ça c'est le mot qui est important un suivi à long terme de l'enfant préfecture en voir l'adaptation c'est le seul en france pour l'instant c'est leur idole pour le pour l'instant c'est le seul en france c'est encore à titre expérimental certainement j'imagine que ça mériterait d'être déployée parce que comme dans la détection des vies lancement jusqu'à ce qui manque c'est véritablement que les institutions puissent dialoguer dialoguer entre elles mais c'est vrai que tu rêves quand même beaucoup de beaucoup de mesure alors quand je parlais de juin des conséquences et du désastre social qui en découlent muriel salmona en parle très bien parce qu'elle dit que l'enfant en vie développe une mémoire traumatique qui peut se réveiller à n'importe quel à n'importe quel moment et il ya une augmentation a clairement du nombre de conduites addictives de conduite de conduite dangereuse de violence et de criminalité a quand même il ya quand même un lien ça ne veut pas dire que tous les enfants qui ont vécu ça vont effectivement développé ça mais il ya une plus forte proportion d'enfants qui le développent et donc effectivement dans les dents les mesures qu'on pourrait mettre en oeuvre il pourrait par exemple y avoir un renforcement du lien entre le 39 19 qui est le numéro national d'appel pour signaler les violences faites aux femmes avec le 119 l'enfance en danger le feu parce que souvent on voit qu'ils allaient y revenir quand même entre les femmes victimes de violences et les enfants les enfants victimes de violence on pourrait aussi former davantage les professionnels pour reconnaître un enfant qui est victime de violences conjugales il ya des tableaux cliniques qui sont qui sont assez clairs là dessus on pourrait par exemple aussi préféré éloigner le parent violent du foyer plutôt que de déstabiliser l'enfant en le sentant du foyer avec sa mère et le faire courir de foyers d'hébergement foyer d'hébergement qui garde ses repères qu'ils puissent aller toujours à la même école qu'ils puissent qu'ils puissent rester rester chez lui et puis effectivement il y avait aussi la nécessité et ça je pense que ça changerait beaucoup de choses ça serait de reconnaître à l'enfant le statut de victime le sel de victimes en ouvrant des droits sociaux en proposant par exemple de l'aide à la scolarité parce que souvent il ya un impact dans la scolarité d'enfants qui est fort on est dans l'insertion professionnelle parce qu'on voit bien que tous ces enfants seront difficulté à toutes les étapes de leur vie par la suite et puis effectivement au sein de la thématique enfance nous on souhaiterait qu'il y ait des avocats spécialisés qui représentent les intérêts de l'entente avec des formations spécifiques effectivement une compétence vraiment spécifique sur ce sujet qu'est ce que te qu'est ce que tu en penses de ses avocats spécialisés à l'enfance où ça ça existe plus ou moins 100 oui ça soit nommé alors je pense qu'il ya forcément une inégalité ou si territoriales dont vous parliez tout à l'heure ça ça me parait ça me paraît évident après dans des grosses juridiction comme comme paris nanterre enfin les juridiction limitrophe de paris voilà il ya des centaines des mineurs mais pour moi la question fondamentale c'est que on ne peut pas dissocier la protection des femmes victimes de violence de la protection de leurs enfants on marche sur la tête on marche sur la tête on écrivait complètement clivé on va extraire madame et puis le rebond le pire c'est effectivement des foyers où tout les problèmes à toutes les personnes en difficulté se retrouvent réunis vous imaginez l'impact traumatique que ça représente et les enfants ils vont rester ou avec papa mais quelle merveille l'enfant est le principal vecteur de violences après la séparation tant qu'on n'a pas compris ça pour moi on va droit dans le mur il faut voir revoir et revoir jusqu'à la garde le grand film c'est une fiction remarquablement interprété tout sonne juste vraiment c'est remarquable on comprend les choses là on ne peut pas dissocier les deux protections ça veut dire que au delà de la prise en compte des violences du point de vue pénal c'est à dire vraiment le volet répressif qui est important à la prison que là la prise des plaintes avoir un dossier qui tient debout avec effectivement les questions que que vous développiez tout à l'heure qui sont fondamentales j'ajouterai simplement une question fondamentale y at il des enfants est ce que les enfants étaient présents au moment des des violences ah non ils dormaient ils dormaient ou situe la chambre voilà depuis quand ça a commencé et c'est quand est-ce que ça a commencé à la première grossesse où ça s'est amplifié il ya un lien majeur vraiment et on continue à ne pas vouloir le voir parce que on ne touche pas au père on ne touche pas au père donc on va clivé les choses on va régler plus ou moins bien plutôt mal que bien les choses au pénal avec des avec des réponses pénales qui ne correspondent pas du tout la plupart du temps à haut degré de dangerosité du de l'auteur des violences ça aussi l'évaluation de la dangerosité c'est quelque chose de fondamental et de l'autre côté on va s'occuper des mesures relatives à l'exercice de l'autorité parentale mais madame c'est autre chose c'est c'est le père et monsieur il a changé de personnalité d'un seul coup parce qu'il est père comme si être géniteur c'était être père comme si deux de d'infliger jour après jour à son enfant des violences aussi majeure que de 2 que d'insulter sa mère de de à longueur de temps ce n'était pas une violence majeure sur la construction d'un enfant comme si le dénigrement systématique et là on n'est que sur les violences psychologiques dont on parle assez peu en parlent des féminicides c'est fondamental mais faut pas oublier ça que ta mère elle vaut rien moi je me souviens d'un dossier ou simple le ce monsieur journalistes dans un grand quotidien a pris à témoin son fils ils le frappaient s'était pas seulement des violences psychologiques sont aussi des violences physiques il frappait régulièrement son épouse y compris en simple combien de mort in utero suite aux violences conjugales on a des chiffres là aussi avec un chiffre noir très important et il lui a dit regarde il a pris à témoin il a craché au visage de la mère qu'elles violent sa représente là ça c'est pas mesuré il évidemment que ce jeune garçon est victime directe des violences conjugales donc comment peut-on ne pas prendre en considération ces éléments fondamentaux pour fixer les mesures relatives à l'autorité parentale comment est-ce qu'on peut encore considérer qui peut y avoir une résidence alternée qui peut y avoir un droit de visite et d'hébergement élargie et on voit bien que ces hommes là qui jamais n'ont pris en considération les besoins fondamentaux de leurs enfants fondamentaux les et juste le besoin de sécurité de grandir de façon wii avec un socle enfin simplement le soc 2 du de base exactement comment est ce qu'on peut penser qu'ils vont répondre aux besoins non mais on ne touche pas aux liens évidemment après on a la question de l'autorité parentale conjointe sur le principe c'est quelque chose de parfait très très bien m pas dans des situations de violence conjugale et tout ce que vous pouvez je peux vraiment vous dire vous mettez une des réponses pénales à la hauteur vous mettez même un droit de visite et d'hébergement simplement pour le parent violents après mais vous maintenez une autorité parentale conjointe dans une situation où monsieur n'a toujours pas véritablement compris les limites de la loi je peux vous dire que les violences elles restent quotidiennes parce que l'enfant il va servir de message et dans son sac il y aura des il y aura des messages il y aura des choses l'enfant on voit dans la jusqu'à la garde va être interrogé sur qui vient ou est-ce qu'elle habite maman qu'est ce qui se passe et cetera il va y avoir c'est un enfant espions des cyber violences sont majeurs dans tout et de tous les dossiers je peux vous assurer que l'un des premiers réflexes à avoir en rendez vous c'est votre ordinateur il vient doute monsieur ya accès votre téléphone c'est aussi un budget mais c'est énorme en fait c'est énorme et le sentiment d'être traqué d'être suivie que tout est espionné la préoccupation de les communications avec les avocats c'est pas confidentiels tout est surveillé c'est très compliqué de se construire comme ça et les enfants sont un pivot là dedans donc voilà et c'est la grande jouissance de faire obstacle au suivi psychologique du petit parce que quand vous avez une autorité parentale conjointe c'est ça qu'il faut penser c'est le petit va pas bien du tout bah oui mais papa il n'est pas d'accord pour qu'il y ait un suivi à il est d'accord mais pas une telle qu'il est d'accord mais là la psychologue à la con près alors il est plus d'accord et tout s'arrête comme vous construisez un enfant comme ça comment vous voulez c'est très compliqué je reconnais là dans ces témoignages et dangereux dans vos discours on a l'impression que l'on va tout s'écroule bon néanmoins on est là il faut un maillage il faut penser l'intégralité de la problématique arrêté penser que c'est du conflit majoré c'est pas du conflit c'est une négation de l'autre c'est pas un désaccord c'est une autre réalité qui a vraiment comme objectif la destruction évidemment quoi de mieux pour un auteur de violences conjugales qui a juré la perte de deux de la femme avec qui il a été ou avec qui il est que de s'en prendre aux enfants c'est c'est une proie idéale donc c'est il faut penser toutes les questions ensemble et et on peut le faire on peut le faire c'est à ce prix qu'on a qu'on avancera véritable et c'est notre combat c'est un autre combat toujours de se réunir de se concerter de travailler en collaboration avec nos députés avec donc les les psychologues les avocats qui sont confrontés et où tout se mettre tout ce maillage c'est un travail commun et je pense qu'on finira quand même par y arriver on baissera ce nombre de féminicide il faut se donner les moyens donc l'état doit prendre ses responsabilités de toute façon l'état doit prendre ses responsabilités et fouquet une synergie entre tous les ministères et enfin avoir un vrai ministère pour le droit des femmes pour justement inclure toute cette partie sur les violences avec lui évidemment l'accompagnement des enfants je pense que voilà c'est le combat c'est notre combat est d'ailleurs j'en profite pour vous dire que le 23 novembre il ya donc cette grande marche que le collectif nous tous tu organises la france soumise sera bien évidemment présente ce jour là avec nos députés nos militants et j'espère que vous aussi vous serez nombreuses et nombreux à nous rejoindre ce 23 novembre donc ça démarre à opéra il me semble oui c'est ça à opéra 14 heures on se donne rendez vous donc le 23 novembre je vous remercie tous sans merci pour votre participation vos témoignages qui nous sont précieux et on se dit et bien à une prochaine