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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 6 octobre 2025 23 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsBudget & impôtsÉconomie & entreprises

Sébastien Lecornu a remis sa démission à Emmanuel Macron qui l'a acceptée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Antoine Noberdorf, avec Bruno Retaillot qui donc 2h après la nomination du gouvernement, l'annonce faite sur le péron de l'Élysée hier soir pour la secrétaire générale et bien publie ce message sur X et convoque ce matin ses troupes peut-être pour claquer la porte

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Philippe Morau Chevrelet, Sébastien Lecornu, il peut tenir là, il peut il peut même accepter de recomposer, d'aller prononcer un discours de politique générale où est-ce qu'il doit il plier plier bagage lui à son tour parce que si tout ça vole en éclat en réalité.

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Antoine Oberdorf, très concrètement un Sébastien Lecornu qui perdrait ou qui perd son ministre de l'intérieur qui claque la porte qui est censé prononcer ce DPG discours de politique générale demain devant Ben c'est fini mais qu'est-ce qu'il peut faire à part démissionner

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Philippe Morau Chevrelet, mais c'est gigantesque ce qui se passe ce matin. Ce qui se passe c'est en fait on assiste à un conflit, une forme de guerre absolument inédite entre un président de la République et un parlement. Et au fond, c'est ça qu'on voit en ce moment.

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Antoine Aberdorf, que va-t-il se passer ? sortons notre machine à raisonner parce que Jordan Bardella à peine Emmanuel Macron a dissou de l'Assemblée nationale. Le président peut-il faire autre chose ? Peut-il ne pas dissoudre ? Et qu'est-ce qu'il ferait à la place ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Antoine NoberdorfFait
    « scénario impensable scénario impensable et inédit sous la 5e République auquel on a assisté hier soir 21h22 d'un tweet vous l'avez dit Jean-François Bruno Rota fait imploser de l'intérieur ce gouvernement »
  • 6:00Philippe Morau ChevreletChiffre
    « on nous a expliqué qu'il fallait négocier avec le Parti socialiste. Ça fait quand même des semaines qu'on nous explique ça. Ça fait des semaines qu'on a un débat sur la taxe Zucman qui par ailleurs est soutenue par plus de 80 % de la population »
  • 12:00Philippe Morau ChevreletFait
    « le budget est prêt en réalité. Donc on va négocier à la marge si négociation il y a et il doit être déposé avant le 15 octobre. »
  • 15:00Antoine NoberdorfFait
    « le Rassemblement national n'aurait pas intérêt à rejoindre Matignon comme une option que pourrait mettre sur la table un Emmanuel Macron »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Akili avec nos deux invités ce matin en studio. Bonjour messieurs.

Antoine Noberdorf, vous êtes journaliste politique à l'opinion. Vous êtes très actif d'ailleurs. Vous sortez pas mal de d'infos exclusives pour l'opinion.

Ils ont de la chance de vous avoir. Et avec vous Philippe Morau Chevrelet. Bonjour Jean-François.

Vous êtes consultant en communication politique en fait. Vous avez beaucoup d'activités, le public vous connaît bien également depuis de longues années. Vous êtes un observateur de de la vie politique, la vie publique tous les deux.

Euh je voudrais vous questionner directement hein sur ce qui se passe en ce moment même et je commence par vous euh Antoine Noberdorf euh avec Bruno Retaillot qui donc 2h après euh la nomination du gouvernement, l'annonce faite sur le péron de l'Élysée hier soir pour la secrétaire générale et bien publie ce message sur X et convoque ce matin ses troupes peut-être pour claquer la porte Antoine oui absolument scénario impensable scénario impensable et inédit sous la 5e République auquel on a assisté hier soir 21h22 d'un tweet vous l'avez dit Jean-François Bruno Rota fait imploser de l'intérieur ce gouvernement considérant que les gages de rupture que lui avait promis Sébastien le cornu n'étaient pas au rendez-vous que la liste de noms qu'avait prononcé le secrétaire général de l'Élysée sur l'opérant de l'Élysée n'était pas conforme à ce qui lui avait été vendu. On aura jamais, en tout cas, on l'aura un jour, on l'espère, mais pour le moment, on n' pas le fin mot sur le fait de savoir s'il y a eu tromperie sur la marchandise de la part de Sébastien Lecnu et si donc c'est fort de cette tromperie que Bruno Rotaou a considéré qu'il était temps de rompre. Ça veut dire j'en ai tr sur 18, c'est pas assez.

Absolument. Quatre ministres, quatre ministr sur sur 18. effectivement, il peut considérer qu'il a été de ce point de vue-là mal payé puisque la droite qu'on que l'on sait Rangaillardi prétendait au tiers des portefeuilles et des marocains ministériels.

Et le plus probable à ce stade, c'est qu'en réalité Bruno Rota été complètement débordé par sa base militante, par ses cadres, par les militants de base qui ne pouvaient pas concevoir qu'il passe plus de temps au gouvernement avec ce qui incarne à leurs yeux tout le tout l'échec du macronisme, tout le macronisme finissant a commencé par un ancien LR ou plus exactement un ancien de l'UMP, Bruno Lemer, que les LR et pas que les LR d'ailleurs surnomme l'homme aux 1000 milliards d'euros de dette. Ça a été semble-t-il la goutte de trop, la goutte d'eau qui a fait déborder le vas et qui les a décidé peut-être dans les heures qui viennent hein à rompre. Alors rompre OK mais Philippe Rochevrelet, vous aurez la parole tous les deux, prenez-lain.

D'abord petit message au passage. La vérité en face vous savez le principe c'est 0826 300 300. Vous appelez, vous intervenez vous interpellez nos invités.

Philippe Mor Chevrolet euh Sébastien le corn, il peut tenir là, il peut il peut même accepter de recomposer, d'aller prononcer un discours de politique générale où est-ce qu'il doit il plier plier bagage lui à son tour parce que si tout ça vole en éclat en réalité. Mais ce qu'il y a ce qu'il y a de très paradoxal, c'est qu'on est passé d'une séquence où on nous a expliqué qu'il fallait négocier avec le Parti socialiste. Ça fait quand même des semaines qu'on nous explique ça.

Ça fait des semaines qu'on a un débat sur la taxe Zucman qui par ailleurs est soutenue par plus de 80 % de la population dans toutes les sphères, c'est-à-dire aussi bien au Rassemblement national que chez lesfi. C'est très étonnant. C'est c'est un phénomène.

Euh donc on parle de justice fiscale, on fait tout un discours du côté de Sébastien Lecnu dans cette direction. Au final, on arrive avec le même gouvernement à quelques détails près et là, on voit que c'est la droite qui s'en va alors qu'un boulevard lui offert, ce qui est quand même très paradoxal. Effectivement, je pense que Bruno Lemire, c'est un peu une perfidie du président de la République parce que tout ça Jean-François s'est guidé largement par l'Élysée.

En fait, il a deux négociations le corn, l'Élysée et le Parlement, un peu comme Joseph Becker. Et du coup, il doit composer avec les deux, c'est pas évident. Et l'Élysée a fait une petite perfidie à Rotaillot en mettant le maire.

Pourquoi ? Parce que pour 2027 Raillot en gros a un boulevard. Mais ce qu'aime bien faire Emmanuel Macron, c'est mettre des anticorps à ce type d'ambition.

Il l'a fait avec Darmanin, il a poussé à tal, il fait ça régulièrement. Ils sentent l'entourel les il sent l'entourloup. le ne pouvait pas s'y opposer parce que peut-être que ceux qui nous écoutent l'ignorent mais Bruno Lem est éminemment proche de Sébastien Lecnu.

C'est même son mentor. Ils ont l'un écornu a été le conseiller de le maire dans tous les deux gouvernement. Alors Antoine pour rebondir.

Oui oui ils sont intimement liés. Leur destin politique est lié. C'est le mentor de de le cornu.

Mais pour bien comprendre et rebondir ce que dig est très intéressant, ce que vous dites tous les deux est très intéressant, Philippe Moro Chevrolet, Emmanuel Macron place donc le maire et il envoie des messages. Dites-moi Antoine Oberdorf très concrètement un Sébastien Lecnu qui perdrait ou qui perd son ministre de l'intérieur qui claque la porte qui est censé prononcer ce DPG discours de politique générale demain devant Ben c'est fini mais qu'est-ce qu'il peut faire à part démissionner parce que il est complètement si vous voulez dans il est il est pris dans la NAS il est objectivement pris dans la NAS il a un doute sur le fait que Sébastien Le Gordornu puisse demain prononcer ce discours de politique général pour dire qu'il peut démissionner aujourd'hui. Tout est possible là.

On a on a basculé dans les rationnels. Tout est inédit de toute manière dans ce que nous vivons. C'est une des missions de Bruno Retaillot est plus que jamais sur la table.

Une démission dans la foulée d'un Sébastien le cornu fragilisé aussi. Enfin tout est envisageable. Ce que ce qui est absolument ahurissant, c'est que Sébastien Lecnu avait pris 26 jours pour constituer ce gouvernement, pour soigner ses équilibres, pour ne contrarier personne au sein de ce sole commun qui alliant, Renaissance et LR est particulièrement précaire.

Au bout de 26 jours, on se dit tout ça pour ça. Et en réalité, Sébastien Lecornu est dans un goulot d'étranglement où il n'a plus devant lui que des mauvaises solutions. Imaginez même qu'il sait tout à Bruno Rotaillot.

Imaginons un instant, il lui sait tout. Il fait rentrer les proches de Bruno Rota François Xavier Bellami, Hotman Nasrou. Mais ce serait la veu d'une impuissance totale de la part du premier ministre.

Il a déjà confessé qu'il était le plus fragile de la 5e République, mais là c'est finir de s'aborder. Donc ça signifie Philippe Moro Chevrelet que parce que ça fait des années messieurs que vous observez la la vie politique et Philippe on a fait des émissions par le passé euh là-dessus. Là c'est quand même un scénario totalement inédit. un premier ministre et je poursuis ce que dit Antoine Auerdor Philippe Morvrelet euh là il est quel que soit l'issue de ce matin, il il est coincé Sébastien Lecornus soit le soit le le retaillot reste et ça veut dire qu' effectivement il est obligé de de d'étendre la voieurellaire donc il se renie parce qu'il y a un contenu derrière quand vous évoquez l'attaque Zucman en réalité les Français veulent plus de justice fiscale.

Ils appellent Zucman mais bon c'est la justice fiscale généralement pas c'est 90 % chez l'air 92 % chez Renaissance là il ne peut pas rester quel que soit le scénario monsieur le cornu euh bah il peut difficilement rester de toute façon j'ai envie de dire ce sera très darwiniste he l'Assemblée nationale va voter la censure et ce sera terminé l'enjeu principal du gouvernement et de l'Élysée c'est de faire passer un budget qu' Antoine Oberdov sera d'accord là-dessus le budget c'est quelque chose qui a été bouclé durant l'été donc le budget est prêt en réalité Donc on va négocier à la marge si négociation il y a et il doit être déposé avant le 15 octobre. Ça peut durer un peu plus longtemps mais si on dépasse cette date, on entre dans ce qu'on appelle une loi spéciale et si on est en loi spéciale, ça veut dire que en gros on va exploser le budget, on va exploser le déficit. Donc l'Élysée a ce but là en tête.

Et là où on tom de haut quand même, c'est que Sébastien le Cornu pensait avoir trouvé la Martin Gal avec le renancement au 493 parce que là on l'oublie, il y a une accélération folle des événements mais il y a 48 he sur le pay de Matignon, on avait un Sébastien le Cornu très content de lui-même qui pensait avoir trouvé la bonne idée par le renoncement au 493 qui nous disait vouloir se mettre sous la tutelle du parlement et que les équilibres seraient trouvés entre le palens que les uns autres diraient chicors on va pouvoir discuter. On est chez nous. Non, parce qu'ils ont tout de suite flairé l'arnaque, les parlementaires, les socialistes au premier chef qui ont été euh très en avant sur cette revendication de renoncement au 493 et puis à la seconde où Sébastien Lacornu leur a accordé, ils sont dit "Ah non, il non mais on avait peut-être pas bien saisi en réalité les implications de cette affaire." Parce que ça veut dire quoi un rencement 493 ?

Ça veut dire tout un examen budgétaire où alors là la gauche du nouveau Front populaire se serait fait plaisir. À défaut de pouvoir créer des dépenses, ils auraient créé des recettes fiscales et puis à la fin vous avez un budget Frankenstein qui n'est absolument pas en mesure de passer qui est retricoté détricoté retricoté en commission mixte par terre en toute fin de course et qui ne passe pas. Résultat vous laissez courir des délais constitutionnels et tout le monde le sait chacun l'a à l'esprit.

Passer 70 jours, la France bascule dans une période par ordonnance avec un budget par ordonnance. Allez, nous sommes avec vous Gill. Bonjour Gill.

Oui, bonjour. Vous êtes à Bédarieux, c'est dans l'héros. L'héros ?

Ouais, j'ai gagnéit. Oui, Gill, euh, vous entendez nos invités Philippe Morochevolet, Antoine Burdorf et votre serviteur. Qu'est-ce que vous dites ce matin Gill ?

Nous sommes dans une situation qui frise le chaos là. Bah c'est c'est on dirait plutôt une vieille série dont on change juste le générique. Euh tris ministres qui bouge, les autres qui restent, on ramène celui qui est responsable de la dette et et Macron voudrait nous vendre ça comme un tournant.

C'est pas un tournant, c'est un rond-point. Euh un rond-point, c'est génial. C'est génial.

Vous avez raison. Mais non, mais mais à force de vouloir gouverner seul, Macron, il s'est enfermé tout seul. il a épuisé ses alliés, il a braqué le parlement et il a vidé la politique de toute confiance.

Tout le monde en a ral bol. Moi, j'étais avec ma femme hier soir, on on suit la vie politique depuis depuis depuis toujours et c'est la première fois on en avait rien à siré d'entendre le nouveau gouvernement. On a même pas écouté.

On l'attendait plus. On l'attendait plus. C'était un non événement pour vous.

Oui. Ah mais Ah mais complètement. Ouais.

La crise continue. Le président reste le seul responsable. Il croyait éviter la tempête en changeant rien.

Il a prolongé l'orage. Voilà. Gill, qu'est-ce que vous faites dans Qu'est-ce que vous faites dans la vie Gill ?

Moi, je suis enseignant. Vous êtes enseignant. Euh donc pour vous hier soir, zéro de tension sur tiens, il y a un nouveau gouvernement qui arrive quoi.

Je je je c'est le sentiment dans mon foyer, mais mais c'est le sentiment parmi mes collègues aussi. Euh il y a il y a il y a une lassitude générale de tout ça euh qui qui fondamentalement est inquiétante parce que parce que quand quand on va retourner aux urnes et irrémédiablement va y retourner euh je sais pas quel populisme va gagner mais il y en aura un qui gagnera. Et Gill pour aller un c question d'Antoine Auerdor Gill pour aller un cran plus loin, il y a vous parlez au fond d'une forme d'insignifiance du politique un théâtre d'ombre qui doréen avant vous laisse franchement assez froid.

Il y a un député un député du modem Richard Ramos qui qui s'inquiétait du fait que les politiques avaient fait non seulement la démonstration de leur inutilité mais qu'ils étaient peut-être devenus toxiques aux yeux des Français. Est-ce que vous en êtes à ce point-là ? Ah non, je dirais pas qu'ils sont toxiques mais par contre il valident il valident la la parole politique de celui qui le dégomme en permanence Jean-Luc Mélenchon qui veut une 6e République.

Enfin je veux dire la 5e République elle est morte là. Elle est enterré en je veux dire on Macron est en train de prouver à tout le monde qu'on peut fonctionner 3 semaines 2 mois 3 mois sans gouvernement. On vient en direct avec vous c'est une dépêche FP qui tombe à l'instant.

Sébastien le cornu a remis sa démission Emmanuel Macron qui accepté. Alors voilà, attendez, voilà, c'est ce que c'est que c'est ce que je vous disais à l'instant et pardonnez-moi. Euh euh j'avais quelques infos aussi euh qui me venaient euh sur un canal personnel et restreint euh de la présence de monsieur le cornu euh donc à l'Élysée pour remettre sa démission mais ce n'était pas avéré.

Donc merci Antoine, vous nous le précisez grâce à l'agence France Press. Un mot, je vous ai Gill. Voilà Gill, c'est ça rejoint ce que vous disiez à l'instant.

Nous sommes repartis pour un tour. Allez merci à vous. Merci Gill.

Merci depuis Bédarieux euh dans l'héros démission donc de Sébastien le Cornu. C'est quand même historique, on a jamais vu ça. Jamais jamais.

Oui oui, jamais vu. Philippe Morau Chevrolet. Allez vous restez avec nous.

Dans un instant nous reprenons ce fil avec le départ de Sébastien Lecornu qui n'est plus premier ministre de la France. Ça y est, c'est fini. Il a même devancé les la déclaration de Bruno Rota.

C'est terminé. Nous repartons 2-0. C'est du jamais vu dans l'histoire de la 5è République.

À tout de suite à 9h43 pour la suite de la vérité en en face sur Sud Radio. Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Aili.

Il est 9h47, la France entière est en édition spéciale. Vous me passez l'expression Philippe Moroch Chevrolet, Antoine Oubdorf, je vous résume la situation. Nous l'évoquions avant l'annonce officielle que vous avez pu donner à Antoine Noberdorf via l'agence France Press.

Nous évoquions l'inéluctable ce matin démission d'un Sébastien Lecornu à l'Élysée après l'annonce le clash de Bruno Rota. Emmanuel Macron accepte donc la démission de Sébastien le Cornu et c'est Jordan Bardellaal le numéro 1, le président du Rassemblement national qui demande une dissolution. Et oui euh Philippe Morau Chevrelet euh le Rassemblement national n'aurait pas intérêt à rejoindre Matignon comme une option que pourrait mettre sur la table un Emmanuel Macron euh parce que parce que et bien le RN aurait besoin de nouvelles élections pour renforcer son assise, sa présence dans les traversé de l'Assemblée nationale.

Tout d'abord, votre regard sur cette séquence sans anticiper trop vite parce qu'on a le temps de le faire encore quelques minutes. Mais Philippe Rochevrelet, mais c'est gigantesque ce qui se passe ce matin. Ce qui se passe c'est en fait on assiste à un conflit, une forme de guerre absolument inédite entre un président de la République et un parlement.

Et au fond, c'est ça qu'on voit en ce moment. à reprises Emmanuel Macron a essayé de passer en force avec la même méthode un budget ficelé déjà près qu'on va essayer de faire avaler un parlement réticent pour différentes raisons. Le RN n'a pas les mêmes raisons que LR ni que le Parti socialiste ouf évidemment donc tout ça c'est c'est le résultat de ce bras de fer.

Le président ne veut rien lâcher. Il multiplie les provocations. Donc il va prendre des proches comme Sébastien Lecnu dans le gouvernement qui a été annoncé hier soir et qui donc a duré quoi 8h Jean-François 7h.

Oui, il y avait essentiellement des reconduits, donc rien ne changait, aucune ouverture à gauche. Les quelques rares ministres comme Éric Lombard qui pouvait composer avec le Parti socialiste, on les dégage et on se retrouve avec une situation où par ailleurs, c'est la droite qui part. C'est c'est absolument dingue.

C'est la droite républicaine qui s'en va. Antoine Aberdorf, que va-t-il se passer ? sortons notre machine à raisonner parce que Jordan Bardella à peine Emmanuel Macron a dissou de l'Assemblée nationale.

Le président peut-il faire autre chose ? Peut-il ne pas dissoudre ? Et qu'est-ce qu'il ferait à la place ?

Il va y avoir effectivement, il va y avoir une accélération folle des événements encore. Euh une nouvelle pièce est mise dans la machine par la démission de Sébastien le Cornu. Le plus probable dans le déroulé d'événement pour que tous ceux qui nous écoutent les bien à l'esprit.

Euh, il est probable que le président de la République ne souhaitant pas, comme le disait Philippe Morvrolet, infléchir sa politique sur la gauche, se tourne vers le Rassemblement national de manière totalement factice, propose à Jordan Bardella de prendre Matignon, lequel déclinera pour la simple et bonne raison qu'il n'a pas de majorité absolue et ne dispose que de 140 députés environ à l'Assemblée nationale. Et donc, prenant prétexte de ce refus, le président de la République pourrait à ce moment-là effectivement prononcer une nouvelle dissolution. Nouvelle dissolution après celle du 9 juin 2024.

Nouvelle dissolution. Mais attendez, ça veut dire quoi ? Alors voilà, justement, est-ce que cette élection peut s'organiser ?

Je vous rappelle qu'il y en a une autre qui attend au parking, c'est celle des municipales derrière. Et qu'est-ce est-ce que c'est techniquement vous qui bossez là-dessus ? Est-ce que c'est techniquement possible ?

Peut-être qu'on me signale le un appel de de d'Hervé, mais si Hervé est en ligne depuis, on le prendra dans un instant. Juste répondre à cette question. C'est totalement possible.

Je ne dis pas que c'est souhaitable pour le pays ni pour les institutions de la 5e République qui vont sortir nécessairement ébranlé de cette nouvelle séquence, de ce nouveau bazar. Mais effectivement, c'est possible. Ça fait maintenant euh des semaines que le spectre de la dissolution plane au-dessus des têtes des parlementaires à l'Assemblée nationale.

Euh j'ai euh des députés qui m'envoient des affiches qui sont déjà prêtes euh chez euh chez l'imprimeur euh qui sont déjà euh tout sortie des rotatives. Voilà, tout le monde se préparait et je peux vous assurer que ces temps-ci quand il y avait des événements politiques des matin à radio, vous avez d'ailleurs dû en faire l'expérience, les députés étaient très prudents parce que ils voulaient passer le maximum de temps en circonscription à ratisser leur territoire. Philippe Moroch Chevrelet, imaginons demain une dissolution de nouvelles élections législatives le jour sans fin.

L'expression devient galvodée. C'est un rat de maré du RN qui arrive. C'est un rat de maré parce qu'il n'y aura pas il n'y aura plus de il n'y aura plus de franc euh républicain ou je ne sais quoi ou contre d'arc républicain je ne sais quel expression.

Ça va être un rat de maré RN. Alors on a souvent prédit le rat de maré RN. On a souvent été euh confronté à une réalité qui est quand même que le pays est pas complètement prêt à confier les clés du camion au Rassemblement national.

Donc il a et puis par ailleurs Jordan Bardella n'a pas fait de très bonne campagne. C'est pas un très bon campigneur Jordan Bardella. Donc ça fait quand même deux raisons qui font qu'on peut temporiser ça.

Par contre, il y aura probablement une poussée Renne, peut-être une un déclin des LFI. On a vu dans les sondages LFI descendre euh au profit de Raphaël Gluxman par exemple. On peut aussi avoir une recomposition à gauche sur la gauche modérée d'ailleurs qui table là-dessus assez ouvertement parce que la période va plutôt être à essayer de trouver une solution modérée à un problème gravissime.

Vous savez si le RN passe Jean-François si on a Jordan Bardella par exemple premier ministre, on a quelqu'un de totalement inexpérimenté au commande d'une des principales économies du monde à une période de turbulence budgétaire et en plus il est prusse qui pour le gouvernement enfin en tout cas pour l'Élysée est une très très mauvaise nouvelle. C'est la raison pour laquelle il faut bien mesurer que tous ceux qui aujourd'hui vous disent qu'il est possible de dépasser la la tripolarisation du spectre politique dans laquelle le pays est englué. Tous ceux qui vous promettent une un déblocage des institutions par le retour aux urnes font en réalité un paris sous-jacent qui est celui de l'Union des droites. car en réalité l'Union des droites, si on raisonne à mode de scrutin constant est la seule manière pour le Rassemblement national d'arriver à la barre fatidique des 289 députés, c'est-à-dire celle de la majorité absolue à l'assemblé l'Union des droites pour bien comprendre Antoine Bard, c'est pas de la cuisine politique hein, ça raconte ce à quoi le pays pourrait ressembler, quelles seraient les les décisions qui seraient prises qui impacteront notre vie quotidienne, les choix économiques. les choix sociaux droit ça va de monsieur Bardella et si on se glisse les républicains jusqu'au centristes oui jusqu'à quelques centristes en tout cas de qui penche qui penche à droite ça fait du monde et en réalité y compris chez les élus locaux les maires absolument et ce produit là par une accélération des événements en une prophétie qui avait déjà mis sur la table le renvoquier qui souvenez-vous a parlé récemment le renvoqué d'une alliance qui inclurait la zémouriste Sarfo.

Donc ce projet de fusion idéologique est déjà à un stade avancé. Moi j'ai moi je ne crois pas un seul instant que ce soit un acte de folie ou un geste irrationnel de la part de Bruno Rataillot. Le est un animal à sans froid.

Il est pas devenu punk Bruno Rota jusqu'à preuve du contraire. Donc il a prémédité cet acte ou en tout cas quand il a pris cette décision, il sait inéluctablement à quoi ça le mène. Et moi je me souviens d'une chose, c'est que quand Bruno Rotaillot fait sa rentrée cette année à Port Marley, que dit-il ?

Il cite Laurent Fabus et il dit "La différence entre la droite et l'extrême droite, c'est une pensée et c'est c'est la différence entre une pensée et une arrière-pensée." Ça en dit long sur l'état d'avancement du projet de fusion qu'il pourrait y avoir au conditionnel bien sûr entre droite et extrême droite sans compter que vous avez 50 députés LR qui ont le trouill au mètre à zéro et qui vont être obligés s'ils veulent maintenir leur siège je dis bien obligés de passer des accords à minima en sous-main avec le RN pour ne pas avoir de candidat le péniste face à eux Philippe Morvrelet là-dessus vous dites quoi vous c'est possible après la question c'est pas c'est pas la fusion théorique des droit C'est en pratique qui va être le chef et ça c'est le quand même le plus gros sujet. Bruno Retaillot si on admet ce principe selon lequel la fusion des droites est possible ce qui est un fantasme qui a été développé au départ par reconquête mais qui devient progressivement une réalité.

Voilà. Et donc la question c'est est-ce que qui serait le chef d'une situation comme celle-ci ? Parce que Rota il agit aussi comme ça parce qu' il est candidat pour 2027.

Il est dans une démarche présidentielle. Il a bien senti que Macron jouait contre lui aussi donc il est pas idiot. Et ce que ça montre surtout euh c'est que Rota est capable de faire sauter un gouvernement, ce qui est une étape supplémentaire dans sa conquête du pouvoir personnel, ce qui quand on y réfléchit est incroyable.

Il a eu un parcours météoritique. Il y a d'autres candidats à droite, il y a Édouard Philippe dont on se demande ce qu'il pense et qui se volatilise de plus en plus. c'est qui devient éter gazeux Édouard Philippe alors qu'on à droite il y aurait sans doute besoin qu'il parle plus refuser le ministère des armées oui mais il refuse de parler surtout il s'exprime pas ce qui é il est temps de conclure avec tous les deux messieurs merci de commenter cette actualité qui nous vient en direct vous rendez compte on évoquait l'inéluctabilité de la démission de Sébastien Lecornu qui donc était effective au bout d'une heure de discussion avec Emmanuel Macron Antoine Aberdorf journaliste politique à l'opinion Philippe Morevrelet consultant en communication politique merci à tous les deux et cette histoire Et Christine Bouillot, bonjour et bienvenue avec vous dans Mettez-vous d'accord.

J'imagine que la thématique est toute trouvé. Oui. Pas de premier ministre, pas de gouvernement, pas de budget.

Où va la France ? On va se poser la question. cette situation politique inédite.

On en parle jusqu'à midi avec nos débatteurs et avec vous hein comme d'habitude vous le savez Jean-François au 0826 3003 300 sur Sud Radio. On attend vos appels. La démission de Sébastien Lecornu donc ce matin quelques heures après la nomination de son gouvernement.

C'est une situation complètement inédite. Inédite et délirante. Je dirais ce qui se passe aujourd'hui dans ce pays est absolument délirant.

Merci Christine. Bonne émission à vous. Merci.

Ah.