Le camp présidentiel se délite-t-il ? - reportage #cdanslair 11.07.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- FerméeRéponse partielle
Est-ce qu'ils ne vont pas être décrochés de postes-clés?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- L.MendesFait
« Je veux me mettre en tant qu'apparenté. C'est comme ça que je respecte mes électeurs. »
- S.HouliéFait
« On n'est pas les meilleurs amis du monde, mais on n'a pas le choix que de trouver une entente. »
- M.SiraudFait
« Il y a un retour des clivages au détriment de ce camp présidentiel, avec un retour du clivage gauche-droite dominé par les extrêmes. »
- G.DaretChiffre
« Ils sont moins de 10, pour l'instant. »
- B.LeridonChiffre
« Il y a un sujet intéressant: les ministres députés. Vous avez 17 ministres élus députés qui ne savent pas s'ils vont siéger à l'Assemblée ou non. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
- M.Lauqué: 2027, on y pense dans le camp présidentiel. Certains ne mâchent pas leurs mots, à l'image de L.Mendes.
Il dit ceci. Un nouveau duel se dessine pour la présidence du groupe à l'Assemblée. - Dimanche soir, les électeurs de la 2e circonscription de Moselle ont fait confiance à L.Mendes une nouvelle fois. - Petit point.
On reprend nos bonnes habitudes. - Mais les habitudes ont un peu changé. Le député qui a participé à la création d'En marche lance la fronde.
Il ne siégera plus avec l'étiquette du parti. - Je veux me mettre en tant qu'apparenté. C'est comme ça que je respecte mes électeurs.
On a une responsabilité exceptionnelle. - Cet ancien socialiste ne comprend pas le refus de certains de ses collègues opposés à une coalition. - On n'est pas les meilleurs amis du monde, mais on n'a pas le choix que de trouver une entente.
C'est comme dans une équipe de foot ou de rugby. On n'est pas tous copains, mais on n'a qu'une seule envie: gagner tous ensemble. Le match qu'on veut gagner, c'est contre l'extrême droite. - Il reprend donc sa liberté, dit-il, déçu aussi par l'attitude du président qui nourrit un sentiment de colère, selon lui. - Le Français qui lit cette presse, qu'est-ce qu'il se dit?
Que rien ne marchera et que nous ne sommes pas à la hauteur. - Il n'est pas le seul à vouloir tourner la page du macronisme. S.Houlié a cru au candidat Macron dès 2015.
Il acte la rupture hier dans le magazine "Society". ...
Le député de la Vienne appelle désormais à la création... ...
Alors, quel avenir pour la Macronie? Plus que 172 députés 5 ans après 2017, moins de 100 aujourd'hui. Tout avait si bien commencé pour les marcheurs de la première heure. - A.Bergé: C'est une chance de pouvoir être partie prenante d'une recomposition politique inédite. -7 ans et beaucoup de rebondissements plus tard, certains parlementaires ne mâchent pas leurs mots dans "Le Monde" sur le président. ...
L'ancien patron des députés laisse même éclater sa colère. - Il avait fait naître un rêve exceptionnel. On a tout abandonné pour le suivre.
On avait tous des métiers, des activités. On est partis au combat...
Parfois, ça pouvait passer pour de l'arrogance ou un excès d'assurance, mais c'était surtout un espoir et un enthousiasme exceptionnels. - Qui pour diriger le groupe à l'Assemblée? Réunion agitée hier avec d'un côté G.Darmanin, favorable à un rapprochement avec la droite mais sans les Ecologistes, et G.Attal, favorable à un dépassement. 2 visions qui peuvent cohabiter. - J'ai été élue en 2017.
Vos collègues...
Vous vous êtes rangés derrière les mêmes personnalités...
Souvenez-vous de ce quolibet de "Playmobil". On n'est pas des Playmobil. Bonne journée. - Le groupe Renaissance doit se réunir pour élire son président.
Ambiance mouvementée à venir. - M.Lauqué: Question. - M.Siraud: C'est une page qui se tourne pour le macronisme, à double titre.
Il y a un retour des clivages au détriment de ce camp présidentiel, avec un retour du clivage gauche-droite dominé par les extrêmes. A l'intérieur de cette famille politique, on voit que chacun est tenté de reprendre ses billes. Ceux qui venaient de la droite disent que maintenant, ça suffit, qu'ils ont mal aux adducteurs, que le "en même temps" ne fonctionne pas.
Ils veulent revenir sur des lignes claires. De la même façon sur l'aile gauche. C'est la fin d'une époque dans ce que la Macronie a pu porter en termes de promesses de transformation.
Le projet des mois à venir...
Que vont être les réformes ou ce qui va être mis en place pour le pays? C'est une feuille blanche. C'est la fin de cette promesse.
On a vu les mots très durs prononcés à l'égard du président. - M.Lauqué: "Il nous méprise, il nous écrase." - M.Siraud: C'est un signe de l'immaturité du macronisme, de Renaissance, qui ne reposait que sur une seule personne: E.Macron.
Cette autorité est en train de décliner. L'adoration était excessive en 2017, au début du 1er mandat. La détestation l'est tout autant aujourd'hui. - M.Lauqué: Il y a le sort des ministres. 17 ministres ont été élus ou réélus députés et des ministres qui en ont ras le bol, qui l'expriment et qui ont envie d'être libérés? - G.Daret: Ils préparent un avenir personnel.
Ils voient à moyen terme. Ils n'ont pas intérêt de rester dans un gouvernement qui ne va pas durer...
Ils ont davantage intérêt à poser des petits cailloux politiques comme l'a fait G.Darmanin en se démarquant d'E.Macron.
On les a vus se repositionner...
On voit des députés qui font ça. Les députés Renaissance particulièrement qui vont revenir à l'Assemblée, ce sont des députés qui ont été élus dans un contexte d'impopularité absolue d'E.Macron, qui n'ont pas compris pourquoi il y avait eu cette dissolution, qui en veulent énormément à E.Macron.
Ce sont des autoentrepreneurs de la politique. Ils considèrent qu'ils ne doivent leur victoire qu'à eux-mêmes. Ils estiment qu'ils peuvent dire ce qu'ils veulent et ils se sentent extrêmement libres.
On parle de S.Houlié, un macroniste qui vient de la gauche. Sera-t-il capable de créer un groupe?
Ce n'est pas juste avoir des moyens matériels. C'est un acte politique. Il montre une divergence...
C'est un geste, un acte politique. Au-delà du nombre...
Ils sont moins de 10, pour l'instant. C'est le symbole qui compte. Le grand public ne connaît pas forcément S.Houlié.
C'est le cofondateur des Jeunes avec Macron. C'était le président de la commission des lois de l'Assemblée nationale, l'une des commissions les plus importantes de l'Assemblée nationale. Quand il dit qu'il ne s'y retrouve plus parce qu'il estime que la majorité regarde trop vers la droite, tend trop la main vers la droite, ça signifie que toute une partie des députés Renaissance ne se reconnaisse plus dans E.Macron. - B.Leridon: Il y avait des signes avant-coureurs de ce délitement.
En septembre 2023, S.Houlié cosigne une tribune dans "Libération" aux côtés d'élus écologistes, socialistes, communistes et d'autres députés de la majorité de l'époque, plutôt sur la gauche, pour garantir des droits pour les travailleurs sans papiers. S.Houlié a refusé de voter la loi immigration, alors même qu'il avait les fonctions que vous venez de dire.
Il ne s'est jamais caché de ce dissensus et de cet écart qu'il avait avec la majorité présidentielle. C'est l'opportunité. "Ca y est.
J'ai fait campagne sur ma personnalité. Je me suis émancipé de la figure tutélaire du président. Je recouvre ma liberté." On ne peut pas l'accuser de se réveiller du jour au lendemain en ayant totalement changé d'orientation politique.
Un mot sur les ministres dans l'attente. Il y a un sujet intéressant: les ministres députés. Vous avez 17 ministres élus députés qui ne savent pas s'ils vont siéger à l'Assemblée ou non. - M.Lauqué: Est-ce qu'ils ne vont pas être décrochés de postes-clés? - B.Leridon: Est-ce qu'ils ne vont pas être passés en mode affaires courantes...
Une note de service circule de la secrétaire générale de l'Elysée qui autoriserait un ministre en mode affaires courantes à être aussi député...
Ca fait quand même 17 voix qui ne pourront pas
Ludovic Mendes