Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 11 juin 2026 20 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeSécuritéImmigration & asileInstitutions & élections

EDWIGE DIAZ : « Les macronistes sont tétanisés face à l’extrême gauche » (Europe 1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Vous l'avez réclamé au Rassemblement National, cette démission du garde des Sceaux ?

  • 2:52OuverteRéponse directe

    Comment jugez-vous la déclaration d'Emmanuel Macron « on ne répond pas à un drame par des cris » ?

  • 4:32OuverteRéponse directe

    Vous pensez que Gérald Darmanin ne gère pas bien la situation là, avec ce qu'il a annoncé ?

  • 4:51OuverteRéponse directe

    Vigiaz, pour protéger nos enfants, qu'est-ce qu'il faut ? Des moyens supplémentaires et des lois ?

  • 7:06OuverteRéponse partielle

    Une cour disciplinaire de la magistrature comme le suggère Bruno Retailleau, vous y êtes favorable ?

  • 8:12OuverteRéponse directe

    Pourquoi la France est-elle en retard sur le pacte européen migration et asile ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:17Invité politiqueFait
    « Notre budget de la justice est à l'os. »
  • 3:31Invité politiqueChiffre
    « Il y a même eu un gel qui a été annoncé en début d'année de 370 millions d'euros. »
  • 5:33Invité politiqueChiffre
    « 160 000 enfants par an qui sont victimes de violences sexuelles. »
  • 6:23Invité politiqueChiffre
    « En 2017, Emmanuel Macron avait promis 15 000 places de prison supplémentaires. Il a donc eu 10 ans pour les faire. Il y en a à peine 5 500 qui ont été livrés. »
  • 9:14Invité politiqueChiffre
    « Ce pacte législatif va modifier de 40% notre CZA, c'est notre code pour les étrangers. »
  • 14:04Invité politiqueChiffre
    « Nous sommes aujourd'hui à 150 000 adhérents. »
  • 18:44Invité politiqueChiffre
    « On a un ministre de l'économie qui nous annonçait un déficit de 5 et quelques pourcents. Finalement, on se rend compte que c'est un déficit de plus de 6%. »

Temps de parole

  • Edwige Diaz77 %
  • Présentateur15 %
  • Présentateur 24 %
  • Invité2 %
  • Invité 22 %

2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Les grands entretiens politiques d'Europe 1 Info se poursuivent sur Europe 1 avec votre deuxième invité, que vous accueillez à 14h33, Cléline Mathias, Edwige Diaz, députée de la Gironde et vice-présidente du Rassemblement National. Bonjour et bienvenue Edwige Diaz. Bonjour, merci pour votre invitation. On commence évidemment par l'affaire Liana et ses répercussions. La pression s'accentue sur l'exécutif. Écoutez la porte-parole du gouvernement Maude Bréjon à l'issue du Conseil des ministres ce matin.

0:24
Invité

En quoi la démission de Gérald Darmanin changerait profondément et concrètement les erreurs, les fautes, les problèmes auxquels nous sommes confrontés lorsque nous parlons de cette affaire ou des dysfonctionnements et des carences de l'institution judiciaire ? On peut se faire plaisir à demander la démission du ministre de la Justice, mais ça ne résoudra pas les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui.

0:51
Edwige Diaz

Vous l'a réclamé au Rassemblement National, cette démission du garde des Sceaux ? Bon, ça fait bien longtemps qu'on a compris qu'aucun ministre ne démissionnerait. Oui, mais est-ce qu'il faudrait ? M. Darmanin s'honorerait à le faire, mais on n'est pas dupe, nous savons qu'il ne le fera pas. Est-ce que ça réglerait les problèmes ? Non, parce qu'en fait les problèmes que nous subissons actuellement sont le fruit de politiques macronistes qui sont menées depuis très longtemps. Vous voyez, notre budget de la justice est à l'os. Alors oui, tout à fait, et merci de me donner la parole sur cette question.

Nous, toutes les lois de programmation de la justice visant à augmenter les moyens de la justice au Rassemblement National, nous les avons votées. Mais permettez-moi d'apporter quelques éclairages. C'est qu'en fait, nous étions très en retard en France en matière de budget de la justice. Donc oui, les budgets de la justice ont augmenté en fait pour rattraper un peu du retard, mais ils n'ont pas augmenté suffisamment par rapport à l'augmentation du nombre d'affaires, si vous voulez. Et pire que ça, il y a des postes qui ont été créés. Donc par exemple, en fait, la loi s'engageait à recruter, à créer 10 000 places supplémentaires, sauf qu'en fait seulement 2 500 personnes ont été recrutées.

Donc en fait, il y a des places qui sont créées. Non, non, il n'y a pas que ça en fait. Il y a des places qui sont créées, mais les personnes ne sont pas recrutées, parce qu'en fait, il n'y a pas suffisamment de moyens non plus. Donc c'est vrai que les lois qui ont été votées, c'était plutôt des déclarations d'intention que des mises en œuvre qui répondent concrètement aux attentes des administrés. Et même, je vais vous dire, il y a un mal-être dans la justice. Moi, je travaille très bien avec les tribunaux qui sont présents en Gironde, dans mon département.

Et j'entends les magistrats, les procureurs en fait, qui disent, nous avons besoin de plus de moyens humains, techniques, financiers, parce que les tribunaux sont vieillissants, parce que les plaintes s'amoncèlent. Et finalement, vous avez des justiciables qui ont vraiment l'impression que la justice n'est pas efficace dans notre pays. Et clairement, on ne peut pas leur donner tort quand on voit ce qui se passe.

2:45
Présentateur

En préambule du Conseil des ministres, Emmanuel Macron a pris la parole et il a dit, on ne répond pas à un drame par des cris.

2:52
Edwige Diaz

Comment jugez-vous cette déclaration ? Oui, mais en fait, que ce soit Emmanuel Macron ou que ce soit ses ministres, tous essayent de s'exonérer de leurs responsabilités. Tous essayent de dire, il ne faut pas instrumentaliser ce drame. Le problème, c'est qu'ils demandent en gros le silence et après, ils oublient. Et entre-temps, il y a une autre priorité, je mets des guillemets à priorité, qui arrive parce qu'en fait, ce gouvernement n'agit que dans l'urgence. Ils n'ont aucune vision structurelle pour notre pays. Et en fait, c'est vraiment la politique macroniste qui a mis la justice de notre pays à terre.

Et sur le budget de la justice dont on vient de dire qu'il a augmenté, en fait, il y a même eu un gel qui a été annoncé en début d'année de 370 millions d'euros. Donc c'est pour ça que je vous disais, attention, il ne faut pas se faire avoir entre les annonces gouvernementales et la concrétisation de ces annonces. Il y a vraiment un gap entre les deux. Et puis, surtout, il y a une lâcheté politique derrière tout cela. Et c'est en rupture. Oui, vraiment, je le dis. Il y a un manque de courage. Vous voyez, il y a du déni, il y a une peur. Je le dis clairement, les macronistes sont tétanisés face à l'extrême gauche.

Donc en fait, comment dire, même l'extrême gauche est dans l'instrumentalisation de ce drame de l'IANA. Je vais vous dire, j'étais hier au moment des questions au gouvernement. On a quand même la représentante de LFI qui nous a dit texto, « Les hommes violent, parfois ils tuent », faisant une vérité générale et en accusant tous les hommes d'être des violeurs. Moi, je ne suis pas d'accord avec ça. Il y a des individus qui sont des criminels, qui sont des délinquants, qui sont des pédophiles. Eh bien, il faut faire preuve de la plus grande fermeté à l'heure.

4:32
Présentateur

Vous pensez que Gérald Darmanin ne gère pas bien la situation là, avec ce qu'il a annoncé ?

4:36
Edwige Diaz

Non, il ne gère pas bien la situation, parce que le bilan de M. Darmanin, quand il était à l'intérieur, il est très mauvais. Donc aujourd'hui, il est à la justice. Mais en fait, la même mauvaise politique qu'il appliquait quand il était au ministère de l'Intérieur, eh bien, il applique la même mauvaise politique quand il est ministre de la Justice.

4:51
Présentateur

Et Vigiaz, pour protéger nos enfants, qu'est-ce qu'il faut ? Est-ce qu'il faut davantage de moyens, vous l'avez dit, et des lois supplémentaires ? Des nouvelles lois ? Oui, en fait. Là, il y a trois textes en ce moment qui s'occupent, alors, dans différents domaines, mais de la protection de l'enfance.

5:06
Edwige Diaz

Oui, vous avez raison. En fait, il faut un tout. Et Marine Le Pen a posé une question au gouvernement hier qui était très intéressante. Elle a indiqué que les pédophiles, les prédateurs, étaient parfois identifiés, mais jamais interpellés. Elle a indiqué que l'appareil judiciaire avait failli, que l'État était englué dans le déni, en fait, de l'explosion de la criminalité. Vous savez, au RN, ça fait des années que nous parlons de l'ensauvagement de la société. Tous nos opposants nous ont rionné.

Sauf qu'aujourd'hui, si les femmes sont en insécurité, si nos enfants sont victimes de violences sexuelles, c'est quand même 160 000 enfants par an qui sont victimes de violences sexuelles, eh bien, c'est parce qu'il y a eu ce déni face à cet ensauvagement. Parce que l'intégrité physique n'a pas été sacralisée. Qu'est-ce qu'on fait concrètement pour les protéger ? Eh bien, nous l'avions dit, nous, et déjà, nous l'avions dit en 2022, il faut que l'intégrité physique des personnes soit, eh bien, sanctuarisée dans notre pays. Il faut qu'elle soit sacralisée.

C'est-à-dire que vous touchez à un être humain, et même à un animal, soit dit au passant, eh bien, vous devez absolument faire l'objet d'une condamnation. Il faut arrêter d'affaiblir la chaîne pénale. Je le dis, nos tribunaux n'ont pas les moyens suffisants pour travailler.

6:15
Présentateur

Une condamnation, une sanction, peut-être une peine de prison, mais on n'a pas de place.

6:18
Edwige Diaz

Absolument, absolument. Eh bien, c'est ça aussi, un point sur lequel je voudrais attirer votre attention. Moi, je n'ai pas la mémoire courte. Je me souviens qu'en 2017, Emmanuel Macron avait promis 15 000 places de prison supplémentaires. Il a donc eu 10 ans pour les faire. Il y en a à peine 5 500 qui ont été livrés. Donc, en fait, il y a cette gauchisation à la fois d'une partie de la justice, mais aussi de l'état d'esprit des politiques, qui fait qu'aujourd'hui, sanctionner quelqu'un, c'est mauvais selon eux. Moi, je dis que la sanction est le meilleur moyen de dissuader les personnes, de passer à l'acte.

Et très sincèrement, on a besoin aujourd'hui de protéger nos familles, les femmes, les enfants dans notre pays, parce que clairement, ce sont les plus fragiles, les plus... ... leur travail, j'allais dire, ou qui ont fauté. Oui, mais évidemment, il ne faut pas écarter les responsabilités individuelles.

7:06
Présentateur

Une cour disciplinaire de la magistrature comme le suggère Bruno Retailleau, vous y êtes favorable ? Écoutez, je vais regarder ce qu'il a proposé.

7:14
Edwige Diaz

Là, c'est vous qui me l'apprenez.

7:16
Présentateur

Ça serait ouvert à des magistrats non professionnels, des citoyens ?

7:18
Edwige Diaz

Nous, en fait, on votera tout ce qui ira dans le bon sens. Il n'y a qu'un seul regret, c'est que M. Retailleau a été ministre d'Emmanuel Macron, et que c'est bien dommage qu'il n'ait pas eu toutes ses bonnes idées quand il était aux responsabilités. Mais bon, si les bonnes idées lui arrivent par la suite, j'ai envie de vous dire, tant mieux. Nous, on soutiendra, on suivra toutes les initiatives qui vont dans le bon sens. Mais là, aujourd'hui, on est vraiment au pied du mur, avec un système qui a failli, et des responsables politiques qui ont été clairement dans le déni. Les députés de La République En Marche ont parlé de déni collectif. Non, c'est faux.

C'est un déni de leur part, de leur banc. Tous ces macronistes, les UDI, les Horizons, La République En Marche, eux ont été dans le déni. Nous, au Rassemblement National, dès 2022, de la présidentielle de 2022, nous étions les seuls à alerter sur la situation de l'enfance. Et d'ailleurs, nous avions préparé un livret dans le cadre de la présidentielle, qui est toujours disponible en ligne, visant à favoriser la protection de l'enfance. On n'a pas été écoutés, c'est bien dommage.

8:12
Présentateur

Edith Diage, j'en viens au pacte européen sur la migration et l'asile, qui va rentrer en vigueur le 12 juin, la fin de la semaine. La France est terriblement en retard. Pourquoi ? Par contrainte politique, ou parce qu'évidemment, il y a eu la dissolution, l'absence de majorité, ou vous pensez, vous y voyez une volonté ?

8:31
Edwige Diaz

La dissolution de 2024 a clairement bon dos. Donc en fait, pour réexpliquer, ce pacte asile-immigration a été soutenu par le Parlement européen, par les macronistes du Parlement européen, par la Commission européenne d'Ursula von der Leyen, et il a été entériné il y a, disons, deux ans. Et en fait, depuis, qu'est-ce qui a été fait ? Rien du tout.

8:50
Présentateur

Il est passé, quand même, il a été débattu.

8:53
Edwige Diaz

Non, mais en fait, il n'y a eu aucune application, il n'y a eu aucune transposition de normes, de lois en droit français, si bien qu'on se retrouve avec une situation ubuesque, où vous allez avoir plus de 3 300 demandeurs d'asile qui vont arriver en France, et si la France décide de les refuser, la France va devoir payer une amende de 20 000 euros. Ce pacte législatif va modifier de 40% notre CZA, c'est notre code pour les étrangers.

Et en fait, il crée une insécurité juridique qui est terrible, à la fois pour les forces de police aux frontières, qui ne vont pas savoir comment gérer cet afflux de demandeurs d'asile, c'est une insécurité juridique aussi pour les services préfectoraux, qui ne vont pas savoir quels documents ils vont devoir délivrer à qui, avec quels tampons et dans quel délai. Et c'est aussi une insécurité pour notre justice, pardon, je finis là-dessus. Il faut savoir que, par exemple, à Paris, le tribunal administratif, un dossier sur deux, c'est un dossier qui relève du contentieux des étrangers.

Donc en fait, nos tribunaux administratifs sont engorgés, et là, en fait, on va rajouter du contentieux, parce que simplement, les juges ne vont pas savoir sur quelle base juridique juger. Donc il y a vraiment, pareil, un échec de la part de nos gouvernements, qui, je pense, se sont renvoyés à patate chaude. Je pense, en fait, que c'est une question de lâcheté politique. En fait, oui, oui, oui, ils n'ont pas voulu débattre de ce sujet à l'Assemblée nationale.

Moi-même, la semaine dernière, à l'Assemblée, j'ai interrogé le ministre Nunez de l'Intérieur, et je lui ai dit, je lui ai dit, pourquoi vous n'avez pas pris la mesure, pourquoi vous ne nous avez pas interrogés, pourquoi on n'a pas débattu de ce sujet ? Il m'a répondu, les mesures proposées par le pacte sont protectrices, moi, je lui ai répondu qu'elles étaient dévastatrices, et que si jamais elles étaient si protectrices que ça, eh bien, en fait, pourquoi n'a-t-il pas débattu de ce sujet à l'Assemblée ?

Moi, je le dis, nous sommes dirigés par des lâches, 70% des Français souhaitent un référendum sur l'immigration, c'est ce que nous proposons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, et le gouvernement, eh bien, rejette ces propositions, c'est clairement dommage, d'autant plus que, moi, je me félicite du succès, le Rassemblement National a déposé une pétition en ligne pour s'opposer au pacte des migrations, et le gouvernement ne tient pas compte, en fait, des aspirations des Français.

10:59
Présentateur

Edwige Diaz, députée, Rassemblement National de la Gironde, est l'invité des grands entretiens politiques d'Europe 1 Info. À suivre, on parlera de la présidentielle, on parlera également du meeting, du dernier meeting de Jean-Luc Mélenchon, qui vous a clairement désigné comme adversaire. Écoutez, Bruno Retailleau, c'était hier sur BFM TV, il a dénoncé le projet politique de Jean-Luc Mélenchon, qu'il considère comme son principal adversaire dans la course à la présidentielle.

11:20
Invité

– M. Mélenchon est un vrai danger pour la République, et ce sera mon premier adversaire. La nouvelle France de M. Mélenchon, c'est une France racialisée. Vous savez, quand il parle à Toulouse, tout blanc, tout moche, quand ses sbires et ma sannes interprètent et analysent les faits de société, les liens sociaux à travers la couleur de peau, je me dis que le premier racialiste de France, c'est M. Mélenchon.

11:48
Présentateur

– Edwige Diaz, Jean-Luc Mélenchon, dans son meeting de ce week-end à Saint-Denis, lui, il a clairement enjambé les Républicains pour vous désigner, vous, le Rassemblement National, comme son principal adversaire, et pour vous retourner cet argument de racialisme.

12:04
Edwige Diaz

– Moi, je suis très inquiète par la montée dans les intentions de vote de M. Mélenchon, qui m'apparaît être en effet quelqu'un de dangereux. Moi, je siège à l'Assemblée Nationale depuis 4 ans avec des députés LFistes, qui veulent désarmer la police, démanteler la BAC, vider les prisons, régulariser les clandestins, qui ont une vision absolument dramatique pour l'économie.

Donc, c'est vrai que quand on a des porte-parole de la France insoumise, comme par exemple Rima Hassan, oui, je suis inquiète pour mon pays, je suis inquiète aussi pour nos compatriotes de confession juive, qui sont légitimement inquiets par la montée de l'antisémitisme dans notre pays, qu'ils estiment pour partie dû à la montée de la France insoumise en France. Donc, oui, voilà, je suis vraiment très inquiète. Et moi, j'appelle tous les patriotes de France à aller s'inscrire sur les listes électorales, parce que dans notre pays, il y a environ 10 millions de mal inscrits ou de non inscrits.

Et nous, patriotes de France, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous avons besoin de toutes les voix, et ça commence par une bonne inscription sur les listes électorales, parce que si vous êtes bien inscrits sur les listes électorales, vous pourrez voter pour notre candidat du Rassemblement national. Donc, voilà, en fait, il y a un enjeu de mobilisation de citoyenneté pour précisément faire en sorte que la France insoumise ne se retrouve pas à la tête du pays l'année prochaine. Mais est-ce que ce clivage ne vous arrange pas ? C'est ce duel annoncé entre LFI et le RN ? Non, parce que moi, je pense qu'il n'y a pas de duel annoncé.

Vous savez, moi, je suis élue de Gironde, et donc en tant que Girondine, je me souviens qu'en 2016, c'était Alain Juppé qui devait déjà être président de la République, alors que finalement, il n'avait même pas passé la primaire de la droite. Donc moi, je crois qu'il n'y a aucun second tour qui est acquis d'avance, aucun adversaire idéal.

13:47
Présentateur

Voilà, vous êtes en position de favori.

13:48
Edwige Diaz

Oui, d'accord, mais les élections sont encore très longtemps. Vous savez, nous nous faisons campagne avec beaucoup de sérieux, comme si nous étions à 15% dans les intentions de vote. Et d'ailleurs, je salue tous mes collègues qui sont systématiquement sur le terrain, tous nos cadres, tous nos militants, tous nos adhérents qui sont de plus en plus nombreux à nous rejoindre. Nous sommes aujourd'hui à 150 000 adhérents. Et donc je dis, venez nous rejoindre, amplifiez avec nous cette dynamique, parce que oui, il y a un vrai risque de disparition de notre pays.

D'un côté, la France insoumise qui veut remplacer le drapeau français par le drapeau palestinien, et d'un autre côté, le bloc central qui veut remplacer le drapeau français par le drapeau européen.

14:23
Présentateur

Elle dit, écoutez, Marion Maréchal, qui était sur Europe 1, c'était ce lundi, Europe 1st News, elle a réaffirmé son soutien à Marine Le Pen. – Moi, je souhaite qu'elle soit candidate, parce que Marine Le Pen se prépare à cela depuis des années. C'est une femme qui est une femme d'une grande puissance politique, qui a créé une relation extrêmement forte avec les Français. Donc je ne peux que l'inviter et aller au bout, parce que moi, je considérerais que cette décision judiciaire serait un scandale démocratique absolu. Voilà, et que donc elle ne devrait pas permettre, même avec un bracelet électronique, à Marine Le Pen de s'empêcher de se présenter.

Mais bon, évidemment, cette décision lui appartient, elle sera prise en temps et en heure. Et une fois de plus, quoi qu'il arrive, nous serons derrière le candidat du RN à ses côtés pour porter la victoire nécessaire en 2027. – Il reste un petit mois avant la décision de la Cour d'appel au sujet de Marine Le Pen. Alors, on l'a vu, Jean-Luc Mélenchon qui fait son premier meeting, qui est candidat, il se met en ordre de bataille. – Oui, et si vous me permettez juste de rebondir sur les propos tenus par Marion Maréchal,

15:26
Edwige Diaz

je souhaite les saluer. Je remercie Marion de faire preuve de lucidité par le passé. Moi, je me souviens qu'elle a soutenu Éric Zemmour, ça avait beaucoup déçu dans le camp patriote. – Dans la précédente présidentielle. – Exactement, là, aujourd'hui, elle reconnaît que Marine Le Pen est une femme d'État. Elle reconnaît aussi que Marine Le Pen a noué une relation extrêmement forte avec les Français. Et donc, moi, j'appelle à cette union des patriotes. Et donc, je remercie Marion pour les propos sincères et réels, réalistes, qu'elle a tenus sur Marine Le Pen.

Et donc, en ce qui concerne la décision de justice du 7 juillet, écoutez, nous l'attendons avec, bien sûr, à titre personnel, un peu d'appréhension, parce que, vous savez, nous sommes très liés d'un point de vue affectif avec Marine Le Pen. Il n'en reste pas moins que rien n'ébranlera notre combat politique. C'est-à-dire que, nous pouvons dire aux Français, le Rassemblement national présentera un candidat. Tous, y compris Jordan, nous souhaitons que ce soit Marine. Mais si la justice en décide autrement, Marine l'a indiqué, elle fera campagne aux côtés de Jordan Bardella. C'est vraiment une force de la part de Marine Le Pen. Elle nous est d'un soutien absolument précieux.

Et donc, nous abordons cette campagne présidentielle avec enthousiasme, sérénité, détermination, et surtout avec vraiment la profonde conviction et, en fait, le sens des responsabilités. Nous savons que si nous ne gagnons pas l'élection présidentielle l'année prochaine, eh bien, la France court un grand danger. Le danger de disparaître, le danger de l'effondrement économique, le danger du chaos sécuritaire, migratoire, budgétaire, sécuritaire, sanitaire. Et donc, nous sommes tous déterminés à remporter cette élection présidentielle. Je fais confiance à mon collègue Julien Sanchez pour mener cette campagne présidentielle avec Brio.

17:06
Présentateur

Un même directeur de campagne, quel que soit le candidat, et un même programme aussi, vraiment, j'en reviens à ma question. Oui, en fait... Il n'y aura pas de différence entre les deux ?

17:14
Edwige Diaz

Non, mais ça, en fait, c'est la petite musique qu'on entend. En fait, moi, je me mets à la place, et pas de vous, mais j'entends beaucoup de journalistes, qui disent qu'il y a deux sons de cloche au RN. Non, ce n'est pas vrai, en fait. Notamment sur les retraites, quand même. Non, mais ce n'est pas vrai. Mais en fait, c'est normal qu'on discute de la question des retraites, parce que quand même, la retraite, c'est ce qui va accompagner les gens pendant un tiers de leur vie. Donc, c'est normal qu'on ne prenne pas ce sujet à la légère. Il y a des conditions économiques qu'il faut prendre en place. On dit qu'il y a deux visions différentes. Non, mais en fait, laissez-nous un petit peu le temps.

Enfin, vous voyez, à gauche, il y a 25 candidats. Bloc central, il y en a 25 aussi. Nous, on sait qu'il y aura un candidat du Rassemblement National, mais on n'est pas obligé de livrer notre programme présidentiel tout de suite. Mais il est fait ? Parce qu'il nous reste du temps. Non, et c'est normal qu'il ne soit pas fait. Ah bon ? Pourquoi ? C'est normal qu'il ne soit pas terminé. Vous vous rendez compte ? Déjà, je vous dis, les autres candidats, les autres groupes politiques, n'ont même pas désigné leurs candidats. Voilà, nous, nous savons que nous avons notre colonne vertébrale. Mais attention, nous, nous allons mener cette campagne présidentielle pour la gagner.

Et donc, il est hors de question que nous promettions des choses aux Français et que nous ne soyons pas en mesure de les réaliser l'année prochaine. Parce que nous mesurons la responsabilité qui pèse sur nos épaules, les attentes que les Français ont à notre égard. Donc, nous allons présenter un programme sérieux, ficelé, chiffré. Et pardon de le dire, pour présenter un programme chiffré, ficelé, il faudrait encore que nous ayons les vrais chiffres. Or, les comptes de la sécurité sociale ont été rejetés hier à l'Assemblée nationale, précisément parce qu'ils sont en partie insincères. Vous voyez, on a un ministre de l'économie qui nous annonçait un déficit de 5 et quelques pourcents.

Finalement, on se rend compte que c'est un déficit de plus de 6%. Donc, en fait, on est face à une majorité qui nous ment. Et donc, il faut que nous ayons les vrais chiffres.

18:56
Présentateur

Départ à la retraite, là, c'est quelque chose, même si on a des chiffres qui varient, on peut savoir dans un parti si vous êtes pour un âge légal de départ à la retraite, lequel aussi, ou alors pour un système plus flexible. Je vois ce que vous voulez dire.

19:09
Edwige Diaz

Simplement, en fait, la question de la retraite ne peut pas se voir de manière indépendante par rapport au reste du budget. En fait, les retraites font partie du budget de l'État. Et donc, un projet politique, c'est un équilibre budgétaire. Donc, il faut savoir où est-ce qu'on met les priorités. Mais en tout cas, je le dis, on va prendre notre temps pour présenter ce programme. On va attendre le 7 juillet, on va attendre la désignation de notre candidat. Tout l'appareil du Rassemblement National est mobilisé pour présenter aux Français le meilleur projet qui sera un projet qui nous unira, donc nous, au RN, et un projet qui a vocation à unir les Français. C'est vraiment notre priorité.

Donc, juste un petit peu de patience parce que ce n'est pas un sujet que nous prenons à la légère.

19:46
Présentateur

Merci, Edwizia. Merci, merci à vous. Je rappelle que vous êtes députée Rassemblement National de la Gironde.