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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 1 décembre 2025 6 minContradictoireActualité / polémiqueCulture, médias & sportInstitutions & électionsSolidarités & famille

Label de l'information d'Emmanuel Macron : le retour de l'ORTF déguisé ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Quel est l'objectif d'Emmanuel Macron pour vous, Thomas Bonet ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi elle est rajoutée cette labellisation Ivan Rouol ?

  • 3:00FerméeRéponse directe

    Thomas Bonet, vous partagez son point de vue ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Thomas BonetFait
    « Macron a voulu cadennasser le débat public, a voulu faire rentrer le débat public dans un espace qu'il a lui-même défini. »
  • 1:30Thomas BonetFait
    « C'est depuis 2017 que cette dérive liberticide existe au cœur même de la Macroniste. »
  • 2:00Thomas BonetFait
    « La démocratie aujourd'hui se est en train de se bâtir autour du numérique. »
  • 3:30Thomas BonetFait
    « La presse n'est plus un contrepouvoir aujourd'hui. »
  • 4:00Thomas BonetFait
    « Le macronisme qui a débuté sous l'étandard de la liberté est en train de s'achever dans une régression illibérale. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors, vous êtes journaliste ? Euh oui. Alors, pour combien de temps ?

On verra. Mais Et fol, vous avez toujours une carte de presse ? Oui, j'ai toujours ma carte de presse.

Absolument. [rires] Euh non, je vous dis ça parce que le président de la République, ça ne vous a pas échappé, veut la création d'un label professionnel pour distinguer les médias d'information des plateformes commerciales. Quel est l'objectif d'Emmanuel Macron pour vous, Thomas Bonet ?

Bah, c'est vraiment très compliqué de répondre à cette question. Je n'arrive pas à comprendre cette volonté, cette lubi, je reprends le terme, d'Emmanuel Macron sur concernant la presse. En réalité, ça fait depuis le tout début, depuis qu'il est arrivé à l'Élysée, Macron a voulu cadennasser le débat public, a voulu faire rentrer le débat public dans un espace qu'il a lui-même défini.

Donc, il y a ce qu'on a le droit de dire et ce qu'on a pas le droit de dire. Là, on arrive à l'apoger de de ça. Il se trouve que c'est en plus à 15 mois de son départ de l'Élysée.

Donc ça nous donne l'impression d'un président euh plus impopulaire que jamais sur le départ qui n'a plus vraiment de prise politique, qui maintenant veut euh légiférer sur les bons et les mauvais médias. Moi, je trouve ça terrifiant. plus terrifiant encore, je trouve que le silence quasiment euh il y a il y a quasiment une indifférence générale autour de ces propositions.

Euh dans d'autres temps, par des professionnel vous mais bien sûr, normalement normalement les journalistes auraient dû se lever d'un seul homme pour dire "Attendez, ce n'est pas au pouvoir de dire qu'il a le droit d'avoir la parole ou pas." Je constate qu'il y a quand même, voilà, je le disais, une quasi indifférence, c'est même politiquement. Vous avez cité Bruno Rotaillot.

Alors, il a des voix, il estime que qu'on a pas besoin en France d'un ministère de la vérité et tant mieux. Et on peut remercier l'ancien ministre de l'intérieur pour le soutien qu'il apporte à la profession parce que dans le reste du paysage politique là encore c'est assez discret et surtout c'est pas la première fois que je le dis d'ailleurs ce qu'on a déjà eu ce ce débat ça existe déjà. Il y a l'ARCOM pour tout ce qui est médiia audiovisuel il y a la commission paritaire des agences et de la et des publications pardon et des agences de presse.

Il y a la commission de la carte pour à titre individuel pour les journalistes. Donc pourquoi elle est rajoutée cette labellisation Ivan Rouol ? Moi je je m'étonne que l'on s'étonne parce que en fait c'est depuis 2017 que cette dérive liberticide existe au cœur même de la Macroniste.

C'estàd que Macron dès son arrivée au pouvoir avait décidé d'abord de mettre sous surveillance les réseaux sociaux en traquant ce qu'il appelait les propos. Ça a donné lieu ensuite à la loi Avia et cetera et en essayant effectivement de de de cadnasser le discours journalistique lui-même. Je me souviens de monsieur Benjamin Griveau quand il était porte-parole du gouvernement en 2018 qui avait plaidé pour une information propre. il avait repris ce terme d'information propre si pour vous dire à quel point donc d'information hygiéniste, d'information labellisée déjà dans le fond et le pouvoirséen suggérait à l'époque que la presse se dote d'un pouvoir déontologique d'une sorte de d'ordre des des journalistes pour mettre de l'ordre précisément et donc on voit que depuis ce temps-là effectivement Emmanuel Macron est obnubilé par la maîtrise du discours officiel sans voir que c'est une un combat qui est voué à l'échec dans la mesure aujourd'hui où l'internet ou le numérique en règle générale a libéré la parole pour le le pire et le meilleur, on est bien d'accord parce que l'on peut voir sur l'internet, c'est une affaire c'est une affaire [rires] entendue.

Mais la démocratie aujourd'hui se est en train de se bâtir autour du numérique et d'ailleurs la presse elle-même telle qu'elle est représentée par tous ces apparats chic qui applaudissent aux actes de censure notamment contre ces news européens cette cette presse là a perdu son rôle de 4e pouvoir qui lui avait été dévolu dans dans une sorte d'équilibre des pouvoirs. La presse n'est plus un contrepouvoir aujourd'hui. auprès de l'internet auprès de tous particip pour aller dans le sens de ce que vous dites l'essayist Joaquim le Flot Imad a critiqué la restriction de la liberté d'expression sous Emmanuel Macron.

Il était sur Europe ce matin. Cette réduction du périmètre de la liberté va au-delà des seules questions relatives au RN et à la labellisation des médias. C'est aussi la prolifération de dispositifs comme la loi fake news, la loi d'incitation à la haine, les opposants en politique qui sont harcelés sur un plan judiciaire, les journalistes qui sont diffamés, les chaînes qui sont fermé.

C'est une tendance très inquiétante. Je constate quand même en une phrase que le macronisme qui a débuté sous l'étandard de la liberté est en train de s'achever dans une régression illibérale dans quasi sans précédent dans l'histoire récente. Thomas Bonet, vous partagez son point de vue ?

Oui, je trouve aussi que c'est une régression illibérale. Et alors si on va sur le fond, pourquoi au fond Emmanuel Macron a cette tentation ? C'est vrai, il l'avait depuis le départ, mais pourquoi elle est renforcée aujourd'hui ? parce que il est donc, je le disais euh le président le plus impopulaire de de la 5e République et je suis persuadé qu'au fond de lui, il se dit que c'est la faute des médias, que c'est la faute des réseaux sociaux qui ne savent pas rendre grâce de son action.

Or euh les Français n'ont pas besoin euh de lire la presse pour constater que Emmanuel Macron ne répond pas à leurs attentes. Et il se trouve parce que on l'a, il faut le dire aussi dans le viseur du chef de l'État, il y a notamment donc vous l'avez dit Europe 1 et ces news. Et quelle est la vertu de ces médias ? qu'elle a fait réapparaître une réalité qui était jusque-là occultée dans le paysage médiatique. une réalité qui fait que oui bah les Français l'insécurité la vivent et ce n'est pas un simple sentiment comme on a voulu nous le faire croire et ça c'est insupportable parce que ça oblige Emmanuel Macron en tout cas ça devrait l'obliger à se préoccuper des sujets qui vraiment inquiètent et préoccupent les Français et parmi ces sujets-là évidemment il y a notamment le sujet de l'insécurité ou encore de l'immigration et là pour l'instant il reste sourd à cette demande populaire le plus révoltant et l'indifférence portée par la profession elle-même aux graves atteintes aux graves atteintes à la liberté d'expression qui sont quand même protégé par l'article 11 de de la déclaration des droits de l'homme de 1789 qui dit que la liberté de conscience et la liberté de dire sont des libertés fondamentales qui sont des libertés qui ne peuvent pas qui ne peuvent subir aucun aucun aucun frein si je puis dire.

Et donc vous vous rendez compte que reporteur sans frontière, pour ne parler que de lui, participe à ce à ce mouvement qui est né auprès des médias euh des apparatiques, enfin des médias de cours, des journalistes de cours qui tentent à vouloir effectivement mettre sous surveillance une parole dissidente qui est représentée notamment par vous-même, par Europain, par ces news et par d'autres médias dit aujourd'hui d'extrême droite qui ne sont que des médias qui reflètent ce qu'est effectivement la parole, le monde réel. en tout cas une parole qui était une parole confisquée et encore une fois moi je j'ai j'avais pas j'avais proposé ce mot de macrocrature dès de dès 2017 en regardant quelles étaient les les sources d'une possible dérive de de ce pouvoir-là et je me félicite effectivement d'avoir vu juste en parlant effectivement de cette dérive liberticite qui devient effectivement une sorte de macrocrature pourant on n pas encore à cette labellisation on verra si je propose label pour [rires] ce label là d'accord vous vous pouvez le déposer Voilà, je vous